• Le maïs OGM MON810 de Monsanto

    reste interdit en France

     

    Source : Reuters 15/04/16 à 15:00

    Mis à jour le 15/04/16 à 16:04

    Tous droits réservés - La culture du maïs génétiquement modifié MON810 de Monsanto reste interdite en France malgré l'annulation par le Conseil d'Etat d'un arrêté en ce sens. /Photo d'archives/REUTERS/Kim Kyung-Hoon
     

    La culture du maïs génétiquement modifié MON810 de Monsanto reste interdite en France malgré l'annulation par le Conseil d'Etat d'un arrêté en ce sens, a précisé vendredi le ministère de l'Agriculture.

    La Commission européenne a en effet exclu la France, le 3 mars, du champ de l'autorisation européenne du maïs transgénique MON810, seul maïs OGM actuellement autorisé en Europe, précise le ministère dans un communiqué.

    "Cette décision finalise un processus continu d’opposition de la France à la mise en culture des OGM qui comportent des risques aujourd'hui indéniables, et n'apportent pas, à moyen/long terme de bénéfices qui vaillent cette prise de risque", poursuit-il.

    Le Conseil d'Etat avait auparavant annoncé avoir annulé un arrêté du 14 mars 2014 qui interdisait la commercialisation, l'utilisation et la culture de ce maïs, expliquant que "les conditions posées par la législation européenne pour prendre une telle mesure d'interdiction totale n'étaient pas remplies".

    L'association générale des producteurs de maïs et d'autres requérants avaient demandé cette annulation.

    Le Conseil d'Etat souligne avoir "relevé que les avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) avaient certes admis certains risques de développement d'une résistance chez les insectes ou d'atteinte à certaines espèces de lépidoptères, mais que ces mêmes avis concluaient que ces risques pouvaient être maîtrisés et que les études scientifiques ne permettaient pas d'estimer que le maïs MON810 était plus risqué pour l'environnement que le maïs conventionnel".

    Le Conseil ajoute que "le juge a estimé que les quatre nouvelles études que le ministre avançait pour justifier son interdiction ne démontraient pas davantage l'existence d'un 'risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l'environnement'".

    (Jean-Baptiste Vey)

    © 2016 Reuters - Tous droits de reproduction réservés par Reuters.
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  • Frais de taxi: Agnès Saal condamnée à trois mois avec sursis

    et 3000 euros d'amende

    Agnès Saal à son arrivée au palais de justice le 11 avril 2016 à Créteil ZOOM

    Agnès Saal à son arrivée au palais de justice le 11 avril 2016 à Créteil / AFP

    "On ne badine pas avec les deniers publics !" Après une première condamnation à Créteil lundi, l'ancienne patronne de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) et du centre Pompidou Agnès Saal a été condamnée vendredi à Paris à trois mois de prison avec sursis et 3.000 euros d'amende.

    Lundi, elle avait été condamnée à Créteil à 150 jours amende à 30 euros, soit 4.500 euros. En cas de non paiement, les jours amende deviennent des jours de détention. A Créteil comme à Paris, elle a comparu dans le cadre d'une procédure de "plaider coupable".

    Vendredi matin, l'énarque a d'abord sagement attendu mains jointes, doigts croisés, que comparaisse avant elle un jeune homme, poursuivi pour escroquerie: il a tenté de revendre sur "le bon coin" un iPhone de contrefaçon. Attendre aussi que le matériel du greffier veuille bien imprimer le formulaire à faire signer au condamné.

    Vient son tour. Agnès Saal, blouson en cuir bleu, décline son identité. Elle est poursuivie pour "détournement de fonds publics par personne chargée d'une mission de service public", une qualification "assez violente" dit-elle.

    En l’occurrence 23.851,10 euros de frais indus de taxi, quand elle était directrice générale du centre Georges Pompidou, entre 2012 et 2014. Peu ou prou le même montant qu'à l'INA, et remboursé ou en cours de remboursement.

    "Ce n'est pas une somme anodine quand même", souligne le président, "vous aviez déjà une voiture avec chauffeur". Le magistrat évoque les contribuables, serrés dans les transports en commun, qui ont "du mal à comprendre" que les impôts qu'ils ont parfois du mal à payer "soient utilisés pour ce genre de choses": "votre fils de 17 ans, il peut prendre les transports en commun, comme tout le monde ?"

    - "J'accepte la peine M. le président" -

    Face à sa "charge de travail très importante" et ses horaires extensibles, elle avait refusé un second chauffeur, tout comme une voiture de fonction, qu'elle n'aurait pu conduire faute de permis.

    Pendant "30 années de service public, je crois en mon âme et conscience avoir bien géré les deniers publics", dit-elle, concédant que cette affaire renvoie une tout autre image. Elle regrette de ne pas avoir eu suffisamment conscience des choses, qu'il n'y ait "pas eu de procédure d'alerte".

    Par décret du président de la République, Agnès Saal a fait l'objet d'une sanction disciplinaire: deux ans d'exclusion, dont six mois ferme, sans solde, qui arrivent à terme en juillet. Quant à la sanction pénale proposée, "j'accepte la peine M. le président", acquiesce-t-elle à la barre.

    A ceux qui verraient cette procédure de "plaider coupable" comme "un arrangement en catimini", le procureur rétorque: "c'est totalement faux !"

    L'audience est bien publique. Le magistrat du parquet tient à éclaircir ce qui selon lui doit l'être: "la procédure est adaptée et préférable" parce qu'elle est rapide pour la victime et pour la prévenue.

    "Mais il ne faut pas" que l'"exemplarité vire à la violence", a poursuivi le magistrat, "la peine doit être juste, pas forcément brutale". Il souligne la "rupture" entre le personnage qui apparaît dans cette affaire et l'Agnès Saal décrite par beaucoup comme une "gestionnaire extrêmement exigeante".

    Le parquetier y va de son petit mot sur le manque de moyens de la justice et de la police, comme en témoigne le caprice, en début d'audience, du matériel fatigué dont dispose le greffier.

    "Vous éviterez de faire d'Agnès Saal un bouc émissaire", poursuit le magistrat du parquet, tout en lançant un "avertissement très clair": "on ne badine pas avec les deniers publics !"

    Pour la défense d'Agnès Saal, Me Eric Morain regrette que les deux procédures pénales, à Créteil et Paris, n'aient pas été jointes, il trouve que l'on a taillé à sa cliente "un costume un peu trop grand", souligne qu'elle va régler l'amende sur le champ.

    Le président conclut "je vais homologuer la proposition de peine". Cette fois, pas de caprice de la technique, l'imprimante sort les formulaires, Agnès Saal peut signer et s'en aller.

    afp
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    « Il n'y aura pas d'interdiction » du voile à l'université, assure François Hollande

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/video/2016/04/14/il-n-y-aura-pas-d-interdiction-du-voile-a-l-universite-assure-francois-hollande_4902511_823448.html#74bSVJ6AKPmhe5qL.99

    LE MONDE | 14.04.2016 à 22h03

     
    Durée : 03:10  |   
     
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    François Hollande a exclu, jeudi 14 avril, toute interdiction du voile à l’université, se démarquant de son premier ministre, Manuel Valls, selon lequel cette question était « posée ».

    « Il n’y aura pas d’interdiction à l’université », a assuré le chef de l’Etat. « Aucune règle constitutionnelle ne le permettrait », d’après lui.

    Relancé sur la question de savoir si le voile était forcément un « asservissement de la femme », il a répondu : « Cela dépend comment il est porté dans l’espace public. »

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  • Nombreuses répliques après

    un

    violent séisme au Japon

     

    Publié le 15/04/2016 à 09h45    Lien

    Nombreuses répliques après un violent séisme au Japon  

    Crédit photo © Reuters

    TOKYO (Reuters) - Plus de 130 répliques ont secoué vendredi la région de Kumamoto, dans le sud-ouest du Japon, après un séisme de magnitude 6,4 qui a fait neuf morts et un millier de blessés.

    De violentes secousses, de plus en plus espacées toutefois, pourraient encore se produire au cours de la semaine à venir, ont averti les autorités.

    Sur l'échelle de Richter, le séisme a été nettement inférieur à celui du 11 mars 2011, qui, couplé au raz-de-marée qui l'avait suivi, avait fait 18.000 morts et provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima.

    Comme il s'est produit à une profondeur nettement moins importante et dans les terres, son intensité a toutefois été la même, mais l'absence de tsunami a limité le bilan.

    L'épicentre de la secousse survenue jeudi soir un peu avant 21h30 a été localisé à 11 km à l'est de Kumamoto, sur l'île de Kyushu, selon l'institut américain de veille géologique (USGS).

    Aucune anomalie n'a été constatée dans les centrales nucléaires de Genkai ou de Sendai, sur l'île de Kyushu, ni celle d'Ikata, sur l'île voisine de Shikoku, rapporte l'agence de sûreté nucléaire.

    Plus de 44.000 personnes ont trouvé refuge dans des écoles et des salles communales. D'autres ont passé la nuit dehors.

    L'armée, la police et les pompiers ont déployé plus de 3.000 hommes dans la région. Le Premier ministre, Shinzo Abe, a promis d'en mobiliser davantage si nécessaire.

    La plupart des victimes ont été recensées à Mashiki, ville de 34.000 habitants proche de l'épicentre, où des incendies ont fait rage jusque tard dans la nuit.

    Vendredi matin, 12.000 foyers étaient encore privés d'électricité et 58.000 n'avaient plus l'eau courante.

    Le trafic a été suspendu sur la ligne du Shinkansen, le train à grande vitesse de Kyushu, après un déraillement. Plusieurs autoroutes endommagées ont été fermées.

    (Elaine Lies, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

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  •  

    Le Parlement Européen en faveur

    de la directive PNR

    Parlement Européen - 15/04/2016 08:50:00   Lien


    La nouvelle directive réglementant l'utilisation dans l'UE des données des dossiers passagers (PNR) pour la prévention et la détection d'infractions terroristes et de formes graves de criminalité, ainsi que pour les enquêtes et les poursuites en la matière, a été adoptée par le Parlement ce jeudi. Elle contraindra les compagnies aériennes à fournir aux autorités nationales les données des passagers pour tous les vols à partir d'un pays tiers vers l'UE et inversement.

    "Nous avons adopté un outil important pour lutter contre les terroristes et les trafiquants. En collectant, partageant et analysant les données PNR, nos agences de renseignements pourront déceler des types de comportements suspects à surveiller. Les PNR ne représentent pas un remède miracle, mais les pays qui disposent de systèmes PNR ont montré qu'ils étaient très efficaces", a déclaré le rapporteur Timothy Kirkhope (ECR, UK).

    "Les doutes sur la collecte et la conservation des données étaient compréhensibles, mais j'estime que la directive met en place des garanties pour les données et que la législation est proportionnée face aux risques auxquels nous sommes confrontés. Les gouvernements de l'UE doivent désormais avancer dans la mise en oeuvre de cet accord. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre davantage de temps pour répondre de manière efficace à la menace terroriste", a-t-il ajouté.

    Le texte a été adopté par 461 voix pour, 179 voix contre et 9 abstentions.

    Les États membres devront créer des "unités de renseignements sur les passagers" pour gérer les données PNR collectées par les transporteurs aériens. Ces informations seront conservées pendant une période de cinq ans, mais après un délai de six mois, les données seront "masquées", c'est-à-dire que des éléments qui peuvent mener à l'identification de la personne, tels que le nom, l'adresse et les coordonnées, seront supprimés.

    L'unité de renseignements sur les passagers sera responsable de la collecte des données PNR, de leur stockage, de leur traitement, de leur transfert aux autorités compétentes, et de leur échange avec les unités de renseignements sur les passagers des autres États membres et avec Europol. La directive stipule que de tels transferts devraient seulement être effectués au cas par cas et "uniquement à des fins de prévention ou de détection d'infractions terroristes ou d'infractions graves, ainsi que d'enquêtes ou de poursuites en la matière".

    La directive s'appliquera aux "vols extra-UE", mais les États membres pourront étendre cette application aux "vols intra-UE" (c'est-à-dire d'un État membre à l'autre), à condition d'en informer la Commission européenne. Les pays de l'UE pourraient également choisir de collecter et traiter les données PNR des agences de voyage et des tour-opérateurs (opérateurs économiques autres que les transporteurs aériens) étant donné qu'ils gèrent aussi la réservation de vols.

    Garanties sur la protection des données

    . Les unités nationales de renseignements sur les passagers devront nommer un délégué à la protection des données chargé de contrôler le traitement des données PNR et de mettre en oeuvre les garanties correspondantes.

    . L'accès à l'ensemble des données PNR - qui permet aux utilisateurs d'identifier immédiatement le sujet des données - devrait uniquement être octroyé dans des conditions très strictes et limitées après la période de conservation initiale.

    . Tout traitement des données PNR devrait être journalisé ou faire l'objet d'une trace documentaire.

    . Il sera explicitement interdit de traiter des données à caractère personnel révélant l'origine raciale ou ethnique de l'individu, ses opinions politiques, sa religion ou ses convictions philosophiques, son appartenance syndicale, ainsi que les données concernant sa santé, sa vie sexuelle ou son orientation sexuelle.

    Clause de révision
    La Commission européenne devra mener une révision de la directive sur les PNR de l'UE deux ans après sa transposition en droit national. Elle devra accorder une attention particulière au respect des normes de protection des données à caractère personnel, à la nécessité et la proportionnalité de la collecte et du traitement des données pour chacun des objectifs énoncés, à la durée de conservation des données, ainsi qu'à "l'efficacité du partage des données entre les États membres".

    Prochaines étapes
    Suite à l'approbation du Parlement, la proposition devra désormais être approuvée formellement par le Conseil. Une fois publiée au Journal officiel de l'UE, les États membres disposeront d'un délai de deux ans pour la transposer en droit national.

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  •  

    «C'est une plaisanterie?»

    Drôle

    Interrogé jeudi soir sur France 2, François Hollande s'est vu contré par Léa Salamé, sur la question de l'accueil des réfugiés en France.

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  • Et pendant ce temps, Macron fait

    son show à Londres

    LE MONDE | 15.04.2016 à 06h42 • Mis à jour le 15.04.2016 à 07h27 | Par Philippe Bernard (Londres, correspondant) Lien

    Le ministre de l'économie Emmanuel Macron lors du sommet "futur de l'Europe" à Londres le 14 avril 2016. Le ministre de l'économie Emmanuel Macron lors du sommet "futur de l'Europe" à Londres le 14 avril 2016. JUSTIN TALLIS / AFP

    Chercher outre-Manche la lumière des projecteurs, au moment même où François Hollande se préparait à ses « dialogues citoyens » télévisés, sans reconnaître ses propres ambitions présidentielles. Emmanuel Macron a peiné à résoudre cette quadrature du cercle, jeudi 14 avril, au cours de son passage à Londres. Dans la salle aux dimensions colossales où le Financial Times l’avait invité en conclusion d’une journée sur « l’avenir de l’Europe », le ministre de l’économie a affirmé qu’être candidat à la présidentielle n’était « aujourd’hui (…) pas [s] a priorité ». Pourtant, tout semblait suggérer le contraire : le timing de sa virée anglaise et son insistance à faire part de son point de vue sur de larges sujets, du système politique français au Brexit, en passant par ses convictions libérales : « La liberté est le meilleur moyen de parvenir à la justice»

    S’exprimant dans un anglais « fluent » devant un parterre de responsables économiques et d’experts britanniques de l’Europe, le ministre a défendu l’« approche pragmatique » du gouvernement français en matière économique et sociale, consistant selon lui à ne mettre en œuvre que « 60 % à 70 % » des réformes envisagées suite aux mouvements de contestation. « C’est toujours compliqué de lancer des réformes à un an d’une présidentielle », a-t-il persiflé, surtout lorsque lesdites réformes « ne faisaient pas partie du programme » sur lequel vous avez été élu et qu’il y a « beaucoup de tensions sociales causées par la situation économique ».

    « Une bêtise »

    Pourtant, les journalistes qui se laissent aller à imaginer que le mouvement « En Marche », lancé par M. Macron pourrait lui servir de rampe de lancement, ont été tancés. « Vous ne vous intéressez qu’aux questions de personnes. L’état du pays ne vous intéresse plus », a-t-il lâché devant une forêt de micros. A propos de la couverture de Paris Match intitulée « Brigitte et Emmanuel Macron ensemble sur la route du pouvoir » agrémentée d’un entretien avec son épouse et des photos de leur « album intime », il a élégamment déclaré : « Ma femme a fait une bêtise. » Avant de préciser : « On l’a faite ensemble. » « Elle ne connaît pas le système médiatique, elle le regrette d’ailleurs profondément, a-t-il ajouté. Je ne laisserai personne m’embêter là-dessus. »

    Auparavant, le ministre avait fait part à l’auditoire de ses convictions européennes et de sa crainte d’un affaiblissement du Royaume-Uni en cas de Brexit. Ce sera le sujet essentiel de son interview au « Andrew Marr show », émission politique vedette de BBC television, qui sera diffusée dimanche. Dimanche dernier, son meneur de jeu avait présenté M. Macron en ces termes : « Un homme que beaucoup en France veulent voir président. »

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  • Brexit : à 10 semaines du référendum, la campagne démarre officiellement

    Le Monde.fr avec AFP | 15.04.2016 à 04h54 • Mis à jour le 15.04.2016 à 05h02

    Le coup d’envoi de la campagne du référendum sur maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne (UE) démarre vendredi 15 avril. A dix semaines de cette première consultation des Britanniques sur l’Europe depuis 1975, les sondages prédisent un scrutin serré.

    Lire aussi :   Le « Brexit » serait-il une catastrophe pour le Royaume-Uni ?

    La commission électorale a désigné mercredi les noms deux camps qui vont s’opposer jusqu’au 23 juin : « Vote Leave » en faveur du Brexit face à « The In Campaign » pro-UE. Cette désignation officielle leurs donne le droit de dépenser chacun un maximum de 7 millions de livres (8,7 millions d’euros), tandis que les autres groupes n’auront le droit de dépenser qu’un maximum de 700 000 livres chacun.

     
    • Le « The In Campaign »

    Le premier ministre David Cameron mène le camp du maintien dans le bloc des 28 en défendant le « statut spécial » du Royaume-Uni dans l’UE qu’il a négocié en février avec ses partenaires européens. Il répète depuis que le pays sera plus riche et plus fort en restant au sein de l’Union. Le Fonds monétaire international (FMI) a d’ailleurs fait valoir qu’un « Brexit » « pourrait causer de graves dégâts régionaux et mondiaux en perturbant des relations commerciales bien établies ».

    Lire aussi :   David Cameron pris au piège du « Brexit »

    Le locataire du 10 Downing Street se veut confiant en la victoire du « The In Campaign », même si la question divise son parti conservateur. Les principales formations politiques et plusieurs des plus importants employeurs britanniques lui ont affiché leur soutien dans ce dossier. Jeudi, le leader du parti travailliste Jeremy Corbyn a tenu son premier grand discours pro-UE. Il pourrait jouer un rôle-clé pour convaincre les électeurs, notamment les jeunes, de voter en faveur du maintien.

    • Le « Vote Leave »

    Dans le camp favorable à une sortie du pays de l’Union, emmené par le très populaire maire conservateur de Londres Boris Johnson, on compte persuader les Britanniques qu’ils pourraient avoir un avenir radieux en s’épargnant les formalités administratives européennes. M. Johnson a ainsi comparé le Brexit à l’évasion d’un pénitencier, affirmant qu’avec le référendum, c’était « comme si le geôlier avait accidentellement laissé la porte de la prison ouverte et que les gens pouvaient apercevoir les terres ensoleillées au loin ».

    Lire aussi :   Boris Johnson défie David Cameron sur le « Brexit »

    La campagne « Vote Leave » est une initiative pluripartite appuyée notamment par 128 députés conservateurs, qui s’est imposé devant le mouvement soutenu par le chef du parti europhobe et anti-immigration UKIP, Nigel Farage. Elle organise vendredi et samedi des séries d’événements à travers le pays pour faire les louanges du Brexit.

    Lire aussi :   Qui sont les partisans du « Brexit » ?

    • Les deux camps à 50 %

    Pour l’heure, les sondages annoncent un vote serré alors que les discussions ont surtout porté sur l’économie et l’immigration et que peu de Britanniques, en dehors de la sphère politique, se sont ouvertement positionnés sur la question. Selon une étude réalisée sur plusieurs enquêtes d’opinion par des universitaires au sein du projet « What UK Thinks », les deux camps sont crédités d’un soutien de 50 % chacun.

    Le taux de participation sera un élément clé du résultat, jugent les experts. Or, selon John Curtice de la Strathclyde University, des éléments montrent de façon récurrente que les électeurs favorables au Brexit « sont présentés comme plus enclin à aller voter ».

    Lire aussi :   En Angleterre, les militants pro-« Brexit » veulent « quitter le train fou de l’UE »

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  • Hollande : « il n’y aura pas d’interdiction » du voile à l’université

    LE MONDE | 14.04.2016 à 23h40 | Par Le Monde.fr  Lien

     

    Après avoir contredit Emmanuel Macron sur la poursuite des réformes en France, François Hollande a pris aussi le contre-pied de son premier ministre, jeudi 14 avril. Sur France 2, dans l’émission « Dialogues citoyens », le chef de l’Etat a assuré qu’« il n’y aura pas d’interdiction du voile dans l’université », contrairement à ce que proposait Manuel Valls dans une interview publiée dans Libération, mercredi 13 avril.

    Le quotidien lui demandant s’il était favorable à une loi pour interdire le voile musulman à l’université, Manuel Valls a répondu qu’« il faudrait le faire ». Tout en reconnaissant qu’« il y a des règles constitutionnelles qui rendent cette interdiction difficile ».

    Lire aussi :   Valls relance le débat sur le port du voile à l’université

    « Aucune règle constitutionnelle ne le permettrait »

    Pour François Hollande, « il n’y aura pas d’interdiction à l’université ». « Aucune règle constitutionnelle ne le permettrait », d’après lui.

    « L’université est un lieu de liberté religieuse, politique, syndicale. En revanche, on ne peut avoir du prosélytisme, de l’intrusion dans les cours, de la pression sur certains enseignants. »

    Relancé sur la question de savoir si le voile était forcément un « asservissement de la femme », il a répondu : « Ça dépend comment il est porté dans l’espace public. »

    Lire aussi :   Voile à l’université, le faux débat

    Des dissonances au sein du gouvernement

    Le président François Hollande dans "Dialogue citoyen", sur France 2, le 14 avril.

    Avant François Hollande, plusieurs membres du gouvernement avaient pris leurs distances avec l’idée du premier ministre d’interdire le port du voile à l’université. Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, déclarait mardi 12 avril sur RMC qu’elle n’était « pas pour l’interdiction par la loi. On a affaire à des adultes ». Mercredi 13 avril, Thierry Mandon, secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur, disait sur RTL qu’« il n’y a pas besoin de loi sur le voile à l’université ».

    La conformité à la Constitution d’une telle loi paraît, de fait, incertaine. Par ailleurs, les universités sont dotées d’un statut d’autonomie par rapport aux autres services publics, en vertu de la « franchise universitaire » héritée du Moyen Age.

    Le code de l’éducation consacre la liberté d’expression des usagers de l’enseignement supérieur, sous réserve du respect de l’ordre public. Concernant le voile musulman, seules ses déclinaisons intégrales, de types niqab ou burqa, sont proscrites, comme c’est le cas depuis 2011 dans la rue ou tout bâtiment recevant du public.

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