• Cannes 2016 - Julia Roberts, Marion Cotillard, Georges Clooney... Les stars que vous verrez sur la Croisette

    Edité par Pauline HOHOADJI
    le 14 avril 2016 à 15h41 , mis à jour le 14 avril 2016 à 16h23.
     

    Cannes 2016 : 4 films français en compétition

    CANNES 2016 - Cotillard, Gosling, Clooney... 4 films français et du beau monde en compétition

    Festival de Cannes : la sélection officielle des films bientôt connue, les ultimes pronostics

     

    Le Festival de Cannes s'annonce cette année encore comme le grand rendez-vous des stars françaises et américaines. De George Clooney à Marion Cotillard en passant par Iggy Pop, il va y avoir du beau monde.

     

    "C'est un festival à stars, c'est un festival d'auteurs et c'est un festival ou il y aura une extraordinaire diversité géographique." En dévoilant la liste des films en compétition ou projetés lors du prochain Festival de Cannes, Thierry Frémaux, le directeur général du festival, a également dévoilé le nom des premières stars présentes sur la Croisette. Et cette année encore, il y a du lourd, aussi bien du côté français qu'américain.

     

    Parmi les personnalités attendues du 11 au 22 mai prochain à Cannes, figure une actrice qui n'avait encore jamais monté les marches du Palais des Festivals alors qu'elle affiche déjà près de 30 ans de carrière derrière elle. Oscarisée en 2001 pour le film Erin Brokovich, Julia Roberts défilera sur le tapis rouge de la Croisette pour présenter son dernier long-métrage Money Monster. Et elle sera bien accompagnée puisqu'elle devrait prendre la pose aux côtés de George Clooney, son partenaire à l'écran, et Jodie Foster, la réalisatrice du film.

     

    Ryan Gosling et Charlize Theron de la partie :

    Julia Roberts et George Clooney ne seront pas les seuls à faire le bonheur des badauds et des photographes de cette 69ème édition du Festival de Cannes. L'évènement, présidé par Pierre Lescure, devrait également accueillir Ryan Gosling et Russell Crowe qui viendront présenter hors-compétition The Nice Guys de Shane Black. Steven Spielberg de son côté fera un détour par la Croisette pour la projection en avant-première du film de Disney Le BGG, Le Bon Gros Géant. Charlize Theron devrait être présente aux côtés de Javier Bardem, Adèle Exarchopoulos pour The Last Face, le dernier film de Sean Penn présent dans la sélection officielle cannoise.

    Autre personnalité très attendue à Cannes : Adam Driver. Le comédien qui a explosé dans Star Wars - Episode 7 : Le Réveil de la force est l'une des têtes d'affiche de Paterson de Jim Jarmusch en lice pour la Palme d'or. Le réalisateur créera aussi l'événement sur la Croisette avec Gimme Danger, son documentaire sur Iggy Pop diffusé en séance de minuit. Et bonne nouvelle pour les fans du rockeur, il sera bien présent à Cannes a annoncé Thierry Frémaux. Kristen Stewart sera l'une des stars de la Croisette. Il faut dire qu'elle est présente au casting de deux films : Personal Shopper d'Olivier Assayas qui fait partie de la sélection officielle et Café Society de Woody Allen présenté en ouverture du Festival.

     

    Du côté des stars françaises:

     

    Si les stars hollywoodiennes vont débarquer en force à Cannes, les représentants du cinéma hexagonal ne rateront pas non plus l'événement. Marion Cotillard, Vincent Cassel et Léa Seydoux entoureront Xavier Dolan pour la montée des marches de Juste la fin du monde, un film présent dans la sélection officielle. Marion Cotillard est également à l'affiche de Mal de pierres de Nicole Garcia, un film qui est lui-aussi en compétition. Pour les films qui ont une chance de rafler la Palme d'or, on retrouvera Juliette Binoche et Fabrice Luchini pour Ma Loute de Bruno Dumont, Adèle Haenel pour La Fille inconnue des frères Dardenne ou encore Isabelle Huppert pour Elle de Paul Verhoeven.

     

    VIDEO. Festival de Cannes : 20 films dans la sélection officielle dont Julieta de Pedro Almodovar

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    Le tableau retrouvé dans un grenier de Toulouse est-il un vrai Caravage ?

    Le tableau retrouvé dans un grenier de Toulouse est-il un vrai Caravage ?

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    "Judith et Holopherne", la toile retrouvée en 2014 dans un grenier toulousain qui pourrait être l'oeuvre du maître italien, a été présentée au public ce mardi matin.

    Le regard direct et la main assurée, une jeune veuve tranche la tête d'un général assyrien dont le visage se fige dans un rictus de douleur. Tel est le sujet de "Judith et Holopherne", oeuvre présumée de Michelangelo Merisi dit "Le Caravage", l'un des maîtres italiens du début du XVIIe siècle.

    La toile a été dévoilée au public mardi 12 avril chez l'expert Eric Turquin dans le 2e arrondissement de Paris. Plusieurs indices conduisent à penser qu'il s'agit d'un authentique Caravage. D'après le cabinet d'expertise, on peut déceler la main du maître dans ce tableau, "probablement exécuté à Rome entre 1604 et 1605".

     "Ce n'est pas une copie. Ce #Caravage peint à la serpe, sans corrections. Il est authentique" (Eric Turquin, expert) pic.twitter.com/sVbSNYDRIg

    — Jean-François Guyot (@JFGuyot) 12 avril 2016

     

     

    "La technique d'élaboration est violente, le coup de pinceau brutal, et ensuite, lors du peaufinage, les parties saillantes ne sont pas corrigées. Ainsi les reflets sur les ongles ou dans les yeux. Ou encore le trait vermillon de la soie noire [...]. Ceci est caractéristique de la manière du maître", détaille Eric Turquin au "Figaro".

    Le Caravage a peint un premier "Judith et Holopherne", aujourd'hui exposé à la Galeria nazionale antica de Rome. Plusieurs lettres attestent de l'existence d'une seconde version de la scène biblique peinte par le maître italien. Celle-ci a d'ailleurs fait l'objet d'une copie par le peintre flamand Louis Finson, contemporain du maître du clair-obscur.

    Le tableau représentant Judith et Holopherne avait disparu pendant 400 ans. Le testament du peintre Finson en 1617 le mentionnait

     

    Le tableau aurait appartenu au XIXe siècle à un général napoléonien puis serait resté à l'abandon pendant plus de 150 ans. La toile a été découverte par hasard en avril 2014 dans le grenier d'une maison de la région toulousaine alors que ses propriétaires cherchaient l'origine d'une fuite d'eau. 

    Une controverse artistique

    Le débat met le monde de l'histoire de l'art en émoi. Ainsi, la spécialiste italienne du Caravage, Mina Gregori, confie au "Quotidien de l'Art" qu'il ne s'agit pas d'un original du maître lombard mais que l'oeuvre "présente une qualité indéniable".

    "Aucun tableau du retrouvé n'a jamais donné lieu à un consensus total, il y a toujours des controverses" Eric Turquin

     

    Sur recommandation du musée du Louvre, "Judith et Holopherne" a été classé le 25 mars 2016 "Trésor national" par la ministre de la Culture, Audrey Azoulay. En conséquence, l'oeuvre est interdite d'exportation pendant 30 mois, période pendant laquelle un propriétaire français pourrait se porter acquéreur. La toile est estimée à 120 millions d'euros.

    S'il est établi que le tableau a été peint par Le Caravage, il s'agira, selon l'expert parisien Eric Turquin, de "la toile la plus importante, et de loin, révélée ces 20 dernières années, d'un des génies de la peinture universelle."

    M. H.

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  • L’écrivain américain Jim Harrison, peintre de l’Amérique rurale, est mort

    Le Monde.fr | 27.03.2016 à 17h58 • Mis à jour le 27.03.2016 à 21h52 | Par Macha Séry

    Jim Harrison, le 27 septembre 2002, à La Défense, à l’occasion d’une séance de dédicaces.

    On le surnommait « Big Jim ». On le qualifiait de « Gargantua yankee ». C’est que l’auteur américain se doublait d’un épicurien. Jim Harrison s’est éteint à l’âge de 78 ans, samedi 26 mars, à la suite d’une crise cardiaque qui l’a fauché chez lui dans l’Arizona, laissant derrière lui une œuvre considérable : quatorze romans et dix recueils de poésie. Il gardait au-dessus de son bureau un petit morceau de papier où était écrite une phrase que lui avait aboyée un patron de studio hollywoodien : « Tu n’es rien qu’un écrivain ». Ce cyclope était de la race des géants, des grands romanciers américains qui inspirent à leurs lecteurs un culte fervent.

    Jim Harrison naît le 11 décembre 1937 à Grayling, dans le Michigan, Etat boisé auquel il restera fidèle, y possédant par la suite un chalet isolé. Ses grands-parents sont fermiers. Jim Harrison grandit au sein d’une famille nombreuse et aimante. D’abord ouvrier agricole puis agronome-conseil, son père l’initie à la pêche et lui enseigne le nom des plantes. Pour ses 7 ans, Jim reçoit un manuel de survie où deux jeunes Blancs apprennent à vivre dans la forêt pendant un mois, tels des Indiens. Il s’identifie à eux : ce Two Little Savages, de Thomas Seton le marque profondément, concentrant deux passions que Jim Harrison ne cessera de cultiver : la vie sauvage, à laquelle il sera attaché par les sens et par l’esprit, et les cultures autochtones, pour lesquelles il entretiendra une profonde curiosité. Elle se traduira dans son œuvre par la présence d’une multitude de personnages d’Indiens, de digressions mystiques, de dénonciations des crimes contre l’humanité qu’avaient été, pour lui, les guerres indiennes (1770-1890).

    Fin gourmet, œnologue, mélancolique…

    En marge, titre des mémoires de Jim Harrison (Christian Bourgois, 2003), désigne la place que ce gars du Midwest s’était assigné dès l’adolescence, par détestation de la middle class, et la place qu’il occupa ensuite dans le milieu littéraire. Depuis un accident survenu à l’âge de 7 ans, Jim était borgne. « Quand vous êtes très jeune, une infirmité comme celle-là vous isole. Vous vous sentez très particulier. C’est pourquoi je suis parti dans les forêts, près des lacs et des rivières, loin des gens. Et que je suis devenu artiste. » Un autre drame le frappe à l’orée de l’âge adulte : son père et sa sœur Judith, dont il est très proche, périssent lors d’un accident de la route. « C’est à ce moment-là que j’ai pensé : si une telle chose peut arriver, si les gens qu’on aime le plus meurent comme ça, alors tu peux faire ce que tu veux de ta vie. » Trois ans plus tôt, Jim Harrison, alors âgé de 16 ans, avait confié sa vocation littéraire à son père : « il est aussitôt sorti m’acheter une machine à écrire d’occasion qu’il a payée vingt dollars, plutôt que de m’assener le trop classique sermon paternel sur la recherche d’un métier plus rentable, la honte et le malheur qui s’attacheraient inévitablement à la vie d’artiste. »

     

    Jim Harrison en 2008.

    Ses personnages sont à son image : fins gourmets, œnologues, et de plus en plus mélancoliques au fil des ans. Sunderson, le héros sexagénaire de Grand Maître et de Péchés capitaux (Flammarion, 2012 et 2015), en cela pareil à ses homologues de Légendes d’automne et de Sorcier, (Robert Laffont, 2000 et 1983) a la descente facile : schnaps, whisky, bière, Bloody Mary, vodka, bourgogne grand cru, vin rouge bon marché… Ce sont des lettrés solitaires, ours mal léchés portés sur la nourriture, meurtris par un divorce ou la fin d’une histoire d’amour, aimant lever le coude et trousser des femmes. Ils prennent la route pour fuir leurs démons, chasser, pêcher, bivouaquer, réfléchir à l’Histoire, parfois résoudre un crime. La mort approche, mais cette imminence permet de se réinventer, loin des conventions sociales et de la comédie humaine. Ils errent en quête d’eux-mêmes, rongés par les regrets, ainsi qu’en témoigne Une odyssée américaine (Flammarion, 2009). Ils se livrent à l’introspection et nouent des liens organiques avec la nature. 

    Cette veine-là traverse également la poésie de Jim Harrison, par laquelle commence son aventure littéraire, au milieu des années 1960, avec plusieurs recueils imitant une forme arabe, perfectionnée par les Perses : le ghazal. Le monde sauvage coule en eux. Les sens sont éveillés, les énergies, primitives, les émotions, d’ordre physique. Par la poésie, Jim Harrison s’abandonne à communier, mieux, à fusionner, avec la nature. Devant un arbre, il écrit, dans Une heure de jour en moins (Flammarion, 2014) : « Je m’assois contre lui et me fonds en lui » Jim Harrison se plaît à confier qu’après avoir mangé de l’ours, il se voit en rêve dans la peau de l’animal. 

    Dégoût pour la grande ville

    Quoique distingués par plusieurs prix, ses premiers recueils ne lui permettent pas de vivre de sa plume. Mais ils contribuent à l’attribution d’un poste d’assistant en littérature à l’université d’Etat de New York. Faute de s’y complaire, il abandonne l’enseignement au bout de deux ans – « la métaphore la plus appropriée me semblait de la vie dans un zoo » – et retourne vivre dans le Michigan avec son épouse, Linda, et la première de leurs deux filles, Jamie, aujourd’hui auteure de romans policiers. Ce dégoût pour la grande ville et le milieu académique s’exprimera dans nombre de ses récits, depuis la nouvelle « Dolorosa beige », de Julip (Christian Bourgois, 1995), où un professeur d’université se retire dans un ranch, jusqu’à Nageur dans la rivière (Flammarion, 2014), où un historien d’art revient habiter la bourgade de son enfance. Jim Harrison enchaîne alors les petits boulots dans le bâtiment, tout en collaborant à plusieurs journaux, dont Sports Illustrated. Cousinant avec des récits de festins pantagruéliques, ses reportages sur la pêche au tarpon en Floride ou la chasse à courre en Normandie sont rassemblés dans le recueil Entre chien et loup (1994).

    Immobilisé pendant un mois, à la suite d’une chute en montagne, il se lance dans le roman. Wolf, sous-titré Mémoires fictifs, paraît en 1971 (Robert Laffont, 1991). Il s’agit de l’histoire transposée de sa jeunesse, « un garçon au cœur brisé, grimpé sur le toit d’une grange et hurlant sa peine ». La critique salue l’ouvrage, mais Jim Harrison attendra encore un septennat pour connaître le succès. Il éclate avec Légendes d’automne, recueil de trois nouvelles dont l’une sera portée à l’écran en 1994 par Edward Zwyck. David Lean et John Huston, dont les projets échoueront, acquièrent chacun les droits d’une novella. Voilà Jim Harrison riche d’un million de dollars, après n’en avoir gagné que 12 000 par an pendant une décennie. Il flambe tout en alcool et cocaïne.

    L’Amérique, « un Disneyland fasciste »

    L’homme goûtait les excès, mais il revenait toujours aux piliers de sa vie, la littérature, la vie sauvage. Dans sa maison près de Missoula (Montana), où il s’était installé après avoir quitté le Michigan, Jim Harrison possédait des peaux de serpent, des crânes de coyote ainsi que des photos de Rimbaud, de René Char et du chef indien Sitting Bull. Il était parti sur les traces du poète russe Essenine en Russie et de Rimbaud en Afrique, avait pris la route 66 jusqu’à San Francisco…

     

    En février 2008 à Paris.

    Être à l’extérieur apaisait ses angoisses. « Les grands espaces me permettent d’échapper à ma claustrophobie », disait-il. Démocrate de gauche, portraitiste de l’Amérique rurale, cette grande gueule reprochait à son pays d’être oublieux de sa propre histoire, de s’être bâti dans le sang par le massacre des Indiens, de s’être fourvoyé au Vietnam, de n’être obsédé que par l’argent. Son pays, disait-il, était un « Disneyland propret et joli, sans excès, politiquement correct, où l’on ne boit pas, ne fume pas. Un Disneyland fasciste ». Il était tombé amoureux de la France, d’abord pour sa littérature, puis pour sa gastronomie. Jim Harrison estimait que rien ne valait un bon déjeuner « pour lutter efficacement contre la mort » et que le vin lui avait sauvé la vie, lorsque le sentiment du délitement de l’existence l’oppressait. « L’acte physique élémentaire consistant à ouvrir une bouteille de vin a apporté davantage de bonheur à l’humanité que tous les gouvernements dans l’histoire de la planète », lit-on dans Aventures d’un gourmand vagabond (Christian Bourgois, 2002). C’est pour pouvoir continuer à déguster du vin qu’il a arrêté, par souci de tempérance, de boire du whisky.

    Jim Harrison fut longtemps boudé par la critique et la bête noire des féministes qui le considéraient comme un macho dans la lignée de Hemingway – romancier que, par ailleurs, il goûtait peu. Or non. Ses femmes sont juste délurées et ses héros, un brin lubriques. Autre malentendu : pour son traducteur français, Brice Matthieussent, qui lui a consacré un abécédaire, Jim Harrison de A à X (Christian Bourgois, 2007), on a tort de le réduire aux grands espaces. « C’est oublier tous ses romans et ses nouvelles intimistes où l’on ne quitte jamais telle bourgade ensuquée au fin fond du Michigan et tous ces personnages qui ruminent dans leur tanière. C’est oublier le désir de vagabondage non plus physique mais mental, le désir d’assoupissement, de repli sur soi dans un tout petit espace, un confinement qui caractérise souvent le héros harrisonien ». C’est oublier le peintre des huis clos, des détresses à fleur d’âme et de la nostalgie du bonheur enfui.

    Ami des écrivains Richard Brautigan et Raymond Carver, ainsi que de l’acteur Jack Nicholson, qui fut son mécène pendant de longues années, Jim Harrison se targuait de posséder un nom indien signifiant : « Quelqu’un qui va dans le noir pendant un long chemin et dont on espère qu’il reviendra. »

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  • VIDÉO -  Lien

    Bruce Springsteen rend hommage à David Bowie en plein concert

    Le chanteur a repris "Rebel Rebel", chanté par Bowie dès 1974, aux côtés du groupe de rock américain E Street.

    Bruce Springsteen: David Bowie Tribute (Pittsburgh) Crédit Image : Capture d'écran Youtube
     
     

    "You've got your mother in a whirl, she's not sure if you're a boy or a girl, hey babe, your hair's alright, hey babe, let's go out tonight". Samedi 16 janvier, les paroles de Rebel Rebel ont envahi la première date de la tournée de Bruce Springsteen, "The River tour". Le titre n'appartient pas au répertoire du "Boss" mais bien à David Bowie. Entre deux de ses titres, le chanteur a rendu hommage à son ami, décédé dimanche 10 janvier des suites d'un cancer.

    Sur scène, Bruce Springsteen a introduit le titre Rebel Rebel par un remerciement adressé à David Bowie pour le soutien infaillible qu'il lui a apporté "depuis le départ". Les deux hommes aimaient travailler ensemble leurs morceaux. Le "Thin White Duke" avait fait appel à lui au milieu des années 1970 lors de l'enregistrement de son album Young Americans. Il avait également repris des chansons de Bruce Springsteen.

    Bowie & Springsteen | the cosmic twins - GROWIN' UP

    Bruce Springsteen a programmé 24 dates en Amérique du Nord, à l'occasion de la réédition de son album The River, publié il y a 36 ans. Le site web du chanteur annonce que chaque date de la tournée comportera une interprétation complète de l'album ainsi que les morceaux favoris de Springsteen et quelques ajouts "non-Springsteen", stipule mystérieusement son site.

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  •  RFMNews   Lien

    Santana: la formation originale de retour avec un nouvel album Santana:

    la formation originale de retour avec un nouvel album

    Créé le 10 mars 2016 à 13h07

    Le groupe mythique emmené par Carlos Santana fera son grand retour le 15 avril avec un nouvel album intitulé «Santana IV». Le groupe Santana est de retour.

    45 ans après la publication de Santana III, la formation originale du groupe Santana sera de retour le 15 avril prochain avec un nouvel album sobrement intitulé Santana IV. Outre Carlos Santana, il sera possible de retrouver Greg Rollie, Neal Schon, Michael Carabello et Michael Shrieve.

    L’idée de cette reformation a germé il y a plusieurs années lorsque Schon a proposé à Carlos Santana d’enregistrer avec lui. La réalisation de l’album a pris deux ans. On retrouve ainsi l’énergie originale du groupe tout au long des 16 morceaux inédits qui composent l’album. Des rythmes Cha-cha/latino jazz d’Anywhere You want to go, aux solos de guitares blues-psychédéliques endiablés d’All aboard, en passant par les percussions effrénées de Freedom in your mind, Santana IV porte définitivement les marques de fabrique historiques du quintet.

    Le premier single, Anywhere to go, est déjà disponible et devrait bouleverser le panthéon des classiques de Santana.

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  • Andreï Makine élu à l’Académie française

    Le Monde.fr avec AFP | 03.03.2016 à 16h33 • Mis à jour le 03.03.2016 à 16h55   Lien

     

    L'écrivain Andreï Makine pose sur le plateau de l'émission "Vol de Nuit" de TF1, à la Maison de la radio à Paris, en février 2003.

    Andreï Makine devient immortel. L’écrivain d’origine russe, naturalisé français en 1996, a été élu à l’Académie française jeudi 3 mars par 15 voix, dès le premier tour. Il succède à Assia Djebar, décédée en 2015, au fauteuil n° 5.

    Il y a eu 3 bulletins blancs et six bulletins marqués d’une croix, signe d’une opposition. Deux voix sont allées sur le nom d’Arnaud-Aaron Upinsky, un écrivain proche des milieux catholiques traditionalistes.

     

    Quatre romans sous pseudonyme

    Né en Sibérie en 1957, Andreï Makine a publié en 1990 son premier roman, « La fille d’un héros de l’Union soviétique », avant d’obtenir la reconnaissance du public et de la critique en 1995 avec son quatrième roman, « Le Testament français », qui a réussi l’exploit d’être couronné à la fois par le prix Goncourt, le prix Goncourt des lycéens et le prix Médicis.

    Auteur de seize livres sous son nom, il a également écrit quatre romans sous le pseudonyme de Gabriel Osmonde. Grande médaille de la Francophonie en 2000, il a reçu en 2005 le prix de la Fondation Prince Pierre de Monaco pour l’ensemble de son oeuvre et, en 2014, le prix Mondial de la Fondation Simone et Cino del Duca-Institut de France. Ces deux dernières récompenses sont souvent considérées comme des sésames pour entrer sous la Coupole.

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  • Oscars : pleins feux sur « Spotlight »

    et Leonardo DiCaprio

    LE MONDE | 29.02.2016 à 10h31 • Mis à jour le 29.02.2016 à 10h55 | Par Isabelle Regnier

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    Leonardo DiCaprio et Alejandro Gonzalez Iñárritu avec leurs Oscars lors de la 88e cérémonie à Los Angeles, le 28 février 2016.

    A 41 ans, Leonardo DiCaprio a donc remporté son premier Oscar. A l’issue d’une longue soirée, le suspense qui tenait les médias et les réseaux sociaux en haleine depuis des semaines s’est enfin dénoué dimanche 28 février au Dolby Theatre de Los Angeles. La performance titanesque de l’acteur dans The Revenant, un trappeur revenu d’entre les morts après avoir été littéralement démoli par un ours, traversant les montagnes enneigées d’Amérique du Nord terrassé de douleur, de froid et de faim, ivre de colère et de vengeance, a été récompensée comme il l’espérait.

    Jusqu’au bout, DiCaprio aura tenu son rôle de vedette de la soirée, profitant de la tribune qui lui était offerte pour livrer, à une vitesse-éclair, un discours sur le réchauffement climatique et l’urgence qu’il y a aujourd’hui à « cesser de procrastiner » pour se mettre à « travailler collectivement ». « Nous devons soutenir les leaders dans le monde qui ne parlent pas pour les gros pollueurs et les grandes multinationales, mais qui parlent pour toute l’humanité, pour les indigènes du monde, pour les milliards de défavorisés qui seront les plus affectés par le changement climatique, pour les enfants de nos enfants, et pour ceux dont les voix ont été noyées par les politiques mercantiles. »

    Lire la critique :   « The Revenant », transe avec les ours

     

    Quelques minutes plus tôt, l’auteur du film, Alejandro Gonzalez Iñarritu, était sur scène pour recevoir l’Oscar du meilleur réalisateur. Si The Revenant faisait partie des favoris de la compétition (il a aussi reçu, pour le travail d’Emmanuel Lubezki, le Prix de la meilleure photographie), cette récompense faisait entrer le réalisateur mexicain dans l’histoire. Un an après Birdman, Iñarritu est devenu le troisième cinéaste, après John Ford et Joseph L. Mankiewicz, à remporter cette distinction deux années de suite.

    Lire le portrait :   Alejandro Gonzalez Iñárritu, cinéaste exalté

    Chris Rock, vedette de la soirée

    Pour la grande surprise, il aura fallu attendre les dernières secondes de la soirée, et la consécration de Spotlight, de Tom McCarthy, comme meilleur film de l’année. Porté par une brochette d’acteurs dont la modestie apparaît comme le parfait contrepoint à la performance hors normes de DiCaprio, ce film-enquête dont la sobriété assèche parfois le propos retrace le travail des journalistes du Boston Globe qui a conduit, au début des années 2000, à la révélation d’une série de crimes pédophiles au sein de l’Eglise catholique. Outre cette consécration suprême, le film a été récompensé par le Prix du meilleur scénario original.

    Lire la critique :   « Spotlight » ou les super-pouvoirs du quatrième pouvoir

    L’autre grande vedette de la soirée fut, indéniablement, le comédien noir Chris Rock. Au maître de cette 88e cérémonie des Oscars, il revenait la tâche délicate de mettre en scène, sans gâter la fête, la polémique qui a violemment agité le milieu du cinéma ces dernières semaines sur le racisme d’Hollywood, et sa conséquence directe, l’absence d’artistes et de techniciens noirs parmi les nommés. Le comédien s’en est sorti avec classe, appuyant là où ça fait mal, tout en réussissant à retomber toujours du côté du rire, et ce dès son entrée en matière : « Eh bien, je suis ici aux Oscars, également connus pour être les trophées du choix du peuple blanc. » Si cette polémique n’est pas née plus tôt, a-t-il estimé, « c’est que pendant longtemps on avait de vrais trucs contre lesquels se battre. On était trop occupé à être violé et lynché pour se préoccuper de qui était le meilleur directeur de la photographie. Quand votre grand-mère pend au bout d’un arbre, c’est difficile de s’intéresser au meilleur court-métrage documentaire… »

    Lire le récit :   L’Académie des Oscars promet d’inclure plus de Noirs et de femmes d’ici à 2020

     

    Chris Rock en maître de cérémonie à Los Angeles, le 28 février 2016.

    Comme le veut la tradition, son discours d’introduction était émaillé de piques à différentes personnalités du cinéma, à commencer par Will Smith (« C’est vrai, c’est pas juste que Will n’ait pas été invité. Mais ce n’est pas juste non plus qu’il ait été payé 20 millions pour Wild Wild West ! »), et son épouse (« Jada qui boycotte les Oscars, c’est comme moi qui boycotterais la culotte de Rihanna. Je n’ai pas été invité ! »). Ce qui n’a pas empêché Chris Rock d’évoquer devant la belle assemblée, et d’être chaleureusement applaudi pour l’avoir fait, le scandale des crimes racistes impunis de la police américaine : « Cette année, dans l’hommage aux disparus, il n’y aura que des Noirs qui ont été tués par les flics en allant au cinéma. »

    Six prix pour « Mad Max »

    Parmi les autres vainqueurs de la soirée, il faut citer Mad Max: Fury Road. Nommé dans les catégories « meilleur film » et « meilleur réalisateur », le road-movie déchaîné de George Miller a dû se contenter de prix techniques, mais la moisson fut quand même belle : six Oscars, pas moins, pour le meilleur montage, les meilleurs costumes, la meilleure direction artistique, les meilleurs maquillage et coiffure, le meilleur montage son et le meilleur mixage. L’Oscar de la meilleure actrice est allé à Brie Larson, jeune actrice de 26 ans, pour son rôle dans Room, de Lenny Abrahamson (sortie française le 9 mars). Ce qui laisse notamment sur le carreau Charlotte Rampling, nommée pour sa performance très remarquée dans 45 ans, de Andrew Haigh, et dont il est permis de penser qu’elle paye peut-être sa récente saillie sur le racisme antiblanc.

    Lire la critique :   « Mad Max: Fury Road », quand George Miller rallume le moteur

    A 87 ans, Ennio Morricone, quant à lui, a gagné le premier Oscar de sa carrière pour la partition des 8 Salopards, de Quentin Tarantino. Vice Versa, de Pete Docter, a été couronné meilleur film d’animation de l’année, et Amy, le biopic d’Amy Winehouse signé Asif Kapadia, meilleur documentaire. Le prix de la meilleure chanson a été décerné à Writing’s on the Wall, de Sam Smith et Jimmy Napes, pour 007 Spectre, de Sam Mendes, et celui du meilleur scénario d’adaptation à The Big Short, d’Adam McKay, pour lequel on espérait un plus glorieux résultat. Enfin, Le Fils de Saul, du Hongrois László Nemes, a reçu l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, coiffant au poteau Mustang, de Deniz Gamze Ergüven, qui concourrait pour la France.

    Lire la critique :   « Le Fils de Saul », une fiction insensée au cœur de la Shoah




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  • Mort d’Umberto Eco : « Son regard

    sur le monde nous manquera »

    Le Monde.fr | 20.02.2016 à 09h44 • Mis à jour le 20.02.2016 à 09h45   Lien

    Umberto Eco le 23 février 2011.

    Personnalités de la politique et de la culture du monde entier ont rendu hommage, samedi 20 février, à Umberto Eco, mort vendredi soir à l’âge de 84 ans

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    Pour le président du Conseil italien, Matteo Renzi, l’écrivain était « un exemple extraordinaire d’intellectualisme européen, associant une intelligence unique du passé à une capacité inépuisable d’anticiper l’avenir ».

    En France, la ministre de la culture et de la communication, Audrey Azoulay, a déclaré dans un communiqué « avoir appris avec une grande émotion le décès d’Umberto Eco » et a salué « un créateur génial dont l’œuvre a traversé les frontières du monde des lettres et des idées ».

    Le président du Parlement européen, Martin Schulz a lui regretté la mort d’un « immense intellectuel » qui « laisse derrière lui une culture, des idées, des romans et des enseignements éternels ».

    « Son regard sur le monde nous manquera »

    « Le monde perd un des hommes les plus importants de sa culture contemporaine », a observé pour sa part le quotidien italien La Repubblica sur son site qui ajoute « Son regard sur le monde nous manquera ». Le Corriere della Sera rend, lui, hommage à « l’écrivain qui a changé la culture italienne ». Une culture « en deuil », à la une du site de La Stampa.

    Pour Bernard Pivot, figure médiatique du monde des lettres français, un seul mot chez Umberto Eco « faisait aussitôt lever dans son esprit deux souvenirs, trois histoires et quatre réflexions ».

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