• Que va faire Barack Obama après avoir rendu les clés

    de la Maison-Blanche ?

      14h59, le 09 novembre 2016, modifié à 20h18, le 09 novembre 2016

    Que va faire Barack Obama après avoir rendu les clés de la Maison-Blanche ?Le "Commander in Chief" a jusqu'au 20 janvier pour faire ses bagages.@ AFP

    Il a passé huit ans à la tête de la plus grande puissance mondiale. Après le passage de flambeau avec Donald Trump, Barack Obama devrait désormais se consacrer aux citoyens américains d'une autre manière.

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    Il était l'un des hommes les plus puissants du monde. Et demain ? Que va devenir Barack Obama après avoir quitté la Maison-Blanche ? Le "Commander in Chief" a jusqu'au 20 janvier, date de l'investiture du prochain président ou de la prochaine présidente pour faire ses bagages. Car à 55 ans, Barack Obama n'est pas encore prêt à prendre sa retraite. Dans un premier temps, pas question pour le président de quitter Washington.  "Il prévoit d'y rester pendant au moins deux ans, le temps que sa fille cadette, Sasha, finisse son lycée", assure François Clemenceau, rédacteur en chef étranger du JDD, ancien correspondant d'Europe 1 à Washington.

    Un programme pour aider les jeunes défavorisés. L'ancien locataire de la Maison-Blanche devrait toutefois faire des allers retours à Chicago, son fief. "C'est là qu'il va installer sa fondation Obama, un espace mémoriel et d'activités", explique le spécialiste de la politique américaine. "On lui a reproché de ne pas être suffisamment le président des noirs. Son idée à lui est de revenir vers cette communauté". Il compte ainsi développer un programme d'entraide baptisé "keep your brother",  un système de "grands frères". "Ce sont des jeunes qui font de la médiation dans les quartiers sensibles pour éviter à d'autres de tomber dans la délinquance", précise François Clemenceau. 

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    Œuvrer pour la paix. Dans l'avenir, il pourrait également se consacrer à œuvrer pour la paix. Interrogé en octobre, au sujet du prix Nobel de la paix qu'il a reçu en 2009, il a plaisanté en affirmant qu'il ne savait toujours pas pourquoi on lui avait attribué. "Il pourrait poursuivre les engagements qu'il a pris à Oslo, lors de la remise de ce prix. Et pourquoi pas travailler auprès des ambassadeurs de l'ONU", imagine François Clemenceau.

    Des projets pour Michelle Obama aussi. Quant à l'ex-First Lady, elle n'a pas renoncé à ce qu'elle avait initié à la Maison-Blanche."Elle se bat pour que les jeunes Américains mangent sainement", constate le spécialiste des États-Unis précisant que l'obésité pèse 100 milliards de dollars dans l'économie américaine. Aussi, la remarquée First Lady devrait continuer à travailler auprès des familles des soldats et se consacrer à l'éducation des jeunes femmes dans les milieux défavorisés.

    Se présenter à la Maison-Blanche ? Et pourquoi pas prendre modèle par la suite sur Hillary Clinton ? "Elle a affirmé qu'il n'était pas question pour elle d'avoir un destin d'élue", rappelle le journaliste. Elle avait d'ailleurs essayé de décourager Barack Obama de se présenter à la présidence. Elle sait qu'il est difficile de faire de la politique sans se compromettre. "Mais, pendant huit ans, elle a vu qu'elle incarnait une intelligence politique", ajoute François Clemenceau. Alors qui sait !




    Que sont devenus les anciens présidents ?

     

    • Le démocrate Jimmy Carter a œuvré en faveur du progrès pour la paix dans le monde

    • Bill Clinton a monté une fondation très populaire aux États Unis qui lutte contre la pauvreté, le réchauffement climatique et met en place des programmes en faveur de la santé et de l'éducation. Elle est aujourd'hui critiquée car suspectée d'avoir été utilisée comme relais d’influence notamment quand Hillary Clinton était secrétaire d’Etat.

    • George W. Bush s'est mis à la peinture. Il a également créé une fondation au Texas.

     
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  • Médias

    09 novembre 2016 16:46; Act: 09.11.2016 16:49      LIEN

    La grève dure à «iTélé», la ministre s'en mêle

    Les salariés de la chaîne d'info ont voté mercredi la reconduction de leur grève jusqu'à jeudi midi

    pour un 24e jour d'affilée.

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    C'est l'arrivée de Jean-Marc Morandini le 17 octobre à l'antenne, souhaitée par le propriétaire de CANAL+ Vincent Bolloré,

    qui a mis le feu aux poudres dans la rédaction.

    Les grévistes réclament toujours la mise à l'écart de l'animateur controversé Jean-Marc Morandini, la signature d'une charte éthique, la nomination d'un directeur de la rédaction distinct du directeur général, et plus largement la définition d'un projet stratégique et éditorial «clair et précis» pour la chaîne d'information en continu du groupe Canal+.

    La ministre de la Culture Audrey Azoulay a appelé mercredi la direction de la chaîne à tenir ses «engagements» d'une indépendance de la rédaction, au 24e jour de grève, la plus longue de l'histoire de l'audiovisuel privé. «Des engagements ont été pris devant nous pour que soient données aux rédactions les garanties nécessaires à leur fonctionnement indépendant de l'intérêt des actionnaires. (...) Il faut maintenant que ces engagements soient tenus», a déclaré la ministre devant la presse, dans les couloirs de l'Assemblée. Elle a jugé que «jouer la montre, jouer l'épuisement qui commence à être réel de la part des équipes serait irresponsable».

    Plusieurs députés écologistes contestataires, dont Noël Mamère et Cécile Duflot, ont apporté mercredi leur soutien aux salariés en grève et défendu l'indépendance des journalistes, notamment face aux actionnaires. Vincent Bolloré, principal actionnaire de la chaîne privée, «s'est servi de Jean-Marc Morandini comme d'un cheval de Troie pour tuer iTélé et se débarrasser des journalistes», a estimé mercredi le député-maire (ex-EELV) de Bègles (Gironde), Noël Mamère.

    (L'essentiel/nxp/afp)

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    Attentats Paris/Bruxelles

    09 novembre 2016 17:09; Act: 09.11.2016 17:22        LIEN

    La cellule jihadiste a reçu ses ordres de «très haut»

    Les attentats de Paris et de Bruxelles ont été décidés «très haut» dans le commandement de l'organisation État islamique, a affirmé mercredi le procureur fédéral belge.

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    «On sait que les ordres sont venus de la zone État islamique (...) ça remonte très haut dans le commandement de l'État islamique», a déclaré le chef du parquet fédéral, Frédéric Van Leeuw, en charge des enquêtes antiterroristes en Belgique. Il n'a pas précisé si les commanditaires se trouvaient côté irakien ou syrien de la zone contrôlée par l'EI, soulignant que certains de ses dirigeants, comme son chef Abou Bakr al-Baghdadi, ont «bougé» d'un pays à l'autre, au gré des frappes de la coalition menée par les États-Unis visant à les neutraliser.

    Les attentats parisiens du 13 novembre (130 morts) et ceux du 22 mars à Bruxelles (32 morts) ont été revendiqués par l'organisation Etat islamique. Ils ont été perpétrés par une seule et même cellule aux ramifications complexes, dont certains membres sont encore recherchés, selon le procureur fédéral. «L'enquête est loin d'être terminée, tant niveau belge que niveau français», a-t-il observé. Pour M. Van Leeuw, l'identification du Belgo-marocain Oussama Atar comme étant l'un des commanditaires des attentats est «une hypothèse de travail parmi d'autres».

    Un seul coordinateur depuis la Syrie identifié

    «Il y a toute une série de vérifications à faire», a-t-il affirmé. Depuis des mois, les enquêteurs s'interrogent sur un mystérieux surnom, Abou Ahmad, cité à plusieurs reprises dans les investigations sur la cellule à l'origine des attentats. Cet homme est notamment soupçonné d'avoir missionné deux des kamikazes du Stade de France et un autre tandem de potentiels assaillants, retardé dans son cheminement vers Paris à l'automne et arrêté en Autriche en décembre.

    Il pourrait s'agir d'Oussama Atar qui est «le seul coordinateur depuis la Syrie à avoir été identifié en l'état des investigations», a précisé mardi une source proche de l'enquête en France. Ex-prisonnier des geôles américaines en Irak dans les années 2000, ce Belgo-Marocain était retourné en Belgique après sa libération en 2012. Il était ensuite reparti en zone irako-syrienne, mais sa trace avait été perdue par les services de renseignement il y a plusieurs mois.

    (L'essentiel/AFP)

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  • Politique

    07 novembre 2016 21:17; Act: 07.11.2016 21:28       LIEN

    Chute du gouvernement en Estonie

    Deux des trois partis au pouvoir ont réclamé le départ du Premier ministre Taavi Roivas et négocient avec une formation centriste.

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    Juri Ratas, du parti du Centre, pourrait être le prochain Premier ministre estonien. (photo: AFP/Raigo Pajula)

    Les sociaux-démocrates et les conservateurs ont réclamé le départ du Premier ministre Taavi Roivas, entraînant la chute de la coalition gouvernementale tripartite. Cet événement ne devrait pas toutefois entraîner de changements importants dans la politique extérieure de ce pays balte, membre de l'Otan, de l'UE et de la zone euro, selon un analyste, Ahto Lobjakas.

    «Pour les sociaux-démocrates du SDE et pour les conservateurs d'IRL, la coopération avec le parti de la Réforme (NDLR: de Taavi Roivas) dans ce gouvernement est finie», a déclaré Heidi Ojamaa, porte-parole des sociaux-démocrates. Au pouvoir depuis avril 2015, la coalition disposait de 59 sièges sur un total de 101 au Parlement estonien.

    Un nouveau Premier ministre du Centre?

    Avertissant que «l'Estonie se dirigeait vers une coalition de gauche» et que cela «était dangereux», le vice-président du parti de la Réforme et ministre de l'Intérieur Hanno Pevkur a dit à la télévision publique estonienne que la direction de son parti allait se réunir mardi pour discuter de la démission de Taavi Roivas, 37 ans.

    «Aussi bien le SDE que l'IRL poursuivent officiellement depuis ce soir de nouvelles discussions de coalition avec le parti du Centre» (prorusse, opposition), a déclaré l'analyste politique Ahto Lobjakas.

    Disposant de 27 sièges au parlement, le parti du Centre est le deuxième plus grand parti en Estonie. Il est très populaire auprès de la minorité russe de ce pays d'1,3 million d'habitants. Le parti du Centre a désigné ce week-end son nouveau président, Juri Ratas, 38 ans, qui, selon les analystes, pourrait devenir le nouveau Premier ministre.

    (L'essentiel/nxp/afp)

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  • Pour Hollande, la victoire de Trump

    « ouvre une période d’incertitude »

    La victoire de Donald Trump face à Hillary Clinton lors de l’élection présidentielle américaine suscite de nombreuses réactions politiques en France.

    LE MONDE | 09.11.2016 à 08h11 • Mis à jour le 09.11.2016 à 15h38        LIEN

     

    De Marine Le Pen à François Fillon ou Jean-Marc Ayrault, l’élection présidentielle américaine et la victoire du conservateur Donald Trump face à la démocrate Hillary Clinton ont suscité maintes réactions de la classe politique française, mercredi 9 novembre.

    • « Une période d’incertitude »

    Après le conseil des ministres mercredi matin, François Hollande a félicité Donald Trump pour son élection « comme il est naturel [de le faire] entre deux chefs d’Etats démocratiques ». Le président français a ajouté que celle-ci ouvrait « une période d’incertitudes » :

    « Les Etats-Unis constituent un partenaire de tout premier plan. Ce qui est en jeu, c’est notamment la paix, la situation au Moyen-Orient. Sur tous ces sujets, la France engagera sans tarder des discussions avec la nouvelle administration américaine qui entrera en fonction le 20 janvier. Certaines positions prises par Donald Trump pendant la campagne doivent être confrontées à nos valeurs communes. »
    • « La gauche française est prévenue »

    Joint par Le Monde, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, s’est alarmé du succès de Trump :

    « Le national populisme plus ou moins xénophobe hante le monde occidental avec sa peur du déclassement, du remplacement et du métissage. Orban, Brexit, l’AfD en Allemagne, et maintenant Trump ! La gauche française est prévenue : elle continue ses enfantillages irresponsables et c’est Le Pen. »

    Contacté par Le Monde, Benoît Hamon, candidat à la primaire de la gauche programmée en janvier 2017, estime que « les Etats-Unis viennent de se choisir un dirigeant xénophobe, homophobe, sexiste, qui a un profond mépris pour le reste du monde… »

    • A droite : « un séisme mondial »

    Les candidats à la primaire de la droite, programmée les 20 et 27 novembre, ont également réagi.

    Depuis son siège de campagne, Nicolas Sarkozy a affirmé que l’élection de Donald Trump « exprimait le refus d’une pensée unique ». « Il n’y aura pas de place pour l’impuissance, la faiblesse et le renoncement » face aux dirigeants des Etats-Unis, de la Russie et de la Chine, Donald Trump, Vladimir Poutine ou Xi Jinping, a-t-il ajouté.

    Eric Ciotti, son porte-parole, estime de son côté que « l’élection de Trump est un séisme mondial, qui bouleverse tout ». Au Monde, le député (Les Républicains) annonce que ce scrutin américain « va avoir des répercussions sur la primaire à droite, en ayant pour effet de relativiser les sondages. C’est le peuple qui décide ».

    Lire aussi :   Le camp Sarkozy se prend à espérer un effet Trump

    Dans un communiqué, Alain Juppé « prend acte » de la « décision souveraine » du peuple américain. « Le monde a besoin d’une démocratie américaine apaisée et qui contribue à l’équilibre du monde, aujourd’hui menacé », estime-t-il. Il poursuit :

    « Aux Français je veux souligner tous les risques que la démagogie et l’extrémisme font courir à la démocratie et le caractère vital des choix qu’ils ont à faire. »

    François Fillon, également candidat à l’élection à la primaire de la droite, a déclaré que « la démocratie américaine doit être respectée ». Et d’ajouter : « Alliée des Etats-Unis, la France devra faire entendre sa voix amicale mais indépendante. »

    Nathalie Kosciusko-Morizet voit dans cette élection la confirmation que « le grand mouvement de transformation que nous vivons, avec ses gagnants et ses perdants, amène des opportunités mais aussi des grandes menaces, de profondes inquiétudes ».

    Jean-Frédéric Poisson, candidat du Parti chrétien-démocrate à la primaire de la droite, s’est, lui, félicité de la victoire de Donald Trump qui constitue, selon lui, « une nouvelle victoire des électeurs contre le système ».

    • La victoire du peuple « libre », pour Marine Le Pen

    Marine Le Pen fait partie des rares représentants politiques à soutenir Donald Trump. Sur Twitter, la responsable du parti d’extrême droite a rapidement estimé qu’il s’agissait d’une victoire « du peuple américain libre . Avant de déclarer, depuis le siège de son parti à Nanterre:

    « J’ose répéter que l’élection de Donald Trump est une bonne nouvelle pour notre pays : refus du Tafta, et plus généralement d’une mondialisation sauvage, pacification des relations internationales notamment avec la Russie, désengagement des expéditions belliqueuses à l’origine des grandes vagues migratoires dont nous sommes les victimes... Ces engagements, s’ils sont tenus, sont bénéfiques pour la France. »

    Le vice-président du FN, Florian Philippot, s’est lui aussi réjoui sur Europe 1. Selon lui, cette victoire marque « une année très difficile pour l’oligarchie. (…) Il va falloir que toutes les élites autoproclamées qui dirigent la France se réveillent ».

    Lire aussi :   Marine Le Pen veut surfer sur la déferlante américaine

    • Pour Mélenchon, « Sanders aurait gagné »

    Candidat de la gauche radicale sous la bannière du mouvement La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon estime que « Sanders aurait gagné » si la primaire des démocrates américains contre Clinton lui avait ensuite permis de défier Trump lors de la présidentielle. « Les primaires ont fonctionné comme une machine à museler l’énergie populaire. Maintenant vite descendre du train fou atlantiste. »

    Pour Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, l’élection américaine a également valeur d’avertissement pour la France :

    « On le voit avec l’élection de Trump, le pire peut advenir. En France aussi, avec Marine Le Pen qui soutenait Trump. Pour ceux qui en doutent, ce qui vient de se passer aux USA doit les faire réfléchir. Les peuples sont en colère, rejettent le système. Sans le rassemblement d’une gauche antiaustérité, c’est le populisme de droite qui s’imposera. »
    • Pour EELV, « ça craint »

    Contacté par Le Monde, David Cormand, secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, ajoute avec gravité :

    « Aux Etats-Unis, les gens n’ont pas choisi entre la gauche et la droite, ou entre une démocrate et un facho, ils ont voté à une sorte de référendum : pour ou contre “l’establishment”. On voit les mêmes ressorts de débat et les mêmes résultats dans la plupart des pays occidentaux. Bref, ça craint. »
    • François Bayrou annonce « un défi civique »

    Le président du MoDem estime que l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche pose « un défi civique » et impose que « la démocratie se transforme et se dépasse ». Dans un billet publié mercredi sur Facebook, le maire de Pau ajoute que ce scrutin américain « va marquer le monde pour une longue période ».

    • Pour Macron, « impossible de demeurer dans le statu quo »

    L’ancien ministre démissionnaire de l’économie, fondateur du mouvement En Marche !, a déclaré que cette victoire lui paraissait « être l’expression d’un rejet du système profond, et sous-estimé. […] Le même que j’entends depuis deux ans que je me suis engagé publiquement sur la scène politique, poursuit Emmanuel Macron. Ce rejet rend impossible de demeurer dans le statu quo dans lequel notre pays s’est englué depuis trente ans. »

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  •  

    Contrôles au faciès : la Cour de cassation condamne l’Etat

    Les opposants aux contrôles d’identité abusifs attendaient cette décision, espérant qu’elle fasse jurisprudence.

    Le Monde.fr avec AFP | 09.11.2016 à 15h27         LIEN

    Des CRS lors d’un contrôle d’identité, le 10 mars 2011, à Menton (Alpes-Maritimes).

    La plus haute juridiction civile a tranché. Mercredi 8 novembre, la Cour de cassation a condamné l’Etat pour plusieurs cas de contrôle au faciès, estimant qu’il lui revenait de « démontrer l’absence de discrimination » quand une personne contrôlée dispose d’« éléments » qui peuvent laisser présumer l’existence d’un tel comportement.

    « C’est une grande victoire », a salué Félix de Belloy, l’avocat des treize plaignants. « On sort de plusieurs décennies de non-droit en matière de contrôle d’identité. Les policiers considéraient qu’ils pouvaient contrôler sans motif, c’est terminé. »

    Les deux parties s’étaient pourvues en cassation

    En 2013, treize hommes d’origine africaine ou nord-africaine avaient attaqué l’Etat, dénonçant des contrôles abusifs, parfois associés à des palpations, des insultes ou du tutoiement. Après avoir perdu en première instance, les plaignants avaient fait appel, soutenus par le Défenseur des droits, Jacques Toubon.

    En juin 2015, la cour d’appel de Paris avait donné raison à cinq d’entre eux, condamnant l’Etat à verser 1 500 euros de dommages et intérêts à chacun. L’Etat s’était pourvu en cassation pour les cinq dossiers dans lesquels il avait été condamné, et les huit autres hommes qui n’avaient pas obtenu gain de cause en avaient fait autant.

    Lire aussi :   Comment Hollande a renoncé aux récépissés anti-contrôles au faciès

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  • Trois personnes interpellées un mois après l’agression de policiers à Viry-Châtillon

    Trois hommes, âgés de 16, 19 et 22 ans, sont soupçonnés d’avoir filmé puis mis en ligne des vidéos de l’agression dans l’Essonne, à l’origine d’un vaste mouvement de colère policière.

    Le Monde.fr avec AFP | 09.11.2016 à 13h52        LIEN

     

    Un mois après l’agression aux cocktails Molotov de quatre agents de police à Viry-Châtillon, dans l’Essonne, à l’origine d’un vaste mouvement de colère policière, l’enquête avance avec l’interpellation de trois premiers suspects. Ces trois hommes, âgés de 16, 19 et 22 ans, sont soupçonnés d’avoir filmé puis mis en ligne des vidéos de l’agression. Placés en garde à vue, ils vont être interrogés « sur les circonstances dans lesquelles, au moment des faits », ils « ont réalisé et diffusé sur Internet des films vidéo », a dit le procureur d’Evry, Eric Lallement.

    Les trois hommes ont été interpellés à l’aube dans la cité de la Grande-Borne, à cheval sur les communes de Viry-Châtillon et de Grigny, en région parisienne. Ces arrestations ont été décidées par les deux juges d’instruction saisis dans cette enquête ouverte pour « tentatives de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique commises en bande organisée » et confiée à la sûreté départementale de l’Essonne.

    Une quatrième personne, qui réside au même domicile que l’une des trois interpellées, a également été placée en garde à vue pour détention de stupéfiants. Aucun des auteurs directs de l’agression n’a jusqu’à présent été arrêté, en dépit des recherches d’ADN menées sur des objets trouvés sur les lieux de l’attaque et de l’analyse de plusieurs bandes vidéo.

    Fronde des policiers

    Le 8 octobre, une quinzaine d’agresseurs ont incendié deux voitures de police, occupées par quatre agents, en mission de surveillance à proximité d’un feu tricolore de la Grande Borne connu pour des vols à la portière avec violences. Deux d’entre eux ont été très grièvement brûlés, dont l’un, un adjoint de sécurité de 28 ans, est toujours soigné à l’hôpital Saint-Louis à Paris. Les deux autres policiers ont été plus légèrement touchés.

    A six mois de l’élection présidentielle, l’agression a déclenché un mouvement de colère général des policiers, que le gouvernement peine à apaiser. Engagée le 17 octobre par une manifestation surprise sur les Champs-Elysées à Paris, la mobilisation a fait tache d’huile dans toute la France.

    Bravant leur devoir de réserve, hors cadre syndical, les « policiers en colère » réclament depuis plus d’effectifs, de moyens, des peines sévères pour leurs agresseurs et un assouplissement des règles de légitime défense avec un alignement sur celles s’appliquant aux gendarmes. Si la fronde a commencé à connaître un reflux ces derniers jours, de nouveaux rassemblements de centaines de policiers ont eu lieu mardi dans une dizaine de villes, dont Viry-Châtillon, un mois jour pour jour après l’attaque.

    Lire aussi (en édition abonnés) :   « Les policiers ont tendance à se voir comme les “éboueurs” de la société »

    Enveloppe de 250 millions d’euros

    Les revendications des policiers se sont également imposées dans la campagne de la primaire de la droite. Favori des sondages, Alain Juppé s’est rendu mardi sur les lieux de l’agression, promettant dans « une lettre ouverte aux forces de l’ordre », une loi « sécurité et justice » dès le début du quinquennat, s’il est élu.

    En réponse aux manifestations, le gouvernement a annoncé à la fin d’octobre qu’il ferait d’ici à la fin de novembre des « propositions » pour réformer à nouveau le régime de la légitime défense. Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé une enveloppe de 250 millions d’euros pour des mesures en soutien aux policiers.

    Des mesures qui n’ont pas satisfait la base policière, également inquiète des suites de l’enquête ouverte par l’inspection générale de la police nationale (IGPN), susceptible de mener à des sanctions pour les agents qui n’auraient pas respecté leur devoir de réserve.

    Lire aussi :   Pour les policiers, ce ne sont pas « quelques gilets et changements d’armes » qui vont les « calmer »

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  • Election américaine : le triomphe

    sans appel de Donald Trump

    Le républicain a remporté 290 grands électeurs sur les 270 nécessaires pour gagner. Sa rivale démocrate en totalise, elle, 218.

    Le Monde.fr avec AFP | 09.11.2016 à 01h54 • Mis à jour le 09.11.2016 à 11h39      lien

     

    Grands électeurs par candidat

    Mis à jour le 09/11/2016 à 12h15

    270 grands électeurs pour être élu

    Hillary Clinton
    218 Grands électeurs
     Donald Trump
    290 Grands électeurs

    Carte des résultats état par état

    Election USA : la carte définitive, état par état, des résultats de l'élection présidentielle américaine © AFP

    LIEN

    Mis à jour le 09/11/2016 à 12h37

    • Donald Trump
    • Hillary Clinton
    • Résultat indécis
    • Résultat non disponible

    Mis à jour le 09/11/2016 à 12h15

    • Donald Trump
    • Hillary Clinton
    • Résultat indécis
    • Résultat non disponible

    Donald Trump sera le prochain président des Etats-Unis. Un peu avant 9 heures, heure française, le candidat républicain avait remporté 290 grands électeurs sur les 270 nécessaires pour gagner l’élection. Sa rivale démocrate Hillary Clinton en a, elle, remporté 218.

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    • Donald Trump assure qu’il sera « le président de tous les Américains »

    Tout juste élu, Donald Trump a affirmé mercredi matin lors de son discours de victoire devant un parterre de fidèles à New York qu’il serait « le président de tous les Américains », au terme d’une campagne particulièrement acrimonieuse.

    Annonçant de grands travaux et promettant de se mettre au travail pour le bien du peuple américain, il a assuré que les laissés pour compte ne seraient plus oubliés, et s’est dit prêt à travailler avec tous les pays qui y seraient disposés, afin de privilégier le partenariat plutôt que le conflit. « Il est désormais temps pour nous de nous réunir en un seul peuple, a-t-il encore affirmé.

    La victoire du candidat républicain s’est dessiné au fil de la nuit, alors que M. Trump a remporté la plupart des « swing-states », ces Etats-clés déterminants pour le résultat final : la Floride (29 grands électeurs), la Pennsylvanie (20 grands électeurs), l’Ohio (18 grands électeurs), la Caroline du Nord (15 grands électeurs), l’Iowa (6 grands électeurs).

    Il l’a également emporté dans l’Alaska, l’Arizona, l’Utah, le Montana, l’Idaho, le Wyoming, le Kentucky, l’Indiana, la Louisianne, le Missouri, la Géorgie, la Virginie-Occidentale, le Tennessee, l’Oklahoma, le Mississippi, la Caroline du Sud, le Dakota du Nord et le Dakota du Sud, le Nebraska, le Kansas, le Texas, l’Arkansas, le Wisconsin et l’Alabama.

    Lire notre article sur les Etats-clés   qui ont donné la victoire à Donald Trump

    • Hillary Clinton « félicite » Donald Trump

    La candidate démocrate n’a pas encore pris la parole devant ses partisans mais a appelé au téléphone le vainqueur de l’élection pour le féliciter, a confirmé M. Trump. Selon le porte-parole de la campagne d’Hillary Clinton, elle s’exprimera jeudi.

    Parmi les Etats-clés, elle n’a remporté que le Nevada (6 grands électeurs). Elle a également remporté le Maine, l’Etat de Washington, l’Oregon, le Colorado, le Connecticut, le Vermont, le Maryland, le Rhode Island, le New Jersey, l’Etat de New York, le Massachusetts, le Nouveau Mexique, le Delaware, Washington D. C., la Virginie, Hawaï, l’Illinois et la Californie.

    Vu le rejet provoqué par Donald Trump, beaucoup s’interrogent désormais sur le rôle des grands électeurs. Mais vingt-quatre Etats ont des textes qui obligent les grands électeurs à suivre le vote populaire et à voter pour le candidat pour lequel il a été élu. Les grands électeurs étant désignés par les partis ou les candidats à la présidence et ayant prêté serment, ils font, dans la plupart des cas, preuve de loyauté envers le candidat et le parti.

    Les résultats ne sont par ailleurs pas encore connus dans trois Etats : le New Hampshire, le Minnesota et le Michigan.

    • L’abstention en hausse

    Avec 54,2 % de participation – selon les premiers chiffres de l’Elections project –, le taux de participation à l’élection présidentielle est le moins bon depuis 2000. Après avoir atteint un record en 2008 avec la première élection de Barack Obama (avec 57,10 %), et surtout un record depuis 1968, les 230 millions d’électeurs américains se sont comparativement plus détournés des bureaux de vote à l’automne 2016.

    Lire :   l’abstention en hausse par rapport aux « années Obama »

    • Réactions internationales : entre stupéfaction, réjouissance et inquiétude

    Des Etats-Unis à la Russie en passant par l’Europe et l’Asie, plusieurs responsables politiques se sont exprimés suite à la victoire de Donald Trump. Le président russe Vladimir Poutine a lui félicité Donald Trump pour sa victoire. Il a déclaré qu’il espérait un « dialogue constructif » avec le nouveau président.

    Aux Pays-Bas, le chef du parti pour la liberté, le populiste Geert Wilders a tweeté ses félicitations à Donald Trump en saluant une « victoire historique » qu’il a qualifiée de « révolution ». Nigel Farage, qui a mené la campagne référendaire du Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) a écrit sur son compte Twitter « Je transmets le relais à Donald Trump. Toutes mes félicitations. Vous avez livré une campagne courageuse ».

    En France, le chef de la diplomatie Jean-Marc Ayrault a fait part de son inquiétude notamment pour l’avenir de l’accord de Paris sur le climat et de celui sur le nucléaire iranien. La candidate du Front national à l’élection présidentielle, Marine Le Pen, a elle félicité le candidat républicain.

    Cinq mois après le Brexit, les marchés financiers ont de nouveau été pris par surprise mercredi par la victoire de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis et luttaient pour ne pas céder à la panique. Si les places financières s’ajustaient logiquement à un résultat qu’il n’avaient pas anticipé, l’effroi n’était toutefois pas au rendez-vous et la réaction était finalement moins marquée qu’après le scrutin britannique.

    Juste après l’ouverture, les Bourses européennes résistaient particulièrement bien. La Bourse de Paris a ainsi ouvert en net recul de 2,83 % mais ne perdait plus que 2 % vers 9 h 40. La Bourse de Londres suivaient la même voie. Après une baisse de 1,87 % au démarrage, la perte de réduisait à 0,73 % 40 minutes plus tard.

    Les marchés asiatiques ont davantage souffert. A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei, pourtant confiant en début de matinée, a chuté de 5,36 % à la clôture, incitant le ministère des Finances et la Banque du Japon (BoJ) à convoquer une réunion d’urgence. Sydney a fini en recul de près de 2 % et Hong Kong de 2,20 %.

    • Les démocrates échouent à reprendre le contrôle du Sénat

    Outre le nom du nouveau locataire de la Maison Blanche, le contrôle du Sénat était l’un des principaux enjeux de cette élection, dont 34 des 100 sièges étaient renouvelés. Les républicains, qui sont d’ores et déjà assurés de conserver le contrôle de la Chambre des représentants, préservent également leur majorité à la chambre haute, rapporte la chaîne de télévision NBC.

    Dans le Sénat sortant, les républicains disposaient de 54 sièges, les démocrates de 44 et les indépendants de deux. Il aurait fallu aux démocrates gagner cinq sièges pour reprendre aux républicains le contrôle de la chambre haute.

    Le poids lourd républicain Marco Rubio, ancien candidat à la primaire républicaine, a été réélu sénateur de Floride avec 51,5 % des voix, selon CNN. Le républicain John McCain, candidat en 2008 à la présidentielle, est réélu comme sénateur en Arizona. Le républicain Pat Toomey l’emporte quant à lui en Pennsylvanie, selon les projections de l’agence AP. Dans l’Illinois, les électeurs ont plébiscité la candidate démocrate Tammy Duckworth à 49,9 %. Elle a battu le sénateur sortant, Mark Kirk.



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  • 08:47 Donald Trump est élu 45e président des Etats-Unis

    Le candidat républicain a déjoué les pronostics, mardi 8 novembre, remportant une nette majorité des grands électeurs lors de la présidentielle américaine face à la démocrate Hillary Clinton.



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    DIRECT - Clinton décroche une première victoire

     

    Etats-UnisRetrouvez le suivi de l'élection présidentielle américaine. Qui d'Hillary Clinton ou de Donald Trump sera le 45e président des Etats-Unis?

     

     

     

    • 23h15

      La ministre néerlandaise de la Culture, Jet Bussemaker, a adopté le look d'Hillary Clinton pour ouvrir la Nuit du Président, à Amsterdam, au cours de laquelle ses concitoyens peuvent suivre le dénouement de l'élection qui se joue actuellement aux Etats-Unis. (photo: Keystone/EPA)

    • 23h10

      Selon le site FranceTVInfo, certains bureaux de vote auraient prolongé leur ouverture afin de permettre aux électeurs qui attendent encore de pouvoir glisser leur bulletin dans l'urne.

    • 23H00

      Donald Trump a lancé sur Twitter un appel de dernière minute aux électeurs pour qu'ils aillent voter pour lui lors. «Ne lâchez rien, continuez d'encourager les gens à aller voter. Cette élection est LOIN D'ETRE JOUEE! Ça marche bien pour nous mais il reste encore du temps. EN AVANT LA FLORIDE!», a écrit le milliardaire dans son style inimitable sur Twitter.

    • 23h00

      CNN a rencontré un couple marié depuis 37 ans. La longévité de leur couple ne les empêche pas d'avoir des opinions politiques opposées: lui a voté pour Hillary Clinton, elle pour Donald Trump.

    • 22h45

      Wall Street a terminé en légère hausse, mardi, à l'issue d'une séance hésitante. «Les principaux indices se sont orientés dans le vert tandis que les investisseurs attendaient les résultats de l'élection présidentielle d'aujourd'hui», ont résumé dans une note les experts de Wells Fargo.

      Comme la majorité des analystes, Art Hogan, de Wunderlich Securities, estime que Wall Street a parié sur une présidence Clinton, gage de stabilité par contraste avec un Donald Trump jugé imprévisible. Mais les investisseurs auraient aussi, dans le même temps, misé sur une victoire des républicains lors des législatives organisées en parallèle.

    • 22h15

      Selon différents médias américains, la candidate démocrate a conquis son premier territoire: l'île de Guam, où 71,63% des électeurs ont voté pour Hillary Clinton.

      En soi, ce résultat sur ce minuscule territoire situé dans le Pacifique n'a aucun poids dans l'élection globale. Toutefois, il faut savoir que, depuis 1980, les citoyens de l'île de Guam ont toujours voté pour le candidat qui allait ensuite remporter l'élection...

    • 22h00

      CBS News livre ses pronostics, à trois heures de la fermeture des premiers bureaux de vote.

    Voir l'image sur Twitter

     

     

    The first polls close in only a number of hours, but here's what CBS News' battleground tracker is predicting http://cbsnews.com/live 

     

     

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