• #Pulitzer

    Des photographes du "New York Times" et de Reuters se voient décerner le prix Pulitzer photo "Breaking news" 

    Publié le 20/04/16 à 6:02    Lien(Sergey Ponomarev / NYT )

    La remise des prix Pulitzer, prestigieuses récompenses dans le domaine du journalisme et des arts, avait lieu lundi à New York. Et exceptionnellement, ce sont deux prix qui ont été décernés dans la catégorie photo "Breaking news", les deux distinguant des reportages portant sur la crise des migrants.

    Quatre photographes du "New York Times" – Mauricio Lima, Sergey Ponomarev, Tyler Hicks et Daniel Etter – sont ainsi récompensés pour leur travail sur les réfugiés et les dangers qu'ils affrontent.

    Voici une photo de Sergey Ponomarev montrant l'arrivée de réfugiés sur l'île grecque de Lesbos, en novembre dernier. La couverture de la crise des réfugiés en Europe avait déjà valu à ce photographe russe le 1er prix "reportage" de la catégorie "Actualités générales" du World Press, en février.

    L'autre Pulitzer photo "Breaking News" va aux équipes photo de l'agence Thomson Reuters qui ont suivi les migrants dans un voyage incertain de centaines de kilomètres, conséquence principalement de la guerre en Syrie.

    (Avec AFP)

     

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  • «Offensive de printemps» sanglante

    des talibans à Kaboul

    Par Luc Mathieu 19 avril 2016 à 19:51   Lien

    L’annonce, la semaine dernière, du début de «l’offensive de printemps» des talibans afghans laissait craindre un attentat d’envergure. Il a eu lieu mardi à Kaboul, la capitale. Même dans une ville coutumière des attaques depuis plus de dix ans, il a été particulièrement sanglant. Au moins 30 personnes, en majorité des civils, ont été tuées et plus de 300 autres blessées. L’ampleur du bilan s’explique par l’heure matinale et par le dispositif choisi : un camion piégé, et non une voiture, comme c’est d’ordinaire le cas. La cible était un bâtiment de la présidence, où siège le service de protection des personnalités. Le camion de chantier bourré d’explosifs a sauté sur le parking attenant. Un assaillant a ensuite pu pénétrer dans l’enceinte et ouvrir le feu, avant d’être abattu.

    Les talibans ont baptisé leur nouvelle offensive «Omari», en référence au mollah Omar, le fondateur du mouvement, mort en 2013. Les dirigeants talibans avaient caché son décès, révélé en juillet 2015, pendant deux ans. Des dissensions étaient alors apparues entre commandants. Certains considéraient que le fils du mollah Omar devait lui succéder, mais la choura (organe de direction) de Quetta, au Pakistan, a décidé de nommer le mollah Akhtar Mansour. Depuis, le mouvement a prouvé sa résilience, à la fois en attaquant l’armée afghane et en commettant des attentats dans Kaboul. D’après l’Otan, environ 5 500 militaires et policiers afghans ont été tués l’an dernier. Depuis la fin de la mission de combat de l’organisation, en décembre 2014, l’armée ne peut plus compter sur un soutien d’évacuation aérien de ses blessés. Les talibans en profitent pour lancer des opérations d’envergure. Vendredi, ils ont à nouveau attaqué Kunduz, la grande ville du Nord. L’armée est parvenue à les repousser, mais ils restent présents alentour.

    Luc Mathieu
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  • Allergie aux pollens: risque "élevé à très élevé" dans le nord-est de la France

    Publié le :

    Lundi 18 Avril 2016 - 11:20

    Dernière mise à jour :   Lien

    Lundi 18 Avril 2016 - 11:40
    Du 15 au 22 avril, le risque allergique aux pollens est "élevé à très élevé" dans un large quart nord-est de la France, met en garde le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) qui a publié une carte interactive de vigilance.
     
     
    De la Normandie à la Vienne et jusqu'aux Alpes, les allergiques souffrent surtout les pollens de bouleau.
    (Image d'illustration).
    ©Lcham/Sipa
     

    Tous aux abris, la saison des pollens a commencé. Du 15 au 22 avril, le risque allergique est "élevé à très élevé" dans un large quart nord-est de la France, alerte le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA). Sur son site internet, l'organisme a publié une carte interactive de vigilance sur laquelle est décrit le risque allergique pour chaque pollen en fonction du département.

    Sur un large quart sud-est, de la Normandie à la Vienne et jusqu'aux Alpes, les allergiques souffrent surtout les pollens de bouleau. De l'est breton à la Lozère, le risque est moyen à localement élevé. Moins gênants que les pollens de bouleau, les pollens de charme sont tout de même responsables d'un risque allergique élevé sur l'Alsace, moyen à localement élevé du Nord-Pas-de-Calais à la Savoie et très faible à faible sur le reste du territoire. La région parisienne et le Sud sont quant à eux affectés par les pollens de platane.

    Dans le sud-ouest, les allergiques sont surtout gênés par les pollens de chêne dans la région Aquitaine (risque faible à moyen). Ces derniers sont également présents jusqu'aux Pays de la Loire, en région méditerranéenne et le long de la Vallée du Rhône. Présents de la Corse à la Bretagne mais peu gênants, les pollens de graminées sont à surveiller sur la côte Atlantique. Quant aux pollens de pariétaire, ils gagnent du terrain sur le pourtour méditerranéen. Si leur risque allergique est faible, il peut être localement élevé. Enfin, les pollens de mûrier, actuellement concentrés sur le pourtour méditerranéen, gagneront sans doute du terrain dans les prochains jours. Et le RNSA de conclure: "seule la pluie pourra apporter un répit bien mérité pour les allergiques".

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  • Le PSG qualifié en finale de Coupe de France après sa victoire face à Lorient

    Le Monde.fr avec AFP | 19.04.2016 à 23h19 • Mis à jour le 19.04.2016 à 23h31   Lien

    Les Parisiens se sont imposés sur la pelouse de Lorient 1 but à 0, grâce à une réalisation de Zlatan Ibrahimovic.

    Le Paris SG s’est difficilement qualifié pour la finale de la Coupe de France, en s’imposant mardi 19 avril en demi-finales sur la pelouse de Lorient 1 but à 0, grâce à une réalisation de Zlatan Ibrahimovic (75e).

    Le club parisien disputera sa deuxième finale de rang, le 21 mai au Stade de France contre Marseille ou Sochaux, qui s’affrontent mercredi soir au stade Bonal dans la seconde demi-finale.

    Le PSG, éliminé de la Ligue des champions il y a sept jours sur la pelouse de Manchester City, est toujours en course pour rééditer le triplé historique Championnat-Coupe de France-Coupe de la Ligue, réalisé la saison passée. Assurés d’un quatrième titre consécutif de champion de France, les hommes de Laurent Blanc disputeront samedi la finale de la Coupe de la Ligue contre Lille au Stade de France.

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  • 80 parlementaires se partagent 1,5 million d’euros d’indemnités illégales

    80 parlementaires se partagent 1,5 million d’euros d’indemnités illégales

          Lien

    Après avoir expliqué comment des parlementaires ont pu s’enrichir personnellement en profitant de l’argent de l’IRFM, l’Association pour une démocratie directe dénonce le fait que 80 parlementaires, appelés « les dignitaires » de l’Assemblée nationale et du Sénat, se partagent 1,5 million d’euros annuels en indemnités illégales.

    Alors que la loi organique de 1958 et les règlements [1] [2] des Assemblées parlementaires n’autorisent que deux indemnités pour un montant maximum de 6893,35 €, quatre-vingts parlementaires touchent une rallonge mensuelle défiscalisée pouvant aller jusqu’à 7057,55 €. Face à ce constat, l’Association pour une démocratie directe interpelle les Présidents des deux Assemblées parlementaires pour faire cesser au plus vite le versement de ces indemnités spéciales et demander le remboursement des trop-perçus.

    Attendu le caractère non légal des indemnités versées, les chiffres qui suivent sont des estimations des sommes perçues indûment. Il appartiendra aux questeurs des deux Assemblées de les corriger ou préciser.

    Montants des indemnités spéciales versées annuellement
    – par le Sénat : 1 087 667 €
    – par l’Assemblée nationale : 563 694 €

    Liste des « dignitaires » du Sénat et du montant de leur indemnité spéciale mensuelle
    – le Président : 7 057,55 €
    – les Questeurs : 4 132,29 €
    – les Vice-Présidents : 2 030,64 €
    – les Présidents de groupe : 2 030,64 €
    – Les Présidents de commission : 2 030,64 €
    – Les rapporteurs généraux : 2 030,64 €
    – les Présidents de délégation : 2 030,64 €
    – les Secrétaires : 695,81 €
    – le Président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques : 890,00 €
    et peut-être aussi un ancien Président du Sénat pour 4 320,00 €

    Liste des « dignitaires » de l’Assemblée nationale et du montant de leur indemnité spéciale mensuelle
    – le Président : 7 057,55 €
    – les Questeurs : 4 927,50 €
    – les Vice-Présidents : 1 022,42 €
    – Les Présidents des commissions permanentes : 866,22 €
    – La rapporteure générale de la commission des Finances : 866,22 €
    – la Présidente de la commission des affaires étrangères : 866,22 €
    – le Président de la commission chargée d’épurer les comptes : 866,22 €
    – le Président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques : 866,22 €
    – les Secrétaires : 681,61 €
    – le Président de la commission des immunités : 426,01 €

    TELECHARGEMENTS

    Télécharger le fichierLA LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DU SÉNAT DEMANDANT L’ARRÊT DES INDEMNITÉS ILLÉGALES

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  • Ses monarques cités dans l’affaire du 11 septembre, l’Arabie Saoudite menace les États-Unis

    usa-saoudite

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    Les relations entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite n’ont jamais été aussi tendues. Le président américains se trouve entre deux feux : d’un coté les familles des victimes du 11 septembre et les élus démocrates et républicains du Congrès américain cherchent à lever la censure sur les 28 pages du rapport de la commission d’enquête des attentats du 11 septembre 2001, d’un autre coté leur allié historique, l’Arabie Saoudite, souhaite que ces documents restent secrets.

    Pourquoi ?

    Une loi permettant aux citoyens américains d’attaquer en justice des Etats étrangers en cas d’attaque terroriste sur le sol américain dérange beaucoup les saoudiens. En effet, selon les aveux d’un terroriste français arrêté pour son implication dans les attentats du 11 septembre, « la famille royale saoudienne avaient versé des millions de dollars à Al-Qaïda dans les années 1990 ». De plus,15 des 19 pirates de l’air impliqués dans l’attentat étaient Saoudiens.

    Selon le New York Times, si les 28 pages en question seront publiées, le royaume saoudien risque de vendre pour 750 milliards de dollars en bons du Trésor américain, une somme qui effraye les américains. Une menace prise au sérieux par certains, mais pas d’autres. Selon le sénateur John Cornyn, les saoudiens n’exerceront jamais cette menace. « Je ne comprends pas pourquoi ils sont sur la défensive. Ce n’est pas [un projet de loi] qui cible le gouvernement saoudien. A moins qu’il y ait quelque chose dans ces 28 pages classifiées qu’ils redoutent et dont nous n’avons pas connaissance », a-t-il indiqué.

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  • Texas : des chevaux sauvés

    in extremis des inondations

      22h01, le 19 avril 2016, modifié à 22h42, le 19 avril 2016
    Texas : des chevaux sauvés in extremis des inondationsDes inondations ont fait cinq morts, lundi, dans la région américaine de Houston, au Texas.@ STR / AFP

    Des chevaux emportés par le courant ont pu être sauvés in extremis par les secours, après les inondations qui ont frappé le Texas, lundi.

    Des inondations dans la région de Houston, au Texas, ont entraîné la mort d'au moins cinq personnes après de fortes chutes de pluie dans la journée de lundi. Plus d'un millier de personnes ont pu être secourues. Mais aussi... des chevaux.

    Une exploitation inondée. Une exploitation a en effet été totalement inondée, laissant les bêtes livrées à elles-mêmes, près de Humble, dans la banlieue de Houston. Une vidéo de la chaîne américaine NBC News montre ainsi un équidé se débattre pour rester à la surface. Après avoir été pris en charge par une équipe de secours, le cheval a finalement pu être raccompagné sur la terre ferme, sain et sauf.

    "Lorsqu'ils sont confrontés à l'inconnu, les chevaux peuvent paniquer et prennent souvent les mauvaises décisions. Mais ils vont aussi suivre le troupeau. Donc si un cheval de tête prend la bonne direction, le reste des chevaux aura tendance à le suivre", a expliqué une vétérinaire présente sur place. 

    Par Rédaction Europe1.fr
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  • France Télévisions : la motion de défiance contre Michel Field adoptée à une forte majorité

    Le Monde.fr avec AFP | 19.04.2016 à 21h28 • Mis à jour le 19.04.2016 à 21h54

     

    La pression contre Michel Field se précise à France Télévisions. Les rédactions de France 2, France 3 et du site Francetv info ont adopté, mardi 19 avril à une majorité de 65 % des voix, la motion de défiance contre le directeur de l’information, dont ils fustigent les méthodes. M. Field, qui avait exclu de démissionner avant le vote, sort incontestablement fragilisé de cette consultation.

    Lire aussi :   France Télévisions : Michel Field n’a « pas l’intention de démissionner »

    Contactée par l’Agence France-Presse (AFP), la direction de France Télévisions s’est refusée à tout commentaire sur le résultat du vote contre le directeur de l’information nommé par la présidente Delphine Ernotte en décembre.

    Inquiétudes sur le projet de fusion des rédactions

    A la question « Faites-vous confiance à Michel Field pour diriger l’information de France Télévisions ? », 65,14 % des journalistes ont répondu « non », 18,26 % ont répondu « oui » ; et 16,60 % « ne se prononce pas », ont fait savoir les sociétés des journalistes de France 2, France 3 et Francetv info. Le taux de participation a été de 67 %.

    Les sociétés de journalistes (SDJ) avaient décidé d’organiser ce vote pour protester contre « le mépris, la désinvolture et parfois la grossièreté affichés par le directeur de l’info ». Elles dénonçaient également « l’absence de réponses concrètes aux multiples interrogations suscitées par le projet de chaîne d’info publique » ou encore l’épineux dossier de fusion des rédactions de France 2 et France 3, engagé par l’équipe précédente et repris par M. Field.

    Lire aussi :   Comment Delphine Ernotte gère la crise Michel Field

    « Chaque rédaction a son cheval de bataille : France 3 l’arrêt de la fusion, France 2 la défense de ses magazines, et Francetv info le nom de la future chaîne tout-info qui est aussi une offre numérique. Mais nous avons tous en commun la volonté d’offrir au public une offre diversifiée », avait souligné la SDJ de France 3 dans un courriel envoyé lundi aux journalistes de la chaîne.

    « L’arme ultime de nos rédactions »

    « C’est une position nouvelle et forte en commun. Elle justifie que nous restions unis », poursuivait la SDJ, qui n’avait toutefois pas donné de consigne de vote aux journalistes. « On déclenche ce qui est pour quelques journalistes l’arme ultime de nos rédactions », avait expliqué la semaine dernière Manuel Tissier, le président de la SDJ de France 2.

    Les sentiments étaient partagés selon lui entre des journalistes qui pensent qu’une motion est « surdimensionnée » et d’autres qui estiment qu’« on a atteint un point de non-retour ».

    « Il n’y a pas eu de dialogue depuis l’arrivée de Michel Field », regrettait Bastien Hugues, de la SDJ de Francetv info. Le jeune site s’était mis en grève au début du mois, pour la première fois depuis sa création, pour protester contre le nom pressenti pour la future chaîne d’info, « France Info », de crainte qu’il ne nuise à sa marque.

    Lire aussi :   A France Télévisions, Michel Field dans la tourmente

    « J’entends le malaise »

    « Quand il y a une motion de défiance, c’est un singulier rappel à l’ordre (…). On écoute ce que cela veut dire et on y répond », avait réagi M. Field dans un entretien au Parisien ce week-end. « Je n’ai pas l’intention de démissionner », avait-il prévenu, assurant que « quel que soit le résultat du vote, [il] entend[ait] le malaise et les critiques ».

    L’ancien journaliste, nommé en décembre à la tête de l’information, a reconnu certaines erreurs : « Il s’agit de tisser un lien que je n’ai pas su tisser à mon arrivée. J’hérite d’une immensité de dossiers simultanés », s’était-il justifié. En signe d’apaisement, M. Field a également renoncé au projet de confier à un producteur extérieur l’une des émissions politiques de la rentrée.

    Une motion de défiance n’est pas synonyme de départ. En 2012, la rédaction nationale de France 3 en avait voté une contre le patron de l’information d’alors, Thierry Thuillier. La SDJ de France 3 l’accusait de « favoriser systématiquement France 2 concernant la couverture commune des événements politiques et internationaux ». Pour autant, M. Thuillier n’est parti qu’en 2015.

    A Radio France, le président Mathieu Gallet a aussi survécu à une motion de défiance au printemps 2015, votée par les salariés au cours d’une grève historique.

    Lire aussi :   A France Télévisions, les rédactions grondent

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  • France Télévisions : la motion de défiance contre Michel Field adoptée à une forte majorité

    Le Monde.fr avec AFP | 19.04.2016 à 21h28 • Mis à jour le 19.04.2016 à 21h54

     

    La pression contre Michel Field se précise à France Télévisions. Les rédactions de France 2, France 3 et du site Francetv info ont adopté, mardi 19 avril à une majorité de 65 % des voix, la motion de défiance contre le directeur de l’information, dont ils fustigent les méthodes. M. Field, qui avait exclu de démissionner avant le vote, sort incontestablement fragilisé de cette consultation.

    Lire aussi :   France Télévisions : Michel Field n’a « pas l’intention de démissionner »

    Contactée par l’Agence France-Presse (AFP), la direction de France Télévisions s’est refusée à tout commentaire sur le résultat du vote contre le directeur de l’information nommé par la présidente Delphine Ernotte en décembre.

    Inquiétudes sur le projet de fusion des rédactions

    A la question « Faites-vous confiance à Michel Field pour diriger l’information de France Télévisions ? », 65,14 % des journalistes ont répondu « non », 18,26 % ont répondu « oui » ; et 16,60 % « ne se prononce pas », ont fait savoir les sociétés des journalistes de France 2, France 3 et Francetv info. Le taux de participation a été de 67 %.

    Les sociétés de journalistes (SDJ) avaient décidé d’organiser ce vote pour protester contre « le mépris, la désinvolture et parfois la grossièreté affichés par le directeur de l’info ». Elles dénonçaient également « l’absence de réponses concrètes aux multiples interrogations suscitées par le projet de chaîne d’info publique » ou encore l’épineux dossier de fusion des rédactions de France 2 et France 3, engagé par l’équipe précédente et repris par M. Field.

    Lire aussi :   Comment Delphine Ernotte gère la crise Michel Field

    « Chaque rédaction a son cheval de bataille : France 3 l’arrêt de la fusion, France 2 la défense de ses magazines, et Francetv info le nom de la future chaîne tout-info qui est aussi une offre numérique. Mais nous avons tous en commun la volonté d’offrir au public une offre diversifiée », avait souligné la SDJ de France 3 dans un courriel envoyé lundi aux journalistes de la chaîne.

    « L’arme ultime de nos rédactions »

    « C’est une position nouvelle et forte en commun. Elle justifie que nous restions unis », poursuivait la SDJ, qui n’avait toutefois pas donné de consigne de vote aux journalistes. « On déclenche ce qui est pour quelques journalistes l’arme ultime de nos rédactions », avait expliqué la semaine dernière Manuel Tissier, le président de la SDJ de France 2.

    Les sentiments étaient partagés selon lui entre des journalistes qui pensent qu’une motion est « surdimensionnée » et d’autres qui estiment qu’« on a atteint un point de non-retour ».

    « Il n’y a pas eu de dialogue depuis l’arrivée de Michel Field », regrettait Bastien Hugues, de la SDJ de Francetv info. Le jeune site s’était mis en grève au début du mois, pour la première fois depuis sa création, pour protester contre le nom pressenti pour la future chaîne d’info, « France Info », de crainte qu’il ne nuise à sa marque.

    Lire aussi :   A France Télévisions, Michel Field dans la tourmente

    « J’entends le malaise »

    « Quand il y a une motion de défiance, c’est un singulier rappel à l’ordre (…). On écoute ce que cela veut dire et on y répond », avait réagi M. Field dans un entretien au Parisien ce week-end. « Je n’ai pas l’intention de démissionner », avait-il prévenu, assurant que « quel que soit le résultat du vote, [il] entend[ait] le malaise et les critiques ».

    L’ancien journaliste, nommé en décembre à la tête de l’information, a reconnu certaines erreurs : « Il s’agit de tisser un lien que je n’ai pas su tisser à mon arrivée. J’hérite d’une immensité de dossiers simultanés », s’était-il justifié. En signe d’apaisement, M. Field a également renoncé au projet de confier à un producteur extérieur l’une des émissions politiques de la rentrée.

    Une motion de défiance n’est pas synonyme de départ. En 2012, la rédaction nationale de France 3 en avait voté une contre le patron de l’information d’alors, Thierry Thuillier. La SDJ de France 3 l’accusait de « favoriser systématiquement France 2 concernant la couverture commune des événements politiques et internationaux ». Pour autant, M. Thuillier n’est parti qu’en 2015.

    A Radio France, le président Mathieu Gallet a aussi survécu à une motion de défiance au printemps 2015, votée par les salariés au cours d’une grève historique.

    Lire aussi :   A France Télévisions, les rédactions grondent

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  • Interview

    Minima sociaux : «Ce n’est pas de l’assistanat mais de l’investissement»

    Par Lilian Alemagna 17 avril 2016 à 18:42     Lien
     
     

     

     

    Christophe Sirugue en 2013. Photo Jacques Demarthon. AFP    lien

     

    Auteur d'un rapport qu'il remet lundi au Premier ministre, le député PS Christophe Sirugue propose une sorte de revenu minimum d'existence.

     

     

    Le député PS de Saône-et-Loire et ancien maire de Chalon-sur-Saône Christophe Sirugue propose une restructuration des aides.

    Pourquoi vouloir, aujourd’hui, réformer les minima sociaux ?

    Parce qu’il existe un réel besoin de lisibilité de nos dispositifs, de plus d’équité, et de favoriser l’accès aux droits sociaux. Il est essentiel de remettre de la cohérence dans un système où, parfois, à ressources équivalentes, on constate des situations très différentes.

    Quelles sont vos pistes ?

    Je propose tout d’abord de supprimer la barrière d’âge pour les jeunes. Que toute personne puisse, dès ses 18 ans, bénéficier de ces allocations sans attendre ses 25 ans. Ensuite, je soumets au gouvernement trois scénarios possibles. Le premier est le maintien des dispositifs existants, corrigés dans leurs paramètres, en allongeant par exemple certaines durées selon les allocations. Le deuxième propose de fusionner plusieurs dispositifs pour n’en garder que cinq : un RSA conforté, l’allocation de solidarité spécifique (ASS), verrait son montant augmenté mais sa durée limitée à deux ans, l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI) serait regroupée avec celle pour les adultes handicapés (AAH). On ne toucherait ni à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) ni à celle destinée aux demandeurs d’asile. Enfin, la troisième piste – celle que je recommande – propose de fusionner tous les minima sociaux dans une couverture-socle avec deux compléments : une personne âgée de plus de 18 ans en situation de précarité bénéficierait ainsi d’une allocation de 400 euros, complétée selon si c’est une personne âgée et/ou en situation de handicap, ou qu’elle se trouve en situation d’insertion professionnelle. Cette solution apporte plus de clarté, de cohérence et d’égalité.

    C’est l’idée d’un revenu minimum d’existence ?

    En quelque sorte. Tout le monde aurait ainsi une couverture-socle commune et une aide pour s’en sortir. On ne peut pas traiter la question des minima sociaux sans aborder la question de l’insertion, malheureusement mise à mal ces dernières années. Pour que les départements poursuivent leurs politiques d’insertion, je préconise une recentralisation du RSA à 80% [non à 100% comme laissé entendre par le gouvernement, ndlr], l’obligation d’une certaine proportion de crédits destinés à l’insertion et je formule l’idée d’un droit opposable à l’accompagnement.

    Ne craignez-vous pas d’être attaqué par l’opposition qui, dès qu’on parle «allocations», répond «assistanat» ?

    On entend cet argument depuis vingt ans… Pour quel résultat ? Aujourd’hui, des personnes se retrouvent totalement exclues, en situation d’extrême précarité et personne n’a apporté la preuve que l’économie, toute seule, était capable de surmonter ces difficultés sociales. Ce discours convenu de la droite ne correspond pas à la réalité, notamment chez les plus jeunes dont l’obtention d’un diplôme, lorsqu’il y a une situation de rupture familiale, n’est plus une garantie contre la précarité.

    Supprimer la barrière d’âge de 25 ans pour la ramener à 18 ans, cela risque de coûter cher, non ?

    De l’ordre de 3,5 milliards d’euros. C’est pour cela que je ne demande pas à ce que ces mesures s’appliquent au 1er janvier 2017. Il faut d’abord étudier les choses. Mais c’est aujourd’hui indispensable : acceptons à gauche de dire qu’empêcher de voir un jeune commencer sa vie dans la précarité, ce n’est pas de l’assistanat mais de l’investissement.

    Lilian Alemagna
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