• Jean-Jacques Goldman annonce

    son départ des Enfoirés

    "Je n'ai plus la créativité, les idées, la modernité que nécessite une telle émission", explique-t-il, vendredi.

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    Jean-Jacques Goldman participe à un concert au profit des Restos du cœur, le 20 juillet 2014, à Ouveillan (Aude).Jean-Jacques Goldman participe à un concert au profit des Restos du cœur, le 20 juillet 2014, à Ouveillan (Aude). (NICOLAS GAILLARD / SIPA)

    Francetv info

    Mis à jour le 13/05/2016 | 18:58, publié le 13/05/2016 | 18:13

    Après vingt-sept ans avec les Enfoirés, Jean-Jacques Goldman décide de "passer la main". Dans un entretien accordé au site de la troupe liée aux Restos du cœur, le chanteur, directeur artistique des Enfoirés, a indiqué, vendredi 13 mai, n'avoir plus "la créativité, les idées, la modernité que nécessite une telle émission".

    A 65 ans, Jean-Jacques Goldman veut, par son départ, permettre d'ouvrir une nouvelle page pour les Enfoirés. "On prépare la relève depuis quelques éditions aux Enfoirés, explique-t-il. Une équipe rajeunie prend de plus en plus les choses en main et de jeunes artistes s'impliquent."

    Un simple break de "quelques années" ?

    L'artiste était l'un des piliers historiques des Enfoirés, dont il avait composé, en 1986, la célèbre Chanson des Restos, à la demande de Coluche. C'est lui aussi qui avait eu l'idée de faire "autre chose" que les traditionnelles "chansons caritatives de chanteurs" et fait appel "à des sportifs, des acteurs, des gens de télé".

    Pour autant, Jean-Jacques Goldman ne tire pas un trait sur les Enfoirés. "Je vais arrêter quelques années, précise-t-il. J'ai l'intention de voyager. Je reviendrai avec plaisir dans quelques années si l'on m'invite et si je suis encore présentable."

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  • FESTIVAL DE CANNES

    Le baiser surprise entre Catherine Deneuve et Laurent Lafitte

     

    Le premier baiser de cinéma du 69e festival de Cannes, qui a démarré ce mercredi, n'a pas eu lieu sur grand écran...

     

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    • Le 11/05/2016 à 20:07
    • mis à jour à 22:16
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    Le baiser entre Laurent Lafitte et Catherine Deneuve, lors de la cérémonie d'ouverture. Photo AFP/VALERY HACHELe baiser entre Laurent Lafitte et Catherine Deneuve, lors de la cérémonie d'ouverture. Photo AFP/VALERY HACHE

     

    Le premier baiser de cinéma du 69e festival de Cannes, qui a démarré ce mercredi, n'a pas eu lieu sur grand écran. Non, non : l'actrice française Catherine Deneuve a réservé cette surprise à la cérémonie d'ouverture, en échangeant un baiser langoureux avec le maître de cérémonie, Laurent Lafitte.

    Ces choses qui n'arrivent qu'à Cannes...

    Le comédien français, qui présente la cérémonie d'ouverture, avait déjà tiré le fil rouge de ces "choses qui n'arrivent qu'à Cannes". Entre la présentation de Woody Allen, le réalisateur du film d'ouverture Café Society, et l'accueil des membres du jury, l'actrice française de 72 ans, est entrée silencieusement sur la scène du Palais des festivals. Et d'embrasser Laurent Lafitte, sans dire un mot.

    «Et vive Catherine Deneuve !»

    «C'est un peu pénible, ces choses qui n'arrivent qu'à Cannes», s'est amusé le maître de cérémonie, avant de continuer sa cérémonie d'ouverture. Avant de laisser la place à la projection de Café Society, et alors que Vincent Lindon, Jessica Chastain et le jury du festival de Cannes le rejoignaient pour la photo officielle, Lafitte a lancé un dernier "Et vive Catherine Deneuve». Glamour !

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  • Yann Barthès et son équipe passent

    sur TF1 et TMC

    LE MONDE ECONOMIE | 09.05.2016 à 15h50 • Mis à jour le 09.05.2016 à 16h45 | Par Alexis Delcambre et Alexandre Piquard

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    Yann Barthès, animateur et fondateur du « Petit Journal » et de la société Bangumi, en 2012. / AFP / JACQUES DEMARTHON
    Yann Barthès, animateur et fondateur du « Petit Journal » et de la société Bangumi,
    en 2012. / AFP / JACQUES DEMARTHON JACQUES DEMARTHON / AFP

    TF1 a confirmé, lundi 9 mai, le recrutement de Yann Barthès et de son équipe issue du « Petit Journal », après que l’animateur a annoncé, le matin même, son départ de Canal+. « Le Groupe TF1 est très heureux d’annoncer l’arrivée de Yann Barthès. Il animera de nouveaux projets pour TF1 et TMC avec une forte dimension digitale », a écrit TF1 dans un communiqué.

    Lire aussi :   « Le Petit Journal » de Canal+ sera « remanié » après le départ de Yann Barthès

    Sur les antennes de TF1, l’animateur du « Petit Journal » et sa société de production, Bangumi, vont créer deux nouvelles émissions : l’une « d’actualité et de culture » quotidienne sur TMC, et l’autre hebdomadaire sur TF1. La filiale de Bouygues précise que ces deux rendez-vous « connaîtront de nombreux prolongements sur le digital avec des contenus orignaux exclusifs, dans un écosystème propre au sein de MYTF1 ».

    « Le Nouveau Quotidien »

    Le contenu de ces émissions reste à préciser. Mais la société de production de Yann Barthès et Laurent Bon, son associé, a déposé des noms de marques, a relevé Puremedias : « Le Nouveau Quotidien », « LNQ10 » et « Le Nouveau Quotidien 10 », du chiffre du canal de la TNT occupé par la chaîne TMC.

    L’arrivée de Yann Barthès a du sens dans la stratégie de renouvellement et de rajeunissement de TF1. Depuis l’arrivée récente de Gilles Pélisson à sa présidence, le groupe est déterminé à développer son bouquet de chaînes TNT (TMC, NT1 et HD1) et à leur donner des identités claires. Il s’agit de ne pas laisser la concurrente D8 (groupe Canal+) s’envoler dans la foulée du succès de son animateur fétiche, Cyril Hanouna.

    Pour cela, l’un des premiers gestes de M. Pélisson a été de faire revenir dans le groupe Ara Aprikian, qui a été à l’origine du succès de D8 et y a recruté M. Hanouna. Limogé avec pertes et fracas à l’été 2015 par Vincent Bolloré, M. Aprikian est désormais directeur général adjoint aux contenus. L’arrivée de Yann Barthès est à mettre à son crédit, tout comme celle du journaliste sportif Grégoire Margotton, qui a récemment quitté Canal+ et sera une voix de TF1 pendant l’Euro 2016 de football.

    Lire aussi :   Grégoire Margotton devrait être la nouvelle voix des Bleus sur TF1

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  • Yann Barthès va quitter « Le Petit Journal » de Canal+

    LE MONDE | 09.05.2016 à 07h39 • Mis à jour le 09.05.2016 à 07h50  Lien

    Yann Barthès, le 9 mars 2012.

    L’animateur Yann Barthès a annoncé à l’Agence France-Presse qu’il allait quitter « Le Petit Journal », l’émission satirique culte de Canal+ qu’il animait depuis 2011, et dont il présentera la dernière le 23 juin. 

    « Je ne présenterai plus “Le Petit Journal” la saison prochaine. Je souhaite écrire avec les équipes de Bangumi [la société de production de l’émission] une nouvelle histoire et vivre de nouvelles aventures », a-t-il déclaré. Contactée, la direction de Bangumi a précisé avoir informé la direction de Canal+ du départ de Yann Barthès il y a deux semaines.


    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2016/05/09/yann-barthes-va-quitter-le-petit-journal-de-canal_4915739_3236.html#reELPKPCP8Ty5gc3.99
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  • Siné, "un homme libre jusqu'à son dernier souffle"

      19h11, le 05 mai 2016, modifié à 19h20, le 05 mai 2016

    Le dessinateur Philippe Geluck a rendu hommage jeudi à son ami Siné, mort à l'âge de 87 ans.

    TÉMOIGNAGE EUROPE 1 -

    "C'était un homme libre jusqu'à son dernier souffle. La liberté faite homme et faite dessinateur." Sur Europe 1, le dessinateur belge Philippe Geluck a tenu à rendre hommage à son ami Siné, mort jeudi à 87 ans. "Il est notre papa à tous. Il a commencé à dessiner dans les années 1950 avec une liberté de ton qui était invraisemblable. Il était marqué graphiquement par les grands dessinateurs américains comme Steinberg. Et puis, il s'est très vite rendu compte de la force du dessin humoristique et du dessin politique."

    Siné a notamment laissé sa trace dans l'Express, crée les journaux l'Enragé et Siné Hebdo en 2008, participé au magazine satirique Hara Kiri : "Il l'a rejoint un moment car il faisait partie de la famille", commente Philippe Geluck.

    "Il n'était pas antisémite". Siné avait aussi travaillé pendant presque trente ans pour le journal Charlie Hebdo avant d'en être licencié en 2008. En cause ? Sa chronique sur Jean Sarkozy qui s'était converti au judaïsme pour se marier. "Il a été viré de façon abusive. Il n'a contrevenu à aucune règle ni journalistique, ni éthique. Il a simplement relaté une information. Philippe Val - à la tête du journal pendant dix-sept ans - l'a accusé d'antisémitisme", se rappelle Philippe Geluck. "Siné a été complètement blanchi. Il n'est pas antisémite, au contraire. Siné était un défenseur de tous les opprimés." 

    "Une plume remarquable." Pour Philippe Geluck, Siné était plus qu'un dessinateur, c'était aussi un écrivain : "Il faut relire sa biographie qui s'appelle 'Ma vie, mon oeuvre, mon cul'. C'est à se taper par terre parce que c'est tendre, c'est drôle, c'est nourri, c'est formidablement écrit. C'était une plume remarquable".

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  • Les groupes ZZ Top et Scorpions seront à l'affiche du Festival Retro’C’Trop

    Retro’C’Trop promet d’être l’événement rock le plus attendu de l’année. Il se déroule au Château de Tilloloy dans la Somme.

    Scorpions en concert

    Scorpions en concert

     

    Le festival Retro’C’Trop promet d’être l’événement rock le plus attendu de l’année ! Pour cette 1ère édition, le festival vous invite à faire la fête dans les jardins du Château de Tilloloy, à 120 kms de Lille. Cet été, ce petit village de la Somme deviendra, le temps d’un weekend, la capitale du rock’n’roll.


    Retro’C’Trop, c’est une alchimie entre un lieu unique et une programmation exceptionnelle. Plus qu’un événement, le festival Retro’C’Trop constitue une véritable communauté, rassemblée sur un site historique pour écouter, chanter et danser, le temps de deux jours de rock’n’roll et de passion du vintage.

    Le festival Retro’C’Trop vous délivre une programmation exceptionnelle et puissante, tout en équilibre entre des artistes mythiques, des héros, des légendes mais aussi des découvertes et de la diversité.

    La 1ère édition sera faite de partage et de rencontres, de moments forts, improbables et inattendus. Cette édition marquera le caractère rassembleur, libérateur et convivial de la musique rock.

    En 2016, le festival Retro’C’Trop tient à gagner plus que jamais sa place parmi les grands festivals rock français. Avec un espace scénique à la pointe des nouvelles technologies et un site majestueux, le terrain laissera la place à de nombreux espaces et projets : expositions, marché du vintage, bars divers, food trucks, espace VIP et un tas de surprises à découvrir pour cette 1ère édition.

    Le programme : 

    Samedi 25 juin :

    SCORPIONS - 50TH ANNIVERSARY WORLD TOUR
    HUBERT FELIX THIEFAINE
    TEN YEARS AFTER
    MIKE SANCHEZ
     
    Dimanche 26 juin :

    ZZ TOP
    JETHRO TULL - BY IAN ANDERSON
    STEVE’N’SEAGULLS
    BEN MILLER BAND

    + d'infos sur le site : http://www.retroctrop.fr

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    Cinéma. “La Saison des femmes” : quand les Indiennes nous parlent de sexe

    Publié le 17/04/2016 - 11:56
     
    Avec La Saison des Femmes, Leena Yadav veut en finir avec “les préjugés sociaux malsains” qui prévalent aujourd’hui en Inde. Photo Pyramide Films.

    La Saison des femmes sort en France le 20 avril, en partenariat avec Courrier international. Le film de Leena Yadav dépeint la misogynie et les violences sexuelles qui ont cours dans un village rural du Gujarat, dans l’ouest de l’Inde.

    Voilà un film qui “n’aurait pas pu être réalisé par un homme : il fallait quelqu’un de sensible, et seule une femme pouvait tenir la barre”, explique Surveen Chawla, l’une des trois actrices principales de La Saison des femmes, qui sort en France le 20 avril, dans le quotidien The Indian Express. Mais que ce film ait été coproduit à Bollywood par un homme, Ajay Devgan, est “un signe positif qui montre qu’en Inde la mentalité de la gent masculine vis-à-vis des femmes est en train de changer”, souligne la comédienne.  

     

    Sous le titre original de Parched (“Assoiffées”), la réalisatrice Leena Yadav a subtilement tissé la trame de trois destins de femmes d’un même village persécutées par leur mari ou leur patron. L’idée est venue d’un voyage qu’elle a effectué il y a quatre ans dans les coins les plus reculés du désert de Kutch, dans l’Etat du Gujarat, raconte le Business Standard.
     

     

     

    Leena Yadav avait alors eu l’occasion de parler de sexualité à de nombreuses femmes. “J’ai réalisé que les histoires de femmes qui vendent leur corps pour survivre à des violences de couple ou à des relations passées étaient universelles”, avance la réalisatrice, dont les deux précédentes fictions, Shabd (2005) et Teen Patti (2010), n’étaient pas restées dans les annales.  

     

    Parler du sexe autrement

     

     

     

    La Saison des femmes développe trois histoires parallèles : celle d’une jeune veuve contrainte de chasser son fils alcoolique de sa maison parce qu’il refuse d’honorer sa jeune épouse ; celle de sa meilleure amie accusée à tort d’être stérile par un mari qui la bat ; et enfin celle d’une amie commune, danseuse strip-teaseuse qui se prostitue pour le compte d’un proxénète tordu. Toutes trois se rebelleront avec succès contre le patriarcat qu’on veut leur imposer.

     

    Le Business Standard souligne :
       

     

     
    Le film ne se contente pas d’explorer l’oppression et la répression qu’elles subissent, il montre qu’elles sont à la fois aussi desséchées que le désert qu’elles habitent et assoiffées d’une vie meilleure.”

     

     

     

    Pari réussi : si tragique soit-elle, cette fresque colorée évite l’écueil du drame compassionnel grâce à la place réservée à l’humour. Au moment du tournage, en 2014, le quotidien Daily News and Analysis avait interviewé Leena Yadav. Celle-ci avait alors indiqué vouloir “remettre en question les préjugés sociaux malsains qui se font passer pour des traditions culturelles”.

     

    Stupéfaite de découvrir qu’en milieu rural des femmes ignorent encore aujourd’hui ce qu’est un orgasme ou le fait que les hommes puissent eux aussi être stériles, la réalisatrice espère en finir avec la misogynie dans son pays. Selon elle, “la seule solution, c’est de parler du sexe autrement que sous l’angle médical”.

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  • Le chanteur Prince est mort

    L'artiste, dont la santé était fragile, a été retrouvé mort à son domicile dans le Minnesota, dans des circonstances qui demeurent floues.

     
     

    Trois mois après David Bowie, une autre légende de la pop mondiale vient de disparaître : le chanteur et musicien américain Prince, Prince Rogers Nelson de son vrai nom, a été retrouvé mort ce jeudi matin à son domicile dans le Minnesota, en banlieue de Minneapolis. Il était âgé de 57 ans.

    Le shérif du comté où réside Prince a tweeté qu'une "enquête était ouverte pour un décès à Paisley Park", la résidence de Prince, mais sans donner d'identité. L'attachée de presse du chanteur a par la suite confirmé sa disparition, dont les circonstances restent floues.

    Deputies are on scene of a death investigation at Paisley Park in Chanhassen. More info to follow. -814

    "C'est avec une profonde tristesse que je confirme que le légendaire interprète Prince Roger Nelson est mort dans sa résidence de Paisley Park ce matin", indique Yvette Noel-Schure.

    Moins d'une heure après l'annonce de sa mort, les fans de Prince se rassemblaient déjà autour de la résidence pour en fleurir les grilles.

    Purple flowers on the fence outside

    Le chanteur avait été hospitalisé vendredi dernier pour une "grippe", contraignant son jet privé à atterrir d'urgence, avaient indiqué plusieurs médias dont TMZ. Il avait malgré tout fait une apparition publique dès le lendemain pour rassurer ses fans.

     

    Prolifique et rebelle

    Avec plus de 30 albums publiés en à peine 35 ans de carrière, le prolifique artiste, également danseur et acteur, a vendu plusieurs dizaines de millions d'albums dans le monde.

    Son plus gros succès commercial reste la bande originale du film "Purple Rain", dans lequel il joue le rôle-titre, publiée en 1984 et vendue à 20 millions d'exemplaires.

    Rebelle de l'industrie du disque, Prince s'était récemment converti au streaming, estimant qu'internet lui donnait plus de liberté artistique. Ces dernières années, il tentait régulièrement de prendre de court les revendeurs de billet en annonçant ses performances quelques heures seulement avant de monter sur scène.

    Son décès intervient alors qu'il avait commencé une nouvelle série de concerts. Le mois dernier, il avait également annoncé la publication prochaine de ses mémoires, dont son éditeur prédit qu'ils seront "anticonformistes".

    T.V.

     

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  • Publié le 18 avril 2016 à 23h24 | Mis à jour le 18 avril 2016 à 23h24     Lien

    La fougue de Santana, l'éternel hippie

    L'approche de Carlos Santana est sensiblement la même... (Le Soleil, Yan Doublet)

     

    L'approche de Carlos Santana est sensiblement la même depuis des années: une riche sélection de chansons mariant passé et présent, une bonne dose d'improvisation et une équipe de musiciens de premier ordre. C'est exactement ce qu'on a eu, lundi, au Centre Vidéotron.

    Le Soleil, Yan Doublet

    Nicolas Houle
    Le Soleil

    (Québec) CRITIQUE / La caravane de Carlos Santana transitait par Québec, lundi. Fidèle à lui-même, le guitariste aux racines mexicaines a offert une généreuse performance, où la musique parlait autant sinon davantage que les mots.

    «C'est froid dehors, pourquoi on ne se réchaufferait pas ici?» a demandé Carlos Santana à ses fans. Pour faire grimper le mercure d'un cran, l'artiste de 68 ans ne songeait pas à recourir à un système de chauffage quelconque, mais plutôt à son rock latin.

    L'approche de Santana est sensiblement la même depuis des années : une riche sélection de chansons mariant passé et présent, une bonne dose d'improvisation et, pour livrer tout ça, une équipe de musiciens de premier ordre. C'est exactement ce qu'on a eu, lundi. Et même si le Centre Vidéotron n'affichait pas complet - plusieurs sections étaient fermées, dont les niveaux 200 et 300, en entier -, nul doute que ça marchait très bien.

    C'est avec un clin d'oeil à sa légendaire performance à Woodstock que le guitariste et sa bande ont fait leur apparition, images d'archives en prime. Ils étaient pas moins de 11 sur les planches, en comptant le leader et sa femme, Cindy Blackman Santana, qui officiait à la batterie. La machine s'est mise en marche avec Soul Sacrifice pour nous amener, tranquillement, vers le matériel que le vétéran vient tout juste de lancer sur son album Santana IV. Puis, question de voir son public se lever, il a sorti la toujours efficace Maria Maria

    Comme promis, l'atmosphère s'est réchauffée et Santana a gardé la foule au creux de sa main jusqu'à la fin du concert, à renfort d'airs connus ou de solos inspirés. Il a aussi laissé à ses complices des moments sous les projecteurs, qu'il s'agisse de son bassiste Benny Rietveld, hallucinant de virtuosité, ou encore sa section de cuivres dans Sacalo.

    Gourou de l'amour

    Santana, qui arborait un t-shirt où l'on pouvait lire «Listen To Miles Davis», s'est permis quelques interventions, sans mettre de côté son chewing-gum. Au coeur de sa pertinente reprise de A Love Supreme, de Coltrane, il a même pris des allures de gourou. Citant des chansons de Bob Marley, de Marvin Gaye, de John Lennon ou des Beatles, il a indiqué que toutes ces pièces avaient pour but de changer la mentalité de la planète et que c'était précisément l'objectif de son groupe.

    «Le FBI, la CIA, ce qui se passe à Londres, le KGB et Hollywood et sa même merde stupide... Les gens investissent dans la peur, car ils croient que la peur est plus rentable, mais c'est un mensonge. L'amour apporte de l'unité et de l'harmonie. L'amour guérit. Des gens diront que je suis un vieux hippie de Woodstock qui croit que l'amour est la solution. Eh ben oui, j'y crois!»

    À l'instar de Santana au micro, le leader et ses musiciens se sont faits bavards sur leurs instruments. On n'a pas toujours évité les longueurs, mais on a aussi eu, en revanche, d'excellents moments improvisés qu'on n'aurait pas eus autrement.

    Afin d'ouvrir la voie à l'attendue Black Magic Woman, Santana a cité Paint It Black des Stones, avant d'enchaîner dans le classique Oye Como Va. Pour le rappel, notre homme avait encore Smooth en poche et, surtout, une Toussaint L'Overture redoutable, à la rythmique endiablée, qui valait à elle seule le déplacement. Au compteur : près de deux heures et demie de musique de haut calibre - un excellent concert.

    «Dans mon coeur, j'ai 7 ans et j'ai soif d'aventure, a déclaré Santana, à mi-parcours. Dans mon coeur, j'ai de l'innocence. Les gens disent : "Tu as près de 69 ans". Mais si tu te sens bien, le temps n'a pas d'importance.»

    Et de fait, le leader avait une fougue qui manque à des plus jeunes que lui. Aucun chiffre n'a été dévoilé quant à l'assistance, mais à l'oeil, on pourrait dire qu'il y avait entre 5000 et 6000 personnes.

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