• Phil Collins : son émouvant retour sur scène pour l’ouverture de l’US Open

    COME-BACK – Après cinq d’absence, l’ancien leader de Genesis est sorti de sa retraite et a redonné de la voix sur le court de Flushing Meadows pour interpréter deux de ses plus grands tubes, "In The Air Tonight" et "Easy Lover".

    "Merci, c’est un grand plaisir d’être là. Je peux maintenant dire que j’ai joué l’US Open. C’est une blague anglaise, vous rirez en rentrant chez vous". C’est avec son humour so british que Phil Collins a salué lundi soir les spectateurs du court central de Flushing Meadows, à New York. De chanceux spectateurs car c’est la première fois depuis l’annonce de sa retraite, il y a cinq ans, que l’ancien leader de Genesis remontait sur scène lors d'un grand évènement.

    Près d’un an après avoir annoncé son retour et sa volonté d’écrire de nouvelles chansons, le chanteur de 65 ans a repris deux de ses plus grands titres lors du traditionnel show d’ouverture du quatrième tournoi du Grand Chelem de la saison. Après une interprétation à vous en faire dresser les poils de "In The Air Tonight", son premier single solo sorti en 1981, il a invité Leslie Odom Jr, l’un des héros de "Hamilton", la comédie musicale qui bat tous les records, pour une reprise d’"Easy lover".

    Le début d’une renaissance pour celui qui a traversé une période sombre marquée par un divorce, l’éloignement de ses enfants et la dépression. A l’automne, Phil Collins publiera un triple-CD en forme de best-of et une autobiographie, Not Dead Yet - Pas encore mort. Le plus bel hommage de la soirée est venu du numéro un mondial Novak Djokovic. "C’était difficile de faire le spectacle après Phil Collins, c'est une légende", a-t-il lancé au micro à l’issue de sa victoire en quatre sets contre le Polonais Jerzy Janowicz. Avant de s’essayer à quelques pas de danse tout en fredonnant "I Can’t Dance". Avec plus ou moins de succès.

     

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  • Daesh annonce la mort d'un de ses plus hauts dirigeants,

    Abou Mohamed al-Adnani

     

    TERRORISME Le porte-parole de l'organisation a sans doute été tué lors d'une frappe de la coalition dans la province d'Alep...     LIEN

     

    Le porte-parole de Daesh, Abou Mohamed al-Adnani, a été tué dans des affrontements en Syrie.Le porte-parole de Daesh, Abou Mohamed al-Adnani, a été tué dans des affrontements en Syrie. - SITE GROUP

     

    P.B.

     

     

    Abou Mohamed al-Adnani était l’un des plus hauts dirigeants de Daesh, l’un de ses membres de la première heure, qui officiait comme porte-parole. Mardi, l’organisation terroriste a annoncé sa mort dans des affrontements dans la région d’Alep, en Syrie, via Amaq, son organe de propagande.

     

    Selon le communiqué, al-Adnani a été tué dans des opérations militaires alors qu’il réalisait une inspection des troupes. Amaq ne précise pas la date de sa mort ni les circonstances exactes. Mais Mardi soir, un responsable américain a indiqué à l’AFP qu’un chef de Daesh avait été visé par une frappe de la coalition internationale, sans préciser s’il s’agissait d’al-Adnani. « La coalition a mené une frappe aérienne à al-Bab (nord-est d’Alep) en Syrie visant un haut responsable de » Daesh, a déclaré ce responsable, sous couvert d’anonymat. « Nous sommes toujours en train d’évaluer les résultats de cette opération », a-t-il ajouté.

     

    Un compagnon de Zarqaoui

     

    Selon Rita Katz, directrice du SITE Intelligence Group, qui surveille les milieux djihadistes, « il s’agit d’un coup dur pour Daesh, surtout après la mort du leader militaire Omar Shishani (Omar le Tchétchène) ». Abou Mohamed al-Adnani n’était pas que le porte-parole de l’organisation. C’était également l’un de ses stratèges, qui avait établi le recours à des loups solitaires pour perpétrer des attentats contre l’Occident.

     

    Al-Adnani était « l’un des deux ou trois dirigeants restants de la génération d’Abou Moussab Al-Zarqaoui », le fondateur de Daesh, souligne Hassan Hassan, auteur du livre ISIS : Inside the Army of Terror. Il avait prêté allégeance à Zarqaoui, puis, après un séjour en prison, a fait de même auprès du leader actuel de Daesh et calife autoproclamé de l’État islamique, Abou Bakr al-Baghdadi.

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  • Syrie : des fonds humanitaires de l'ONU distribués à des proches d'Assad

    Le président syrien Bachar el-Assad et sa femme Asma

     

     

    Des organisations proches de Bachar el-Assad ont reçu des millions de dollars d'aides humanitaires, selon le Guardian. L'ONU se défend en affirmant «travailler avec toutes les parties du conflit».

    Selon une enquête menée par le journal britannique The Guardian, l'Organisation des Nations Unies (ONU) a octroyé des contrats humanitaires à plusieurs organisations et personnes proches du président syrien. Des aides reçues malgré les sanctions prises par l'Union européenne et les États-Unis à l'encontre de ces bénéficiaires. Le quotidien indique avoir passé au crible des centaines de contrats passés par l'ONU depuis 2011 et le début du conflit qui a fait plus de 290.000 morts. La globalité des aides humanitaires reçues dépassent les 20 millons de dollars.

    Ainsi le gouvernement d'Assad a reçu 13 millions de dollars pour le développement de l'agriculture bien que l'UE ait interdit le commerce avec les ministères concernés par ces aides. La raison de ces interdictions est le manque de confiance dans le régime syrien et à la façon dont l'argent pourrait être dépensé.

    Les organisations de la femme et du cousin de Bachar el-Assad bénéficiaires

    Deux agences de l'ONU sont également partenaires, à hauteur de 8,5 millions de dollars, du Syria Trust charity, une organisation présidée par l'épouse du président Assad, Asma. L'Unicef a versé pour sa part 268.000 dollars à Al-Bustan Association, une organisation caritative contrôlée par Rami Makhlouf, ami et cousin d'Assad. Il est considéré comme l'homme le plus riche de Syrie et se trouve être le symbole de la détestation du pouvoir par les opposants du régime. Il est sur la liste des «sanctionnés» de l'UE car il est fortement soupçonné de corruption, notamment par la diplomatie américaine. 700.000 dollars d'aides de l'ONU ont aussi été distribués à sa société de réseau de téléphonie mobile Syriatel.

    L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a de son côté dépensé plus de 5 millions de dollars pour soutenir la banque de sang nationale syrienne, contrôlée par le ministère de la Défense syrien. À ce propos, le porte-parole de l'OMS à Genève a affirmé que l'agence ne «travaille pas directement avec le ministère de la Défense».

    «L'OMS a distribué des poches de sang à la banque de sang syrienne, par l'intermédiaire du ministère de la Santé et du ministère de l'Éducation supérieure», a-t-il déclaré.

    L'ONU assume et se défend

    Un responsable onusien a bien souligné que la situation a créé un certain embarras au sein de plusieurs agences internes préoccupées par l'emprise du régime syrien sur le fonctionnement de l'aide humanitaire. Mais l'organisation serre les coudes et assume son action en Syrie. À Genève, des porte-paroles de l'ONU ont indiqué mardi «travailler avec toutes les parties du conflit», parce que l'organisation internationale agit ainsi «dans toutes les crises». Selon Jens Laerke, porte-parole de l'Agence de l'ONU pour les affaires humanitaires (OCHA), si l'on n'accepte pas le fait que le gouvernement syrien décide avec quelles ONG l'ONU peut travailler, «les agences de l'ONU ne pourraient pas sauver autant de vies, comme elles le font actuellement en acheminant des aides» cruciales pour la population du pays.

    Interrogés par le Guardian, d'autres responsables de l'ONU soulignent que le choix des partenaires pour répondre aux besoins humanitaires urgents de la population est nécessairement «limité» dans cette zone. La raison principale invoquée est la complexité et la particularité du conflit syrien.

    «Quand il s'agit de choisir entre fournir des biens ou des services via des entreprises qui pourraient être affiliées au gouvernement ou laisser des civils sans l'aide vitale dont ils ont besoin, le choix est clair: notre devoir est d'aider les civils».

     

    AFP agence

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  • Après la démission de Macron, Sapin nommé ministre de l’économie et des finances

    Le Monde.fr avec AFP | 30.08.2016 à 17h37 • Mis à jour le 30.08.2016 à 20h10   LIEN

     

    Après des mois de rumeurs et des signes de plus en plus clairs d’émancipation, le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, a démissionné du gouvernement, mardi 30 août. C’est Michel Sapin, jusqu’ici uniquement ministre des finances, qui lui succède, a annoncé l’Elysée dans l’après-midi.

    Selon la présidence, M. Macron a décidé de démissionner « pour se consacrer entièrement à son mouvement politique, En marche ! » Le ministre « a vu le président à 15 heures pour lui remettre en main propre sa lettre de démission », a rapporté une porte-parole d’En Marche !, selon laquellei « il va reprendre sa liberté pour continuer à construire une nouvelle offre politique ».

    Lire :   Emmanuel Macron, l’ovni en politique qui s’est émancipé du gouvernement

    « Une nouvelle étape de mon combat »

    Dans une déclaration à Bercy, l’ancien ministre a dit avoir « touché du doigt les limites de notre système politique », évoquant les « compromis de dernière minute », « les peurs des uns et des autres »..« Je n’ai pas tout réussi, certaines entreprises ont connu la faillite. (...) J’ai parfois échoué à faire partager la nécessité que j’éprouvais de poursuivre et amplifier le travail de transformation en profondeur de l’économie », a-t-il reconnu.

    Sans se déclarer officiellement candidat à l’élection présidentielle de 2017, M. Macron a souligné que « dans notre Ve République, le seul moment où les débats nécessaires pour décider ces transformations peuvent utilement avoir lieu sont les campagnes présidentielles ». « Je souhaite entamer une nouvelle étape de mon combat et construire un projet qui serve l’intérêt général », a-t-il poursuivi, appelant au rassemblement de tous, « quelles que soient leurs sensibilités politiques et même s’ils ne croient plus à la politique ».

    Un projet qui « n’est pas compatible avec l’appartenance à un gouvernement », et nécessite, a-t-il estimé, d’être « libre de dire, de proposer, d’agir, de rassembler ». Comme s’il avait déjà tourné la page du chef de l’Etat, il s’est dit « convaincu que les Français rendraient justice à François Hollande d’avoir fait face à des difficultés exceptionnelles ».

    Tournant libéral de la présidence

    Emmanuel Macron, ancien banquier de chez Rothschild, avait pris ses fonctions en août 2014. Proche du monde de l’entreprise, à l’aise à l’international, ce social-libéral de 38 ans a bataillé pour renforcer l’attractivité de la France dans les milieux d’affaires.

    Enarque de la promotion Senghor (2004) et jeune inspecteur des finances, il fut aux côtés de François Hollande à l’Elysée durant les deux premières années du quinquennat, comme secrétaire général adjoint et conseiller pour les affaires économiques. Il est présenté comme l’un des inspirateurs du CICE et du pacte de responsabilité, cette politique de l’offre honnie par la gauche du PS et ses alliés.

    Principal fait d’armes du ministre : avoir élaboré la loi qui porte son nom – officiellement loi « pour l’activité, la croissance et l’égalité des chances économiques » – promulguée sans vote, au moyen du 49-3, en août 2015, avec après huit mois de bras de fer politique. Extension du travail le dimanche, réforme des prud’hommes, liberté d’installation des notaires... Ce texte fleuve, inspiré des travaux de la commission Attali, dont il fut rapporteur général adjoint en 2007, a fait de lui le symbole du tournant libéral de la présidence Hollande.

    Lire :   Quel est le bilan d’Emmanuel Macron au gouvernement ?

    « Pas socialiste »

    Parmi les ministres les plus appréciés de l’opinion, il multipliait depuis plusieurs mois les provocations, entre le lancement de son mouvement, « En marche », et ses déclarations tapageuses. Il y a quelques semaines encore, il avait expliqué que « l’honnêteté (l’)obligeait à dire » qu’il n’était « pas socialiste ». Manuel Valls ne cachait plus son agacement à l’égard de son ministre, qui lui disputait le créneau de la gauche réformiste. L’ultime avertissement était venu de François Hollande lui-même, qui avait dû entamer la traditionnelle interview du 14 juillet par un énième recadrage, deux jours après un premier meeting parisien du mouvement En Marche !, créé en avril.

    Lire aussi :   Emmanuel Macron : deux ans à Bercy émaillés de polémiques

    « Son positionnement a priori original relève, en réalité, d’une imposture de la part de quelqu’un qui a conseillé François Hollande à l’Elysée avant d’être son ministre de l’économie pendant deux ans. Comment Emmanuel Macron peut-il espérer s’exonérer du bilan de celui à qui il doit tout ? », questionnent de leur côté les Républicains, qui dénoncent « la provocation qu’il a poussée jusqu’à créer depuis son ministère un parti destiné à le porter à l’Elysée ».

    Lire aussi (en édition abonnés) :   Emmanuel Macron, le point de rupture ?

    La ministre de l’outre-mer, George Pau-Langevin, a par ailleurs démissionné « pour raisons personnelles », et est remplacée à son poste par Ericka Bareigts, précédemment secrétaire d’Etat chargée de l’égalité réelle.

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  •  Jean-Pierre Chevènement,

    sur le burkini : «Le but doit être l’apaisement»

    LIEN

     

    Sur le burkini, la polémique – rentrée politique «oblige» – continue. Si les dérives droitières ou obsessions de certains de nos élus laissent parfois perplexes, Jean-Pierre Chevènement est revenu ce matin sur le débat de ces dernières semaines avec des mots simples : «On parle d’un problème de laïcité là où il n’existe pas vraiment. La plage est espace public, bien sûr […]. Par conséquent, je rappelle un principe qui est un principe républicain : tout ce que la loi n’interdit pas est permis. Autrement dit, les mœurs sont libres.»
    Après avoir incité au début du mois les musulmans à la «discrétion», l’ancien ministre de l’Intérieur (1997-2000) et très probable futur président de la Fondation pour l'islam de France est revenu sur ses propos : «Il y a un problème, qui est celui de l’intégration. […] Je crois que Bernard Cazeneuve a rappelé que le but doit être l’apaisement, la non-stigmatisation mais, en même temps, chacun doit faire un effort.» Sylvain Moreau

     


    Jean-Pierre Chevènement, sur le burkini : «Le... par libezap

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    Cazeneuve précise les contours de la Fondation

    pour l’islam de France

    LE MONDE | 29.08.2016 à 03h26 • Mis à jour le 29.08.2016 à 15h12 | Par Julia Pascual LIEN

     

    Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, et le président du Conseil français du culte musulman, Anouar Kbibech, le 24 août.

    Le gouvernement doit s’illustrer, lundi 29 août, dans ce qu’il nomme l’élaboration d’un « islam de France ». Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, va procéder à une série de « consultations » auprès de membres du Conseil français du culte musulman (CFCM) mais aussi de « personnalités de la société civile » et de parlementaires, alors que la polémique sur le « burkini » a monopolisé le débat politique ces dernières semaines.

    La mise sur pied, d’ici au mois de novembre, de deux institutions sera au cœur de ces discussions : une Fondation pour l’islam de France, à visée culturelle, et une seconde à visée cultuelle. L’idée d’une Fondation des œuvres de l’islam remonte à 2005 et avait été lancée par l’ancien premier ministre Dominique de Villepin ; elle était restée lettre morte.

    Lire aussi :   Chevènement mandaté pour « relancer l’islam de France »

    « Cette journée constitue une nouvelle étape (...) pour réussir la construction d’un islam de France dans le respect des valeurs de la République », a redit M. Cazeneuve dans un entretien, lundi, au journal La Croix. En juin 2015, le ministère de l’intérieur avait annoncé une réflexion sur une nouvelle structure lors de la première réunion de l’instance de dialogue avec l’islam.

    Budget de plusieurs millions

    La première fondation, qui doit être présidée par l’ancien ministre de l’intérieur Jean-Pierre Chevènement, « a vocation à soutenir des projets, dans les domaines de l’éducation, de la culture, de l’engagement des jeunes, a détaillé M. Cazeneuve. Elle pourra prendre en charge la formation profane des imams, le développement de la recherche en islamologie, être un acteur d’une meilleure connaissance de l’islam à travers ses productions littéraires et artistiques ».

    Elle a été pensée sur le modèle de fondations d’utilité publique déjà existantes comme celle du judaïsme français, du protestantisme ou encore la fondation Notre-Dame, qui ont des budgets de plusieurs dizaines de millions d’euros.

    La Fondation pour l’islam de France va, elle, partir sur une base plus modeste. Des entreprises privées ainsi que des personnes physiques désireuses d’opportunités de défiscalisation ont vocation a être approchées. En attendant, l’Etat abondera à son capital à hauteur d’environ un million d’euros, précise l’entourage de Bernard Cazeneuve. De même, la dotation non employée d’un million d’euros faite par l’industriel Serge Dassaut à l’ancienne structure de M. de Villepin lui sera transférée.

    Lire aussi :   Islam en France : « La question du financement des lieux de culte est accessoire »

    Un directeur général sera nommé aux côtés de M. Chevènement. « Il ou elle sera musulman », précise Anouar Kbibech, président du CFCM. Le choix de Jean-Pierre Chevènement, 77 ans et non musulman, a suscité une incompréhension, redoublée lorsque, dans un entretien au Parisien, le 15 août, et en pleine polémique sur le burkini, M. Chevènement a invité les musulmans à « la discrétion » dans l’espace public « dans cette période difficile ».

    « Tout sera mal perçu, quoi que je dise dans un sens ou dans un autre, a dit l’intéressé dans un entretien à l’Agence France-Presse dimanche 28 août. Il n’y a que des coups à prendre, aucun bénéfice personnel à escompter. Mais en même temps, cette mission est nécessaire : faire un islam de France, c’est une cause nationale qui devrait réunir la gauche et la droite. »

    Le succès de l’initiative actuelle dépend des fonds récoltés mais aussi de la crédibilité dont elle jouiera aux yeux des Français musulmans, pour beaucoup réfractaires à l’image d’un islam piloté par les autorités publiques ou les Etats d’origine. « Il y a un mouvement qui a vocation à monter en puissance et à devenir légitime et attractif », souhaite un conseiller du ministre de l’intérieur. « Cette nouvelle structure sera le pont entre la République et les musulmans de France », vise M. Cazeneuve.

    « Elites de salon »

    Pas sûr que le casting de la place Beauvau honore cette ambitieuse promesse. Le conseil d’administration de la nouvelle institution comptera onze membres dont trois représentants des ministères de l’intérieur, de la culture et de l’éducation nationale, le président du CFCM, deux membres d’un « comité des donateurs » et cinq personnalités qualifiées. Il s’agit, en plus de Jean-Pierre Chevènement, de l’islamologue réformateur Ghaleb Bencheikh, de l’écrivain marocain Tahar Ben Jelloun, du recteur de la mosquée de Lyon, Kamel Kabtane, et de la cadre supérieure Najoua Arduini-Elatfani, qui a présidé le Club XXIe siècle, un lobby agrégeant des personnalités issues de la « diversité ».

    « C’est un peu les mêmes élites de salon qui gravitent autour du ministère de l’intérieur depuis des années et qui sont dans du politiquement correct, critique ainsi Sihem Zine, militante et présidente de l’association Action droit des musulmans. Le ministère a peur de sa jeunesse. Il préfère s’entourer de personnes qui parlent le même langage de peur d’être froissé par des idées différentes ».

    Lire aussi :   Chevènement partagé entre « liberté » de porter le « burkini » et « nécessité d’ordre public »

    Adossée à cette fondation, une autre structure doit être mise sur pied, sans que l’Etat soit cette fois partie prenante, pour financer la construction ou la réfection de lieux de culte et la formation théologique des imams. Actuellement, près de 15% des financements de mosquées en France proviennent de l’étranger, d’après le ministère de l’intérieur. La future association cultuelle ne recevra pas de fonds de l’étranger, souhaite la place Beauvau. « On s’oriente vers un financement exclusivement français qui viendra à la fois de mécènes et qui pourra gérer la collecte de la redevance halal sur laquelle on avance », détaille M. Kbibech. Cette redevance sera « une contribution – volontaire et négociée – des acteurs de la filière halal », précise M. Cazeneuve à La Croix.

    Des diplômes universitaires d’islamologie

    Par ailleurs, si le gouvernement n’a pas le droit de s’immiscer dans la formation théologique des cadres religieux, il compte bien remédier au fait que la majorité de ceux qui officient en France sont formés à l’étranger. Des diplômes universitaires d’islamologie centrés sur la langue, la littérature et l’histoire, sont en germe, qui seraient proposés en partenariat avec les rares instituts privés de formation des imams sur le territoire, tels que celui de la grande mosquée de Paris ou celui de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF). « Il faut organiser cette offre », précise l’entourage de Bernard Cazeneuve qui a demandé au secrétaire d’Etat à l’enseignement supérieur et à la recherche, Thierry Mandon, de constituer un groupe de travail qui rendra un rapport  « avant le mois de décembre ». « On est au maximum de ce que l’Etat peut et doit faire pour davantage de formation d’imams en France ».

    Lire aussi :   Financement du culte musulman : l’Elysée ne veut pas revenir sur la loi de 1905

    Interrogé sur les conséquences de la décision du Conseil d’Etat qui, vendredi 26 août, a cassé un arrêté antiburkini, et tandis que la droite appelle à l’adoption d’une loi, le ministre de l’intérieur a rappelé dans La Croix que le gouvernement « refuse de légiférer sur ce sujet car une loi serait inconstitutionnelle, inefficace et de nature à susciter des antagonismes et d’irréparables tensions ».

    Lire aussi :   Comment est organisé l’islam de France ?

    • Julia Pascual
      Journaliste au Monde
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  • Crise du lait : des actions devant 15 sites Lactalis ce lundi soir

      >Economie|29 août 2016, 14h37 | MAJ : 29 août 2016, 14h43|   LIEN    

    Changé (Mayenne, lundi). Un camion se dirige vers le siège de Lactalis sur une route où a été peinte, entre autres, l'inscription «voleur».

    AFP/François Monier
     
    EconomieCrise Du LaitLactalisFNSEAFDSEAAgriculteurs

    Mettre la pression pour obtenir de nouvelles négociations. La FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), premier syndicat agricole, annonce ce lundi son intention d'organiser des actions devant une quinzaine d'usines de Lactalis à partir de 20 heures. Objectif : obtenir la reprise des négociations sur le prix du lait entre le géant industriel et les organisations de producteurs. «Toutes les régions sont mobilisées» et le mouvement ne s'arrêtera que lorsque les discussions avec Lactalis reprendront, a déclaré le secrétaire général de la FNSEA, Dominique Barrau.

     

    Les actions devant les usines seront accompagnées d'opération de sensibilisation des consommateurs qui débuteront dans l'après-midi. Des «circulations de tracteurs» sont par exemple prévues près de sites Lactalis en Haute-Saône, ainsi qu'un sit-in en Bretagne à Cesson-Sévigné, près de Rennes (Ille-et-Vilaine). Des agriculteurs se rendront dans des supermarchés en Bretagne, dans le Grand Est, les Hauts-de-France ou en Rhône-Alpes pour sensibiliser les consommateurs avec, par exemple, des opérations de «stickage» (pose d'autocollants portant des slogans anti-Lactalis sur les produits du groupe), a expliqué Dominique Barrau. Les sections locales de la FDSEA, les fédérations départementales, doivent encore détailler leurs actions. 

     

     

    Un producteur sur cinq travaille pour Lactalis

     

    La FNSEA avait annoncé dimanche cette mobilisation pour tenter de forcer le numéro 1 mondial du lait à remonter ses prix d'achat après l'échec de deux sessions de négociations, jeudi à Paris et vendredi à Laval (Mayenne). En élargissant le combat à l'ensemble du pays, les producteurs de lait cherchent à augmenter la pression sur Lactalis, resté silencieux depuis vendredi. Le groupe laitier avait alors proposé une augmentation de 15 € la tonne de lait à compter du 1er septembre, soit environ 271 €, une proposition perçue comme un véritable camouflet par les agriculteurs, qui estiment leur coût de production à 300 € - 320 € au minimum la tonne.

     

    Un producteur sur cinq en France travaille pour Lactalis soit 20% de la collecte française. Ce pourcentage correspond à 5 milliards de litres de lait collectés sur un total de 25 milliards produits annuellement en France. L'entreprise commercialise notamment les marques Lactel, Bridel, Président, Lanquetot et Roquefort Société.

     

     

    Les causes du problème

     

    A l'origine de la crise se trouve un enchaînement malheureux. En 2008, la Chine décide d'importer massivement du lait. La demande mondiale augmente. Mais en 2014, l'attrait chinois diminue. En 2015, l'Europe mise sur des débouchés dans les pays émergents et supprime les quotas. Mais parallèlement à la hausse européenne de la production, la demande mondiale chute.

     

    De plus, consécutivement au conflit en Ukraine, la Russie impose un embargo sur les produits laitiers européens depuis le second semestre 2014. En outre, coûts de production, fiscalité, main-d'oeuvre et charges sociales grèvent encore plus le budget des agriculteurs. Enfin, Lactalis pratique les rémunérations les plus basses du secteur.

     

     

     –

     

      Leparisien.fr avec AFP

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    En Syrie, l’offensive militaire turque s’attaque aux rebelles kurdes

    LE MONDE | 28.08.2016 à 17h58 • Mis à jour le 29.08.2016 à 05h59     LIEN

     

    Des soldats turcs à bord d’un blindé, le 26 août.

    Des dizaines de personnes ont été tuées, dimanche 28 août, dans le nord de la Syrie, par d’intenses bombardements de l’armée turque, au cinquième jour de son opération « Bouclier de l’Euphrate ».

    Cette offensive militaire sans précédent a permis à des rebelles syriens soutenus par les forces d’Ankara de reprendre la ville de Djarabulus aux djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI), mais aussi de progresser dans des territoires contrôlés par les Forces démocratiques syriennes (FDS) – la coalition que forment des groupes arabes et les combattants kurdes syriens proches du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

    Erdogan à Gaziantep

    La Turquie veut lutter avec « la même détermination » contre les combattants kurdes et contre l’EI, a affirmé, dimanche, lors d’un discours à Gaziantep (sud-est du pays) le président turc, Recep Tayyip Erdogan. « Nous avons la même détermination » à combattre le Parti de l’union démocratique (PYD) en Syrie que l’EI, a-t-il lancé devant la foule, une semaine après un attentat qui a tué 55 personnes dans cette ville proche de la frontière syrienne. « Nous n’accepterons aucune activité terroriste à, ou près de, nos frontières », a-t-il insisté après avoir présenté ses condoléances aux familles endeuillées.

    Alors que l’armée turque annonce avoir tué « vingt-cinq terroristes du PKK-PYD », en référence aux forces kurdes et pro-kurdes, un porte-parole de l’administration semi-autonome instaurée par les Kurdes en Syrie depuis 2012 à la faveur de la guerre a pour sa part donné un bilan de 75 civils tués dans deux villages situés au sud de Djarabulus.

    L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) fait état pour sa part de la mort de 40 civils dans ces deux localités. « Toutes les mesures ont été prises pour empêcher que les populations civiles ne soient touchées », a rétorqué l’armée turque.

    Dans un communiqué, les Kurdes ont accusé Ankara de « vouloir élargir son occupation pour parvenir à d’autres régions syriennes ». D’après les rebelles syriens soutenus par Ankara, au moins neuf villages et localités, dont Djarabulus, ont été repris depuis mercredi à l’EI (territoires en noir) et aux forces pro-kurdes (en jaune). Au moins une dizaine de combattants kurdes auraient été faits prisonniers ce week-end, selon des images diffusées par les rebelles.

    Contrer l’avancée des milices kurdes

    L’opération turque vise à chasser l’EI de la zone et à contrer l’avancée des milices kurdes, une nouvelle étape dans le conflit. Sous le nom « Forces démocratiques syriennes », les forces autonomistes kurdes en Syrie sont alliées, depuis octobre 2015, avec des combattants arabes locaux dans les provinces d’Alep, de Rakka (Nord) et de Hassaké (Nord-Est).

    Cette alliance, appuyée par les Etats-Unis, a pu chasser l’EI de plusieurs localités et villes, dont Manbij (Nord) début août, mais sa progression a suscité l’inquiétude d’Ankara, qui considère le Parti de l’union démocratique (PYD), principal groupe kurde de Syrie, et son aile militaire, les YPG (Unités de protection du peuple kurde) comme des organisations « terroristes ».

    Lire aussi :   Les Kurdes syriens face à l’intervention turque

    Un soldat turc tué

    D’après la télévision turque NTV, l’artillerie et les avions turcs ont bombardé toute la nuit et dans la matinée des éléments des YPG. Samedi, des affrontements directs avaient éclaté pour la première fois entre des chars turcs et des combattants kurdes ou soutenus par ces derniers à Al-Amarné. Ils ont provoqué la première mort, côté turc, d’un soldat, tué dans une attaque à la roquette menée contre deux chars par les YPG.

    Un aéroport turc visé par des tirs de roquettes

    Quatre roquettes ont été tirées, samedi soir 27 août, contre l’aéroport de Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie, a rapporté l’agence de presse Dogan, attribuant l’attaque au PKK. La salve s’est abattue sur un terrain vide à proximité d’un point de contrôle de la police et n’a pas fait de blessé, a précisé Dogan. L’attaque survient au lendemain d’un attentat au véhicule piégé qui a fait au moins onze morts dans les rangs de la police et des dizaines de blessés à Cizre, également dans le sud-est de la Turquie.

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  • Les Etats-Unis soutiennent l'opération anti-EI de la Turquie

     

    Un rebelle syrien a en revanche été tué avant que les djihadistes n'abandonnent la ville.

    Il s'agit de la première incursion majeure de l'armée turque en territoire syrien mais celle-ci ne s'arrêtera pas avec la prise de Jarablos, a déclaré un responsable turc.

    La presse turque qui avait adopté un ton largement nationaliste saluait jeudi matin l'offensive et a fait état d'une centaine de jihadistes tués lors de cette opération, tel le quotidien Hurriyet qui citait des sources militaires. L'EI "n'a eu de cesse d'attaquer le territoire turc depuis la Syrie et cette opération constitue tout d'abord une riposte", estime la directrice du Centre d'études sécuritaires de l'Université de Bahcesehir (BAUCESS) à Istanbul, Gulnur Aybet.

    Côté kurde, Saleh Mouslim, chef du Parti de l'Union démocratique (PYD), a déclaré sur Twitter que la Turquie mettait en Syrie le pied dans un "bourbier" et risquait d'y subir une défaite, tout comme l'EI.

    Les rebelles syriens, soutenus par les forces terrestres et aériennes turques, ont pris mercredi la localité frontalière de Jarablos aux djihadistes du groupe Etat islamique (EI), à l'issue d'une offensive éclair, selon des groupes insurgés et une ONG."Jarablos est complètement libérée", a affirmé à l'AFP Ahmad Othmane, commandant du groupe rebelle "Sultan Mourad" ayant pris part à l'offensive pour s'emparer de cette localité située dans le nord syrien, à la frontière turque.

    Ce n'est pas parce qu'une organisation terroriste combat une autre organisation terroriste qu'elle est innocente. "Depuis plusieurs semaines et notamment la semaine dernière avec la reprise de Manbij des mains de l'Etat islamique, on constate clairement une avancée des groupes kurdes et kurdo-arabes, qui reprennent des positions à l'Etat islamique", explique Didier Billion*, directeur adjoint de l'IRIS et chercheur spécialiste de la Turquie. Presque sans combattre: les partisans de Daech se sont repliés à Al-Bab, leur dernier bastion dans le nord du pays.

    NTV a décrit une " opération chirurgicale " pour chasser les djihadistes de Jarablus. La milice kurde YPG a parlé d " ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Syrie ". C'est ainsi qu'il a exhorté les Nations Unies à invoquer toutes ses résolutions pertinentes sur la nécessité de mettre fin à "l'agression turque". Elle pourrait prendre la forme de soutien aérien au sol si le besoin s'en fait sentir, a expliqué ce responsable, qui voyage avec le vice-président américain Joe Biden, arrivé en Turquie ce mercredi.

    D'autant que, "hasard" du calendrier, le vice-président américain Joe Biden se trouve ce mercredi à Ankara.

    Un responsable du Pentagone a précisé que des avions de la coalition internationale - en particulier des A-10 et des F-16 américains - menaient des frappes pour aider les rebelles syriens. Les forces turques sont également appuyées par les membres de l'Armée syrienne libre (ASL), les rebelles syriens soutenus par Ankara.

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  • Sonia Rykiel est morte: la grande couturière est décédée

    à l'âge de 86 ans

     

     

    Publication: 25/08/2016 11h17 CEST Mis à jour: 25/08/2016 13h20 CEST     LIEN
     

     

    DECES - Un très grand nom de la mode disparaît. Sonia Rykiel est morte à l'âge de 86 ans, a annoncé sa famille à l'AFP ce jeudi 25 août. "Ma mère est décédée cette nuit à Paris, chez elle, à 5 heures du matin, des suites de la maladie de Parkinson", a déclaré sa fille Nathalie Rykiel, elle aussi femme de mode.

    Née Sonia Flis le 25 mai 1930 à Paris, d'un père français et d'une mère roumaine, la grande couturière était surnommée "la Reine du tricot". Dans un portrait publié par Le Monde en 2013, elle décrivait son "P de P", son "putain de Parkinson". Elle avait dévoilé sa maladie dans un livre sorti en 2012.

    Une pensée pour cette grande dame de la mode - Sonia Rykiel

    Connue notamment pour ses pulls, elle fut aussi l'inventrice du principe de la démode, "selon lequel il faut porter le vêtement pour son propre corps, et non en fonction des diktats que la mode lui impose", comme on peut le lire sur son site. "Le pantalon c’est la possibilité de l’égalité entre les femmes qui ont de belles jambes et celles qui n'en ont pas", affirmait-elle par exemple.

    Sonia Rykiel avait commencé sa carrière comme étalagiste en 1948. Elle a fondé, en mai 1968, la griffe Sonia Rykiel. La grande couturière avait joué son propre rôle dans le film de Robert Altman, "Prêt à porter", tourné durant la semaine de la mode à Paris au printemps 1994.


    Prêt-à-porter - Bande annonce Vost FR par _Caprice_


    Prêt-à-porter - Bande annonce Vost FR par _Caprice_

    Sur Twitter, de nombreux hommages lui ont été rendus, notamment de François Hollande et Manuel Valls. Le président de la République a salué "une femme libre, une pionnière", tandis que le premier ministre évoquait une "fabuleuse créatrice de mode qui a réinventé la femme moderne".

    La ministre des Affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, a aussi estimé que Sonia Rykiel avait "su donner aux femmes de nouvelles libertés". Et la ministre de la Culture Audrey Azoulay a salué "une femme exceptionnelle, libre et flamboyante", dont la maille "incarnait la liberté de mouvement et l'indépendance d'esprit".

     

    Sonia RYKIEL était une femme libre, une pionnière. Son style restera le symbole de l’alliance entre couleur et naturel, fluidité et lumière.

     

     

     

     

    Sonia Rykiel, c'était cette fabuleuse créatrice de mode qui a réinventé la femme moderne, et incarné dans le monde l'élégance à la française

     

     

     

    Hommage à Sonia Rykiel, qui a su donner aux femmes de nouvelles libertés. Élégance, séduction, subversion : ses vêtements étaient tout cela.

     

     

     

    était une femme exceptionnelle, libre et flamboyante. Sa maille incarnait la liberté de mouvement et l'indépendance d'esprit.

     

     

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