• "À quoi sert Hollande ?" : étudiante, c'était mon sujet d'examen. J'ai cru à une blague

    "À quoi sert Hollande ?" : étudiante, c'étmon sujet d'examen.

    J'ai cru à une blague

    Publié le 17-05-2016 à 16h47 - Modifié à 17h44

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    Avatar de Julie D.

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    Étudiante en droit

    LE PLUS. Le partiel a tourné au fou rire général. Fin avril, les étudiants en première année de droit de l'université d'Angoulême ont dû répondre a une question peu commune, lors d'un examen de droit constitutionnel : "À quoi sert François Hollande ?". Julie D. (nom d'emprunt), qui était dans l'amphithéâtre, a elle aussi été surprise. Elle raconte comment s'est déroulé l'examen.

    Édité et parrainé par Anaïs Chabalier

     

     

    Des étudiants dans un amphithéâtre, à Lyon 3 (FRED DUFOUR / AFP).

     

     

     

    Étudiante en première année de licence à l’université d'Angoulême-La Couronne, j’ai répondu à une question étonnante lors de mon partiel de droit constitutionnel, qui s’est déroulé fin avril :

     

     

     

    "À quoi sert François Hollande ?"

     

     

     

    Comme tous mes camarades, j’ai été extrêmement surprise lorsque j’ai découvert ce sujet. Mais j’ai surtout beaucoup rit.

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    : "A quoi sert François Hollande ?" voilà sur quoi ont planché des étudiants. http://bit.ly/27o7e3D 

     

     

     

     

    Fou rire dans l’amphithéâtre

     

     

     

    Lors de cet examen, nous avions le choix entre ce sujet pour le moins singulier et un autre, plus classique :

     

     

     

    "Le rôle du Conseil constitutionnel dans la formation du bloc de constitutionnalité."

     

     

     

    J’ai décidé de répondre à la question sur François Hollande, car sa formulation m’a beaucoup déstressée. Mais je dois bien l’avouer : au début, j’ai cru qu’il s’agissait une blague. Et je ne suis pas la seule.

     

     

     

    Quand ce sujet nous a été distribué, des rires ont retenti dans l’amphithéâtre. Alors que le silence est normalement de rigueur, nous nous sommes tous mis à discuter. Certains étudiants avaient l’air vraiment perplexe. Les deuxièmes et troisièmes années, qui partageaient notre salle mais pas notre sujet, n’ont pas compris ce qu’il se passait.

     

     

     

    Les chargés de TD qui surveillaient l’amphithéâtre nous ont demandé de nous taire à plusieurs reprises. Face à notre incompréhension, l’un d’eux a précisé que si nous choisissions ce sujet, une argumentation était nécessaire.

     

     

     

    Il sous-entendait par là qu’il n’était pas envisageable de répondre "À rien" à la question "À quoi sert François Hollande ?".

     

     

     

    Ce sujet m'a aidé a évacuer la pression

     

     

     

    L’enseignant à l’origine de ce sujet aurait pu simplement écrire : "Quel est le rôle du président de la République ?", mais il a choisi une formulation différente. Pourquoi ? À mon sens, il ne s’agit pas d’une maladresse, mais simplement d’un trait d’humour.

     

     

     

    En tournant la question ainsi, je suppose que ce professeur a tenté de rendre attrayant un sujet qui ne l’est pas forcément. Et il a réussi son pari : en riant avant ce partiel, j’ai réussi à évacuer la pression, même si cette question a semé le doute dans ma tête et dans celle d’autres étudiants.

     

     

     

    Je suis d’ailleurs persuadée que certains ont concentré leur argumentation sur François Hollande et pas sur le président de la République de manière plus globale. Pour ma part, j’ai vu ça comme un piège et je n’ai pas pris ce risque-là. Mais il n’est pas impossible que je me sois trompée !

     

     

     

    Fin du suspense le 13 juin

     

     

     

    Dans ma copie, j’ai donc analysé le rôle du président de la République. Dans un premier temps, j'ai évoqué les pouvoirs qui lui sont propres, en parlant notamment du fait majoritaire.

     

     

     

    Dans un second temps, je suis revenue sur les compétences du président de la République, en revenant sur le fait qu'il peut promulguer des lois ou encore réviser la Constitution.

     

     

     

    Le partiel durait trois heures et j’ai quitté la salle au bout de deux heures et demi. Avant moi, environ trente étudiants sont partis au bout d’une heure. Je dois avouer qu’en sortant, j’étais un peu perdue. J’ai donc discuté du sujet avec des camarades, qui ont suivi le même raisonnement que moi. Ça m’a rassurée !

     

     

     

    Malheureusement, je crois que je n’ai pas assez développé ma réponse, mais j’espère quand même obtenir la moyenne. Pour l’heure, il ne me reste plus qu’à attendre les résultats : le suspense prendra fin le 13 juin prochain !

     

    Propos recueillis par Anaïs Chabalier.

     

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