• Espèces sauvages : le parlement européen veut intensifier la lutte contre les trafics

    Le Parlement européen va se prononcer en novembre prochain sur le plan d'actions contre le trafic d'espèces sauvages présenté par la Commission européenne. Les parlementaires ont d'ores et déjà appelé à aller plus loin pour enrayer un phénomène exponentiel.

    Infographie  |  Biodiversité  |  17 octobre 2016  |  Florence Roussel        LIEN
    Le trafic d'espèces sauvages

    Avec ses 8 à 20 milliards d'euros de bénéfices par an, le trafic d'espèces sauvages est la quatrième activité illicite la plus lucrative après le trafic de drogues, la traite d'êtres humains et le commerce des armes. De grands animaux emblématiques comme le rhinocéros, l'éléphant ou encore les grands singes sont concernés, ce qui n'est pas sans impact sur la survie de ces espèces.

    L'Union européenne est à la fois une région de destination, de transit et d'origine. La Commission européenne a décidé de renforcer la lutte avec un plan d'actions. Présenté en février 2016, ce plan va être analysé par le Parlement européen en novembre 2016 et devra être mis en œuvre d'ici à 2020. Ce plan poursuit trois grands objectifs : la prévention du trafic et la lutte contre ses causes profondes, le renforcement et la mise en œuvre des règles existantes, et la coopération entre pays d'origine, de destination et de transit.

    La députée libérale britannique Catherine Bearder est en charge du dossier au Parlement européen. Selon elle, "les Etats membres doivent se partager les responsabilités afin de relever ce défi et de lutter contre cette forme de criminalité organisée et destructrice qui déstabilise de nombreuses régions dans le monde".

    Le texte sera débattu et voté par l'ensemble des députés réunis en session plénière le 23 novembre.

         
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    Au premier jour du Vendée Globe, 350 000 spectateurs et un retour au port

    L’Espagnol Didac Costa a dû faire demi-tour après avoir decelé une voie d’eau et un problème électronique à bord de son Imoca.

    LE MONDE | 06.11.2016 à 18h22 • Mis à jour le 06.11.2016 à 19h16 | Par Véronique Malécot

    Le skippeur espagnol Didac Costa, escorté par un navire de la SNSM à la suite d’une avarie au départ du Vendée Globe, dimanche 6 novembre.

    Ce dimanche, les vingt-neuf skippeurs du Vendée Globe se sont élancés à 13 h 02 dans des conditions météo exceptionnelles pour la huitième édition du tour du monde à la voile, sans escale et sans assistance. Du soleil, un vent de nord-nord-est soufflant à 14 nœuds (25 km/heure), et plus d’un millier d’embarcations autour de la zone de départ pour venir accompagner les skippeurs dans les premiers milles de la course.

    Après le départ, symboliquement donné par le prince Albert II de Monaco, Vincent Riou (PRB), Kito de Pavant (Bastide Otio), Paul Meilhat (SMA), Tanguy de Lamotte (Initiatives Cœur) ont pris les commandes de la flotte.

    Demi-tour moins d’une heure après le départ

    Bertrand de Broc sur MACSF et l’Irlandais Enda O’Coineen sur Kilcullen Voyager – Team Ireland, qui ont volé le départ, ont dû franchir la ligne de nouveau après leur « rappel Individuel ». En ce tout début de course, l’Espagnol Didac Costa a décidé de faire demi-tour moins d’une heure après le départ, après avoir decelé une voie d’eau et un problème électronique à bord de son Imoca One Planet One Ocean. Escorté par une vedette de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM), il devait être rejoint par son équipe à l’entrée du port des Sables-d’Olonne, afin d’établir un diagnostic et étudier les différentes options.

    Au départ du Vendée Globe, le Français Jérémie Beyou sur son Imoca « Maitre Coq » tenait la cinquième position à 16 heures, dimanche 6 novembre.

    Ce matin, près de 350 000 spectateurs s’étaient massés le long des digues du chenal des Sables-d’Olonne pour acclamer les vingt-neuf skippeurs qui ont quitté les pontons dès 8 h 50, selon une chronologie très précise dictée par la marée. Un départ toutes les quatre minutes, après que les skippeurs ont été salués une dernière fois par S.A.S. le prince Albert II de Monaco, M. Yves Auvinet, président du conseil départemental de Vendée et président de la SAEM, la société organisatrice de l’épreuve, et Jacques Caraës, le directeur de course.

    Les acclamations de la foule le long des quais tranchaient avec l’ambiance des pontons, plus calme, à l’exception des applaudissements au départ des monocoques. L’émotion se lisait sur le visage souriant des skippeurs, prêts à enfin en découdre.

    Lire :   Vendée Globe : le « rituel un peu bizarre » des skippeurs avant le départ

    « Le départ cela fait trois semaines qu’on en parle, il y a un moment où il faut le vivre », expliquait au Monde Vincent Riou, skippeur de PRB et vainqueur en 2005 du Vendée Globe. Dernières interviews, derniers au revoir aux proches, et les skippeurs quittaient le ponton accompagnés par leurs équipes techniques qui pouvaient rester avec eux jusqu’à quatre minutes avant le départ.

    « Début de course favorable aux bateaux à foils »

    « La météo, en ce début de course, va être favorable aux bateaux à foils », expliquait hier au Monde Hubert Lemonnier, adjoint du directeur de course. Le vent de nord-nord-est va permettre aux monocoques de descendre rapidement vers le cap Finisterre (Espagne) et donc de sortir du Golfe de Gascogne, réputé dangereux. A ce moment là, les skippeurs devront négocier le meilleur moment pour pointer leurs étraves vers le Sud. Selon les premières estimations, au vu des prévisions météo, les premiers monocoques devraient atteindre l’équateur d’ici une semaine.

    Lire :   Vendée Globe : un nouveau parcours, des « foils »... et que des hommes

    Après une heure de course, les derniers bateaux accompagnateurs ont fait demi-tour, laissant seuls les vingt-neufs skippeurs engagés face à leur « Everest des mers », pour deux mois et demi à trois mois de course. En 2012-2013, François Gabart avait bouclé son tour du monde en 78 jours, 2 heures et 16 minutes.

    Lire :   Vendée Globe : les 29 marins de l’extrême partis pour la course autour du monde en solitaire

    A 16 heures, au départ de la course ce dimanche, le premier pointage enregistrait en tête :

    1 - EDMOND DE ROTSCHILD (Sébastien JOSSE)
    Distance de l’arrivée : 24 410 nm

    2 - STMICHEL-VIRBAC (Jean-Pierre DICK)
    Distance du premier : 0.11 nm

    3 - PRB (Vincent RIOU)
    Distance du premier : 0.51 nm

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  • Monde  

     

    Affaire des emails: Le FBI confirme ne pas vouloir poursuivre Hillary Clinton

     

    ELECTION AMERICAINE L'équipe de la candidate démocrate se félicite que «cette question soit résolue»...

    LIEN

     

    WASHINGTON : Hillary Clinton at a press conference about a legislation to       close the "Gun show loophole" on Capitol Hill.WASHINGTON : Hillary Clinton at a press conference about a legislation to close the "Gun show loophole" on Capitol Hill. - TRIPPETT/SIPA

     

    20 Minutes avec AFP

     

     

    Suite à l’examen de nouveaux messages électroniques ayant transité par sa collaboratrice, la police fédérale américaine maintient sa recommandation de ne pas poursuivre Hillary Clinton, a annoncé dimanche un élu du Congrès. Cette annonce favorable à la candidate démocrate a été faite dans une lettre adressée à des élus du Congrès par le FBI, et pourrait apporter un coup de pouce à Hillary Clinton à deux jours du scrutin présidentiel américain.

     

    >> Emails de Clinton: Le FBI relance l'enquête (et potentiellement les chances de Donald Trump)

    Une question résolue

     

    L’équipe du FBI a « passé en revue toutes les communications de ou à destination de Hillary Clinton pendant qu’elle était secrétaire d’Etat. Sur la base de cette enquête, nous n’avons pas changé les conclusions que nous avions exprimées en juillet en ce qui concerne Mme Clinton », souligne la lettre du directeur du FBI, James Comey. « Nous sommes heureux que cette question soit résolue », a déclaré la directrice de la communication de Hillary Clinton, Jennifer Palmieri.

     

    >> Présidentielle américaine: Le patron du FBI roule-t-il pour Donald Trump?

    Un nouveau rebondissement

     

    Le directeur du FBI, James Comey avait provoqué une onde de choc il y a dix jours en relançant l’affaire des emails de la candidate démocrate. Un geste qui a été vertement critiqué par les démocrates, applaudi par les républicains et qui a coûté cher à Clinton dans les sondages.

     

    Ce nouveau rebondissement va tout de même encore faire parler de son usage d’un serveur privé pendant qu’elle était secrétaire d’Etat. Une pratique dont elle a elle-même reconnu qu’il s’agissait d’une erreur d’un point de vue de la sécurité des échanges d’informations sensibles.

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  • Le Barça gagne à Séville

     

    Par La rédaction

    Mis à jour le 06/11/2016 à 22h36 – Publié le 06/11/2016 à 22h36     LIEN

     

     

    Dans ce choc de la onzième journée de Liga, Le FC Barcelone s’est imposé sur la pelouse du FC Séville (1-2). Vitolo (15e) avait pourtant ouvert le score pour les Andalous. Mais Messi (43e) et Suarez (61e) ont offert la victoire aux Catalans. Un succès qui permet au Barça (25 points) de revenir à deux longueurs du Real Madrid, leader, tandis que Séville laisse filer le duo de tête et prend la cinquième place (21 points).

    Résultats de la 11e journée : 
    Vendredi
    Malaga-Gijon 3-2

    Samedi
    Grenade-Deportivo La Cologne 1-1
    Real Sociedad-Atlético Madrid 2-0
    Osasuna-Alaves 0-1
    Las Palmas-Eibar 1-0

    Dimanche
    Real Madrid-Leganes 3-0
    Celta Vigo-Valence 2-1
    Espanyol-Athletic Bilbao 0-0
    Villarreal-Betis Séville 2-0
    FC Séville-Barcelone 1-2

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  • VIDÉO.

    La réponse d'Obama à un supporter de Trump pendant son discours devient virale

    ETATS-UNIS Vendredi soir, Barack Obama était en meeting pour soutenir la candidature d’Hillary Clinton quand il a été interrompu par la foule…

    Barack ObamaBarack Obama - WENN

    H.S. avec AFP

    A trois jours du résultat définitif de l’élection présidentielle américaine, Barack Obama multiplie les déplacements en soutien à la candidate démocrate, Hillary Clinton. Vendredi soir, le chef de l’Etat tenait un meeting à Fayetteville en Caroline du Nord, quand un supporter de Donald Trump a brandi une pancarte suscitant les huées de la foule. Après quelques minutes durant lesquelles Barack Obama ne parvient pas à apaiser le public, le président fini par obtenir un semblant de calme.

    VIDEO

     
    Obama heckled during speech
    "Don't boo, vote!" This is how Obama dealt with a pro-Trump protester who tried to disrupt his speech in support of Hillary Clinton.
  • Milos Raonic contraint de renoncer, Andy Murray

    s'installe déjà sur le trône

    À l'instant

    MASTER 1000 PERIS-BERCY - Vainqueur de Jo-Wilfried Tsonga vendredi soir, Milos Raonic ne défendra pas ses chances samedi en demi-finale contre Andy Murray. Le Canadien, touché à la jambe droite, a annoncé son forfait quelques minutes avant la rencontre. Murray se hisse donc sans jouer en finale et cela lui assure de devenir le nouveau numéro un mondial dès lundi, au détriment de Novak Djokovic.

    Il était environ 15h20. John Isner, impérial face à Marin Cilic, était sur le point d'accéder à la finale. Ce que l'Américain ignorait, c'est qu'au même moment, le sort de la seconde demi-finale, pourtant programmée deux heures et demie plus tard, était déjà scellée, elle aussi. Dans la salle de presse, une annonce a résonné : "Milos Raonic arrive en conférence de presse". Pas besoin dès lors d'être Nostradamus pour comprendre ce qui se tramait...

    De fait, le Canadien a annoncé que, malheureusement, il n'était pas en mesure de jouer sa demi-finale face à Andy Murray. La faute à une blessure à la jambe droite, contractée la veille lors de sa victoire contre Jo-Wilfried Tsonga. "Hier (vendredi), à 4-2 dans le premier set, j'ai commencé à avoir une douleur dans la jambe, a expliqué le numéro 5 mondial. Je ne m'en suis pas trop occupé mais ce matin, j'ai eu du mal à sortir du lit, à me lever. J'ai été voir le médecin pour voir s'il y avait un diagnostic à faire. J'ai fait des tests et il y a à peu près une heure, ils ont constaté que j'avais une déchirure dans le quadriceps droit et je ne pourrai donc pas jouer ce match."

    71 minutes de tennis samedi...

    Conséquence, Andy Murray, sans combattre, se retrouve donc en finale. Sachant que Milos Raonic était le dernier obstacle sur la route du sommet du tennis mondial, le Britannique va donc entrer dans l'histoire ce lundi lors de la publication du nouveau classement ATP : il deviendra le 26e numéro un mondial depuis la création de ce classement en 1973, en succédant à Novak Djokovic, lequel était installé sur le trône sans discontinuer depuis le mois de juillet 2014.

    C'est un coup dur pour Milos Raonic, évidemment, mais aussi pour le tournoi de Bercy, déjà privé de plusieurs têtes d'affiche après le forfait de Gaël Monfils et les fins de saison prématurées de Roger Federer et Rafael Nadal. Cette journée de samedi n'aura ainsi produit que 19 petits jeux et 71 minutes de tennis et le public a accueilli par quelques sifflets l'annonce dans la salle du forfait de Milos Raonic. Mais le Canadien, qui pouvait devenir numéro 3 mondial en cas de victoire, ne demandait bien sûr pas mieux que de jouer. Il ignore d'ailleurs s'il pourra disputer le Masters de Londres, qui débute dans neuf jours.

    C'est donc dans ce drôle de contexte que l'ère Andy Murray vient de s'ouvrir. L'Ecossais aurait sans doute préféré valider autrement son accession au pouvoir, mais lui non plus n'y est pas pour grand chose. Devant le public britannique, il abordera le Masters dans la peau du "maître du monde". Une sensation inédite pour lui, et inimaginable au début du mois de juin, quand il accusait un retard de 8000 points sur Novak Djokovic. Dimanche, lors de la finale face à John Isner, Murray sera encore officiellement numéro deux mondial, pour la dernière fois. Mais, déjà, personne ne le regardera plus comme tel.

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  • Élections américaines : une campagne sous le signe du rejet et de la peur

    • Par Philippe Gélie
    • Mis à jour le 04/11/2016 à 22:40        LIEN
    • Publié le 04/11/2016 à 19:48
    Des femmes manifestent devant la Trump Tower, le 26 octobre, à New York, pour dénoncer les propos obscènes tenus par le candidat républicain (à gauche)dans une vidéo de 2005.

     

     

    82 % des électeurs se disent «dégoûtés» par cette bataille d'une violence inouïe pour la Maison-Blanche.

    À quatre jours du scrutin, le chaudron électoral américain est chauffé à blanc. Si les sondages penchent toujours légèrement en faveur de Hillary Clinton, l'écart avec Donald Trump s'est resserré, exacerbant une compétition déjà tendue, qui épuise les Américains.

    Selon un sondage publié vendredi par leNew York Times, 82 % des électeurs se disent «dégoûtés» par cette bataille outrancière pour la Maison-Blanche, qui dure maintenant depuis plus de 500 jours. À peine 13 % se déclarent «enthousiastes». Cause ou effet, l'impopularité des deux candidats bat des records: 60 % pour Trump, 53 % pour Clinton. Parmi les républicains, 41 % pensent que leur candidat est mauvais pour le parti.

    Les sondages signalent cependant une certaine hypocrisie, car la campagne tient en haleine autant qu'elle rebute les électeurs. Les audiences des chaînes d'information en témoignent, tout comme la participation au vote anticipé - en cours dans 38 États sur 50 - déjà équivalente ou supérieure à son niveau de 2012.

    «Cela ne devrait même pas être discutable. Comment cette personne pourrait-elle être votre voix ?Nous devons arrêter de penser que son comportement est normal»

    Barack Obama

    Bien plus que leurs orientations politiques, les personnalités des deux prétendants résument l'enjeu du scrutin. Le rejet et la peur de l'autre constituent la première motivation de chaque camp. Rien d'étonnant à ce que la campagne s'enfonce dans le «négativisme» à l'approche de la ligne d'arrivée.

    Hillary Clinton, qui comptait finir sur une note «positive», y a renoncé. Avec Trump sur ses talons, elle martèle son argument le plus efficace: le promoteur new-yorkais est «inapte» à occuper le Bureau ovale. L'avocat le plus éloquent de cette thèse est Barack Obama, qui fait campagne à tour de bras pour son ancienne secrétaire d'État. «Cela ne devrait même pas être discutable. Comment cette personne pourrait-elle être votre voix?, s'enflamme le président. Nous devons arrêter de penser que son comportement est normal» pour un homme qui aspire à diriger la première puissance du monde.

    Donald Trump n'est pas en reste. Depuis que le FBI a annoncé la réouverture de l'enquête sur les courriels de Clinton, il est monté d'un cran dans l'accusation de «corruption» qu'il a réussi à accoler à l'image de Clinton. Il affirme maintenant que son élection déclencherait «une crise constitutionnelle sans précédent», parce que les élus républicains au Congrès n'auraient de cesse de la destituer («impeach»). Son allié Rudy Giuliani, ancien maire de New York, est comme toujours plus explicite: «Je vous garantis que d'ici à un an elle sera destituée et inculpée. Nous allons voter pour une sorte de Watergate.»

    «Vous pouvez changer si vous n'êtes pas satisfait du produit»

    Donald Trump, à l'adresse des électeurs qui ont voté de manière anticipée

    Clinton ne fait pas l'objet de poursuites à ce stade, et une ambiguïté constitutionnelle plane sur la possibilité de déclencher une procédure en «impeachment» pour des faits commis avant d'être élu. Mais la prophétie est relayée par un nouveau spot télévisé crépusculaire et par une suggestion inédite aux électeurs ayant déjà voté: «Vous pouvez changer si vous n'êtes pas satisfait du produit», a dit Trump dans le Wisconsin, où un vote anticipé peut être modifié jusqu'à trois fois. Six États autorisent de tels changements, dont trois où la compétition est serrée: le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie. Mais les cas observés sont rarissimes.

    Le camp républicain ne cache pas ses efforts pour décourager la participation des électeurs démocrates. «Nous avons engagé trois opérations majeures de suppression du vote, ciblant les jeunes, les femmes et les Noirs», a confié à Bloomberg un responsable de la campagne. En Caroline du Nord, la justice a invalidé une loi qualifiée «d'attaque chirurgicale» contre la participation des Afro-Américains. Des supporteurs de Trump comptent «surveiller» le vote dans les quartiers urbains où vivent les minorités. À Philadelphie, où la moitié de la population est noire, des pasteurs enrôlent leurs ouailles pour contrer d'éventuelles intimidations.

    Barack Obama monte en première ligne pour dénoncer ces manœuvres et stimuler le vote noir, en léger recul dans les opérations anticipées en Floride ou en Caroline du Nord. Ces États s'annoncent d'autant plus décisifs que Donald Trump remonte dans l'Utah, l'Ohio, le New Hampshire et la Pennsylvanie. Les familles Clinton et Obama apparaîtront ensemble lundi soir lors d'un méga rassemblement final à Philadelphie.

    Selon les sondages, 70 % des Américains ont confiance dans leur système électoral. Mais plus de 40 % des électeurs de Trump en doutent et plus d'un quart ne serait pas prêt à accepter sa défaite. La tension ambiante a été illustrée cette semaine par l'incendie d'une église noire dans le Mississippi sur laquelle avait été peint: «Vote Trump».

     

     

     

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  • Selahattin Demirtas, la bête noire d'Erdogan

    04/11/16 à 15:14 - Mise à jour à 15:14

    Source: Afp

    Le charismatique leader du principal parti prokurde de Turquie, Selahattin Demirtas, s'est imposé comme le rival du président Recep Tayyip Erdogan après avoir conduit ses troupes à des sommets jamais atteints, mais il semble aujourd'hui plus fragilisé que jamais.

    Selahattin Demirtas, la bête noire d'Erdogan

    Selahattin Demirtas © Reuters

    M. Demirtas et la coprésidente du Parti démocratique des peuples (HDP), Figen Yüksekdag, ont été interpellés et placés en garde à vue dans la nuit de jeudi à vendredi dans le cadre d'une enquête "antiterroriste" en lien avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

    Jeune, charismatique et moderne, M. Demirtas, un avocat de formation âgé de 43 ans, s'est taillé une place à part sur l'échiquier politique et a réussi à transformer le HDP en une formation de gauche moderne, ce qui lui a permis de devenir le deuxième parti d'opposition en Turquie.

    Sous la houlette de l'"Obama kurde", comme il est parfois surnommé, le HDP a réalisé une percée historique lors des élections législatives de juin 2015, raflant 80 sièges au Parlement et privant de majorité absolue le parti au pouvoir.

    Ce succès a valu à M. Demirtas d'être pris pour cible par M. Erdogan de manière systématique. Le chef de l'Etat et ses sicaires l'accusent d'être aux ordres de "ceux de la montagne", une expression qui désigne le cadre dirigeant du PKK, dont les bases arrières se trouvent dans les monts Qandil.

    Le coup d'Etat manqué en juillet n'a pas arrangé les choses pour M. Demirtas et son parti: les autorités ont multiplié les purges contre les putschistes présumés, étendant au passage leurs filets aux milieux prokurdes.

    Dans un entretien à l'AFP après le putsch manqué, M. Demirtas disait redouter que l'état d'urgence instauré en Turquie puisse être utilisé pour une répression qui déborderait largement le cadre de la chasse aux conjurés du 15 juillet.

    La vague d'arrestations qui a frappé le sommet du HDP, dont une douzaine de députés ont été placés en garde à vue vendredi, semble lui donner raison.

    - Contre le putsch et contre Erdogan -

    Depuis la tentative de coup d'Etat, M. Demirtas a multiplié les avertissements contre ce qu'il appelle la "dérive dictatoriale" de M. Erdogan, s'opposant farouchement au système présidentiel que veut instaurer le gouvernement turc.

    A l'AFP, il a affirmé être opposé au putsch, mais également à la politique menée par le gouvernement. "En fait, nous pensons que ce sont les erreurs commises par Erdogan qui ont conduit à ce putsch", a déclaré M. Demirtas.

    Né dans la ville à majorité kurde d'Elazig (est), le coprésident du HDP est le deuxième d'une famille de sept enfants. Il raconte avoir pris conscience de son identité kurde lorsqu'il avait 15 ans, lors des funérailles d'un homme politique tué par les forces de sécurité à Diyarbakir, grande ville du sud-est à majorité kurde.

    Avec un diplôme de droit en poche, Selahattin Demirtas a un temps travaillé comme avocat avant de se lancer en politique.

    Elu en 2007 il s'est révélé sur la scène nationale lors de la présidentielle d'août 2014, où il a frôlé la barre des 10%.

    Totalement rompu aux codes de la communication politique, M. Demirtas a imposé une image de bon père de famille, petit-déjeunant avec sa femme et ses deux filles.

    Sous sa coprésidence, le HDP a largement élargi son audience au-delà de la seule communauté kurde de Turquie (15 millions de personnes) et s'est transformé en un parti à la fibre sociale, ouvert aux femmes et à toutes les minorités.

    Mais sa tâche s'est considérablement compliquée après la reprise, à l'été 2015, des attentats ciblés du PKK contre la police et l'armée après l'échec des discussions de paix ouvertes fin 2012.

    Lors d'élections législatives anticipées en novembre, le HDP a perdu 21 députés, mais reste aujourd'hui la troisième force politique au Parlement.

    "Nous n'avons pas de lien organique avec le PKK", répond-il, toutefois gêné aux entournures par le ralliement de son propre frère à la guérilla.

    Le HDP a affirmé en novembre 2015 que M. Demirtas avait été la cible d'une tentative d'assassinat, une balle ayant été tirée contre son véhicule. Les autorités turques ont nié qu'une telle attaque avait eu lieu.

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    Notre-Dame-des-Landes : le rapporteur public préconise l'annulation des autorisations

    de travaux

    Notre-Dame-des-Landes : le rapporteur public préconise l'annulation des autorisations de travauxLes opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes occupent toujours la zone, ici en juin dernier (SALOM-GOMIS SEBASTIEN/SIPA)

    La magistrate proposera à la cour d'annuler quatre arrêtés pris par le préfet de Loire-Atlantique en décembre 2013 pour permettre la réalisation de la plateforme aéroportuaire et sa desserte routière.

    LIEN

    Le rapporteur public de la cour administrative d'appel de Nantes, dont l'avis est généralement suivi, va demander lundi l'annulation d'arrêtés préfectoraux autorisant les travaux de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, ont annoncé ce vendredi 4 novembre les parties à l'AFP.

    La magistrate, qui développera son argumentation lors de l'audience qui doit se tenir lundi après-midi, proposera à la cour, saisie par des opposants à ce projet controversé, d'annuler quatre arrêtés pris par le préfet de Loire-Atlantique en décembre 2013, liés aux aménagements hydrauliques et aux destructions d'espèces protégées, pour permettre la réalisation de la plateforme aéroportuaire et sa desserte routière, a-t-on indiqué de mêmes sources.

    Le sens des conclusions du rapporteur public, communiqué aux parties, est l'annulation des arrêtés dits "loi sur l'eau" et "espèces protégées", pour incompatibilité ou non respect d'articles du Code de l'Environnement, ont-elles précisé.

    La dérogation à la destruction et au transfert d'espèces protégées - une centaine ont été recensées sur le site prévu pour accueillir le nouvel aéroport nantais - est prévue par le Code de l'Environnement, à condition que le projet soit d'intérêt public majeur, qu'il n'existe pas de solution alternative satisfaisante, et qu'il ne nuise pas au maintien, dans un état de conservation favorable, de l'espèce dans son espace naturel.

     

    "C'est un bon signe"

    En première instance, le 17 juillet 2015, le tribunal administratif de Nantes avait rejeté les recours déposés par les opposants au projet de Notre-Dame-des-Landes, ouvrant ainsi la voie à la réalisation des travaux. La majeure partie des opposants avaient fait appel de ces jugements.

    "C'est un bon signe, mais nous attendons les débats de l'audience de lundi et les arrêts que rendra la cour administrative d'appel", qui doit être connue sous quinze jours, a commenté auprès de l'AFP Sébastien Le Briéro, l'un des avocats des requérants.

    "On attend l'audience et la décision. Mais si c'est confirmé, et si les arrêtés sont annulés, les conditions pour une intervention ou un démarrage des travaux ne sont aucunement réunies", a déclaré de son côté Thomas Dubreuil, autre avocat des associations requérantes.

    Vieux de cinquante ans, relancé au début des années 2000, le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, déclaré d'utilité publique en 2008, est vivement combattu depuis une quinzaine d'années, à la fois sur le terrain et devant les tribunaux par ses opposants. La nouvelle infrastructure, située à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes, aurait dû initialement être inaugurée en 2017.

    (Avec AFP)

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    Turquie : les coprésidents du principal parti prokurde placés en détention

     

    Les coprésidents et plusieurs députés du HDP ont été interpellés vendredi dans le cadre d’une enquête « antiterroriste » pour leurs liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

     

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 04.11.2016 à 00h56 • Mis à jour le 04.11.2016 à 16h27    LIEN

     

     

     

    Le coprésident du Parti démocratique des peuples (HDP), Selahattin Demirtas, à Diyarbakir, le 28 octobre. Dans la nuit du 3 au 4 novembre, il a été arrêté et placé en garde à vue. Un sort qu’ont connu plusieurs autres députés de sa formation politique.

     

    Les coprésidents et trois députés du principal parti prokurde, le Parti démocratique des peuples (HDP), ont été placés en détention préventive, vendredi 4 novembre, par le tribunal de Diyarbakir. Les cinq élus avaient été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi dans le cadre d’une enquête « antiterroriste » liée au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

     

    Aussitôt après ces arrestations, le HDP a dénoncé la « fin de la démocratie » en Turquie. « La nuit dernière, la purge menée par le président Recep Tayyip Erdogan contre notre parti a atteint de nouveaux sommets avec l’arrestation de nos coprésidents, Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag », écrit dans un communiqué la direction du parti.

     

    M. Demirtas et Mme Yüksekdag, également députés, ont été placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête instruite par le parquet de Diyarbakir portant sur des liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), selon l’agence de presse progouvernementale Anatolie.

     

    Le président Recep Tayyip Erdogan considère que le HDP est étroitement lié au PKK et a fait savoir qu’il ne le considérait plus comme un interlocuteur légitime, qualifiant régulièrement ses membres de « terroristes ». En réponse à ces arrestations, l’un des chefs militaires du PKK, Murat Karayilan, a promis vendredi une intensification de la lutte armée contre les autorités turques.

     

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    Appel à la communauté internationale

     

    M. Demirtas et Mme Yüksekdag font l’objet de plusieurs enquêtes sur de supposés liens avec le PKK, mais ils ont assuré à plusieurs reprises qu’ils ne se rendraient pas de leur plein gré à une éventuelle convocation de la justice. Selon l’agence Anatolie, leur placement en garde à vue a été décidé dans ce cadre. Le HDP, qui compte cinquante-neuf députés au Parlement, a toujours démenti être l’« aile politique » du PKK. En mai, le Parlement avait voté la levée de l’immunité des députés menacés de poursuites judiciaires. Une mesure qui visait notamment les élus du HDP.

     

    Sur son compte Twitter, la formation a appelé « la communauté internationale à réagir à ce coup du régime d’Erdogan ». Le HDP a également posté une vidéo qui semble montrer l’interpellation de Mme Yüksekdag à son domicile : « Votre procureur est un bandit et vous aussi êtes des bandits ! », crie la codirigeante du parti à l’endroit des personnes venues l’arrêter.

     

    Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a fait part sur Twitter de son inquiétude à l’annonce de ces arrestations. Elle a également fait état de la « convocation d’une réunion des ambassadeurs de l’UE à Ankara », sans donner plus de précisions à ce stade.

     

    Le ministère des affaires étrangères allemand a convoqué le chargé d’affaires turc en Allemagne en raison « des derniers développements en Turquie ». L’entretien est prévu dans la journée. Les Etats-Unis se sont dits « profondément troublés » par la détention des responsables turcs. « Quand des démocraties s’en prennent à des responsables élus, elles ont le devoir de justifier leurs actions et de préserver la confiance dans le système judiciaire », a déclaré Tom Malinowski, chargé des droits humains au département d’Etat américain.

     

    Arrestations sans précédent

     

    Ces détentions, qui sont sans précédent concernant la troisième force politique du pays, s’inscrivent dans un contexte de purges tous azimuts des opposants en Turquie, à la faveur de l’état d’urgence instauré après la tentative manquée de renversement du président Recep Tayyip Erdogan, imputée aux réseaux du prédicateur Fethullah Gülen.

     

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    Cette vaste opération policière nocturne survient dans un contexte très tendu, notamment depuis le placement en détention, dimanche, des deux maires de Diyarbakir, « capitale » du sud-est de la Turquie, à majorité kurde, une ville ensanglantée par des combats quotidiens entre forces de sécurité et membres du PKK.

     

    Quelques heures après l’annonce de ces arrestations, une explosion a retenti devant un bâtiment de la police à Diyarbakir. Le premier ministre, Binali Yildirim, a annoncé qu’il y avait au moins huit morts, « dont deux policiers », et plus de cent blessés. Il a ajouté que le PKK avait « montré à nouveau son visage perfide. (…) Ils ont fait exploser un véhicule rempli d’explosifs ».

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