• Paradis fiscaux: "au moins 28 banques allemandes" citées dans les "Panama Papers"

    Berlin (AFP)

    Une trentaine de banques allemandes, parmi lesquelles Deutsche Bank et Commerzbank, ont eu recours aux services du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, au coeur d'un vaste scandale d'évasion fiscale, rapporte lundi soir le journal allemand Süddeutsche Zeitung.

    "Au moins 28 banques allemandes ont eu recours ces dernières années aux services du cabinet Mossack Fonseca", écrit le quotidien de Munich (sud), membre du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) qui a exploité les 11,5 millions de documents provenant de ce cabinet panaméen et mis au jour le recours aux paradis fiscaux de nombreuses personnalités.

    Les documents, d'abord obtenus par la Süddeutsche Zeitung début 2015, ont ensuite été partagés par l'ICIJ entre 370 journalistes de plus de 70 pays.

    Selon la Süddeutsche, les banques allemandes ont "créé ou administré chez (Mossack Fonseca) plus 1.200 sociétés écran pour leurs clients".

    A elle seule, la Deutsche Bank, première banque allemande, a utilisé "jusqu'en 2007 plus de 400 sociétés offshore", écrit le quotidien, selon lequel "plusieurs milliers d'Allemands ont utilisé les sociétés écran de Mossack Fonseca".

    "Augmenter la pression"

    Parmi les principales autres banques allemandes ayant utilisé les services de Mossack Fonseca figurent Commerzbank, Dresdner Bank ou encore BayernLB.

    Des banques régionales ont également fait appel au cabinet panaméen, poursuit la Süddeutsche, sans donner leurs noms.

    Les banques incriminées ont toutefois déclaré avoir "changé ces dernières années leur politique", précise le quotidien. Commerzbank a ainsi déclaré ainsi avoir "changé de cap de façon conséquente" depuis 2008.

    Chez Deutsche Bank "nous reconnaissons complètement l'importance de ce problème" et "nous avons amélioré nos procédures d'accueil des clients et de vérification sur les personnes avec qui nous faisons des affaires", avait réagi plus tôt dans la journée la première banque allemande.

    L'industriel Siemens, au coeur d'un immense scandale de pots de vin dans les années 2000, est aussi évoqué dans les "Panama Papers".

    Selon Süddeutsche Zeitung, l'argent perçu par des cadres du groupe et placés dans des caisses noires en Amérique du Sud n'aurait pas été restitué au groupe. Au lieu de cela, "presque 3 millions d'euros" ont été virés sur des comptes privés en Suisse et aux Bahamas, affirme le journal.

    Lundi matin, le groupe avait indiqué ne pas avoir encore pris connaissance des documents, mais partait du principe qu'il s'agissait "d'anciens cas connus", avait déclaré à l'AFP un porte-parole.

    Berlin espère que les révélations des "Panama Papers" vont donner un coup de collier à la lutte contre le blanchiment et la fraude fiscale.

    "Nous espérons que le débat actuel va contribuer à augmenter la pression", a déclaré lundi Martin Jäger, porte-parole du ministre des Finances Wolfgang Schäuble, dont ces sujets sont un cheval de bataille depuis plusieurs années.

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  •   04.04.2016, 14:31   Actualisé il y a 3 heures   lien

    Panama Papers: les comptes secrets des dirigeants politiques révélés

     
    Des membres de la famille de David Cameron seraient liés à des sociétés offshore. (Archive) Keystone 

    Évasion fiscale - Les présidents russe, chinois, argentin, ukrainien et azerbaïdjanais; les premiers ministres islandais, britannique ou pakistanais; le roi d'Arabie Saoudite. Tous ont été impliqués de près ou de loin dans des sociétés-écrans, affirme l'enquête planétaire "Panama Papers".

    Des dirigeants politiques, des célébrités et des dizaines de milliardaires figurent parmi les personnalités mentionnées dans ce qui semble être la plus grande fuite de documents de l'histoire. Une enquête planétaire a été effectuée par une centaine de journaux.

    Cette enquête porte sur une période de quelque 40 années révèle comment certaines des personnalités les plus puissantes du monde ont pu dissimuler leur argent dans des paradis fiscaux.

    Voici la liste des principales révélations faites dimanche sur la base des documents provenant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, classées par catégories de personnes concernées.

    Les dirigeants politiques

    -Des proches du président russe Vladimir Poutine, aidés par des banques et d'autres entreprises, seraient impliqués dans un détournement de quelque 2 milliards de dollars en utilisant des sociétés écran, obtenant ainsi de l'influence auprès des médias et de l'industrie automobile. Le Kremlin a accusé le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) d'avoir lancé une "campagne d'informations" mensongère.

    - Le Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugsson et sa femme ont également utilisé une société offshore, Wintris Inc, pour occulter des millions de dollars d'investissements dans les trois principales banques du pays lors de la crise financière. Il a nié toute malversation mais fait face à un vote de confiance cette semaine.

    -Deux responsables politiques, qui ont construit leur réputation en prônant une plus grande transparence - le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre britannique David Cameron - ont des membres de leurs familles liés à des sociétés offshore.

    - Le roi Salmane d'Arabie Saoudite, tout comme les enfants du président azerbaïdjanais Ilham Aliev et du Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, contrôlent également des sociétés offshore.

    - Le président argentin Mauricio Macri a été membre du directoire d'une société offshore enregistrée au Bahamas, mais il n'a "jamais eu de participation au capital de cette société", a assuré son gouvernement.

    - Des personnes mandatées par le président ukrainien Petro Porochenko ont eu recours aux services de Mossack Fonseca pour créer une société dans les Iles vierges britanniques.

    Les milieux économiques

    Par ailleurs, plus de 500 banques, filiales et succursales ont travaillé avec Mossack Fonseca depuis les années 1970 pour aider leurs clients à gérer des sociétés offshore. Plus de 1100 sociétés ont ainsi été mises en place par l'intermédiaire d'UBS et plus de 2300 par l'intermédiaire de HSBC et ses filiales.

    Vingt-neuf milliardaires figurant sur la liste de Forbes des personnes les plus riches au monde sont mentionnés.

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  •   04.04.2016, 15:16   Actualisé il y a 3 heures   lien

    Panama Papers: les grandes banques suisses soulignent la légalité de leurs affaires

    La filiale de Credit Suisse aurait fondé 918 sociétés établies dans le pays d'Amérique centrale, UBS et HSBC Suisse en ayant pour leur part créé 579 et 733 respectivement.
    Keystone 
     
     

    Fuite de documents - Credit Suisse et UBS, qui ont figuré au rang des plus actifs en matière de création de sociétés offshore, soulignent la légalité de cette activité. Au total, plus de 500 banques dans le monde apparaissent dans les documents du consortium de journaux.

    Plusieurs banques suisses apparaissent dans les documents provenant des archives du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca. Parmi ces établissements, Credit Suisse et UBS ont figuré au rang des plus actifs en matière de création de sociétés offshore. Les deux grands instituts soulignent cependant la légalité de cette activité.

    Appelées "Panama papers", les archives de Mossack Fonseca parvenues aux rédactions des journaux membre du consortium, mentionnent pas moins de 15'600 sociétés boîtes aux lettres créées par le cabinet d'avocats de Panama à la demande de banques pour le compte de leurs clients. Les établissements helvétiques Credit Suisse Channel Islands Limited, HSBC Private Bank Suisse et une antenne genevoise d'UBS ont ainsi eu recours aux services de la société panaméenne.

    Selon les documents dévoilés par le consortium de journaux, la filiale de Credit Suisse aurait fondé 918 sociétés établies dans le pays d'Amérique centrale, UBS et HSBC Suisse en ayant pour leur part créé 579 et 733 respectivement. Contactés lundi par l'ats, tant Credit Suisse qu'UBS n'ont pas souhaité s'exprimer directement sur leurs relations d'affaires avec Mossack Fonseca.

    UBS écrit ainsi exploiter ses affaires en conformité avec les lois et réglementations en vigueur. "Nous n'avons aucun intérêt pour des fonds non déclarés et à la provenance illégale", ajoute le numéro un bancaire helvétique. Credit Suisse précise aussi s'en tenir aux règles, prescriptions et législations en vigueur dans le cadre de ses affaires transfrontalières.

    Plus de 500 banques citées

    "Pour Credit Suisse, il est d'une importance primordiale que ses clients disposent de structures visant une activité légale, par exemple en vue d'organiser le patrimoine d'une famille lequel comporte un large spectre d'actifs dans divers pays". Depuis 2013, l'établissement a conclu et introduit des programmes de conformité fiscale dans de nombreux pays, dans le cadre desquels la clientèle privée doit démontrer que les avoirs sont déclarés.

    Au total, plus de 500 banques apparaissent dans les documents du consortium de journaux. Deutsche Bank, entre autres, a aussi confirmé avoir aidé des clients à monter de sociétés boîtes aux lettres dans des pays étrangers. Tout en soulignant la légalité de ces affaires.

    Porte-parole de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA), Tobias Lux, rappelle pour sa part que la réglementation suisse se caractérise par une définition large de la notion d’intermédiaire financier soumis à la loi sur le blanchiment (LBA). Sera considéré comme tel toute personne qui, à titre professionnel, a un quelconque pouvoir de disposition sur les valeurs patrimoniales d’un tiers.

    Ceci peut prendre différentes formes, comme une procuration sur un compte bancaire, un pouvoir de gestion sur un dépôt de titres, mais aussi la qualité d’organe d’une société de domicile. Le simple conseil sans aucun pouvoir de disposition sur les avoirs de tiers n’est par contre pas assujetti à la LBA. Ces principes s’appliquent de la même manière aux avocats.

    Avocats concernés par la LBA

    Si, outre leurs activités typiques d’avocats, ils agissent en tant qu’intermédiaires financiers - par exemple s’ils sont organes d’une société de domicile - ils seront soumis à la LBA et aux devoirs qui en découlent, note M. Lux. Ils se doivent donc d’identifier, de clarifier et de communiquer à ce sujet.

    Le droit suisse prévoit un devoir d’identifier tous les ayants droit économiques des sociétés de domicile, qu’elles soient incorporées en Suisse ou à l’étranger. Selon M. Lux, environ 1000 avocats/notaires sont soumis à la LBA en tant qu’intermédiaires financiers.

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  •   04.04.2016, 16:04   Actualisé il y a 2 heures   lien

    Panama Papers: le Premier ministre islandais exclut de démissionner

     
    Sigmundur David Gunnlaugsson avait créé en 2007 une société avec son épouse dans les îles Vierges britanniques pour gérer leur fortune...KEYSTONE

    Fuite de documents - Après la révélation sur ses avoirs dissimulés dans un paradis fiscal, le Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugsson a exclu lundi de démissionner, comme le réclame l'opposition de gauche. Pétition et manifestations au programme.

    Le Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugsson a exclu lundi de démissionner après la révélation sur ses avoirs dissimulés dans un paradis fiscal. Ces faits interviennent dans le cadre de la publication des "Panama papers".

    "Je n'ai pas envisagé de démissionner à cause de cela et je ne démissionnerai pas à cause de cela", a déclaré le chef de gouvernement à la chaîne Stöd 2.

    L'opposition de gauche a réclamé son départ juste après la divulgation de documents montrant qu'il avait créé en 2007 une société avec son épouse dans les îles Vierges britanniques pour gérer leur fortune.

    L'épouse, Anna Sigurlaug Palsdottir, avait elle-même rendu publique mi-mars l'existence de la société, appelée Wintris, qui gère la fortune dont elle a hérité d'un père homme d'affaires. Elle nie toute évasion fiscale.

    Pétition

    L'affaire s'annonce extrêmement sensible dans un pays marqué par les excès des années 2000, où un secteur financier euphorique usait et abusait des sociétés écrans.

    Selon des documents publiés par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), M. Gunnlaugsson, 41 ans, détenait 50% de la société impliquée jusque fin 2009. Or quand il a été élu député pour la première fois en avril 2009, il a omis cette participation dans sa déclaration de patrimoine.

    Des manifestations sont prévues dans la semaine, la première dès lundi en fin de journée. Plus de 24'000 personnes, dans un pays de 320'000 habitants, avaient signé lundi après-midi une pétition en ligne appelant à la démission du Premier ministre.

    L'opposition s'apprêtait lundi à déposer une motion de censure qui devrait être soumise au vote probablement dans la semaine.

    Porochenko également menacé

    Des députés ukrainiens par ailleurs ont annoncé lundi vouloir lancer une procédure de destitution à l'encontre du président Petro Porochenko, également incriminé.

    "Nous exigeons la création au Parlement d'une commission ad hoc chargée d'enquêter sur l'existence de sociétés et de comptes offshore secrets du président Petro Porochenko", a écrit sur sa page Facebook Oleg Liachko, chef du Parti radical, une petite formation populiste disposant de 21 députés.

    La création d'une telle commission est une des étapes nécessaires pour lancer une procédure de destitution à l'encontre du président.

    Une telle initiative reste néanmoins très difficile à mettre en oeuvre. Selon la Constitution, une procédure de destitution doit en effet être initiée par une majorité au Parlement (au moins 226 voix) et à terme, l'affaire doit être examinée par la Cour constitutionnelle et la Cour suprême. Ensuite au moins trois quarts des députés (338 voix) doivent voter en faveur de la destitution.

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  • Enquêtes dans plusieurs pays après le choc des "Panama Papers"

     
    Les "Panama Papers" portent sur un système présumé d'évasion fiscale à l'échelle internationaleImage d'illustration KEYSTONE

    Fuite de documents - Des enquêtes ont été ouvertes dans plusieurs pays suite aux révélations de la presse mondiale dans le cadre des "Panama Papers".

    Plusieurs pays ont annoncé lundi l'ouverture d'enquêtes sur des soupçons de fraude et de blanchiment dans la foulée de l'opération "Panama papers". Ces révélations lèvent le voile sur un vaste système d'évasion fiscale impliquant hauts responsables politiques, sportifs ou milliardaires.

    Des noms de l'entourage des présidents russe Vladimir Poutine, chinois Xi Jinping, syrien Bachar al-Assad, mexicain Enrique Pena Nieto ou du roi du Maroc Mohammed VI y apparaissent, ainsi que ceux de l'acteur chinois Jackie Chan, du cinéaste espagnol Pedro Almodovar ou de personnalités du sport comme Michel Platini, Lionel Messi ou le golfeur Nick Faldo.

    Ces révélations sont l'aboutissement d'une enquête menée pendant un an par 378 journalistes de 77 pays (dont la Suisse) sur 11,5 millions de documents. Ceux-ci proviennent du cabinet juridique panaméen Mossack Fonseca, spécialisée dans le montage de sociétés offshore.

    Enquêtes

    Le parquet national financier français a annoncé lundi l'ouverture d'une enquête préliminaire pour blanchiment de fraudes fiscales aggravées. Paris va demander à avoir accès au fichier des "Panama papers", ont annoncé les ministres des Finances et du Budget, assurant disposer "d'outils juridiques permettant de redresser les impôts éludés et d'appliquer les pénalités".

    L'Espagne a également ouvert une enquête qui portera sur les activités de blanchiment au profit des clients du cabinet panaméen résidant sur son territoire. L'Australie, l'Autriche, le Brésil ou la Suède figurent aussi parmi les pays qui ont annoncé l'ouverture d'enquêtes.

    Le gouvernement britannique, lui, a demandé une copie des documents sur les clients de Mossack Fonseca, en promettant d'agir au cas où ils révéleraient des faits d'évasion fiscale. Parmi les noms évoqués figurent celui du père - aujourd'hui décédé - du Premier ministre David Cameron, ainsi que ceux de plusieurs membres, anciens élus et donateurs du Parti conservateur.

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  • Autisme: plusieurs centaines de personnes à la 13ème "Marche de l'espérance"

    Publié le :

    Dimanche 03 Avril 2016 - 14:37   lien

    Dernière mise à jour :

    Dimanche 03 Avril 2016 - 14:38
    Plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi à Paris à l'occasion de la journée internationale de sensibilisation à l'autisme. L'association Vaincre l'autisme à l'origine du rassemblement dénonce notamment un système français discriminant pour les personnes atteintes de cette maladie.
     
     
    "Les meilleurs traitements relèvent de l'éducation, pas du système sanitaire et médico-social", relève l'association Vaincre l'autisme.
    ©Joel Saget/AFP

    Plusieurs centaines de personnes ont participé samedi 2 à la 13ème "marche de l'espérance" pour la cause de l'autisme à Paris, afin de demander une meilleure prise en charge des enfants autistes dans la société, a-t-on appris auprès des organisateurs.

    Les participants, 300 selon la police, 500 selon l'association organisatrice Vaincre l'autisme, étaient venus de toute la France pour marcher entre le parvis de l'Hôtel de Ville et l'Assemblée nationale, à l'occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme.

    Vaincre l'autisme revendique notamment "la fin de la psychiatrisation des personnes autistes et l'abolition des prises en charge inadaptées" et la "scolarisation effective des enfants autistes dans l'école de la République", pour mettre "fin à la discrimination" dont sont victimes en France les personnes atteintes d'autisme.

    "On sait aujourd'hui que les meilleurs traitements relèvent de l'éducation, pas du système sanitaire et médico-social: nous revendiquons une nouvelle législation qui aille dans ce sens", a expliqué à l'AFP M'Hammed Sajidi, président et fondateur de Vaincre l'autisme, qui entend solliciter les parlementaires la semaine prochaine.

    Selon M. Sajidi, "le système sanitaire et médico-social a des principes et des procédures qui n'ont rien à voir et empêchent la qualité de la prise en charge de se mettre en place: le Premier ministre doit séparer les budgets".

    L'association demande également le développement "des structures innovantes" - 29 structures expérimentales (appelées "établissements d'excellence") à l'heure actuelle - qu'il "faut multiplier sur tout le territoire" car elles "donnent des résultats très probants en terme d'autonomie"."Cette marche existe depuis 2003, et les revendications sont toujours les mêmes: c'est triste", a commenté le responsable associatif.

    Dans un communiqué commun, la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, et la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, Ségolène Neuville, se disent "déterminées à mettre en œuvre les collaborations nécessaires pour que la scolarisation des élèves présentant des TSA (trouble du spectre autistique, NDLR) progresse quantitativement et qualitativement ".

    Elles rappellent l'ouverture de 50 unités supplémentaires d'enseignement en écoles maternelles (UEM) pour la rentrée 2016, ce qui portera à 110 le nombre d'UEM créées dans le cadre du troisième plan autisme (2013-2017).

    "En 2015-2016, 29.326 élèves avec TSA sont scolarisés en milieu ordinaire, soit une augmentation de 144% depuis 2008 et 30% depuis 2012", souligne le communiqué.

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  • Journée mondiale de l'autisme : une "école du futur" pour accompagner les enfants vers l'autonomie

    L'autisme est un trouble du développement encore mal pris en charge en France. Alors certaines structures innovantes tentent d'y remédier. Francetv info s'est rendu à la FuturoSchool, qui accueille douze enfants autistes.

    L'un des enfants de la FuturoSchool est en pleine séance d'apprentissage.L'un des enfants de la FuturoSchool est en pleine séance d'apprentissage. (VINCENT NAGEOTTE / VAINCRE L'AUTISME)

     

    Marthe Ronteix

    Mis à jour le 02/04/2016 | 16:25, publié le 02/04/2016 | 07:50   lien

    image il y a 4 minutes

    VIDEO FRANCE 2/CASH INVESTIGATION. Platini, Messi, le Premier ministre islandais... "Panama Papers" : enquête sur les sociétés offshore et les paradis fiscaux

    Dans un grand espace rempli de jouets, de ballons et de cerceaux colorés, Noam et Arthur jouent au basket. Les deux enfants semblent bien s'amuser, même si l'un des deux apparaît un peu réservé. De temps à autre, un intervenant souffle des phrases à l’oreille de Noam, un adolescent autiste de 15 ans, pour qu'il communique avec son compagnon de jeu. “Il n’arrive pas à faire spontanément des demandes, alors il faut l’aider un peu”, explique Elise Marino, l'une des deux psychologues de la FuturoSchool. Car, à y regarder de plus près, Noam est en pleine séance de "playdate" : il apprend à se sociabiliser en jouant avec un autre enfant. Une méthode ludique qui a fait ses preuves dans cet établissement, niché dans le 11e arrondissement de Paris.

    Une personne sur 100 est atteinte d'autisme, d'après le ministère de la Santé. Depuis 2012, ce trouble envahissant du développement a été déclaré grande cause nationale. Plusieurs mesures ont été prises, comme l'ouverture de classes spéciales dans les écoles maternelles. Mais la prise en charge des enfants reste insuffisante. La FuturoSchool propose une solution alternative. Francetv info s'est rendu dans cette structure expérimentale, qui accueille des enfants autistes depuis 2006.

    "On s'adapte au mieux aux besoins de l'enfant"

    La FuturoSchool fait partie des vingt-neuf structures innovantes que compte la France. Elle prend en charge douze enfants et jeunes autistes de 5 à 25 ans pendant 23 heures par semaine. Le reste du temps, ils le passent à l'école, pour la plupart d'entre eux, avec l'aide d'une auxiliaire de vie scolaire. "L'école du futur" est là pour soutenir les apprentissages, mais ne remplace pas l'école ordinaire.

    On y apprend plutôt à se comporter avec les autres, à gérer ses frustrations... “Si on ne prend en charge que douze enfants, c'est parce qu’il faut s'adapter au mieux à leurs besoins, donc rester une petite structure réactive”, explique M’Hammed Sajidi, qui a fondé l'association Vaincre l'autisme pour aider son fils Samy, il y a quinze ans.

    Pour trouver une structure adaptée, les parents d'enfants autistes doivent affronter un parcours du combattant. D'office dirigés vers le service de psychiatrie d'un hôpital de jour, nombreux sont ceux qui ont été déçus. M'Hammed Sajidi a même dû retirer son fils d'un service dans lequel il subissait des maltraitances. Avec d'autres parents, il a donc pris les choses en main et créé la FuturoSchool.

    Seul critère d'admission : l'implication des parents

    Dans cette école, pas de travail en groupe. Pendant les deux heures que dure une séance, chaque intervenant s'occupe d'un seul enfant, selon un programme précis établi selon ses besoins spécifiques. Un principe coûteux pour une structure gratuite, financée à 100% par les subventions de l'Etat depuis 2009. Mais pour M'Hammed Sajidi, c'est aussi un investissement public sur l'avenir : "Si les enfants sont pris en charge tôt, ils ont plus de chances d’être autonomes, donc ils coûteront moins cher à la société à l’âge adulte." 

    Une autonomie qui passe aussi par l'implication des parents dans l'éducation de leur enfant. C'est d'ailleurs le seul critère pour entrer à la FuturoSchool. "On voit les parents une heure par semaine, ils sont au courant de ce que fait leur enfant. De toute façon, si on ne poursuit pas la stimulation à la maison, ça ne peut pas marcher", détaille la psychologue. Et, pour les parents, se sentir accompagnés est essentiel.

    "On a vu la différence en quelques semaines"

    Parmi eux, Stéphanie Tanguy, la mère de Noam, 15 ans, qui joue au basket avec Arthur, se souvient. “Quand on a atterri dans cette association, on se sentait complètement largués dans la nature. A l'hôpital, Noam a été diagnostiqué autiste du bout des lèvres à 2 ans et demi. On nous a donc dirigés vers un hôpital de jour, dans un service de psychiatrie, mais il ne faisait aucun progrès et ses troubles étaient très importants." Alors les parents ont inscrit Noam à la FuturoSchool, avant même qu'elle ne soit financée par l'Etat.

    Noam (à droite) joue avec son copain Arthur (à gauche) pour apprendre à faire des demandes selon les objectifs de son programme.Noam (à droite) joue avec son copain Arthur (à gauche) pour apprendre à faire des demandes selon les objectifs de son programme. (MARTHE RONTEIX / FRANCETV INFO)

    “On a vu la différence au bout de seulement quelques semaines. Aujourd’hui, c’est un ado qui va à l’école, qui a des copains, qui fait du sport et apprend l’anglais, sourit la maman. Il est scolarisé en quatrième dans une classe Ulis [unité localisée pour l’inclusion scolaire]. Quand on sait qu’à 6 ans, il ne prononçait que quelques mots et n'était pas propre, ça paraît à peine croyable." A présent, elle se permet même d'imaginer que Noam sera autonome un jour.

    "Les enfants autistes n'ont pas besoin de psychanalyse"

    La réussite de Noam vient notamment de l'application d'une méthode tout droit venue des Etats-Unis : l'A.B.A. (analyse appliquée du comportement), préconisée par l'Inserm depuis 2004. C'est une méthode éducative et comportementaliste qui permet aux enfants de se passer de médicaments. Cette approche leur enseigne à communiquer et à se rendre disponible pour apprendre. 

    “A la FuturoSchool, nous sommes contre l’orientation des enfants autistes vers la psychiatrie, qui est trop tournée vers la psychanalyse. Ce n’est pas ce dont ils ont besoin, expose la psychologue Elise Marino. Pourtant, on ne nous prépare pas à faire autre chose pendant nos études et c’est vraiment dommage. Ici, on applique la méthode A.B.A., basée sur des données scientifiques, et avec des résultats prouvés qu’on voit nous-mêmes tous les jours.”

    Grâce à ce cahier plein d'images à scratch appelé PECS (Système de Communication par Échange d’Images), les enfants qui ne parlent pas peuvent s'exprimer.Grâce à ce cahier plein d'images à scratch appelé PECS (Système de Communication par Échange d’Images), les enfants qui ne parlent pas peuvent s'exprimer. (MARTHE RONTEIX / FRANCETV INFO)

    Elise Marino prend l'exemple d'une petite fille de 6 ans qui ne parlait pas du tout en arrivant à la FuturoSchool, en septembre. Les intervenants et les psychologues ont mis en place un système de communication avec un échange d'images qui lui permet de se faire comprendre. "Ses troubles du comportement ont beaucoup diminué depuis", constate la psychologue.

    "C'est épuisant, mais on apprend sans cesse"

    Pour M'Hammed Sajidi, le manque de formation des professionnels est un vrai problème. La FuturoSchool forme ses équipes en interne selon une organisation pyramidale. Au sommet, un superviseur spécialiste de l'A.B.A., puis deux psychologues et, enfin, douze intervenants qui appliquent le programme défini par les spécialistes et les parents.

    Un mode de fonctionnement qui peut créer des vocations. C'est le cas de Marjorie, qui n'y connaissait rien à l'autisme quand elle est arrivée à la FuturoSchool. Son diplôme d’éducatrice spécialisée en poche, elle s'est lancée après trois semaines de formation, sans vraiment savoir à quoi s'attendre. “C’est un travail un peu épuisant, parce qu’on est toujours dans la sollicitation. Mais je suis tombée amoureuse, en quelque sorte, des enfants autistes. J’aime le contact avec eux et le fait d’être guidée par les spécialistes en permanence. Rien n’est laissé au hasard et on n’est jamais seul face à une difficulté avec un enfant. On apprend sans cesse." 

    Et les enfants rendent au centuple l'attention dont ils bénéficient, à leur manière. Dans ce grand espace ouvert et coloré, ni cris ni pleurs, mais des rires et une énergie à revendre. Samy, 25 ans, farfouille dans un placard pour trouver un jeu, Salas, 8 ans, s'amuse avec des bulles de savon et commence à prononcer des sons, pendant que Raphaël s'exerce à reconnaître des objets du quotidien. "Maintenant que je connais la méthode de la FuturoSchool, j’aurais du mal à travailler dans un service hospitalier classique", glisse Marjorie, sourire aux lèvres.

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  • Super League : 4e victoire consécutive pour les Dragons Catalans sur Widnes (21-8)

    Le 02 avril à 15h40 par Laura Causanillas/lindependant.fr | Mis à jour le 02 avril   Lien

     

    80' Dragons Catalans (4E)   21 : 8   Widnes (1E)

    Dernière mise à jour : 2016/04/02 19:57

    Trier par :

    19:57

    Non sans peine, sur un terrain glissant, après une première mi-temps poussive et un score de 4-0 à la mi-temps, les Dracs sont venus à bout de Widnes (21-8). Les Anglais ont su structurer leur jeu autour du porteur de balle. Gênant le déploiement du jeu des Dracs qui, au courage, ont finalement pris le dessus au score. 

     

    Merci à toutes et à tous de nous avoir suivi sur ce live. Bon week-end sur www.lindependant.fr. 

    19:52

    Et la fin du match retentit à Gilbert-Brutus qui voit les Dragons Catalans gagner Widnes sur le score de 21 à 8.

    19:49  ESSAI TRANSFORME DE PAT RICHARDS

    19:48  77' ESSAI D'ELOI PELISSIER

    19:48

    Essai de Pélissier ? Parvient-il à se défaire de ses adversaires dans l'en-but ?

    19:47  ESSAI POUR LES DRAGONS CATALANS

    19:47

    Renvoi sous les poteaux par Widnes après une grosse action catalane qui est venue mourir sous les poteaux.  

    19:46

    76' Escaré fait le jeu au centre du terrain. Il anime les débats avec ses appuis...

    19:45  8649 spectateurs sont dénombrés dans le stade Gilbert-Brutus.

    19:45  Dave Taylor chez les Dracs est élu homme du match.

    19:44

    La balle à l'engagement ne fait pas 10m dans un grand tohu-bohu mais l'arbitre ne le signale pas. 

    19:43  74' DROP DE THOMAS BOSC

    19:43

    74' Dans les 20m anglais, deux contre un entre Gigot et Baitieri, mais les Anglais reviennent sur eux. La balle finalement revient à Bosc qui tape, derrière le tenu et le travail de Pélissier, un drop. 

    19:42

    Le temps est arrêté pour blessure côté Widnes. 

    19:39

    72' En attaquant la ligne, les Vikings tombent sur un os quasiment sous les poteaux. Les Dragons se congratulent après cette bonne action. 

    19:38

    71' Faute d'Escaré pour un pied à l'extérieur de la touche alors qu'il faisait un arrêt de volée. Mêlée pour Widnes sur les 20m catalans à gauche du terrain. 

    19:37

    A 10 minutes de la fin du match, nous en sommes à 14-8 pour les Dracs. 

    19:37  ESSAI TRANSFORME PAR PAT RICHARDS

    19:36

    Duport fait un rasant, Taylor accueille la balle dans ses bras et dans le coin à gauche, il aplatit. 

    19:35  68' ESSAI DE DAVE TAYLOR

    19:35  ESSAI POUR LES DRAGONS CATALANS

    19:33  ESSAI REFUSE PAR RICHIE MYLER

    La raison ? Arrachage de la balle dans le second temps de l'action. 

    19:33

     L'arbitrage vidéo est demandé sur l'essai de Myler qui aplatit la balle après que sur un regroupement au sol les Anglais aient lâché la balle. Ils la font rentrer puis sortir de l'en-but. Et en sortant de l'en-but, la balle est finalement saisie par Myler qui plante un essai.  

    19:31  67' ESSAI POUR LES DRAGONS CATALANS

    19:30

    66' Tandis que les Dragons se plaçaient en profondeur autour du tenu, à quelques mètres de l'en-but, coup de pied à suivre de Bosc. Mais la balle sort hors de slimites du terrain. Renvoi sous les poteaux. 

    19:28

    64' Sur les 40m anglais côté gauche, en-avant anglais dans l'action après un énorme placage de Stewart. La balle tombe au moment du contact. Les Dragons récupèrent la balle. Mêlée. 

    19:26

    Mason est remplacé par Mounis. 

    19:26

    62' Ballon capté par Escaré après un coup de pied à suivre direction l'en-but pour Widnes. 

    19:24

    61' Les esprits s'échauffent, ça dégénère. L'arbitre doit prendre ses responsabilités. Pélissier et Gilmore s'écharpent au sol. Les copains viennent prendre leur défense sur les 40m à gauche des Anglais. Pénalité jouée à la main par Widnes. 

    19:22

    Egalité parfaite à l'heure de jeu : 8-8. 

    19:21  PENALITE PASSEE POUR WIDNES

    19:20

     Aiton est remplacé par Pélissier. 

    19:20

    Aiton sort, après Mounis, sur blessure. 

    19:19

    59' Placage haut de Bousquet sifflé das la foulée quasiment sous l'en-but catalan. Et même Aiton touche Bousquet, et se blesse à l'arcade. Pénalité pour les Vikings. 

    19:18

    58' Stewart tente d'arracher la balle au contact tandis que son vis-à-vis porte la balle. Il est sanctionné par l'arbitre. 

    19:17

    Les Dragons ne déploient vraiment plus de jeu à l'heure de jeu et vont même à la faute. 

    19:16

    Maria quitte le terrain. Baitieri revient. 

    19:15

    A la 55e, Widnes recolle au score. 8-6 pour les Dragons Catalans. 

    19:15  ESSAI TRANSFORME PAR RHYS HANBURY

    19:14

    Ouverture du score par les Anglais après plus de 50 minutes de jeu. Les Dragons commettent une erreur en défense et dans les 5m catalans, sur une double sautée, Richards qui monte mal, crée un décalage pour ses adversaires. Essai.

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