• François Hollande annule 10.000 suppressions de postes dans les armées

    par Rédaction de France Info mercredi 6 avril 2016 13:25
    800 postes vont être créés
    800 postes vont être créés dans les prochaines années et notamment dans les unités opérationnelles et de la cyberdéfense © maxPPP

    A l'issue d'un Conseil de Défense réuni ce mercredi matin, le chef de l'Etat a annoncé que pour faire face à la menace terroriste, 800 postes supplémentaires allaient être attribués au ministère de la Défense "au cours des trois prochaines années", soit pendant la période 2017-2019.

    Cette décision d'augmenter les effectifs de la Défense fait suite aux attentats de Paris et Saint-Denis le 13 novembre. Dans le communiqué publié à l'issue d'un Conseil de Défense qui s'est tenu ce mercredi matin, l'Elysée précise que les effectifs du ministère de la Défense seront renforcés de 10.000 postes au total au cours des années 2017 à 2019". Et que cela "se traduira par un accroissement net des effectifs de la Défense de près de 800 postes au cours des trois prochaines années, au bénéfice des unités opérationnelles et de la cyberdéfense."

    Un budget augmenté en conséquence

     

    Les ressources prévues pour le ministère de la Défense dans la loi de programmation militaire seront accrues "en conséquence", "afin notamment de financer les coûts de fonctionnement et d’équipement associés à ces effectifs supplémentaires et de renforcer les effectifs et le rôle des réserves tout en prenant en compte les contraintes spécifiques des armées en termes d’activité et de condition militaire au moment où elles sont de plus en plus employées en opération extérieure comme sur le territoire national". Le montant de cette augmentation n'est pas précisé.

    Trois jours après les attentats du 13 novembre qui avaient fait 130 morts et des centaines de blessés à Paris et Saint-Denis, François Hollande avait promis devant le Congrès réuni à Versailles, "qu'il n'y aurait aucune diminution d'effectifs dans la défense jusqu'en 2019".

    par Rédaction de France Info mercredi 6 avril 2016 13:25
     

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      Jean-Marie Le Pen deux fois condamné, pour des propos sur les Roms

      et sur les chambres à gaz

       

      par Rédaction de France Info mercredi 6 avril 2016 14:11

       

       

      Jean-Marie Le Pen, fin mars à son domicile de Saint-Cloud. © Eric Dessons/JDD/SIPA
      Jean-Marie Le Pen, fin mars à son domicile de Saint-Cloud. © Eric Dessons/JDD/SIPA

       

      Le président d'honneur du FN était poursuivi à Nice, pour avoir qualifié "d'urticante et odorante" la présence des Roms, et à Paris, pour avoir à nouveau qualifié les chambres à gaz de "détail" de la Seconde Guerre mondiale. Il a été condamné à 5 000 et 30 000 euros d'amende.

      Jean-Marie Le Pen a été condamné à 5 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Nice pour ses propos sur la présence "urticante et odorante" des Roms, tenus en 2013, annonce France Bleu Azur. Le procureur avait requis 25 000 euros d'amende.

       

      Reconnu coupable de provocation à la haine et à la discrimination ethnique, Jean-Marie Le Pen devra également verser 1 000 euros aux associations qui se sont constituées partie civile : SOS Racisme, la Ligue des Droits de l'Homme et Prales.

      Nouvelle déclaration sur le "détail", et nouvelle condamnation

      Le président d'honneur du Front national a par ailleurs été condamné ce même mercredi à 30 000 euros d'amende pour des propos de 2015 sur les chambres à gaz, "détail" selon lui de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Le tribunal correctionnel de Paris l'a déclaré coupable de contestation de crime contre l'humanité.

       

      par Rédaction de France Info mercredi 6 avril 2016 14:11
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    • Billet. « L'arrogance minable » de Thomas Thévenoud

      • Thomas Thévenoud demande le droit à l'oubli, alors pourquoi publie-t-il un livre est-ton en droit de se demander? Thomas Thévenoud demande le droit à l'oubli, alors pourquoi publie-t-il un livre est-ton en droit de se demander? | Photo: AFP

       

      Hervé BERTHO.

      Thomas Thévenoud est de nouveau rattrapé par ce qu'il appelle dans son livre sa phobie administrative. Un livre impudique qui ne s'imposait pas selon.

      Alors qu'il court les plateaux télé pour faire la promo indécente de son livre dans lequel il prône le droit à une deuxième chance , Thomas Thévenoud est de nouveau rattrapé par une affaire. Cette fois, l'ancien secrétaire d'État au commerce extérieur n'aurait pas payé la facture de cantine de ses enfants . Même ses enfants a-t-on envie de dire. 

      Notre collègue Hervé Bertho a lu son livre Une phobie française. Voilà ce que ça lui a inspiré...

      Coup de griffe

      Vous vous souvenez de Thomas Thévenoud, député socialiste de Saône-et-Loire, devenu sous-ministre de Manuel Valls, secrétaire d'État d'une semaine qui n'a pas trop eu le temps de s'occuper du commerce extérieur ; du tourisme et des Français de l'étranger, son portefeuille ?

      Parce que son autre portefeuille lui a joué des tours : le pauvre homme oubliait, depuis des années, d'en parler aux impôts.

      Formidable excusePour un membre de la commission des finances et du contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale, cela faisait mauvais genre. Il a fait rire la France avec sa formidable excuse : la maladie de la phobie administrative.

      Confit de honte, le malade a sûrement droit à l'oubli. Alors pourquoi en reparler ? C'est que l'impudique publie un livre intitulé Une phobie française : après avoir fait rire jaune, il voudrait faire pleurer... Et voilà qu'il balance sur ses amis d'avant ! Et voilà qu'il donne des leçons.

      Son récit est d'une franche arrogance minable. Il aurait dû s'imposer le silence. Mais c'est vrai qu'il oublie tout ce qui s'impose... Vous avez compris que son livre, lui, ne s'impose pas. On attend maintenant le guide fiscal de Jérôme Cahuzac !

      Une phobie française, Grasset, 20 €.

       
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    • "Panama papers" : le premier ministre islandais a démissionné

      Face à une forte contestation populaire, Sigmundur David Gunnlaugsson a démissionné de son poste de premier ministre, mardi 5 avril.


      "Panama papers" : le premier ministre islandais a démissionné

      FRANCE 2    Lien

      Francetv info

      Mis à jour le 05/04/2016 | 22:38, publié le 05/04/2016 | 22:38

      Sigmundur David Gunnlaugsson est le premier à être emporté par le scandale "Panama papers". Le Premier ministre islandais a été obligé de démissionner, mardi 5 avril. La révélation de ses placements dans des paradis fiscaux a ulcéré le pays. Le chef du gouvernement et sa riche épouse auraient caché qu'ils détenaient plusieurs millions d'euros dans des comptes à l'étranger. Dans ce pays qui ne plaisante pas avec la morale en politique, l'homme a commis l'erreur de tout nier lors d'une interview réalisée le weekend dernier.

      Des milliers d'Islandais dans la rue

      "J'ai toujours déclaré mon patrimoine et celui de ma famille. Je n'ai aucun actif caché nulle part", avait-il déclaré. Mis en difficulté quelques minutes plus tard par le journaliste, Sigmundur David Gunnlaugsson s'est levé, refusant de répondre davantage. Pour l'opinion, l'image est désastreuse. Lundi 4 avril, des milliers d'Islandais ont battu le pavé pour réclamer sa démission. Dans un pays qui compte 323 000 habitants, la mobilisation est hors norme.

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    • Planète. La surface glacée de l’océan Arctique se réduit inexorablement

      Publié le 30/03/2016 - 09:35   Lien

       

      “Une partie record de l’océan Arctique n’a pas gelé cet hiver, alors que des températures extraordinairement hautes ont produit des changements majeurs – voir irréversibles – dans le grand Nord”, s’alarme The Guardian.

       

      Cette vidéo d’images satellites de la NASA montre la partie de l’océan qui a gelé cet hiver. La superficie recouverte par la glace n’a jamais été aussi réduite, d’après le National Snow and Ice Data center. La surface glacée atteint ainsi les 14,52 millions de kilomètres carrés, ce qui est le plus bas depuis que ces données ont commencé à être enregistrées en 1979.

       

      D’après le Guardian, cela signifie que d’ici 20 à 25 ans, il n’y aura pas de glace du tout pendant les mois d’été en Arctique.  

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      Loi Travail : FO menace le gouvernement d'une action en justice

      Publié le 05/04/2016 à 10h20   Lien

       

      Pour le syndicat, le gouvernement n'a pas respecté le code du Travail concernant la concertation des organisations...

       

      Loi Travail : FO menace le gouvernement d'une action en justice  

      Crédit photo © Reuters

      (Boursier.com) — Alors que la ministre du Travail, Myriam El Khomri, présente son projet de loi en commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale aujourd'hui, une nouvelle journée de mobilisation est prévue ce mardi, à l'appel de l'UNEF, l'UNL, FIDL, CGT, FSU, Solidaires et FO. Force Ouvrière, qui demande le retrait du texte, a par ailleurs menacé le gouvernement de saisir la justice sur ce projet de loi...

      Absence de concertation

      Dans un courrier adressé par le secrétaire général du syndicat à la ministre Myriam El Khomri et auquel 'Le Parisien' a eu accès, Jean-Claude Mailly rappelle que l'exécutif n'a pas respecté l'article L1 du code du Travail qui dispose que "tout projet de réforme envisagé par le gouvernement qui porte sur les relations individuelles et collectives du travail, l'emploi et la formation professionnelle (...) fait l'objet d'une concertation préalable avec les organisations syndicales de salariés et d'employeurs représentatives au niveau national et interprofessionnel en vue de l'ouverture éventuelle d'une telle négociation".

      Or, Jean-Claude Mailly assure que les organisations n'ont pas été concertées sur l'ensemble du projet, "découvert après sa transmission au conseil d'Etat", et qu'"aucun document d'orientation ne leur a été transmis".

      Interrogée sur LCI, la ministre du Travail s'est défendue de tout manquement. "C'est un faux débat. Le Conseil d'Etat a clairement affirmé dans l'examen de l'avant-projet de loi que j'avais respecté toutes les procédures", a-t-elle souligné...

      Marianne Davril — ©2016, Boursier.com

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    • Chefs d’Etat, sportifs, milliardaires : premières révélations des « Panama papers » sur le système offshore mondial

      LE MONDE | 03.04.2016 à 19h58 • Mis à jour le 04.04.2016 à 12h16 | Par Joan Tilouine, Simon Piel, Maxime Vaudano, Jérémie Baruch et Anne Michel

      Les « Panama papers » en trois points

      • Le Monde et 108 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux.
      • Les 11,5 millions de fichiers proviennent des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015. Il s’agit de la plus grosse fuite d’informations jamais exploitée par des médias.
      • Les « Panama papers » révèlent qu’outre des milliers d’anonymes de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des grands noms du sport, des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs.

      C’est la fuite de données la plus importante de l’histoire du journalisme. C’est aussi la percée la plus spectaculaire jamais effectuée dans le monde obscur de la finance offshore.

      Le Monde, associé au Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) de Washington et au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, destinataire de la fuite, a eu accès aux 11,5 millions de documents qui révèlent les avoirs cachés, dans des paradis fiscaux opaques, de leaders politiques mondiaux, de réseaux criminels, de stars du football ou de milliardaires.

      Parmi eux figurent des proches du président de la Russie, Vladimir Poutine, ou le premier ministre de l’Islande, Sigmundur David Gunnlaugsson, mais aussi de nombreux autres noms de chefs d’Etat ou de personnalités politiques. On y retrouve aussi le footballeur argentin Lionel Messi et le président suspendu de l’UEFA, Michel Platini, parmi nombre de personnalités dont nous évoquerons les cas tout au long de la semaine. Ces documents secrets, extrêmement récents, courent jusqu’à la fin de 2015.

      1 500 fois WikiLeaks

      Plus de 2 600 gigaoctets de données secrètes ont été découverts, étudiés et analysés par Le Monde et 108 médias partenaires, pendant près d’un an, mobilisant 376 journalistes dans le monde entier.

      Lire aussi :   « Panama papers » : une plongée inédite dans la « boîte noire » des paradis fiscaux

      Au cœur de cette nouvelle enquête, ces « Panama papers », il y a une firme, Mossack Fonseca, un des champions mondiaux de la domiciliation de sociétés-écrans dans les juridictions offshore. Ces entités sont conçues pour dissimuler l’identité de leurs propriétaires réels, et verrouillées de l’intérieur. Mossack Fonseca est établi au Panama, l’un des centres financiers les plus opaques de la planète, considéré comme une plaque tournante du blanchiment, où vient se recycler l’argent du crime et de la fraude.

      Lire aussi :   « Panama papers » : à quoi sert l’offshore ?

      Un « registre du commerce » offshore

       

      Les « Panama papers », une enquête mondiale sur les paradis fiscaux.

      Les « Panama papers » mettent en lumière un incroyable tableau : plus de 214 000 entités offshore créées ou administrées par Mossack Fonseca, depuis sa fondation, en 1977, et jusqu’en 2015, dans 21 paradis fiscaux et pour des clients issus de plus de 200 pays et territoires.

      Un périple planétaire, donc, qui embrasse les continents et les océans, du Luxembourg au Panama, de la Suisse aux îles Vierges britanniques, des îles Samoa aux Seychelles, de Monaco aux Bahamas.

      Il n’est plus ici seulement question des cas particuliers d’une seule banque, comme lors des SwissLeaks de HSBC (2015) ou des UBSLeaks (2016), ni du rôle joué par une seule place financière dans un schéma organisé d’optimisation fiscale pour les multinationales, comme dans les LuxLeaks (2014). Les « Panama papers » offrent une cartographie, presque en temps réel, d’un pan entier de la finance mondiale, jusqu’alors à l’abri des regards.

      Toutes ces informations seraient restées secrètes sans l’intervention d’une source anonyme, qui a commencé, au début de 2015, à transmettre cette mine d’or aux journalistes du Süddeutsche Zeitung. Ils avaient alors entrepris d’enquêter sur le rôle de Mossack Fonseca dans les accusations de fraude fiscale visant la Commerzbank, la deuxième plus grosse banque d’Allemagne. Devant l’ampleur des données, le quotidien allemand a décidé de faire appel à l’ICIJ et ses partenaires habituels, afin de partager ses informations, au regard de la précieuse expérience acquise par le consortium en matière d’investigations financières transnationales.

      L’authenticité des documents, qui ne faisait guère de doute au regard de leur nombre, a pu être vérifiée à deux reprises, par le journal munichois et Le Monde. Elle a été confirmée par plusieurs lettres envoyées en mars par Mossack Fonseca à ses clients et consultées par Le Monde, mentionnant « un accès non autorisé à [son] serveur de messagerie électronique grâce auquel certaines informations ont été glanées par des tierces personnes ».

      Argent gris, noir et sale

      Toutes les sociétés offshores des « Panama papers » ne sont pas illégales ou opaques, certaines ont une activité économique véritable et déclarée ou ont été spécialement créées pour faciliter des investissements internationaux. Mais une grande majorité d’entre elles sont utilisées comme sociétés-écrans, pour dissimuler des avoirs grâce au recours à des prête-noms.

      C’est ainsi que chez Mossack Fonseca, l’argent propre côtoie l’argent sale, que l’argent gris (celui de la fraude fiscale) côtoie l’argent noir (celui de la corruption et du crime organisé), que les grandes fortunes et les stars du football côtoient les réseaux criminels et les chefs d’Etat corrompus.

      Après plusieurs mois de cette enquête hors norme, l’ICIJ et ses partenaires ont pu établir qu’étaient impliqués dans des sociétés offshore 12 chefs d’Etat et de gouvernement (dont six en activité), 128 responsables politiques et hauts fonctionnaires de premier plan du monde entier et 29 membres du classement Forbes des 500 personnalités les plus riches de la planète.

       

      Qui utilise les sociétés offshore des « Panama papers » ?

      Les clients qui désirent se dissimuler et rendre leurs avoirs intraçables sont protégés par trois ou quatre sociétés successives, créées aux quatre coins de la planète, qui s’emboîtent comme des poupées russes pour compliquer le travail des autorités fiscales et judiciaires, et il est souvent ardu, voire impossible, de remonter leur piste.

      Les milliers d’échanges internes entre les employés de Mossack Fonseca passés au crible par Le Monde et ses partenaires confirment que les artisans de l’offshore parviennent toujours à conserver un coup d’avance sur les tentatives de régulation mondiales.

      Ainsi quand, en 2011, les îles Vierges britanniques sont contraintes, sous la pression internationale, d’abandonner le système des actions au porteur anonymes, un mouvement de balancier s’opère au profit du Panama ou des Seychelles, où de telles pratiques sont encore autorisées.

      C’est par ces rebonds d’un paradis fiscal à l’autre, et en exploitant les failles de la régulation par des montages toujours plus complexes, que Mossack Fonseca et ses intermédiaires tiennent en respect les autorités de contrôle.

      « Une usine de voitures est-elle responsable du comportement des conducteurs ? »

      Interrogé sur son rôle et ses responsabilités, Mossack Fonseca se défend d’avoir offert directement ces services à ces clients, et renvoie la responsabilité vers les quelque 14 000 intermédiaires (grandes banques mondiales, cabinets d’avocats, fiduciaires et autres sociétés de gestion de fortune) qui assurent l’interface avec les bénéficiaires finaux.

      Dans un récent entretien accordé à la télévision panaméenne, le cofondateur du cabinet Ramon Fonseca l’a comparé à une « usine de voitures », qui n’est pas responsable des forfaits commis par des voleurs à l’aide des véhicules qu’elle a produits. Dans la plupart des juridictions, la firme a pourtant l’obligation de se renseigner sur les ayants droit des sociétés qu’elle administre, et, si elle faillit parfois à cette obligation, ses correspondances internes montrent qu’elle a souvent connaissance de leur identité.

      Quelles solutions ?

      Le Panama, centre financier toxique, refuse de coopérer avec les Etats étrangers dans la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, et a engagé un bras de fer avec l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui coordonne la lutte. Considérant que le problème devenait hautement politique et risquait de compromettre l’efficacité de la lutte contre le blanchiment, l’OCDE a alerté les ministres des finances du G20 (le groupe des vingt pays les plus riches), réunis le 27 février à Shanghaï, en Chine.

      Ce que prouvent les « Panama papers », c’est avant tout qu’à l’heure de la mondialisation financière, et malgré les révélations successives et la volonté affichée des Etats à réguler les paradis fiscaux, il demeure toujours aisé pour les banques et leurs clients de se jouer des réglementations nationales. Ce ne sont pas les lois contre le blanchiment qui manquent, mais le contrôle de leur application qui doit être renforcé, partout dans le monde. Le système financier dans son ensemble se doit de réguler le grand Meccano de l’offshore. Il a tout à y gagner.

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    • "Panama papers" : les 979 sociétés offshore créées par la Société générale via Mossack Fonseca

      LE MONDE | 05.04.2016 à 11h31 • Mis à jour le 05.04.2016 à 11h36 | Par Anne Michel

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      Les sociétés enregistrées par la Société générale chez Mossack Fonseca.

      La Société générale, l’une des grandes banques françaises, est l’un des principaux clients de Mossack Fonseca, comme le révèlent les « Panama papers » et l’enquête du Monde. L’analyse des données de la firme panaméenne place la Société générale dans le « top 5 » des banques qui ont créé le plus grand nombre de sociétés offshore par son entremise, depuis la création de Mossack Fonseca en 1977 jusqu’en 2015.

      Les « Panama papers » en trois points

      • Le Monde et 108 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux.
      • Les 11,5 millions de fichiers proviennent des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015. Il s’agit de la plus grosse fuite d’informations jamais exploitée par des médias.
      • Les « Panama papers » révèlent qu’outre des milliers d’anonymes de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des grands noms du sport, des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs.

      Ce n’est pas au siège parisien de la banque que s’organise ce business offshore, mais dans ses filiales en Suisse, au Luxembourg et aux Bahamas, loin des projecteurs et à distance du superviseur bancaire français. Des territoires où jusqu’à présent, le secret bancaire a prévalu. Au total, la Société générale compte à son actif 979 sociétés offshore, immatriculées par Mossack Fonseca, derrière la britannique HSBC (2 300 sociétés), les suisses UBS (1 100 sociétés) et Crédit Suisse (1 105 sociétés), toutes trois poursuivies dans des scandales de fraude fiscale.

      L’intégralité de l’enquête en édition abonnés :   La Société générale, une banque au cœur de l’évasion fiscale

      Pourtant, depuis la crise financière de 2008, les banques défendent leur recentrage sur le financement de l’économie réelle et la fin des activités opaques et risquées. Elles sont censées avoir quitté les paradis fiscaux opaques et non coopératifs dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et n’y mener aucune activité commerciale. En outre, l’état-major de la banque avait pourtant affirmé vouloir cesser toutes ses activités avec le Panama dès 2010, en annonçant la fermeture de sa filiale locale.

      Pour le compte de clients fortunés

       

      Malgré ses engagements à ne plus travailler avec les paradis fiscaux opaques, le groupe français est dans le « top 5 » des banques utilisant les services de la firme panaméenne.

      Dans le cas de la Société générale, deux tiers de ces entités offshore ont été créées par sa filiale SG Bank & Trust Luxembourg, qui a choisi d’en domicilier une bonne partie dans les paradis fiscaux des Seychelles et des îles Vierges britanniques. Le tiers restant a été commandé par la SG Private Banking de Genève, qui les a enregistrées au Panama, et par sa filiale des Bahamas, la SG Hambros Bank & Trust. Ces sociétés offshore ont été créées pour le compte des clients fortunés de la banque.

      Si la création de sociétés semble s’être fortement ralentie depuis 2012, si des structures ont été fermées, près d’une centaine des entités ouvertes par la Société générale chez Mossack restent actives. D’autres, transférées à d’autres gestionnaires, poursuivent leurs activités ailleurs.

      Chez Mossack Fonseca, la banque française est un client choyé. En témoigne cet e-mail de Mossack Fonseca, adressé le 19 mars 2010 à la filiale luxembourgeoise de la banque, la Société générale Bank & Trust Luxembourg : « 660 dollars seulement pour une société au Panama, frais de mise à disposition de directeurs (prête-noms) inclus ! 10 % de réduction spéciale sur toutes les autres juridictions  », vante t-il. « Offre garantie quatre ans ».

      Toutes bâties sur le même modèle, les entités créées font appel à des prête-noms (dirigeants et actionnaires fictifs), allant parfois jusqu’à les empiler à tous les étages de responsabilité. La volonté d’opacifier au maximum les montages, afin qu’il soit compliqué voire impossible de remonter à l’identité des vrais propriétaires, y est manifeste.

      En 2009, alors que les Iles vierges s’apprêtent à lever l’anonymat des sociétés offshore dans le cadre d’un changement législatif, SG Bank & Trust Luxembourg s’organise pour maintenir le secret. Elle commande deux fondations, avec prête-noms, à Mossack Fonseca (Rousseau et Valvert). Puis les enregistre comme actionnaires des 200 sociétés ouvertes pour ses clients aux Caraïbes. Un pied-de-nez aux autorités locales, que la firme panaméenne facture au prix fort : « C’est une situation très spéciale et plus risquée pour nous », justifie-t-elle dans un mail du 23 avril 2009.

      « Respect des standards antiblanchiment »

      « Nous avons fermé notre implantation au Panama il y a plusieurs années, déclare au Monde la Société générale. Mais cela n’impose pas une absence de relations commerciales ou d’affaires avec des clients ou des distributeurs dans ces pays, dans le respect des standards antiblanchiment ». La banque, précise qu’elle restera « attentive aux évolutions concernant la société Mossack Fonseca ».

      Sur le fond, la Société générale ne voit aucun problème à faire de l’offshore, une activité qui « représente des revenus marginaux ». La banque affirme procéder à toutes les vérifications d’identité, dans le cadre d’une politique antiblanchiment active : « Nous maîtrisons systématiquement l’identité de nos clients et des bénéficiaires économiques (…) et le fonctionnement des comptes bancaires de ces sociétés » . La banque dit tenir ces renseignements « à la disposition des régulateurs et des autorités judiciaires et fiscales compétentes ».

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    • « Panama Papers » : condamnation unanime de la presse

      cBanque avec AFP - Publié aujourd'hui à 04h52, mis à jour à 09h01 - lien

      FiscalitéPanama Papers

      La presse mardi n'a pas de mots assez durs pour stigmatiser : « le nouveau scandale de Panama », révélé par la publication dans la presse internationale de la liste de milliers de sociétés-écran offshore au Panama permettant l'évasion fiscale et le blanchiment d'argent, grâce à « la fuite de données la plus massive de l'histoire du journalisme », selon le Monde.

      Un « Who's who planétaire de l'évasion fiscale », ironise Hervé Favre (La Voix du Nord), un « Big bang planétaire », selon Jean-Michel Servant du Midi Libre et qui « donne le vertige », pour Pascal Coquis des Dernières Nouvelles d'Alsace. « Une bombe à retardement », pour Le Journal de la Haute-Marne (Christophe de Bonnefoy).

      Philippe Marcacci (L'Est Républicain) souligne que les chiffres révélés par ce « nouveau scandale de Panama... rien que dans l'Hexagone, donnent le tournis ». « Ressortent de tout cela une impression de nausée et un sentiment de révolte », constate Bruno Dive dans Sud-Ouest alors que Raymond Couraud (L'Alsace) parle « de tsunami de boue ». Maud Vergno écrit dans L'Humanité que « le scandale est historique. Le choc, violent ».

      Le Monde, qui publie en France ces révélations de l'opération « Panama papers », estime qu'elles « dressent ainsi une vue en coupe inédite de la mondialisation, un relevé très précis des failles souterraines qui la vouent, tôt ou tard, si rien n'est fait, à l'effondrement » car aucune lutte « ne sera crédible tant que persistera cette intuition qu'une infime part de l'humanité s'exonère, en cachette, des devoirs communs et de l'intérêt général ».

      Pour Paris-Normandie (Stéphane Siret), « Panama Papers est la preuve tangible qu'il existe un monde opaque et parallèle dans lequel les puissants, qu'ils s'appellent Poutine ou Platini, naviguent en toute impunité. »

      « Sale temps »

      La Presse de la Manche, sous la plume de Jean Levallois, prévoit un « sale temps pour les petits malins qui se croyaient à l'abri, à l'autre bout du monde, de tromper le fisc, de blanchir l'argent de la drogue et du crime organisé ». « Ces tricheurs-là, écrit-il, il faut les frapper au portefeuille. Lourdement. Et les priver de leurs droits civiques ».

      Jean-Louis Hervois de La Charente Libre, souligne que « sans surprise, les premiers noms sur la liste président quelques-uns des régimes les plus corrompus de la planète, au Maroc, en Syrie, dans les Émirats ou en Arabie Saoudite ... On ne s'étonnera pas davantage d'y croiser le nom de Balkany ». Or, nous dit Olivier Pirot dans La Nouvelle République du Centre-ouest : « si ces tricheurs avaient consenti à prendre part à l'effort national, de nombreux déficits publics seraient comblés, de nombreux programmes sociaux seraient plus aboutis... et l'imposition serait peut-être aussi moins forte. »

      Même son de cloche dans La Montagne Centre-France, où Bernard Stéphan remarque que « la révélation de ce nouveau scandale de dissimulation de capitaux renvoie à l'inégalité des contribuables devant l'impôt ». En revanche, il pourrait s'agir, pour Pierre Cavret (Ouest-France) d'une « bonne nouvelle pour Bercy. Un millier de Français seraient touchés par ces révélations, dont un parti politique dont le nom devrait être révélé aujourd'hui ...une occasion inespérée de remplir, les caisses, vides, de l'État. »

      Par la rédaction avec AFP  

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