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    Le Caire et Ryad créent un fonds d’investissement de 16 milliards de dollars

    Les deux alliés sunnites ont aussi annoncé la construction d’un pont reliant les deux pays

    10 avril 2016, 13:08     Lien  
     
     
    Salmane Ben Abdel Aziz (Crédit : YouTube/Unesco)
    Salmane Ben Abdel Aziz (Crédit : YouTube/Unesco)
    Newsroom

    L’Egypte et l’Arabie saoudite ont signé samedi différents accords dont un portant sur un fonds d’investissement de 16 milliards de dollars, au troisième jour d’une visite au Caire du roi Salmane d’Arabie saoudite.

     

    La télévision publique égyptienne a montré en direct l’annonce des différents accords signés en présence du roi Salmane et du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi au palais d’Abedin, dans le centre du Caire.

     

    Les deux pays ont convenu « de mettre en place un fonds d’investissement saoudien-égyptien avec un capital de 60 milliards de rials saoudiens (16 milliards de dollars) », a déclaré le présentateur, sans donner plus de détails.

    Plus d’une dizaine d’autres accords, y compris un protocole d’accord pour mettre en place une zone industrielle en Egypte, ont également été annoncés.

    Depuis son arrivée jeudi, Salmane et sa délégation ont annoncé une série d’investissements en Egypte, ainsi qu’un projet extravagant de construction d’un pont sur la mer Rouge pour relier les deux pays.

    Ryad compte parmi les principaux soutiens du président M. Sissi et, depuis que l’ex-chef de l’armée a destitué en 2013 son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi, l’Arabie saoudite a apporté des milliards de dollars en aide pour une économie égyptienne en lambeaux.

    Pour l’Arabie saoudite sunnite, l’Egypte reste un allié stratégique, au moment où Ryad connaît de graves tensions avec l’Iran chiite, liées notamment aux conflits en Syrie et au Yémen.

    L’Egypte avait annoncé en mars 2015 que son aviation et sa marine participaient à la coalition arabe menée par les Saoudiens contre les rebelles chiites au Yémen, et s’était engagée à mettre des troupes à disposition pour une intervention au sol si nécessaire.

    La presse égyptienne a cependant évoqué ces derniers mois des tensions avec Ryad, notamment en raison de la réticence égyptienne à s’engager activement dans la coalition.

    Les bonnes relations entre M. Sissi et le président russe Vladimir Poutine, qui soutient militairement le dirigeant syrien Bachar-al-Assad contre les rebelles appuyés par l’Arabie saoudite, serait également une autre cause de frictions.

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  • Attentats de Paris et Bruxelles : le point sur l’enquête après les arrestations du week-end

    LE MONDE | 10.04.2016 à 10h45 • Mis à jour le 10.04.2016 à 14h59   Lien

     
    Salah Abdeslam et Mohamed Abrini filmés une station-service de l’Oise le 11 novembre 2015.
    Salah Abdeslam et Mohamed Abrini filmés une station-service de l’Oise le 11 novembre 2015. - / AFP

    Le coup de filet antiterroriste mené vendredi 8 avril en Belgique qui a conduit à l’inculpation de quatre personnes, dont Mohamed Abrini, aura permis des avancées majeures au cours du week-end dans l’enquête sur les attentats de Paris et Saint-Denis et ceux de Bruxelles.

    • Abrini reconnaît être l’« homme au chapeau »

     

    Mohamed Abrini, recherché pour son implication dans les attentats de novembre en France, a reconnu avoir été présent à l’aéroport de Zaventem lors des attentats du 22 mars.
    Mohamed Abrini, recherché pour son implication dans les attentats de novembre en France, a reconnu avoir été présent à l’aéroport de Zaventem lors des attentats du 22 mars. HANDOUT / REUTERS

    Mohamed Abrini, qui était l’homme le plus recherché d’Europe depuis l’arrestation de son complice présumé et ami d’enfance Salah Abdeslam – arrêté le 18 mars à Bruxelles –, a été arrêté vendredi dans la commune bruxelloise d’Anderlecht, puis placé sous mandat d’arrêt – c’est-à-dire, dans les termes judiciaires belges, privé de liberté le temps de l’enquête le concernant.

    Il a reconnu être l’homme qui accompagnait les deux kamikazes de Zaventem – l’« homme au chapeau » filmé par les caméras de vidéosurveillance de l’aéroport le 22 mars et que les enquêteurs cherchaient à identifier. Il a aussi expliqué avoir jeté sa veste dans une poubelle et avoir ensuite revendu son chapeau, selon le parquet fédéral belge.

    Le Belgo-Marocain de 31 ans est considéré comme le « onzième homme » des attentats de Paris et Saint-Denis. Il est soupçonné d’avoir effectué deux trajets entre Bruxelles et Paris avec les frères Abdeslam dans les jours précédant les attaques terroristes en région parisienne, et les enquêteurs pensent l’avoir reconnu à Bruxelles lors du dernier convoi, celui qui conduisit les kamikazes à Paris.

    En fuite depuis novembre, Abrini avait disparu pendant quatre mois, comme Salah Abdeslam. Il est réapparu quelques jours après l’arrestation de ce dernier. Déjà inculpé – c’est-à-dire que pèsent sur lui de sérieux indices de culpabilité – pour sa participation dans les attentats de Paris et Saint-Denis, il l’est aussi dans le dossier des attentats du 22 mars en Belgique, pour participation aux activités d’un groupe terroriste, assassinats terroristes et tentatives d’assassinats terroristes.

    Lire son portrait :   Mohamed Abrini, voyou presque ordinaire de la petite pègre de Molenbeek

    • Le deuxième homme de l’attentat du métro Maelbeek identifié

    Un homme, Osama K., également arrêté puis inculpé, a été identifié comme « le deuxième homme qui était présent lors de l’attentat commis dans la station de métro Maelbeek », où le kamikaze Khalid El Bakraoui s’est fait exploser le 22 mars.

    Osama K. a été filmé en train de discuter avec le kamikaze peu avant que ce dernier ne passe à l’acte. Il a aussi été filmé dans le complexe commercial bruxellois City 2 achetant les sacs qui furent utilisés par les kamikazes de l’aéroport. Jusqu’ici recherché sous l’identité d’emprunt figurant sur son faux passeport syrien – Naïm Al-Hamed –, Osama K. est arrivé en Europe avec le flux de migrants par l’île grecque de Leros le 20 septembre 2015.

    • La cellule djihadiste de Bruxelles voulait refrapper la France

    Selon des informations du parquet fédéral belge rendues publiques dimanche, l’objectif de la cellule djihadiste constituée à Bruxelles était de frapper à nouveau la France, mais elle s’est finalement décidée à passer à l’acte dans la capitale de la Belgique car l’étau se resserrait sur ses membres.

    « Le parquet fédéral confirme qu’il ressort de plusieurs éléments de l’enquête que l’objectif du groupe terroriste était de frapper à nouveau la France et que c’est, pris de court par l’enquête qui avançait à grands pas, qu’ils ont finalement décidé dans l’urgence de frapper Bruxelles. »

    Le parquet belge estime que l’arrestation de Salah Abdeslam et de trois autres personnes, cinq jours avant les attentats de Bruxelles, et celles d’autres suspects aurait poussé les membres restants de la cellule à modifier leurs projets. Parmi eux pourrait figurer Reda Kriket, un Français de 34 ans arrêté à la fin de mars, et principal suspect dans une enquête sur un attentat déjoué en France.

    • Voir aussi : Attentats de Bruxelles : les multiples visages de la filière franco-belge

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    VIDÉO DU SOIR.

    En 6 minutes, "Le Zapping" crucifie Vincent Bolloré, leur patron. Savoureux

    Publié le 08-04-2016 à 15h59 - Modifié le 09-04-2016 à 09h57    Lien

     

    Temps de lecture Temps de lecture : 1 minute

    Avatar de Henri Rouillier

    Par 
    Journaliste au Plus

    LE PLUS. Dans le dernier épisode du "Zapping" de Canal Plus, l'équipe de la célébrissime émission de la chaîne de Vincent Bolloré se paie... son patron. À l'occasion de la diffusion d'un "Complément d'enquête" qui lui était consacré, "Le Zapping" diffuse un montage savoureux d'extraits que l'on peut lire au premier, deuxième... et troisième degré. Savoureux.

    Auteur parrainé par Aude Baron
     

    Ce serait le dernier épisode du célèbre "Zapping" de Canal Plus, qu'on ne serait pas étonné. En l'espace de six minutes, l'équipe de Patrick Menais se paie son patron comme jamais, lui consacrant l'intégralité de son édition à l'aide d'extraits du document diffusé le 7 avril par "Complément d'enquête". 

     

    Un modèle en matière de trolling

     

    Tout y passe : le business africain du grand patron breton, les conditions de travail de ses employés camerounais qui produisent de l'huile de palme, mais aussi le rachat de Canal Plus (la chaîne sur laquelle le "Zapping" est diffusé) et les licenciements en série des anciens dirigeants de la chaîne.

     

    La séquence, extrêmement savoureuse, intercale des extraits de l'enquête avec des coupures d'autres émissions comme la météo (qui annonce des "perturbations sur la Bretagne"), un combat de catch, une interview d'Alain Minc ou encore un spot publicitaire pour des thermes à Saint-Malo.

     

    L'ironie et le trolling poussés à leur paroxysme, quand "Le Canard Enchaîné" croit savoir que Patrick Menais, en charge du "Zapping" est dans le collimateur de Vincent Bolloré.

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  • Une quinzaine des 500 plus grandes fortunes françaises citées

    dans les "Panama papers"

     

     

    Publication: 09/04/2016 16h12 CEST Mis à jour: 09/04/2016 16h35 CEST    Lien

     

    ÉCONOMIE - Les noms d'une quinzaine des 500 plus grandes fortunes françaises apparaissent dans les fichiers du cabinet panaméen Mossack Fonseca, au cœur des révélations des "Panama papers", et sont liés à des sociétés offshore, rapporte samedi 9 avril Le Monde. Parmi eux, cinq n'ont apporté aucune explication au journal français sur les motivations de leurs montages financiers.

    La famille Hennessy est ainsi, selon Le Monde, "associée à deux sociétés offshore créées en février 2000 par la banque privée Edmond de Rotschild Europe", l'une détenant les actifs d’un fonds d'investissement dans les nouvelles technologies, l'autre permettant l’administration du fonds. "Des millions de dollars ont transité par ce fonds de gestion un peu particulier", qui a été dissous en 2014, selon le quotidien.

    Le cofondateur du groupe Accor et ancien sénateur UMP, Paul Dubrule, est pour sa part résident fiscal suisse depuis 2006. "Il a utilisé en 2007 pendant quelques mois la société panaméenne Rymercu Securities Inc. pour investir dans Tok and Stok, la chaîne brésilienne de magasins de meubles créée par son frère Régis", rapporte le quotidien, sans dire si ces mouvements pourraient être répréhensibles.

    Les frères franco-libanais Salim et Jean-Gabriel Eddé, qui ont fait fortune grâce à l'éditeur de logiciels spécialisé dans la finance Murex, ont aussi eu recours au cabinet panaméen. "En novembre 2009, Salim Eddé a créé aux îles Vierges britanniques la société Seaview Development Equities Limited, dans le but d’acquérir à Murex 467 parts de sa filiale luxembourgeoise, Murex International Luxembourg SA, pour un peu moins d’un million d'euros", remarque Le Monde, sans détailler davantage.

    Fiscalité, héritage, dissimulation ?

    Le créateur d'Ecco, l'ancêtre de l'agence d'intérim Adecco, Philippe Foriel-Destezet, a pour sa part été à partir de 1994 actionnaire de plusieurs sociétés aux îles Vierges britanniques et au Panama. "Toutes ces sociétés renvoient à des activités réelles en Amérique centrale: des activités dans la forêt au Costa Rica , au Panama ou encore à Sainte-Lucie, sous le nom commercial Rain forest adventures, ou encore la construction (avortée) d'un parc d'attraction aux îles Vierges britanniques", écrit le quotidien, sans expliquer ce qui pourrait être reproché à l'entrepreneur.

    Le patron du groupe Alma (eau Cristalline) Pierre Papillaud, a de son côté reçu en mai 2002, une procuration sur la société Krewitt, enregistrée quelques mois plus tôt aux îles Vierges britanniques. "On ignore tout des activités menées par la société Krewitt jusqu’à sa liquidation, en octobre 2011", remarque Le Monde, sans en dire davantage.

    Le quotidien avait plus tôt dans la semaine détaillé les circuits empruntés par d'autres familles françaises fortunées ayant recours à des sociétés basées dans des paradis fiscaux pour optimiser leurs revenus fiscaux, pour préparer un héritage futur ou pour dissimuler des avoirs.

    » Retrouvez ci-dessous, les Français qui ont été cités dans les "Panama papers" depuis le début des révélations:

    • Jérôme Cahuzac
      AFP
      L'ancien ministre du Budget apparaît dans les "Panama papers" comme propriétaire d'une société immatriculée aux Seychelles en 2009. Lors de l'enquête qui a visé Jérôme Cahuzac en 2013, les autorités ont découvert que le compte bancaire relié à cette société appartenait à l'ancien ministre. La société a fermé en janvier 2015
    • Patrick Balkany
      AFP
      Partenaire de l’ICIJ, la société de production Premières Lignes à qui l'on doit "Cash Investigation" sur France 2 cite de son côté le nom de Patrick Balkany. L'émission reviendra mardi 5 avril sur l'implication du maire Les Républicains de Levallois-Perret dans la création ou l'utilisation des sociétés écran basées dans les paradis fiscaux.
    • Michel Platini
      AFP
      Michel Platini aurait eu recours aux services du cabinet d'avocats Mossack Fonseca, dont proviennent tous les documents, en 2007 –l'année où il a été désigné président de l'UEFA– pour administrer une société au Panama. "Michel Platini tient a faire savoir, comme il l'a indiqué à maintes reprises aux journalistes en charge de cette enquête, que l'intégralité de ses comptes et avoirs sont connus de l'administration fiscale suisse, pays dont il est résident fiscal depuis 2007", a fait savoir le service de communication de Platini, dans un texte transmis à l'AFP dimanche soir.
    • Patrick Drahi
      AFP
      Le magnat Patrick Drahi, dont le groupe Altice a racheté L'Express en juin 2015 avec une dizaine de titres (L'Expansion, Mieux vivre votre argent, Point de vue, Studio Cinélive, L’Étudiant, Lire...) mais possède aussi SFR et Numéricable, est cité par la société de production Premières Lignes. Le 5 avril, Cash Investigation reviendra sur France 2 son implication dans la création ou l'utilisation des sociétés écran basées dans les paradis fiscaux. Patrick Drahi a répondu en précisant que le groupe Altice avait eu recours à une société panaméenne entre novembre 2008 et décembre 2010. "L'existence de cette société a été évoquée à de nombreuses reprises par les médias. Elle n'est donc en rien une révélation". Patrick Drahi précise également qu'il n'a jamais eu de participation dans cette société et qu'il y a eu recours dans un cadre parfaitement légal, "sans aucune incidence fiscale".
    • Patrick Devillers
      AFP
      On trouve aussi mentionné Patrick Devillers, un architecte français proche de l'ancien "prince rouge" Bo Xilai, haut dirigeant du Parti condamné en 2013 pour détournement de fonds, corruption et abus de pouvoir après une retentissante disgrâce. Devillers avait aidé en 2010 l'épouse de Bo à créer une société-écran pour camoufler l'acquisition d'une villa dans le sud de la France, financée grâce au pot-de-vin d'un homme d'affaires.
    • Jean-Marie Le Pen
      AFP
      Le "patriarche" est également épinglé dans l'enquête. Selon Le Monde, Gérald Gérin, majordome de Jean-Marie Le Pen, reconnaît être l'ayant-droit d'une société offshore, Balerton, enregistrée par le cabinet d'avocats Mossack Fonseca, épicentre du scandale des "Panama Papers". Jean-Marie Le Pen a nié toute implication. "Ce n'est pas mon argent. Gérald Gérin, c'est Gérald Gérin, moi c'est moi. Et ceux qui affirmeront le contraire auront droit à un procès en diffamation", a-t-il assuré.
    • Frédéric Chatillon
      Capture Facebook
      "J'aurai droit demain (mardi) aux honneurs du Monde dans l’affaire de ‪#‎Panamapapers‬", avait prévenu sur sa page Facebook, Frédéric Chatillon, ce très proche de Marine Le Pen, la veille des révélations le concernant. Selon le quotidien, un système de dissimulation d'avoirs financiers a été "organisé par le premier cercle de fidèles de la présidente du Front national" et voyage entre Hong Kong, Singapour, les îles Vierges britanniques et le Panama. Il "a été utilisé pour sortir de l'argent de France, au moyen de sociétés-écrans et de fausses factures avec la volonté d'échapper aux services antiblanchiment français", affirme Le Monde. Le journal, s'appuyant sur des documents provenant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, met notamment en avant le rôle de l'expert-comptable Nicolas Crochet et de l'homme d'affaires Frédéric Chatillon, patron de la société Riwal qui réalise des prestations de communication pour des candidats FN.
    • Jacques Glénat
      AFP
      Le Monde cite le patron et fondateur de la maison d'édition de BD Glénat, qui publie notamment Titeuf, Le Triangle Secret, Le Troisième Testament, Peter Pan de Loisel, Sambre, Il était une fois en France, etc. Contacté par Le Monde, Jacques Glénat confirme bien que Getway S.A. a donné des œuvres d’art à ses enfants, mais qu’en revanche, "il n’y a aucun lien direct entre cette société et [lui]-même". Quelques jours plus tard, il précise que "s’agissant d’un compte de société, il n’a pas à être déclaré à l’administration fiscale si bien entendu, vous parlez du compte de la société Getway".
    • Marcel Hermann
      Linkedin
      PDG de Medipôle Sud Santé, deuxième groupe français de cliniques privées et 274e fortune de France en 2015 selon le classement de Challenges. Selon Le Monde, il aurait acheté, par l’intermédiaire d’un paradis fiscal, des actions dans une holding luxembourgeoise ayant investi... dans son propre vignoble languedocien, le Mas de la Barben.
    • Gérard Autajon
      DR
      Le patron du groupe d'emballages Autajon aurait dissimulé 24 millions selon Cash Investigation. Contactée par Le Monde, l’avocate de Gérard Autajon assure que "les faits évoqués [par Le Monde] sont anciens. [Son] client regrette ces investissements, c’est pourquoi il a souhaité les régulariser auprès de l’administration fiscale". Ce qui aurait été fait au début de l’année 2015.
    • LSK, le fonds d'investissement de Dominique Strauss-Kahn
      ANAÏS LEFÉBURE
      Leyne, Strauss-Kahn & Partners (LSK) est un fonds d’investissement luxembourgeois dont DSK est associé. Le Monde a révélé qu’il a "aidé des clients à ouvrir des sociétés offshore dans des paradis fiscaux".
    • Philippe Santini
      Cash Investigation
      Cash Investigation a révélé que cet ancien directeur de la régie publicitaire de France Télévisions jusqu'en 2012 était impliqué dans les Panama Papers.
    • La famille Hennessy
      Reuters
      La famille Hennessy est "associée à deux sociétés offshore créées en février 2000 par la banque privée Edmond de Rotschild Europe", l'une détenant les actifs d’un fonds d'investissement dans les nouvelles technologies, l'autre permettant l’administration du fonds. "Des millions de dollars ont transité par ce fonds de gestion un peu particulier", qui a été dissous en 2014, selon Le Monde.
    • Paul Dubrule
      AFP
      Le cofondateur du groupe Accor et ancien sénateur UMP est pour sa part résident fiscal suisse depuis 2006. "Il a utilisé en 2007 pendant quelques mois la société panaméenne Rymercu Securities Inc. pour investir dans Tok and Stok, la chaîne brésilienne de magasins de meubles créée par son frère Régis", rapporte le quotidien, sans dire si ces mouvements pourraient être répréhensibles.
    • Salim et Jean-Gabriel Eddé
      Les frères franco-libanais, qui ont fait fortune grâce à l'éditeur de logiciels spécialisé dans la finance Murex, ont aussi eu recours au cabinet panaméen. "En novembre 2009, Salim Eddé a créé aux îles Vierges britanniques la société Seaview Development Equities Limited, dans le but d’acquérir à Murex 467 parts de sa filiale luxembourgeoise, Murex International Luxembourg SA, pour un peu moins d’un million d'euros", remarque Le Monde, sans détailler davantage.
    • Philippe Foriel-Destezet
      Reuters
      Le créateur d'Ecco, l'ancêtre de l'agence d'intérim Adecco, a été à partir de 1994 actionnaire de plusieurs sociétés aux îles Vierges britanniques et au Panama. "Toutes ces sociétés renvoient à des activités réelles en Amérique centrale: des activités dans la forêt au Costa Rica, au Panama ou encore à Sainte-Lucie, sous le nom commercial Rain forest adventures, ou encore la construction (avortée) d'un parc d'attraction aux îles Vierges britanniques", écrit le quotidien, sans expliquer ce qui pourrait être reproché à l'entrepreneur.
    • Pierre Papillaud
      AFP
      Le patron du groupe Alma (eau Cristalline) a reçu en mai 2002 une procuration sur la société Krewitt, enregistrée quelques mois plus tôt aux îles Vierges britanniques. "On ignore tout des activités menées par la société Krewitt jusqu’à sa liquidation, en octobre 2011", remarque Le Monde, sans en dire davantage.

    Lire aussi :

    » Comment les détenteurs de sociétés offshores font pour profiter de leur argent

    » Le Panama menace la France de représailles, mais ce n'est pas très grave

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  • « Panama papers » : le Panama écarte la prise de mesures de rétorsion

    contre la France

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 09.04.2016 à 03h55 • Mis à jour le 09.04.2016 à 15h50  Lien

    Le Panama avait menacé de représailles, mardi, après la décision de la France de le réinscrire sur la liste noire des Etats non coopératifs en matière fiscale.

    La décision de Paris de réinscrire le Panama sur sa liste noire des Etats non coopératifs en matière fiscale est « erronée » et « non nécessaire », a jugé vendredi 8 avril le président panaméen Juan Carlos Varela, quelques heures après que Bercy a entériné cette mesure par arrêté. Après une conversation téléphonique avec son homologue François Hollande, le chef de l’Etat a expliqué que son pays n’envisageait toutefois pas de « mesures de rétorsion », préférant la voie diplomatique dans la recherche d’une solution. Devant des journalistes, M. Varela a ainsi réaffirmé « son engagement à la transparence et, surtout, de continuer à lutter avec tous les pays pour arriver, grâce à la coopération et la diplomatie, aux résultats recherchés ».

    Lire aussi :   Le Panama de retour sur la liste noire française des paradis fiscaux

    Une réunion spéciale sur les « Panama papers », l’enquête internationale sur l’évasion fiscale à laquelle Le Monde a participé, s’était tenue le 5 avril au matin à l’Elysée. A l’issue de cette dernière, la décision a été prise de réinscrire le Panama sur la liste noire française des Etats et territoires non coopératifs (ETNC) en matière fiscale, après l’enquête sur les pratiques de la firme panaméenne Mossack Fonseca. Cette annonce avait été vivement critiquée par le Panama, qui avait menacé mardi la France de représailles.

    Lire aussi :   « Panama papers » : à quoi servent les listes noires de pays ?

    « Totale transparence »

    Vendredi lors de son entretien avec M. Valera, François Hollande « a vivement encouragé le Panama à répondre aux demandes d’informations des autorités fiscales françaises ». Le chef de l’Etat français « a par ailleurs confirmé que la France avait demandé la tenue la semaine prochaine d’une réunion des experts de haut niveau de l’OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques] pour travailler à une action coordonnée des administrations fiscales ».

    Lire aussi :   Ce qu’il faut retenir des « Panama papers »

    De son côté, le ministre des finances panaméen s’envolera la semaine prochaine pour Paris, a fait savoir le président panaméen. Selon Bercy, Michel Sapin devrait le recevoir pour lui demander une « totale transparence » sur la situation des Français au Panama.

    Ce petit Etat d’Amérique centrale est le siège de nombreuses compagnies offshore. Son secteur financier florissant représente, en comptant les revenus issus du célèbre canal du même nom, près de 80 % du PIB. La Commission européenne l’a intégré dans une liste de 30 paradis fiscaux en présentant en juin 2015 son plan de lutte contre l’évasion fiscale des entreprises multinationales. Le GAFI, institution de lutte contre le blanchiment, l’a pour sa part retiré de sa liste grise, début de 2016.

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  • Ligue 1 : les Toulousains entretiennent l’espoir

    LE MONDE | 09.04.2016 à 19h00 • Mis à jour le 09.04.2016 à 21h53    Lien

     

    Toulouse a battu Bastia (4-0) samedi en Ligue 1.

    La 33e journée de Ligue 1 ne manque pas de suspense malgré le titre déjà joué. La lutte pour la deuxième place bat son plein entre des Lyonnais qui n’arrêtent plus de gagner, des Monégasques en difficulté et des Rennais et des Niçois en embuscade. Le maintien est également très disputé entre Toulouse, Ajaccio, Reims et Montpellier. L’OM, qui reçoit Bordeaux dimanche à 21 h, n’est pas complètement serein.

    Samedi, le champion parisien s’est imposé à Guingamp (2-0) malgré de nombreux changements dans le onze de départ. Toulouse, vainqueur de Bastia (3-0), réalise la bonne opération en bas du classement. La veille, Lyon avait gagné à Montpellier (2-0) pour monter sur la deuxième marche du podium.

    • La jeunesse parisienne domine Guingamp

    Christopher Nkunku (18 ans), Jean-Kévin Augustin (18 ans), Presnel Kimpembe (20 ans) et Hervin Ongenda (20 ans), Laurent Blanc avait logiquement misé sur la jeunesse pour ce déplacement à Guingamp. D’autres changements avaient également eu lieu avec les titularisations de Marquinhos, Benjamin Stambouli, Gregory Van der Wiel, Layvin Kurzawa et Lucas.

    Cela n’a pas empêché le PSG de s’imposer 2-0 en Bretagne grâce à un doublé du Brésilien Lucas. À trois jours du match le plus important de la saison, le quart de finale retour de Ligue des champions à Manchester City, les Parisiens ont géré leur effectif. La fraîcheur ne sera pas une excuse en cas d’élimination contre le club anglais. Une seule inquiétude : la sortie à la mi-temps du gardien Trapp, remplacé par Sirigu. L’Allemand a été touché à un genou suite à un choc.

    • Reims sur le fil

    Les Rémois ont arraché trois points très importants lors de la réception de Nantes (2-1). Reims menait grâce à l’ouverture du score de Oniangué (11e) jusqu’à l’égalisation d'Audel à la 68e minute. De Préville a offert la victoire aux siens en fin de rencontre. Les Nantais, 10es avec 44 points, auront du mal à accéder aux places européennes. Les Rémois, 17es avec 36 points, prennent deux points d’avance sur le premier relégable, Ajaccio.

    • Le TFC cultive l’espoir

    Toulouse peut encore y croire. Les hommes de Pascal Dupraz ont remporté un succès essentiel face aux Corses de Bastia (4-0). C’est l’inévitable Wissam Ben Yedder qui a inscrit un doublé avant les buts de ses coéquipiers Braithwaite et Trejo. Toujours relégables, les Toulousains, 19es avec 32 points, ne comptent plus désormais que deux points de retard sur le 18e, Ajaccio, et quatre sur le 17e, Reims.

    • Lorient réussit une bonne affaire

    Battus par Lyon la semaine dernière, les Lorientais ont dominé Caen (2-1). Jeannot et Waris sont les buteurs bretons. Les Normands, 9es avec 46 points, abandonnent peu à peu tout espoir européen. Lorient, douzième avec 42 points, s’installe confortablement dans le ventre mou du classement.

    image: http://s1.lemde.fr/image/2016/04/09/534x0/4899360_6_113b_lucas-a-inscrit-un-double-a-guingamp_2c9558c320281960f20153cba4adeefa.jpg

    Lucas a inscrit un doublé à Guingamp.
    • Saint-Etienne gagne petit

    Les Verts restent en course pour une qualification européenne mais ils ont connu les pires difficultés à vaincre la lanterne rouge, Troyes (1-0). Maupay a délivré les Stéphanois à la 75e minute de jeu. Au classement, en attendant le match entre Nice et Rennes, Saint-Etienne est 5e avec 51 points, à quatre points du dauphin lyonnais.

    • Le Gazélec s’accroche

    Le Gazélec Ajaccio repart avec le point du match nul de son délicat déplacement à Angers (0-0). Les Corses voient cependant leur situation se compliquer dans la course au maintien. Reims et Toulouse ont en effet remporté chacun une victoire.

    Lire aussi :   Ligue 1 : Lyon deuxième après sa victoire sur Montpellier

    • Lyon à nouveau dauphin

    L’OL a le sourire. Le vice-champion de France en titre s’est emparé vendredi soir de la deuxième place de Ligue 1. Les Lyonnais ont battu Montpellier grâce à un doublé de Cornet (2-0). Au classement, Lyon devance Monaco à la différence de buts (55 points). Autre bonne nouvelle, le retour de Nabil Fekir qui faisait son retour après de longs mois de blessure. L’international français avait été touché au genou en septembre 2015 lors d’un match des Bleus. Il a disputé quelques minutes de jeu au Stade de la Mosson et a eu l’occasion d’inscrire un but.

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  • Cafouillage autour de la démission du gouvernement malgache

    Le Monde.fr avec AFP | 08.04.2016 à 16h12 • Mis à jour le 08.04.2016 à 19h09   Lien

     

    Le premier ministre malgache, Jean Ravelonarivo, a démenti avoir présenté sa démission vendredi 8 avril, contrairement à ce qu’avait annoncé un communiqué présidentiel plus tôt dans la journée. « J’ai parlé avec le président de la République ce matin d’une démission et j’ai répondu que j’allais d’abord en parler à ma famille, a fait savoir Jean Ravelonarivo. C’est après la rencontre, dans ma voiture, que j’ai entendu l’annonce de ma démission. »

    Quelques heures plus tôt, la présidence déclarait effectivement avoir accepté la démission du premier ministre. L’annonce semblait conclure des semaines de conflit opposant le premier ministre au chef de l’Etat, Hery Rajaonarimampianina. « Jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement, les membres du gouvernement (…) assurent l’expédition des affaires courantes », précisait le décret présidentiel.

    Le premier ministre a rétabli sa version de la situation : « Jusqu’à maintenant, je n’ai pas encore démissionné. Cependant, dans l’intérêt supérieur de la nation, je vais remettre ma démission à un moment plus opportun », a-t-il fait savoir, sans avancer de date.

    Situation économique et politique sinistrée

    Depuis plusieurs semaines, la presse malgache faisait état d’un conflit entre le premier ministre, en poste depuis janvier 2015, et le chef de l’Etat à deux ans de la fin de son mandat. Lundi, ce dernier avait notamment reproché à ses ministres, sans les nommer, d’être responsables des difficultés que connaissent les habitants de la Grande Ile, après une manifestation des résidents d’un quartier de la capitale, à propos de la dégradation de la route qui mène chez eux.

    L’élection démocratique – la première depuis 2006 – de M. Rajaonarimampianina, en décembre 2013, avait laissé croire que Madagascar pourrait enfin sortir de la très grave crise politique et économique dans laquelle elle était plongée depuis le renversement du président Marc Ravalomanana par le maire d’Antanarivo, Andry Rajoelina, en 2009.

    En mai 2015, le président avait été destitué par l’Assemblée nationale, même si la décision avait finalement été rejetée par la justice malgache.

    Lire aussi :   Madagascar : les députés votent la destitution du président

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  • Vu de Madrid

    Podemos accusé de financement illégal

    Par François Musseau, (à Madrid) 7 avril 2016 à 17:38    Lien

     

     

    Pablo Iglesias, le leader de Podemos (à droite), en compagnie d'Inigo Errejon, le numéro 2 du parti, à l'Assemblée nationale de Madrid mercredi. Photo Pierre-Philippe Marcou.AFP

     

    Des millions d'euros provenant du Venezuela et d'Iran auraient arrosé le parti de la gauche radicale espagnole. Son leader, Pablo Iglesias, dément.

     

     

    «C’est un délit grave. J’espère que les dirigeants de Podemos, qui se targuent d’être exemplaires, sauront être à la hauteur de leurs responsabilités» , enrage le porte-parole du parti centriste Ciudadanos. Comme lui, la plupart des formations espagnoles tirent à boulets rouges sur Podemos, cette gauche radicale entrée en force à la Chambre des députés après les législatives de décembre avec 69 sièges. Motif : à en croire divers médias, dont elconfidencial.com (qui s’est spécialisé dans la révélation de scandales), ses dirigeants auraient reçu au moins 6 millions d’euros de la part du gouvernement vénézuélien de Hugo Chávez, «afin de faire avancer la cause bolivarienne» en Europe.

    A lire aussiPodemos, courant sous tensions

    Ces versements se seraient produits entre 2003 et 2011 et auraient notamment bénéficié à Pablo Iglesias, l’actuel secrétaire général et leader de Podemos ; ils auraient alimenté les caisses du Centre d’études politiques et sociales (CEPS), une fondation qui, à partir de janvier 2014, allait donner naissance au parti Podemos («Nous pouvons») proprement dit, fruit de la colère citoyenne depuis la crise économique et les politiques d’austérité imposées dans la foulée.

    «Tissu de mensonges»

    «Tout ceci n’est qu’un tissu de mensonges, s’est défendu avec véhémence Pablo Iglesias. Que ceux qui ont des preuves se rendent devant les tribunaux et vérifient ainsi qu’ils se trompent.» A trois reprises depuis 2015, le Tribunal suprême a classé sans suite des plaintes pour «financement illégal» contre Podemos. Mais l’affaire risque de ne pas en rester là. L’Udef, l’unité policière spécialisée dans la lutte conte la délinquance économique, aurait – d’après le ministère de l’Intérieur – épluché les comptes de la jeune formation et découvert «plusieurs irrégularités». Parmi celles-ci, des apports d’argent en provenance du Venezuela et d’Iran.

    Les deux émissions télévisées qui ont propulsé Podemos, Fort Apache et La Tuerka, sont diffusées par une chaîne de la République islamique, et les rumeurs d’un financement chaviste n’ont jamais cessé. Ce qui, depuis des années, alimente l’ire de la droite espagnole, laquelle – surtout le Parti populaire, au pouvoir depuis 2011 – estime que «les Indignés de Podemos sont à la solde de régimes totalitaires». Cette polémique se déroule dans un contexte incandescent dans lequel la droite tente à tout prix de discréditer ce jeune parti, afin d’éviter la formation d’une coalition de gauche.

    François Musseau (à Madrid)
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  • Grèce: à Chios et Lesbos, la peur du renvoi en Turquie hante les migrants

     

    media Des migrants détenus dans le centre fermé de Vial sur l'île de Chios, le 4 avril 2016. LOUISA GOULIAMAKI / AFP

     

    Une délégation de ministres des Affaires étrangères et européenne de six Etats membres de l’Union européenne s’est rendue le vendredi 8 avril à Athènes. Le Français Harlem Désir a annoncé que l’UE versera 100 millions d’euros le 13 avril 2016 à la Grèce, frappée de plein fouet par la crise migratoire. Un rapport d’Amnesty international rapporte des conditions de vie indignes, l'incertitude et la peur d’un renvoi en Turquie qui tiraillent les réfugiés parqués dans les centres fermés des îles grecques de Chios et Lesbos.

     

    Le 13 avril prochain, indique notre correspondante en Grèce, Charlotte Stiévenard, l'Union européenne (UE) versera 100 million d'euros à la Grèce, pour l'aider à gérer la crise migratoire. C'est ce qu'a annoncé le vendredi 8 avril le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Harlem Désir, lors de son déplacement à Athènes. C'est une première car cet argent, qui provient du Service d'aide humanitaire et de protection civile, n'est habituellement utilisé que pour gérer des crises en dehors de l'Union européenne.

    En Grèce, il doit permettre d'aider à la gestion de l'accueil des populations fuyant la guerre et la misère, notamment dans les hotspots, ces centres fermés dans lesquels les migrants vivent provisoirement dans des conditions difficiles. Pas de douche chaude, une file d'attente de plusieurs heures pour manger, c'est ainsi que les réfugiés qui ont pu s'échapper du centre de Vial, situé sur l'île de Chios, décrivent leurs conditions d'accueil.

    Tensions entre réfugiés

    C'est aussi ce que confirme un rapport d'Amnesty international. L'ONG a pu avoir accès aux camps de Lesbos et Chios. Elle note également un accès inadéquat aux services médicaux : trois docteurs pour plus de 3 000 personnes à Lesbos et une équipe de médecins qui n'est là que quelques heures par jour à Chios.

    Le nombre d'arrivées sur les îles a certes diminué, mais ces deux camps se remplissent. Cela conduit à des tensions comme ça a été le cas à Chios entre Syriens et Afghans. Sept cents demandeurs d’asile ont ensuite forcé la porte du camp pour échapper à ces conditions. La même scène s'est répétée sur l'île de Samos cette semaine.

    Mais ce que le rapport d'Amnesty international met surtout en cause par la voix de sa directrice adjointe en Europe, Gauri van Gulik, c'est que les personnes détenues à Lesbos et à Chios n'ont presque aucune information sur leur statut actuel et leur destin possible. Avec la peur d'un renvoi en Turquie.

    124 migrants renvoyés en Turquie

    Une deuxième vague de réadmissions a eu lieu vendredi de la Grèce vers la Turquie, en application de l’accord conclu entre Ankara et l’Union européenne. Cette fois ce sont 124 migrants illégaux, essentiellement pakistanais, qui sont arrivés sur le port de Dikili, sur les côtes turques face à l'île de Lesbos. Ils seront envoyés dans le camp de détention de Kirklareli, à l'ouest d'Istanbul, puis seront très certainement expulsés vers le Pakistan, peut-être très rapidement : le Parlement turc a déjà approuvé dans la nuit le décret gouvernemental autorisant ces renvois, précise notre correspondant à Istanbul Alexandre Billette.

    En revanche, aucun réfugié syrien n’a fait partie de ces deux premières vagues. Ainsi, la partie de l'accord qui prévoit d'accueillir en Europe un réfugié syrien pour chaque Syrien renvoyé en Turquie n'a pas réellement commencé.

    Pas d'avancées non plus concernant les contreparties offertes à la Turquie, notamment sur les trois milliards d'euros promis, ainsi que sur la levée des visas Schengen pour les Turcs d'ici la fin du mois de juin. Le président Recep Tayyip Erdogan a tapé du poing sur la table, vendredi, et menacé de ne pas appliquer l'accord si l'Europe ne remplissait pas toutes ses promesses.

     

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