• Ligue des Champions PSG Laurent Blanc (PSG) : «Je suis responsable» de la défaite contre Manchester City
     
     
    Le 12/04/2016 à 23:17:00 | Mis à jour le 13/04/2016 à 00:02:53   Lien
     
     
    Laurent Blanc a pris la responsabilité de la défaite (0-1) du PSG mardi à Manchester City et l'élimination en quart de finale de la Ligue des champions. «Je la prends pour moi cette défaite. Je ne me débine pas», a-t-il déclaré.
     
    «Qu'a-t-il manqué au PSG pour s'imposer ? Si on analyse la non-qualification, c'est sur nos deux matches qu'il faut le faire. Et, dans ces deux rencontres, nous n'avons pas été assez efficaces sur nos temps forts. A Paris, on aurait pu et dû marquer plus de buts (2-2). On ne l'a pas fait. Et ça a conditionné l'avantage de City au retour. Là encore, on n'a pas été assez efficace et on le paye. City est une très bonne équipe, mais on pensait pouvoir la mettre en difficulté beaucoup plus que ce qu'on a fait ici. Sur les deux rencontres, il n'est pas anormal que City soit qualifié.
     
    «On a montré nos limites»
    Avez-vous des regrets d'avoir changé de système de jeu ? Quand on se qualifie pas on regrette tout. Quand on gagne, personne ne pose ce genre de questions. On avait des stratégies qu'on a mises en place, mais on a montré nos limites et elles ont été techniques. Je ne peux pas me retrancher sur ça, mais nos absents nous ont manqué, notamment pour avoir une meilleure assise technique. Si on avait eu nos armes, je crois que c'était jouable pour passer en demies. Après la perte de Matuidi et Luiz (suspendus), on s'est dit qu'il fallait d'abord bien défendre au retour. Mais on s'est mis en difficulté avec des déchets techniques, et par la force des choses on a été plus dans la réaction que dans l'action. Et on a eu du mal à mettre en difficulté la défense de City. Vos attaquants sont restés muets... Effectivement quand il y a 0-0, c'est qu'offensivement on aurait dû faire mieux. Là aussi ce fut insuffisant. Mais tout fut insuffisant, même dans l'impact physique. Il nous a manqué trop de choses.
    «C'est moi qui ai choisi les joueurs, la stratégie»
    Plusieurs cadres arrivent en fin de contrat, est-ce la fin d'un cycle ? C'est une réflexion à mener, mais il n'y a pas que celle-là. Il y aura les bonnes questions à se poser. Effectivement il y des cadres en fin de contrat, mais on verra ça plus tard car ce soir on est déçu. On y croyait vraiment. Endossez-vous la responsabilité de cet échec ? Je suis responsable: c'est moi qui ai fait l'équipe, choisi les joueurs, la stratégie. Quand on gagne les joueurs sont responsables et quand on perd c'est l'entraîneur le responsable. Mais je la prends pour moi, cette défaite, aucun problème. Je ne me débine pas.»

    Blanc : «Pas efficaces sur les temps forts»


    Foot - C1 - PSG : Blanc «Pas efficaces sur les... par lequipe

     
    AFP 
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      Un rapport de l'Unicef publié aujourd'hui indique qu'il y a de plus en plus d'enfants impliqués dans des attaques-suicides dans la région du lac Tchad, où Boko Haram tente d'instaurer la terreur par tous les moyens. Ainsi, de quatre enfants utilisés dans des attaques kamikazes en 2014, on est passé à 44 l'année suivante. Plus de 75% étaient des filles.

      Nous avons justement publié aujourd'hui un article de Pierre Nkoghé sur le fait que le groupe islamiste nigérian, rallié à Daech, transforme de plus en plus les jeunes en assaillants. Il est à lire ici.

      (Photo Cassius Dwem. Signatures pour Libération)

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  • Attentats de Bruxelles: deux nouveaux suspects inculpés en Belgique

    media L'opération policière d'Etterbeek, le 9 avril à Bruxelles. REUTERS/Yves Herman

    Ce mardi 12 avril 2016, le parquet fédéral belge a annoncé deux nouvelles inculpations dans l'enquête sur les attentats du 22 mars à Bruxelles. Les deux individus sont accusés « de participation aux activités d’un groupe terroriste, d’assassinats terroristes et de tentatives d’assassinats terroristes, comme auteur, coauteur ou complice ».

    Deux nouvelles inculpations en Belgique. Selon le parquet, Samïl F., né en 1984, et Ibrahim F., né en 1988, « auraient un lien avec la location de l'adresse de la rue des Casernes à Etterbeek », du nom d'une commune de Bruxelles où s'est déroulée samedi après-midi une opération policière de grande envergure.

    Le parquet avait parlé d'un résultat « négatif » suite à cette perquisition. La police belge n'y avait trouvé ni armes, ni explosifs. Les enquêteurs recherchaient notamment le sac que portait l'accompagnateur du kamikaze du métro, aperçu par la vidéosurveillance avant l'attentat de la station de Maelbeek.

    La cachette d'Etterbeek

    Ce logement a en effet servi de point de départ, le 22 mars dernier, à Khalid el-Bakraoui, kamikaze de la station Maelbeek, et à cet individu qui l'accompagnait, muni d'un sac. A savoir Osama Krayem, finalement arrêté et inculpé en fin de semaine dernière en Belgique.

    Les deux nouveaux inculpés ont un lien présumé avec la location de ce logement de Etterbeck. Le parquet ne précise pas quand ces suspects ont été appréhendés, mais la loi belge prévoit généralement qu'un individu interpellé comparaisse devant un juge d'instruction dans les 24 heures, ce qui laisse penser que l'interpellation est récente.

    Après les attentats de Bruxelles, qui ont coûté la vie à 32 personnes, l'enquête se poursuit « activement, jour et nuit », assure le parquet. Quatre suspects ont été arrêtés vendredi, dont Mohamed Abrini, suspect des attentats de Paris qui a avoué être le troisième homme de l'aéroport de Zaventem, et Oussama Kraiem, également soupçonné d'avoir acheté des sacs ayant servi aux attentats de Bruxelles.

    Avec AFP

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    Le tableau retrouvé dans un grenier de Toulouse est-il un vrai Caravage ?

    Le tableau retrouvé dans un grenier de Toulouse est-il un vrai Caravage ?

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    "Judith et Holopherne", la toile retrouvée en 2014 dans un grenier toulousain qui pourrait être l'oeuvre du maître italien, a été présentée au public ce mardi matin.

    Le regard direct et la main assurée, une jeune veuve tranche la tête d'un général assyrien dont le visage se fige dans un rictus de douleur. Tel est le sujet de "Judith et Holopherne", oeuvre présumée de Michelangelo Merisi dit "Le Caravage", l'un des maîtres italiens du début du XVIIe siècle.

    La toile a été dévoilée au public mardi 12 avril chez l'expert Eric Turquin dans le 2e arrondissement de Paris. Plusieurs indices conduisent à penser qu'il s'agit d'un authentique Caravage. D'après le cabinet d'expertise, on peut déceler la main du maître dans ce tableau, "probablement exécuté à Rome entre 1604 et 1605".

     "Ce n'est pas une copie. Ce #Caravage peint à la serpe, sans corrections. Il est authentique" (Eric Turquin, expert) pic.twitter.com/sVbSNYDRIg

    — Jean-François Guyot (@JFGuyot) 12 avril 2016

     

     

    "La technique d'élaboration est violente, le coup de pinceau brutal, et ensuite, lors du peaufinage, les parties saillantes ne sont pas corrigées. Ainsi les reflets sur les ongles ou dans les yeux. Ou encore le trait vermillon de la soie noire [...]. Ceci est caractéristique de la manière du maître", détaille Eric Turquin au "Figaro".

    Le Caravage a peint un premier "Judith et Holopherne", aujourd'hui exposé à la Galeria nazionale antica de Rome. Plusieurs lettres attestent de l'existence d'une seconde version de la scène biblique peinte par le maître italien. Celle-ci a d'ailleurs fait l'objet d'une copie par le peintre flamand Louis Finson, contemporain du maître du clair-obscur.

    Le tableau représentant Judith et Holopherne avait disparu pendant 400 ans. Le testament du peintre Finson en 1617 le mentionnait

     

    Le tableau aurait appartenu au XIXe siècle à un général napoléonien puis serait resté à l'abandon pendant plus de 150 ans. La toile a été découverte par hasard en avril 2014 dans le grenier d'une maison de la région toulousaine alors que ses propriétaires cherchaient l'origine d'une fuite d'eau. 

    Une controverse artistique

    Le débat met le monde de l'histoire de l'art en émoi. Ainsi, la spécialiste italienne du Caravage, Mina Gregori, confie au "Quotidien de l'Art" qu'il ne s'agit pas d'un original du maître lombard mais que l'oeuvre "présente une qualité indéniable".

    "Aucun tableau du retrouvé n'a jamais donné lieu à un consensus total, il y a toujours des controverses" Eric Turquin

     

    Sur recommandation du musée du Louvre, "Judith et Holopherne" a été classé le 25 mars 2016 "Trésor national" par la ministre de la Culture, Audrey Azoulay. En conséquence, l'oeuvre est interdite d'exportation pendant 30 mois, période pendant laquelle un propriétaire français pourrait se porter acquéreur. La toile est estimée à 120 millions d'euros.

    S'il est établi que le tableau a été peint par Le Caravage, il s'agira, selon l'expert parisien Eric Turquin, de "la toile la plus importante, et de loin, révélée ces 20 dernières années, d'un des génies de la peinture universelle."

    M. H.

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    INFO "COMPLEMENT D'ENQUETE". De Toulouse à Raqqa, le parcours de Fabien Clain, voix française de l'Etat islamique

    Dans le documentaire "Les gourous du jihad", qui sera diffusé en juin, le journaliste Romain Boutilly, de "Complément d’enquête", raconte l'étonnant parcours du jihadiste toulousain. Et notamment son retour, en janvier 2015, à Toulouse, alors qu'il y est interdit de séjour.

     

     

     

    Romain Boutilly

    Mis à jour le 11/04/2016 | 12:00, publié le 11/04/2016 | 08:56   Lien

    Fabien Clain, le Français soupçonné d'avoir enregistré le message du groupe Etat islamique qui revendique les attentats du 13 novembre.

    Romain Boutilly, du magazine de France 2 "Complément d'enquête", suit depuis quatre mois le parcours du jihadiste Fabien Clain, pour un documentaire exceptionnel qui sera diffusé en juin.

    Longue djellaba, épaisse barbe et carrure de rugbyman... C’est un client peu ordinaire qui débarque ce jour-là dans la boutique Music Action, à Toulouse.
    Quelques jours à peine après les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher à Paris, le jihadiste Fabien Clain est dans la ville rose ce 21 janvier 2015 pour un après-midi shopping.

    Sur sa liste de course, un logiciel pour transformer les voix, un micro dernier cri à 1 400 euros, une carte son, des enceintes puissantes...  En tout près de 3 600 euros de "matériel professionnel de très haute qualité", de quoi recréer un home studio d’enregistrement. Sans se douter à qui il a affaire, un jeune vendeur conseille ce client "peu bavard, mais correct". "Il voulait ce qui faisait de mieux, et semblait peu préoccupé par le prix", nous confirmera l’un des vendeurs, à qui Fabien Clain confie vouloir "quelque chose de facilement transportable" pour "enregistrer des chants religieux".

    Trois visites à Toulouse... alors qu'il y est interdit de séjour

    A cet instant, le vendeur est loin d’imaginer à quoi servira plus tard tout ce matériel audio ultraperformant. Fabien Clain, pourtant interdit de séjour à Toulouse (et dans 23 départements), va même se payer le luxe de venir à trois reprises dans le magasin hi-fi, le 21 et le 30 janvier, ainsi que le 7 février. Il est d’abord seul, puis accompagné de sa mère, qui a souscrit pour lui un crédit Sofinco, avant que sa sœur ne vienne récupérer le micro qui, "fin février, tarde a arriver".

    Dix mois plus tard, après les attentats du 13 novembre, le gérant du magasin reconnaît formellement ce client exigeant de 38 ans d’origine réunionnaise, dont le portrait passe en boucle dans les médias. C’est sans doute avec ce matériel qu’il a enregistré de sa voix la revendication des attentats, sur fond de nasheed (chant religieux) chantée par son frère, Jean-Michel.

    Un départ pour la Syrie le 9 mars 2015

    Fabien Clain a-t-il fait un aller-retour depuis Raqqa pour venir faire ses achats a Toulouse ? Clairement non, contrairement à ce qu’affirmait hier le Journal du Dimanche. Et pour cause, il était déjà en France, et n’avait pas encore rejoint les rangs de l'Etat islamique. Selon les informations de "Complément d’enquête", Fabien Clain aurait quitté le sol français le 9 mars 2015, en famille. Un départ qu’il a pu tranquillement organiser pas à pas, durant plusieurs semaines.

    Cinq mois plus tôt, alors qu’il est sous contrôle judiciaire à Alençon (Orne), un étrange balai de voitures intrigue son voisinage. "Des jeunes barbus en djellaba, dont beaucoup de convertis", défilent dans un des deux appartements que Fabien Clain loue au nom de sa femme.

    Les disciples d'Alençon

    Suivi par un juge d’application des peines, interdit de séjour dans 23 départements, Fabien Clain a purgé sa peine de cinq ans de prison dans la filière "d’Artigat". Il se sait sans doute surveillé, mais cela ne l’empêche pas de poursuivre ses séances d’apprentissage religieux,comme il l’a longtemps fait à Toulouse au début des années 2000.

    Ses nouveaux disciples ? Quelques jeunes d’Alençon, mais surtout deux recrues originaires de Seine-Saint-Denis : Macreme Abrougui et Thomas Mayet. Pour ces derniers, "Fabien Clain apparaît clairement comme le mentor, celui qui va les radicaliser", nous ont confié plusieurs sources proches de l’enquête. Subitement, fin novembre 2014, il vide ses domiciles, confie les clés à un ami, "oublie" de payer ses loyers et disparaît d’Alençon.

    Des réunions dans des garages

    Début janvier 2015, Fabien Clain navigue entre Toulouse et la Seine-Saint-Denis, bravant ainsi son contrôle judiciaire. On retrouve sa trace à Dugny, Pierrefitte-sur-Seine, où il rejoint ses nouveaux acolytes Thomas et Macreme, gérants de garages et de plusieurs boutiques de pièces détachées de Seine-Saint-Denis soupçonnés d’être des "nids à djihadistes".

    Selon les informations de "Complément d’enquête", plusieurs réunions y seront discrètement observées par les services de renseignements. Séances d’endoctrinement ? Préparation du départ en Syrie ? Difficile d’en savoir plus. Les enquêteurs n’excluent pas que "c’est peut-être depuis ces garages qu’auraient pu être donné les instructions à Sid Ahmed Ghlam d’attaquer une église a Villejuif". Un attentat raté dont Fabien Clain est suspecté d’être le commanditaire.

    La route des Balkans

    Début mars, le mentor et ses nouveaux disciples, tous fichés S, vont décider de rejoindre les rangs de l’Etat islamique, par voie terrestre. Avec femmes et enfants, ils partent pour la Syrie via l’Allemagne, l’Autriche puis la route des Balkans. Prudence oblige, plusieurs convois de trois ou quatre voitures prennent la route, à plusieurs jours d’intervalles. Un périple de 4 000 km semé d’embûches. La quinzaine de candidats au jihad fait l'objet de plusieurs contrôles, et même "une course-poursuite à 250 km/h avec la police grecque", racontera Thomas Mayet à sa mère.

    Fabien Clain parvient à passer entre les gouttes, et rejoint le califat vraisemblablement en mai 2015. Mais un imprévu semble avoir perturbé ses plans : sa mère, qu’il a convertie et convaincu d’émigrer vers le califat, décède d’une cirrhose au foie mal soignée. Et sa femme, Mylène F. est, quant à elle, "bloquée prés de deux mois en Grèce" avec leurs trois enfants, entre avril et mai 2015.

    La mystérieuse visite de sa femme près de Toulouse

    Seule certitude, plusieurs sources ont raconté à "Complément d’enquête" un étrange épisode qui s’est produit début juin 2015. Après le décès de la mère de Fabien et Jean-Michel Clain, une cérémonie religieuse est organisée par la famille, dans une maison louée par Diana Clain, une cousine, à Ambax, petit hameau perdu en Haute-Garonne, à une heure de Toulouse.

    A la surprise de plusieurs participants, Mylène F., la femme de Fabien Clain, est là, avec ses enfants, "comme si de rien n’était". Faute d’avoir pu entrer en Syrie, elle a donc rebroussé chemin et la voilà de retour en France. Elle explique aux cousins et cousines "qu’après avoir pris du bon temps en vacances en Grèce, elle compte s’installer à Ambax, et inscrire les enfants aux cours par correspondance". Dans la famille, personne ne croit à cette version. Tous ont compris qu’après avoir longuement hésité, Fabien a rejoint son frère Jean-Michel en Syrie, parti il y a un an presque jour pour jour en Syrie.

    Sa femme part le rejoindre en Syrie, sans être inquiétée

    Quelques minutes plus tard, deux gendarmes du village d’à côté frappent à la porte, alertés par les services de renseignements. Ils sont venus confisquer le passeport de Mylène.F, "pour l’empêcher de rejoindre son mari, suspecté d’avoir rejoint la Syrie le 9 mars 2015". Quelques jours plus tard, Mylène F. aurait été, selon nos informations, auditionnée comme il se doit par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Peine perdue. Le 1er juillet 2015, Mylène décide de reprendre le chemin du califat avec ses enfants.

    Elle s’en va retrouver Fabien alias Abou Omar, son mari, désormais en bonne place dans l'organigramme de Daech à Raqqa. Selon Libération, les deux frères seraient parmi les cibles de la coalition qui bombarde le groupe terroriste. La dernière preuve de vie de Fabien Clain remonte au 21 janvier 2016. Ce jour-là, il lit un flash radio sur Al-Hayat.

    Article rédigé par Romain Boutilly

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    Russie: trois kamikazes se font exploser à l'entrée d'un commissariat

    Mis à jour le 11/04/2016 à 11h00
      Stavropol, Russie
       
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    • Un éventail de mesures pour tenter de réconcilier l'exécutif avec la jeunesse

      Manuel Valls reçoit lundi matin Matignon syndicats étudiants lycéens sommet social spécial jeunes.

      Manuel Valls reçoit ce lundi matin à Matignon les syndicats étudiants et lycéens

      pour un sommet social spécial jeunes.

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      Leïla de Comarmond / Journaliste | Le 10/04 à 21:49, mis à jour le 11/04 à 11:12
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      Manuel Valls rencontre les syndicats étudiants et lycéens ce lundi. Outre la prolongation des bourses, une aide à la complémentaire santé est évoquée.

      Ils ont peiné à être considérés comme des interlocuteurs légitimes mais, cette fois-ci, ça y est. Manuel Valls reçoit ce lundi matin à Matignon les syndicats étudiants et lycéens pour un sommet social spécial jeunes qui ne dit pas son nom. Face à la contestation du projet de loi travail, le Premier ministre a longtemps rechigné, tentant de contourner l’Unef en favorisant la Fage, seconde organisation estudiantine.

      Lors de ses annonces sur l’évolution du texte, le 14 mars, les seules mesures destinées aux jeunes visaient à satisfaire ce dernier, allié revendiqué de la CFDT, notamment avec l’extension de la Garantie jeunes. Mais le Premier ministre a finalement dû se résoudre à entamer un dialogue avec l’Union nationale des étudiants de France, se déclarant le 1 er avril « prêt à regarder » ses propositions. Mercredi dernier, l’Unef mais aussi la Fage et les syndicats lycéens ont donc été reçus en bilatérale par les ministres de l’Education nationale, du Travail et de la Jeunesse. Cinq jours plus tard, le chef du gouvernement les réunit pour leur présenter un en­semble de mesures en faveur des jeunes fortement inspiré du cahier revendicatif de l’Unef.

      La prolongation des bourses étudiantes

      « Ce sera très ambitieux », promet-on au gouvernement. La négociation s’est déroulée au plus haut niveau de l’exécutif, François Hollande et Manuel Valls intervenant eux-mêmes en direct sur le dossier.

      Parmi les mesures attendues figure la prolongation des bourses étudiantes jusqu’à l’entrée dans la vie active, dès la rentrée 2016. « Une vraie réponse à un vrai problème » , a reconnu la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, mercredi. Une fourchette de quatre à six mois est évoquée. Verser les bourses – qui bénéficient à un tiers des étudiants – quatre mois supplémentaires, à la fin de la scolarité, coûterait 100 millions d’euros par an, selon nos informations. Mais cette « aide à la recherche d’emploi » devrait aussi être proposée aux bacheliers qui tentent d’entrer sur le marché du travail après le Bac et répondent aux critères des bourses universitaires. Dans tous les cas, il faudra être inscrit à Pôle emploi pour garantir une recherche active. Le nombre de places en BTS et IUT, dont l’Unef demande le relèvement, est aussi à l’ordre du jour.

      Des mesures pour les apprentis

      Le gouvernement prépare également des mesures pour les apprentis, en particulier sur l’accompagnement dans leur cursus. L’Unef ré­clame la suppression des bornes d’âge déterminant leur rémunération. Celle-ci est plus élevée au-delà de 18 ans, puis de 21 ans. La « décote » pour les apprentis mineurs est ainsi dans le collimateur, mais le dispositif qui sera annoncé a été soupesé pour ne pas braquer les employeurs potentiels en augmentant le coût du recours aux apprentis. La discussion sur le sujet a été ardue.

      Par ailleurs, un plus grand nombre de jeunes devraient pouvoir bénéficier du volet complémentaire de la couverture maladie universelle (CMU-C). Là encore, le dossier aura fait l’objet d’âpres discussions, certains plaidant pour que la mesure soit réservée aux jeunes en rupture familiale.

      Urgence à renouer avec la jeunesse

      Les annonces que s’apprête à faire Manuel Valls vont intervenir alors que la mobilisation contre le projet de loi El Khomri marque le pas. Le 31 mars, quand 390.000 personnes, selon la police, avaient défilé contre la loi travail, aura peut-être marqué le point d’orgue de la mobilisation contre ce texte. Sa­medi dernier, le troisième grand rendez-vous à l’appel des syndicats de salariés et d’étudiants n’a réuni qu’environ 120.000 personnes dans toute la France. Une nouvelle mobilisation a été annoncée pour le 28 avril. Mais s’il semble reculer, le mouvement reste encore vivace et prend une autre dimension plus politique et moins directement tournée vers la loi travail, notamment via le développement des « Nuits debout ». Il pourrait donc durer et devenir incontrôlable.

      L’ampleur des mesures annoncées ne devra pas seulement être jugée à cette aune. A un an de l’élection présidentielle, il y a urgence pour François Hollande à renouer avec la jeunesse, lui qui avait fait de ce sujet sa priorité pendant la campagne présidentielle de 2012. Un récent sondage Elabe (« Les Echos » du 8 avril) montre que, pour 95 % des Français, la situation des jeunes ne s’est pas améliorée depuis le début du quinquennat. Un désaveu sans appel.

      Leïla de Comarmond
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    • Frais de taxis à l’INA : Agnès Saal condamnée à 4 500 euros d’amende

      LE MONDE | 11.04.2016 à 06h48 • Mis à jour le 11.04.2016 à 11h20   lien

      L'ancienne présidente de l'INA Agnès Saal  à son arrivée au tribunal de Créteil lundi 11 avril.

      Agnès Saal a été condamnée, lundi 11 avril, à payer 4 500 euros d’amende dans l’affaire des frais de taxi à l’INA. C’est le début de l’épilogue judiciaire pour l’ancienne directrice de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) et du Centre Georges-Pompidou, poursuivie dans deux dossiers distincts. Pour d’autres dépenses de taxis indues, dépassant plusieurs dizaines de milliers d’euros au centre Pompidou, elle connaitra la nature de sa condamnation vendredi.

      Lire aussi :   Frais de taxi : Agnès Saal plaidera coupable

      « Je regrette qu’on ait maintenu deux procédures. Cela fait trois sanctions avec la mesure disciplinaire », avait réagi de son côté l’un des avocats de la fonctionnaire, Me Eric Morain. Début janvier, le président François Hollande l’avait exclue par décret pour deux ans de la fonction publique, dont six mois ferme. Mme Saal, poursuivie pour « détournement de fonds publics par personne chargée d’une mission de service public », un délit puni jusqu’à dix ans de prison, a fait le choix d’une « comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité » (CRPC), le « plaider coupable » à la française.

      Parcours sans faute

      Jusque-là, cette énarque, réputée compétente et travailleuse, avait enchaîné les postes au Centre national du Cinéma , à la Bibliothèque nationale de France et au Centre Pompidou avant de prendre la tête de l’INA en 2014. Son parcours sans faute a été stoppé net en avril 2015 quand un « corbeau » divulgue au conseil d’administration de l’INA les dépenses de la dirigeante : 40 000 euros de notes de taxi auprès de la compagnie G7 en moins de dix mois, dont 6 700 euros dépensés par son fils.

      Les révélations déclenchent une tempête médiatique, et l’intéressée démissionne deux jours plus tard, à la demande de la ministre de la culture d’alors, Fleur Pellerin. Deux enquêtes sont alors ouvertes aux parquets de Créteil et de Paris. Agnès Saal a aussi laissé une ardoise de 38 000 euros de notes de taxi entre janvier 2013 et avril 2014 lorsqu’elle était directrice générale du Centre Georges-Pompidou.

      « J’assume »

      Des montants qui ont finalement été « divisés par deux environ » après enquête , a assuré M e Morain. Dans un entretien au Monde, en janvier, Agnès Saal était revenue sur sa chute brutale :

      « J’assume cette faute, je la regrette à un point infini, j’y pense jour et nuit depuis huit mois. Mon regret est sincère, profond. Certes, la sanction est d’une violence symbolique forte. Mais je sers l’Etat depuis trente-deux ans et, à ce titre, je respecte la décision des autorités qui l’incarnent. »

      Mais, après ces regrets, elle mettait toutefois en cause les procédures d’alerte :

      « Il n’y a pas d’alerte. À aucun moment, on ne vient me dire : “Attention, les montants sont trop élevés, certaines courses semblent anormales…” Rien ne m’incite à rectifier ma pratique. Les processus de cadrage et d’alerte ne fonctionnent pas. (...) Je ne voyais pas moi-même le détail de mes courses, je n’y pensais même pas. Quand je montais dans le taxi, je ne regardais pas le compteur car je travaillais. Je regardais mes parapheurs, mon téléphone… J’aurais dû exercer un auto-contrôle. Je ne l’ai pas fait. »

      « A travers moi, l’opinion et les réseaux sociaux se sont fait l’écho de la détestation de la haute fonction publique et de ses abus, supposés ou réels », affirmait également Mme Saal.

      Lire la totalité de l’entretien :   Agnès Saal : « Je suis devenue un symbole d’une trahison des élites »

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    • Panama Papers : un Modigliani volé

      par les nazis retrouvé à Genève

      Publié le 08/04/2016 Lien

      AVEC AFP

      Selon les informations du journal « Le Monde », un tableau du peintre italien serait secrètement détenu par David Nahmad, un influent collectionneur d’art, via une société offshore. L’œuvre aurait été spoliée à un collectionneur d’art juif durant la Seconde Guerre mondiale.

      
« L’Homme assis », peint en 1918, est au cœur d’une tempête judiciaire depuis de nombreuses années. PHOTO COLLECTION PRIVÉE / BRIDGEMAN

                             « L’Homme assis », peint en 1918, est au cœur d’une tempête judiciaire   depuis de nombreuses années. PHOTO COLLECTION PRIVÉE / BRIDGEMA

      À qui appartient L’Homme assis de Modigliani ? Cette question vient de trouver une réponse grâce au scandale des Panama Papers, qui a éclaté dimanche, et a permis de débusquer le véritable propriétaire d’une toile du peintre italien qui aurait été spolié durant la Seconde Guerre mondiale. Selon plusieurs médias suisses, le tableau sommeille désormais dans les Ports Francs de Genève, un espace de stockage exempté de droits de douane et de TVA.

      D’après La Tribune de Genève ou encore Tages Anzeiger, l’œuvre d’Amedeo Modigliani, dont les toiles atteignent des records lors des ventes aux enchères, serait secrètement détenu, via une société offshore créée par le cabinet Mossack Fonseca au cœur du scandale des Panama Papers, par David Nahmad, un influent collectionneur d’art.

      Une toile à 22 millions d’euros

      Interrogés par la justice, les Nahmad, une famille multimilliardaire, qui a principalement bâti sa fortune en faisant commerce d’œuvres d’art, ont affirmé que le Modigliani ne leur appartenait pas et qu’il était la propriété d’International Art Center, une société offshore. Mais les Panama Papers ont permis de montrer que les actionnaires d’IAC ne sont autres que les Nahmad eux-mêmes. Une information que confirme Le Monde. Et que David Nahmad a lui-même fini par reconnaître du bout des lèvres.

      La toile en question est L’Homme assis (appuyé sur une canne) – un portrait d’un l’homme moustachu en cravate et chapeau, la tête légèrement penchée, les mains posées sur une canne – est évaluée à 25 millions de dollars (22 millions d’euros), d’après les médias suisses.

      Selon Mondex Corp, une entreprise canadienne spécialisée dans la traque d’œuvres spoliées, le tableau peint en 1918 aurait été volé par les nazis à un collectionneur d’art juif qui a fui Paris en 1939. Cependant, la toile n’est jamais tombée dans l’oubli ; la justice américaine tente en effet, depuis plusieurs années, de déterminer à qui elle appartient. Ce qui vient d’être dévoilé. Après les révélations, Mondex Corp a proposé au petit-fils du collectionneur spolié, Philippe Maestracci, d’entreprendre des démarches pour récupérer le tableau.

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