• Au premier jour du Vendée Globe, 350 000 spectateurs et un retour au port

     

    Au premier jour du Vendée Globe, 350 000 spectateurs et un retour au port

    L’Espagnol Didac Costa a dû faire demi-tour après avoir decelé une voie d’eau et un problème électronique à bord de son Imoca.

    LE MONDE | 06.11.2016 à 18h22 • Mis à jour le 06.11.2016 à 19h16 | Par Véronique Malécot

    Le skippeur espagnol Didac Costa, escorté par un navire de la SNSM à la suite d’une avarie au départ du Vendée Globe, dimanche 6 novembre.

    Ce dimanche, les vingt-neuf skippeurs du Vendée Globe se sont élancés à 13 h 02 dans des conditions météo exceptionnelles pour la huitième édition du tour du monde à la voile, sans escale et sans assistance. Du soleil, un vent de nord-nord-est soufflant à 14 nœuds (25 km/heure), et plus d’un millier d’embarcations autour de la zone de départ pour venir accompagner les skippeurs dans les premiers milles de la course.

    Après le départ, symboliquement donné par le prince Albert II de Monaco, Vincent Riou (PRB), Kito de Pavant (Bastide Otio), Paul Meilhat (SMA), Tanguy de Lamotte (Initiatives Cœur) ont pris les commandes de la flotte.

    Demi-tour moins d’une heure après le départ

    Bertrand de Broc sur MACSF et l’Irlandais Enda O’Coineen sur Kilcullen Voyager – Team Ireland, qui ont volé le départ, ont dû franchir la ligne de nouveau après leur « rappel Individuel ». En ce tout début de course, l’Espagnol Didac Costa a décidé de faire demi-tour moins d’une heure après le départ, après avoir decelé une voie d’eau et un problème électronique à bord de son Imoca One Planet One Ocean. Escorté par une vedette de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM), il devait être rejoint par son équipe à l’entrée du port des Sables-d’Olonne, afin d’établir un diagnostic et étudier les différentes options.

    Au départ du Vendée Globe, le Français Jérémie Beyou sur son Imoca « Maitre Coq » tenait la cinquième position à 16 heures, dimanche 6 novembre.

    Ce matin, près de 350 000 spectateurs s’étaient massés le long des digues du chenal des Sables-d’Olonne pour acclamer les vingt-neuf skippeurs qui ont quitté les pontons dès 8 h 50, selon une chronologie très précise dictée par la marée. Un départ toutes les quatre minutes, après que les skippeurs ont été salués une dernière fois par S.A.S. le prince Albert II de Monaco, M. Yves Auvinet, président du conseil départemental de Vendée et président de la SAEM, la société organisatrice de l’épreuve, et Jacques Caraës, le directeur de course.

    Les acclamations de la foule le long des quais tranchaient avec l’ambiance des pontons, plus calme, à l’exception des applaudissements au départ des monocoques. L’émotion se lisait sur le visage souriant des skippeurs, prêts à enfin en découdre.

    Lire :   Vendée Globe : le « rituel un peu bizarre » des skippeurs avant le départ

    « Le départ cela fait trois semaines qu’on en parle, il y a un moment où il faut le vivre », expliquait au Monde Vincent Riou, skippeur de PRB et vainqueur en 2005 du Vendée Globe. Dernières interviews, derniers au revoir aux proches, et les skippeurs quittaient le ponton accompagnés par leurs équipes techniques qui pouvaient rester avec eux jusqu’à quatre minutes avant le départ.

    « Début de course favorable aux bateaux à foils »

    « La météo, en ce début de course, va être favorable aux bateaux à foils », expliquait hier au Monde Hubert Lemonnier, adjoint du directeur de course. Le vent de nord-nord-est va permettre aux monocoques de descendre rapidement vers le cap Finisterre (Espagne) et donc de sortir du Golfe de Gascogne, réputé dangereux. A ce moment là, les skippeurs devront négocier le meilleur moment pour pointer leurs étraves vers le Sud. Selon les premières estimations, au vu des prévisions météo, les premiers monocoques devraient atteindre l’équateur d’ici une semaine.

    Lire :   Vendée Globe : un nouveau parcours, des « foils »... et que des hommes

    Après une heure de course, les derniers bateaux accompagnateurs ont fait demi-tour, laissant seuls les vingt-neufs skippeurs engagés face à leur « Everest des mers », pour deux mois et demi à trois mois de course. En 2012-2013, François Gabart avait bouclé son tour du monde en 78 jours, 2 heures et 16 minutes.

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    A 16 heures, au départ de la course ce dimanche, le premier pointage enregistrait en tête :

    1 - EDMOND DE ROTSCHILD (Sébastien JOSSE)
    Distance de l’arrivée : 24 410 nm

    2 - STMICHEL-VIRBAC (Jean-Pierre DICK)
    Distance du premier : 0.11 nm

    3 - PRB (Vincent RIOU)
    Distance du premier : 0.51 nm

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