• Le « Hijab Day » organisé à Sciences Po pour « sensibiliser sur le voile » divise :

    A droite, une étudiante de Sciences Po qui porte le voile tous les jours. A gauche, une autre qui le porte le 20 avril 2016 en solidarité, lors du "Hijab day".

    Lien

    A droite, une étudiante de Sciences Po qui porte le voile tous les jours. A gauche, une autre qui le porte le 20 avril 2016 en solidarité, lors du "Hijab day". Ils ont imaginé cet événement pour « sensibiliser sur la question du foulard en France ». Mercredi 20 avril, des étudiants de Sciences Po Paris organisaient un Hijab Day, appelant ceux qui le souhaitent à « se couvrir les cheveux d’un voile le temps d’une journée ». Un stand était installé dans le hall de l’institution. L’objectif est de « mieux comprendre l’expérience de la stigmatisation vécue par de nombreuses femmes voilées en France » et de « montrer que nous disposons de nos corps comme nous l’entendons et n’admettons pas l’idée d’un diktat quant à la façon dont nous choisissons de nous présenter », ont expliqué les organisateurs. « Non au prosélytisme ! » Mais l’initiative divise. L’association féministe de Sciences Po Politiqu’elles, par exemple, soutient « pleinement » cette action, estimant qu’elle vise « à donner la parole à celles dont on parle tout le temps et qui ne sont jamais écoutées ». Au contraire, le groupe Front national de Sciences Po ou le mouvement Nous les jeunes, représentant les jeunes soutenant Nicolas Sarkozy, ont dénoncé cette initiative, perçue comme une « provocation ». Des responsables politiques, tels Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, ou Bruno Le Maire, candidat à la primaire Les Républicains et enseignant à Sciences Po, ont également critiqué le Hijab Day. « En France, les femmes sont visibles. Non au prosélytisme ! », a écrit le député de l’Eure sur Twitter.

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •  

    L'Algérie prive de visa des journalistes français, Manuel Valls prend position

    Manuel Valls a exprimé sur Twitter ses "profonds regrets" après le refus d'Alger d'accorder des visas par mesure de rétorsion à des journalistes du "Monde" et de Canal+.

     

    L'Algérie prive de visa des journalistes français, Manuel Valls prend position Crédit Image : SIPA / Thibault Camus Crédit Média : RTL

     

    La visite de Manuel Valls en Algérie se fait sur fond de polémique. Alger a refusé d'accorder des visas par mesure de rétorsion à des journalistes du Monde et de Canal +. En ligne de mire ? Leur traitement de l'affaire des "Panama papers" pour la première rédaction, et le traitement de la santé du président algérien Abdelaziz Bouteflika pour la seconde.

    Sur Twitter, le Premier ministre a tenu a exprimé ses "profonds regrets" face à cette situation rarissime. "Je serai à Alger pour notre coopération mais je reviendrai sur ce point dans l'amitié et la franchise", a-t-il notamment écrit sur le réseau social avant une visite officielle de trois jours boycottée par plusieurs médias.

    Le quotidien Le Monde a publié le 5 avril en Une une photo du président Abdelaziz Bouteflika parmi les dirigeants mis en cause, avant de se raviser en précisant que le nom du chef de l'État algérien "n'apparaît pas dans les Panama Papers". Manuel Valls avait téléphoné en milieu de semaine à son homologue algérien Abdelmalek Sellal pour tenter d'obtenir la levée de la sanction, mais sans succès, a relaté Matignon.

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  •   Actualités   Internet   Divers

    Quand Daech utilise eBay pour un vaste trafic illégal d'antiquités

    Le vendredi 08 Avril 2016 à 10:10 par Mathieu M.  |  Lien
    eBay

    Selon un rapport publié par l'ambassadeur de la Fédération de Russie auprès des Nations Unies, l'Etat Islamique profiterait d'un vaste trafic d'antiquités dont une grande partie serait établie sur la plateforme de vente eBay.

     

    Selon Vitali Tchourkine, ambassadeur de la Fédération de Russie aux Nations Unies, Daech n'aurait pas totalement détruit les traces de civilisations antiques en Irak et en Syrie. Au lieu de cela, quantité d'antiquités seraient en réalité stockées et revendues directement sur Internet au travers du site de vente eBay.

    "Environ 100 000 objets culturels d'importance mondiale, dont 4500 sites archéologiques sont sous le contrôle de Daech en Syrie et en Irak" indique l'ambassadeur qui estime que la vente de ces antiquités pourrait rapporter entre 150 et 200 millions de dollars par année.

    antiquités Syrie Irak

    Le trafic serait organisé par la division antiquités de l'EI. Ainsi, les jihadistes disposant d'une autorisation sont autorisés à excaver et à récupérer les antiquités. Si une partie de ces antiquités est écoulée en contrebande par la Turquie au cours d'enchères illégales et dans les marchés locaux, une bonne partie serait également directement mise en vente sur Internet.

    Et la plateforme de prédilection pour l'EI serait eBay qui regorge de collectionneurs prêts à dépenser des fortunes pour accéder à des pièces uniques et originales. En marge des réseaux sociaux utilisés pour diffuser la propagande du califat, eBay serait également exploité comme une plateforme d'exportation internationale d'oeuvres antiques illégales. Daech serait également implanté dans des forums spécialisés, là encore pour prendre contact direct avec les acheteurs.

    Face aux accusations, eBay a indiqué être en train de vérifier les déclarations de la lettre de l'ambassadeur, et se montrer particulièrement attentif aux biens culturels et historiques issus d'Irak ou de Syrie.

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • La région Poitou-Charentes au bord de la «faillite», Royal sommée de s'expliquer

    Home ACTUALITE Politique Par Mathilde Siraud Mis à jour le 08/04/2016 à 10:15 Publié le 08/04/2016 à 09:46    Lien

    L'ancienne présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal et son successeur Jean-François Macaire.

    L'ancienne présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal et son successeur Jean-François Macaire.

    VIDÉO - Un audit financier met au jour la situation alarmante de l'ex-région. Le montant des impayés s'élève à 132 millions d'euros, la dette à 450 millions d'euros. La politique volontariste de Ségolène Royal, à la tête de l'exécutif de 2004 à 2014, est pointée du doigt. Publicité LuisaviaromaIlluminez vos tenues des plus beaux bijoux DÉCOUVREZ Réglement de compte politique ou réelle cavalerie budgétaire? L'audit financier lancé par Alain Rousset, le nouveau président PS de la grande région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, et réalisé par le cabinet Ernst & Young, fait l'effet d'une bombe et met en cause l'actuelle ministre de l'Écologie Ségolène Royal, qui avait fait du Poitou-Charentes son laboratoire politique, ainsi que Jean-François Macaire, qui l'a remplacée à partir de 2014. Les résultats, qui concernent la période 2013-2015, ont été présentés jeudi après-midi au siège du Conseil régional, à Bordeaux. Ils font état de «points noirs». Sans la fusion (des trois régions), «nous serions vraisemblablement en train de constater la faillite et la banqueroute» du Poitou-Charentes, a affirmé le président Les Républicains de la commission des Finances de la région, Olivier Chartier, parlant de «cavalerie budgétaire». Les retards de paiements, déjà révélés en février et pointés du doigt par Alain Rousset, s'élèvent à 132 millions d'euros. La dette est estimée à 450 millions d'euros. L'audit révèle également une épargne «quasi-nulle» avec un taux net de 0,05%, une sous-budgétisation, «des dépenses qui ne sont pas inscrites au budget en fonction de la réalité des besoins», a énuméré pour sa part le vice-président de cette commission de Finances, le PS Florent Boudié. «Un tas de sable de dépenses reportées à des années ultérieures pour éventuel financement» Olivier Chartier, président LR de la commission des Finances de la région ALPC Le cabinet relève aussi, parmi les emprunts, «56 millions d'euros à très haut risque» qui nécessiteront un plan de désengagement, et 46 millions d'euros d'emprunts «à risque». Pèsent, enfin, deux crédits-bails pour le renouvellement du TER, obérant la capacité de désendettement. La Chambre régionale des comptes, saisie, devrait rendre un rapport à l'automne. C'est au juge des comptes qu'il reviendra d'apprécier «d'éventuelles responsabilités», et d'engager le cas échéant des procédures, ont indiqué les élus. Un complément d'audit a également été commandé, qui devra aussi préciser «la nature du risque» des 99 millions de garanties d'emprunt de l'ex-Poitou-Charentes, a précisé Florent Boudié. Dans le viseur des élus locaux, de gauche comme de droite: les ex présidents de région Ségolène Royal et Jean-François Macaire. «C'est une gestion absolument pas maîtrisée, et qui connaît une accélération de sa dégradation très forte» depuis 2013, a résumé Florent Boudié. Des élus PS de la région pourraient même porter plainte pour abus de confiance. Olivier Chartier (LR) a invités les ex responsables à «s'expliquer, d'une façon ou d'une autre, sur la situation». Il a critiqué un «volontarisme politique» en forme de «fuite en avant, un tas de sable de dépenses reportées à des années ultérieures pour éventuel financement» et a émis «un sérieux doute sur la sincérité des comptes présentés à l'époque». Dominique Bussereau, député LR de Charente maritime, a réagi sur Twitter et dénoncé la «gabegie financière».

    Merci à @al_rousset et à @OlivierChartier de rechercher la vérité sur l'invraisemblable gabegie financière de l'ex Région Poitou-Charentes.

    À la tête de la région, la ministre Ségolène Royal s'était illustrée par son interventionisme et son soutien financier dans le capital d'entreprises privées de l'économie verte comme Heuliez ou Mia, qui ont depuis fait faillite. «C'est une région qui manifestait beaucoup de volontarisme et avait sans doute les yeux plus gros que le ventre par rapport aux capacités de financement», avait épinglé Alain Rousset, ne ménageant pas la ministre de l'Écologie avec qui les rapports sont tendus. La Nouvelle République rappelle également que la région bouclait depuis plusieurs années son budget en reportant une partie de ses dépenses sur l'année suivante. Cette pratique avait déjà été condamnée par la chambre régionale des comptes sur la période 2005-2010, quand Ségolène Royal était aux manettes.

    Les royalistes voient une manoeuvre politique La ministre mise en cause a réagi vendredi sur ce rapport l'accablant. Elle dénonce auprès du Point une «basse vengeance», une manoeuvre visant «à justifier un arrêt des politiques régionales et une hausse des impôts». «Les personnes mises en cause n'ont pas eu communication du rapport, pointe Ségolène Royal. Il n'y a pas eu de procédure contradictoire! Quand on est sûr de soi, on communique le rapport. Les trois anciens directeurs généraux des services ont exigé d'être auditionnés hier et ont démonté point par point les attaques.» Lors de la primaire interne pour désigner le candidat socialiste à l'élection régionale de décembre, Alain Rousset l'avait emporté sur Jean-François Macaire, dauphin de Ségolène Royal. «Ceux qui me connaissent savent que ce n'est ni dans mes gênes ni dans mes pratiques politiques. Et d'ailleurs, pourquoi aurais-je voulu me venger de Jean-François Macaire puisque j'ai remporté cette primaire?», s'est déjà défendu l'intéressé. Les royalistes dénoncent eux aussi une opération politique du nouveau président de région. L'ancien premier-vice président PS de Poitou-Charentes et proche de Ségolène Royal, Yves Debien, a rappelé dans un communiqué que l'étude d'Ernst & Young est un simple «audit flash réalisé en quelques semaines», qui «ne peut donner une appréciation sur la gestion» de la région. Il a déploré «qu'on cherche à faire oublier les succès des politiques conduites par la Région, sans augmentation d'impôts, grâce à une maîtrise des dépenses».

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Billet. « L'arrogance minable » de Thomas Thévenoud

    • Thomas Thévenoud demande le droit à l'oubli, alors pourquoi publie-t-il un livre est-ton en droit de se demander? Thomas Thévenoud demande le droit à l'oubli, alors pourquoi publie-t-il un livre est-ton en droit de se demander? | Photo: AFP

     

    Hervé BERTHO.

    Thomas Thévenoud est de nouveau rattrapé par ce qu'il appelle dans son livre sa phobie administrative. Un livre impudique qui ne s'imposait pas selon.

    Alors qu'il court les plateaux télé pour faire la promo indécente de son livre dans lequel il prône le droit à une deuxième chance , Thomas Thévenoud est de nouveau rattrapé par une affaire. Cette fois, l'ancien secrétaire d'État au commerce extérieur n'aurait pas payé la facture de cantine de ses enfants . Même ses enfants a-t-on envie de dire. 

    Notre collègue Hervé Bertho a lu son livre Une phobie française. Voilà ce que ça lui a inspiré...

    Coup de griffe

    Vous vous souvenez de Thomas Thévenoud, député socialiste de Saône-et-Loire, devenu sous-ministre de Manuel Valls, secrétaire d'État d'une semaine qui n'a pas trop eu le temps de s'occuper du commerce extérieur ; du tourisme et des Français de l'étranger, son portefeuille ?

    Parce que son autre portefeuille lui a joué des tours : le pauvre homme oubliait, depuis des années, d'en parler aux impôts.

    Formidable excusePour un membre de la commission des finances et du contrôle budgétaire de l'Assemblée nationale, cela faisait mauvais genre. Il a fait rire la France avec sa formidable excuse : la maladie de la phobie administrative.

    Confit de honte, le malade a sûrement droit à l'oubli. Alors pourquoi en reparler ? C'est que l'impudique publie un livre intitulé Une phobie française : après avoir fait rire jaune, il voudrait faire pleurer... Et voilà qu'il balance sur ses amis d'avant ! Et voilà qu'il donne des leçons.

    Son récit est d'une franche arrogance minable. Il aurait dû s'imposer le silence. Mais c'est vrai qu'il oublie tout ce qui s'impose... Vous avez compris que son livre, lui, ne s'impose pas. On attend maintenant le guide fiscal de Jérôme Cahuzac !

    Une phobie française, Grasset, 20 €.

     
    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • L’agence Associated Press soupçonnée d’avoir coopéré avec le régime nazi

     
    Un journal britannique de l'année 1939 /Flickr aimee rivers

    Un journal britannique de l'année 1939. Flickr aimee rivers

    L'agence de presse américaine Associated Press a-t-elle coopéré avec le régime nazi ? Une étude publiée par la revue d'histoire Studies in Contemporary Historyrelayée par le Guardian, soulève plusieurs questions sur la présence de l'agence en Allemagne entre 1933 et 1941.

    Associated Press (AP) a pu travailler en Allemagne longtemps après le départ du Guardian en 1934 et celui des agences anglo-saxonnes Keystone et Wide World Photos, interdites en 1935 parce qu'elles employaient des journalistes juifs. AP n'a quitté l'Allemagne qu'en 1941, lors de l'entrée en guerre des Etats-Unis.

    D'après l'historienne allemande Harriet Scharnberg, professeure à l'université Martin Luther, l'agence a pu conserver ses accès en Allemagne nazie grâce à une sorte d'arrangement avec le régime. AP a souscrit à la Schriftleitergesetz, une sorte de charte éditoriale engageant les médias à ne pas publier de contenus "destinés à affaiblir la puissance du Reich à l'étranger ou sur son territoire". 

    Selon cet accord, l'agence AP devait employer des journalistes qui travaillaient également pour la propagande nazie. Selon Harriet Scharnberg, l'un des quatre photographes d'AP en Allemagne, Franz Roth, était également membre de la section de propagande des SS.

    Des photos de l'agence AP dans la propagande nazie

    AP a autorisé le régime nazi à utiliser ses archives photographiques à des fins de propagande. La brochure Der Untermensch ("Les sous-humains") est illustrée par une image d'AP. Le livret antisémite Des juifs aux Etats-Unis montre en couverture le maire de New York Fiorello LaGuardia (Américain d'origine italienne dont la mère était juive) en train de manger. Une image AP utilisée par le régime pour démontrer la "décadence" des juifs américains...

    La couverture de la brochure de propagande "Die Juden in USA", "Les juifs aux Etats-Unis". Photographie de Fiorello LaGuardia par l'agence AP.

    La couverture d'une brochure de propagande antisémite "Die Juden in USA", "Les juifs aux Etats-Unis". Photographie de Fiorello LaGuardia par l'agence AP.

    L'agence a-t-elle permis au reste du monde d'obtenir de précieuses informations sur un régime répressif, où toute publication était contrôlée et où les médias indépendants étaient systématiquement muselés ? A-t-elle au contraire contribué à minimiser les premiers crimes de l'Allemagne nazie ? Selon l'historienne Harriet Scharnberg, la coopération d'AP avec le régime a contribué à faire passer "une guerre d'extermination pour une guerre conventionnelle". 

    L'exemple des massacres de Lviv

    En juin 1941, les troupes du régime nazi ont envahi la ville de Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, et ont "vengé" les massacres des troupes soviétiques par des pogroms contre la population juive. Les photographies de Franz Roth pour AP, montrant des corps dans les prisons de Lviv, ont été sélectionnées selon les ordres de Hitler et distribuées à la presse américaine via AP.

    "Au lieu d'imprimer des photos des pogroms de Lviv, et de leurs centaines de victimes juives, la presse américaine ne s'est vue offrir que des photographies de victimes de la police soviétique et des criminels de guerre de l'Armée rouge", explique Harriet Scharnberg au Guardian"Dans cette mesure, il est juste de dire que ces photos ont joué un rôle dans le projet de déguiser la véritable nature de la guerre menée par les Allemands", ajoute l'historienne.

    "Le choix des événements qui devenaient visibles et de ceux qui restaient cachés à partir des photos d'AP était fait dans l'intérêt de l'Allemagne et de la version allemande de la guerre."

    L'agence nie toute "collaboration"

    L'agence de presse a déclaré dans un communiqué que l'article de l'historienne "décrit des personnes et des activités inconnues de l'agence AP".  Dans un e-mail envoyé au New York Times, le porte-parole d'AP précise que le nom de Franz Roth, le photographe employé de l'agence et membre de la section de propagande des SS, est "inconnu des archivistes de l'agence".

    Interrogé par le Guardian, un porte-parole de l'agence a précisé qu'AP rejetait la notion de "collaboration délibérée" avec le régime nazi.

    "Il serait plus juste de dire que AP, et d'autres médias étrangers, ont été soumis à une forte pression de la part du régime nazi, entre l'arrivée d'Hitler au pouvoir en 1933 et l'expulsion d'AP hors du pays en 1941."

    Associated Press a assuré que les archives étaient en cours d'investigation pour permettre une "meilleure compréhension de la période."

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Turquie

    Procès Dündar: Erdogan furieux de la présence de diplomates étrangers



     

    Recep Tayyip Erdogan, le 24 février, à Ankara.

     

    Recep Tayyip Erdogan, le 24 février, à Ankara. Photo Adem Altan. AFP

    Plusieurs diplomates européens ont assisté au début de l’audience vendredi du procès de deux journalistes, avant que le huis-clos ne soit imposé.

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est agacé samedi de la présence la veille de diplomates étrangers au procès à Istanbul de deux journalistes d’opposition, accusés d’espionnage et coup d’Etat, dans un dossier considéré comme un test pour la liberté de la presse dans ce pays. «Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous faîtes là ?», s’est énervé le président dans un discours télévisé à Istanbul, accusant ces diplomates d’avoir tenté «une démonstration de force». «Ici ce n’est pas votre pays, ici c’est la Turquie», a-t-il ajouté, affirmant qu’ils pouvaient agir dans le cadre de leurs consultats. «Ailleurs, cela nécessite une permission», a-t-il ajouté.

    Quelque 200 personnes - collègues, députés d’oppostition et simples citoyens - ont accompagné vendredi Can Dündar, rédacteur en chef du quotidien Cumhuriyet (retrouvez ici notre interview exclusive), et Erdem Gül, son chef de bureau à Ankara, au palais de justice d’Istanbul. Plusieurs diplomates européens, dont la consule générale de France et l’ambassadeur d’Allemagne à Ankara, ont également assisté à l’audience. Farouches critiques du régime islamo-conservateur de Recep Tayyip Erdogan, les deux journalistes risquent la prison à vie pour avoir accusé, en mai 2014 dans leurs colonnes, le gouvernement de leur pays d’avoir livré des armes aux rebelles islamistes de Syrie.

    Leur long papier, agrémenté de photos et d’une vidéo, qui faisait état de livraisons d’armes par des camions des services de renseignement turcs (MIT) à des rebelles islamistes en Syrie en janvier 2014, avait provoqué la fureur du président Erdogan.

     

    «Celui qui a publié cette information va payer le prix fort, je ne vais pas le lâcher comme ça», avait-il promis. Le débats à peine commencés vendredi, le tribunal pénal a décidé, sur réquisitions du procureur, de les poursuivre à huis clos pour des raisons de «sécurité nationale», provoquant la colère du public. A la reprise de l’audience, le refus de plusieurs députés d’opposition de quitter la salle avait ensuite provoqué un incident de séance et poussé le président à ajourner le procès au 1er avril.

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Turquie: Les juges ordonnent que le procès de 2 journalistesanti-Erdogan se déroule à huis clos

    Lien
    Istanbul - Une cour criminelle d'Istanbul devant laquelle s'est ouverte vendredi le procès emblématique de deux journalistes connus d' opposition a décidé que les audiences se dérouleront à huis clos pour raisons de sécurité nationale, a rapporté un journaliste de l'AFP.

    Critiques du régime islamo- conservateur du président Recep Tayyip Erdogan, Can Dündar, rédacteur en chef du quotidien Cumhuriyet, et Erdem Gül, son chef de bureau à Ankara , sont accusés d' espionnage , divulgation de secrets d'Etat et tentative de coup d'Etat pour un article accusant leur pays d'avoir livré des armes aux rebelles islamistes syriens.

    Les deux hommes , qui risquent la prison à vie, sont arrivés au palais de justice sous les applaudissements d' environ 200 partisans, collègues, élus de l'opposition ou simples citoyens , qui les ont escortés jusqu'au tribunal aux cris de vous ne ferez pas taire la liberté de la presse.

    Les deux journalistes, qui ont déjà passé plus de 90 jours en détention provisoire ont publié en mai 2014 un long article, agrémenté de photos et d'une vidéo, faisant état de livraisons d'armes par des camions des services de renseignement turcs (MIT) à des rebelles islamistes en Syrie en janvier 2014.

    Ce papier a provoqué la fureur de M. Erdogan, qui a toujours nié soutenir les mouvements radicaux hostiles au régime de Damas avec lequel son régime a rompu.

    Lors de ce premier procès, M. Erdogan, qui avait personellement porté plainte contre les deux hommes, et le MIT, se sont constitués partie civile.


    (©AFP / 25 mars 2016 11h29)
     
    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Désintox

    Non, il n'y a pas 25 % d'ados musulmans en France

    Par Valentin Graff 21 mars 2016 à 15:58   Lien
     
     
     Le site affirme que «les dernières études montrent que 25 % des adolescents français sont musulmans»

    Le site affirme que «les dernières études montrent que 25 % des adolescents français sont musulmans» Capture d'écran PJ Média

    Les conclusions d'une enquête portant sur les collégiens des Bouches-du-Rhône, décontextualisées par un journaliste proche de l'extrême droite, ont enflammé la fachosphère.

    Intox

    «Selon une étude récente, 25 % des adolescents français sont musulmans», affirme le site américain conservateur PJ Media dans un article publié le 14 mars. L’information, éminemment anxiogène pour la fachosphère française, a depuis été reprise par de nombreux internautes anglo-saxons et quelques Français qui dénoncent, explicitement ou non, un effet collatéral du «grand remplacement».

    Près de 6 millions de musulmans en France et 25,5 % des adolescents français sont de confession musulmane. Le Grand Remplacement ce mythe...


    Cette théorie, venue de l’extrême droite, affirme que les populations autochtones européennes seraient petit à petit remplacées par des immigrés extra-européens. «S’il ne s’agit pas d’un génocide des blancs, je ne sais pas ce que c’est…» «Mort culturelle par démographie, priez pour la France», «Les Français sont finis», s’inquiètent dans une belle solidarité les islamophobes.

    Study Finds 25 of French Teenagers Are Muslims https://pjmedia.com/blog/latest-survey-finds-25-of-french-teenagers-are-muslims/  via If this is not I don't know what it is


    Désintox

    Pour comprendre comment une telle information a pu être publiée sur un site américain sans avoir été relayée en France, il faut remonter à sa source. L’auteur de l’article, Michel Gurfinkiel, est en effet un journaliste français aux positions très marquées (il est aujourd’hui vice-président du comité éditorial de l’hebdomadaire réactionnaire Valeurs actuelles et collabore notamment au site d’extrême droite Dreuz.info). Pour montrer à quel point les Français devraient, selon lui, se soucier de la dynamique démographique des musulmans de France, il cite le fameux chiffre de 25 % d’adolescents musulmans, qu’il attribue à une étude publiée dans l’Obs début février.

    Première mais cruciale imprécision, Michel Gurfinkiel néglige de préciser que l’enquête «Les adolescents et la loi», menée par le CNRS et Sciences Po Grenoble, porte exclusivement sur le département des Bouches-du-Rhône. Les 9 000 collégiens de 12 à 15 ans (et non des lycéens, comme il le dit) interrogés sont ainsi issus de neuf bassins d’éducations, dont deux à Marseille.

    Or, les collégiens des Bouches-du-Rhône ne sont pas les «adolescents français». Si 25,5 % d’entre eux se déclaraient effectivement musulmans lors de l’enquête, appliquer la même proportion à l’ensemble du territoire ne serait pas pertinent, affirme le chercheur et coordinateur de l’étude, Sebastian Roché, contacté par Libération. «Les Bouches-du-Rhône sont très urbanisées alors que les zones rurales, plus étendues ailleurs en France, restent des lieux plus traditionnels et moins mixtes en termes ethniques», explique-t-il.

    «On ne peut pas dire que les habitants des Bouches-du-Rhône soient représentatifs de la population nationale», ajoute Jean-Paul Willaime, sociologue des religions et ancien directeur du «Groupe sociétés, religions, laïcités» du CNRS. Si aucun département n’a de population structurée de façon identique à la population nationale, celui-ci affiche de fait une proportion d’habitants se déclarant musulmans supérieure à la moyenne.

    En mars 2007, l’hebdomadaire la Vie publiait une étude réalisée par Ifop dans laquelle l’institut de sondage évaluait le pourcentage national de la population se déclarant de confession musulmane à 3 % contre 4 à 6 % sur le territoire bucco-rhodanien. Difficile, donc, de transposer mécaniquement les conclusions de l’étude du CNRS et de Sciences Po Grenoble.

    Enfin, une étude menée par Jean-Paul Willaime entre 2006 et 2008, à l’échelle nationale cette fois, concluait que 13 % des 851 adolescents interrogés se déclaraient musulmans. On pourra arguer à raison que cette étude, sur un échantillon plus réduit, n’a pas de portée incontestable. Mais on est bien loin des 25 %, brandis à tort par Michel Gurfinkiel et qui ont enflammé la fachosphère.

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Les médecins exhortent à contenir le prix "exorbitant" des traitements anti-cancerLe professeur Dominique Maraninchi, le 7 janvier 2014 à Paris, alors qu'il est directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ((c) Afp)
     

    Paris (AFP) - Risque d'un accès inéquitable aux traitements innovants, menace du système de santé: les prix des médicaments anti-cancer jugés "exorbitants" sont cette fois la cible des cancérologues qui ont lancé une pétition mardi pour demander l'instauration d'un "juste prix".

    "De nombreuses innovations thérapeutiques apparaissent dans le domaine du cancer. (...) Pourtant, le coût d'abord croissant et maintenant exorbitant de ces innovations risque fort de compromettre ces espoirs", écrivent Dominique Maraninchi, ancien président de l'Institut national du cancer et Jean-Paul Vernant, auteur des recommandations du 3e Plan cancer, dans une pétition signée par 110 médecins publiée mardi par Le Figaro.

    En 2014, le Gleevec, traitement contre la leucémie myéloïde chronique, coûtait en France entre 27.000 et 40.000 euros selon la dose prescrite, indique l'association La Ligue contre le cancer.

    Le coût du Keytruda, l'une des dernières molécules contre le traitement du mélanome, est estimé à plus de 100.000 euros pour chaque patient traité.


     

    Dès décembre, le Professeur Vernant dénonçait l'inflation des prix.

    "En 2004, les médicaments contre le cancer représentaient 24 milliards de dollars; en 2008, 40 milliards; en 2014, 80 milliards sur un total de 650 milliards du coût des médicaments", précisait-il. "Si l'inflation n'est pas contenue, en 2020, ils représenteront 155 milliards de dollars, soit un doublement en six ans", prévenait-il.

    L'augmentation des coûts de ces traitements est liée à la multiplication des thérapeutiques "ciblées".

    Autrefois, un seul médicament traitait des dizaines de milliers de patients. Aujourd'hui, les avancées scientifiques, qui identifient toujours plus précisément les types de cancers ou de tumeurs, conduisent à la mise au point de molécules s'adressant à des "sous-groupes de malades" qui se comptent parfois en quelques dizaines.

    - 'Indécence' -

    "Quand un médicament est efficace, est-il logique que l'industrie demande un prix colossal pour son efficacité? Il est normal qu'un médicament soit efficace", a déclaré à l'AFP le Pr Vernant. "C'est d'une indécence colossale. Aucune industrie n'a le culot de se prévaloir de cela".

    "Et le risque est que le système explose. Les Anglais commencent déjà à dérembourser certains médicaments", note-t-il.

    Ces traitements innovants pourraient à terme menacer l'équilibre financier du système de santé, a récemment estimé Agnès Buzyn, présidente de la Haute autorité de santé.

    Le directeur général de l'Assurance maladie, Nicolas Revel, notait en juillet 2015 que le principal défi pour les trois prochaines années était "de permettre à notre pays de pleinement bénéficier des avancées thérapeutiques (...) sans rationner l'accès à ces nouvelles thérapies, sans augmenter les restes à charge sur les assurés mais sans renoncer non plus à réduire nos déficits sociaux".

    L'objectif est d'autant plus difficile à tenir que "les demandes de prix des fabricants vont parfois au-delà de l'acceptable", observait-il alors.

    En 2015, le coût global de la prise en charge des traitements anticancéreux a représenté 10% des dépenses de l'Assurance maladie contre 6,6% en 2007, selon La Ligue.

    Le coût des innovations pose une question "légitime" mais "ne peut être dissocié des transformations profondes du système de santé qu'elles induisent" et des économies qu'elles rendent possibles, en réduisant les hospitalisations par une hausse des prises en charge à domicile, a réagi le Leem, l'organisation représentant le secteur pharmaceutique en France.

    - Débat sur la R&D -

    Les cancérologues dénoncent une diminution du coût de la recherche-développement (R&D) dans le secteur pharmaceutique, qui représenterait selon eux environ 15% du chiffre d'affaires des industriels, contre plus de 25% pour les dépenses en marketing.

    Toutefois selon Loïc Plantevin, directeur du pôle santé France de la société de conseil Bain and Cie, le coût de développement moyen d'un médicament innovant a augmenté ces dernières années et se situerait "au-delà du milliard d'euros", en raison de défis scientifiques plus importants et une réglementation plus exigeante.

    "La R&D représente environ 20% du chiffre d'affaires" dans le secteur, "un chiffre à peu près stable sur les dernières années", et "les laboratoires les plus innovants en oncologie ont les taux de R&D les plus élevés", selon lui.

    Les cancérologues proposent "de définir un juste prix pour les médicaments du cancer, basé sur les sommes investies par les industriels pour la R&D du produit", auquel "s'ajouterait un retour sur investissement raisonnable".

    Le maintien de soins de qualité et l'accès à l'innovation suppose "que les prix des traitements innovants soient maîtrisés", a noté l'entourage de la ministre de la Santé. "Marisol Touraine a déjà officiellement mobilisé ses homologues au niveau international" et "cette initiative doit se poursuivre", souligne-t-on.

    Sur le même sujet

    Les prix des médicaments anti-cancer sont-ils indécents ? - 15/03

     

    Google Bookmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique