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    Attentat : Un prêtre égorgé dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, le domicile

    d'un des terroristes en perquisition

    Deux terroristes se réclamant du groupe EI, armés d'armes blanches ont pris en otage cinq personnes, dont un prêtre et deux religieuses, dans une église à Saint-Etienne du Rouvray (Seine Maritime). Le prêtre, âgé de 84 ans, a été égorgé.

    Terrorisme

    Publié le 26 Juillet 2016      LIEN

     

    DIRECT - Attentat : Un prêtre égorgé dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray, le domicile d'un des terroristes en perquisition

    La police et les secours sur les lieux après que 2 terroristes avaient pris 5 personnes en otage dont un prêtre qu'ils ont égorgé dans l'église de Saint-Etienne-du -Rouvray près de Rouen le 26 Juillet 2016.  Crédit Reuters

    Ce que l'on sait :

    • Deux assaillants sont entrées ce mardi à 9h43 à l'arrière d'une église pendant la messe du matin et pris en otage cinq personnes, dont le curé et deux religieuses. Ils ont égorgé le prêtre et tenté d'égorger un autre otage, qui est actuellement grièvement blessé. Le prêtre, Jacques Hamel, avait 84 ans, rapporte Mgr Lebrun, archevêque de Rouen.
    • La BRI de Rouen (DCPJ), rapidement sur place, appelée par une religieuse qui avait réussi à s'échapper, est intervenue en premier sur les lieux, et les terroristes ont été neutralisés par la BRI et le RAID.
    • Le groupe État islamique a revendiqué l'attaque via son agence "Amaq".
    • Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête.
    • Bernard Cazeneuve et François Hollande se rendent sur place, ainsi que le président de région, Hervé Morin. Mgr Lebrun, actuellement à Cracovie pour les JMJ, se rend également sur place, rapporte La Croix.
    • En 2014, Le Parisien révélait la présence d'un "foyer de dérive radicale" à Saint-Étienne-du-Rouvray, composé de plusieurs mosquées radicales et d'une filière djihadiste vers la Syrie.
    • Selon i24 News, un des terroristes était connu des services de police, surveillé après une tentative de partir en Syrie. L'un des 2 suspects a passé près d'un an en prison en France avant son placement sous bracelet électronique, rapporte iTélé.
    • Un homme a été placé en garde à vue, selon des sources proches de l'enquête. Il serait en lien avec l'un des terroristes, dont les initiales seraient "AK", rapporte Le Point. Il s'agirait d'un mineur de 16 ans, dont les initiales seraient "HB", Son frère aîné serait notamment parti en Syrie à l'âge de 16 ans au printemps 2015, selon L'Express.
    • Tous les drapeaux ont été mis en berne sur la commune de Saint-Etienne du Rouvray

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    LE DIRECT

    18h30 : "Il faut que nous fassions le ménage", estime le recteur de la mosquée de Lyon

    "C'est à nous, musulmans, à prendre nos responsabilités", a déclaré Kamel Kaptane, recteur de la mosquée de Lyon, au micro de France Info. "Il faut que nous fassions le ménage. Ce qui se passe se fait au nom de l'Islam, et au nom des musulmans. Et cela, nous ne pouvons pas l'accepter".

     

    "S'attaquer à un prêtre alors qu'il est en train de prier, c'est le pire des crimes que l'on puisse constituer", a-t-il déclaré, condamnant catégoriquement l'attentat.

    18h20 : François Hollande réunira demain un conseil de sécurité et de défense

    17h56 : Mis à jour du profil de la personne placée en garde à vue

    Le jeune homme placé en garde à vue, et qui serait en lien avec l'un des terroristes dont les initiales seraient "AK", selon Le Point serait un mineur de 16 ans, dont les initiales sont "HB". Son frère aîné serait notamment parti en Syrie à l'âge de 16 ans au printemps 2015, selon L'Express.

    17h46 : Sur Twitter, le hashtag #JeSuisCatholique en soutien aux victimes prend de l'ampleur

    Le hashtag #JeSuisCatholique, est tristement l'un des mots-clés les plus partagés sur le réseau social. Au-delà de rejoindre tous les "jesuis" depuis les attentats de Charlie hebdo en janvier 2015, ce hashtag témoigne de la symapthie des personnes envers la communauté chrétienne sur Ineternet.

    17h25 : réactions politiques de Christiane Taubira et François Bayrou

    L'ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira a réagi sur son compte Twitter :

    17h20 : Le domicile d'un des assaillants pris d'assaut

    D'après BFMTV, le Raid effectue une opération au domicile d'un des deux assaillants. Moins d'une dizaine de personnes auraient été sortie des lieux.

    17h15 : le terroriste au bracelet électronique avait été extradé de Suisse vers la France en mars 2015

    Selon les informations de la Tribune de Genève, le Français de 19 ans, tué dans l'assaut de la Bri et du RAID, avait été arrêté à l'aéroport de Genève le 14 mai 2015, après avoir été refoulé de Turquie.

    "A.K. avait tenté par deux fois de rejoindre la Syrie, d'abord via Munich, sans succès, puis via Genève. Emprisonné quelques jours à la prison de Champ-Dollon, il avait ensuite été extradé vers la France, mis en examen pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme", indique la Tribune de Genève.

    L'homme placé en garde à vue aujourd'hui serait en lien avec ce terroriste.

    17h08 : Le témoignage de la religieuse qui a donné l'alerte

    La religieuse présente ce matin dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, à l'heure de la messe matinale, et qui a réussi à s'échapper pour donner l'alerte, a relaté au Figaro le début de l'attaque :

    "Ils sont entrés brusquement. Ils ont pris l'espace. Ils parlaient en arabe. J'ai vu un couteau. Je suis partie au moment où ils commençaient à agresser le père Jacques. Je ne sais même pas s'ils ont réalisé que je partais". Cette sœur de la communauté de religieuses voisine de l'église a souhaité garder l'anonymat. Elle indique avoir été prise en charge par une cellule d'aide psychologique.

    L'homme placé en garde à vue un peu plus tôt ce mardi serait en lien avec ce terroriste.

    17h01 Réunion en cours à l'Élysée

    François Hollande a réuni mardi après-midi à l'Élysée le Premier ministre Manuel Valls, les ministres Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Jean-Jacques Urvoas (Justice) pour un "point sur la situation", a indiqué l'Élysée.

    16h49 : Des participants à la commission d'enquête relative aux moyens mis en œuvre par l'État pour lutter contre le terrorisme préconisent des mesures drastiques dans le cadre d'un changement de stratégie prôné par une partie de la classe politique, notamment à droite.

    Tout d'abord, Georges Fenech, député Les Républicains du Rhône et président de la commission d'enquête sur les attentats, s'est dit favorable à la création d'un "Guantanamo à la française", un établissement dédié à des individus radicalisés.

     

    De son côté, le rapporteur de la commission et député socialiste Sébastien Pietransanta a déclaré à France Info ce mardi que "les individus radicalisés ne doivent pas être libérés de prison". Concernant la détention des individus fichés S, prônés par certains hommes politiques, M. Pietrasanta explique "qu’il faut éviter toute démagogie et toute surenchère, c’est important de pouvoir avoir un lien avec l’Etat de droit et la lutte contre le terrorisme doit entrer dans cet Etat de droit".

    16h39 : réactions syndicales, via France Info

    "On se retrouve devant une difficulté qui est celle d'empêcher des gens de repartir ou de partir sur des sites en guerre pour rejoindre les rangs de l'État Islamique, or on sait que ces gens sont extrêmement déterminés", a déclaré sur France Info Béatrice Brugère, ancienne juge antiterroriste et secrétaire générale du syndicat FO-Magistrats.

    La CFDT quant à elle appelle via un communiqué "au sang-froid, à l'affirmation des valeurs républicaines et à la cohésion citoyenne de tous ceux qui veulent vivre dans une société de liberté, de paix et de fraternité."

    16h24 : réactions religieuses, relayées par le quotidien La Croix

    • Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du pape François : "le pape s’associe par la prière à la souffrance des familles, ainsi qu’à la douleur de la paroisse et du diocèse de Rouen"
    • Mgr Lebrun, archevêque de Rouen : "L’Église catholique ne peut prendre d’autres armes que la prière et la fraternité entre les hommes"
    • Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France : "notre arme à nous c’est la miséricorde"
    • Mgr Dubost, évêque d’Evry : "Il ne faut pas que la terreur gagne"
    • Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise : "en tant que chrétien, il faut être artisan de paix et de dialogue"

     

    16h03 : un homme placé en garde à vue

    Un homme a été placé en garde à vue, a appris Le Figaro de source proche de l'enquête. "Aucune précision sur le profil de cette personne n'a été donnée", indique le quotidien.

    14h30 : Nicolas Sarkozy s'est exprimé depuis le siège des Républicains.

    "C'est aussi l'âme de la France qui est touchée. La France est une fois de plus prise pour cible.", a déclaré M. Sarkozy, dont toutes les pensées vont aux fidèles catholiques de France.

    "Nous devons changer profondément notre stratégie. (…) Notre ennemi n'a pas de limites. (…) Nous devons être impitoyables. (…) Je demande au gouvernement de mettre en œuvre toutes les propositions que nous avons faites depuis des mois.", a ajouté de l'ancien Président de la République.

    14h09 : Le Président Hollande s'est exprimé depuis Saint-Etienne du Rouvray avant de repartir pour la capitale. Jusqu'ici, le groupe EI n'avait jamais réussi d'attentat dans une église, l'une de leurs cibles privilégiées selon leurs déclarations.

    Plus de doute désormais sur l'origine de l'attentat. Le groupe État islamique a revendiqué l'attaque via son agence "Amaq", et le Président de la République confirme qu'il s'agit d'un attentat terroriste. "C'est une guerre que nous devons mener par tous les moyens", a-t-il déclaré. Parmi les mesures annoncées, un soutien aux forces irakiennes dans la guerre en Syrie, sans troupes au sol.

    François Hollande recevra Mgr Lebrun, archevêque de Rouen, cet après-midi, qui a pris le premier avion depuis les JMJ de Cracovie. Ils vont convoquer la Conférence des responsables de culte en France (CRCF) dès mercredi.

    "Un groupe qui veut nous déclarer la guerre, nous diviser, il ne faut pas réagir à la provocation, nous sommes une démocratie, il faut réagir avec du recul.", a poursuivi M. Hollande.

    Avant d'ajouter cette phrase qui fait froid dans le dos, tout en indiquant que les attentats ne vont pas s'arrêter : "Les Français doivent savoir qu'ils sont menacés, comme les allemands".

    Ailleurs dans la classe politique, François Fillon signale que "nous indigner ne suffit plus" :

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  • Dans les Pyrénées-Orientales, l'Occitanie s'appellera-t-elle, Occitanie Pays catalan ?

    Fer de lance de la contestation contre le choix du nom Occitanie pour la région, les élus catalans du conseil départemental des Pyrénées-Orientales ont voté à l'unanimité pour l'ajout de Pays catalan, à Occitanie et non Pyrénées-Méditerranée comme l'a adoptée la région. Ce vote est symbolique.

    • Par Fabrice Dubault
    • Publié le 26 juillet 2016 à 11:19, mis à jour le 26 juillet 2016 à 11:37
    LIEN   
    Perpignan - session du conseil départemental des Pyrénées-Orientales - 2016. © F3 LR

    © F3 LR Perpignan - session du conseil départemental des Pyrénées-Orientales - 2016.

     


    Nous avions jusque là Occitanie comme nom de région, avec la variante, Occitanie Pyrénées Méditerranée. Va-t-on avoir également un canal Occitanie Pays catalan ?
    C'est ce que souhaitent voire veulent, les conseillers départementaux des Pyrénées-Orientales.

    La discorde catalane autour du nom de la grande région continue...


    Occitanie ne fait pas l'unanimité, loin de là... Et à droite, comme à gauche.
    Le conseil départemental des Pyrénées-Orientales, majoritairement PS, comme le conseil régional a voté à l'unanimité, ce lundi matin, une motion pour l'ajout de PAYS CATALAN à Occitanie.

    Nous les Catalans, nous ne sommes pas occitans" voici l'explication la plus simple et la plus claire donnée à l'unanimité par les élus, toutes couleurs politiques confondues.

    Cette motion votée à Perpignan, et soutenue par un collectif citoyen, n'a pour l'heure aucune valeur juridique. Le conseil départemental en appelle désormais au conseil d'Etat.

    Perpignan: le conseil départemental vote pour Occitanie Pays catalan

    Perpignan: le conseil départemental vote pour Occitanie Pays catalan

    Fer de lance de la contestation contre le choix du nom Occitanie pour la région, les élus catalans du conseil départemental des Pyrénées-Orientales ont voté à l'unanimité pour l'ajout de Pays catalan, à Occitanie et non Pyrénées-Méditerranée comme l'a adoptée la région. Ce vote est symbolique.  -  F3 LR  -  Reportage : S.Ratinaud et X.Armengaud


    Nul doute que François Hollande, en visite jeudi dans les Pyrénées-Orientales, entendra parler du pays, du pays catalan !

    La présidente PS du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, Hermeline Malherbe, était l'invité du 19/20 de France 3 Languedoc-Roussillon, ce 25 juillet. Elle avance une question d'intégration et de reconnaissance dans la région.

    La présidente PS des Pyrénées-Orientales réagit au vote de la motion du conseil départemental.  -  F3 LR  -  JT du 25 juillet 2016.

     

    Des actions symboliques contre le nom de la région


    Et pour se faire entendre de la présidente de région, Carole Delga, les Catalans ne manquent pas d'imagination.
    Dernière idée en date, renvoyer à l'expéditeur, donc à Toulouse, les exemplaires du magazine mensuel de la

    nouvelle région Occitanie.


    Perpignan : le magazine de la région Occitanie renvoyé à l'expéditeur

    Perpignan : les magazines de la région Occitanie renvoyés à l'expéditeur

    Pour faire comprendre leur mécontentement du choix du nom de la région, les Catalans ne manquent pas d'imagination. Dernière idée en date, renvoyer à l'expéditeur, donc à Toulouse, les exemplaires du magazine mensuel de la nouvelle région Occitanie.  -  F3 LR  -  Reportage : J.Lopez et F.Savineau

     
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  • Reportage

    Les démocrates désunis derrière Clinton

    Par Frédéric Autran 25 juillet 2016 à 21:21      LIEN
     
     
     
    Supporters of U.S. Senator Bernie Sanders raise a mock coffin in front of City Hall during a protest ahead of the 2016 Democratic National Convention in Philadelphia, Pennsylvania, July 24, 2016. REUTERS/Adrees Latif

    La convention du parti, qui doit entériner la nomination de la candidate, s’est ouverte lundi sur fond de scandale interne, après les révélations de WikiLeaks.

    La Russie de Vladimir Poutine est-elle en train de manœuvrer en coulisses pour faire élire Donald Trump ? La question, lourde d’implications, se pose sérieusement après la publication par WikiLeaks de quelque 20 000 mails internes au Parti démocrate américain. Echangés pendant près d’un an et demi par sept hauts responsables de la formation démocrate - dont sa présidente, son directeur de communication et son directeur financier -, ces messages semblent confirmer que, tout au long des primaires, l’appareil démocrate a favorisé Hillary Clinton, ce que son rival, Bernie Sanders, a toujours dénoncé. Lundi après-midi, il a toutefois à nouveau appelé à voter pour l’ex-secrétaire d’Etat après avoir qualifié Trump de «brute» et de «démagogue».

    Doigt d’honneur

    Identifier l’origine d’une cyberattaque se révèle toujours délicat. Mais selon plusieurs spécialistes du secteur, le piratage du Parti démocrate, révélé mi-juin, serait l’œuvre de deux agences russes de renseignement. Le timing des révélations de WikiLeaks, dont le fondateur, Julian Assange, n’a jamais caché sa haine pour Hillary Clinton, ne doit visiblement rien au hasard, juste avant le début de la convention démocrate. Montant au créneau dès dimanche, le directeur de campagne d’Hillary Clinton, Robby Mook, s’est dit «troublé» que «des experts estiment que les Russes diffusent ces courriels dans le but d’aider Donald Trump». Des allégations catégoriquement rejetées par le candidat républicain.

    Une chose est sûre : Hillary Clinton se serait bien passée d’un nouveau scandale lié à des mails, orchestré ou non par le maître du Kremlin. Après des primaires acharnées face à Bernie Sanders, l’ancienne secrétaire d’Etat espérait un adoubement paisible cette semaine, lors de la convention démocrate qui s’est ouverte lundi à Philadelphie. Mais la belle image d’unité et d’optimisme, que le camp Clinton comptait opposer à la vision lugubre et clivante de Donald Trump, a volé en éclats après les révélations de WikiLeaks. Première conséquence politique de ce scandale : la présidente du parti, Debbie Wasserman Schultz, dont Bernie Sanders réclamait la tête depuis plusieurs mois, a annoncé dimanche sa démission. «La meilleure façon pour moi d’accomplir cet objectif [faire élire Hillary Clinton présidente, ndlr] est de démissionner de mon poste de présidente du parti à la fin de la convention», a souligné l’élue de Floride dans un communiqué. En la poussant à annoncer son départ avant le début du grand rassemblement démocrate, le camp Clinton espère calmer la colère des partisans de Bernie Sanders. Mais dans le même temps, Hillary Clinton a annoncé que Debbie Wasserman Schultz rejoindrait son équipe de campagne, en tant que directrice honoraire.

    Un recrutement vécu comme un doigt d’honneur par les pro-Sanders. Furieux, ces derniers n’ont pas l’intention de rendre les armes. Lundi matin, ils ont accueilli par des sifflets et les cris «honte, honte, honte !» la future ex-présidente du parti, venue s’exprimer devant les délégués de Floride. Une scène chaotique retransmise en direct par les télévisions américaines, accentuant l’impression que les plaies de la primaire sont loin d’être refermées.

    La décision d’Hillary Clinton de nommer Tim Kaine comme colistier irrite également le camp Sanders, qui le juge trop libéral. «Le fait qu’elle ne choisisse pas une figure progressiste comme Elizabeth Warren a été le coup de grâce», estime Corey Collier, une militante de l’Oregon qui parcourt les Etats-Unis à bord d’un «Bernie Van». Elle ajoute : «Je me suis beaucoup demandé si j’allais voter Hillary Clinton pour faire barrage à Donald Trump. Mais la démocratie dans ce pays a été affaiblie par la campagne Clinton. J’ai décidé de voter pour Jill Stein [la candidate du parti écologiste, ndlr]

    Présents par milliers à Philadelphie, outrés par les révélations de WikiLeaks, les pro-Sanders ont prévu des manifestations tout au long de la semaine. Dès dimanche, plusieurs rassemblements ont eu lieu, notamment dans un parc proche du lieu de la convention. Assis sur l’herbe séchée, dans une chaleur étouffante, les militants portent des tee-shirts Bernie et des pancartes «Never Hillary».

    «Rébellion»

    Tammy, sa fille adolescente et son beau-père ont roulé deux jours depuis l’Etat de Washington, sur la côte ouest américaine. «Bernie Sanders n’a jamais été traité de manière juste. Il n’a jamais eu une réelle opportunité de faire campagne à armes égales. S’il avait été traité sur un pied d’égalité, il aurait remporté la nomination», assure Tammy. Cette secrétaire aux longs cheveux grisonnants, actuellement sans emploi, veut encore croire à une «rébellion de Bernie Sanders», qui s’exprimait lundi soir en prime-time. Deux semaines après avoir officiellement apporté son soutien à Hillary Clinton, il semblait toutefois peu probable que le sénateur du Vermont fasse marche arrière. Réagissant dimanche à l’affaire des mails du parti, il s’est dit «scandalisé mais pas surpris». «Mon travail, à ce jour, est de faire battre Donald Trump et de faire élire Hillary Clinton», a martelé sur NBC le sénateur du Vermont.

    Dans le camp de l’ex-secrétaire d’Etat, on tâche de ne pas céder à la panique, malgré de très mauvais sondages publiés lundi. Un sondage CNN, l’un des premiers réalisés après la convention républicaine, donne un avantage de cinq points à Trump (44 % contre 39 %) lorsque les candidats libertarien et écologiste sont pris en compte. Dans un duel resserré, le candidat républicain compte encore trois points d’avance sur Clinton (48 % contre 45 %) au niveau national.

    Tout aussi inquiétant pour la candidate démocrate, le site d’analyse de sondages FiveThirtyEight donne 57,5 % de chances de victoire à Donald Trump. Si l’élection avait lieu aujourd’hui, estime le site, le milliardaire républicain remporterait huit des onze Swing States («Etats balance»), dont la Floride, l’Ohio, la Pennsylvanie et l’Iowa. Pour inverser la tendance, Hillary Clinton a plus que jamais besoin d’unifier le camp démocrate et de rallier les partisans de Bernie Sanders. Vladimir Poutine l’a visiblement bien compris.

    Frédéric Autran
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  • Daech

    A Kaboul, l’EI poursuit sa vague

    d’attentats anti-chiites

    Par Aude Massiot 24 juillet 2016 à 16:11       LIEN

     

     

    A Kaboul, des hommes creusent des tombes pour les victimes de l’attentat de samedi.  Photo Shah Marai. AFP

    L'organisation a revendiqué l'attentat survenu samedi dans la capitale afghane, et dont le bilan s'élève à 80 morts et 231 blessés.

     

     

    Dimanche, journée de deuil national. Kaboul pleurait ses morts. La veille, l’attentat le plus meurtrier depuis la fin de l’intervention américaine dans le pays, de 2001 à 2014, ensanglantait la capitale afghane. Le bilan : 80 morts et 231 blessés, lors d’une manifestation de la minorité chiite hazara, sur la place Dehmazang, dans le centre de la ville. Le lieu a été, depuis, rebaptisé «place des Martyrs» par le président, Ashraf Ghani. «Des terroristes se sont mêlés aux manifestants et ont déclenché les explosions qui ont tué un certain nombre de nos concitoyens, parmi lesquels des membres des services de sécurité et de défense», a déclaré le leader afghan après ­l’attaque.

    L’organisation terroriste sunnite Etat islamique (EI) a revendiqué l’attentat via son agence, Amaq. Le double attentat-suicide s’intègre dans la volonté du groupe terroriste de faire le plus de victimes possibles au sein de la communauté chiite. Dimanche, l’organisation a revendiqué un autre attentat en Irak, dans un quartier de cette communauté à Bagdad faisant 15 morts et 22 blessés. En Afghanistan, l’EI, présent dans le pays depuis fin 2014, reste (malgré tout) un acteur mineur, face aux talibans, auxquels ils s’opposent. Les combattants de Daesh, principalement des Pakistanais, sont présents quasi uniquement dans la province de Nangarhâr, contiguë à la frontière pakistanaise, dans l’Est du pays.

    L'Etat islamique «acculé par les frappes aériennes»

    Début juillet, le général américain John Nicholson, commandant des ­forces de l’Otan en Afghanistan, affirmait que les forces de l’EI subissaient d’importants revers dans leurs positions et se trouvaient «acculées par les frappes aériennes». De leur côté, les talibans ont parlé, à propos de l’attentat de samedi, d’un «complot visant à déclencher une guerre ­civile».

    L’Etat islamique, depuis son arrivée en Afghanistan, peine à s’implanter dans le pays. Ses attaques sont mal vues par la population et la propagande trouve un accueil mitigé chez les jeunes Afghans. Sa seule force de frappe reste donc les attentats. La minorité hazara, visée par celui de ­Kaboul, samedi, est une cible fréquente des mouvements combattants sunnites dans le pays, cela depuis plusieurs décennies. Elle représente pourtant 9 % de la population afghane, ce qui la place comme troisième minorité du pays, par ordre d’importance numérique. Le dernier attentat majeur les ayant visés remonte à décembre 2011, lorsque 55 personnes avaient péri dans une attaque perpétrée pendant la fête chiite de l’Achoura. L’action avait été revendiquée par Lashkar-e-Jhangvi, une organisation extrémiste sunnite pakistanaise. De même, les talibans en ont fait, à de multiples reprises, une cible privilégiée de leurs exactions.

     

    De fortes tensions

    Samedi, à Kaboul, les milliers de manifestants hazaras demandaient le détournement d’une ligne électrique en construction, qui doit relier le Turkmé­nistan à Kaboul, afin qu’elle passe par deux provinces, fiefs de la communauté, jusque-là négligées par le gouvernement afghan. Le président Ashraf Ghani refusait d’accepter ce changement de tracé, invoquant les coûts supplémentaires que cette déviation impliquerait.
    Il pourrait changer d’avis. L’attaque de samedi a créé de fortes tensions parmi la population de la capitale. Les organisateurs comme les forces de police sont accusés de n’avoir pas su garantir la sécurité des civils. Le soir même, le président a annoncé la création d’une commission pour mener «une enquête exhaustive» sur l’attentat. Il a promis de «venger les victimes des auteurs de l’attaque, où qu’ils se trouveront» et de «sanctionner les coupables, au sein ou à l’extérieur du gouvernement».

    Aude Massiot
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  •  

     

    Air France : une grève en plein cœur de l'été menace 1.000 vols

    Air France : une grève en plein cœur de l'été menace 1.000 volsTerminal 2E à Roissy. (BERTRAND GUAY / AFP)

    Deux syndicats d'hôtesses de l'air et stewards appellent à la grève à partir de mercredi pour une semaine alors que 1.000 vols sont prévus sur cette période.

     
     

    Pagaille en vue dans le ciel de l’été. En plein cœur des vacances, Air France se prépare à une semaine de grève. Les syndicats SNPNC-FO et Unsa-PNC appellent hôtesses et stewards à cesser le travail à partir de mercredi 27 juillet. De quoi réjouir ceux qui se préparent à prendre l’avion. La compagnie s’est engagée à prévenir par mail les passagers sur la situation de leur vol 24 heures avant le départ prévu. Il n’y aura pas de frais supplémentaires en cas de changement de date ou d’annulation.

    Sur la semaine, quelque 1.000 vols Air France sont prévus, avec entre 130.000 et 150.000 passagers. La grève risque fort d’être synonyme de pagaille pour les vacanciers.

    Les principales perturbations sont attendues sur le court et le moyen-courrier alors que la direction d’Air France espère pouvoir assurer la majorité des vols long-courriers. Les vols Air France assurés par d’autres compagnies comme HOP!, KLM, Delta ou Transavia ne sont pas touchés par le mouvement de grève.

    Menace sur le redressement d'Air France

    Les syndicats dénoncent la durée de l’accord d’entreprise qui fixe les règles de travail mais aussi la rémunération et l’avancement. Ils réclament un accord sur au moins trois ou cinq ans alors que la direction propose 17 mois, affirmant que le contexte du secteur ne lui permet pas de s’engager sur une période plus longue. De plus, Air France affirme avoir proposé des améliorations à l’accord, notamment sur les droits de congés et les droits de rémunération consécutifs à des modifications de programme.


    "Refuser ces propositions et lancer une grève au cœur de l’été, quand des familles entières partent en vacances en avion, c’est une véritable aberration, d’autant qu’il n’y a actuellement aucun couperet, aucune pression sur les partenaires sociaux", déplore Frédéric Gagey, PDG d’Air France dans "Le Parisien".

    Il regrette la décision des syndicats qui, selon lui, "risque de compromettre le redressement d’Air France".

    Un redressement en vue duquel Frédéric Gagey reconnaît pourtant que la compagnie souhaite réduire les équipages sur certains vols moyen-courriers, "environ 2%", alors que les syndicats réclament  l’arrêt des réductions d’effectifs et dénoncent "des mesurettes, sans aucune annonce concrète ni garanties".

    Les syndicats prévoient un mouvement suivi. Dans un communiqué, ils annoncent que les déclarations des hôtesses et stewards atteignent 55% de grévistes, un chiffre qui pourrait grimper à 70% dès mercredi.

    L.M.

    L'Obs

    L'Obs

    Journaliste

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  • Attentat d'Ansbach : l’auteur avait « fait allégeance » à l’Etat islamique

    Les Echos Le 25/07 à 07:26Mis à jour à 16:14       LIEN
      Si piste l'attentat privilégiée, autorités cherchent vérifier s’il s’agit d’un attentat islamiste Si la piste de l'attentat est privilégiée, les autorités cherchent à vérifier s’il s’agit d’un attentat islamiste - Matthias Schrader/AP/SIPA
     

    +VIDEO Un réfugié syrien de 27 ans a péri dans l’explosion dont il est l'auteur et qui a blessé 12 personnes. Il devait être expulsé vers la Bulgarie.

    « Il s'agit malheureusement d'un nouvel attentat terrible, qui à coup sûr accroît l'inquiétude des gens », a déclaré à la presse, dans la nuit de dimanche à lundi, le ministre de l'Intérieur du Land de Bavière, Joachim Hermann, venu dans la ville d'Ansbach, ou dimanche soir un réfugié syrien de 27 ans souffrant de troubles psychiatriques a péri dans l'explosion qu'il a provoquée près d'un festival de musique. 15 personnes ont été blessées, dont trois grièvement.

    Lundi après-midi, le ministre bavarois de l'intérieur a officiellement déclaré qu'il s'agissait bel et bien d'une attaque terroriste après la découverte, dans le téléphone de l'auteur de l'attentat, d'une vidéo brandissant, en arabe, la menace d'une attaque. « Il a explicitement annoncé (agir) au nom d'Allah, a fait allégeance à Abou Bakr al-Bagdadi (le chef de l'Etat islamique, Ndlr) (...) et annoncé expressément une vengeance contre les Allemands qui se mettent en travers de la voie de l'islam », a-t-il déclaré.

    De son côté, la police bavaroise affirme qu'il n'y a pas de lien direct entre l'auteur de l'attentat suicide d'Ansbach et des groupes terroristes. Le procureur d'Ansbach a ouvert une enquête pour savoir si d'autres personnes étaient impliquées dans l'attentat, qui vient, malheureusement, s'ajouter à ceux qui viennent d' endeuiller le pays, et notamment en fin de semaine à Munich et un peu plus tôt en Bavière et près de Stuttgart..

    Le directeur adjoint de la police d'Ansbach, Roman Fertinger, a parlé d' « indices » selon lesquels des pièces de métal ont été ajoutées à l'explosif.

    Une demande d'asile rejetée il y a un an

    Le jeune Syrien, dont la demande d'asile avait été rejetée il y a un an, devait être expulsé vers la Bulgarie, a déclaré ce lundi un porte-parole du ministère allemand de l'Intérieur. « Les Syriens ne peuvent pas être renvoyés en Syrie pour le moment, mais cela ne signifie pas qu'ils ne peuvent pas être expulsés », a dit le porte-parole, Tobias Plate, lors d'un point de presse.

    L'auteur de l'attentat avait l'intention d' « empêcher » la tenue du festival de musique pop en plein air auquel participaient plus de 2.500 personnes dans la ville, selon Joachim Hermann. Il a essayé d'entrer sur les lieux mais a dû faire demi-tour dans la soirée faute de ticket d'entrée. La bombe a détonné peu après vers 22H00 (20H00 GMT) devant un restaurant du centre-ville, à proximité immédiate du festival.

    Le Syrien, qui résidait à Ansbach, avait tenté par deux fois dans le passé de mettre fin à ses jours et séjourné dans une clinique psychiatrique, selon le ministre, qui a précisé ne pas savoir si l'homme était aussi animé d'intentions suicidaires.

    Un pays sous tension

    Cet attentat survient à un moment où le pays est sous haute tension après une série de tragédies, dont celle de Munich (sud) qui a fait neuf morts et 11 blessés vendredi soir. C'est aussi la troisième fois en une semaine que l'Etat régional de Bavière est frappé par un drame. Le 18 juillet, un demandeur d'asile se disant de nationalité afghane avait déjà blessé à la hache cinq personnes dans un train à Wurtzbourg, lors d'une attaque revendiquée par le groupe djihadiste.

    Enfin, non loin de la Bavière, un demandeur d'asile syrien de 21 ans a tué dimanche à la machette une femme avec qui il venait de se disputer et a blessé trois autres personnes, dans une crise de rage a priori passionnelle, à Reutlingen, localité de 100.000 habitants proche de Stuttgart.

    Plus de policiers

    En conséquence : l'Allemagne va augmenter la présence des forces de police dans les aéroports et les gares ferroviaires tout en ordonnant des contrôles et des fouilles aléatoires dans les zones proches des frontières du pays, a déclaré ce lundi Thomas de Maizière, le ministre l'Interieur.

    « Ce qui semble particulièrement important à mes yeux en ce moment, c'est un renforcement de la présence policière dans les lieux publics », a dit à Berlin Thomas de Maizière lors d'une conférence de presse.

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  • Fusillade dans une boîte de nuit en Floride:

    au moins deux morts et 17 blessés

    Le 25 juillet à 10h35 par Afp/L.C./lindependant.fr | Mis à jour il y a 12 minutes         LIEN

    PHOTO/Wink news/Twitter

    MISE A JOUR A 14H20.

    Une fusillade a éclaté à Fort Myers (Floride), dans une boîte de nuit le Club Blu, lors d'une soirée étudiante. Au moins dix-sept personnes auraient été touchées et deux seraient décédées selon NBC2 News. 

     

    BREAKING: Reports of 17 shot, 2 killed at Florida nightclub hosting teen party. Details here http://wncn.tv/2a872is  & on CBS North Carolina

    Photo published for Reports: Seventeen shot, two killed at Florida nightclub

    Reports: Seventeen shot, two killed at Florida nightclub

    The nightclub was reportedly hosting a teen party.

    wncn.com

     

    Selon les premiers éléments de l'enquête dévoilés par nos confrères de News, un homme armé a fait feu dans le nightclub Club Blu de Fort Myers en Floride, après la fin d'une fête pour adolescents. Fort Myers est une destination touristique d'hiver de 65 000 habitants, située à 200 kilomètre au nord-ouest de Miami.

    Au moins deux personnes ont été tuées et 17 autres ont été blessées. Les tirs ont été entendus peu après 1 heures ce lundi et ont dispersé la jeune clientèle dans le quartier. 

    Une personne qui pourrait avoir un rapport avec les tirs est détenue par la police dans un autre lieu de la ville, a indiqué NBC, sans autre précision. La police cherchait toujours d'autres personnes impliquées dans la fusillade ce lundi matin, et n'a, à l'heure actuelle, aucune piste privilégiée quant au motif de la fusillade. 

    L'identité des victimes n'est pas encore connue, mais on sait qu'elles sont âgées de 12 à 27 ans. Les personnes touchées ont été transportées vers l'hôpital Lee Memorial.  Quatre d'entre elles sont encore dans un état critique. 

    Cette nouvelle fusillade intervient six semaines après la tuerie dans une boîte gay d'Orlando, également en Floride, qui avait fait 49 morts et avait été revendiquée par le groupe Etat islamique.

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  • NICE. Les incohérences de la version de Sandra BertinConférence de presse de Sandra Bertin, policière municipale à Nice (VALERY HACHE / AFP)

    LIEN

    La policière municipale de Nice affirme avoir reçu des pressions du ministère de l'Intérieur mais son rapport n'est pas adressé à un membre du cabinet de Bernard Cazeneuve.

     

    Au "Journal du dimanche", dans une interview publiée ce week-end, la policière municipale Sandra Bertin, responsable du service de vidéo surveillance de la ville de Nice, a affirmé avoir subi des pressions de la place Beauvau pour modifier son rapport sur la nuit du 14 juillet. Déclenchant ainsi une retentissante polémique, désormais plus politique que sécuritaire, quelques jours après la mort de 84 personnes écrasées par un camion sur la Promenade des Anglais.

    Sandra Bertin donc, affirme - d'abord au JDD puis lors d'une conférence de presse dimanche soir - avoir reçu des pressions du ministère de l’Intérieur via un commissaire puis une personne jointe par téléphone au lendemain de l’attentat, pour qu’elle modifie son rapport sur le dispositif de sécurité mis en place pour le feux d'artifice. 

    Les documents que "l'Obs" a pu consulter montrent que les personnes évoquées par Sandra Bertin n'appartiennent pas au cabinet de Bernard Cazeneuve. Et que la policière municipale de Nice a difficilement pu l'ignorer...

    Sandra Bertin face à Bernard Cazeneuve : la polémique en 6 actes

    Pas d'échange avec le ministère de l'Intérieur 

    A 17h35, le 15 juillet, Sandra Bertin envoie son rapport concernant la nuit du drame, comme il lui a été demandé. Ce document, que "l'Obs" a pu consulter, montre qu'il a été envoyé à l'interlocutrice dénoncée par Sandra Bertin pour avoir exercé des pressions sur elle. Mais cette dernière n'est en aucun cas une membre du cabinet du ministre de l’Intérieur. Il s'agit d'une commissaire de police qui travaille au Centre d'information de la police nationale (CIPN), chargée de faire des comptes rendus sur les interventions de la police nationale.

    Un commissaire envoyé par la direction de la sécurité publique

    Dans son témoignage, la policière municipale de Nice dénonce également la présence d'un commissaire à ses côtés lors de la rédaction du rapport. Elle explique que celui-ci était envoyé par le ministère de l'Intérieur... Sauf que ce dernier a été envoyé par le Directeur de la sécurité publique de Nice pour l'assister dans la rédaction de ce fameux rapport. L'homme, dont le nom est mentionné au début du rapport, est en poste dans les Alpes-Maritimes et non à Paris. Sandra Bertin pouvait-elle l'ignorer ?

    L'avocat de cette dernière explique que les interlocuteurs de Sandra Bertin se sont en tous cas présentés à elle comme travaillant pour le ministère de l'Intérieur...

    Directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone a confirmé dimanche que la police nationale – et non le ministère de l’Intérieur – a envoyé un commissaire, puis un commandant "pour obtenir grâce à la vidéosurveillance la chronologie des événements du 14 juillet au soir". Il a aussi confirmé que la demande d’un format modifiable visait à "permettre une technique de copier-coller pour faciliter la rédaction de la note".

    Nice : le patron de la police au secours de Bernard Cazeneuve

    Communication interne

    Ce rapport n'a en effet rien à voir avec la procédure judiciaire ouverte après les attentats. Il n'a qu'une seule utilité : la communication interne. A partir de ce document, le CIPN rédige une note (d'ailleurs très succinte, comme "l'Obs" a pu le constater) à destination du ministère et du directeur général de la police.

    Dans cette note, une seule phrase du rapport est reprise  et concerne l'endroit où le camion a pu franchir les barrages de police :

    "Le plan étant large il est difficile de réellement distinguer la montée du camion sur la chaussée "

    Aucune mention à la police nationale

    Sandra Bertin affirme que le commissaire présent a tenté de faire pression sur elle pour qu'elle décrive la présence de la police nationale sur les lieux du drame. Elle explique, toujours au "JDD" : 

    "J'ai alors eu affaire à une personne pressée qui m'a demandé un compte rendu signalant des points de présence de la police municipale, les barrières, et de bien préciser que l'on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité."

    Dans le rapport, pourtant, nulle mention du dispositif policier n'apparaît. Il ne propose qu'une description minutée du carnage sur la Promenade des Anglais. Une seule fois, la présence de la police nationale est mentionnée :

    "Vingt-deux heures trente-cinq minutes et quinze secondes : visualisons un agent de la police nationale à pied courir derrière le camion"
    "Vingt-deux heures trente-cinq minutes et vingt secondes : visualisons un agent de la police municipale à pied courir derrière le camion ; le véhicule se situe alors à l’intersection de la Promenade des Anglais et de la rue Meyerbeer."

    Violette Lazard et Louis Morice

    L'Obs

    L'Obs

    Journaliste

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  • En images : l'incendie "Sand Fire" crée un ciel apocalyptique au-dessus de Los Angeles

     
     
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    Le soleil au-dessus de Pasadena (Californie), réduit à un disque orange par la fumée de l'incendie "Sand Fire", samedi 23 juillet au matin.
    AP PHOTO/JOHN ANTCZAK
    Keith Wagstaff
    par Keith Wagstaff
    Il y a 6 heures

    Un incendie, surnommé "Sand Fire", ravage actuellement les forêts au nord-est de Los Angeles. Le vent a soulevé ce week-end un nuage de cendres, offrant aux habitants de la ville une vision apocalyptique et impressionnante.

    Un disque rouge sang en guise de soleil, un gigantesque nuage de fumée de bien mauvais augure : voilà à quel paysage les habitants de Los Angeles ont eu droit samedi 23 juillet, tandis qu’une pluie de cendres s’abattait sur la ville.

    VOIR AUSSI : Le cadavre de Wally la baleine revient sans cesse sur les plages de Californie

    Il ne s'agissait pas d'une apocalypse, mais ça y ressemblement fortement.

    C'était le résultat de l’incendie "Sand Fire", qui a commencé vendredi matin et a déjà consumé près de 90 kilomètres carrés de forêt près de Santa Clarita, au nord-est de Los Angeles. D'après le service des forêts américain, les autorités n'ont pu contenir que 10 % du feu dimanche matin. Jusqu'ici, 17 habitations ont été détruites, et un millier d'autres est menacé.

    Partout à Los Angeles, les habitants ont immortalisé cet étrange – et presque terrifiant – phénomène.

    View of the from my backyard

     

    The Sun is officially red, because of smoke from the .

     

    Smoke from the in Santa Clarita making hazy this morning...

     

     

     

     

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  • Critiquée par Bernie Sanders, la présidente

    du Parti démocrate américain démissionne

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 24.07.2016 à 22h38 • Mis à jour le 24.07.2016 à 23h42       LIEN

           

    Debbie Wasserman Schultz, présidente du Comité national démocrate (CND), à Miami (Floride) le 23 juillet. Debbie Wasserman Schultz, présidente du Comité national démocrate (CND), à Miami (Floride) le 23 juillet. SCOTT AUDETTE / REUTERS

    La présidente du Comité national démocrate (CND), Debbie Wasserman Schultz, a annoncé dimanche 24 juillet sa démission, à la veille de la convention d’investiture de Hillary Clinton à Philadelphie, qui doit s’ouvrir lundi pour quatre jours.

    Cette annonce intervient deux jours après la divulgation par Wikileaks de milliers de courriels qui ont semé le trouble au sein du Parti démocrate. Echangés entre responsables du CND, l’instance dirigeante du parti, ces courriels semblent confirmer les accusations de Bernie Sanders selon lesquelles le CND avait une préférence pour Hillary Clinton et a cherché à saborder la campagne du sénateur du Vermont.

    Lire aussi :   Wikileaks révèle des milliers de courriels sur la campagne du Parti démocrate américain

    M. Sanders, représentant l’aile gauche du parti, avait de nouveau réclamé dimanche la démission de Debbie Wasserman Schultz à la suite de ces révélations. « Le parti a été du côté de Mme Clinton depuis le premier jour », a-t-il dit sur NBC. Mais le sénateur du Vermont a choisi de ne pas faire de cette controverse un casus belli. « Mon travail, à ce jour, est de faire battre Donald Trump, et de faire élire Hillary Clinton », a-t-il martelé.

    Des fuites « pour aider Donald Trump »

    L’entourage d’Hillary Clinton a par ailleurs suggéré que les pirates russes soupçonnés d’avoir volé les messages l’avaient fait « pour aider Donald Trump ». « C’est inquiétant », a dit son directeur de campagne, Robby Mook, sur ABC.

    Mais la présidente du CND n’en fait pas mention dans son communiqué de démission, préférant insister sur sa volonté de se mettre au service de la campagne présidentielle d’Hillary Clinton. La candidate démocrate a annoncé dans la foulée la nomination de Mme Wasserman Schultz comme présidente d’honneur de son « programme 50 Etats », censé conquérir les électeurs partout dans le pays, et comme sa représentante en Floride et dans plusieurs Etats importants.

    Lire aussi :   Convention du Parti démocrate : trois défis à relever pour Hillary Clinton

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