• 27 chevaux sauvés par 30 millions d’amis

    Le 25 octobre dans le Gard, l’association 30 millions d’amis a découvert un élevage de chevaux en état de dénutrition sévère. Récit d’un sauvetage.

    Rédigé par Maylis Choné, le 27 oct 2016, à 10 h 15 min    LIEN
     
    27 chevaux sauvés par 30 millions d'amis

    C’est à Générac dans le Gard que l’association 30 millions d’amis a sauvé 27 équidés dont huit poulains et

                    un âne d’une mort certaine.

    30 millions d’amis découvre des animaux dénutris

    Dans le même centre, gisaient les cadavres de deux chevaux et d’un poulain déjà morts de faim. Les plus chanceux étaient en état de « cachexie ». En d’autres termes, tout leur organisme était extrêmement affaibli à cause d’une profonde dénutrition. On a du mal à croire qu’une telle situation puisse se produire, mais les faits sont bel et bien réels.

    Les animaux seront soignés puis placés

    VIDEO

    C’est à la suite d’une inspection sanitaire de la DDPP, (Direction Départementale de la Protection des Populations) que l’alarme a été tirée. L’état de maigreur de animaux a alerté les agents, et ils ont contacté l’association 30 millions d’amis.

    Après avoir été nourris en urgence, certains animaux ont été placés dans une structure spécifique pour équidés maltraités (Chem) dans le Cher afin d’y être soignés, d’autres, trop faibles pour voyager, ont été pris en charge par la fondation Brigitte Bardot. Le but est de les remettre sur « pieds » pour ensuite les confier à des centres qui prendront soin d’eux.

    L’association s’inquiète car  ces situations de maltraitance envers les animaux sont de plus en plus fréquentes. Elle s’est constituée partie civile, a lancé une procédure judiciaire et poursuit le propriétaire pour « abandon ».

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    Le 21 septembre dernier, la Cour de justice de l'Union Européenne a pris un arrêté historique contre les produits cosmétiques dont les ingrédients ont fait l'objet d'expérimentations animales. Une décision prise après que la Cour ait été saisie par une juridiction britannique demandant les risques encourus par trois sociétés. Grâce à l'aide d'un expert du droit de l'UE proche du dossier, on vous explique ce que cet arrêté va changer ou non.

    Que dit l'arrêté ?

    Partons de ce postulat de départ : pour pouvoir commercialiser les produits cosmétiques en Chine, la loi du pays oblige les producteurs à tester les produits sur les animaux avant de les mettre sur le marché. Des entreprises européennes se sont conformées à cette loi chinoise et ont donc fait des expérimentations sur les animaux avant de commercialiser leur marchandise dans ce pays. Or désormais, la mise sur le marché de l'UE peut être interdite lorsque les marques utilisent les résultats des expérimentations animales pour prouver la sécurité du produit. Les fabricants doivent faire d'autres tests autorisés pour la démontrer.

    Pourquoi cet arrêté est ambigu ?

    L'enjeu était de savoir si l'on pouvait mettre sur le marché européen des produits ayant fait l'objet d'expérimentations animales en dehors du territoire de l'UE. La réponse est oui, si le fabriquant ne se base pas sur les résultats de ces expérimentations animales pour prouver la sécurité du produit.

    S'il arrive à la prouver par d'autres tests, d'autres moyens, à ce moment-là le produit peut être vendu sur le territoire européen, même s'il a fait l'objet d'expérimentations animales à l'étranger. "On ne peut pas promettre au consommateur qu'il ne va plus jamais acheter un produit cosmétique qui n'a pas fait l'objet d'expérimentations animales", nous explique notre expert.

    Les marques peuvent-elles toujours contourner cet arrêté ?

    Bien sûr, car il suffit de prouver la sécurité du produit par tout autre moyen que l'expérimentation animale. Il suffit de regarder le règlement du 30 novembre 2009 relatif aux produits cosmétiques. Il est bien écrit que l'expérimentation animale est interdite, mais que la sécurité du produit peut être prouvée par d'autres moyens.

    Par exemple, L'Oréal est obligé de faire des expérimentations animales pour investir le marché chinois. Rien ne l'empêche de tester par d'autres moyens pour pouvoir investir à la fois le marché chinois et le marché européen. L'UE ne prendrait en compte que le fait que la marque ait testé ses produits autrement, même s'ils l'ont également été sur des animaux.

    Le consommateur peut-il se renseigner sur chaque produit ?

    Si un cosmétique vendu dans l'UE a été testé ailleurs sur des animaux, ce doit être mentionné dans le dossier d'information du produit élaboré par le fabriquant. Le règlement dit que ce dossier d'information est accessible au consommateur. Mais bien sûr, il s'agit d'un document à demander et seuls les consommateurs les plus motivés le feront. C'est pourtant le seul moyen, puisque ce ne sera pas écrit sur le produit lui-même.

    Quand l'arrêté sera-t-il appliqué ?

    Les arrêts de la Cour ont la même force que des textes de loi, et sont donc immédiatement applicables. La Cour a ainsi indiqué que la mise sur le marché de l'Union de certains produits cosmétiques pouvait être interdite dans ce cas précis. Les Etats membres doivent donc tirer les conséquences de cet arrêté, mais il y a toujours un certain délai pour qu'ils réagissent et mettent en conformité leur législation. Cela peut prendre de quelques semaines à quelques mois.

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    Un contrôle vidéo bientôt obligatoire dans les abattoirs ?

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  • Abattoirs: la commission d'enquête parlementaire révèle ses conclusions

    Abattoirs: la commission d'enquête parlementaire révèle ses conclusionsAbattoir municipal de Pezenas, le 29 juin 2016 ((c) Afp)

    Paris (AFP) - Formation, contrôles vétérinaires, vidéosurveillance, la commission d'enquête parlementaire sur l'abattage des animaux de boucherie rend mardi ses conclusions et propositions pour améliorer le fonctionnement des abattoirs.

    Ces sont les images choc de souffrance et de détresse animale, tournées dans des abattoirs publiées par l'association L214, qui sont à l'origine de cette commission d'enquête initiée en mars par le député Olivier Falorni (groupe des Radicaux de gauche).

    Son rapporteur Jean?Yves Caullet (Yonne, Socialiste, écologiste et républicain), doit présenter mardi matin le résultat des travaux lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale.

    En trois mois d'auditions, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, mais aussi des dirigeants d'abattoirs, vétérinaires, membres de l'administration, syndicalistes agricoles, dignitaires religieux, chercheurs et représentants d'associations de défense des animaux ont donné leur point de vue sur ce qui peut-être amélioré dans le domaine du bien-être animal en abattoirs.

    Les investigations des députés ont notamment porté sur la formation du personnel d'abattoir, jugée insuffisante.

    Pour rendre le métier plus attractif, ces salariés ont besoin d'une solide formation "initiale et continue", ainsi qu'un suivi pour "faire évoluer les carrières", a ainsi estimé M. Le Foll.

    - vidéosurveillance -

    Les députés ont aussi interrogé toutes les personnes auditionnées sur l'intérêt d'installer des caméras vidéos pour assurer une surveillance des opérations et du matériel des abattoirs, recueillant des avis mitigés.

    Les principaux syndicats agricoles s'y sont déclarés défavorables, au contraire des associations de protection des animaux, qui demandent plus de transparence sur le monde fermé des abattoirs.

    Une demande de regard relayée par les éleveurs qui aimeraient eux aussi pouvoir suivre ce qui se passe pour les animaux qu'ils emmènent à l'abattoir au travers par exemple de comités d'éthique.

    Les missions d'inspection de l'administration ont également été longuement questionnées, tant du point de vue des effectifs et des moyens que de leur rôle, car les auditions ont montré que l'accent est davantage mis sur la surveillance sanitaire que sur le bien-être animal.

    "Il est possible que la réduction des effectifs, de moins 20% dans l'administration, ait eu comme conséquence un allégement du nombre et de la fréquence des contrôles en protection animale", a reconnu Laurent Lasne, président du Syndicat national des inspecteurs en santé publique vétérinaire (SNISPV).

    La question de l'étourdissement des animaux a également occupé les débats car, parfois mal réalisé sur des animaux qui continuent donc à souffrir, il est à l'origine de nombreuses séquences des vidéos de L214, association qui milite pour le bien-être animal et prône une alimentation végétarienne.

    Cela a amené les députés à s'interroger sur les pratiques religieuses juives et musulmanes qui imposent de ne pas étourdir l'animal. Là aussi, la question de la formation s'est imposée.

    "Le principal problème est le non respect des procédures établies et non que l'abattage se fasse ou non selon un rite religieux", a toutefois estimé le au ministère de l'intérieur .

    La question de l'investissement dans du matériel qui permettrait d'assurer un abattage plus efficace et plus rapide et donc d'améliorer le bien être animal s'est également posé pour les plus petits abattoirs.

    M. Le Foll avait révélé en mai que des manquements graves avaient été relevés sur 5% des lignes d'abattage de 259 abattoirs français inspectés (sur 263) au mois d'avril, après la diffusion de vidéos de l'association L214. Trois établissements avaient été fermés.

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  • Maltraitance animale: une association dénonce

    le supplice des lapins angora

    Paris Match | Publié le 15/09/2016 à 15h22 |Mis à jour le 15/09/2016 à 15h26 LIEN
    La Rédaction (avec AFP)
    Cette image publiée par One Voice montre des cages où sont conservées des lapins angora.
    Cette image publiée par One Voice montre des cages où sont conservées des lapins angora. Handout / One Voice / AFP

    Un film de l'association One Voice dénonce les souffrances des lapins angora d'élevage et demande «l'interdiction de leur élevage et de leur commerce» en France.

    Après les poules en batterie et les abattoirs, les souffrances des lapins angora d'élevage sont dénoncées dans un film mis en ligne jeudi par l'association de défense des animaux One Voice qui demande «l'interdiction de l'élevage et du commerce de l'angora» en France.

    Les documents montrent des lapins en train d'être «épilés» pour récolter leurs poils soyeux, servant à fabriquer l'angora utilisé dans le textile et la mode. «Les lapins souffrent, ils crient, c'est inadmissible. Parfois la peau se déchire quand on les épile tous les cent jours», a déclaré à l'AFP Muriel Arnal, présidente de l'association One Voice, créée en 1995, et basée à Strasbourg.

    Selon elle, l'enquête menée par deux membres de l'association, «infiltrés» dans six élevages français, a duré six mois -entre février et fin juillet- dans différentes régions du pays.

    Obtenir l'interdiction de l'élevage et du commerce de l'angora

    A la différence de L214 qui milite contre les violences dans les abattoirs et avait aussi publié des vidéos choquantes récemment, One voice, qui avait reçu dans le passé le soutien de Muriel Robin ou du dessinateur Cabu, assassiné le 7 janvier 2015 à Charlie Hebdo, ne nomme pas les élevages incriminés.

    «Nous ne voulons pas désigner un élevage plutôt qu'un autre, nous voulons dénoncer un système dans son ensemble et obtenir l'interdiction de l'élevage et du commerce de l'angora», a indiqué Muriel Arnal. «Nous sommes prêts à aider les éleveurs pour qu'ils se reconvertissent», a-t-elle ajouté. «Il ne faut plus d'angora, d'autant que cet élevage est fait sans aucun contrôle», a-t-elle affirmé.

    Une enquête précédente en 2013 diffusée par l'association Peta dénonçait les mauvaises conditions d'élevage du lapin angora en Chine, d'où viennent 90% de la production mondiale. «Par rapport à la Chine, la seule chose différente en France est que les lapins bénéficient de paille dans leur cage, mais c'est plus pour préserver un poil soyeux et propre que pour le bien-être animal», affirme Muriel Arnal.

     
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    Pétition : Stop aux tirs sur les loups !

    Stop aux tirs sur les loups !

    Auteur : La Voix des Loups - Collectif des citoyens Français.

    Créé le 31/07/2016     Lien

    À l'attention : de Madame Ségolene Royal, du Ministère de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer.

    Nous, citoyens de France, interpellons aujourd'hui le Ministère de l'Environnement, au nom de notre collectif La Voix des Loups, crée en réaction au massacre des loups qui se produit  dans notre pays actuellement.

    Nous jugeons, irresponsable, criminelle et insensée cette chasse aux loups, et dénonçons une douteuse gestion du plan loup par le gouvernement, qui, par une mauvaise répartition des finances, ne valorise pas la cohabitation des prédateurs avec le monde de l'élevage, mais au contraire en favorise la haine.

    Les loups sont une espèce strictement protégée, ils sont classés en liste rouge des espèces en voie de disparition par :

     - La convention de Berne du 19 septembre 1979, relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe, que la France a ratifiée en 1990.

    - La directive européenne du 21 mai 1992, relative à la conservation des habitats naturels, ainsi que de la faune et de la flore sauvages.

    Ces deux textes interdisent toute forme de mise à mort intentionnelle en France, mais ils prévoient des possibilités de dérogation, dont la prévention de dommages importants au bétail. À ce sujet, nous, citoyens de France, sommes en droit de penser, que le gouvernement, se sert de cette dérogation, seulement comme un plan de chasse sans se soucier réellement du nombre de loups encore présents en France, alors que la population des loups est en baisse et n'est pas encore dans un bon état de conservation.

    Depuis juillet 2015, 43 loups ont été tués par l'homme, sans compter les braconnages. De plus, un nouveau projet est en cours, prévoyant l'abattage de 36 loups avant le 30 juin 2017, dont un nombre maximal de 27 avant fin septembre 2016. Ce quota d'abattage est donné sans explication et sans que de nouvelles solutions soient recherchées pour la protection du bétail.

    Nous avons récemment organisé en France des manifestations citoyennes, les réponses des préfets concernés ont été claires," Nous avons mis un budget en place au niveau des protections obligatoires mais l'Etat n'a donné aucune autre mesure alternative, en vue d'aider les éleveurs à se protéger", et pire les réponses données ont été telles, que "si les éleveurs veulent essayer d'autres moyens de protections se sera à leur charge".

    Nous dénonçons ici, une manipulation de l'Etat en faveur de la haine du loup, plutôt qu'un encouragement en faveur de la cohabitation.

    Aujourd'hui, la quasi totalité des éleveurs en zone de présence loup, bénéficie d'une autorisation de tirs de défense, c'est une autorisation que nous jugeons hypocrite, et hors la loi avec la convention de Berne, car nous sommes bien d'accord, les tirs de défenses sont aussi des tirs létaux.

    Nous dénonçons une mauvaise gestion des finances. Des mesures de protection efficaces doivent être mises en place pour la protection des troupeaux (école de dressage des chiens, aide à l'acquisition de chiens, aides humaines aux bergers, systèmes d'effarouchement, ...) et ces mesures doivent être vérifiées. Beaucoup d'éleveurs sont aujourd'hui indemnisés sans que leurs troupeaux soient réellement protégés. Cette politique est inacceptable ! Notre argent ainsi dépensé pour l'abattage d'un animal que nous aimerions voir vivre, pour le dédommagement d'éleveurs qui ne gardent pas leur troupeau, nous sommes en droit de demander des comptes ! Ne serait-il pas plus juste d'indemniser ceux qui ont tout tenté pour une possible cohabitation?

    Nous ne pouvons pas incriminer les animaux sauvages de notre incompétence. Les loups sont des habitants de notre terre, non des invités, il est de notre devoir et de notre dignité d'homme de les respecter et de les protéger.

    Les animaux représentent la vie, sur notre terre, qui sommes nous pour pouvoir remettre en cause ce que la nature a crée, que sommes nous si nous devons faire passer l'argent et l'économie devant toute forme de vie ?

    Nous faisons donc appel à vous, en tant que citoyens, nous ne voulons plus de cette politique qui gère les problèmes à coups de fusil, nous estimons que tous les moyens ne sont pas déployés pour que les loups puissent vivre en toute liberté et en cohabitation avec le monde du pastoralisme.

    Vous devez agir, en respect avec notre environnement naturel, vous devez aider financièrement les éleveurs à se protéger. Nous nous battrons pour ça !

    La Voix des Loups.

    Cette pétition est également en étude auprès du parlement européen.

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    L’université de Brive lance un diplôme pour défendre les animaux

    LE MONDE | 08.09.2016 à 16h52 • Mis à jour le 08.09.2016 à 19h07 | Par Audrey Garric (Brive-la-Gaillarde (Corrèze), envoyée spéciale)   LIEN

     

    Les 29 étudiants du nouveau diplôme universitaire de droit animalier assistent à un cours sur les statuts juridiques de l’animal.

    En apparence, c’est un cours de droit tout ce qu’il y a de plus classique. A ceci près que les exemplaires du code civil posés sur les tables sont estampillés du logo de la Fondation 30 Millions d’amis. Et que certains ordinateurs affichent les couleurs d’autres associations de protection animale : L214, le WWF ou Sea Shepherd. Sur le campus de Brive-la-Gaillarde (Corrèze), une antenne de l’université de Limoges, 29 étudiants suivent depuis lundi 5 septembre le premier diplôme universitaire (DU) en droit animalier de France. Deux semaines d’enseignement – 54 heures au total – dispensées par neuf professeurs de droit pour « faire avancer la protection des animaux ».

    « Depuis la loi du 16 février 2015, les animaux sont considérés comme des êtres vivants doués de sensibilité dans le code civil, et sont extraits de la catégorie des biens », énonce, lors du premier cours consacré aux statuts juridiques de l’animal, Jean-Pierre Marguénaud, professeur de droit privé, fondateur de la Revue semestrielle de droit animalier et cocréateur du diplôme. C’est à la suite de cette « avancée juridique majeure » qu’il a décidé, avec sa collègue Lucille Boisseau-Sowinski et en partenariat avec 30 Millions d’amis, de créer un diplôme universitaire qui soit « uniquement consacré à cette discipline en plein essor mais complexe et mal maîtrisée ».

    Lire aussi :   Les animaux sont désormais officiellement « doués de sensibilité »

    « Le droit animalier est difficile à appréhender, dans la mesure où il touche à de nombreuses branches, qu’il s’agisse des droits civil, pénal, rural, environnemental, européen ou encore aux règles de bien-être, note Mme Boisseau-Sowinski, maîtresse de conférences en droit privé. Actuellement, il n’est jamais enseigné dans le cursus commun de la licence ou du master en droit. » Seule exception, la faculté de Strasbourg délivre depuis un an des cours de droit animal, mais dans le cadre d’une spécialisation (« animaux : sciences, droit et éthique ») au sein d’un master plus général intitulé « ethique et sociétés ».

    L’université française reste très en retard par rapport aux Etats-Unis, qui enseignent le droit animalier depuis une vingtaine d’années. « Les trois quarts des facs américaines proposent cette discipline, et l’université de Lewis & Clark, à Portland (Oregon), a même un master uniquement consacré à cette question », indique Olivier Le Bot, professeur de droit public à l’université d’Aix-Marseille, qui intervient dans le master de Strasbourg et le nouveau diplôme de Limoges.

    « Les débouchés ne sont pas assez importants pour créer un master à part entière, juge de son côté Lucille Boisseau-Sowinski. Les responsables juridiques d’associations ou les avocats qui prennent des dossiers de droit animal le font en général en parallèle d’autres activités. C’est pourquoi notre diplôme, ouvert aux bac + 2, ne mène pas à un métier mais à des connaissances, une spécialisation complémentaire à un parcours. »

    Cookies végans en pays bovin

    Conséquence de ce choix : une première promotion très hétérogène. Parmi les 29 admis – sur 83 candidatures reçues –, on compte 17 étudiants en formation initiale et 12 en formation continue, âgés de 21 ans à 61 ans et provenant de 17 départements. Une magistrate, des avocats ou un professeur de philosophie côtoient ainsi des étudiants en sciences politiques, en droit, en éthologie, des attachés territoriaux ou encore un comportementaliste canin. Un seul trait commun rassemble une majorité des élèves : 24 sont des femmes, pour seulement 5 hommes.

    A la pause déjeuner, sur la pelouse de l’université corrézienne, la petite troupe débat de végétarisme en partageant des salades de quinoa et des cookies végans. Une scène inhabituelle, en plein cœur d’un pays d’élevage bovin. « J’ai toujours été sensible à la question animale mais mon engagement remonte à l’époque où j’ai adopté un chien qui avait été battu, raconte Perrine Ferrer, dynamique doctorante de 26 ans, qui mène une thèse en droit de la famille à l’université Paris-1. L’humain ne peut pas s’octroyer un droit de vie ou de mort sur les animaux. C’est une conviction d’ordre philosophique, mais c’est par le droit que l’on peut faire changer les choses. »

    Or, juge-t-elle, « la maltraitance animale n’est pas suffisamment punie aujourd’hui », car le « droit animalier ne rencontre aucun écho chez les juristes, à part des rires ». Quand l’étudiante a annoncé qu’elle suivrait le cursus de Brive, elle s’est vu rétorquer : « Si cela vous fait plaisir, allez-y, mais pour votre carrière, cela ne servira à rien. »

    Plus qu’une ligne supplémentaire sur leur CV, c’est surtout la perspective d’une meilleure protection des animaux qui motive les étudiants. Tous sont des passionnés de la première heure, souvent militants. Comme Alice Rodriguez, une rousse de 23 ans, titulaire d’un master 1 en éthologie à Paris-13, qui vient de fonder un collectif avec des « amis du mouvement Nuit Debout » pour organiser des débats et, à terme, créer des sanctuaires pour animaux. « J’aime énormément les félins, raconte celle qui s’est fait tatouer le lapin d’Alice au pays des merveilles. Je me suis rendu compte qu’ils étaient en voie d’extinction et qu’il fallait les protéger dans leur milieu sauvage. »

    250 à 1 050 euros la formation

    Les chats, c’est aussi le rayon de Fabienne Cacciapaglia. Depuis sept ans, cette professeure de SVT dans un collège de l’Isère a pris en charge, dans le cadre de son association Les EntreChats, 750 félins errants qu’elle soigne, stérilise et propose à l’adoption. « Le droit animalier va me fournir de solides connaissances, à la fois pour connaître les démarches que l’on peut entreprendre en tant qu’association et pour livrer aux élèves des informations claires et rigoureuses, qui vont au-delà de ma sensibilité propre », affirme-t-elle.

    Il y a encore Pierre Georget, cheveux assortis à sa chemise blanche, qui a dirigé une entreprise de la grande distribution, avant de reprendre ses études en droit afin « d’aider les associations à faire des propositions juridiques qui tiennent la route et mener du lobbying auprès des parlementaires ».

    Reste que si une bonne connaissance du droit peut conduire à une évolution de la jurisprudence, « les grandes réformes concernant l’exploitation animale ne peuvent se faire dans les prétoires mais au Parlement », assure Lucille Boisseau-Sowinski. D’ici là, le DU de Limoges, facturé entre 250 et 1 050 euros selon le profil des étudiants (hors droits d’inscription universitaires), espère nouer des liens avec des écoles vétérinaires et de la magistrature pour la rentrée 2017.

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  • 3 000 km sans boire ni manger : pour les jeunes veaux, le transport est un supplice

    LE MONDE | 19.08.2016 à 18h01 • Mis à jour le 20.08.2016 à 07h03 | Par Pierre Le Hir

    LIEN

    Des jeunes veaux (non sevrés) sont transportés sur près de 3 000 kilomètres sans être ni nourris ni abreuvés.
    Des jeunes veaux (non sevrés) sont transportés sur près de 3 000 kilomètres sans être
    ni nourris ni abreuvés. AWF/TSB

    C’est une nouvelle illustration de la maltraitance animale, qui met une fois de plus en cause des pratiques de l’industrie agroalimentaire. Les images ne sont pas aussi insoutenables que celles tournées dans des abattoirs par l’association L214, qui ont ému l’opinion publique ces derniers mois. Elles n’en révèlent pas moins la souffrance infligée à des animaux, au mépris de la réglementation.

    L’ONG de défense du bien-être animal Compassion in World Farming (CIWF) vient de rendre publique une enquête, menée par les associations allemande et suisse, Animal Welfare Foundation et Tierschutzbund Zürich, sur les conditions de transport des jeunes veaux entre pays européens. Il s’agit de bovins non sevrés, âgés de seulement dix jours, issus de la filière laitière : des mâles qui, par définition, ne produiront pas de lait, et des femelles (des velles) non destinées au renouvellement du cheptel. Tous sont expédiés vers des centres d’engraissement intensif, avant de finir sur l’étal des bouchers.

    Plus de quarante heures de route

    Les associations ont suivi et filmé, entre 2014 et 2016, dix camions convoyant les animaux depuis les élevages laitiers et les marchés aux bestiaux jusqu’aux centres d’engraissement. La majorité part d’Allemagne, de France, d’Irlande, de Pologne, de Lituanie et de Lettonie, pour rejoindre les Pays-Bas, l’Espagne et l’Italie. Soit des trajets pouvant atteindre près de 3 000 kilomètres et plus de quarante heures de route.

    Les images diffusées montrent les terribles conditions dans lesquelles s’effectuent ces déplacements. On y voit des veaux affamés et assoiffés léchant les barreaux des camions, dans un espace confiné où ils sont entassés sans pouvoir ni se tenir droit ni se coucher. Cela, par des températures glaciales ou au contraire des chaleurs extrêmes. Certains sont frappés lors des déchargements. Et les plus faibles meurent avant d’être arrivés à destination.

    « Violation des réglementations »

    « Il est totalement anormal que des veaux aussi jeunes soient transportés sur des durées aussi longues, en violation des réglementations françaises et européennes », proteste Agathe Gignoux, de CIWF France. Les règles communautaires relatives à la protection des animaux pendant le transport (règlement CE 1/2005) posent en effet comme principe que « nul ne transporte ou ne fait transporter des animaux dans des conditions telles qu’ils risquent d’être blessés ou de subir des souffrances inutiles ».

     

    La France est le deuxième exportateur européen de veaux non sevrés. La France est le deuxième exportateur européen de veaux non sevrés. AWF/TSB

    Elles édictent en particulier que « la durée de voyage ne doit pas dépasser huit heures ». Des dérogations sont certes possibles, mais elles exigent que les besoins des animaux soient satisfaits pendant le voyage et qu’ils soient nourris avec des substances appropriées, soit, dans le cas des tout jeunes veaux, avec du lait ou un substitut de lait. Or, constate l’ONG, ces conditions ne sont en réalité jamais remplies.

    « Il est impossible de transporter des veaux non sevrés durant plus de huit heures en respectant le bien-être animal », conclut l’association CIWF. Aussi demande-t-elle l’interdiction pure et simple de leur transport sur de longues distances, afin de mettre fin à leur « calvaire ». L’Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev) n’a pas répondu aux sollicitations du Monde.

    La France, deuxième pays exportateur

     

    Les animaux voyagent dans des espaces confinés

    En 2015, un peu plus de 1,3 million de jeunes veaux ont circulé entre les pays européens, l’Allemagne étant, à elle seule, à l’origine de 50 % de ce trafic. La France se classe au deuxième rang des pays exportateurs, avec près de 12 % du total, devant la Pologne (7 %) et l’Irlande (6 %). Selon les derniers chiffres de l’établissement public FranceAgriMer, l’Hexagone a exporté, en 2015, 152 700 petits veaux (13,9 % de plus qu’en 2014), principalement en Espagne.

    Ces jeunes bovins ne sont pas les seuls à souffrir de tels transferts. Le CIWF prépare, pour le 29 août, la première journée internationale d’action contre les transports de longue distance, avec comme mot d’ordre : « Des animaux, pas des marchandises ! » La mobilisation portera aussi sur le sort fait par l’homme aux agneaux, cochons, volailles et chevaux.

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  • Un torero espagnol meurt après avoir

    reçu un coup de corne

    • Par lefigaro.fr , AFP agence
    • Mis à jour le 10/07/2016 à 15:53
    • Publié le 10/07/2016 à 15:16
    • LIEN
     

    VIDÉO - L'accident est survenu samedi lors de la feria de Teruel, en Espagne. Ce genre de drame n'était plus arrivé depuis trente ans.

    Le torero espagnol Victor Barrio est décédé samedi, après avoir été blessé en pleine prestation lors de la feria de Teruel, dans le centre-est de l'Espagne. Âgé de 29 ans, le jeune matador a reçu un coup de corne au côté droit du thorax alors qu'il exécutait une série de passes dans l'arène. L'infirmerie des arènes a constaté à 20h25 la mort du torero a indiqué l'entreprise organisatrice Tauroemocion.

    Les images télévisées de la corrida montrent comment Lorenzo, un taureau de plus de 500 kilos, assène le coup de corne fatal, qui semble s'enfoncer sous l'aisselle, secouant plusieurs fois avec violence le torero en habit de lumière rouge et doré. Puis la bête est éloignée par les compagnons de Victor Barrio pendant que celui-ci gît à terre, les yeux grand ouverts, mais sans doute inconscient.

    Originaire de Grajera, village de la province de Ségovie, Victor Barrio, torero élancé et talentueux selon les spécialistes, avait débuté en 2008 et fréquenté les arènes de toute l'Espagne, y compris Las Ventas de Madrid, selon la biographie figurant sur son site officiel.

    Les festivités qui devaient avoir lieu à l'issue de cette dernière journée de corridas ont été annulées. Le chef du gouvernement sortant espagnol Mariano Rajoy a adressé ses condoléances après sa mort. «Mes condoléances à la famille et les collègues de Victor Barrio, mort à Teruel. Repose en paix», a-t-il tweeté.

    Mis condolencias a la familia y los compañeros de Víctor Barrio, torero fallecido está tarde en Teruel. Descanse en paz. MR

    Le dernier décès en date remonte à 1985

    Selon les médias espagnols, il s'agit de la première mort d'un torero en trente ans en Espagne. Le dernier décès d'un torero dans des arènes en Espagne remonte à 1985, quand un jeune prodige de 21 ans José Cubero «El Yiyo» est mort, embroché au coeur. L'année dernière, un autre célèbre torero espagnol, Francisco Rivera «Paquirri» a été gravement blessé après un coup de corne à l'aine. Son père avait été tué dans des circonstances semblables en Andalousie en 1984.

    Selon les dernières données officielles disponibles, 1868 spectacles taurins ont été organisés en Espagne en 2014. Ils ont attiré six millions de spectateurs, selon l'Association nationale des organisateurs de spectacles taurins (Anoet), qui affirme que les «toros» rapportent annuellement 3,5 milliards d'euros.

    Reste que la tauromachie divise. La Catalogne a ainsi interdit les corridas en 2012, et certaines villes ont suspendu la feria. Le parti de défense des animaux en Espagne Pacma, qui milite en particulier pour l'interdiction des spectacles taurins, a notamment obtenu un score électoral remarqué aux dernières législatives, dans un pays où les opposants à la corrida se font de plus en plus entendre.

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  • Trois abattoirs mis à l'arrêt

    sur 259 inspectés en France

    Par LEXPRESS.fr , publié le 01/07/2016 à 12:29 , mis à jour à 12:49 LIEN
     
     

    Tous les abattoirs de France ont été inspectés par les services sanitaires en avril, 31% d'entre eux présentent un niveau de maîtrise des risques insuffisant.

    Tous les abattoirs de France ont été inspectés par les services sanitaires en avril, 31% d'entre eux présentent un niveau de maîtrise des risques insuffisant.

    Youtube/L214

    En avril, 259 établissements et 460 chaînes d'abattage ont été inspectés par les services sanitaires et vétérinaires. Trois d'entre eux ont été fermés temporairement ou définitivement.

    Le ministère de l'Agriculture a rendu publiques ce vendredi ses conclusions, après la vague d'inspections menées en avril dans tous les abattoirs de l'Hexagone et de l'Outre-Mer. Ces inspections programmées et contrôles inopinés avaient été réclamés aux préfets par Stéphane Le Foll, le 30 mars dernier, qui avait également créé un délit de maltraitance animale

    Il réagissait à l'indignation suscitée par les vidéos successives de l'association de protection animale L214, tournées en caméra cachée dans des abattoirs français. Le ministre a demandé aux inspecteurs de se faire confirmer par les exploitants de ces 259 établissements et 460 chaînes d'abattage de "la maîtrise de la protection des animaux, tout au long du processus d'abattage" et de s'assurer "que toute douleur, détresse ou souffrance évitable pendant la mise à mort était bien épargnée aux animaux". 

    LIRE AUSSI >> Vidéos-choc dans les abattoirs: qui se cache derrière l'association L214? 

    107 avertissements, huit PV, trois fermetures

    Résultat: dans 31% des inspections, " le niveau de maîtrise des risques a été jugé insuffisant", note le ministère. Pour les autres, ce niveau de maîtrise était "satisfaisant" (20% des contrôles) et acceptable (49% des contrôles). 19 chaînes d'abattage sont concernées par des manquements graves, certaines ont été fermées et trois établissements ont perdu durablement ou temporairement leur agrément. Leur activité est donc à l'arrêt. Les inspecteurs ont également dressé 107 avertissements, qui font office de rappels à la réglementation et des procès-verbaux ont été dressés à huit établissements.  

    Le plus souvent, les manquements correspondent juste à un manque de preuves documentaires. Le ministère observe que 39 chaînes d'abattoirs ont montré des défauts dans l'étourdissement des animaux, d'autres ont présenté des chaînes "obsolètes ou inadaptées à l'espèce abattue".  

    "Ils ne veulent plus qu'on mange de viande"

    Le rapport note également que "la réglementation européenne confie aux exploitants la responsabilité de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'assurer la protection des animaux lors de leur mise à mort, en prenant en compte notamment les meilleures pratiques en la matière". 

    Ce vendredi matin sur RTL, le ministre de l'Agriculture, a dénoncé les méthodes de l'association L214 engagée dans la lutte pour la fermeture des abattoirs et qui a publié une nouvelle vidéo-choc cette semaine. Ses membres "veulent faire disparaître ce qui a été l'agriculture, ils ne veulent plus d'élevages, ils ne veulent plus qu'on mange de viande, mais on ne peut pas accepter cette pression", a-t-il dit. 

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  • Maltraitance animale : un an de prison ferme pour avoir tué un chat à St Estève

    Le tribunal correctionnel de Perpignan dans les Pyrénées-Orientales, a condamné à un an de prison ferme un homme d'une trentaine d'années. En octobre 2015, il avait frappé à coups de pieds et de poings Véga une chatte de 14 ans seulement coupable de passer par là.

     

    LIEN

    • Par Carine Alazet
    • Publié le 02 juin 2016 à 18:37, mis à jour le 02 juin 2016 à 19:23

     

    L'homme a passé ses nerfs sur une vieille chatte qui passait à sa portée. Véga, 14 ans, est morte de ses blessures quelques jours plus tard.

    Toute la scène a été filmée par les caméras de surveillance de la ville de St Estève, près de Perpignan, où les faits se sont déroulés.


    Son tortionnaire a été condamné ce jeudi 2 juin par le tribunal correctionnel de Perpignan à un an de prison ferme. Pour la plus grande satisfaction des défenseurs de la cause animale venus nombreux assister au jugement.

    Une loi récente reconnaît la souffrance animale et permet ainsi de condamner les actes de maltraitance. Ainsi, depuis le début de 2015, les animaux ne sont plus des « biens meubles » mais des « êtres vivants doués de sensibilité ».

    Si vous êtes témoin de maltraitance animale, vous pouvez vous adresser à des associations de protection des animaux. Elles vous indiqueront la marche à suivre.

    Le compte-rendu de l'audience avec Olivier Meyer et Joan Lopez à Perpignan


    Un an de prison ferme pour avoir tué un chat

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