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    Donald Trump choisit un apparatchik

    comme bras droit

    Le président élu a annoncé la nomination du président du Parti républicain, Reince Priebus, comme secrétaire général de la Maison Blanche.

    LE MONDE | 13.11.2016 à 23h44 • Mis à jour le 14.11.2016 à 09h08 | Par Gilles Paris (Washington, correspondant)   LIEN

    Le 9 novembre 2016 à New York, Reince Priebus (à droite) aux côtés du président élu des Etats-Unis, Donald Trump.

    Donald Trump a tranché. En désignant comme chef de cabinet de la Maison Blanche, un poste éminemment politique, Reince Priebus, le président du Republican National Committee, la plus haute instance du Parti républicain, le magnat de l’immobilier a fait un choix conventionnel. M. Priebus, 44 ans, est en effet un parfait apparatchik. Il a présidé le Grand Old Party dans le Wisconsin, son Etat d’adoption, avant d’en prendre les commandes au niveau national, en 2011.

    Cette nomination s’ajoute à l’influence croissante prise par le vice-président élu, Mike Pence, devenu vendredi le chef de l’équipe chargée de préparer la transition. Avant d’être élu gouverneur de l’Indiana, en 2012, ce dernier a en effet passé plus d’une décennie au Congrès.

    Lire aussi :   Mike Pence, un moine soldat à la vice-présidence

    Il est cependant encore trop tôt pour conclure à une normalisation. M. Trump continue de donner des gages à plusieurs tendances qui cohabitent au sein de son entourage. Le nom de Stephen Bannon, ancien responsable du site Breitbart News, avait également été avancé pour le poste de M. Priebus. Il n’a pas été choisi, mais il va lui aussi faire son entrée à la Maison Blanche avec un titre de conseiller stratégique dont le contenu reste à définir mais qui constitue néanmoins une victoire pour les idées radicales pour lesquelles il milite.

    Lire aussi :   Qui fera partie de la future administration Trump ?

    Loyauté aux pires moments

    Lors de l’OPA inamicale du milliardaire sur le parti, M. Priebus a réussi à maintenir un équilibre impossible entre un candidat qui rompait avec une bonne partie des dogmes conservateurs et des élus qui se sont difficilement résignés à sa victoire dans la course à l’investiture. Dépourvu de relais à Washington, M. Trump n’a pu qu’apprécier sa loyauté, y compris aux pires moments de sa campagne. Dans la nuit de mardi à mercredi, au cours de son discours de remerciements prononcé une fois sa victoire acquise, le magnat de l’immobilier avait d’ailleurs tenu à lui rendre un hommage particulier en l’invitant à venir le rejoindre sur scène.

    Lire aussi :   Donald Trump devra composer avec le Parti républicain

    Outre sa connaissance des rouages de Washington, M. Priebus est précieux pour M. Trump compte tenu de la relation particulière qu’il entretient avec le speaker (président) de la Chambre des représentants, Paul Ryan, un autre républicain du Wisconsin. Le nouveau bras droit du futur président a œuvré pour l’ascension de ce dernier, candidat à la vice-présidence en 2012, tout comme pour celle du gouverneur du même Etat, Scott Walker, qui s’était lancé sans succès dans la course à l’investiture républicaine en 2015.

    Mais M. Ryan, souvent attaqué par M. Trump pendant la campagne, n’aura pas que des amis à la Maison Blanche. L’inimitié entre M. Bannon et M. Ryan est en effet notoire. Le speaker, jugé trop modéré, est considéré comme une cible politique pour Breitbart News.

    Ouvrir le parti aux minorités

    En 2013, M. Priebus avait attiré l’attention en publiant un rapport impitoyable sur les causes de la défaite du républicain Mitt Romney à la présidentielle, quelques mois plus tôt. Rebaptisé rapidement « Rapport d’autopsie », le texte concluait à la nécessité pour le Parti républicain de mettre un terme à sa dépendance par rapport à un vote blanc dont le déclin démographique est programmé. M. Priebus et les autres cadres républicains qui l’avaient épaulé dans ce travail avaient conclu à la nécessité d’ouvrir le parti aux minorités, notamment les Latinos, et de renouer le contact avec les jeunes électeurs.

    Lire aussi :   Trump se cherche une posture de transition

    La campagne de M. Trump a résolument tourné le dos à ces recommandations, comme l’atteste l’analyse sociologique des résultats. M. Priebus, cependant, a préféré accompagner le « mouvement » que le milliardaire prétend avoir créé, même s’il a obtenu moins de voix que M. Romney, plutôt que de s’y opposer. Cette flexibilité lui a ouvert les portes de la Maison Blanche.

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  • L'ex-maire de New York Giuliani en bonne place pour diriger la diplomatie américaine

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    Agence France-Presse

    LIEN
     
     

    Le président élu Donald Trump poursuit mardi, dans un climat tendu, des discussions délicates pour dessiner les contours de sa future administration, dans laquelle l'ancien maire de New York Rudy Giuliani est pressenti pour diriger la diplomatie américaine.

    Bien que sans mandat depuis quinze ans et dépourvu d'expérience significative sur les questions diplomatiques, l'indéfectible soutien de Donald Trump conserve aux États-Unis l'image du «maire de l'Amérique», celui qui a remis New York debout après les attentats du 11 septembre 2001 et inscrit la lutte contre le terrorisme dans les prérogatives du poste.

    «Son nom a été mentionné sérieusement en lien avec le poste de secrétaire d'État, une fonction pour laquelle il est qualifié et un travail qu'il ferait vraiment bien», a déclaré sur Fox News Kellyanne Conway, qui a dirigé la campagne de Donald Trump et reste très impliquée dans la mise en place de la future administration.

    Ancien procureur rendu célèbre par son passage à la mairie de New York (1994-2001), Rudy Giuliani, 72 ans, avait également été cité pour le poste de ministre de la Justice.

     

    Il a fait preuve d'un soutien sans faille envers Donald Trump, qu'il connaît depuis plusieurs décennies et a été pendant la campagne l'un de ses plus proches conseillers.

    Le nom du diplomate John Bolton, ancien ambassadeur des États-Unis à l'ONU et ferme partisan de l'invasion de l'Irak en 2003, a également été avancé pour diriger la diplomatie.

    Rudy Giuliani a lui-même affirmé que «John serait un excellent choix», lors d'une conférence organisée lundi par le Wall Street Journal. Mais interrogé sur une meilleure candidature, il a répondu: «Peut-être moi».

    Lors de cette conférence, il a également présenté le groupe Etat islamique comme le «plus grand danger» à «court terme» pour le monde.

    Mais signe que les tractations sont difficiles, le vice-président élu Mike Pence a quitté en fin d'après-midi la Trump Tower de Manhattan sans qu'aucune décision n'ait été annoncée sur un poste stratégique.

    Les discussions sont «à couteaux tirés», selon CNN. Elles sont même «chaotiques», assure le New York Times, citant des sources anonymes.

    Le haut conseiller de Donald Trump à la Sécurité nationale, Mike Rogers, a par ailleurs annoncé dans un communiqué mardi son départ de l'équipe de transition, assurant que son travail aura posé «des fondations solides» pour répondre «aux défis complexes» auxquels font face les États-Unis.

    Le bal des prétendants, lui, s'est poursuivi à la tour Trump, où le milliardaire populiste vit et a ses bureaux.

    Une vingtaine de personnalités ont été vues entrant dans ce bâtiment, dont l'ancienne compagne du président élu, Marla Maples, ou encore le sénateur du Texas Ted Cruz, candidat malheureux à la primaire républicaine.

    Pour le deuxième jour de suite, l'ancien dirigeant de la banque d'affaires Goldman Sachs Steve Mnuchin, pressenti pour le poste de secrétaire au Trésor, s'est aussi présenté à la Trump Tower.

    «Nous travaillons sur le programme économique (...) pour nous assurer que nous allons passer la plus grosse loi sur la fiscalité, le plus gros changement sur la fiscalité depuis (Ronald) Reagan, nous aurons donc beaucoup de choses enthousiasmantes pendant les 100 premiers jours de sa présidence», a-t-il dit aux journalistes.

    Donald Trump accède d'ailleurs à la Maison-Blanche avec une importante marge de manoeuvre, le Congrès étant contrôlé par les républicains, qui ont reconduit mardi sans surprise Paul Ryan à la tête de la Chambre des représentants.

    Dans ce contexte, plusieurs centaines de lycéens manifestaient mardi devant la Trump Tower pour dire «non au Ku Klux Klan, non aux racistes, non aux fascistes» et «montrer que le discours et les idées de Trump ne sont pas acceptables».

    À Washington également, quelques centaines de manifestants battaient le pavé jusque devant la Maison-Blanche, que Donald Trump doit investir le 20 janvier.

    Ce dernier semble tiraillé entre sa promesse de campagne de secouer l'establishment de Washington et la nécessité de s'appuyer sur une équipe de professionnels pourvus d'un bon carnet d'adresses au Congrès.

    En témoignent ses choix, dimanche, d'appointer le président du parti républicain, Reince Priebus, au poste stratégique de secrétaire général de la Maison-Blanche, et celui de nommer Steve Bannon, figure de l'extrême droite, au poste de haut conseiller.

    Donald Trump s'est par ailleurs entretenu mardi au téléphone avec son futur homologue ukrainien Petro Porochenko, qui a souligné sa volonté de «renforcer davantage le partenariat stratégique» entre leurs pays et demandé le «soutien» américain face à la Russie.

    Sur un autre front, le président syrien Bachar al-Assad a assuré que le magnat de l'immobilier serait un «allié naturel» s'il luttait contre le «terrorisme».

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  • #Obama En Grèce, Barack Obama appelle à un "changement de cap" dans la mondialisation

    Publié le 16/11/16 à 14:26      LIEN

    Greek tourist. President Obama sees the sights of Athens before democracy speech http://u.afp.com/4JP8 

     

    Le président américain Barack Obama a souligné ce mercredi à Athènes que les inégalités étaient "l'un des plus grands défis" des démocraties modernes, appelant de ses vœux un "changement de cap" dans la mondialisation.

    Les inégalités "à la fois entre pays et au sein même des pays", nourrissent "un profond sentiment d'injustice", a souligné M. Obama lors d'un discours au dernier jour de sa visite en Grèce. Elle sont "l'un des plus grands défis de nos économies et de nos démocraties", a-t-il ajouté.

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    Loup 600 kilomètres de l'Allemagne

    vers les Pays Bas

     

     

    pays-bas-2016-b

    La louve de Beuningen en septembre 2016

    delta oder - pays bas

    Les analyses génétiques viennent de montrer une fois de plus les capacités de dispersion dont sont capables les loups, a fortiori à travers des territoires humanisés.

    En septembre dernier, un loup était photographié à Beuningen, dans la région Twente, près de la frontière avec l’Allemagne. On pouvait voir sur les photos l’animal en train de déféquer. Les résultats des analyses génétiques des excréments récoltés sont tombés : il s’agit d’une louve originaire de la meute de Uekermünde, située dans le delta de l’Oder en Allemagne de l’est, soit à 600 km à vol d’oiseau.

    La région du delta de l’Oder s’étend sur les frontières allemande et polonaise, sur plus de 250 000 hectares dont 80 % sont en zone Natura 2000.

    Le loup a fait son retour officiel en Allemagne en 2000, depuis la Pologne : 46 meutes et 15 couples sont recensés à l’issue de l’hiver 2015-2016. Aux Pays-Bas, le retour de l’espèce est attesté depuis juillet 2013 avec la découverte d’un cadavre sur le bord d’une route, sur la commune de Luttelgeest. 

    Source : Wolf van Beuningen afkomstig uit Oost-Duitsland (novembre 2016)

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    loups-tués-france-100

    Loups tués en France ces dernières semaines…

    Communiqué Cap Loup, collectif dont FERUS fait partie*, 9 novembre 2016.

    100 loups tués pour rien

    Avec le tir d’une louve ce lundi 7 novembre dans les Alpes-de-Haute-Provence (voir ICI), le nombre de 100 loups abattus « légalement » en France depuis le retour de l’espèce vient d’être franchi. Comment est-on passé en quelques années d’une protection à une véritable chasse aux loups digne du 19e siècle ?

    Le loup est une espèce classée protégée en France depuis son retour naturel en 1992-1993, et strictement protégée en Europe. Toutefois en cas de prédation sur le bétail, des tirs peuvent être autorisés par les pays membres comme mesure dérogatoire exceptionnelle « lorsque tous les autres moyens ont été tentés pour l’éviter ». Mais en France, depuis le premier abattage ordonné en 2004, les tirs de loups sont peu à peu devenus la norme et sont ordonnés massivement, en infraction avec les textes européens (Convention de Berne et Directive Habitat Faune Flore). Désormais, notre pays abat officiellement chaque année 12 à 15% de sa population de loups (estimée en 2016 à 292 ± 78 individus). 

    L’État mène cette chasse aux loups pour tenter d’obtenir une paix sociale : d’un côté, la protection réglementaire de l’espèce permet aux éleveurs de bénéficier de subventions spécifiques et d’indemnisations ; de l’autre, des tirs massifs ont pour but de contenter les éleveurs mais aussi les chasseurs. Pourtant, ces tirs n’ont jamais rien solutionné pour l’élevage. La prédation sur le bétail continue, et pour cause : beaucoup de troupeaux ne sont pas correctement protégés, car les éleveurs ne sont pas assez incités à le faire.

    Des solutions existent. Mais l’État, soumis aux lobbies des éleveurs et des chasseurs, refuse de les mettre en œuvre. Plutôt que d’encourager les tirs de loups, il faudrait 1/ n’indemniser les éleveurs que s’ils protègent leurs troupeaux (actuellement, les éleveurs sont indemnisés systématiquement quelles que soient leurs pratiques), 2/ vérifier le bon usage des subventions pour la protection du bétail (actuellement, l’État ne vérifie pas si les clôtures ou les chiens de protection subventionnés sont bien mis en place et efficaces), 3/ développer la recherche pour améliorer les méthodes de protection non létales (actuellement, aucune recherche n’est faite alors que l’État dépense de l’argent pour tuer des loups).

    Aucun gouvernement, depuis des années, n’a eu le courage politique de prendre de telles mesures de bon sens. Elles sont pourtant le préalable à une cohabitation pérenne entre les loups et les activités humaines. Le retour des loups est une chance pour la biodiversité et pourrait l’être aussi pour l’économie rurale, en développant l’écotourisme. Encore faudrait-il que l’État veuille apprendre à vivre avec les loups, plutôt que les pourchasser.

    Les associations de CAP Loup

    *www.cap-loup.fr / Les 38 associations de CAP Loup :

    Fondatrices : Animal Cross, ASPAS, Ferus, LPO PACA, Mille traces, SFEPM, WWF. Membres : ALEPE, Altaïr Nature, ANG, Asbl Wolf Eyes, ASPA Vosges, AVES France, CESB, le CHANT, COGard, CVN, Eco Volontaire  International, Fédération Allier Nature, Fondation Brigitte Bardot, GEML, GLS, GMA, GREEN, Kermit, LAEO France, Loup.org, LPO Auvergne, LPO ChampagneArdenne, Oiseaux Nature, One Voice, Peuple Loup, Pôle Grands Prédateurs, RAC, Sauvegarde Faune Sauvage, SPA Lyon SudEst, Sur les traces du loup, Tendua.

    + d’actus

     

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    Présidentielle : pourquoi la fusée Macron décolle aujourd'hui

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    Présidentielle : pourquoi la fusée Macron décolle aujourd'huiEmmanuel Macron annonce sa candidature à la présidentielle. (LOIC VENANCE/AFP)

    Personne n'y croyait il y a quelques mois encore, l'ancien ministre de l'Economie va pourtant déclarer sa candidature à la présidentielle ce mercredi.

    Le secret de Polichinelle n'est plus un secret du tout. Sept mois après le lancement de son mouvement En Marche !, trois mois après son départ du gouvernement, Emmanuel Macron annoncera ce mercredi 16 novembre, à 10h30, sa candidature à l'élection présidentielle. Le lieu et le moment ont été soigneusement choisis.

    Le lieu, d'abord. L'ancien ministre de l'Economie parlera depuis le campus des métiers et de l'entreprise à Bobigny. Un centre d'apprentissage pour souligner encore sa double priorité, l'emploi et la jeunesse, comme il l'avait fait dans "l'Obs" la semaine dernière, en consacrant les premières annonces de son programme à ces deux thèmes. Qui plus est en Seine-Saint-Denis, terreau d'abstentionnistes et de déçus du hollandisme, deux catégories que vise particulièrement le néo-candidat.

    Macron dévoile son programme : "Plus de flexibilité, plus de souplesse"

    Le moment, ensuite. Macron le martelait : "Mes choix ne seront pas déterminés par l'extérieur." Sous-entendu : il n'attendrait pas de connaître l'issue des primaires de la droite et de la gauche pour se positionner. De fait, il se déclare à quelques jours du premier tour de la primaire de la droite, et grille au passage la politesse à François Hollande, lequel annoncera son propre choix début décembre.


    Un vrai parti politique

    Voici donc Emmanuel Macron aligné sur la ligne de départ de la course à la présidentielle. Pour la première fois, à 38 ans seulement. Lui qui, il y a moins de cinq ans, occupait l'obscur poste de secrétaire général adjoint de l'Elysée, endosse aujourd'hui les habits de lumière de présidentiable. Si sa candidature était certaine depuis quelques semaines, il n'en fut pas toujours ainsi. Au contraire. Longtemps, personne ne l'a vu venir, ou n'a voulu y croire.

    Quand "l'Obs" titre, le 3 mars 2016, "La fusée Macron, son plan secret pour 2017", les réactions sont dubitatives. L'intéressé ne confirme pas et on doute dans les arcanes du pouvoir. Tout trublion qu'il est, comment le protégé de Hollande pourrait-il tuer le père ? Un "père" qui, justement, est rassuré début avril, quelques jours avant le lancement du mouvement macroniste. Son poulain lui confie qu'il ne va créer qu'une simple plateforme numérique de mobilisation citoyenne. Cela pourra toujours servir au président sortant, le moment venu.

    La fusée Macron : son plan secret pour 2017

    Le 6 avril, dans sa ville natale d'Amiens, c'est pourtant une véritable formation politique que lance Emmanuel Macron. Il s'appuie certes sur un site internet, mais ses statuts sont ceux d'un parti, au sens classique du terme. Deux associations sont créées : une pour faire campagne, l'autre pour recueillir des dons. Comme le fait tout candidat.

    Une démission en suspens

    Le ministre de l'Economie, qu'il est alors toujours, joue sa carte personnelle, et tout le monde le comprend peu à peu. Plusieurs instituts de sondages commencent même à tester les intentions de vote le concernant. Et elles ne sont pas minces. De quoi continuer à alimenter la chronique, qui enfle aussi à mesure de ses déclarations contrevenant à la sacrosainte solidarité gouvernementale. Au point que la question n'est plus de savoir s'il va démissionner mais quand.

    Les fins limiers sont sur les rangs. "Mediapart" l'annonce le 10 juin, puis "Le Canard enchaîné" le 12 juillet. Las, rien ne se passe à la première date, mais le locataire de Bercy organise son premier grand meeting à Paris lors de la seconde. A la Maison de la Mutualité, il n'annoncera rien, mais pourra mesurer sa popularité. La salle est comble, ce qui se répètera à chaque nouvelle réunion publique.

    Les proches du président, désormais, mettent en garde l'Elysée. Mais le chef de l'Etat reste de marbre. Celui avec qui il entretient une relation quasi filiale ne peut se retourner contre lui, pense-t-il encore. Lorsque Macron lui fait personnellement part de l'hypothèse d'un départ, le 29 août dernier, Hollande se refuse toujours à y croire. Le même Macron démissionnera pourtant... le lendemain !

    Une candidature construite

    Ce n'est maintenant plus son envie de se présenter qui fait débat, mais sa capacité à pouvoir le faire. Chaque fois que sa candidature est évoquée, ses adversaires ne manquent pas d'agiter le chiffon rouge d'un nouveau 21 avril. Il présente son diagnostic de l'état de la France lors de trois meetings en octobre, ses contempteurs ne manquent pas de souligner son absence de programme.

    Pendant ce temps, Macron trace sa route, il poursuit sa marche en avant. Et répond point par point. Un nouveau 21 avril ? "Sans moi, la gauche est éliminée à coup sûr du second tour", répond-il. Son absence de programme ? Il est actuellement en train de l'annoncer, pan par pan.

    "Les éléphants du PS ne veulent pas voir ce qu'il se passe autour de Macron, comme ils ne voulait pas voir ce qu'il se passait autour de Royal en 2006", analysait-on au sein d'En Marche !. En effet, aujourd'hui lesté de près de 100.000 adhérents et de 3 millions de dons, il entre en campagne présidentielle. L'inconnue, désormais, ne concerne plus que le score qu'il réalisera.

    Julien Martin

     

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    Julien Martin

    Julien Martin

    Journaliste

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  • VIDEO. Meurtre d'Aurélie Châtelain à Villejuif : Ghlam s'accroche à son alibi

      >Faits divers|Geoffroy Tomasovitch|21 mars 2016, 0h00 | MAJ : 21 mars 2016, 7h11|   5       LIEN
    Villejuif (Val-de-Marne), dimanche. Sid Ahmed Ghlam, protégé par un gilet pare-balles et encadré par un quatuor de policiers lourdement armés, a participé à une reconstitution du meurtre d’Aurélie Châtelain qui a duré plus de six heures. (LP/Frédéric Dugit.)
     
    Geoffroy Tomasovitch
    Faits diversSid Ahmed GhlamMaîtreVictimeAurélie ChâtelainMeurtre

    On lui a ôté ses menottes pour lui permettre de mimer certains faits. En revanche, Sid Ahmed Ghlam est resté en permanence « attaché » à l'un des quatre policiers lourdement armés chargés de sa surveillance...

    La justice n'a voulu prendre aucun risque avec le terroriste présumé, extrait de sa cellule dimanche matin pour la reconstitution du meurtre d'Aurélie Châtelain, une professeur de fitness de 32 ans lâchement abattue le 19 mars 2015 à Villejuif (Val-de-Marne). Les parents de la victime, présents, ont souvent cherché à accrocher le regard de l'assassin présumé de leur fille. Ghlam, lui, a campé sur sa dernière version des faits. Le jeune homme, 25 ans en août prochain, a prétendu qu'Aurélie Châtelain avait été tuée accidentellement par Samy Amimour, l'un des kamikazes du Bataclan. La fameuse piste du deuxième homme, jugée très peu plausible par les enquêteurs.

    Encadré par le quatuor de policiers, Sid Ahmed Ghlam, protégé par un gilet pare-balles, a été conduit sur le parking de Villejuif où l'on avait retrouvé le corps sans vie d'Aurélie Châtelain sur le siège passager de sa voiture. Peu à l'aise, le suspect, qui projetait ce 19 mars de perpétrer un attentat dans une église, a détaillé devant magistrats et enquêteurs le scénario du complice qui l'aurait rejoint ce jour-là. Résumé. Ghlam patiente dans sa voiture à l'arrêt. Un véhicule conduit par un inconnu arrive, avec une jeune femme à bord. Une détonation survient. Aurélie Châtelain succombe, atteinte au coeur. L'inconnu parle d'un tir accidentel et s'enfuit à scooter. Ghlam, qui, lui, a pris son arme, déplace la voiture de la victime et se tire volontairement une balle dans la cuisse en renonçant à l'attentat. Ce n'est que bien plus tard qu'il dit identifier le complice : Samy Amimour, reconnu à la télévision après les attentats du 13 novembre.

    Les constatations l'accablent

    « Tout a été vérifié point par point. Cela a permis de conforter ce qui a été indiqué par M. Ghlam, notamment qu'il n'était pas responsable du décès de cette malheureuse personne », a indiqué l'un de ses avocats, Me Christian Benoît, à l'issue d'une reconstitution plus longue que prévu. Près de six heures pendant lesquelles les parents d'Aurélie ont assisté avec une grande dignité à tous les faits et gestes de Ghlam. Sans croire un instant à son scénario. « Ils étaient là pour comprendre pourquoi on a tué leur fille et comment. La reconstitution a renforcé une certitude, si elle avait besoin de l'être », a réagi Me Antoine Casubolo Ferro, un des conseils de la famille Châtelain, insistant sur l'incohérence des déclarations du suspect. « Invraisemblables », appuie une source proche du dossier.

    Des experts étaient présents hier à Villejuif. Car, dans ce dossier, les constatations de la police technique et scientifique pèsent lourd. Elles accablent même Ghlam. Son ADN a notamment été retrouvé sur l'arme du crime et dans la voiture de la victime. « Ses explications concordent avec les éléments objectifs, nous attendons la suite de façon sereine », assure pourtant Me Parent, qui défend Sid Ahmed Ghlam avec ses confrères Gilles-Jean Portejoie et Matthieu de Valois.

    Aurélie Châtelain, elle, a été décorée vendredi de la Légion d'honneur à titre posthume.

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    LE BON LIEN

    Rémi Gaillard est sorti de sa cage à la SPA de Montpellier et récolte quatre fois plus que prévu

    Enfermé depuis le 11 novembre dans une cage de la SPA, le youtubeur a récolté plus de 200.000 euros.

    15/11/2016 10:05 CET | Actualisé il y a 7 heures

     

    Facebook / Rémi Gaillard
    Rémi Gaillard est sorti de sa cage après avoir passé 4 jours enfermé

     

     

    ANIMAUX - "Pour toi". C'est loin des médias mais toujours filmé en direct sur sa page Facebook que Rémi Gaillard est sorti de sa cage. Enfermé depuis le 11 novembre, le vidéaste qui collecte des fonds pour la SPA de Montpellier a mis fin à son défi en dépassant de loin le montant qu'il s'était fixé.

     

     

     

    Rémi Gaillard devait initialement terminer son défi si tous les animaux du refuge avaient été adoptés, ou lorsque que les dons atteindraient les 50.000 euros. Finalement, c'est à 2h du matin le 15 novembre qu'il a décidé de s'arrêter, alors que le compteur affichait plus de 200.850 euros.

    VIDEO

     

     

     

    L'adepte du n'importe quoi sur Internet n'a pas été filmé en train de sortir de sa cage. Sur sa page Facebook, on pouvait voir une cage vide, cadenas défait et porte ouverte avec la photo d'un chien et ce message "Pour toi".

     

     

     

    En aidant la SPA de sa ville, Rémi Gaillard voulait rendre aux animaux tout ce que son chien Titou "lui a apporté" avant sa mort. "J'espère que de là-haut, il est fier de tout ça, parce que c'est pour toi", avait-il expliqué lundi 14 novembre.

     

     

     

    150 chiens et chats ont été adoptés depuis le début de l'opération du youtubeur, a annoncé à France Bleu Hérault la directrice de la SPA, Annie Benezech. Cet argent servira à installer du chauffage pour les chiens.

     

    Durant les quatre jours de l'opération, l'humoriste a multiplié les buzz sur Internet. La veille de sa sortie, il avait interpellé Vincent Bolloré pour doubler la somme qui s'affichait au compteur, visant un objectif de 340.000 euros. Le même jour, Rémi Gaillard avait violemment pris à partie l'humoriste Elie Semoun, qui aurait refusé de soutenir sa cause.

     

    Au deuxième jour de son action, il avait fondu en larmes en direct sur Facebook, confiant être "au bout du rouleau" à cause des "insupportables hurlements des toutous".

     

    Lire aussi :

     

    Rémi Gaillard va être filmé 24h/24 dans une cage de la SPA

     

    Rémi Gaillard ne sortira de sa cage à la SPA de Montpellier qu'avec l'aide de Bolloré

     

    Les larmes de Rémi Gaillard, enfermé dans une cage de la SPA depuis 2 jours

     

    Le message de Rémi Gaillard à Elie Semoun qui fait "la p*** à la télé"

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    De Madrid à La Havane, la pleine lune à son périgée en images

    PORTOFOLIO

     

     

    Le Monde.fr avec AFP | 14.11.2016 à 20h49 • Mis à jour le 15.11.2016 à 09h30

    Lundi 14 novembre à 11 h 22 (12 h 22, heure de Paris), la Lune a atteint son point le plus proche de la Terre depuis… 1948.

    L’orbite que décrit la Lune autour de la Terre n’est pas un cercle parfait, mais plutôt une ellipse un peu allongée. Au point de l’orbite le plus proche de la Terre, le périgée, notre voisine était aujourd’hui à seulement 356 509 kilomètres de la surface terrestre (soit environ 400 km de moins que la moyenne des « superlunes »). Le disque apparent de la Lune était alors 14 % plus grand et 30 % plus brillant que lorsque celle-ci se trouve à l’apogée, le point le plus éloigné de l’orbite lunaire.

    Un phénomène pas forcément spectaculaire à l’œil nu, mais un régal pour les photographes.

    Lire aussi : Une « super-lune », cela n’existe pas

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  • Trump président : nouvelle nuit de manifestations

    aux Etats-Unis

    LE MONDE | 14.11.2016 à 16h53

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    Durée : 00:54  |   
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    Après l’élection de Donald Trump, le 8 novembre, des manifestations spontanées se sont multipliées dans tout le pays. Les manifestants dénoncent notamment les propositions anti-immigration et anti-avortement de leur nouveau président.

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