• Au moins six morts dans un double attentat en Somalie

     

    Au moins six personnes ont été tuées dans un double attentat à la voiture piégée qui a visé, dimanche 31 juillet au matin, le quartier général du département des enquêtes criminelles de la police en Somalie, dans le centre de la capitale Mogadiscio.

    Selon un responsable sécuritaire, Ibrahim Mohamed, « les éléments terroristes ont lancé deux voitures remplies d’explosifs sur le quartier général du CID [criminal investigations department] ». Les médias locaux ont indiqué que des échanges de coups de feu avaient suivi les deux explosions. L’attaque a également coûté la vie à sept assaillants. « Certains ont été tués par les forces de sécurité et d’autres se sont fait exploser », a déclaré le ministre de la sécurité somalien, Abdirasak Omar Mohamed, lors d’une conférence de presse. « Cinq civils qui se trouvaient dans la rue sont morts ainsi qu’un policier, le bilan total est donc de 13 morts », a-t-il ajouté.

    Le département des enquêtes criminelles est situé près du carrefour KM4, un lieu très fréquenté du centre de Mogadiscio. Des personnes soupçonnées d’appartenir au groupe islamiste radical des Chabab sont régulièrement détenues au sein du CID.

    Les Chabab, auteurs de nombreuses attaques à la voiture piégée

    C’est la deuxième attaque d’envergure cette semaine à Mogadiscio. Mardi, au moins treize personnes avaient été tuées près de l’aéroport dans un double attentat-suicide à la voiture piégée, revendiqué par les Chabab. Ces derniers utilisent régulièrement pour leurs attaques des véhicules piégés, dont l’explosion précède souvent l’entrée en action d’un commando lourdement armé pour faire le plus de victimes possible.

     

    Des Chabab, qui ont fait vœu d'allégeance à Al-Qaida, à Mogadiscio, en octobre 2010.

    Les insurgés islamistes ont eu recours à ce mode opératoire contre certains des hôtels les plus en vue de Mogadiscio ces derniers mois. La dernière attaque en date, le 25 juin, contre l’hôtel Naasa Hablood, également situé près du carrefour KM4, avait coûté la vie à au moins onze personnes. Elle faisait suite trois semaines plus tôt à celle de l’hôtel Ambassador, dans le même quartier, qui avait fait dix morts, après un face-à-face de plus de douze heures entre les assaillants et les forces de sécurité.

    Confrontés à la puissance de feu supérieure de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), déployée en 2007 et forte de 22 000 hommes, les Chabab ont été chassés de Mogadiscio en août 2011. Ils ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions, mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent jusque dans la capitale.

    Lire aussi : Somalie : les obstacles s’accumulent sur la route des élections

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    Explosion sous marine à Marseille :

    77 passagers débarqués d'un ferry

     

    par Rédaction de France Info dimanche 31 juillet 2016 14:29

     

     

    Soixante dix sept passagers en partance pour la Sardaigne ont été débarqués du Jean Nicoli à Marseille. Une explosion sous marine avait été entendue ce matin à l'avant du ferry à quai.

     

    Les plongeurs de la gendarmerie maritime ont exploré la coque du navire. Aucune fissure n'a été détectée. Des chiens spécialisés dans la recherche d'explosifs sont en train de fouiller le ferry.

    Il pourrait s'agir d'un obus de la seconde guerre mondiale. la direction de la compagnie Corsica Linea doit communiquer en fin d'après midi.

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    Croissance atone en France après le trimestre de toutes les difficultés : voilà pourquoi ça pourrait malheureusement durer

    Alors que la croissance française avait connu une hausse de 0,6% au cours du premier trimestre de cette année, celle-ci est nulle pour le second trimestre selon l'Insee. En cause : le blocage des raffineries dans le cadre des manifestations contre la loi Travail, le tassement de l'investissement, mais surtout l'essoufflement de la consommation.  

    Douche froide

    Publié le 30 Juillet 2016      LIEN

    Croissance atone en France après le trimestre de toutes les difficultés : voilà pourquoi ça pourrait malheureusement durer 

    Atlantico : Selon une annonce faite ce vendredi par l'Insee, la croissance française a été nulle au 2ème trimestre, en dépit des prévisions de hausse faites par le même institut (+0,3%). Qu'est-ce qui explique cette stagnation de la croissance française ? Où réside l'erreur d'analyse faite par l'Insee dans ses prévisions ? 

    Christopher Dembik : Il faut déjà rappeler, en préambule, que faire des prévisions économiques reste un exercice extrêmement difficile. On prête souvent attention aux prévisions qui sont communiquées mais, dans les faits, elles s’avèrent rarement justes puisqu’il y a toujours un ou plusieurs facteurs qui ont été mal pondérés.

    Dans le cas présent, il était par exemple impossible de prévoir l’impact du blocage des raffineries sur l’activité économique. En outre, bien qu’un tassement de l’investissement fût anticipé, il s’est avéré que la tendance est plus négative que prévu. Enfin, ce qui me paraît être le point le plus crucial, la consommation, qui est traditionnellement la soupape de sécurité de l’économie française, montre des signes inquiétants d’essoufflement. Il faudra attendre le troisième trimestre et surveiller les prochaines données concernant les dépenses de consommation de biens durables, qui permettent d’anticiper l’évolution de la croissance, afin de savoir si ce mouvement est durable, ce dont je doute à titre personnel.

    D'après Eurostat, la croissance de la zone euro au 2ème trimestre de cette année a été divisée par deux, pour atteindre 0,3%. La stagnation de la croissance française présente-t-elle des origines structurelles ou bien est-elle la résultante de la situation dans la zone euro au cours de cette période ? Tous les pays européens sont-ils impactés de la même manière par cette stagnation de la croissance ? 

    On constate un essoufflement certain de la dynamique de croissance en zone euro depuis le début de l’année. Tous les indicateurs avancés confirment que ce mouvement devrait se poursuivre au moins jusqu’à la fin de l’année. Dans l’ensemble, les faibles performances enregistrées au premier trimestre ne constituent pas un trou d’air mais bien une tendance de fond qui risque de s’accentuer. La confiance des consommateurs au niveau de l’eurozone commence à faiblir tout comme la confiance des industriels, ce qui veut dire moins d’investissements, donc moins de création de richesses à long terme.

    Il sera aisé de blâmer le Brexit pour la faible croissance mais, dans les faits, le résultat du référendum britannique ne va faire qu’accélérer un processus qui était déjà enclenché depuis plusieurs mois. Bien qu’il faille être prudent avec les prévisions, Bloomberg considère que le Brexit ne devrait faire chuter le PIB de la zone euro que de 0,1 point de base cette année. L’effet immédiat est donc marginal, ce qui me paraît correspondre à la réalité.

    On notera toutefois que l’Allemagne est un cas un peu à part au sein de la zone euro, au moins pour le moment. Malgré la hausse du salaire minimum, la dynamique positive n’a pas été enrayée. En revanche, on peut être plus dubitatif sur l’évolution à moyen terme de la croissance du pays qui pourrait être pénalisée par la crise des migrants. L’Allemagne a fait le choix d’accueillir massivement des migrants pour lutter contre le déclin démographique, mais elle n’a pas tenu compte d’un élément crucial, à savoir l’employabilité des migrants. Dans bien des cas, ceux-ci vont difficilement réussir à s’intégrer sur le marché du travail domestique et pourraient entraîner un surcoût au niveau des dépenses sociales.

    Enfin, notons le différentiel de croissance qui se creuse entre l’Europe occidentale et les pays d’Europe centrale et orientale où l’activité demeure solide. Malgré un faux pas au premier trimestre, la croissance polonaise devrait atteindre 3,2% cette année, ce qui devrait faire des envieux. La dynamique est très clairement du côté de l’Est de l’Europe, ce que les entreprises françaises ont déjà bien compris en cherchant à s’implanter davantage sur ce marché.

    Au regard du contexte actuel (Brexit, attentats, etc.), la stagnation de la croissance française est-elle une tendance qui pourrait se confirmer, voire s'aggraver ? Quelles solutions pourraient être mises en place pour éviter qu'une telle situation ne perdure ? 

    La croissance économique française va rester faible mais le pari du gouvernement d’atteindre une hausse du PIB de 1,5% cette année est tout à fait jouable. En revanche, tout le monde a conscience qu’une croissance au-dessus de 2%, voire de 2,5% à court et à moyen termes, reste compliquée. Pour espérer renouer avec une telle période dorée, il faudrait mettre en place des réformes structurelles qui permettent d’accroître les gains de productivité.

    En France, on se focalise beaucoup sur la compétitivité mais le vrai problème de l’économie française, c’est la productivité. Comme dans la plupart des pays occidentaux, avec quelques exceptions près comme l’Espagne récemment, les gains de productivité sont en baisse depuis les années 1990. C’est un mouvement structurel de fond qui limite la croissance du PIB potentiel.

    Pour accroître les gains de productivité, il faudrait rattraper notre retard en termes de robotisation et mieux former la population active aux nouvelles technologies. Toutes les enquêtes Pisa de l’OCDE concluent que la France est le mauvais élève en la matière. Quand on parle de nouvelles technologies, il ne s’agit pas de seulement maîtriser l’outil informatique, mais également toutes les innovations récentes comme le codage ou encore le Big Data. En parallèle, il faudra certainement reconnaître qu’une partie de la population, actuellement au chômage, ne retrouvera pas d’emploi stable et suffisamment bien rémunéré en dépit de toutes les formations qui peuvent être proposées. C’est pourquoi un Etat protecteur reste nécessaire en France alors qu’on envisage de couper dans les dépenses sociales. Le grand défi des prochaines années pour les responsables politiques, c’est l’éducation et la formation professionnelle continue.

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  • Martinique : mandats d’arrêt après la disparition d’un Marocain assigné à résidence

    Le Monde.fr avec AFP | 29.07.2016 à 05h37 • Mis à jour le 29.07.2016 à 08h15     LIEN

     

    Des mandats d’arrêt national et international ont été émis à l’encontre du Marocain Rachid Rafaa, qui s’est soustrait aux obligations de son assignation à résidence en Martinique, depuis mercredi, a-t-on appris de source judiciaire jeudi 28 juillet au soir.

    Le procureur de la République Eric Corbaux a confirmé l’ouverture d’une instruction judiciaire et annoncé l’émission « de mandats d’arrêt national et international », à l’encontre de Rachid Rafaa, dans un communiqué. M. Rafaa, 40 ans, était assigné à résidence dans la commune du Morne-Rouge depuis le 15 mai 2014, par décision administrative prise dans le cadre d’un arrêté ministériel d’expulsion.

    « Toutes les pistes sont explorées »

    « A ce stade, toutes les pistes sont explorées et des contacts ont d’ores et déjà été pris avec les Etats voisins », précise le communiqué, publié à l’issue d’une réunion avec le préfet Fabrice Rigoulet-Roze, le procureur de la République et les forces de sécurité, pour faire le point de la situation alors que les « recherches se poursuivent pour retrouver l’individu ».

    Selon une fiche de renseignement et de recherches de la gendarmerie nationale circulant sur les réseaux sociaux, « les autorités marocaines le soupçonnent d’être lié à des responsables d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Il les aurait aidés à diffuser leurs messages via Internet ».

    Ce soupçon est partagé par les services français de lutte contre le terrorisme, qui considèrent que cet homme est connu pour « son appartenance à la mouvance djihadiste internationale », indique également cette fiche.

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  • Prêtre tué en France

    31 juillet 2016 07:36; Act: 31.07.2016 09:21         LIEN

    Les catholiques invitent les musulmans à la messe

    Vivre la fraternité, se recueillir ensemble dans le même lieu de culte: voilà à quoi sont appelés les fidèles, dimanche.

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    Le cousin d'Abdel M. P., l'un des deux auteurs de l'attaque djihadiste, a été déféré dimanche en vue de sa mise en examen. (Dimanche 31 juillet 2016)
     
    Le cousin d'Abdel M. P., l'un des deux auteurs de l'attaque djihadiste, a été déféré dimanche en vue de sa mise en examen. (Dimanche 31 juillet 2016) Des dizaines de fidèles musulmans ont franchi les portes des églises pour prier avec les catholiques à la mémoire du père Jacques Hamel, comme ici à Rouen. (Dimanche 31 juillet 2016) Des dizaines de fidèles musulmans ont franchi les portes des églises pour prier avec les catholiques à la mémoire du père Jacques Hamel, comme ici à Saint-Leu. (Dimanche 31 juillet 2016) Des dizaines de fidèles musulmans ont franchi les portes des églises pour prier avec les catholiques à la mémoire du père Jacques Hamel, comme ici à Nice. (Dimanche 31 juillet 2016) Gestes de solidarité et de fraternité, samedi, dans l'église même où s'est produit l'attentat, à Saint-Etienne-du-Rouvray. (30 juillet 2016) Des manifestations ont réuni chrétiens et musulmans dans plusieurs villes de France. (Samedi 30 juillet 2016) Des manifestations ont réuni chrétiens et musulmans dans plusieurs villes de France. (Samedi 30 juillet 2016) Hommage au Père Hamel dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray. (Vendredi 29 juillet 2016) Un dialogue surréaliste s'est engagé dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, après l'assassinat du prêtre, entre les djihadistes et les deux religieuses retenues à l'intérieur de l'édifice, selon un témoignage des nones. (Samedi 29 juillet 2016) Les fidèles ont tenu à partager un moment de fraternité en se rendant successivement à l'église Sainte-Thérèse et à la mosquée Yahia vendredi 29 juillet 2016. La sécurité est maximale alors qu'un hommage solennel est rendu au père Hamel. (Jeudi 28 juillet 2016) Saint-Etienne-du-Rouvray rend un hommage solennel à son prêtre assassiné. (Jeudi 28 juillet 2016) Les obsèques du Père Hamel doivent avoir lieu mardi 2 août. (Jeudi 28 juillet 2016) Le second tueur de l'attaque djihadiste de mardi dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray a été «formellement identifié». Il était fiché «S». (28 juillet 2016) Le deuxième tueur a été identifié jeudi. Les représentants des cultes en France ont demandé mercredi à François Hollande que les lieux de culte fassent l'objet d'une plus grande attention de la part des autorités en matière de sécurité. De Gauche à droite: Rabbi Haim Korsia, Grand Rabbin de France / Joel Mergui, président du consistoire central israélite de France /Olivier Reigen Wang-Genh, président de l'union bouddhiste de France / Francois Clavairoly ,président de la fédération des pasteurs en France / Dalil Boubakeur,'Récteur de la Grand Mosquée de Paris / Grigorios Ioannidis General Vicar de l'église orthodoxe / le cardinal français, Andre Vingt-Trois et Ahmet Ogras, vice-présidents du Conseil français du culte musulman. L'un des deux assaillants a été formellement identifié. Deux fois, il a essayé de se rendre en Syrie en 2015. Placé en détention provisoire, il avait été libéré sous la «surveillance» d'un bracelet électronique. (photo prétexte) La police a procédé à deux perquisitions et à une interpellation à Saint-Etienne-du-Rouvray. (mardi 26 juillet 2016) Soeur Danièle était dans l'église au moment où les assaillants ont fait irruption. France 2 a recueilli son témoignage. Elle raconte qu'ils ont forcé le prêtre à s'agenouiller et qu'ils ont crié: «Vous les chrétiens, vous nous supprimez». (mardi 26 juillet 2016) Une photo non-datée de la victime de cette attaque, le prêtre Jacques Hamel. Le père Hamel a été tué en célébrant une messe matinale, à laquelle assistaient trois religieuses et un couple de paroissiens, dont le mari a été grièvement blessé à la poitrine. «Ce sont les catholiques qui ont été frappés, mais ce sont tous les Français qui sont concernés», a déclaré le président François Hollande. (mardi 26 juillet 2016) Venu rapidement sur place, il a appelé le pays à la «cohésion» et à faire «un bloc que personne ne doit pouvoir fissurer».(mardi 26 juillet 2016) François Hollande à Saint-Étienne-du Rouvray. (mardi 26 juillet 2016) Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a appelé les Français à rester «unis» mardi après la prise d'otages (...) qui vient s'ajouter à d'autres actes barbares» (mardi 26 juillet 2016) La police a mis tout le quartier sous haute surveillance. (Mardi 26 juillet 2016) Des opérations de déminage et de sécurisation de l'église étaient toujours en cours à la mi-journée. (Mardi 26 juillet 2016) L'attaque a eu lieu à Saint-Étienne-du Rouvray, dans la région Normandie. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête. (Mardi 26 juillet 2016) Le président français François Hollande et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve sont arrivés sur les lieux du drame à la mi-journée. (Mardi 26 juillet 2016) Le président français François Hollande et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve sont arrivés sur les lieux du drame à la mi-journée. (Mardi 26 juillet 2016) La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête. (Mardi 26 juillet 2016) Les deux preneurs d'otages, dont les motivations sont encore inconnues, sont morts lors d'une intervention de la police. (Mardi 26 juillet 2016) Un prêtre a été tué et un ex-otage se trouve entre la vie et la mort. (Mardi 26 juillet 2016)

    Alors que de nombreux rassemblements oecuméniques ont déjà eu lieu cette semaine en France, la communauté musulmane est invitée à se joindre dimanche aux messes qui auront lieu dans tout le pays, cinq jours après l'assassinat d'un prêtre par deux djihadistes dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, dans l'ouest.

    Samedi, à Bordeaux, environ 400 personnes de toutes confessions et les représentants des communautés catholique, protestante, bouddhiste, israélite et musulmane ont participé samedi à l'église Notre-Dame à «un temps de recueillement et de prière» à la mémoire du père Jacques Hamel. «C'est un moment important où toutes les religions doivent se réunir pour affronter cette aberration qui a touché hier les juifs, touche aujourd'hui les catholiques et touchera peut-être demain les musulmans, d'un terrorisme aveugle, nihiliste et destructeur, dont le but est de semer la division. La meilleure réponse est de se rencontrer, de distribuer une parole d'apaisement», a déclaré à la presse l'imam de la mosquée de Bordeaux, Tareq Oubrou.

    «Nous vaincrons par la fraternité»: toujours samedi, dans l'après-midi, une marche silencieuse a rassemblé à Lyon près de 400 personnes, musulmans, chrétiens et laïcs pour témoigner «d'une société unie face au terrorisme». Organisée au départ par trois associations, l'une de jeunes laïcs chrétiens, l'autre d'éducation populaire intervenant dans les banlieues lyonnaises et la dernière de laïcs musulmans, l'appel à cette marche a été notamment soutenu par le Conseil régional du culte musulman.

    Enfin, à Saint-Etienne-du-Rouvray, dans le lieu qui a abrité l'assassinat terroriste, le prêtre a ouvert grand les portes de sa paroisse samedi. «Vous êtes les bienvenus chez nous». C'est par ces paroles qu'il a accueilli des dizaines de fidèles musulmans, lors d'une veillée en mémoire du père Jacques Hamel. Une première pour ces croyants, «dans cette autre maison de dieu». En groupe, juste après la prière du Asr, qui marque la fin de l'après-midi, des fidèles musulmans sont venus témoigner leur solidarité auprès de la communauté catholique de Saint-Etienne. Sous le regard bienveillant du père Auguste Moanda, des musulmans en kamis et kufis, tenue traditionnelle portée pour la prière, se sont joints à quelque 400 catholiques sur les bancs de l'église Sainte-Thérèse du Madrillet.

    (nxp/afp)

     
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  • Donald Trump a passé un cap dans l'outrage aux musulmans américains en critiquant les parents d'un soldat tué en Irak

    Publication: 31/07/2016 09h46 CEST Mis à jour: 31/07/2016 09h46 CEST   LIEN
     
    TRUMP
     
     

    ETATS-UNIS - "Quand on pensait qu'il ne pouvait pas tomber plus bas", écrivent nos confrères du Huffington Post américain. Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump est ce week-end sur la défensive après avoir critiqué le père d'un soldat américain musulman tué en Irak.

    Khizr Khan, un avocat dont le fils Humayun était capitaine de l'armée de Terre et est mort au combat en 2004 en Irak, avait lancé jeudi un vibrant plaidoyer en faveur de Hillary Clinton à la tribune de la convention démocrate à Philadelphie, dénonçant des propos anti-musulmans et anti-immigrés de Donald Trump.

    "Vous n'avez rien sacrifié, vous n'avez perdu personne", avait lancé l'homme à l'adresse du candidat républicain. "Donald Trump passe son temps à salir la réputation des musulmans. Il manque de respect à d'autres minorités: les femmes, les juges, et même les responsables de son propre parti", avait-il affirmé.

    L'homme avait ensuite brandi une Constitution américaine, demandant à Donald Trump s'il avait même lu le document fondateur. Cette intervention de Khizr Khan, qui a émigré avec son épouse du Pakistan il y a plusieurs décennies et a depuis été naturalisé, avait été un moment marquant de la convention démocrate.

    Donald Trump a sèchement répliqué, selon des extraits publiés samedi d'une interview qui doit être diffusée dimanche sur la chaîne ABC. "Qui a écrit ça? Ce sont les plumes d'Hillary qui ont rédigé ça?", s'est interrogé le candidat républicain.

    Donald Trump a assuré avoir "fait beaucoup de sacrifices", répondant aux accusations de Khan avec ses arguments habituels. "Je travaille très, très dur. J'ai créé des milliers et des milliers d'emplois, des dizaines de milliers d'emplois, j'ai construit de grandes structures, j'ai eu un très grand succès. Je crois que j'en ai fait beaucoup", dit-il.

    Pire, l'homme d'affaires s'en est aussi pris à la mère du soldat, Ghazala Khan, qui était restée silencieuse à côté de son mari sur la scène de Philadelphie. "Si vous regardez sa femme, elle se tenait debout là-bas, elle n'avait rien à dire. Elle n'avait probablement pas le droit de dire quoi que ce soit", a dit Donald Trump sur ABC, sous-entendant que c'était à cause de sa religion.

    Cette dernière remarque a fait réagir Hillary Clinton. "J'ai été très émue de voir Ghazala Khan se tenir courageusement et dignement sur la scène en soutien à son fils jeudi soir", a déclaré la candidate dans un communiqué. "Tous les Américains doivent soutenir les Khan et toutes les familles qui ont perdu des enfants morts au service de leur pays", a-t-elle ajouté, sans citer Donald Trump.

    "Toute l'Amérique a ressenti ma douleur"

    La polémique gagnant en ampleur, le candidat républicain et le couple Khan se sont encore répondu à distance.

    "Bien que je déplore profondément la disparition de son fils, M. Khan, qui ne m'a jamais rencontré, n'a pas le droit de se tenir devant des millions de personnes et de déclarer que je n'ai jamais lu la Constitution (ce qui est faux)", a déclaré Donald Trump, qui a aussi pris soin de qualifier Humayun Khan de "héros".

    Mais les Khan ont peu goûté la réaction du candidat. "Lorsque j'étais debout là-bas, toute l'Amérique a ressenti ma douleur", a dit Madame Khan sur ABC, en expliquant qu'elle n'avait pas eu la force de parler. "Je ne sais pas de quel islam il a entendu parler. J'en suis désolée, il ne sait pas ce qu'est l'islam", a encore dit la mère.

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  • Panoramic

    Avec Messi et Suarez, le Barça poursuit

    sa préparation en s'offrant le Celtic (3-1)

    Mis à jourIl y a 6 heures

    Publiéle 30/07/2016 à 21:03           LIEN

    Dans cet article
    Celtic Glasgow
    FC Barcelone

    MATCHES AMICAUX - Le FC Barcelone a pris le meilleur sur le Celtic (3-1) lors d'un match amical disputé à Dublin dans le cadre de l'International Champions Cup. Arda Turan, Munir El Haddadi et Efe Ambrose contre son camp ont donné la victoire au club catalan, qui alignait au coup d'envoi Lionel Messi et Luis Suarez.

    Le Barça n'a pas eu à forcer son talent. Les Catalans ont facilement disposé du Celtic samedi, à Dublin, lors d'un match amical comptant pour l'International Champions Cup (3-1). Tout est allé très vite dans cette rencontre, les buts ayant tous été inscrits au cours d'une première période très animée. Rien d'illogique puisque Luis Enrique avait choisi de démarrer avec quelques-uns de ses titulaires, dont Luis Suarez et Lionel Messi. Idem du côté de la formation écossaise entraînée par Brendan Rodgers.

    [FULL-TIME]@celticfc V @FCBarcelona (1-3)
    ⚽️ Arda (11'), Ambrose (31' og), Munir (41') | Griffiths (29')

    Un Barça déjà en jambes

    Annoncé sur le départ, Arda Turan a rapidement ouvert le score d'une superbe frappe enroulée consécutive à un débordement d'Aleix Vidal (1-0, 11e). Dominés dans tous les secteurs, les Ecossais ont malgré tout réussi à égaliser peu avant la demi-heure de jeu. En voulant relancer proprement dans sa surface, le jeune José Antonio Martinez a manqué son contrôle non loin de ses six mètres, laissant Leigh Griffiths marquer dans le but vide (1-1, 29e).

    Deux minutes plus tard, alors qu'il était seul, Efe Ambrose a rendu la pareille au Barça en trompant son propre gardien à la suite d'un centre de Juan Camara (2-1, 31e). Largement supérieurs, les hommes de Luis Enrique ont conclu les 45 premières minutes par une nouvelle réalisation. Bien servi par Lionel Messi, Luis Suarez, particulièrement remuant sur le front de l'attaque, a réussi à trouver Munir El Haddadi, qui s'est chargé de terminer le mouvement collectif à bout portant (3-1, 41e).

    02:05
    International Champions Cup - Barcelone bat le Celtic avant la pause - Perform
     
     

    Les très nombreux changements effectués par les deux entraîneurs ont ensuite fait perdre en qualité la partie. Accroché dans la semaine sur la pelouse d'Astana pour le compte du troisième tour préliminaire aller de Ligue des champions (1-1), le Celtic ne s'est pas vraiment rassuré avant le retour qui aura lieu mercredi prochain. Le Barça a lui semblé déjà bien en jambes, à l'image de ses stars, qui ont montent en puissance durant cette phase de préparation.

    Celtic manager Brendan Rodgers speaking after today's game v @FCBarcelona : "Great education playing Barca." (MD)

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  • L'impôt à la source entrera

    bien en vigueur en 2018

     

    20 Minutes avec AFP

     

     

    Christian Eckert devait présenter le projet de loi sur le prélèvement de l'impôt à la source, qui doit être mis en oeuvre le 1er janvier 2018.

    Christian Eckert devait présenter le projet de loi sur le prélèvement de l'impôt à la source, qui doit être mis en oeuvre le 1er janvier 2018. - CHAMUSSY/SIPA

     

    DECLARATION D'IMPÔTS Le secrétaire d'Etat chargé du Budget a assuré que l'élection présidentielle 2017 n'aura aucune incidence sur cette réforme...

     

    Le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2018, ne sera pas remis en cause après la présidentielle 2017, a assuré le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert dans un entretien à paraître ce dimanche. « Nous prenons les dispositions nécessaires pour que cette réforme entre en vigueur en 2018 », a-t-il déclaré dans les quotidiens régionaux du groupe Ebra.

     

    >> A lire aussi : Impôt sur le revenu: Vous en saurez plus mercredi sur le prélèvement à la source (qui rencontre quelques problèmes)

    « Je suis persuadé que personne ne reviendra sur cette réforme, parce qu’elle est souhaitée par les Français, et qu’elle est souhaitable, juste et moderne », a-t-il ajouté. Une présentation par Christian Eckert du projet de prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, prévue mercredi en Conseil des ministres, avait dû être reportée en raison de l’attentat dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray.

     

    Ce projet consiste à ce que l’impôt sur le revenu soit prélevé par l’employeur, sur la base d’un taux d’imposition calculé et transmis par l’administration fiscale. Les revenus seront ainsi directement taxés chaque mois au titre de l’année en cours et non plus au titre de l’année précédente.

     

    Un nouveau taux possible en cours d’année

     

    « À partir des déclarations de revenus faites au printemps 2017, l’administration fiscale calculera le taux d’imposition effectif du foyer », a expliqué le ministre des Finances Michel Sapin dans Le Journal du dimanche. « Le contribuable en aura connaissance à l’été. Le fisc transmettra ce taux à l’employeur, la caisse de retraite, Pôle emploi… Qui prélèvera à partir de janvier et versera la somme au fisc », a-t-il détaillé.

     

    Au printemps 2018, les contribuables devront effectuer une nouvelle déclaration de revenus sur les gains de 2017 qui aboutira le cas échéant à « un nouveau taux applicable à la rentrée » avec à la clé, un remboursement « en cas de trop-perçu » ou un « reliquat » à payer dans le cas contraire.

     

    Comme c’est aussi le cas en Allemagne, les conjoints qui ont des écarts de revenus importants « pourront choisir un taux chacun au lieu du taux global de leur foyer ». En cas de changement d’activité ou de situation familiale, il sera possible de demander au fisc un nouveau taux en cours d’année. « L’administration le changera dans un délai de trois mois », a précisé Michel Sapin.

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  • A Cleveland, Ted Cruz défie une dernière fois Donald Trump

    LE MONDE | 21.07.2016 à 05h57 • Mis à jour le 21.07.2016 à 12h54 | Par Gilles Paris (Cleveland, envoyé spécial)

    LIEN

     

    Le sénateur du Texas, Ted Cruz, mercredi 20 juillet, devant les délégués républicains à Cleveland (Ohio).

    Au troisième soir de la convention du Parti républicain à Cleveland (Ohio), deux possibilités s’offraient mercredi 20 juillet aux jeunes prétendants à l’investiture républicaine défaits par Donald Trump mais qui n’ont pas abdiqué leur ambition : le ralliement sans panache ou l’obstination. Le gouverneur du Wisconsin Scott Walker et le sénateur de Floride Marco Rubio, qui s’est exprimé par le truchement d’une vidéo, ont choisi la première option, la plus confortable, devant une salle majoritairement acquise à l’homme d’affaires. Pas le sénateur du Texas Ted Cruz.

    Lire aussi :   Le Parti républicain en quête d’unité à Cleveland

    Soucieux de ne pas être associés à une éventuelle défaite, les deux premiers ont assuré une sorte de service minimal, déployant la plus grande part de leur énergie à attaquer la future candidate démocrate Hillary Clinton. Avec sans doute déjà en tête la prochaine course à l’investiture, ils ont limité au strict minimum les mentions du candidat officiel du Parti républicain : trois pour le gouverneur, contre deux pour le sénateur.

    Se voulant réaliste, M. Walker a rappelé le dilemme qui s’offre aux conservateurs restés hostiles au milliardaire. « Un vote autre que pour Donald Trump est un vote pour Hillary Clinton », a-t-il assuré, alors qu’il venait de faire répéter une bonne vingtaine de fois aux délégués que « l’Amérique mérite mieux ».

    Succédant à M. Rubio, M. Cruz s’est montré encore plus parcimonieux. Il n’a cité qu’une seule fois le nom du magnat de l’immobilier, au tout début de son intervention, lorsqu’il l’a félicité pour avoir été désigné officiellement candidat pour l’élection du 8 novembre. Le sénateur du Texas irait-il plus loin en appelant ouvertement ses partisans à voter pour le milliardaire en novembre ? C’était ce que voulait entendre le camp Trump, mais son attente a été déçue.

    « Levez-vous, parlez et votez selon votre conscience »

    Sans s’attarder à stigmatiser la candidate démocrate comme les orateurs qui l’avaient précédé, et en évitant soigneusement toute forme d’éloge des qualités qu’il pourrait reconnaître à M. Trump, M. Cruz a rappelé avec insistance à quels principes et à quelles valeurs un candidat républicain doit se remettre. Une façon détournée d’entretenir le doute sur les convictions conservatrices du milliardaire.

    Lire aussi :   La bataille perdue de l’ultraconservateur Ted Cruz

    « Si vous aimez votre pays et aimez vos enfants autant que je les aime, levez-vous, parlez et votez selon votre conscience », a tonné M. Cruz, impassible sous les huées, alors que le candidat investi, omniprésent depuis le début de la convention, faisait son apparition dans le carré réservé aux personnalités pour entendre le discours à venir de son fils cadet, Eric, et sans doute aussi pour tenter de voler la vedette au sénateur.

    M. Trump a donc pu entendre l’exhortation de M. Cruz : « Votez pour des candidats auxquels vous faites confiance pour défendre vos libertés et respecter la Constitution ! », sans que ce dernier mentionne une nouvelle fois le nom du candidat officiel du camp républicain.

    Le trouble causé par ce signe de défiance a contraint l’ancien speaker (président) de la Chambre des représentants Newt Gingrich, qui s’exprimait ensuite, à défendre la thèse hardie d’un malentendu, M. Trump répondant selon lui parfaitement au portrait-robot esquissé par M. Cruz. L’ancien héraut du « contrat » conservateur « pour l’Amérique », il y a deux décennies, n’a sans doute trompé personne.

    « Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve »

    Un peu plus tôt dans la journée, M. Cruz avait rassemblé ses partisans, en dehors du complexe qui abrite la convention, pour les remercier de l’engagement manifesté pendant sa campagne infructueuse. « Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve. Ce que je sais, c’est que nous avons l’obligation de suivre notre conscience. On parle beaucoup d’unité. Moi aussi je veux l’unité, mais l’unité doit se faire derrière des principes partagés, et pour défendre la liberté », a-t-il dit, souvent interrompu par les cris de « 2020 ! » lancés par ses partisans les plus déterminés, dans une allusion claire à la prochaine élection présidentielle. « L’histoire n’est pas finie », glissait Marc Hader, un délégué de l’Oklahoma.

    Un peu plus tôt, des huées interrompaient le constat glacial par le sénateur du Texas : « Nous avons un nominé. » Les cris de protestation se sont vite transformés en éclats de rire. Parce que cette journée était assurément placée sous le signe de la rivalité restée entière entre les deux hommes, l’avion privé de M. Trump, frappé des énormes lettres composant son nom, venait de glisser dans le ciel derrière la scène sur laquelle avait pris place M. Cruz.



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  • Pologne: messe du pape devant deux millions et demi de pèlerins

    AFP / JANEK SKARZYNSKI Le pape François arrive dans sa papamobile à Brzegi, près de Cracovie, le 31 juillet 2016, pour y célébrer une messe devant plus de 1,6 million de personnes

    François sonne dimanche la fin des Journées Mondiales de la Jeunesse et de sa visite chargée d'émotions en Pologne, y compris à Auschwitz et à Czestochowa, lors d'une messe où quelque 2,5 millions de fidèles se sont rendus, selon les organisateurs.

    "Pour l'instant, on estime la participation entre 2,5 et 3 millions", a déclaré à l'AFP Anna Chmura, porte-parole du Comité d'organisation.

    Cette indication dépasse nettement les estimations officieuses des services de sécurité qui situent la participation autour de 1,5 million. Les organisateurs avaient craint une participation réduite par rapport à leurs prévisions en raison d'une série d'attentats terroristes en Europe.

    Le pape est revenu dimanche matin à Brzegi, à une quinzaine de kilomètres de Cracovie, où il avait présidé la veille un grand rassemblement des participants aux Journées Mondiales de la Jeunesse, suivi d'un concert.

    Dimanche matin, il a béni deux bâtiments de la Caritas, un foyer pour personnes âgées et un dépôt de dons alimentaires distribués aux nécessiteux, à proximité de l'autel.

    AFP / JANEK SKARZYNSKI Le pape François arrive pour célébrer une messe au Campus Misericordiae à Brzegi, près de Cracovie, le 31 juillet 2016, au dernier jour des JMJ

    Il a fait ensuite un long tour à bord de la papamobile au milieu de groupes de jeunes enthousiastes, scouts, jeunes prêtres et familles avec enfants qui l'ont attendu toute la nuit à la belle étoile dans un vaste pré baptisé pour l'occasion Campus Misericordiae.

    Leur nombre a été estimé samedi soir par les organisateurs du côté de l'Eglise à 1,6 million de personnes. Les services de sécurité n'ont pas émis d'estimation.

    Des centaines de milliers de personnes y ont afflué, pour la majorité à pied, tout au long de la journée de samedi pour s'installer sous un soleil brûlant avec chaises, lits pliants et sacs de couchage.

    AFP / JANEK SKARZYNSKI La foule salue le pape François à son arrivée au Campus Misericordiae à Brzegi, près de Cracovie le 31 juillet 2016, dernier jour des JMJ

    Après avoir entendu trois témoignages de jeunes à qui la foi a donné des forces face à leurs problèmes - une Polonaise mondaine, un chrétien syrien d'Alep, et un ex-drogué paraguayen - François les a mis en garde contre le risque de confondre "le divan et le bonheur". Autrement dit, de se contenter d'un confort personnel douillet sans se préoccuper des autres pour se retrouver "étourdis et abrutis tandis que d’autres –peut-être plus éveillés, mais pas les meilleurs– décident de l’avenir pour nous".

    Le premier pape latino-américain risquait un accueil tiède dans la patrie de son prédécesseur charismatique Jean Paul II, mais il a rapidement conquis les foules venues à sa rencontre.

    - Divan et jeux vidéo -

    Ses discours et homélies n'étaient pas faits pour dire que tout va bien dans le meilleur des mondes, d'autant que le début de sa visite a été terni par l'assassinat d'un prêtre en France dans une église par deux jihadistes.

    AFP / WOJTEK RADWANSKI Le pape François et des jeunes sur l'estrade lors de la veillée le 30 juillet 2016, à Brzegi, près de Cracovie dans le cadre des Journées mondiales de la Jeunesse

    Encore dans l'avion, il a affirmé que le monde était "en guerre", puis, après avoir visité Auschwitz, il a averti que "la cruauté ne s'était pas arrêtée" à ce camp de la mort créé par les nazis allemands en Pologne occupée.

    Il a aussi abordé à plusieurs reprises la question des réfugiés, appelant à accueillir "ceux qui fuient la guerre et la faim", alors que le gouvernement conservateur polonais est réticent à accepter l'arrivée de migrants, invoquant des raisons de sécurité.

    Les jeunes ont été sommés de ne pas se considérer "comme des retraités à 23, 24 ou 25 ans", et à "ne pas confondre le bonheur avec un divan" et se laisser "étourdir et abrutir" par un confort douillet et les jeux vidéo.

    AFP / JANEK SKARZYNSKI Le pape François lors de sa visite au camp de concentration d'Auschwitz, le 29 juillet 2016

    C'est aux jeunes, a-t-il dit, qu'appartient d'enseigner aux adultes "à vivre ensemble dans la diversité, dans le dialogue, en partageant la multicultiralité non pas comme une menace mais comme une opportunité".

    L'un des moments les plus marquants de sa visite de cinq jours en Pologne restera sa visite à Auschwitz, où il a rencontré un groupe de rescapés. Auparavant, solitaire et recueilli, il a prié en silence, avant d'inscrire sa réaction à l'horreur de l'Holocauste dans le livre d'or: "Seigneur, aie pitié de ton peuple, Seigneur pardon pour tant de cruauté".

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