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    L’héroïsme des lanceurs d’alerte

    LUXLEAKS

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    CA_Pierre-Trudel
    Pierre Trudel
    Dimanche, 1 mai 2016 10:21MISE à JOUR Dimanche, 1 mai 2016 10:3

     

    Sans ces personnes qui prennent des risques afin de révéler au grand jour des faits contestables, le public serait tenu dans l’ignorance de bien des choses.  Les sonneurs d’alertes sont un mal nécessaire. Mais jusqu'ou doivent-ils être protégés?

    L’affaire se passe au Luxembourg, pays européen souvent désigné comme un « paradis fiscal » en raison de ses lois très favorables aux entreprises qui décident d’y « localiser » leurs activités lucratives.  Mais elle pourrait tout aussi bien se passer chez nous.

    Le journal Le Monde, à l'instar d'autres grands médias, rapporte qu'un ancien vérificateur comptable, Antoine Deltour  est accusé d’avoir fourni a un journaliste de « Cash Investigation » des informations confidentielles sur les échanges entre les autorités fiscales du Luxembourg et des entreprises.

    Témoin de pratiques qui lui semblaient douteuses, il aurait pris sur lui de s’emparer de documents et de les mettre à la disposition de journalistes. 

    Les documents concernés sont des décisions rendues par les autorités fiscales. Selon le témoignage rendu devant le tribunal par l’accusé, les documents supposés émaner de l’administration fiscale étaient entièrement préparés par la firme comptable, et soumis pour simple approbation à un fonctionnaire, qui les tamponnait et les lui retournait à peine quelques heures plus tard.   

    Il s’agissait de documents, comportant chacun plusieurs centaines de pages qui semblaient approuvés dans un délai trop bref pour qu’il soit possible qu’ils aient fait l’objet d’une analyse rigoureuse.

    L’ancien vérificateur doit maintenant se défendre d’accusations importantes, d’avoir contrevenu aux lois qui garantissent la confidentialité de pareilles informations.

    Il y a ici une illustration des risques très considérables que doivent courir ceux que l’on désigne comme étant des « lanceurs d’alerte ».  Ceux qui portent au grand jour ce qui est farouchement tenu hors de la vue du public.

    Témoins souvent privilégiés de procédés qui peuvent leur sembler contestable, ils s’exposent à de lourdes poursuites.  Ils sont forcément placés dans la difficile position de devoir convaincre les juges que leurs actions visaient à dénoncer des faits illégaux ou immoraux.

    Si les faits dénoncés étaient illégaux, ils peuvent possiblement avoir plus de chances d’avoir la bienveillance du tribunal.  Mais si leurs dénonciations portent sur des situations qui sont immorales mais ne sont pas contraires aux lois applicables dans le pays concerné,  ils s’exposent à se voir reprocher une violation du secret des affaires.

    Dans certains cas, ils peuvent devoir faire face à des poursuites criminelles.

    Face à ces risques très élevés que courent les « lanceurs d’alerte », des voix s’élèvent afin qu’ils bénéficient d’une meilleure protection. 

    On réclame  que les lois protègent mieux ces personnes qui permettent souvent de faire connaître des faits très graves qui auraient autrement été tenus cachés.

    Mettre en place des lois qui sauront protéger les lanceurs d’alerte lorsqu’ils permettent la révélation de faits contraires à la loi peut apparaître relativement facile.  Plusieurs trouveront que les comportements contraires aux lois doivent être dénoncés.

    Toutefois, les choses se compliquent lorsqu’on les révélations concernent des comportements conformes aux lois mais contestables au plan de la morale. Est-ce que de telles révélations devraient aussi bénéficier d’une protection ?

    Est-ce que les lanceurs d’alerte devraient être protégés même lorsque leurs révélations ne portent pas sur des gestes illégaux mais qui sont uniquement contestables au plan de la morale ?

    Car on n’échappe pas à la difficulté de déterminer qui va décider si une révélation est moralement souhaitable ou si le secret aurait dû être préservé.

    Comme ce qui est conforme à la morale peut varier au fil des valeurs des uns et des autres, il devient difficile de tracer la ligne entre les violations de secrets qui doivent être protégées et celles qui doivent être punies.

    Voilà pourquoi il est nécessaire d’assurer la protection de ceux et celles qui prennent des risques afin de révéler des informations qui sont importantes pour la vie publique.  Au minimum, il est essentiel que la loi limite la possibilité d’entreprendre des poursuites contre ceux qui, même s’ils se trompent, avaient l’intention de servir la collectivité.

    Sur ce sujet : Le scandale #LuxLeaks, entretien avec Arnaud Decroix, émission Les samedis du monde, Radio Canada Première, samedi 30 avril 2016.

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  • La préfecture de police de Paris durcit les conditions de la Nuit debout place de la République

    par Rédaction de France Info lundi 2 mai 2016 15:51

    La préfecture de police de Paris annonce ce lundi "limiter davantage" les activités pendant le rassemblement Nuit Debout, au lendemain d'incidents place de la République.

    "De nouveaux incidents ayant émaillé hier soir le mouvement de 'La Nuit debout' qui se tenait sur la place de la République, la Préfecture de Police a pris ce jour un arrêté limitant la durée des activités liées à ce rassemblement" annonce la préfecture dans un communiqué.

     

    Les "activités liées ou générées par le rassemblement (…) notamment la diffusion de musiques et de bruits par tous les moyens sonores" ainsi que "les cortèges constitués à partir de la place de la République" sont interdits dans la nuit de lundi à mardi entre 22h et 7h du matin.

    La préfecture interdit également la détention et le transport d'armes, ainsi que la consommation d'alcool dans le périmètre de la place de la République.

    "A l'issue du concert, 2.000 personnes sont restées sur la place, et 300 à 400 d'entre elles ont descellé des pavés, ainsi que des plaques en fonte, qui ont été jetés sur les forces de l'ordre et sur la vitrine d'un magasin", a décrit dimanche soir la préfecture de police de Paris dans un communiqué.

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  • L’extrême droite en tête au premier tour de l’élection présidentielle en Autriche

    LE MONDE | 24.04.2016 à 17h50 • Mis à jour le 24.04.2016 à 18h33 Lien

    Le candidat à la présidence Norbert Hofer, lors d'un rassemblement à Vienne, le 22 avril.

    L’extrême droite est arrivée en tête du premier tour de l’élection présidentielle, dimanche 24 avril, en Autriche, selon des projections reposant sur des résultats partiels (un peu plus de la moitié des bureaux de vote) et des sondages à la sortie des bureaux de vote.

    Le candidat du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ), Norbert Hofer, remporterait 35,5 % des voix, réalisant le meilleur résultat de cette formation d’extrême droite depuis la seconde guerre mondiale à une élection nationale.

    L’écologiste, Alexander Van der Bellen, et une candidate indépendante, Irmgard Griss, sont au coude-à-coude pour la deuxième place, avec respectivement 21,1 % et 18,8 % des suffrages, selon ces mêmes projections.

    Les candidats social-démocrate, Rudolf Hundstorfer (SPÖ), et conservateur, Andreas Khol (ÖVP), sont éliminés avec respectivement 11 % et 11,2 % des voix. Ces deux partis se partageaient le pouvoir depuis 1945.

    Le résultat définitif de ce premier tour ne sera pas connu avant lundi soir. Le second tour aura lieu le 22 mai.

    « C’est un résultat historique, qui reflète les qualités de Norbert Hofer, mais aussi une profonde insatisfaction vis-à-vis du gouvernement », a souligné le chef du FPÖ, Heinz-Christian Strache, à la télévision publique ORF.

    En Autriche, le rôle du président est avant tout protocolaire. Le chef de l’Etat, élu pour un mandat de six ans renouvelable une fois, ne participe pas à la gestion au quotidien du pays . Il désigne le chancelier. Il peut aussi théoriquement révoquer le gouvernement.

    Campagne dominée par la question du droit d’asile

    Ces résultats étaient attendus : les sondages donnaient Rudolf Hundstorfer et Andreas Khol largement derrière les trois autres candidats dans cette élection qui doit désigner le successeur du président sortant SPÖ, Heinz Fischer.

    Lire aussi :   Autriche : les Verts et l’extrême droite favoris de la présidentielle

    La campagne électorale a été dominée par la question du droit d’asile. Le gouvernement a établi des restrictions drastiques en la matière, l’extrême droite lui reprochant de ne pas en faire assez, et les défenseurs des droits de l’homme trouvant qu’il est allé trop loin.

    L’Autriche a enregistré 90 000 demandes d’asile en 2015. Rapporté à sa population (8,58 millions de personnes), c’est un chiffre qui la place parmi les premiers pays d’accueil en Europe.

    Lire aussi :   L’Autriche veut fermer sa frontière avec l’Italie

    Mais la campagne n’a pas tourné qu’autour des réfugiés. L’usure des partis au pouvoir a aussi largement pesé.



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  • Turquie : une journaliste néerlandaise interpellée pour "insulte" à Erdogan

    Ebru Umar a été arrêtée dans la nuit de samedi à dimanche à son domicile de Kusadasi, une station balnéaire de l'ouest de la Turquie.

    Capture d'écran d'un tweet posté le 24 avril 2016 par la journaliste néerlandaise d'origine turque, Ebru Umar. Elle a été arrêtée la nuit précédente par la police turque pour une "insulte" à l'encontre du président turc.Capture d'écran d'un tweet posté le 24 avril 2016 par la journaliste néerlandaise d'origine turque, Ebru Umar. Elle a été arrêtée la nuit précédente par la police turque pour une "insulte" à l'encontre du président turc. (EBRU UMAR / TWITTER)

    Francetv info avec AFP

    Mis à jour le 24/04/2016 | 17:03, publié le 24/04/2016 | 15:49   Lien

    Le pouvoir turc n'aime décidément pas les journalistes qui osent faire des critiques. "Je ne suis pas libre, nous allons à l'hôpital." C'est ce qu'a écrit sur Twitter une journaliste néerlandaise d'origine turque, Ebru Umar, dans la nuit du samedi 23 avril au dimanche 24 avril. Elle a posté ce message alors qu'elle devait subir un examen médical avant d'être présentée devant des procureurs. La journaliste a été interpellée par la police, peu avant, à son domicile de Kusadasi pour avoir "insulté" le président turc Recep Tayyip Erdogan.

    "Le ministère néerlandais des Affaires étrangères suit l'affaire de près", a indiqué le porte-parole du ministère néerlandais des Affaires étrangères Herman van Gelderen. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a indiqué "avoir pris contact" avec la journaliste. Et d'ajouter : "Notre ambassade est en étroit contact avec elle", confirmant la double nationalité de l'intéressée.

    Chronique très critique

    Ebru Umar avait récemment rédigé une chronique très critique de l'homme fort de Turquie dans le quotidien néerlandais Metro, dont elle avait ensuite tweeté des extraits. Dans cet article, elle citait notamment, à l'appui de ses accusations contre le président turc, un courriel envoyé par le consulat général turc de Rotterdam aux Turcs habitant la région de Rotterdam qui leur demandait de lui signaler toute insulte exprimée sur les réseaux sociaux à l'encontre du chef de l'Etat turc.

    Ce courriel avait provoqué une controverse. Le consulat avait par la suite parlé d'un "malentendu". Le Premier ministre néerlandais s'était dit "étonné" de cette démarche "étrange", demandant des explications à Ankara.

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  • Reporters sans frontières dénonce le recul de la liberté de la presse partout dans le monde

    Le Monde.fr avec AFP | 20.04.2016 à 10h12 • Mis à jour le 20.04.2016 à 15h03    Lien

     

    Reporters sans frontières a publié son classement annuel de la liberté de la presse en 2015.

    Une dégradation de la liberté de la presse dans toutes les régions du monde en 2015, et particulièrement sur le continent américain. Tel est le constat dressé par le classement annuel de Reporters sans frontières, publié mercredi 20 avril. « Tous les indicateurs du classement témoignent d’une dégradation. De nombreuses autorités publiques essaient de reprendre le contrôle de leurs pays, craignant de trop grandes ouvertures du débat public », a commenté Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.

    « Il est malheureusement notable que de très nombreux dirigeants dans le monde développent une forme de paranoïa contre l’exercice légitime du journalisme. Le climat général de peur entraîne une haine croissante du débat et du pluralisme, un verrouillage des médias par des gouvernements en pleine dérive autoritaire et liberticide, l’emprise grandissante d’intérêts particuliers sur l’information dans le secteur privé. »

    Lire aussi :   « Régression brutale » de la liberté de la presse en 2014

    Recul sur le continent américain

    Si la situation s’est dégradée dans toutes les zones géographiques, elle a particulièrement reculé sur le continent américain, notamment en raison d’assassinats de journaliste en Amérique centrale. Ce continent passe ainsi derrière l’Afrique, même si la zone Afrique du Nord–Moyen-Orient reste la région du monde où les journalistes sont « les plus soumis à des contraintes de toutes sortes ».

    En Amérique latine, « la violence institutionnelle, celle du crime organisé, l’impunité, la corruption et la concentration des médias constituent les principaux obstacles à la liberté de la presse », souligne RSF.

    En Amérique du Nord, les Etats-Unis (41e) pâtissent de la cybersurveillance, et le Canada, qui perd 10 places (18e), a vu sa situation se dégrader « pendant la fin du mandat de l’ancien premier ministre Stephen Harper ».

    Dans certains pays en crise, comme l’Irak (158e), la Libye (164e) et le Yémen (170e), « exercer le journalisme relève de la bravoure », souligne encore l’ONG. En bas du classement, comme l’an dernier, la Syrie stagne à la 177e place sur 180, derrière la Chine (176e) et devant le Turkménistan (178e), la Corée du Nord (179e) et l’Erythrée (180e).

    Lire aussi :   Tunisie, Egypte... les lois antiterroristes fragilisent la liberté de la presse

    La Finlande toujours en première place

    En Afrique, le Burundi perd 11 places (156e), ce pays ayant été « le théâtre de violences envers les journalistes après la candidature contestée puis la réélection du président Pierre Nkurunziza ».

    L’ONG salue en revanche l’amélioration de la situation en Tunisie (96e), qui gagne 30 places, preuve, selon Christophe Deloire, qu’« il y a une consolidation des effets positifs de la révolution ».

    Du côté des bons élèves, la Finlande conserve sa première place pour la sixième année d’affilée, suivie des Pays-Bas et de la Norvège. Si l’Europe demeure la zone où les médias sont le plus libres, RSF constate un affaiblissement de son modèle :

    « Détournement du contre-espionnage et de la lutte contre le terrorisme, adoption de lois permettant une surveillance à grande échelle, augmentation des conflits d’intérêts, mainmise de plus en plus grande des autorités sur les médias publics et parfois privés, le continent ne s’illustre pas par une trajectoire positive. »

    En France — le pays perd 7 places et pointe au 45e rang —, RSF déplore qu’« une poignée d’hommes d’affaires ayant des intérêts extérieurs au champ des médias finissent par posséder la grande majorité des médias privés à vocation nationale ».

    Lire aussi :   Loi sur le renseignement : « Aucun garde-fou n'est prévu pour protéger les journalistes » selon RSF

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  • France Télévisions : la motion de défiance contre Michel Field adoptée à une forte majorité

    Le Monde.fr avec AFP | 19.04.2016 à 21h28 • Mis à jour le 19.04.2016 à 21h54

     

    La pression contre Michel Field se précise à France Télévisions. Les rédactions de France 2, France 3 et du site Francetv info ont adopté, mardi 19 avril à une majorité de 65 % des voix, la motion de défiance contre le directeur de l’information, dont ils fustigent les méthodes. M. Field, qui avait exclu de démissionner avant le vote, sort incontestablement fragilisé de cette consultation.

    Lire aussi :   France Télévisions : Michel Field n’a « pas l’intention de démissionner »

    Contactée par l’Agence France-Presse (AFP), la direction de France Télévisions s’est refusée à tout commentaire sur le résultat du vote contre le directeur de l’information nommé par la présidente Delphine Ernotte en décembre.

    Inquiétudes sur le projet de fusion des rédactions

    A la question « Faites-vous confiance à Michel Field pour diriger l’information de France Télévisions ? », 65,14 % des journalistes ont répondu « non », 18,26 % ont répondu « oui » ; et 16,60 % « ne se prononce pas », ont fait savoir les sociétés des journalistes de France 2, France 3 et Francetv info. Le taux de participation a été de 67 %.

    Les sociétés de journalistes (SDJ) avaient décidé d’organiser ce vote pour protester contre « le mépris, la désinvolture et parfois la grossièreté affichés par le directeur de l’info ». Elles dénonçaient également « l’absence de réponses concrètes aux multiples interrogations suscitées par le projet de chaîne d’info publique » ou encore l’épineux dossier de fusion des rédactions de France 2 et France 3, engagé par l’équipe précédente et repris par M. Field.

    Lire aussi :   Comment Delphine Ernotte gère la crise Michel Field

    « Chaque rédaction a son cheval de bataille : France 3 l’arrêt de la fusion, France 2 la défense de ses magazines, et Francetv info le nom de la future chaîne tout-info qui est aussi une offre numérique. Mais nous avons tous en commun la volonté d’offrir au public une offre diversifiée », avait souligné la SDJ de France 3 dans un courriel envoyé lundi aux journalistes de la chaîne.

    « L’arme ultime de nos rédactions »

    « C’est une position nouvelle et forte en commun. Elle justifie que nous restions unis », poursuivait la SDJ, qui n’avait toutefois pas donné de consigne de vote aux journalistes. « On déclenche ce qui est pour quelques journalistes l’arme ultime de nos rédactions », avait expliqué la semaine dernière Manuel Tissier, le président de la SDJ de France 2.

    Les sentiments étaient partagés selon lui entre des journalistes qui pensent qu’une motion est « surdimensionnée » et d’autres qui estiment qu’« on a atteint un point de non-retour ».

    « Il n’y a pas eu de dialogue depuis l’arrivée de Michel Field », regrettait Bastien Hugues, de la SDJ de Francetv info. Le jeune site s’était mis en grève au début du mois, pour la première fois depuis sa création, pour protester contre le nom pressenti pour la future chaîne d’info, « France Info », de crainte qu’il ne nuise à sa marque.

    Lire aussi :   A France Télévisions, Michel Field dans la tourmente

    « J’entends le malaise »

    « Quand il y a une motion de défiance, c’est un singulier rappel à l’ordre (…). On écoute ce que cela veut dire et on y répond », avait réagi M. Field dans un entretien au Parisien ce week-end. « Je n’ai pas l’intention de démissionner », avait-il prévenu, assurant que « quel que soit le résultat du vote, [il] entend[ait] le malaise et les critiques ».

    L’ancien journaliste, nommé en décembre à la tête de l’information, a reconnu certaines erreurs : « Il s’agit de tisser un lien que je n’ai pas su tisser à mon arrivée. J’hérite d’une immensité de dossiers simultanés », s’était-il justifié. En signe d’apaisement, M. Field a également renoncé au projet de confier à un producteur extérieur l’une des émissions politiques de la rentrée.

    Une motion de défiance n’est pas synonyme de départ. En 2012, la rédaction nationale de France 3 en avait voté une contre le patron de l’information d’alors, Thierry Thuillier. La SDJ de France 3 l’accusait de « favoriser systématiquement France 2 concernant la couverture commune des événements politiques et internationaux ». Pour autant, M. Thuillier n’est parti qu’en 2015.

    A Radio France, le président Mathieu Gallet a aussi survécu à une motion de défiance au printemps 2015, votée par les salariés au cours d’une grève historique.

    Lire aussi :   A France Télévisions, les rédactions grondent

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  • France Télévisions : la motion de défiance contre Michel Field adoptée à une forte majorité

    Le Monde.fr avec AFP | 19.04.2016 à 21h28 • Mis à jour le 19.04.2016 à 21h54

     

    La pression contre Michel Field se précise à France Télévisions. Les rédactions de France 2, France 3 et du site Francetv info ont adopté, mardi 19 avril à une majorité de 65 % des voix, la motion de défiance contre le directeur de l’information, dont ils fustigent les méthodes. M. Field, qui avait exclu de démissionner avant le vote, sort incontestablement fragilisé de cette consultation.

    Lire aussi :   France Télévisions : Michel Field n’a « pas l’intention de démissionner »

    Contactée par l’Agence France-Presse (AFP), la direction de France Télévisions s’est refusée à tout commentaire sur le résultat du vote contre le directeur de l’information nommé par la présidente Delphine Ernotte en décembre.

    Inquiétudes sur le projet de fusion des rédactions

    A la question « Faites-vous confiance à Michel Field pour diriger l’information de France Télévisions ? », 65,14 % des journalistes ont répondu « non », 18,26 % ont répondu « oui » ; et 16,60 % « ne se prononce pas », ont fait savoir les sociétés des journalistes de France 2, France 3 et Francetv info. Le taux de participation a été de 67 %.

    Les sociétés de journalistes (SDJ) avaient décidé d’organiser ce vote pour protester contre « le mépris, la désinvolture et parfois la grossièreté affichés par le directeur de l’info ». Elles dénonçaient également « l’absence de réponses concrètes aux multiples interrogations suscitées par le projet de chaîne d’info publique » ou encore l’épineux dossier de fusion des rédactions de France 2 et France 3, engagé par l’équipe précédente et repris par M. Field.

    Lire aussi :   Comment Delphine Ernotte gère la crise Michel Field

    « Chaque rédaction a son cheval de bataille : France 3 l’arrêt de la fusion, France 2 la défense de ses magazines, et Francetv info le nom de la future chaîne tout-info qui est aussi une offre numérique. Mais nous avons tous en commun la volonté d’offrir au public une offre diversifiée », avait souligné la SDJ de France 3 dans un courriel envoyé lundi aux journalistes de la chaîne.

    « L’arme ultime de nos rédactions »

    « C’est une position nouvelle et forte en commun. Elle justifie que nous restions unis », poursuivait la SDJ, qui n’avait toutefois pas donné de consigne de vote aux journalistes. « On déclenche ce qui est pour quelques journalistes l’arme ultime de nos rédactions », avait expliqué la semaine dernière Manuel Tissier, le président de la SDJ de France 2.

    Les sentiments étaient partagés selon lui entre des journalistes qui pensent qu’une motion est « surdimensionnée » et d’autres qui estiment qu’« on a atteint un point de non-retour ».

    « Il n’y a pas eu de dialogue depuis l’arrivée de Michel Field », regrettait Bastien Hugues, de la SDJ de Francetv info. Le jeune site s’était mis en grève au début du mois, pour la première fois depuis sa création, pour protester contre le nom pressenti pour la future chaîne d’info, « France Info », de crainte qu’il ne nuise à sa marque.

    Lire aussi :   A France Télévisions, Michel Field dans la tourmente

    « J’entends le malaise »

    « Quand il y a une motion de défiance, c’est un singulier rappel à l’ordre (…). On écoute ce que cela veut dire et on y répond », avait réagi M. Field dans un entretien au Parisien ce week-end. « Je n’ai pas l’intention de démissionner », avait-il prévenu, assurant que « quel que soit le résultat du vote, [il] entend[ait] le malaise et les critiques ».

    L’ancien journaliste, nommé en décembre à la tête de l’information, a reconnu certaines erreurs : « Il s’agit de tisser un lien que je n’ai pas su tisser à mon arrivée. J’hérite d’une immensité de dossiers simultanés », s’était-il justifié. En signe d’apaisement, M. Field a également renoncé au projet de confier à un producteur extérieur l’une des émissions politiques de la rentrée.

    Une motion de défiance n’est pas synonyme de départ. En 2012, la rédaction nationale de France 3 en avait voté une contre le patron de l’information d’alors, Thierry Thuillier. La SDJ de France 3 l’accusait de « favoriser systématiquement France 2 concernant la couverture commune des événements politiques et internationaux ». Pour autant, M. Thuillier n’est parti qu’en 2015.

    A Radio France, le président Mathieu Gallet a aussi survécu à une motion de défiance au printemps 2015, votée par les salariés au cours d’une grève historique.

    Lire aussi :   A France Télévisions, les rédactions grondent

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  • Manger debout : quand la cuisine s'invite chez les militants de la place de la République

    Manger debout : quand la cuisine s'invite chez les militants de la place de la République
    Cuisine Debout ©ZT

    A Nuit Debout, proposer à tous de se nourrir à un prix libre fait aussi partie de la convergence des luttes.

    Depuis quinze jours, suite à une manifestation contre la loi El Khomri, le mouvement Nuit Debout a investi la place de la République. Anti-capitalistes, anarchistes, étudiants, travailleurs, retraités, personnes qui n’en peuvent simplement plus de la politique actuelle mais aussi badauds et curieux. Chaque soir, ce sont des centaines et des centaines de personnes qui s’installent sur la place pour débattre avec une règle de base : « Pas de récupération politique. »


    Nuit Debout ©ZT

    Avec le mouvement, une dizaine de « commissions » se sont formées : commission convergence des luttes, commission transparence, commission action, commission science, commission climat, etc. Elles se réunissent pour débattre l’après-midi puis proposer leurs idées en A.G. Prennent la parole également : des représentants associatifs, des économistes comme Frédéric Lordon, qui appelle à l’écriture d’une nouvelle constitution sociale, des chercheurs autour du collectif Science Debout, des SDF qui parfois poussent la chansonnette. On peut dire le mouvement éparse, brouillon, qu’il revendique beaucoup sans proposer vraiment, mais, en réalité, cette prise de parole libre et ces débats bouillonnants réjouissent.

    La place de la République a des airs de village autarcique avec ses stands : aide juridique, commission numérique (#hackingdebout) , bibliothèque (#bibliodebout) où l’on peut venir se servir gratuitement en livres, Radio Debout où l’on croise des journalistes de France Inter comme Guillaume Meurice, Télé Debout, et Cuisine Debout. Ne manquent plus que les Histoires à dormir. Ce soir-là, c’est au tour des volontaires des structures de parler, ceux que l’on voit moins car ils sont à l’arrière-plan et s’occupent de la logistique, monter, démonter les tentes, faire à manger… Sur scène arrive Stéphane, la quarantaine, parka sur le dos, prend la parole : « Je prends beaucoup de plaisir à faire à manger, ce qui ne m’était jamais arrivé de ma vie. »

    Mickaël - Nuit Debout ©ZT

    «  Police partout marmite nulle part. »

    Car la lutte se situe aussi dans l’assiette. Depuis le départ, des volontaires s’occupent de tenir une cuisine « à prix libre ». Ce qui selon Mickaël, qui travaille dans l’hôtellerie et s’occupe de la logistique bouffe à Nuit Debout, « fait vraiment chier l’Etat ».

    Il nous parle du Marmite Gate de lundi dernier, jour où des CRS qui voulaient empêcher les volontaires de rejoindre le site ont vidé une marmite de mafé ou de soupe (les avis divergent). « C’était honteux, raconte Mickaël, un journal a même écrit un article 'La Police française gâche de la nourriture' », dit-il en rigolant (Les Inrocks et la Nouvelle Edition de Canal + ont relayé l’information alors que twitter s’est enflammé sous le #marmitegate). La photo, elle, a fait le tour du web, accompagnée de ce slogan savoureux : « Police partout marmite nulle part. »

    « On avait aussi installé un potager sauvage en enlevant les dalles pour y planter des poireaux et un jardin suspendu, mais les mecs de la mairie de Paris sont venus les arracher. On nous a accusés de "dégradations",  je ne comprends pas, une dalle tu l’enlèves et tu la remets », raconte Mickael. « Maintenant certains parlent d’investir la place de la Bastille, d’y déverser du terreau et d’en faire un potager sauvage. »

    La révolution par l’agriculture !

    Cuisine Debout ©ZT

    « C’est hyper important de proposer à manger à prix libre sur cette place, ça permet aux gens de rester ici. »

    Au stand cuisine tout le monde peut venir chercher à manger en payant le prix qu’il veut. Le grand banquet installé sur des tables en bois où les bénévoles servent de 17h à minuit et demi ne désemplit pas. Côté cuisine, les équipes semblent très organisées, le stock est installé au fond, ainsi que les réchauds pour faire cuire le mafé. Sur les tables, parfois prêtées par des restaurants voisins, une quinzaine de personnes découpent, râpent, assemblent, gants en latex aux mains. Une jolie rousse la trentaine, cheveux bouclées, découpe du chou : « On cuisine ce qui reste, là on fait des sandwichs au chou, mais attention du chou citronné, je suis la cousine de Paul Bocuse en fait. Le chou debout ! »

    Sam, 30 ans, barbe fournie, gavroche sur la tête et chaussures de rando aux pieds a rejoint le mouvement depuis le premier jour : « La République était devenue une place célèbre funèbrement après les attentats du 13 novembre et du 7 janvier. C’est bien les « commémorations mais là les Parisiens reviennent sur cette place afin de communier, de s’émanciper, la vie reste plus importante non ? » Il s’occupe de la logistique du pôle restauration : « C’est hyper important de proposer à manger à prix libre sur cette place, ça permet aux gens de rester ici. »


    Sam - Nuit Debout ©ZT

    L’indépendance alimentaire comme une façon de rester libre. Aussi.

    Sam explique la genèse de Cuisine Debout : « On a commencé en faisant des récupérations sur le marché de Belleville. On a aussi fait un appel aux dons ; les gens ont participé généreusement. » Hier, les volontaires du stand cuisine se sont rendus pour la première fois à Rungis pour chercher des invendus qu’ils ont ensuite cuisinés dans les cuisines de Freegaan Pony. Le restaurant, monté par Aladdin Charni, squatteur charismatique, qui a beaucoup fait parler de lui il y a quelques mois en proposant des menus à base de récupération alimentaire cuisinés par des chefs. Ce qu’on appelle le freeganisme, où comment se nourrir gratuitement.

    23h, en cuisine l’action bat toujours son plein. « Est-ce qu’on est pour la taylorisation du travail ? », demande un jeune en rigolant alors qu’il est en train de tartiner des rillettes à la chaîne. « Samedi on va avoir une tonne de poulet à faire cuire », lance un bénévole antillais, la cinquantaine. Julien, est là avec sa compagne, il travaille dans l’Education nationale la journée et vient ici depuis le premier jour du mouvement : « Chacun se positionne là où il pense être le plus utile. » Ses motivations ? « J’étais là au départ, contre la loi du travail, mais comme tous les gens qui sont là, on a des envies qui transcendent la loi du travail, il me faudrait une heure pour vous l’expliquer. » Ce soir, comme les soirs d’avant, il rentrera avec le dernier RER.

    Mickaël, conclut : « Ici toutes les classes sont réunies, on sert aussi à manger aux SDF et aux migrants à qui on apporte des sandwichs. La bouffe, c’est le nerf de la guerre. »


    La prochaine constitution - Nuit Debout ©ZT


    Téle Debout ©ZT

     

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  • Thierry Solère espionné par la DGSE : une enquête préliminaire ouverte

    LE MONDE | 13.04.2016 à 11h00 • Mis à jour le 13.04.2016 à 13h40Lien | Par Matthieu Goar

    Thierry Solère, candidat dissident UMP dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine en campagne en 2012.

    Les révélations du Monde daté 13 avril au sujet de la surveillance exercée par la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) sur Thierry Solère en 2012 ont entraîné une première réponse judiciaire : le procureur François Molins a annoncé mardi que le parquet de Paris ouvrait une enquête préliminaire pour les chefs de «collecte frauduleuse de données à caractère personnel et d’atteinte à l’intimité de la vie privée et recel de ce délit».

    Elles ont aussi suscité des réactions politiques et un début d’affrontement à droite. Claude Guéant, qui était à l’époque des faits ministre de l’intérieur mais aussi adversaire de M. Solère lors de la campagne pour les élections législatives dans les Hauts-de-Seine, s’est défendu, mercredi 13 avril, sur Europe 1. « C’est tout à fait scandaleux. Jamais je n’ai demandé des écoutes sur qui que ce soit. J’ai découvert cette affaire dans le journal Le Monde », a déclaré M. Guéant qui a demandé au ministère de la défense d’enquêter sur ces faits tout en se posant en victime politique : « Cette affaire est une diversion dans un paysage qui, pour la majorité, est particulièrement dégradée. A travers moi, c’est Nicolas Sarkozy qui est attaqué. »

    Un proche de Jean Sarkozy

    En déplacement en Inde, Nicolas Sarkozy a défendu son ancien secrétaire général de l’Elysée. « Vous imaginez le ministre de l’intérieur faire appel à la DGSE alors qu’elle dépend du ministère de la défense ? Et puis Thierry Solère s’exprime six fois par jour à la télé. Si on avait voulu le tracer, ça aurait été simple », a estimé le président du parti Les Républicains, selon France Info. En disant cela, l’ex-chef de l’Etat feint d’ignorer qu’à cette époque – en mars 2012 –, M. Solère n’était qu’un simple conseiller général des Hauts-de-Seine. Inconnu du grand public, il ne faisait pas l’objet d’une couverture médiatique. En off, certains sarkozystes soulignent que Thierry Solère était un proche de Jean Sarkozy, le fils de l’ancien président, et qu’ils n’avaient donc aucun intérêt à le surveiller.

     

    Interrogé lors du « 20 heures » de France 2, mardi 12 avril, M. Solère a, lui, indiqué qu’il allait « probablement » porter plainte contre X avant de se montrer très critique à l’égard des services de renseignement. « Quand je vois la date à laquelle je suis censé avoir été mis sur écoute par la DGSE en mars 2012, je me rappelle que le 19 mars, c’était l’attentat de Mohamed Merah. (…) Je ne peux pas imaginer que nos services pour lesquels j’ai le plus profond respect (…) puissent être utilisés de cette manière », a déploré le député des Hauts-de-Seine, aujourd’hui devenu un personnage-clé de l’opposition puisqu’il dirige le comité d’organisation de la primaire et est un soutien affiché de Bruno Le Maire, candidat à cette élection.

    « Politique des barbouzes »

    Ces révélations ajoutent de la tension à droite alors que les écuries se forment à l’approche de la primaire des 20 et 27 novembre. La plupart des rivaux de M. Sarkozy ont pour le moment préféré garder le silence, à l’image de François Fillon interrogé en marge d’une visite d’un espace consacré aux associations œuvrant pour l’entrepreneuriat à Paris : « Pas de réaction à une information que je découvre », a commenté l’ancien premier ministre de M. Sarkozy. En précampagne, les ténors LR préfèrent rester prudents par peur de rendre explosive la compétition politique acharnée. Seule Nathalie Kosciusko-Morizet a fait ce commentaire : « On croyait que la politique des barbouzes c’était fini, et là on a envie que ce soit vraiment fini », a lâché sur France Info l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy.

    Interrogé lors d’un point de presse à l’issue d’une visite au Parlement européen, Manuel Valls a souligné que « le renseignement (…) doit être utilisé (…) pour lutter contre le terrorisme, la criminalité organisée, l’espionnage économique et sortir de ces objectifs-là, évidemment, est insupportable ». Les attaques d’une partie de la gauche ont visé plus directement Nicolas Sarkozy. « L’espionnage de Thierry Solère révélé par Le Monde : une preuve de plus du dévoiement des services de sécurité sous Sarkozy », a écrit sur son compte Twitter Sandrine Mazetier, députée PS de Paris.

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