• Alors qu'Erdogan se défend sur les purges, dix-sept journalistes ont été placés en détention préventive en Turquie

     

    © Kayhan Ozer, Turkish presidential Press Office | Le 29 Juillet 2016, le président turc Recep Tayyip Erdogan, parlant au siège du Département des opérations spéciales de la police à Ankara.

     

    Texte par FRANCE 24

     

    Dernière modification : 30/07/2016      LIEN

     

    Alors que le président turc se défend des critiques occidentales sur les purges, 17 journalistes ont été placés en détention provisoire. Par ailleurs, Washington craint des relations diplomatiques plus difficiles avec Ankara.

     

    Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a rejeté avec véhémence vendredi les critiques occidentales contre les purges en cours au sein de l'armée et d'autres institutions après le putsch manqué du 15 juillet, laissant entendre que certains, aux États-Unis, se rangeaient du côté des comploteurs. Les purges visent les partisans de Fethullah Gülen, en exil aux États-Unis et accusé par le pouvoir turc d'être l'instigateur des événements du 15 juillet. Les pays occidentaux ont condamné le coup de force, dans lequel 246 personnes ont perdu la vie et plus de 2 000 autres ont été blessées, mais ils ont été surpris par l'ampleur des purges.

     

    Les purges sse poursuivent puisque dans le secteur de la presse,17 journalistes journalistes ont été placés en détention préventive pour leurs liens supposés avec Gülen et avec les auteurs de la tentative de coup d'État. Quatre d'entre eux ont été libérés. Le parquet d'Izmir, sur la mer Égée, a de son côté ordonné l'arrestation de 200 policiers.

     

    La purge a écarté de nombreux officiers avec lesquels Washington était en contact

     

    Selon le directeur américain du Renseignement James Clapper, la purge effectuée en Turquie a écarté de nombreux officiers avec lesquels Washington était en contact. "Cela a un impact, parce que (la purge) a affecté tous les segments de l'appareil de sécurité nationale en Turquie", a dit James Clapper jeudi soir. "Beaucoup de nos interlocuteurs ont été arrêtés. Il ne fait pas de doute que cela va rendre la coopération plus difficile avec les Turcs."

     

    S'exprimant au QG des forces spéciales à Ankara, qui a été fortement endommagé par les combats le soir du putsch, Recep Tayyip Erdogan a condamné vendredi les propos des Américains. Erdogan déplore que les États-Unis prennent "le parti des comploteurs. Le putschiste est déjà dans votre pays", a dit le chef de l'État en faisant allusion à Gülen, qui nie toute implication dans le coup de force et vit en exil en Pennsylvanie. "Ils (les détracteurs) disent 'Nous sommes inquiets pour l'avenir (de la Turquie). Mais de quoi ces personnes sont-elles inquiètes ? De savoir si le nombre d'arrestations va augmenter? S'il y a des coupables, ce nombre augmentera", a dit Erdogan, qui a échappé de peu aux putschistes alors qu'il se trouvait en vacances à Marmaris, sur la côte Méditerranéenne de la Turquie.  "L'attitude de beaucoup de pays et de leurs représentants sur la tentative de coup d'État en Turquie est une honte", a déclaré le président turc devant des centaines de partisans réunis à Ankara."Tout pays et tout dirigeant qui ne se préoccupe pas autant de la vie du peuple turc et de notre démocratie que de la vie des putschistes n'est pas notre ami", poursuivait Recep Tayyip Erdogan.

     

    La Turquie réorganise son armée

     

    La Turquie a entrepris de réorganiser son armée après le putsch manqué. Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, a annoncé lors d'un discours vendredi que les casernes d'où étaient partis des putschistes allaient être fermées, y compris une base aérienne proche d'Ankara qui avait servi aux comploteurs. Réuni jeudi pendant cinq heures, le Conseil militaire suprême (YAS), organe de supervision des forces armées en Turquie, a promu 99 colonels au rang de général ou d'amiral et placé 48 généraux à la retraite.

     

    Près de deux semaines après l'échec d'un coup d'État d'un groupe au sein de l'armée, qui a valu à près de 1 700 militaires, dont 40 % de généraux et amiraux, d'être congédiés pour conduite déshonorants, les principaux responsables de l'état-major sont maintenus à leur poste. A l'issue de la réunion du YAS, Recep Tayyip Erdogan, a fait savoir qu'il souhaitait que l'armée et les services secrets (MIT) soient placés sous le contrôle de la présidence et non plus du Premier ministre.

     

    Le nombre d'employés du secteur public limogés depuis le putsch avorté dépasse désormais les 66 000, dont 43 000 dans l'enseignement, rapporte l'agence de presse officielle Anatolie.

     

    >> À lire sur France 24 : "La Turquie ferme les casernes et la base aérienne des putschistes"

     

    Plus de 18 000 personnes ont été placées en détention depuis l'échec du putsch, et, 9.677 attendent de passer en jugement. En outre, 50 000 passeports ont été confisqués. Le ministère du Travail dit quant à lui enquêter sur les agissements de 1 300 de ses agents, possiblement impliqués.

     

    Recep Tayyip Erdogan assure que les partisans de Fethullah Gülen ont infiltré entre autres le réseau d'établissements scolaires, les organismes de charité et les entreprises, afin de créer un "Etat parallèle" visant à prendre le contrôle du pays.

     

    Nettoyer l'armée des éléments gülénistes

     

    Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a cherché à balayer les inquiétudes des États-Unis et de l’UE face à l'ampleur des purges, vendredi, en estimant que l'armée turque sortirait renforcée une fois "nettoyée" de ses éléments gülénistes.

     

    La Turquie autorise les États-Unis à utiliser sa base aérienne d'Incirlik pour mener des raids contre l'EI en Irak et en Syrie. Ces opérations ont été temporairement interrompues à la suite de la tentative de coup d'Etat.

     

    Autre critique émanant de Washington, le département d'État s'est dit "profondément préoccupé" par les arrestations de journalistes lancées depuis le début de la semaine en Turquie. Cavusoglu a répondu que les personnes interpellées dans les médias n'étaient pas "de vrais journalistes".

     

    Vendredi, la police a également appréhendé le président du conglomérat Boydak Holding et deux cadres du groupe. Six membres de la famille Boydak font au total l'objet d'un mandat d'arrêt. Ils sont accusés de financer le mouvement de Fethullah Gülen, qui chapeaute de nombreuses écoles et organisations caritatives.

     

    >> À lire sur Fran,ce 24 : "Erdogan : 'Les putschistes avouent que les instructions sont venues de Gülen' "

     

    Avec Reuters

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  • Comment est organisé l’islam de France ?

    LE MONDE | 29.07.2016 à 16h55 • Mis à jour le 29.07.2016 à 18h18 | Par Samuel Laurent et Mathilde Damgé

    LIEN

    Prière à la grande mosquée de Strasbourg, en 2013.

    Dans un entretien au Monde, le premier ministre, Manuel Valls, s’est dit « favorable » à une interdiction du financement étranger des mosquées et a souhaité « inventer une nouvelle relation » avec l’islam de France.

    Lire :   Manuel Valls : « Etre lucide face à la menace, ce n’est pas basculer dans le populisme »

    A l’issue d’une rencontre, mercredi 27 juillet, à l’Elysée, entre François Hollande et les représentants des cultes, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, avait lui-même suggéré « une certaine réforme dans les institutions » de l’islam.

    Comment s’organise l’islam de France ? Comment est aujourd’hui financée la pratique du culte musulman ? Le point en cinq questions.

    1/Combien de musulmans et de mosquées en France ?

    Premier point, qui peut sembler évident, mais qui ne l’est pas toujours : l’islam, comme le catholicisme et le bouddhisme, est une croyance religieuse. On peut donc y croire ou non, ou en observer plus ou moins les pratiques. On ne naît pas musulman, même si on peut naître dans une famille qui adhère à cette religion.

    C’est ce qui explique la difficulté à comptabiliser le nombre de musulmans vivant en France, outre le fait que la loi française interdit de recenser les populations par religion. Le ministère de l’intérieur parle de 4 à 5 millions de personnes, mais ce chiffre est une extrapolation fondée sur l’origine géographique des populations, et non sur un recensement précis.

    Autre chiffre : en 2008, l’enquête « Trajectoire et origines » menée par l’Insee et l’INED, sur la base de sondages, estimait les fidèles musulmans à 2,1 millions.

    Par ailleurs, croire n’implique pas forcément une pratique régulière : seules 41 % des personnes « d’origine musulmane » se disaient « croyantes et pratiquantes », selon une enquête de l’IFOP pour le journal La Croix en 2011.

    Les lieux de culte musulman sont plus précisément comptabilisés : 2 449 en 2012, dont 318 outre-mer. Néanmoins, un lieu de culte n’est pas forcément une mosquée et nombre de musulmans français prient dans des salles discrètes non officielles. Sur ce total, seules 64 mosquées sont dotées de minarets.

    2/Comment se finance le culte ?

    En France, la loi de 1905 interdit à l’Etat de financer quelque culte que ce soit. Il existe une exception, celle du concordat en Alsace-Moselle. Ces départements étant allemands à l’époque de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, ils ont gardé ce statut datant de 1802, qui autorise la puissance publique à rémunérer prêtres, pasteurs et rabbins.

    Autre exception inscrite dans la loi de 1905 : « Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d’aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons. » Ainsi, des aumôneries sont subventionnées par l’Etat dans l’armée, les prisons et les hôpitaux. Par exemple, les aumôniers militaires sont des contractuels de l’armée, qui occupent un grade.

    Ailleurs sur le territoire, il est impossible à l’Etat où à une collectivité de financer la construction d’une mosquée ou de salarier un imam. C’est donc aux fidèles de trouver des financements. Ceux-ci le font le plus souvent par des collectes, parfois en faisant appel à un mécénat de l’étranger.

    Amar Lasfar, président de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), qui rassemble le nombre de mosquées le plus important parmi les grandes fédérations nationales, a ainsi indiqué, dans le cadre d’un rapport sénatorial de 2016, que « hormis une vingtaine de mosquées financées par des organisations ou des Etats étrangers, l’immense majorité est financée par la communauté musulmane ».

    Pour les imams, ce sont des bénévoles en majorité (700 à 800 d’entre eux, soit environ un tiers, seraient rémunérés à temps partiel ou à temps complet).

    L’autre source de revenus est celle du halal, la nourriture (principalement animale) que consomment les musulmans pratiquants, et qui doit avoir été préparée d’une certaine manière et certifiée par une autorité compétente, en général une grande mosquée (Paris, Evry ou Lyon). Mais, tout comme les comptes des mosquées, il est très difficile de trouver des chiffres fiables sur ce marché.

    3/Comment est organisé l’islam ?

    Il n’existe pas dans l’islam de réel « clergé » qui fournirait une hiérarchie et des représentants identifiés. En réalité, un imam est avant tout un « guide » de la prière, qui peut être élu par la communauté, et n’a pas nécessairement de formation spécifique.

    Ils sont étrangers pour la plupart (seuls 20 % à 30 % des imams auraient la nationalité française), le plus souvent issus de la même communauté d’origine que celle de la mosquée à laquelle ils sont rattachés. Il arrive que des imams, pas assez nombreux en France, viennent de pays où ils ont un statut public (Maroc, Algérie ou Tunisie), mais ce n’est pas la majorité des cas (300 imams sur 2 500 lieux de culte en France).

    A titre de comparaison, les prêtres catholiques étrangers représenteraient environ 10 % de l’effectif total des prêtres en activité pastorale dans les diocèses de France, soit quelque 1 500 prêtres.

    Cet éclatement de la communauté musulmane, lié aux courants spirituels et aux nationalités d’origine des communautés, ne facilite pas son organisation en France. Pour y pallier, Nicolas Sarkozy a initié la mise en place, en 2003, du Conseil français du culte musulman (CFCM) et de ses antennes régionalisées, supposés constituer une instance de dialogue et d’organisation. Mais cette institution est paralysée par des querelles intestines et peine à se faire entendre.

    Plusieurs responsables musulmans ont critiqué, dans les dernières années, les liens du CFCM avec les autorités françaises : le recteur de la mosquée de Lyon, Kamel Kabtane (membre de l’UOIF, voir plus bas) a par exemple dénoncé « la gestion de l’islam de France par la Place Beauvau [ministère de l’intérieur] et les consulats » des pays d’origine des fidèles musulmans.

    4/Combien de lieux « radicalisés » ?

    Corollaire de celle du terrorisme, la question de la radicalisation qui s’opérerait dans certaines mosquées, le plus souvent du courant salafiste, est souvent posée. Le salafisme, courant issu d’Arabie saoudite et prônant un retour à un islam « des origines », est bien souvent accusé d’être un terreau de radicalisme, même si la plupart des salafistes sont quiétistes, et ne prônent pas le djihad, apanage du courant « takfiriste ».

    Le salafisme encourage au prosélytisme, au détriment de courants plus modérés. On compterait une petite centaine de mosquées salafistes en France, notamment à Marseille et en région parisienne. Si le salafisme promeut le voile intégral, la soumission de la femme à l’homme et fait de la visibilité de la religion dans la sphère publique un combat, on ne peut pas pour autant le rendre « responsable » des attentats.

    Les profils des djihadistes ayant frappé la France ne correspondent en général pas au cliché du salafiste barbu ayant étudié le Coran durant des années, mais plutôt à de jeunes délinquants radicalisés en prison ou par de la propagande sur le Web.

    Lire :   Cinq idées reçues sur l’islam et le terrorisme

    5/Quelles sont les pistes de réflexion ?

    Les questions qui se posent sont donc multiples : ne pas financer le culte implique que les fidèles musulmans doivent soit pratiquer leur religion dans des lieux inappropriés (Nicolas Sarkozy parlait ainsi d’« islam des caves ») et peu surveillés, ou faire appel parfois à des pays étrangers pour financer mosquées ou imams, qui ne prêchent pas toujours en français.

    Mais financer le culte est impossible, la France étant laïque ; d’où le recours, dans certaines municipalités, à des « ruses », comme des associations, ou des lieux à destination multiple abritant notamment des salles de culte.

    Plusieurs voix cherchent désormais à trouver d’autres solutions pour mieux cadrer le culte musulman. Et se tournent notamment vers le cas particulier alsacien et mosellan. Un écho du Canard Enchaîné prêtait une réflexion de ce type au ministre de l’intérieur et des cultes, Bernard Cazeneuve, qui a fermement démenti, mais confirme mener une réflexion, notamment sur la formation des imams.

    Il est rejoint sur ce sujet par Manuel Valls, qui lui non plus n’utilise pas le terme de « concordat », ce qui impliquerait de financer le culte musulman en France (et ce que prône, par exemple, Jean-François Copé). Mais le chef du gouvernement se prononce en faveur d’une « nouvelle relation avec l’islam de France », un « nouveau modèle » qui inclurait la formation des imams « en France et pas ailleurs ».

    Autre piste : l’encadrement et la surveillance. Dans son entretien, vendredi 29 juillet, Manuel Valls a précisé que les autorités françaises avaient déjà « expulsé quatre-vingts imams ou prêcheurs de haine ».

    Il est également possible de fermer des mosquées : plusieurs lieux de cultes ont d’ailleurs fait l’objet, dans les dernières années, d’une fermeture sous le régime de la dissolution des groupements de fait ou des associations portant gravement atteinte à l’ordre public.

    Les propositions de Manuel Valls ne sont pas inédites dans le débat politique. Lors de la présentation du rapport du député-maire socialiste Sébastien Pietrasanta, le député Les Républicains Guillaume Larrivé avait souhaité que « le ministre de l’intérieur ait le pouvoir de s’opposer à l’ouverture ou celui d’ordonner la fermeture de tout lieu de culte présentant une menace grave pour la sécurité nationale. Cette mesure principale devrait être assortie d’une mesure complémentaire qui serait l’interdiction de tout financement étranger direct ou indirect des lieux de culte ».

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  •  LIEN

    Moyen Orient et Monde

     

    Le cri d’alarme des médecins d’Alep

     

     

    Témoignage

    L'Union des organisations de secours et soins médicaux (l'UOSSM) et ses médecins se mobilisent pour informer l'opinion publique de la catastrophe humanitaire à Alep.

     

     

    29/07/2016

     

     
     

     

    Hôpitaux en ruines, personnel médical sur le pied de guerre de 36 à 48 heures d'affilée, médecins qui manquent à l'appel... Dans les quartiers est d'Alep, la situation humanitaire se dégrade chaque jour davantage, alors que la population suffoque depuis que les forces du régime ont repris la route du Castello, coupant ainsi toutes possibilités de ravitaillement pour les rebelles.

     

    En moins de 24h, quatre hôpitaux de campagne et une banque de sang d'Alep ont été pris pour cible lors de raids du régime syrien. Dans la nuit du 23 au 24 juillet, les hôpitaux d'al-Bayan, al-Hakim, al-Zahra et al-Dakak ont été détruits. Ce n'est pas la première fois que Damas s'en prend à des hôpitaux. Le 15 février dernier, un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF) à Maaret al-Naaman, dans le Nord syrien, avait été touché. Le ministre français des Affaires étrangères avait condamné ces attaques « délibérées » contre les structures de santé en Syrie par « l'armée ou ses soutiens », les qualifiant de « constitutives de crimes de guerre ». En mai dernier, plus de 270 personnes avaient été tuées en seulement 12 jours à Alep-Est, quatre hôpitaux ayant notamment été touchés. La mort de l'un des derniers pédiatres de la ville, Mohammad Wassim Maaz, de l'hôpital al-Qods, avait provoqué une vague d'effroi.

     

    (Lire aussi : « Même en cas d’accord russo-US, il faudra encore pas mal de négociations pour son application »)

     

    Depuis le début du conflit en 2011, plus de 700 médecins et personnels médicaux ont été tués lors d'attaques d'hôpitaux, selon le président de la commission d'enquête de l'Onu sur les droits de l'homme en Syrie, Paulo Pinheiro, qui s'est exprimé à Genève le 21 juin dernier.
    Cette nouvelle attaque délibérée contre ces centres de soins, le week-end dernier, alors même que les 300 000 habitants sont pris au piège, viole de manière flagrante le droit international humanitaire et l'accord de cessation des hostilités. Trois hôpitaux sont désormais hors service et le quatrième, où un nourrisson est décédé, a été sérieusement endommagé. Si la manœuvre utilisée par le régime depuis le début du conflit a pour but de faire fuir les populations et de libérer la zone des civils, à Alep assiégée, l'objectif est de priver les habitants de tout pour les pousser à déposer les armes. Aucune aide internationale n'a pu entrer dans les secteurs rebelles depuis le 7 juillet.

     

    Face à cette catastrophe sanitaire et humanitaire visant les civils, les hôpitaux et le personnel médical, des médecins et humanitaires à Alep et partout dans le monde ont lancé un appel au secours : #SOSMedecinsAlep. À travers de courtes vidéos, les derniers volontaires au service de leurs compatriotes témoignent de leur désespoir et de leur épuisement.

     

    Certains d'entre eux vivent toujours à Alep, alors que d'autres ont exercé à Alep comme médecins humanitaires. Ils sont tous membres de l'Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM), une ONG fondée en 2011 par des médecins syriens exerçant dans les hôpitaux français, qui soutient plus de 120 hôpitaux et plus de 200 centres de santé à travers toute la Syrie.

     

     

     

    « La situation est catastrophique », rappelle le Dr Anas Chaker, un médecin anesthésiste franco-syrien exerçant en France depuis plus de 30 ans, contacté par L'Orient-Le Jour. Il ne reste qu'un seul chirurgien vasculaire à Alep-Est. « Au Canada, il y a 13 lits dédiés aux soins intensifs pour 100 000 habitants, 20 lits pour le même nombre d'habitants aux États-Unis, et actuellement à Alep, il n'y a que 12 lits pour 300 000 habitants », déplore-t-il. Depuis près d'un an et demi, les hôpitaux et les médecins sont devenus les cibles privilégiées des aviations syrienne et russe.
    « Les médecins à Alep sont submergés et déprimés. Ils sont littéralement piégés dans les hôpitaux et travaillent plus de 18 heures par jour. Avec la fermeture de l'hôpital M2, le système médical est en train d'atteindre son point de rupture », explique le Dr Aziz, chirurgien général et directeur de recherche de l'UOSSM à Alep, dans le dernier communiqué de l'ONG.

    (Lire aussi : En Syrie, la recherche à l’épreuve de la guerre)

    Le Dr Mohammad Chahine est dentiste dans une clinique de l'UOSSM à Alep. Il a pu rejoindre, le 13 juillet dernier, son épouse sur le point d'accoucher, en Turquie, malgré le siège de la ville entamé une semaine plus tôt. « Des médecins sont partis fêter le Fitr auprès de leur famille réfugiée en Turquie ou à la frontière, mais ils n'ont pas pu revenir à Alep », raconte le Dr Chahine contacté par téléphone. Il décrit la situation comme extrêmement tragique. « Elle était lamentable avant le siège, mais là c'est devenu pire, notamment à cause du fait que le régime cible expressément les centres de santé », déplore-t-il. Seuls quelques hôpitaux de campagne sont encore en activité, mais ils se retrouvent terriblement désarmés au vu du nombre de blessés qui affluent quotidiennement. Il y a quelques jours, un homme gravement atteint est décédé alors qu'il attendait son tour pour subir une opération chirurgicale, devant un personnel médical impuissant. « Il y a une hystérie dans la ville qui se propage à Alep. Après l'encerclement, le manque de pain, d'essence, ils ne peuvent même plus être secourus », dit-il.

     

    Le 26 juillet, un appel de l'armée a été relayé par l'agence officielle Sana, exhortant les habitants des quartiers rebelles à « rejoindre la réconciliation nationale et chasser les mercenaires étrangers ». L'armée aurait envoyé des SMS aux habitants et aux combattants identifiant des « passages sécurisés » pour les civils désirant fuir et exhortant les rebelles à rendre les armes. Hier, Moscou est allée dans le même sens en déclarant que 4 corridors allaient être ouverts. Mais la crainte et l'angoisse persistent au sein de la population. « Les gens ont très peur et ils vont certainement refuser d'aller côté régime », estime le Dr Chahine. Des habitants, contactés via Facebook, confient que « les civils n'ont pas confiance en ce régime et ne seraient pas prêts à quitter ainsi la ville », affirme l'un d'entre eux.

     

    Le silence assourdissant de la communauté internationale laisse les habitants d'Alep et ses médecins en plein désarroi. « La réponse de la communauté internationale est inexistante face à cette catastrophe, dans des conditions où les hôpitaux sont visés systématiquement, ce qui est du jamais-vu », interpelle le Dr Chaker. Même exaspération du côté du Dr Chahine, qui estime que cela fait cinq ans qu'on entend parler d'une action de la communauté internationale mais que rien ne vient. Une fois que son enfant sera né, il assure vouloir retourner aider les siens, à Alep.

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  • A Auschwitz, le pape François rencontre

    des rescapés des camps

    Le Monde.fr avec AFP | 29.07.2016 à 12h59        LIEN

     

    Le pape François lors de son arrivée au camp d’exterminatioin d’Auschwitz, le 29 juillet.

    C’est seul et en silence que le pape François a traversé à pied le célèbre portail orné des mots « Arbeit macht frei » (Le travail rend libre), arrivant vendredi 29 juillet au matin au camp d’extermination d’Auschwitz, près de Cracovie, en Pologne.

    Ayant à peine franchi l’entrée, il s’est assis sur un banc et s’est plongé dans une prière silencieuse, la tête penchée, les yeux parfois fermés, pendant plus de dix minutes. Il s’est ensuite rendu à proximité du « Mur de la mort », où les nazis avaient exécuté des milliers de prisonniers d’une balle dans la tête. Il y était accueilli par la première ministre polonaise, Beata Szydlo.

    Lire aussi :   L’Eglise polonaise et François, une histoire de désaccords

    Le pape y a rencontré un groupe de douze rescapés du camp de la mort, polonais, juifs et roms, dont la violoniste Helena Dunicz-Niwinska, 101 ans. Il a échangé quelques mots avec chacun d’entre eux, avant d’allumer un cierge devant le Mur de la mort. Le pape est allé ensuite prier dans la cellule de la mort du saint polonais Maximilian Kolbe, un prêtre qui a offert sa vie pour sauver celle d’un père de famille avant d’être exécuté il y a soixante-quinze ans.

    Il s’est ensuite rendu dans le camp de d’Auschwitz II-Birkenau. Après avoir passé la porte du camp, il s’est déplacé à bord d’une voiture électrique le long des rails posés par les nazis pour permettre aux trains dans lesquels avaient été entassés les déportés d’aller directement vers les chambres à gaz et les crématoriums, l’extermination étant organisée comme une industrie.

    Troisième pape à visiter Auschwitz

     

    François s’est ensuite rendu dans le camp de d’Auschwitz II-Birkenau.

    Quelque 25 catholiques polonais qui avaient risqué leur vie pour aider des Juifs sous l’occupation ont pu saluer le pape et recevoir de ses mains des médailles de son pontificat. Certains aspects de la Shoah demeurent un sujet difficile en Pologne, où des cas d’assassinat ou de dénonciation de Juifs par des Polonais ont été révélés relativement récemment.

    Au mémorial de Birkenau, devant lequel le pape est passé lentement en silence, le psaume 130 a été chanté par le grand rabbin de Pologne, Michael Schudrich, en hébreu, puis lu en polonais par un prêtre venant d’une ville où une famille catholique entière avait été exterminée pour avoir accueilli et caché des Juifs.

    Environ 1,1 million de personnes ont été tuées à Auschwitz-Birkenau, dont un million de juifs européens. Plus de cent mille prisonniers non juifs, polonais, roms et prisonniers de guerre soviétiques y ont également péri avant que l’Armée rouge libère le camp, en 1945.

    Deux papes, l’un polonais et l’autre allemand, avaient visité Auschwitz avant François : Jean Paul II, en 1979, et Benoît XVI, en 2006. Dans l’après-midi, il devait retrouver des milliers de jeunes pèlerins des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) et conduire un chemin de croix à Cracovie.

    Lire aussi :   JMJ : la visite symbolique et délicate du pape François



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  • Pourquoi Hinkley Point est-il si important

    pour EDF ?

    ©Tous droits réservés

    Le conseil d’administration d’EDF vient de donner son feu vert au projet de construction de réacteurs EPR à Hinkley Point outre-Manche. Un investissement pharaonique, aux multiples enjeux.

    Valeurs citées

    Le projet d'EDF de construire deux réacteurs nucléaires à Hinkley Point, en Angleterre, vient d’obtenir l'aval du conseil d'administration du géant de l'électricité, marquant le coup d'envoi de ce méga-chantier, jugé indispensable par la direction mais très décrié par certains. Explications.

    Un investissement très (trop ?) lourd

    De fait, les détracteurs de ce projet de 18 milliards de livres (21,5 milliards d'euros) estiment notamment que son lancement met en péril EDF, très endetté (la dette financière nette s’élevait à 37 milliards d’euros à fin 2015) et déjà confronté à de lourds investissements (des dizaines de milliards d’euros seront nécessaires pour moderniser le parc nucléaire du groupe) et à la chute des prix de l'électricité. Parmi les opposants, on compte notamment l’ex-directeur financier Thomas Piquemal, qui a fait un départ fracassant il y a quelques mois, ainsi que l’administrateur Gérard Magnin, qui vient de claquer la porte.

    A l’occasion d’un entretien accordé à Capital, Simon Taylor, de la Cambridge Judge Business School, a estimé qu’il aurait été plus raisonnable de différer la décision sur Hinkley Point de "2 à 3 ans", le temps d’"attendre la mise en route de Flamanville". L’expert dénonce un fardeau trop lourd à porter pour EDF, dont la capitalisation boursière est proche du coût prévisionnel du chantier, ainsi qu’une technologie "trop complexe et surtout trop chère". Il relève en effet que selon le contrat signé avec Londres, l’électricité produite coûtera environ 120 euros le MWh, "près du triple du prix de gros de l’électricité en Grande-Bretagne" !

    >>> Vidéo. La fusion nucléaire

    Un projet jugé déterminant pour l’image d’EDF et de la filière nucléaire française

    Vu de Paris, la construction par EDF (EDF-11,64 € 5,82 %) des EPR à Hinkley Point est censée permettre à la filière nucléaire française de sortir de l’ornière, après les déboires à répétition d’Areva ces dernières années, notamment en Finlande. L’enjeu en termes d’image à l’international est déterminant pour EDF. A cet égard, Simon Taylor rapporte que du point de vue français, Hinkley Point est "la dernière chance de montrer que l’EPR est un produit exportable qui a sa place sur le marché mondial du nucléaire". "Ce qui est de plus en plus discutable", juge-t-il toutefois, les réacteurs d’EDF souffrant de la concurrence de réacteurs de compétiteurs étrangers (Westinghouse, Hitachi-General Electric, Rosatom…), plus simples mais "tout à fait acceptables du point de vue de la sécurité et plus abordables".

    >>> Vidéo. Les nouveaux défis des énergéticiens

    Un enjeu politique majeur

    Hinkley Point est aussi un dossier politiquement très important. Jean-Bernard Lévy, PDG d’EDF, a jugé lors d’un récent entretien accordé au Figaro que la France et l’électricien se trouvaient aujourd’hui "face à un choix historique", à savoir définir un mix énergétique de nucléaire et d’énergies renouvelables pour les prochaines décennies, "destiné à assurer la compétitivité, la souveraineté et la décarbonisation de la France", l’EPR étant considéré comme un élément clé de cette stratégie.

    Du côté britannique, le projet est lui aussi significatif. Il est censé à terme fournir environ 7% de l’électricité de notre voisin et lui "permettra par ailleurs de tenir ses engagements en terme de réduction d’émission de CO2", souligne Simon Taylor. Dans ces conditions, l’annonce, peu après le feu vert du conseil d’administration d’EDF, du nouveau gouvernement britannique de différer à l’automne sa décision a de quoi surprendre. Et ce, alors que la signature du contrat était espérée dès ce vendredi côté français. Cet épisode constitue un nouveau rebondissement, et pas des moindres, pour un projet déjà vieux de 10 ans…

    Nicolas Gallant

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  • Attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray : le CFCM invite les musulmans à aller à la messe dimanche

    LE MONDE | 28.07.2016 à 20h43 • Mis à jour le 29.07.2016 à 15h39

    LIEN

    Des musulmans de la communauté Comorienne assistent à la prière dans la Basilique du Sacré Cœur, à Marseille, le 26 juillet.

    Le Conseil français du culte musulman (CFCM), l’instance représentative du culte musulman, a appelé, jeudi 28 juillet, les responsables de mosquées, les imams et les fidèles à se rendre dimanche 31 juillet à la messe dans une église proche de chez eux, pour exprimer « solidarité et compassion » après « le lâche assassinat » d’un prêtre, Jacques Hamel, qui célébrait une messe dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).

    Le CFCM avait condamné un « acte horrifiant et terrifiant » dès les premières heures qui ont suivi cet assassinat. Dans un communiqué, l’instance indique qu’il s’agit d’« exprimer à nouveau à nos frères chrétiens la solidarité et la compassion des musulmans de France ».

    Lire aussi :   Pour le pape, « le monde est en guerre », mais ce n’est pas une « guerre de religions »

    Le CFCM appelle également l’ensemble des mosquées de France « à saisir l’occasion du prêche de la prière » de vendredi « pour évoquer la place prépondérante qu’occupe dans la religion musulmane le respect des autres religions, ainsi que le respect des hommes de foi qui les portent ».

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  • Les tests sur les voitures diesel révèlent « de nombreux dépassements » de seuil de pollution

    Le Monde.fr avec AFP | 29.07.2016 à 15h58 • Mis à jour le 29.07.2016 à 15h58

    LIEN

    La commisison sur la réalité des émissions polluantes des véhicules diesel circulant en France a rendu son rapport le 29 juillet.

    La commission technique indépendante sur la réalité des émissions polluantes des véhicules diesel circulant en France, mise en place par la ministre de l’environnement Ségolène Royal, a rendu son rapport final vendredi 29 juillet. Le document compile les tests effectués sur 86 véhicules.

    Lire aussi :   Enquête inachevée sur les véhicules diesel

    Cette commission a été mise en place après l’affaire Volkswagen qui a éclaté à l’automne 2015. Le constructeur a avoué avoir installé sur des véhicules diesel un logiciel destiné à tromper les tests d’homologation en réduisant temporairement les émissions polluantes.

    Les travaux de la commission, qui se sont appuyés sur des tests effectués par l’organisme UTAC-Ceram, visaient « à faire toute la transparence sur les pratiques de l’industrie automobile et à restaurer la confiance des consommateurs », selon les mots de Mme Royal.

    • De « nombreux dépassements » constatés

    La commission Royal pointe de « nombreux dépassements » de seuil de pollution retenus lors des tests et affirme que certains véhicules présentent des « écarts importants » même en conditions d’homologation.

    Elle demande de nouveaux tests « afin d’évaluer s’ils ne doivent pas faire l’objet d’un retrait de leur certificat d’homologation ».

    Les premières analyses révélées en avril montraient déjà que toutes les voitures testées en conditions réelles de conduite dépassaient les normes.

    Lire aussi :   Diesel : aucun constructeur ne respecte les normes

    • D’autres constructeurs pourraient avoir recours à des logiciels « tricheurs »

    Après le scandale Volkswagen, les autres constructeurs automobiles se sont défendus d’avoir recours à des logiciels tricheurs. Mais, soulignent les experts de la commission, « il n’a pas été possible d’avoir accès à l’ensemble des logiciels embarqués, et donc aucune analyse des logiciels n’a été effectuée ».

    « La commission ne peut donc pas se prononcer définitivement sur la présence ou absence de logiciels tricheurs dans les véhicules testés. »



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    Pour la présidentielle

    Hillary Clinton accepte l'investiture démocrate

    Publié le vendredi 29 juillet 2016 à 08:58         LIEN

     (AFP) - Hillary Clinton a accepté jeudi soir à Philadelphie la nomination du parti démocrate pour l'élection présidentielle du 8 novembre, une première pour une femme dans l'histoire politique américaine.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Autres Galeries

    "C'est avec humilité, détermination et une confiance sans limites dans la promesse de l'Amérique que j'accepte votre nomination pour la présidence des Etats-Unis!", a lancé l'ancienne Première dame sous un tonnerre d'applaudissements.

    Assurant qu'elle serait "la présidente des démocrates, des républicains, des indépendants", elle s'est adressée dès le début de son allocution aux partisans de son rival de la primaire, le sénateur du Vermont Bernie Sanders "démocrate socialiste" revendiqué.

    "Je veux remercier Bernie Sanders. Et vous qui l'avez soutenu, ici et à travers le pays, je veux que vous sachiez que je vous ai entendus", a-t-elle déclaré devant les quelque 5.000 délégués rassemblés depuis lundi à Philadelphie, en Pennsylvanie.

    Quelques dizaines de délégués du sénateur, vêtus de T-shirts vert vif en guise de protestation, écoutaient silencieusement le discours. Mais certains brandissaient des écriteaux "NO TPP", en référence à l'accord de libre-échange transpacifique négocié depuis plusieurs années auquel il est fermement opposé.

    Et lorsque des délégués ou des invités ont lancé depuis les gradins des slogans anti-Hillary, les supporters de cette dernière ont recouvert immédiatement leur voix.

    L'ancienne secrétaire d'Etat n'a pas manqué l'occasion de décocher des flèches à son adversaire républicain, le milliardaire Donald Trump, qui a été investi la semaine dernière à Cleveland (Ohio, nord) et qui veut sauver le pays "à lui seul".

    "Surtout, ne croyez pas quelqu'un qui dit : +Je suis le seul à pouvoir le faire+", a lancé l'ancienne chef de la diplomatie américaine. "Ce furent les mots de Donald Trump à Cleveland. Et cela devrait tous nous inquiéter".

    L'homme d'affaires "veut que nous ayons peur de l'avenir et que nous ayons peur les uns des autres", a-t-elle relevé. "Mais nous n'avons pas peur. Nous relèverons les défis comme nous l'avons toujours fait".

    "Nous ne construirons pas de mur. A la place, nous bâtirons une économie dans laquelle tous ceux qui veulent un emploi bien payé peuvent en trouver un", a poursuivi la première femme à représenter un grand parti pour conquérir la Maison Blanche.

    A ce sujet, elle s'est dite "heureuse pour les grand-mères et les petites filles et toutes celles qui sont entre les deux" d'avoir brisé le plafond de verre. "Je suis heureuse pour les garçons et les hommes aussi, car quand une barrière tombe pour quelques-uns en Amérique, cela ouvre l'espace pour tous".

    L'ancienne chef de la diplomatie américaine du président Barack Obama a par ailleurs souligné qu'elle avait présenté une "stratégie pour vaincre le groupe Etat islamique".

    "Ce ne sera pas facile mais, croyez-moi, nous vaincrons", a-t-elle lancé.

    "Donald Trump dit, je cite +J'en sais plus sur le groupe EI que les généraux+. Non, Donald, tu n'en sais pas plus", a-t-elle tancé.

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    Présidentielle aux Etats-Unis

    Barack Obama vote Hillary Clinton

     Barack Obama et Hillary Clinton sur scène après le discours du président à la convention du parti démocrate, à Philadelphie, le 27 juillet 2016.
    Barack Obama et Hillary Clinton sur scène après le discours du président à la convention du parti démocrate, à Philadelphie, le 27 juillet 2016.
    Reuters

    Publié le jeudi 28 juillet 2016 à 16:00

    (AFP) - Barack Obama a exhorté mercredi à Philadelphie ses compatriotes à propulser Hillary Clinton à la Maison Blanche, jugeant que la nature même de la démocratie américaine était en jeu lors de l'élection présidentielle de novembre.

    We love you back, @POTUS.

    Dénonçant le véritable danger que représente à ses yeux le républicain Donald Trump, qui se pose en "sauveur auto-proclamé" du pays, le président des Etats-Unis a loué la solide expérience de son ancienne chef de la diplomatie.

    Sous des applaudissements assourdissants, le premier président noir de l'histoire des Etats-Unis a dit vouloir passer le relais à "Hillary" qui pourrait devenir, le 20 janvier 2017, la première femme de l'histoire à accéder à la Maison Blanche.

    "Je peux dire en toute confiance que jamais un homme ou une femme n'a été aussi qualifié qu'Hillary Clinton pour la présidence des Etats-Unis d'Amérique", a lancé le 44e président des Etats-Unis, qui quittera le pouvoir dans six mois, à 55 ans.

    Une immense clameur s'est élevée quand la candidate, qui fut il y a huit ans sa rivale, l'a rejoint sur scène en fin de discours. Les deux alliés se sont serrés dans les bras et ont joint leurs mains dans un geste d'unité.

    L'Amérique, a martelé M. Obama, est "déjà grande, déjà forte", dans une allusion au slogan de "Donald", appelant le républicain par son seul prénom.

    VIDEO

    "Thank you for this incredible journey.
    Let’s keep it going.
    God bless the United States of America!" —@POTUS

    "Et je vous le promets, notre force, notre grandeur ne dépendent pas de Donald Trump (...) Nous ne voulons pas d'un souverain", a-t-il ajouté, jugeant que le scrutin à venir ne se résumait pas à affrontement classique droite/gauche mais représentait "un choix plus fondamental".

    Ce discours de 45 minutes, suivi en direct par des dizaines de millions d'Américains, avait une saveur particulière pour Barack Obama. Il faisait écho à celui prononcé, il y a 12 ans jour pour jour, à Boston, lors d'une convention qui allait le propulser sur le devant de la scène politique américaine.

    Plafond de verre

    Désireux de marquer le contraste avec le discours sombre et anxiogène prononcé la semaine dernière à Cleveland par Donald Trump, il a voulu offrir une autre vision de son pays: "L'Amérique que je connais est pleine de courage, d'optimisme et d'ingéniosité".

    "Tous ceux qui menacent nos valeurs, qu'ils soient fascistes, communistes, jihadistes ou démagogues finiront toujours par échouer", a-t-il dit.

    Reconnaissant en creux les critiques dont fait l'objet Hillary Clinton, souvent jugée trop calculatrice, trop froide, voire trop opportuniste, il a appelé tous les démocrates à se mobiliser le 8 novembre, même "s'ils ne sont pas d'accord avec elle sur tout".

    "Je sais qu'Hillary n'arrêtera pas tant que l'EI (groupe Etat islamique) ne sera pas détruit. Elle ira jusqu'au bout de la mission, et elle le fera sans recourir à la torture et sans interdire à des religions entières d'entrer sur notre territoire".

    "Elle est prête pour le poste de commandante en chef", a-t-il conclu, à la veille du discours de l'ancienne première dame qui acceptera formellement sa nomination comme candidate démocrate.

    Peu avant, le vice-président Joe Biden, qui avait un temps caressé l'idée de se présenter face à elle aux primaires démocrates, avait insisté sur le symbole que représenterait "pour nos filles et nos petites-filles", l'arrivée d'Hillary Clinton dans le bureau ovale.

    Cauchemar américain de Trump

    La place des armes dans la société américaine a fait irruption dans la soirée lorsque, Christine Leinonen, mère de Christopher, tué avec 48 autres personnes dans un club gay d'Orlando, a livré un témoignage poignant qui a installé un silence de plomb dans l'immense salle omnisports de "Philly".

    Avant Barack Obama, les intervenants avaient, un à un à la tribune, mis en garde, sur des tonalités différentes, contre l'élection du milliardaire populiste, "escroc haineux" selon chef de file des démocrates au Sénat Harry Reid.

    "Au diable le cauchemar américain de Trump, nous croyons au rêve américain !" a lancé l'ancien gouverneur du Maryland, Martin O'Malley, candidat malheureux aux primaires.

    L'actrice Sigourney Weaver a stigmatisé un candidat qui ignore "les faits et la science", refusant obstinément de reconnaître la réalité du changement climatique.

    Le sénateur Tim Kaine, candidat à la vice-présidence, a résumé les critiques en une formule ciselée: "Vous ne pouvez pas croire un seul mot qui sort de la bouche de Donald Trump. Notre pays est trop grand pour être confié à un beau parleur aux promesses creuses, un bulldozer adepte de l'auto-promotion".

    Après son discours de jeudi, la candidate de 68 ans, qui touche enfin au but après avoir essuyé une défaite lors des primaires contre Barack Obama en 2008, retrouvera vendredi le rythme de la campagne.

    Accompagnée de son colistier, elle voyagera à bord d'un autocar qui la mènera à Harrisburg, Pittsburgh, Youngstown et Columbus, dans les Etats de Pennsylvanie et de l'Ohio, cruciaux dans la course à la présidence.

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  • TERRORISME

    Prêtre tué : les tueurs identifiés, cinq personnes en garde à vue

    Le second terroriste de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray a été formellement identifié ce jeudi. Abdel Malik Petitjean, également fiché S depuis fin juin, a assassiné le prêtre de la petite ville normande mardi aux côtés de l'autre terroriste Adel Kermiche. Au total, cinq personnes sont en garde à vue.

    28/07/2016 à 08:29, actualisé à 23:04          LIEN
     
     
     

    Ce qu'il faut savoir ce jeudi soir

    - Les hommages se poursuivent après le meurtre d'un prêtre dans son église par deux jeunes radicalisés de Saint-Etienne du Rouvray, près de Rouen, mardi matin

    - Les deux assaillants sont identifiés : Adel Kermiche, 19 ans, était connu des services anti terroristes et portait un bracelet électronique. Le second, Abdel-Malik Petitjean, avait également 19 ans. Né dans les Vosges, il résidait à Aix les Bains en Savoie.

    - Cinq personnes sont en garde à vue : trois personnes de l'entourage familial de Petitjean, et un homme, proche du terroriste. Il serait né en France et âgé de 20 ans. Il a été interpellé mercredi. Une cinquième personne, un mineur de 16 ans né en Algérie, interpellé mardi, est toujours en garde à vue ce jeudi.

    21 h 43 : Attentats : 3 000 personnes sont mortes au nom de l'Etat islamique, ce qui en fait l'organisation terroriste la plus meurtrière de la planète, selon Le Monde, depuis qu'elle a été rejointe par Boko Haram en Afrique. Le quotidien a recensé 213 actes terroristes commis par l’organisation ou ses « filiales » dans 28 pays.

     

    21 h 03 : un tweet d'une élue de Brest fait scandale : elle a posté une blague très douteuse (que nous ne reproduirons pas ici) sur la mort du père Jacques Hamel. De nombreux internautes demandent que Julie Le Goïc soit jugée pour apologie du terrorisme.

     

    20 h 01 : L’assemblée de Corse a adopté une résolution demandant à l’Etat de fermer les lieux de culte musulman fondamentalistes dans l’île, quelques heures après une mise en garde du FLNC aux «islamistes radicaux».

    Dans leur résolution, les élus territoriaux ont demandé à l’Etat «la fermeture immédiate des lieux de culte ou de réunion constituant des foyers de radicalisation avérés ou dans lesquels sont tenus des discours de haine créant un climat favorable à la violence».

    19 h 45 : Le CFCM (conseil français du culte musulman) appelle les musulmans de France à se rendre à la messe dimanche, en signe de fraternité entre les deux religions.

     

    19 h 26 : Les habitants de Rouen et sa banlieue sont toujours sous le choc. 

    Dans le quartier du Château-Blanc, un ensemble de tours et de barres d’immeubles qui occupe la ville haute, un commerçant assure que certains anciens de la mosquée ont «honte» de sortir après ce qui s’est passé. «Ce jeune-là, on aurait pu le tuer de nos propres mains. Il aurait dû lire le Coran», lance un jeune du quartier.

    La commune voisine de Val-de-Reuil a elle décidé de faire surveiller ses messes par la police municipale. Cette surveillance, trois fois par semaine, répond «plus à une question de sérénité que de sécurité», selon le maire de la commune, Marc-Antoine Jamet.

     

    19 h 24 : Plusieurs représentants religieux sont présents dont l’archevêque de Rouen Dominique Lebrun, mais aussi des personnalités politiques comme Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel et ancien élu de la région.

    19 h 08 : Un vibrant hommage est rendu au père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray. Le maire PCF de la commune, Hubert Wulfranc, a pris la parole pour un discours poignant. «L’émotion intense en réaction à cet acte ignoble ne se tarira pas, ni ici, ni au delà», a-t-il déclaré.

    «Seules des paroles et des actes de paix au quotidien aideront à la sérénité et à la cohésion des familles d’ici et de partout ailleurs», a-t-il lancé. «Nous sommes au travail, Jacques Hamel, aussi longtemps qu’il le faudra, pour être les derniers à pleurer», a-t-il ajouté, avant d’être longuement applaudi.

     La Marseillaise a été jouée pour cette nouvelle victime du terrorisme.

     
     
     

    18 h 33 : Selon les informations du Dauphiné Libéré, de décembre 2015 à avril 2016, Abdel-Malik Petitjean a travaillé comme intérimaire à l’aéroport de Chambéry Savoie en qualité d’agent de piste/bagagiste. « Il n’a pas posé de problème et n’a jamais tenu de propos en lien avec le terrorisme » précise-t-on du côté de l’aéroport.

    18 h 21 : La cérémonie d'hommage au prêtre assassiné va commencer à Saint-Etienne-du-Rouvray. Environ un millier de personnes est déjà présente sur place après avoir été fouillées minutieusement selon un protocole semblable à celui appliqué dans les aéroports.

     

    18 h 04 : Les deux terroristes faisaient l’objet d’une fiche S. Mais cela ne signifie pas être surveillé en permanence, ou même occasionnellement. Dans les cas les plus sérieux, la fiche S permet de déclencher une surveillance plus poussée : écoutes, filatures, balises posées sur un véhicule, sonorisation de locaux (micros), surveillance électronique (mails). Jean-Charles Brisard, président du Centre d’analyse du terrorisme, explique : "Si, au terme de cette surveillance, les services obtiennent des éléments probants, ils saisissent la justice".

    17 h 49 : Scolarisé au lycée Marlioz, Petitjean avait décroché en 2015 un bac professionnel section commerce, et faisait depuis de l’intérim. «C’était un gentil gamin, super poli», abonde la responsable d’un magasin de vêtements du centre-ville où il avait fait un stage d’un mois en mars 2015. «On n’aurait jamais pu croire un truc comme ça. Il était très agréable... Aucun souci avec lui», complète-t-elle.

    17 h 48 : Abdel Malik Petitjean s’était installé il y a moins de deux ans à Aix-les-Bains, une station thermale chic, en compagnie de sa mère et d’une de ses soeurs, après avoir vécu à Montluçon (Allier) et dans les Vosges. Il fréquentait la même mosquée qu'Hakim, 17 ans : «Ça me fait peur et ça me déçoit de lui. Il a très bien caché son jeuSi j’avais su, je l’aurais raisonné, Malik. Je lui aurais dit l’islam c’est pas ça. Il a toujours dit qu’il était contre les attentats. Il parlait de la religion mais pas de son extrémisme», témoigne-t-il.

    17 h 40 : Les obsèques du père Jacques Hamel auront lieu mardi à 14 heures à la cathédrale de Rouen. L’inhumation aura lieu dans la plus stricte intimité familiale. Le lieu de l’enterrement du prêtre n'a pas été précisé.

    Le paroissien blessé a été réopéré

    Le paroissien de 87 ans blessé mardi dans l’attentat a subi une deuxième opération au poumon et se porte bien. «La plaie était plus profonde qu’on ne le pensait à l’origine, mais il va bien», a déclaré son épouse par téléphone, avant de se rendre à l’hôpital où son mari a été réopéré la veille.

    Le paroissien a reçu plusieurs coups de couteau alors qu’il assistait à la messe aux côtés de son épouse et de trois religieuses. Une quête a été lancée par les voisins du couple dans son quartier de petits pavillons, situé près de la zone industrielle de Saint-Étienne-du-Rouvray.

    "Il a pris quatre coups de couteau"

    Elle raconte dans les colonnes du Parisien que les deux agresseurs ont commencé par porter un coup de couteau «sûrement au cou» au Père Hamel, qui est «tombé la face vers le ciel». Les assaillants ont ensuite demandé à son mari de «filmer le Père une fois exécuté avec un téléphone portable».

    Peu après, son mari a été à son tour pris pour cible. «Il a pris quatre coups de couteau dans le cou, les bras et le dos. Ensuite, ils lui ont donné d’autres coups», a-t-elle précisé. Pour sa survie, le paroissien a «fait le mort» avant l’intervention des policiers de la Brigade de recherche et d’intervention.

    Le couple de paroissiens réside depuis 56 ans à Saint-Étienne-du-Rouvray. Le mari, qui a fêté mercredi son 87e anniversaire, a effectué la majeure partie de sa carrière comme ouvrier dans la papeterie de la ville.

    16 h 50 : Il y a désormais cinq gardes à vue : outre les trois personnes de l'entourage familial de Petitjean placées en garde à vue, cet homme est le 4e proche du terroriste présumé à être mis en garde à vue. Il serait né en France et âgé de 20 ans. Il a été interpellé mercredi. Une cinquième personne, un mineur de 16 ans né en Algérie, interpellé mardi, était toujours en garde à vue ce matin.

    16 h 33 : Abdel Malik Petitjean s’était rendu avec ce jeune homme en Turquie le 10 juin, mais ce dernier, fiché S, avait été refoulé du pays, puis remis à la Suisse, avant d’être arrêté en France. Il est entendu dans les locaux des services de renseignement à Levallois-Perret. «Rien ne prouve à ce stade qu’il était au courant des projets» concernant l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, a précisé une source policière.

    16 h 07 : Un homme parti en Turquie avec un des tueurs a été placé en garde à vue.

    15 h 52 : Abdel Malik Petitjean fréquentait la mosquée d'Aix-les-Bains, à un jet du quartier Franklin. Cette mosquée avait été visée par un incendie criminel après l'attaque contre Charlie Hebdo en janvier 2015. 

    La mosquée d'Aix-les-Bains qu'Abdel Malik Petitjean fréquentait. Photo AFP La mosquée d'Aix-les-Bains qu'Abdel Malik Petitjean fréquentait. Photo AFP  

    15 h 41 : Le Conseil français du culte musulman a appelé responsables de mosquées, imams et fidèles, à se rendre dimanche à la messe dans une église proche de chez eux, pour exprimer «solidarité et compassion» après «le lâche assassinat» du prêtre.

    Le père Hamel était "exigeant, bon et bienveillant"

    Le curé de la paroisse, Auguste Moanda, évoque le père Hamel, 86 ans, victime des deux terroristes présumés.

    Quel homme était le Père Hamel?

    «C’était un homme exigeant, d’abord pour lui même, mais surtout bon et bienveillant. Au cours des célébrations, il pouvait piquer une colère si les choses ne marchaient pas comme il fallait. Mais immédiatement après, il était le premier à saluer, embrasser les gens après la messe. Il était très discret, il n’y avait pas d’extravagances dans sa vie. Je me souviens du jour de mon arrivée, il y a cinq ans. Je suis arrivé au cours de la messe. Je pense au rayonnement de son visage quand il m’a vu. Je suis resté très lié à cet homme qui avait le même âge que mon père, et que je considère comme mon père.»

    Comment les fidèles vivent-ils cette épreuve?

    «La communauté est sous le choc. On ne comprend pas comment cet homme bon, qui ne faisait de mal à personne, et dont le travail était d’aider et de servir les gens, a été tué comme ça. Je ne ressens pas de colère auprès de mes paroissiens. On doit tout faire pour que ça n’arrive pas. Ils ne désignent pas de responsable et se réfugient dans la prière. Je dirai toujours que tout le monde doit prendre ses responsabilités, surtout dans les familles, pour éviter ce genre de situation. Pas seulement chez nos frères musulmans. Ces jeunes gens n’ont rien à voir avec le vrai islam. Ce sont des égarés, qui ont été manipulés, instrumentalisés.»

    Quelles sont les relations de la paroisse avec la mosquée voisine, à laquelle l’église a donné une parcelle de terrain?

    «Entre eux et nous, il y a un portail, et ils ont la clé. Il y a des moments de rencontre très forts, notamment lors des fêtes. Il y a des échanges, un dialogue, on se rend service mutuellement. C’est une épreuve pour nous, mais pour eux aussi. Cette épreuve doit nous aider à intensifier nos relations de fraternité. C’est ensemble qu’on peut aller de l’avant et éviter ce genre de situation.»

    La mosquée de Saint-Etienne-du-Rouvray, à deux pas de l'église. Photo AFP La mosquée de Saint-Etienne-du-Rouvray, à deux pas de l'église. Photo AFP  

    14 h 55 : Cet hommage se déroulera sous haute sécurité, avec des contrôles, dans un périmètre fermé. Il débutera par le requiem de Mozart, puis le maire prendra la parole, avant l’archevêque de Rouen. Le maire appellera à une minute de silence avant la Marseillaise.

    14 h 50 : La mairie de Saint-Etienne-du-Rouvray s’attend à une foule nombreuse dans l’espace Gagarine, situé dans un secteur boisé, à environ 2 km du centre-ville, pour un hommage solennel au prêtre assassiné.

    14 h 04 : la Turquie assure avoir prévenu les autorités françaises des soupçons de terrorisme qu'Ankara portait sur Adel Kermiche, l'un des assaillants.

    13 h 46 : plusieurs djihadistes sont originaires de Normandie, notamment Maxime Hauchard, un converti à l’islam identifié comme l’un des bourreaux de Daech. Mais aucun lien n’a été établi à ce stade entre ce Normand et les auteurs de l’attaque normande de mardi matin.

    13 h 45 : les enquêteurs continuent de faire parler les téléphones et ordinateurs saisis aux domiciles des deux tueurs, qui vivaient à 700 kilomètres l’un de l’autre, pour comprendre comment ils se sont rencontrés. Seule certitude à ce stade, Petitjean est passé au domicile de Kermiche la veille de l’attentat.

    12 h 54 : les trois personnes de l'entourage familial de Petitjean ont été placées en garde à vue essentiellement « pour permettre de recueillir des éléments sur le profil du tueur », selon une source proche de l’enquête.

    Petitjean vivait dans cet immeuble, dans le quartier Franklin-Roosevelt à Aix-les-Bains (Savoie). Photo AFP Petitjean vivait dans cet immeuble, dans le quartier Franklin-Roosevelt à Aix-les-Bains (Savoie). Photo AFP  

    12 h 35 : la garde nationale « n'aurait rien changé » aux attentats récents a déclaré Hervé Morin sur France info. Le président de la région Normandie et ex-ministre de la Défense affirme également « qu'il y aurait bien plus d'une centaine de personnes radicalisées en Normandie ».

     

    12 h 02 : "La France sera toujours la France", a déclaré François Hollande en réponse à Donald Trump, candidat républicain à la Maison Blanche. Mercredi, le milliardaire avait assuré que "la France n'est pas la France". Le président français a affirmé ce matin que "c’est quand on s’abaisse qu’on ne se ressemble plus. Ca peut arriver à d’autres, outre-Atlantique".

    11 h 26 : "Les modalités de formation et la ventilation des forces de protection sur le territoire français seront définies en concertation avec l’ensemble des acteurs" avec une communication en Conseil de défense début août et une consultation des parlementaires en septembre, a écrit la présidence.

    11 h 08 : Face à la menace terroriste, François Hollande officialise la constitution d'une garde nationale qui sera "bâtie à partir des réserves opérationnelles existantes".

    10 h 32 : "Manuel Valls et Bernard Cazeneuve doivent partir parce qu’ils refusent de prendre les mesures indispensables pour combattre l’islamisme. Il faut un nouveau gouvernement déterminé à agir", a déclaré Laurent Wauquiez vice-président délégué LR, dans un entretien au Figaro paru ce jeudi.

    9 h 50 : Abdel Malik Petitjean n’avait pas fait l’objet de condamnation.

    9 h 33 : à Saint-Etienne-du-Rouvray, après la levée du périmètre de sécurité, mercredi dans la soirée, fidèles et habitants portant des fleurs et des bougies, se sont rendus sur le parvis de l’église pour rendre hommage au prêtre Hamel.

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