• Attentats de Paris et Bruxelles : le point sur l’enquête après les arrestations du week-end

    Attentats de Paris et Bruxelles : le point sur l’enquête après les arrestations du week-end

    LE MONDE | 10.04.2016 à 10h45 • Mis à jour le 10.04.2016 à 14h59   Lien

     
    Salah Abdeslam et Mohamed Abrini filmés une station-service de l’Oise le 11 novembre 2015.
    Salah Abdeslam et Mohamed Abrini filmés une station-service de l’Oise le 11 novembre 2015. - / AFP

    Le coup de filet antiterroriste mené vendredi 8 avril en Belgique qui a conduit à l’inculpation de quatre personnes, dont Mohamed Abrini, aura permis des avancées majeures au cours du week-end dans l’enquête sur les attentats de Paris et Saint-Denis et ceux de Bruxelles.

    • Abrini reconnaît être l’« homme au chapeau »

     

    Mohamed Abrini, recherché pour son implication dans les attentats de novembre en France, a reconnu avoir été présent à l’aéroport de Zaventem lors des attentats du 22 mars.
    Mohamed Abrini, recherché pour son implication dans les attentats de novembre en France, a reconnu avoir été présent à l’aéroport de Zaventem lors des attentats du 22 mars. HANDOUT / REUTERS

    Mohamed Abrini, qui était l’homme le plus recherché d’Europe depuis l’arrestation de son complice présumé et ami d’enfance Salah Abdeslam – arrêté le 18 mars à Bruxelles –, a été arrêté vendredi dans la commune bruxelloise d’Anderlecht, puis placé sous mandat d’arrêt – c’est-à-dire, dans les termes judiciaires belges, privé de liberté le temps de l’enquête le concernant.

    Il a reconnu être l’homme qui accompagnait les deux kamikazes de Zaventem – l’« homme au chapeau » filmé par les caméras de vidéosurveillance de l’aéroport le 22 mars et que les enquêteurs cherchaient à identifier. Il a aussi expliqué avoir jeté sa veste dans une poubelle et avoir ensuite revendu son chapeau, selon le parquet fédéral belge.

    Le Belgo-Marocain de 31 ans est considéré comme le « onzième homme » des attentats de Paris et Saint-Denis. Il est soupçonné d’avoir effectué deux trajets entre Bruxelles et Paris avec les frères Abdeslam dans les jours précédant les attaques terroristes en région parisienne, et les enquêteurs pensent l’avoir reconnu à Bruxelles lors du dernier convoi, celui qui conduisit les kamikazes à Paris.

    En fuite depuis novembre, Abrini avait disparu pendant quatre mois, comme Salah Abdeslam. Il est réapparu quelques jours après l’arrestation de ce dernier. Déjà inculpé – c’est-à-dire que pèsent sur lui de sérieux indices de culpabilité – pour sa participation dans les attentats de Paris et Saint-Denis, il l’est aussi dans le dossier des attentats du 22 mars en Belgique, pour participation aux activités d’un groupe terroriste, assassinats terroristes et tentatives d’assassinats terroristes.

    Lire son portrait :   Mohamed Abrini, voyou presque ordinaire de la petite pègre de Molenbeek

    • Le deuxième homme de l’attentat du métro Maelbeek identifié

    Un homme, Osama K., également arrêté puis inculpé, a été identifié comme « le deuxième homme qui était présent lors de l’attentat commis dans la station de métro Maelbeek », où le kamikaze Khalid El Bakraoui s’est fait exploser le 22 mars.

    Osama K. a été filmé en train de discuter avec le kamikaze peu avant que ce dernier ne passe à l’acte. Il a aussi été filmé dans le complexe commercial bruxellois City 2 achetant les sacs qui furent utilisés par les kamikazes de l’aéroport. Jusqu’ici recherché sous l’identité d’emprunt figurant sur son faux passeport syrien – Naïm Al-Hamed –, Osama K. est arrivé en Europe avec le flux de migrants par l’île grecque de Leros le 20 septembre 2015.

    • La cellule djihadiste de Bruxelles voulait refrapper la France

    Selon des informations du parquet fédéral belge rendues publiques dimanche, l’objectif de la cellule djihadiste constituée à Bruxelles était de frapper à nouveau la France, mais elle s’est finalement décidée à passer à l’acte dans la capitale de la Belgique car l’étau se resserrait sur ses membres.

    « Le parquet fédéral confirme qu’il ressort de plusieurs éléments de l’enquête que l’objectif du groupe terroriste était de frapper à nouveau la France et que c’est, pris de court par l’enquête qui avançait à grands pas, qu’ils ont finalement décidé dans l’urgence de frapper Bruxelles. »

    Le parquet belge estime que l’arrestation de Salah Abdeslam et de trois autres personnes, cinq jours avant les attentats de Bruxelles, et celles d’autres suspects aurait poussé les membres restants de la cellule à modifier leurs projets. Parmi eux pourrait figurer Reda Kriket, un Français de 34 ans arrêté à la fin de mars, et principal suspect dans une enquête sur un attentat déjoué en France.

    • Voir aussi : Attentats de Bruxelles : les multiples visages de la filière franco-belge

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