• HALTE AU MASSACRE DES ABEILLES!

     

    POUR UN MORATOIRE SUR LES PESTICIDES NEONICOTINOIDES

    LIEN 

     

    A l’attention du gouvernement et des parlementaires dans le cadre de la loi biodiversité   LIEN

    En transportant le pollen de fleurs en fleurs les insectes pollinisateurs assurent la reproduction des plantes dont les fruits et les légumes. Ils sont donc essentiels à notre alimentation. Pour la biodiversité comme pour notre propre survie, leur disparition serait dramatique. Or les pollinisateurs subissent de plein fouet l’utilisation massive des pesticides par l’agriculture. Dans certaines régions françaises ce sont trois colonies d’abeilles sur quatre qui disparaissent. Deux études publiées cette année confirment que les néonicotinoÏdes, peut-être la famille de pesticides la plus toxique, attaquent directement le système nerveux des pollinisateurs. Plus grave encore, une analyse scientifique mondiale de 2014 montre que ces insecticides, parmi les plus vendus, toucheraient un grand nombre d’espèces animales jusqu’à l’être humain. Des impacts sanitaires, notamment sur le cerveau en développement des enfants, sont suspectés par ces publications.

    Il est donc urgent d’agir pour sauvegarder les abeilles et autres pollinisateurs, assurer notre sécurité alimentaire et préserver la santé humaine sur le long terme.

    Par ma signature, J’APPELLE, en urgence, à un moratoire sur les pesticides néonicotinoïdes, mesure indispensable pour tenter de sauver les abeilles et autres pollinisateurs de leur disparition programmée.

    Ce moratoire doit ensuite permettre au gouvernement français de continuer à porter cette cause sanitaire et environnementale majeure à l’échelle européenne, une fois les résultats des évaluations connus il pourra décider de l’avenir de ces substances.

    Vous aussi vous pouvez changer la donne et arrêter ce scandale sanitaire. Signez et faites signer cette pétition.

    Pour connaître les suites données à ma signature, j'accepte de recevoir les informations de la Fondation Nicolas Hulot.


     

    Conformément à la loi « informatique et libertés » du 6 janvier 1978, vous bénéficiez d'un droit d'accès, de rectification, d'opposition et de suppression des données qui vous concernent.

    Pour l'exercer cliquez ici ou adressez-vous à la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme - 6 rue de l'Est - 92100 Boulogne-Billancourt.

    Pour nous contacter cliquez ici

    © CC0

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Santé

    Bruxelles prolonge la licence du glyphosate, herbicide controversé

    Par AFP 29 juin 2016 à 18:23
     

    Un champ traité au glyphosate, le 28 avril 2016 près de Leipzig, en Allemagne. Photo Sebastian Willnow. AFPLIEN

    A défaut d'un accord entre les Etats membres, la Commission européenne a étendu temporairement la licence de ce produit dont les effets sur la santé ne sont pas clairs.

    Une prolongation à défaut d’un accord. Mercredi, la Commission européenne s’est résolue à prolonger temporairement la licence dans l’UE du glyphosate, les Etats membres n’étant pas parvenus à s’accorder au sujet de cet herbicide aux effets sur la santé controversés. La licence arrivait à expiration le 30 juin et son extension court jusqu’à la publication d’un nouvel avis scientifique, au plus tard le 31 décembre 2017.

    Depuis plusieurs mois, une cacophonie s’était installée autour de la substance, entérinant le succès d’une campagne contre le glyphosate menée tambour battant par les défenseurs de l’environnement.

    A lire aussi Glyphosate : impunité pour un tueur en herbe ?

    «Je suis sûr que beaucoup décriront (la décision de la Commission) comme une victoire pour notre industrie», a commenté Graeme Taylor, porte-parole des producteurs européens de produits phytosanitaires (ECPA, qui regroupe Monsanto, Bayer, Dow, BASF, Syngenta…). Pourtant, l’industrie se dit «déçue», car la Commission prévoyait à l’origine de renouveler l’autorisation pour 15 ans.

    Le précédent des OGM

    En trois rencontres, les experts représentants des Etats membres ne sont jamais parvenus à se mettre d’accord. La Commission a tenté de rallier la majorité en atténuant sa proposition initiale pour instaurer une prolongation temporaire de licence, avec interdiction de certains adjuvants et des restrictions dans l’utilisation (autour des parcs et jardins, avant la moisson). En vain.

    Lors du dernier vote, le 24 juin, la France et Malte ont voté contre. Une majorité de pays (19) a voté pour (52% de la population), mais le scrutin est pondéré (55% des Etats, 65% de la population) : l’abstention de sept pays (Allemagne, Italie, Portugal, Autriche, Luxembourg, Grèce, Bulgarie) a bloqué toute décision. Une situation dans laquelle la Commission souhaitait justement ne pas se retrouver : elle prête le flanc à la critique pour les technocrates bruxellois et avait déjà abouti dans le passé à une absence de réglementation harmonisée pour les OGM (organismes génétiquement modifiés).

    A lire aussiLes pesticides nuisent gravement à la santé

    Mercredi, la Commission a justifié cette décision par le refus des Etats membres de «prendre leur responsabilité» sur le sujet. Le commissaire Vytanis Andriukaitis, en charge de la sécurité alimentaire, avait expliqué la veille que l’institution devait «suivre ses obligations légales» de prendre une décision avant le 30 juin.

    Risque cancérogène «probable» ou «improbable» ?

    «Cette décision imprudente est prise par une Commission qui a perdu contact avec les citoyens européens, soutenue en silence par plusieurs gouvernements nationaux, a déploré Franziska Achterberg, en charge des questions alimentaires chez Greenpeace UE. La fin 2017 va vite arriver. Les gouvernements nationaux et régionaux, et la Commission, doivent commencer à préparer un plan de sortie du glyphosate dès que possible.»

    Le vide décisionnel était synonyme d’interdiction du glyphosate à l’expiration de sa licence, ce que redoutait le principal syndicat d’agriculteurs européen, le Copa-Cogeca, estimant qu’il n’existe pas à l’heure actuelle d’alternative viable. «La Commission, elle, n’a pas le luxe de s’abstenir», faisait remarquer début juin le vice-président de la Commission Frans Timmermans, dans un débat avec les députés de la commission Environnement du Parlement européen.

    Partisans et défenseurs du glyphosate se sont affrontés à l’aide de différentes études scientifiques. D’un côté, Bruxelles s’appuie sur l’Efsa, l’Agence européenne de sécurité des aliments, qui juge le risque cancérogène «improbable» lorsque l’exposition au produit actif est prise en compte. Mais l’étude est remise en cause, car elle s’appuie notamment sur des données fournies par les producteurs de glyphosate, dont Monsanto et son RoundUp sont les plus connus. Ses détracteurs lui préfèrent celle du Centre international de recherche contre le cancer (CIRC), une branche de l’OMS, qui estime le risque «probable».

    A lire aussi Bayer-Monsanto, alchimie monstrueuse

    AFP
    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Pourquoi il est important de souligner le caractère homophobe

    de la tuerie d'Orlando

    Après l'attentat qui a visé un club gay dans la nuit de samedi à dimanche, médias et politiques ont parfois du mal à qualifier cette tuerie d'homophobe. Pourtant, le choix des mots est important et révélateur.

    Des personnes se recueillent en solidarité aux victimes de la tuerie d'Orlando (Etats-Unis), à Sydney (Australie), le 13 juin 2016. Des personnes se recueillent en solidarité aux victimes de la tuerie d'Orlando (Etats-Unis), à Sydney (Australie), le 13 juin 2016.  (REUTERS)

    Vincent Daniel

    Mis à jour le 13/06/2016 | 21:37, publié le 13/06/2016 | 19:04    LIEN

    image il y a 1 heure

    VIDEO. Tuerie d'Orlando : le récit d'une nuit d'horreur

     

    "Un massacre homophobe lié à Daesh." Le constat est éloquent : parmi les quotidiens français, seul Sud Ouest ose qualifier en une le caractère homophobe de l'attentat qui a visé, dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 juin une boîte de nuit gay d'Orlando (Floride, Etats-Unis). Omar Seddique Mateen a tué 49 personnes dans ce club, la pire tuerie de l'histoire des Etats-Unis. Un attentat revendiqué par les jihadistes du groupe Etat islamique.

    Pour autant, rares sont les médias et les personnalités politiques à désigner clairement la cible de l'attaque : la communauté LGBT (lesbienne, gay, bi et trans). Les mots pour caractériser cette tuerie homophobe existent. Voici pourquoi il est important de les utiliser. 

    Parce que le club visé est clairement un haut lieu de la culture gay

    "Nuit d'horreur en Floride", "La terreur et la haine", "Tuerie de masse dans une boîte de nuit en Floride"... La presse française se focalise sur l'horreur de l'attaque, mais semble oublier qu'elle s'est produite au Pulse. Ouvert en 2004, le club d'Orlando s'affiche comme l'une des boîtes de nuit emblématiques de la cause des personnes LGBT en Floride et aux Etats-Unis. "Un univers de divertissement et de fantasme, le club le plus chaud d'Orlando", annonce le site web du Pulse, agrémenté de nombreuses photos de fêtards parfois un brin sulfureuses. 

    Samedi, plus de 300 personnes participaient à une "Latin night" avec un spectacle de drag-queens, quand le suspect a semé la terreur au Pulse, un club situé à 200 km de son domicile. "Le fait que ce soit la communauté homosexuelle qui ait été visée par cet attentat est donc, a priori, une information accessoire, pas essentielle, pas de celle que l’on met dans les gros titres", s'étonne le journaliste Nicolas Martin, qui assure la revue de presse sur France Culture. Or, les victimes sont majoritairement homosexuelles, latinos et noires. 

    Cette pratique a un nom, elle est souvent d’ailleurs assez inconsciente… ça s’appelle l’invisibilisation… Un peu comme si au lendemain des attaques de 'Charlie Hebdo', la presse avait évoqué des attentats contre des bureaux… ou après l’Hyper Casher, contre un supermarché. Sans préciser la nature de la cible de l’attaque terroriste…

    Nicolas Martin, journaliste

    sur France Culture

    Et le journaliste précise que "s’il reste à déterminer les motivations exactes du terroriste… il n’y a pas de doute sur la nature de l’endroit qui était visé. Sur la cible de l’attaque." Difficile d'ignorer que le Pulse est un haut lieu de rassemblement pour la communauté LGBT à Orlando. Difficile aussi de passer outre les déclarations du père d'Omar Seddique Mateen, qui a rapporté que son fils s'était énervé en voyant un couple d'hommes s'embrasser à Miami, deux mois avant le drame. 

    Parce que le Pulse était censé être un espace de liberté

    Pour la communauté LGBT, les clubs gays sont des espaces protégés, des espaces de liberté où l'on peut avoir l'assurance de danser, s'amuser et draguer à l'abri des regards désobligeants, des insultes homophobes et des agressions. Un "'safe space' où homos, bis, intersexes, trans, travestis peuvent se retrouver en 'sécurité'", résument Les Inrocks. Toutefois, la communauté LGBT a connu à plusieurs reprises des violences "dans ses propres espaces de refuge", rappelle Slate.fr

    Vu le mal qu’ont certains élus à dire clairement que la communauté LGBT était la cible du tueur d’Orlando, on comprend que le combat contre l’homophobie est loin d’être gagné

    Ian Brossat, adjoint au logement de la maire de Paris et rare élu français ouvertement homosexuel

    sur Facebook

    "Ne pas préciser que la fusillade a eu lieu dans un club gay - comme ont omis de le faire de nombreux politiques dans leurs tweets de soutien, c’est nier que ces hommes et femmes sont morts parce qu’ils-elles étaient gay, bi, trans, travestis, queer, ou allié-e-s [à la cause LGBT]. C’est nier que l’homophobie tue", écrivent aussi Les Inrocks. De fait, Nicolas Sarkozy a condamné "l'effroyable tuerie d'Orlando", quand François Hollande a exprimé le "plein soutien de la France au peuple américain". Le candidat à la primaire de la droite Bruno Le Maire s'est quant à lui fait remarquer en évoquant "une certaine idée du monde de nouveau visée". Manuel Valls a, lui, souligné que les victimes appartenaient à la communauté LGBT : "En frappant la communauté gay, l'attaque effroyable d'Orlando nous atteint tous". 

     

    Un mal français : Aucun de ces politiques n'arrive à écrire les mots "gays", "homosexuels" ou "LGBT".

     

    Parce que certains messages de solidarité ont du mal à passer

    "Le problème avec l’invisibilisation, c’est qu’elle permet de faire 'comme si', de minimiser en quelque sorte la portée du geste, déplore Nicolas Martin sur France Culture. C’est ce qui permet, par exemple, à des personnes qui ont pris des positions notoirement hostiles aux personnes homosexuelles, de faire 'comme si' et de se fendre de messages de compassion et d’oublier comme par magie la nature de la cible visée."

    Peine immense pour les victimes et les familles endeuillées. Nausée face à la haine et la violence.

    @LaManifPourTous nausée face à la haine et la violence que vous avez jadis tant attisée ?

     

    Ainsi, La Manif pour tous, à la pointe du combat contre le mariage pour tous, a fait part de "sa peine immense pour les victimes et leurs familles", sans citer l'orientation sexuelle des victimes. Ce tweet a provoqué la colère de nombreux internautes, comme le souligne BuzzFeed. De même, la solidarité de Christine Boutin, connue pour ses prises de position anti-Pacs et anti-mariage pour tous, ne passe pas. Difficile d'oublier que l'ancienne ministre a été condamnée à 5 000 euros d’amende pour avoir déclaré que "l’homosexualité est une abomination".

     

    Voir l'image sur Twitter

    Fin 2015, Boutin a été condamnée pour "provocation publique à la haine ou à la violence" envers les homosexuels.

    "Utiliser les mots 'gay', 'homo', 'queer', 'homophobie' en titres, c’est aussi expliquer pourquoi ces messages de solidarité sonnent faux", rappellent Les Inrocks, dénonçant "l'hypocrisie" de ceux qui refusent de faire le lien entre la tuerie d'Orlando et "l'homophobie latente".

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Marseille : la salariée qui avait accepté des sandwiches périmés sera mutée

      >Economie|12 juin 2016, 10h16 | MAJ : 12 juin 2016, 19h33|LIEN    

    ILLUSTRATION. L'employée n'était pas salariée par le magasin mais par une agence de protection. Après l'incident, c'est la direction du supermarché qui a exigé qu'elle quitte le site.   

    (LP/OLIVIER BOITET.)
     
    EconomieCarrefourLicenciementNourriture Périmée

    Agent de sécurité pour Mondial Protection, Anne, 49 ans, travaillait pour le supermarché Carrefour Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône) depuis deux ans et vient de se faire renvoyer du site, comme le raconte le journal La Provence. La faute de cette veuve qui vit avec deux de ses plus jeunes enfants et «ne roule pas sur l'or» ? Avoir accepté des sandwiches périmés que lui a proposés le jeune homme chargé de remplir le distributeur automatique de nourriture destinés au personnel du magasin.

     


    «J'ai accepté car je peux nourrir mes enfants avec. Jamais je n'ai pensé à mal puisque c'était destiné à la poubelle. En deux ans, ce n'est arrivé que trois fois», témoigne-t-elle dans le quotidien marseillais. La dernière fois, le jeune homme est allé mettre les sandwiches périmés dans le coffre d'Anne quand il a été surpris par deux chefs de sécurité. Anne a été aussitôt emmenée au PC de sécurité, où on lui a dit qu'elle avait commis un vol et ordonné de «quitter le site Carrefour».

     

     La direction nationale de Carrefour s'est dit «très sensible à la situation» d'Anne


    Contactée par le journal, la direction de Carrefour Port-de-Bouc a d'abord expliqué que ce n'était pas son employée mais celle de Mondial Protection, alors que c'est bien le magasin qui a exigé son renvoi du site. «Oui, parce que la procédure n'a pas été respectée : nous donnons aux associations tout ce que nous jetons», a expliqué le directeur avant de concéder que, pour le distributeur destiné au personnel, c'est la société qui gère ce dernier qui récupère les produits.


     Ensuite, Anne aurait reçu un courrier l’informant de sa « mise à pied à titre conservatoire » de Mondial Protection et la convoquant à « un entretien préalable au licenciement », ce que Mondial Protection a, depuis démenti : «Mme D. fait toujours partie de nos effectifs, nous n'avons jamais eu l'intention de nous séparer de notre collaboratrice». Mondial Protection ne confirme pas que la salariée a refusé un autre poste, trop éloigné de son domicile. Mais reconnaît qu'elle va «faire un recensement des postes disponibles afin de lui faire une proposition de mutation la plus appropriée à sa situation personnelle, sur l'un des sites de l'agence de Marseille». En tout état de cause, sa mise à pied a été annulée.

    Dimanche dans la matinée, la direction nationale de Carrefour avait réagi, se disant «très sensible à la situation» d'Anne. Et avait assuré qu'elle «était naturellement prête à l'accueillir dans le magasin de Port-de-Bouc». 

      Leparisien.fr

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Big Browser
    Un blog de la rédaction - Le Monde     LIEN

    Le procès pour viol qui captive

    les Etats-Unis

    LE MONDE | 08.06.2016 à 08h38 • Mis à jour le 08.06.2016 à 10h15 | Par Le Monde.fr

    Brock Turner, 20 ans, devant le tribunal de Santa Clara, à Palo Alto. L’ancien étudiant de Stanford a été condamné à six mois de prison pour avoir violé une jeune fille inconsciente après une soirée.
    Brock Turner, 20 ans, devant le tribunal de Santa Clara, à Palo Alto. L’ancien étudiant de Stanford a été condamné à six mois de prison pour avoir violé une jeune fille inconsciente après une soirée. Dan Honda / AP

    Un ancien étudiant de Stanford, un procès pour viol, un verdict jugé trop clément et la publication de lettres de la victime et de proches de l’accusé… Tous les facteurs sont réunis pour alimenter un débat national aux Etats-Unis. En filigrane, c’est la « culture du viol » dans les universités américaines et la question d’un système jugé trop clément avec les agresseurs qui sont au cœur des conversations.

    Le procès de Brock Allen Turner, 20 ans, a commencé au début de l’année, mais a attiré l’attention du public après que le juge a annoncé son verdict, le 2 juin : six mois de prison, dont trois de sursis en cas de bonne conduite, et trois ans de mise à l’épreuve, pour le viol, lors d’une soirée arrosée, d’une jeune fille inconsciente près d’une poubelle.

    Le jeune homme, membre d’une des meilleures équipes de natation du circuit universitaire, risquait jusqu’à quatorze ans de prison. Le procureur avait requis six ans. Mais le juge Aaron Persky a jugé qu’une peine plus lourde que les six mois qu’il a décidée « aurait un impact sévère sur lui ».

    « Tu m’as pris ma valeur, ma vie privée, mon énergie »

    Au lendemain du verdict, Buzzfeed publiait une lettre de douze pages, lue lors du procès par la victime, aujourd’hui âgée de 23 ans et restée anonyme. Elle revient sur l’agression subie, la difficulté d’établir l’absence de consentement, les techniques de la défense pour la déstabiliser – on lui a demandé « ce qu’elle portait ce soir-là » – et les présupposés en faveur de son agresseur. Le document a été consulté plus de 5 millions de fois en ligne. Une présentatrice de CNN en a lu l’intégralité en direct. Il commence par : « Tu ne me connais pas, mais tu as été à l’intérieur de moi, et c’est pour ça que nous sommes ici aujourd’hui. » En voici des extraits :

    « On m’a dit non seulement que j’avais été agressée, mais aussi que techniquement, comme je ne me rappelais rien, je ne pourrais pas prouver que je n’étais pas d’accord. 
    […]
    Après l’agression physique, j’ai subi une agression verbale, des questions brutales qui disaient : regardez, son témoignage n’est pas cohérent, elle est folle, quasi alcoolique, elle voulait sûrement coucher, ce type est genre un athlète, non ? Ils étaient saouls tous les deux, bref, les trucs dont elle se souvient à l’hôpital sont arrivés après les faits, pourquoi en tenir compte, Brock risque gros alors tout ça est vraiment pénible pour lui. »

    Face à son agresseur, la jeune femme lui dit qu’il ne reconnaît pas la gravité de ses actes et ne montre aucun remords. Devant le juge, il a surtout admis avoir consommé trop l’alcool et s’être engagé à dénoncer « la culture de l’alcool sur les campus ».

    « La culture de l’alcool sur les campus. C’est ça qu’on veut dénoncer ? Tu crois que c’est contre ça que j’ai passé un an à me battre ? Pas sensibiliser aux agressions sexuelles sur les campus, ou bien au viol, ou apprendre à reconnaître un consentement ? La culture de l’alcool sur les campus. Tu te rends compte qu’avoir un problème d’alcool, c’est différent de boire puis essayer avec acharnement d’avoir une relation sexuelle avec quelqu’un ? Montre aux hommes comment respecter les femmes, pas comment se calmer sur la boisson. »

    Elle s’en prend au fait que la justice prenne en compte le bien-être de son agresseur, le fait qu’il soit jeune, sans passé criminel, alcoolisé au moment des faits et déjà forcé d’abandonner ses études dans une université prestigieuse.

    « L’agent de probation a pris en compte le fait qu’il ait dû renoncer à une bourse de natation durement acquise. La vitesse de nage de Brock n’atténue en rien la gravité de ce qui m’est arrivé, et ne devrait en rien atténuer la sévérité de sa sanction. Si un délinquant sans casier venu d’un milieu défavorisé était accusé de trois crimes et n’avait avancé d’autre justification que l’abus d’alcool, à quoi serait-il condamné ?
    […]
    Personne n’est gagnant. Nous sommes tous dévastés, nous essayons tous de trouver du sens à toute cette souffrance. Les dégâts que tu as subis sont concrets : tu perds titres, diplômes, inscription à l’université. Les dégâts que j’ai subis sont internes, invisibles, je les transporte avec moi. Tu m’as pris ma valeur, ma vie privée, mon énergie, mon temps, ma sécurité, mon intimité, ma confiance en moi, ma voix même, jusqu’à aujourd’hui. »

    « C’est un prix excessif à payer pour vingt minutes d’action »

     

    Le campus de l’université de Stanford.

    D’autres documents ont été successivement révélés, donnant l’impression, au vu du verdict, que le juge avait été convaincu par la famille et les proches de l’accusé. Le verdict, qui essuyait déjà des critiques dans le monde judiciaire, devenait encore moins défendable face à des arguments au mieux maladroits, au pire totalement insensibles.

    Dan Turner, père du jeune homme, demandait la clémence du juge parce que son fils souffrait d’anxiété et de dépression « depuis les événements » et que « devoir être fiché comme prédateur sexuel » était un châtiment suffisant. Sans jamais nommer les choses.

    « Je peux vous dire qu’il est vraiment désolé de ce qui s’est passé et pour toute la douleur et la souffrance qu’il a causée à tous ceux impliqués et touchés lors de cette nuit-là. »

    Puis, la phrase que tout le monde a surlignée, qui montre l’écart incommensurable de perspective :

    « C’est un prix excessif à payer pour vingt minutes d’action dans une vie de plus de vingt ans. »

    Sa grande sœur a regretté qu’une décision « faite sous l’emprise de l’alcool, le temps d’une heure, allait définir le reste de sa vie ». Et une amie a tenté de convaincre le juge qu’il y a une différence entre un « violeur », celui « qui kidnappe une femme et la viole dans un parking », et ce dont on parle ici, « ce ne sont pas des violeurs », ce sont « des garçons et des filles un peu idiots qui ont trop bu, ne savent plus trop ce qu’ils font, ni où ils sont ».

    En lisant ces lettres, Michele Dauber, professeure de droit de Stanford, a, comme beaucoup d’autres, été ulcérée. Elle s’est penchée sur le cas et a décidé de participer à une campagne pour la révocation du juge Persky, qui n’aurait pas respecté le droit californien en prenant en compte les études et l’âge de l’accusé, et le fait qu’il avait consommé de l’alcool.

    « Si vous déclarez qu’un agresseur qui réussit bien dans la vie est un cas particulier, vous dites à toutes les femmes qui vivent sur des campus universitaires qu’elles ne méritent pas la protection de la loi dans l’Etat de Californie. »

    father: son not "violent" only got "20 mins of action" shouldn't have to go to prison. @thehuntinground

    « Culture du viol » et excès administratifs

    image: http://s2.lemde.fr/image/2016/06/08/534x0/4942343_3_3745_selon-une-etude-de-l-association-of-american_1c75a6b32b0626e49db78f9f9b4a96b7.jpg

    Selon une étude de l’Association of American Universities (AAU) menée en 2015 auprès de 150 000 étudiants de 27 campus américains, 20 % des filles et 5 % des garçons subissent au moins un contact sexuel non consenti durant leurs quatre années d’université. Selon une étude de l’Association of American Universities (AAU) menée en 2015 auprès de 150 000 étudiants de 27 campus américains, 20 % des filles et 5 % des garçons subissent au moins un contact sexuel non consenti durant leurs quatre années d’université. Jay Paul / AFP

    Derrière cette affaire, et d’autres similaires qui sont médiatisées, est en cause la « culture du viol » dans les universités américaines. Cette expression décrit une tendance à minimiser l’importance des viols, à trouver des excuses aux agresseurs, à criminaliser les victimes en jouant sur l’ambiguïté du consentement – prétendre que quelqu’un qui n’a pas dit « non » a en fait dit « oui » – ou sur une supposée provocation, par les vêtements ou par une quelconque attitude.

    Selon une étude de l’Association of American Universities (AAU) menée en 2015 auprès de 150 000 étudiants de 27 campus américains, 20 % des filles et 5 % des garçons subissent au moins un contact sexuel non consenti durant leurs quatre années d’université. Certaines administrations sont régulièrement accusées de ne pas prendre assez de mesures pour protéger les victimes, et de se contenter parfois d’une enquête interne pour classer les faits. D’autres sont accusées de l’inverse, de mettre en place des procédures « qui présument de la culpabilité des accusés ». Un équilibre juste est difficile à trouver.

    La consommation d’alcool dans les soirées complique également l’établissement des preuves de non-consentement auprès des administrations universitaires et devant les tribunaux, de sorte que les victimes peinent parfois à faire reconnaître des faits subis dans un état de semi-inconscience.

    Une campagne publicitaire lancée au mois d’avril, destinée aux lycéens qui s’apprêtent à entrer en première année, dénonce cet argument. La campagne « Don’t accept rape » (« n’accepte pas le viol ») montre une fausse lettre d’admission à l’université qui prévient le nouveau venu :

    « Les preuves que vous apporterez pour faire condamner votre violeur seront ignorées, de même que votre droit à vous sentir en sécurité sur votre campus. Après tout, vous ne pouvez pas nous demander d’expulser quelqu’un sur la base d’une histoire qui commence par les mots “j’avais bu de l’alcool”. »


    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Bruxelles propose un sursis de

    dix-huit mois pour le glyphosate

    LE MONDE | 01.06.2016 à 13h02 • Mis à jour le 02.06.2016 à 11h14 | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et Stéphane Foucart

    La Commission européenne a annoncé, mercredi 1er juin en conférence de presse, qu’elle proposera une réautorisation provisoire du glyphosate en Europe, pour dix-huit mois. Le temps pour l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) – notamment chargée de la réglementation européenne sur les substances de synthèse – de se prononcer sur les dangers du puissant herbicide.

    Le célèbre Roundup de Monsanto, dont le glyphosate est le principe actif, est au cœur d’une polémique qui dure depuis plus d’un an et dont l’exécutif européen ne semble pouvoir se dépêtrer qu’en remettant une décision ferme à plus tard. Car le temps presse : l’autorisation du glyphosate sur le sol européen expire à la fin du mois de juin.

    Lire aussi :   Le vote sur l’autorisation du glyphosate en Europe a été ajourné

    Le 8 mars, la Commission avait proposé une réautorisation du glyphosate pour quinze ans, mais le vote des Etats membres ne s’était pas tenu, faute de majorité qualifiée. La version de travail d’une nouvelle proposition, limitée à dix ans celle-là, a immédiatement commencé à circuler.

    Importantes restrictions

    Même légèrement revue à la baisse, elle n’a pas empêché un nouveau camouflet. Le 19 mai, Bruxelles avançait une « réhomologation » de neuf ans, mais, là encore, aucune majorité qualifiée n’a été trouvée, la Suède, la France, les Pays-Bas et même l’Allemagne n’étant pas disposés à voter favorablement.

    La proposition d’autorisation provisoire du glyphosate sera votée par les Etats membres lundi 6 juin, en comité technique. Mais si Bruxelles assure avoir rassemblé une majorité autour de sa dernière proposition, l’issue du vote n’est pas certaine, une majorité qualifiée étant nécessaire. La ministre française de l’environnement, Ségolène Royal, a indiqué, peu après que cette proposition a été connue, que la France s’y opposerait.

     

    Manifestation de l’organisation non gouvernementale Avaaz contre le glyphosate à Bruxelles, le 18 mai 2016.

    A défaut de majorité, un comité d’appel sera réuni dans les jours suivants. Mais l’affaire semble suffisamment incertaine pour que le Lituanien Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen à la santé, rappelle que les Etats membres peuvent, s’ils le souhaitent, interdire ou restreindre sur leur territoire un produit phytosanitaire autorisé au niveau européen… au risque, cependant, d’introduire une distorsion de concurrence au détriment de leurs agriculteurs.

    Sur ce dossier théoriquement technique, mais devenu explosif, Bruxelles n’a cessé de subir la valse-hésitation des Etats membres. Le Parlement européen s’est aussi invité dans la controverse en votant, le 13 avril, une résolution non contraignante, demandant un renouvellement de la molécule miracle limité à sept ans et assorti d’importantes restrictions d’usage.

    En février, c’était le médiateur européen qui critiquait vertement la manière dont Bruxelles autorise la mise sur le marché de certains pesticides, malgré l’absence des données scientifiques requises par la réglementation… Et deux mois auparavant, en décembre 2015, la Cour de justice de l’Union européenne condamnait l’exécutif européen pour avoir échoué à réglementer les pesticides perturbateurs endocriniens – capables d’interférer avec le système hormonal humain et d’avoir des effets délétères au-dessous des seuils réputés sûrs.

    Lire aussi :   Roundup : le pesticide divise l’Union européenne et l’OMS

    Champ de mines

    La régulation des produits phytosanitaires en Europe est donc devenue, en quelques mois, un dangereux champ de mines. Pesticide emblématique – il est le plus utilisé au monde, entrant dans la composition de 750 produits de 90 fabricants, et le plus fréquemment retrouvé dans l’environnement –, le glyphosate a commencé à cristalliser les crispations en mars 2015.

    Au beau milieu du processus européen de réévaluation des risques présentés par la substance, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) – l’agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée d’inventorier et de classer les agents cancérogènes – classait le produit comme « cancérogène probable » pour les humains.

    Lire aussi :   Roundup, l’herbicide qui sème la discorde

    Ce pavé jeté dans la mare par le CIRC a fait dérailler le processus d’expertise européen, conduit par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). En novembre 2015, celle-ci concluait en effet, à l’inverse du CIRC, au caractère « improbable » de la cancérogénicité du glyphosate, s’attirant les foudres d’une partie de la communauté scientifique.

    Une centaine de chercheurs du monde académique publiaient, le 3 mars, un article au vitriol sur l’expertise européenne, lui reprochant moult manquements : confiance accordée aux études confidentielles de l’industrie supérieure à celle accordée aux études académiques publiées dans la littérature scientifique, non-application de certains principes de la toxicologie, etc.

    Lire aussi :   Pour les experts européens, le glyphosate est sans danger

    S’en est suivi un échange de correspondance acrimonieux entre Bernhard Url, le directeur exécutif de l’EFSA, et Christopher Wild, le patron du CIRC. Si acrimonieux que les ponts sont aujourd’hui quasi rompus entre les deux agences – un fait inédit dans l’histoire récente du petit monde de l’expertise. Au CIRC, on fait valoir que la réponse de l’EFSA contiendrait des faits erronés et des inexactitudes et que la poursuite des discussions est suspendue à leur rectification…

    Conflits d’intérêts des experts

    La controverse scientifique ne s’est pas limitée à la bataille entre l’EFSA et le CIRC. Nouveau rebondissement, le 16 mai, avec l’annonce de nouveaux résultats d’expertise : selon le Joint Meeting on Pesticides Residues (JMPR), un groupe d’experts commun à l’OMS et à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le glyphosate ne présenterait pas de risques cancérogènes pour la population, « aux niveaux attendus d’exposition par l’alimentation »

    Las ! Les organisations non gouvernementales sont immédiatement montées au créneau, dénonçant des conflits d’intérêts au sein du JMPR. De fait, ce dernier était présidé et coprésidé par deux toxicologues par ailleurs consultants pour l’International Life Sciences Institute (ILSI), un lobby scientifique notamment financé par des sociétés agrochimiques commercialisant… du glyphosate.

    Lire aussi :   Une nouvelle expertise minimise les effets du glyphosate

    Tout au long de cette saga, la société civile n’est pas demeurée spectatrice. Profitant de la discorde entre experts, les organisations non gouvernementales n’ont pas chômé. Sondages montrant l’opposition d’une grande part de la population européenne à la réautorisation du glyphosate (près des deux tiers, selon une enquête réalisée à la mi-avril par l’institut de sondage YouGov), analyses d’urines attestant de l’exposition de l’ensemble de la population au glyphosate, etc. Des plaintes ont même été déposées à Paris, à Berlin et à Vienne, à l’encontre des experts européens, accusant ces derniers de tromperie et de mise en danger de la vie d’autrui…

    En accordant une autorisation provisoire de dix-huit mois, attendant pour prendre une position ferme l’avis de l’Agence européenne des produits chimiques, la Commission temporise pour laisser la pression retomber. Une pression considérable pèse donc sur l’ECHA, d’autant que l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) est, elle aussi, en train de réévaluer le glyphosate. L’avenir de la molécule miracle, emblème controversé du modèle agricole dominant, se joue dans les prochains mois.

    Le glyphosate, un Léviathan de l’industrie phytosanitaire

    Le glyphosate, c’est le Léviathan de l’industrie phytosanitaire. Loin de se ­réduire au seul Roundup – le produit phare de Monsanto –, il entre dans la composition de près de 750 produits, commercialisés par plus de 90 fabricants, répartis dans une vingtaine de pays… La production mondiale est montée en flèche ces dernières années un peu partout dans le monde, tirée vers le haut par l’adoption rapide des maïs et autres sojas transgéniques « Roundup ready ».

    De 600 000 tonnes en 2008, la production mondiale de glyphosate est passée à 650 000 tonnes en 2011, pour atteindre 720 000 tonnes en 2012, selon les données compilées par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Aux Etats-Unis, les quantités épandues ont été multipliées par 20 en ­l’espace de vingt ans, passant de 4 000 tonnes par an en 1987 à 80 000 tonnes en 2007.

    En 2011, dans une étude publiée par la revue Environmental Toxicology and Chemistry, l’US Geological Survey annonçait avoir détecté du glyphosate dans les trois quarts des échantillons d’eau de pluie et d’air analysés dans une région de grandes cultures.

    En France, il s’en épand environ 8 000 tonnes par an. Avec son principal produit de dégradation, l’AMPA, il constitue le produit le plus fréquemment détecté dans les cours d’eau de France métropolitaine.

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    Loups tués en France au cours

    de la période 2015-2016

     
    loup cible MB noir et blanc

    Photo © Morgane Bricard      http://www.ferus.fr/actualite

    Voici le décompte funeste des loups tués en France pour la période 2015-2016, qui court depuis la publication des arrêtés ministériels en juillet 2015. Ces arrêtés autorisent le tir de 36 loups au total. A ce jour, 35 loups ont déjà été tués. Une manifestation s’est tenue à Lyon le 16 janvier dernier pour protester contre cette chasse aux loups généralisée (infos –> ICI). Vous pouvez également signer –> LA PÉTITION.

    - 31 mars 2016 (13) : une louve braconnée sur la commune de Peyrolles (source). 35

    - 23 décembre (04) : Un loup a été abbatu sur la commune de Tartonne, près de Digne-les-Bains (source). 34

    - 20 décembre (06) : une louve de 20 kg a été tuée par un chasseur sur la commune d’Utelle (source). 33

    - 16 décembre (06) : un loup blessé mortellement par la « Brigade Loup » de l’ONCFS. C’est le 4e loup abattu sur le plateau de Caussols, dans les Alpes-Maritimes. 32

    - 13 décembre (06) : un jeune loup a été abattu dans le cadre d’un tir de défense à Bézaudun-les-Alpes, au nord ouest de Nice (source). 31

    - 12 décembre (26 / Drôme) : une femelle de 3,5 ans a été tuée par des chasseurs au cours d’une battue sur la commune de Lus-la-Croix-Haute (source). 30 

    - 5 décembre (73 / Maurienne) : un jeune loup mâle de 25 kg a été abattu lors d’une battue au grand gibier (source). 29

    - 29 novembre (06 / Mercantour) : un loup mâle adulte a été tué sur le territoire de la commune de Saint-Etienne-de-Tinée, dans le vallon de Demandols (source). 28

    - 29 novembre (04 / Haut Var) : un loup a été abattu sur la commune de Fugeret lors d’une partie de chasse (source). 27

    - 22 novembre (06 / Mercantour) : un loup mâle de 28 kg a été tué par un chasseur sur la commune de Péone, située au nord-ouest du département (source). 26

    - 15 novembre (04/Jausiers) : le cadavre d’un jeune loup mâle est retrouvé sur la commune de Jausiers. Dans un premier temps, la préfecture a annoncé que la mort était due à un acte de braconnage par arme à feu. Après autopsie, cette hypothèse s’est avérée inexacte, la mort ayant été entraînée par des « chocs violents ayant entraîné des perforations des organes vitaux ». L’animal a tout de même était décompté du plafond. 25

    - 12 novembre (04 / Monges) : deux loups abattus lors de battues au grand gibier sur les communes de Barles et Castellard-Mélan (source). 23, 24

    - 11 novembre (05 / Dévoluy) : Une louve adulte a été abattue par des chasseurs au dessus de la commune de La Cluse. La préfecture assure qu’il ne s’agissait pas d’une femelle Alpha (source). 22

    - 7 novembre (06) : un loup mâle a été abattu par un chasseur sur la commune de Caussols, située dans l’arrière-pays grassois, dans le cadre d’un tir de prélèvement renforcé (source). 21

    - 31 octobre (04) : un loup abattu par un chasseur sur la commune de Hautes-Duyes dans le cadre d’un tir de défense renforcée (source). 20

    - 28 octobre (05/Queyras) : un loup tué par un chasseur sur la commune de Château-Ville-Vieille lors d’une partie de chasse au sanglier (source). 19

    - 27 octobre (06, Mercantour) : 2 loups abattus par la brigade loup, un troisième blessé non retrouvé, tous les 3 de la même meute : 2 jeunes et 1 adulte (source). 16, 17, 18

    - 27 octobre (05/ Clarée) : un loup tué sur la commune de Val des Prés par un chasseur (source). 15

    - 24 octobre (06) : un loup a été abattu à Gréolières (source). 14

    - 21 octobre (05) : un loup mâle a été tué par un lieutenant de louveterie sur le territoire de la commune du Monêtier-les-Bains (source). 13

    - 18 octobre (06) : un jeune adulte mâle de 2 à 3 ans d’environ 35 kg a été abattu par un chasseur de la commune de Beuil (source). 12

    - 18 octobre (06) : un loup a été blessé par un chasseur la commune de Bezaudun (source). Il n’a pas été retrouvé mais sera décompté du plafond. 11

    - 17 octobre (73 /Maurienne ) : un loup tué à Saint-André (source). 10

    - 16 octobre (73 / Maurienne) : un loup mâle adulte tué par un chasseur à Saint-Colomban-des-Villards (source). Ce loup faisait sûrement partie de la meute des Arves (2 adultes + louveteaux). 9

    - 15 octobre 2015 (04 / Monges) : un louveteau tué à Bayons (source). 8

    - 7 octobre (05 / Dévoluy) : un tir effectué par un chasseur au cours d’une battue au cerf a blessé au ventre un loup sur la commune de La Cluse, la recherche au sang n’a pas pas permis de retrouver l’animal (source). Ce loup a été décompté du plafond. 7

    - 27 septembre (06) : un loup mâle de 38 kg a été abattu dans des gorges de la commune de Saint-Vallier-de-Thiey, près de Grasse (source). 6

    - 22 septembre (04/Monges) : un loup a été tué par un membre de la brigade loup à Auzet (source). 5

    - 13 septembre (06) : un loup a été abattu par un chasseur sur la commune de Séranon, au nord-ouest de Grasse (source). 4

    - 20 août (05/ Dévoluy) : une louve abattue dans le secteur de la Rama (source). 3

    - 7 août (04) : un loup abattu à Villars-Colmars dans le cadre d’un tir de défense (source). 2

    - 13 juillet (73 / Maurienne) : un loup a été abattu sur la commune de Villarodin-le-Bourget dans le cadre d’un tir de prélèvement (source). 1

    Par département :

    • Alpes de Haute-Provence (04) : 8 + 1
    • Hautes-Alpes (05) : 6
    • Alpes-Maritimes (06) : 14
    • Bouches du Rhône : 1
    • Drôme (26) : 1
    • Savoie (73) : 4

    + d’actus

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Interview

    Pilotes d'Air France : «On en est réduits à faire grève»

    Par Christophe Alix 30 mai 2016 à 19:57    LIEN
     

     

     

    Un avion Air France à Roissy, le 5 octobre 2015. Photo Kenzo Tribouillard. AFP

     

    A quelques jours de l'Euro, alors que les préavis de grève persistent dans les transports publics, le principal syndicat de pilotes d'Air France a voté à une très large majorité le principe d'arrêts de travail de longue durée pouvant excéder six jours. La réaction d'Emmanuel Mistali, commandant de bord et porte-parole du SNPL.

     

     

    A la veille de l’Euro de football et en pleine contestation sur le projet de loi travail, le bras de fer entre les pilotes d’Air France et la direction de la compagnie, dont le premier actionnaire reste l’Etat, se précise. Les adhérents du SNPL, premier syndicat des 3850 personnels navigants techniques de la compagnie (65% des pilotes) ont voté le principe d’une grève pouvant dépasser les six jours, mais sans arrêter de calendrier précis.

     

    Une réaction à la décision de la compagnie de mettre en œuvre certaines mesures de productivité négociées en 2012, et signées par les représentants des pilotes dans le cadre du précédent plan d’économies «Transform 2015», mais jamais appliquées.

     

    A l’issue d’un référendum fortement suivi (78% de participation) et étalé sur plusieurs semaines, près de sept votants sur 10 (68%) ont donné leur feu vert au «recours, si nécessaire, à un ou plusieurs arrêts de travail d’une durée cumulée supérieure à 144 heures». Les pilotes n’ont réalisé que deux tiers des efforts négociés, mais le SNPL avait refusé d’appliquer le solde restant en arguant que l’entreprise n’avait pas respecté les contreparties promises au moment de la signature. S’appuyant sur deux décisions de justice en sa faveur, la direction avait annoncé il y a un mois son intention de faire appliquer unilatéralement et dès le 1er juin les mesures restantes qui vont se traduire à partir du mois prochain par des baisses de rémunération des pilotes. La réaction d’Emmanuel Mistrali, porte-parole du SNPL.

     

    Les pilotes choisissent-ils l’épreuve de force en se donnant la possibilité d’entamer une grève longue, à moins de deux semaines de l’ouverture de l’Euro et au moment où s’engage la saison d’été capitale pour la compagnie ?

     

    Ce vote ne préjuge en rien d’une grève longue, et le but n’est évidemment pas d’asphyxier Air France à une période clé de son activité saisonnière. Mais face à l’entêtement de la direction qui refuse d’entendre notre message, on en est réduit en quelque sorte à faire grève. Il y a aura donc des actions en juin mais elles seront responsables. Reporter un voyage de quelques heures est plus supportable que d’avoir à l’annuler.

     

    Malgré des mois de négociations, vous n’avez toujours pas réussi à avancer ?

     

    Alors qu’Air France a renoué avec la croissance et les bénéfices l’an dernier, grâce notamment aux efforts de ses personnels, la direction en reste à un discours bloqué autour de la seule question des coûts. Pourtant la croissance est là, et il faudrait aller la chercher et ne pas s’obstiner dans ses vieux démons. Il y a quelques jours, le PDG du groupe, Alexandre de Juniac, qui est sur le départ, n’a rien trouvé de mieux que de nous traiter de «saboteurs» en réitérant ses attaques sur la population des pilotes qui seraient des nantis. Mais la réalité, c’est que le dialogue social est désastreux au sein de la compagnie et pas seulement avec les pilotes. Cette manière de nous stigmatiser cache l’absence de stratégie et les ambitions frileuses de la compagnie.

     

     

    La direction a calculé que les mesures mises en œuvre à partir du 1er juin se traduiraient par une baisse de 2 à 3% de la rémunération des pilotes. Êtes-vous d’accord avec ce chiffrage ?

     

    Les baisses de rémunération dépendent du type de vols opérés. Elles sont plus faibles pour les courts et les moyen-courriers qui ne seront pas impactés par la baisse de la majoration pour les heures de vol de nuit. Mais pour un commandant de bord long courrier avec pas mal d’ancienneté comme c’est mon cas, cela peut représenter jusqu’à 6% de baisse de salaire, soit un demi-mois par an.

     

    Avez-vous cherché à rentrer en contact avec le futur patron de la compagnie, Jean-Marc Janaillac, qui prendra ses fonctions à partir du 4 juillet ?

     

    Oui, mais il a été très légitimiste et nous a répondu par une fin de non-recevoir. Il est évident que si l’on avait perçu le moindre espoir de parvenir à une solution pacifiée, on se serait engagés dedans. Mais encore une fois, on ne nous pas a laissé le choix, et le résultat massif de notre consultation en faveur du principe de la grève en témoigne. C’est maintenant à la direction de la compagnie de prendre ses responsabilités.

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Dix millions de tonnes de nourriture sont gaspillées tous les ans en France

    LE MONDE | 26.05.2016 à 12h27 • Mis à jour le 26.05.2016 à 13h36 | Par Laetitia Van Eeckhout

    Dix millions de tonnes de nourriture sont jetées chaque année en France. Soit l’équivalent de 16 milliards d’euros et de 15,3 millions de tonnes de CO2. Ce sont les chiffres d’une étude, inédite par son ampleur, publiée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), jeudi 26 mai. L’organisme, qui lance une vaste campagne de communication et de sensibilisation « Ça suffit le gâchis », confirme que le gaspillage alimentaire est bel et bien une aberration, tant éthique qu’économique et écologique.

    Les 15,3 millions de tonnes de dioxyde de carbone représentent en effet 3 % de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre de la France. Ou encore cinq fois les émissions du trafic aérien intérieur et un tiers de celles émises par le parc de voitures individuelles.

    Lire :   La loi sur la lutte contre le gaspillage alimentaire adoptée au Parlement

    29 kg de nourriture jetés chaque année par habitant

    L’étude, dont la publication intervient trois mois après le vote par le Parlement d’une série de mesures de lutte contre le gaspillage alimentaire, mesure les pertes et les gaspillages générés sur plus de 80 % des produits consommés en France, globalement et à chaque étape de la chaîne alimentaire. Ainsi, 29 kg de nourriture par habitant sont jetés chaque année, et 155 kg par personne sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. La valeur de l’alimentation ainsi perdue représente quelque 240 euros par an et par personne.


     Illustration issue de l'une des affichettes de la campagne de l'Ademe contre le gaspillage alimentaire.
    Illustration issue de l'une des affichettes de la campagne de l'Adem
    contre le gaspillage alimentaire. Ademe

    Contrairement à une idée largement répandue, l’ensemble du gaspillage et des pertes ne sont pas concentrés sur la phase de consommation. Producteurs, transformateurs, distributeurs, restaurateurs, ménages, tous les acteurs sont concernés. Sur les 10 millions de tonnes perdues et gaspillées par an, 33 % le sont lors de la consommation, 32 % de la production, 21 % de la transformation et 14 % de la distribution. En revanche, en termes de valeur économique, plus de 40 % du gâchis concernent l’étape de la consommation.

    « Pour chacun des acteurs, la part des pertes représente un poids relativement faible, entre 3,3 % et 7,3 % des tonnages gérés. Ce qui rend peu visible le gâchis et ne favorise pas la prise de conscience, relève Antoine Vernier, chargé de mission Gaspillage alimentaire à l’Ademe, qui a piloté cette étude. Mais pour certains acteurs économiques, ces pertes peuvent être, en valeur, du même ordre de grandeur que leur marge brute. Et mis bout à bout, sur toute la chaîne alimentaire, cela finit par faire des volumes importants. »

    Normes sociales et hygiénistes

    Le gaspillage s’explique en grande partie par la prééminence de normes sociales et hygiénistes (ne pas utiliser les restes pour éviter une intoxication, servir à des convives un repas suffisamment généreux, pour le distributeur avoir une offre abondante…). « N’aide pas non plus à la prise de conscience, la dégradation de la valeur économique de l’alimentation. Celle-ci représentait 30 % du budget d’un ménage dans les années 1960 et ne pèse plus que 20 % », observe l’expert de l’Ademe.

    Ces « contraintes » pèsent chez soi mais encore plus à l’extérieur. Si les pertes s’élèvent à 29 kg par personne et par an à domicile, elles grimpent à 50 kg si l’on tient compte des repas pris en restauration collective et/ou au restaurant. Alors qu’on ne prend qu’un repas sur six hors de chez soi, on gaspille quatre fois plus en restauration collective et commerciale, car on a moins de choix : on ne décide pas de la quantité, on perçoit moins la valeur de l’alimentation, et on ne peut encore que rarement conserver les restes.

    Lire :   Cinq questions sur le gaspillage alimentaire

    L’Ademe, qui a suivi une vingtaine de foyers témoins durant trois semaines, observe que ces blocages culturels peuvent être surmontés par des actions relativement simples : meilleure connaissance des techniques de conservation et compréhension des dates de péremption, sensibilisation à la qualité intrinsèque des produits plutôt qu’à leur aspect… Les ménages témoins suivis par l’agence ont ainsi réduit de moitié leurs pertes et gaspillages et économisé près de 60 euros par an et par personne. « Il se produit un effet vertueux car en réduisant leurs pertes et gaspillages, les personnes reprennent conscience de la valeur de l’alimentation. Et davantage respectée, celle-ci est moins jetée », observe Antoine Vernier.

    « Chacun des acteurs peut, à son niveau, obtenir des résultats rapides. Mais c’est l’ensemble de la chaîne alimentaire qui doit être structurellement modifié si l’on veut significativement réduire le gaspillage, insiste celui-ci. A l’échelle d’un territoire, il est important d’avoir un dialogue entre les différents acteurs pour faire évoluer la chaîne alimentaire, et éviter que les comportements des uns ne conduisent pas à des pertes pour les autres, ou n’augmentent pas d’autres impacts comme les déchets d’emballages ou la consommation d’énergie. »

    En réduisant de 80 % ses pertes et gaspillages, Mouans-Sartoux, ville des Alpes-Maritimes de 11 000 habitants, a ainsi pu passer ses cantines scolaires au bio, à coût constant. Et ce faisant, favoriser la conversion des agriculteurs locaux au bio. Les parents, quant à eux, non indifférents à ce qui se passe à l’école de leur enfant, sont amenés eux-mêmes à changer leurs habitudes.

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Entre attendre la date d’échéance en juin et renouveler pour 1 à 2 ans

    24.05.16

     

    © Christian Watier

    Pour prendre rapidement une décision, la Commission européenne aurait présenté aux États membres deux options concernant l’autorisation de l’herbicide sur le marché européen. Ceux-ci auraient jusqu’à mercredi pour trancher.

    Faisant suite au retrait du vote qui était prévu pour le 19 mai 2016, la Commission européenne aurait formulé deux nouvelles propositions aux États membres, selon Politico.eu et l’association de protection des plantes européennes (ECPA) :

    Soit renouveler l’autorisation du glyphosate pour 1 ou 2 ans, le temps d’attendre une nouvelle évaluation de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), attendue pour 2017. Cette proposition pourrait être soumise à un vote.

    Soit « ne rien faire », et arriver date d’échéance de l’autorisation du glyphosate sur le marché européen. Dans ce cas, le retrait des produits du marché européen devrait se faire sous 6 mois. Selon l’ECPA, cette option « serait contestée devant les tribunaux ». La Commission irait dans ce sens « pour pousser les États membres à prendre une responsabilité dans la procédure » précise l’ECPA.

    Les États membres auraient jusqu’à mercredi 25 mai pour prendre une décision. Selon Politico.eu, seule la République Tchèque se serait montrée en faveur de l’option « renouvellement pour un ou 2 ans ». Selon l’ECPA, certains États membres qui ne soutiennent pas la ré-homologation du glyphosate pour 9 ans « supporteraient une extension » de la durée d’autorisation sur le marché.

    L’agence européenne des produits chimiques

    Contactée la semaine dernière (19 mai), l’ECHA nous a renseignés sur le statut du dossier glyphosate : « Nous attendons [le dossier des] autorités allemandes pour la fin du mois de mai 2016. À partir de là, l’ESCHA a un délai de 18 mois [incluant une consultation publique de 45 jours] pour transmettre son avis à la Commission européenne. »

    La semaine dernière

    La semaine dernière, le vote du comité de la Commission européenne compétent en matière de ré-homologation de produits phytosanitaire (CPASA) était attendu sur le dossier du glyphosate. L’herbicide, dont l’autorisation sur le marché aurait dû arriver à échéance en décembre 2015, a déjà bénéficié d’une rallonge de 6 mois (comme d’autres produits phytosanitaires) : il est donc autorisé en Europe jusqu’au 30 juin 2016.

    Le vote a été repoussé deux fois au printemps (en mars et la semaine dernière), car la Commission craignait ne pas obtenir la majorité qualifiée nécessaire à l’approbation de sa proposition. La difficulté des représentants des États membres qui siègent au CPASA à se positionner tient aux conclusions divergentes apportées par différentes instances de sécurité sanitaire sur la dangerosité du glyphosate.

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique