• Face aux incertitudes créées par le Brexit, Pékin prône

    une plus grande coopération économique

    LE MONDE | 22.07.2016 à 20h21 • Mis à jour le 23.07.2016 à 11h19 | Par Simon Leplâtre (Shanghaï, correpondance)

    LIEN

    « Un échec à clarifier l’avenir de la relation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ajouterait de l’incertitude et pèserait sur la confiance », a averti le FMI avant le G20.

    La croissance mondiale était déjà morose. Le Brexit (la sortie du Royaume-Uni de l’union européenne) ne va rien arranger. C’est dans ce contexte que les ministres des finances et les banquiers centraux des vingt premières économies mondiales sont réunis à Chengdu, dans l’ouest de la Chine samedi 23 et dimanche 24 juillet pour préparer le G20 qui aura lieu en septembre en Chine.

    En ouverture de ce rendez-vous, le ministre des finances chinois, Lou Jiwei, a indiqué que les politiques budgétaire et monétaire perdent de leur efficacité pour stimuler l’activité économique et qu’il est nécessaire d’accroître la coopération internationale pour soutenir la croissance. Vendredi, le premier ministre chinois, Li Keqiang, avait déjà appelé à un renforcement de la coordination économique mondiale à l’issue d’une rencontre avec les dirigeants du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale.

    Doper les dépenses publiques

    Face aux menaces grandissantes sur l’économie mondiale, notamment le Brexit et la menace terroriste, le FMI a appelé, samedi 23 juillet, certains pays du G20 à muscler leurs dépenses publiques pour soutenir la croissance, une position appuyée par Paris et Washington, en opposition à l’Allemagne. « La croissance demeure faible, les risques à la baisse sont devenus plus proéminents », indique le FMI, après avoir abaissé mardi ses prévisions de croissance mondiale pour 2016 et 2017, à 3,1 % et 3,4 % respectivement.

    Dans ce contexte, les politiques monétaires ultra accommodantes trouvent leurs limites, et « les marges de manœuvres budgétaires quand elles existent doivent être utilisées », a plaidé le FMI, notamment pour « compenser les coûts de réformes structurelles », celles-ci restant plus que jamais « nécessaires » (marché du travail, fiscalité...).

    L’Australie, le Canada, les Etats-Unis et l’Allemagne sont nominalement enjoints par le Fonds à « orienter les dépenses publiques vers les investissements dans les infrastructures ». Plus encore, « des réformes qui facilitent l’accroissement des investissement d’infrastructures aideront à gonfler les capacités productives, doperont directement la demande à court terme et catalyseront les investissements privés », fait valoir le FMI.

    Lire aussi :   Après le Brexit, le FMI prévoit une croissance mondiale à la baisse

    Inquiétudes persistantes sur la Chine

    Au moins, cette fois-ci le pays hôte peut souffler : en février, lors de la première réunion des ministres des finances, à Shanghai, c’était la Chine qui inquiétait. Depuis, la seconde économie mondiale s’est stabilisée. Mais le monde cherche un moteur de croissance. La Chine, qui a longtemps joué ce rôle, ne peut pas tout faire, a annoncé son premier ministre, Li Keqiang, vendredi 22 juillet, à la veille de la réunion.

    « Il est impossible de porter tous les fardeaux du monde entier sur nos épaules », a déclaré le numéro 2 du pays, après une rencontre avec les dirigeants de six organisations économiques mondiales, dont la Banque mondiale et le FMI, à Pékin.

    Grâce à une relance massive de l’économie, décidée par Pékin après la crise financière internationale de 2008, la Chine avait permis de soutenir l’activité mondiale quand l’Occident peinait à se remettre de la crise.

    Mais, depuis deux ans, le ralentissement chinois inquiète. En janvier, une nouvelle chute des bourses et du yuan, la monnaie chinoise, avait fait craindre une crise ouverte de l’économie chinoise. Depuis, la bourse reste au point mort, mais sans les effets de yoyo qui effraient les investisseurs, et la reprise de l’immobilier a donné un peu d’air à l’économie.

    Les investissements déclenchés par les autorités ont aussi contribué à soutenir l’activité. Au deuxième trimestre, la croissance a atteint 6,7 %, comme au premier, alors que beaucoup d’économistes s’attendaient à une baisse. Le FMI a d’ailleurs relevé sa prévision de croissance pour le pays mardi, de 0,1 point, soit 6,6 % pour l’année 2016.

    Activité en fort repli au Royaume-Uni

    L’institution a toutefois mis en garde : « Si la transition de la Chine n’est pas bien gérée, elle pourrait ajouter à la volatilité qui entoure l’économie mondiale. » La Chine, qui s’est enrichie en devenant l’usine du monde, tente de monter en gamme et de développer sa consommation intérieure, mais semble hésiter à mettre en place des réformes de structures promises pour faciliter cette transition.

    Selon le FMI, c’est pourtant bien le Brexit qui risque de miner les espoirs de reprise cette année. « Un échec à clarifier l’avenir de la relation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne ajouterait de l’incertitude et pèserait sur la confiance », a averti l’organisation dans un rapport adressé aux ministres des finances du G20, publié jeudi.

    D’après le cabinet Markit, l’activité s’est effondrée au Royaume-Uni en juillet. L’indice des directeurs d’achat « PMI » composite a atteint son plus bas niveau depuis 2009, avec 47,7 points en juillet, contre 52,4 en juin. Selon cet indicateur, l’activité progresse si le chiffre est supérieur à 50.

    Dévaluation du yuan au menu

    Sont également sur la table des ministres des finances du G20, le financement du terrorisme et l’érosion de la base fiscale des Etats, déjà évoqués en février. Mais aussi un sujet qui pourrait susciter des tensions : les politiques monétaires. Si la chute de la livre sterling a ajouté à la confusion en juin, c’est la trajectoire à long terme du yuan qui a de quoi inquiéter : la monnaie chinoise a perdu 2,5 % par rapport au dollar depuis février.

    Grâce à davantage d’explications sur les techniques de fixation du yuan, la dévaluation discrète n’a pas effrayé les investisseurs. Alors que de précédentes dévaluations avaient entraîné des fuites importantes de capitaux, les réserves de devises étrangères de la Banque du peuple de Chine (BPC, banque centrale) ont même légèrement augmenté le mois dernier.

    Dans un entretien bilatéral, le ministre des finances japonais, Taro Aso et le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, ont souligné la nécessité pour les membres du G20 de s’abstenir de dévaluations compétitives.

    Malgré les engagements répétés de Pékin à libéraliser sa monnaie, le yuan reste contrôlé par la Banque centrale. Les Etats-Unis accusent Pékin de faire baisser sa monnaie pour promouvoir ses exportations. Jeudi 21 juillet, le secrétaire d’Etat au trésor américain, Jacob Lew a appelé ses partenaires à ne pas se lancer dans une guerre des monnaies… Suivez son regard.

    • Simon Leplâtre (Shanghaï, correpondance)
      Journaliste au Monde
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  • Le CAC 40 rechute et tombe sous le seuil des 4000 points

                                                                          Crédit Photo : RUSSELL BOYCE/REUTERS
     
    Seulement quatre jours après le vote britannique en faveur du Brexit qui a semé la panique sur les places boursières mondiales, le CAC 40 a déjà perdu près de 11% de sa valeur à 3984,72 points.

    La Bourse de Paris continue de broyer du noir. Le CAC 40 chutait en clôture de 2,97% à moins de 4000 points. La baisse s’est accélérée peu après l’ouverture difficile de Wall Street, les places financières restant très affectées par le Brexit et toutes les incertitudes qu’il induit.

    Vendredi, il avait chuté de 8,04%, un de ses pires plongeons depuis la crise financière de 2008. Depuis le vote en faveur du Brexit en seulement deux séances le CAC 40 a perdu plus de 10% de sa valeur. Il a ainsi retrouvé ses planchers du mois de février dernier.

    Après une brève stabilisation à l’ouverture, la place parisienne a été rattrapée par les craintes et s’est progressivement enfoncée, se rapprochant de plus en plus du seuil symbolique des 4.000 points. «Les indices européens boivent de nouveau la tasse et se rapprochent des points bas testés vendredi matin en séance. Ils sont entraînés par le secteur bancaire, qui ne sait plus à quoi se raccrocher tant l’incertitude est considérable», a estimé le courtier Aurel BGC.

    «La décision du peuple britannique plonge les marchés mondiaux dans une zone d’incertitudes majeures. Nous entrons maintenant en territoire inconnu», ont aussi souligné les économistes de Groupama AM. Le marché avait en effet clairement du mal à digérer la déroute subie vendredi à l’unisson des autres places financières, surpris par la victoire des partisans du Brexit, à savoir une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

    Toutes les déclarations étaient scrutées et décortiquées alors que la livre britannique et l’euro restaient également fragilisés. Le Premier ministre, David Cameron, réunit lundi son conseil des ministres et les députés reprennent leurs travaux, quatre jours après le vote, alors que dans l’opposition, le parti travailliste est, lui aussi, en pleine tourmente.

    L’Union européenne voudrait quant à elle que la procédure de divorce s’engage rapidement, mais Londres compte prendre son temps. Le ministre des finances, George Osborne, a cherché à rassurer sur la santé de l’économie britannique face au Brexit et a prévenu que le Royaume-Uni n’activera l’article 50 pour quitter l’UE qu’au moment opportun.

    Pour Aurel BGC, «le principal rendez-vous de la semaine est le sommet des chefs d’Etat européens, demain et mercredi». Pour discuter des conséquences du Brexit et préparer ce rendez-vous, la chancelière allemande, Angela Merkel, doit recevoir dans la journée à Berlin le président du Conseil européen, Donald Tusk, puis le président français, François Hollande, et le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi.

    Enfin, dans une journée sans autre rendez-vous que la suite du Brexit, les élections espagnoles, marquées par la victoire des conservateurs, passaient au second plan.

    Les banques rechutent

    Do côté des valeurs, le secteur financier a de nouveau chuté sévèrement. BNP Paribas a perdu 6,32% à 36,91 euros, Crédit Agricole 5,97% à 7,19 euros, Société Générale 8,39% à 26,39 euros et Axa 9,76% à 16,41 euros.

    Eurotunnel, un des groupes les plus exposés à l’économie britannique, a décroché de 17% à 8,30 euros.

    Seule valeur du CAC 40 dans le vert, Sanofi a progressé (+1,51% à 70,42 euros) après avoir scellé avec Boehringer Ingelheim des accords définitifs sur l’échange de la division de santé animale du laboratoire français, Merial, contre celle de santé grand public du groupe allemand.

    Nexans (-10,8% à 35,68 euros) et Rexel (-14,99% à 10,12 euros) étaient pénalisés par un abaissement de recommandation de JPMorgan.

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  • Vendredi 24 juin 2016     LIEN

    SOCIAL-  Le chômage repart à la hausse en mai

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    Pas de troisième baisse consécutive du nombre de demandeurs d’emplois : en mai, le nombre d’inscrits à Pôle emploi progresse de 0,3% dans la catégorie A, et de 0,6% sur les trois catégories A, B et C.

     

    Le gouvernement a dévoilé ce vendredi le nombre d’inscrits à Pôle emploi à fin mai. Le chiffre est en progression : de 0,3% (+9200) dans la catégorie A, et de 0,6% (+31300) sur les trois catégories A, B et C.

    Fin mai 2016, en France métropolitaine, 5428300 personnes sont inscrites à Pôle emploi, 3520300 dans la catégorie A (sans emploi), et 1908000 en catégories B et C (activité réduite).

    Après deux mois de baisse

    Cette hausse du chômage intervient après deux mois consécutifs de baisse : après avoir diminué de 60000 personnes (-1,7%) en mars en métropole, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité avait en effet baissé de 19900 (-0,6%) en avril.

    En tendance, l’indicateur de Pôle emploi reste toutefois en baisse sur trois mois (-70700, -2,0%) et sur un an (-34.400, -1,0%). 

    Le ministère du Travail estime que "les mouvements de grève ont nécessairement eu un impact sur l’activité", au même titre que "l’effet inondation", même si les méfaits de ces deux facteurs sur l’emploi ne sont pas chiffrés.

     

    Coup d'arrêt pour les jeunes

     

    L’amélioration de la situation des jeunes a connu un coup d’arrêt, avec 4.400 chômeurs supplémentaires (+0,9%). Mais la tendance reste bonne sur un trimestre (-1,8%) et sur un an (-7,6%).
    Quant aux seniors, leur horizon s’éclaircit pour le troisième mois consécutif (-0,1% en mai, -1,3% sur trois mois), mais leur situation reste très dégradée sur un an (+4,2%).

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  • Les directeurs juridiques étendent

    leur sphère d’influence

    Vincent Bouquet | Le 08/06/2016 à 19:00     LIEN
     
    Les juristes éprouvent autant difficultés franchir porte conseils d’administration.
     
    • Les juristes éprouvent toujours autant de difficultés à franchir la porte des conseils d’administration. - Shutterstock / fotogestoeber

    Tendance Plus internationaux, en majorité rattachés à leur direction générale, les directeurs juridiques élargissent leur champ d’action au-delà de leur périmètre traditionnel, selon la Cartographie des directions juridiques 2016 réalisée par Lexqi Conseil.

    « Se connaître pour se défendre ». En feuilletant la cinquième édition de la Cartographie des directions juridiques (1) mise au point par le cabinet Lexqi Conseil, le directeur juridique d’Orange et président du Cercle Montesquieu, Nicolas Guérin, avoue d’emblée qu’il s’en sert comme d’un outil très opérationnel. « Ce panorama de la profession est très utile pour montrer l’étendue de notre action, y compris en interne, auprès du directeur financier, quand vient l’heure de discuter de nos budgets », souligne-t-il. Dans les grandes lignes, cette mouture 2016 vient confirmer les tendances majeures détectées lors de la précédente enquête, réalisée il y a deux ans .

    Plus internationaux – 76 % des directeurs juridiques interrogés ont un périmètre d’intervention qui va au-delà de la France, contre 69 % en 2014 –, les directeurs juridiques sont aussi de plus en plus souvent hiérarchiquement rattachés à leur direction générale (56 %, contre 54 % en 2012 et 47 % en 2010). « Pour nous, c’est une vraie satisfaction, se réjouit le directeur juridique et secrétaire du Conseil d’AccorHotels, François Pinon, également administrateur de l'AFJE. Il s’agit moins d’une question statutaire que d’une capacité du juriste à évoluer dans un environnement qui lui permet de donner des opinions en toute indépendance. Ce gage est encore plus important quand sont abordés des points de conformité car il est capital, dans ce cadre, que la direction juridique puisse avoir une certaine assise pour que les avis rendus soient le plus pertinent possible ».

    Une stratégie de conquête

    Majoritairement présents dans un comité de direction de leur entreprise (63 %), dont un peu moins de la moitié (47 %) directement au Comex ou au Codir, les juristes éprouvent toujours autant de difficultés à franchir la porte des conseils d’administration. Ils ne sont qu’un peu plus d’un tiers à avoir un mandat d’administrateur de sociétés et, parmi ces derniers, une très large majorité sont administrateurs d’une ou plusieurs filiales du groupe qui les emploie. « Quand on constate que seulement 6 % des directeurs juridiques sont administrateurs de sociétés en dehors de leur groupe, on peut légitimement se dire qu’ils ont une grande marge de progression en la matière », affirme Hélène Trink, fondatrice de Lexqi Conseil et responsable de cette étude.

    Pour autant, le champ d’action des directeurs juridiques tend à s’élargir. S’ils n’étaient que 52 % à prendre en charge le secrétariat du Conseil en 2014, ils sont désormais 65 %. Idem pour les questions de conformité, d’éthique et de compliance dont 66 % disent s’être emparées, contre 63 % il y a deux ans. « Pour nous, il s’agit de transformer ces questions en des facteurs d’agilité permettant de dire quand et où se développer, note François Pinon. Chez AccorHotels, ils ont par exemple été essentiels lorsque nous avons décidé d’ouvrir des hôtels en Iran ».

    Toutefois, il subsiste deux pôles de résistance à cette stratégie de conquête : le droit social et le droit fiscal qui ne sont rattachés respectivement que dans 22 % et 11 % des cas au directeur juridique. « Il y a effectivement des progrès à faire sur ce point, concède le directeur juridique d’Orange. Si le second est traditionnellement, et logiquement, rattaché à la direction financière, le premier pourrait être utilement rapproché des juristes et détaché des ressources humaines afin de tendre vers plus d’harmonisation au sein des entreprises ».

    Partie prenante des projets numériques

    Mais, non contents d’intervenir largement en matière de contract management (70 %), dont 7 directeurs juridiques sur 10 anticipent qu’il représentera un axe de développement important dans les années à venir, ou d’être le pôle de rattachement principal (33 %) des « compliance officers », les juristes gagnent progressivement des galons dans les projets numériques lancés dans leurs entreprises. Ainsi, si leur société dispose d’un projet Big Data, ils sont 88 % à s’y impliquer, idem pour la veille relative aux « technologies de rupture » qui occupe plus d’un directeur juridique sur deux (53 %).

    Quant à la réflexion sur la mise en œuvre du nouveau règlement européen concernant la gestion des données personnelles – «  un chantier important, eu égard aux efforts de sensibilisation et de formation que les entreprises devront déployer sur ce sujet en interne » note Myria Saarinen, avocate associée chez Latham & Watkins –, elle est, lorsqu’elle est déjà initiée comme dans 2/3 des entreprises interrogées, majoritairement chapeautée par la direction juridique. « Tous ces projets sont passionnants pour nos équipes car ils rendent les juristes très opérationnels, assure le directeur juridique d’AccorHotels. Il ne s’agit pas pour eux de dire "oui" ou "non" en restant en marge du business mais de s’y impliquer très concrètement en montrant la voie juridique qu’il est possible d’emprunter ».

    Budget et effectifs en hausse

    Pour gérer cette pluralité de missions, les directeurs juridiques peuvent compter sur un budget en très légère augmentation (0,18 % du chiffre d’affaires en 2015, contre 0,17 % en 2011 et 2013) et surtout sur des équipes de juristes plus étoffées : s’ils étaient 7 juristes, en moyenne, par milliard d’euros de chiffre d’affaires, ils sont désormais 7,9. Et cette augmentation des effectifs en interne ne se fait pas, à en croire l’étude, au détriment des partenaires externes qui engrangent encore 39 % du budget total moyen des directions juridiques interrogées, contre 40 % en 2013. « Cette double dynamique nous la devons aux indicateurs de performance que de nombreuses directions juridiques ont mis en place, affirme Nicolas Guérin. En chiffrant le nombre de consultations, de contrats ou encore les gains réalisés, ils permettent aux juristes d’être plus efficients, de mieux se faire comprendre en interne, d’être perçus comme un centre de profit et donc de mieux faire valoir leur travail ».

    Surtout, les outils informatiques dont se sont dotées la plupart des directions juridiques – notamment pour avoir accès à une documentation juridique « online » (59 %), pour assurer la gestion et le suivi des filiales et participations (52 %), ou encore pour gérer et suivre les contrats (52 %) – leur permettent de réduire le nombre de leurs assistants para-légaux (25 % de l’effectif total du service juridique en 2011, et seulement 17 % en 2015) au profit des juristes. Et les directeurs juridiques ne comptent pas s’arrêter là. S’ils disposaient d’un budget supplémentaire en 2016, ils affirment qu’ils recruteraient en priorité un juriste, avant d’augmenter les salaires de leurs équipes, ou de recruter un assistant juridique. « Car l’investissement en ressources juridiques le plus pertinent reste, avant tout, l’investissement humain », conclut François Pinon.

    (1) – En partenariat avec le Cercle Montesquieu et l’Association française des juristes d’entreprise (AFJE), et avec le parrainage de Latham & Watkins et LexisNexis. 179 directeurs juridiques ont répondu à l’appel de leur(s) association(s) et, parmi eux, 127 (71 %) ont choisi de répondre à l’ensemble de l’enquête réalisée par voie électronique entre le 8 et le 28 mars 2016. Les participants représentent des entreprises qui comptent 3.500 juristes en France – soit plus de 20 % de l’effectif de la profession – et 6.500 juristes au total dans le monde.

    Portrait du juriste-type
    - En 2016, 82 % des directions juridiques ont un effectif de juristes majoritairement féminin sur l’ensemble de leur périmètre, contre 70 % en 2013.
    - 60 % des juristes France exerçant dans les sociétés interrogées ont plus de 7 ans d’expérience professionnelle.
    - 28 % des directions juridiques ont plus d’un quart de leur effectif de juristes France titulaires du CAPA, contre 21 % en 2012.
    - 27 % des directions juridiques ont plus d’un quart de leur effectif de juristes France titulaires d’un diplôme juridique étranger.
    - 15 % des directions juridiques ont plus d’un quart de leur effectif de juristes France ayant un double cursus (droit et autre domaine).

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  • 81 % des entreprises fixent leurs prix sans méthodologie

    Les entreprises interrogées affichent actuellement niveau moyen maturité pricing estimé 1,98.

    Les entreprises interrogées affichent actuellement un niveau moyen de maturité de leur pricing

    estimé à 1,98. - Shutterstock / garagestock

    Cecile Desjardins | Le 10/06/2016 à 06:30     LIEN


    Tendance Seules 5 % des entreprises européennes ont mis en place des techniques évoluées de pricing.

    C’est encore « au doigt mouillé » que la grande majorité des entreprises fixe aujourd’hui leur grille tarifaire, selon une récente étude (1) réalisée auprès de plus de 200 entreprises européennes par la société de conseil Pros et EPP (European Pricing Platform).

    En pratique, 81 % des personnes interrogées reconnaissent en effet travailler « sans réelle méthologie de prix » et moins de 10 % des entreprises auraient une « approche tarifaire intégrée » , (c’est à dire incluant le marketing, les ventes et la finance). Et ce, même si une grande partie des entités (70 %) indique que « leurs équipes de tarification et de vente travaillent ensemble pour déterminer les meilleurs prix ». Finalement, moins de 5 % des répondants auraient mis en place des techniques « évoluées de pricing » .

    Les entreprises interrogées affichent actuellement un niveau moyen de maturité de leur pricing estimé à 1,98 (légèrement inférieur au score de 2,08 obtenu lors de la première étude, en 2013), à comparer au niveau « cible » de 3,22 qu’elles espèrent atteindre dans les 24 mois. Car, même si ce n’est pas évident aujourd’hui, la plupart des entreprises seraient convaincues de la nécessité de mettre en place des politiques tarifaires réfléchies : 55 % d’entre elles estiment que la maturité en termes de pricing est un avantage compétitif et veulent la mettre en oeuvre... dans un proche avenir.

    Promotions sans conditions

    En attendant, beaucoup d’entreprises manquent par exemple de cohérence dans la mise en place des promotions : 65 % des participants indiquent réaliser des « discounts sans condition » , un « signe clair que ces entreprises ratent de réelles possibilités pour améliorer leurs réelle méthologie de prix », indique Pros. Et rares sont les structures qui parviennent aujourd’hui à lier leurs « incentives » sur les ventes à leur stratégie tarifaire. 45 % des entreprises reconnaissent ne pas très bien savoir comment développer les compétences et la maturité « prix » au sein de leur organisation.

    Enfin, en termes de système, Excel est toujours le premier outil : 75 % des entreprises l’utilisent encore pour calculer et reporter leurs prix. De façon globale, il semble donc qu’une meilleure gestion des prix pourrait permettre aux « entreprises [de] faire des progrès significatifs pour améliorer leur chiffre d’affaires et leurs profits », estime Pol Vanaerde, président d’EPP. Alors, à vos calculettes !

    (1) – L’enquête « Second Global Pricing Maturity 2016 » de European Pricing Platform (EPP) pour Pros, évalue la maturité des niveaux de prix actuels et futurs de plus de 200 entreprises européennes et ce dans six domaines clés : la stratégie de prix, la politique commerciale, son implémentation, le suivi, l’organisation et les systèmes (la première étude datait de 2013).


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  • Toujours plus de millionnaires dans le monde

    LE MONDE | 07.06.2016 à 18h02 | Par Anne Michel et Marie Charrel

    En dépit de la crise, les riches sont toujours plus riches, même si leur fortune a progressé un peu moins vite en 2015 que les années précédentes, et le nombre de millionnaires continue de progresser. Tels sont, en substance, les conclusions du rapport 2016 sur la richesse mondiale des ménages, publié mardi 7 juin par le Boston Consulting Group (BCG), un cabinet américain de conseil en stratégie.

    Ce rapport révèle que « la richesse mondiale privée », c’est-à-dire les actifs financiers des ménages hors immobilier – épargne bancaire (comptes, livrets, etc.), épargne financière (actions, obligations, etc.) et assurances-vie – s’est établie à 167 800 milliards de dollars (147 720 milliards d’euros) en 2015, en hausse de 5,2 % sur un an. C’est moins que la hausse enregistrée en 2014 (+ 7,5 %).

    Dans le détail, et sans surprise, la hausse la plus forte a été enregistrée en Asie-Pacifique (+ 13,4 % en 2015), une zone économique en plein développement. La progression a en revanche ralenti en Amérique du Nord (+ 1,8 % en 2015 après + 6,4 % en 2014) et en Europe de l’Ouest (+ 4,3 % en 2015 après + 6,1 %). « Les incertitudes sur le futur de l’Union européenne et les prix durablement bas des matières premières ont pesé sur les marchés actions en dépit du début d’année prometteur », explique le rapport.

    Lire aussi :   Les émergents, « épicentre de la tempête »

    Ces chiffres restent néanmoins très supérieurs à la croissance du produit intérieur brut (PIB) enregistrée sur la même période dans ces régions : 2,4 % en 2015 aux États-Unis et 1,7 % en zone euro. L’Amérique du Nord se classe largement en tête du classement des régions du monde recélant le plus de ménages riches et devrait s’y maintenir à l’horizon 2020. La place de numéro deux, aujourd’hui occupée par l’Europe de l’Ouest, pourrait revenir à la région Asie pacifique à l’horizon 2020.

     

    En outre, non seulement la crise a épargné les millionnaires, mais ceux-ci se portent toujours mieux et sont surtout de plus en plus nombreux : ils sont 6 % de plus en 2015, selon le BCG. Ces millionnaires détiennent aujourd’hui 47 % de la richesse mondiale privée – une part qui devrait dépasser les 50 % en 2020, estime le cabinet.

    Les paradis fiscaux toujours bien portants

    Dans le détail, c’est la fortune des ménages les plus aisés (plus de 100 millions de dollars) qui a le plus progressé en 2015 (+ 10 %), en particulier dans la région Asie-Pacifique (+ 16 %). Le nombre de multimillionnaires a explosé en Inde et en Chine. Mais, sans surprise là aussi, la plus forte concentration de millionnaires est toujours enregistrée… au Liechtenstein et en Suisse.

     

     infographie Le Monde

    Le rapport se penche également sur la « richesse offshore » des ménages, c’est-à-dire celle placée hors de leur pays d’origine, soit pour l’essentiel dans des Etats ou territoires offrant des régimes fiscaux avantageux (Royaume-Uni, Suisse, Singapour, Panama, etc.). Le BGC l’estime à 10 000 milliards de dollars en 2015, en hausse de 3 % sur un an, ce qui montre notamment que les paradis fiscaux continuent de bien se porter.

    Lire aussi :   Cinq pays de l’UE veulent une liste noire du G20 des paradis fiscaux

    Mais, du fait du début de « rapatriement de leurs actifs à l’étranger par les investisseurs des pays développés », la richesse offshore des Nord-Américains, des Européens de l’Ouest et des Japonais a chuté de 3 % l’année dernière. Elle continue en revanche d’augmenter pour les ressortissants des pays émergents…

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  • Le patronat remet en cause

    la rémunération de Carlos Ghosn

    Clémence Apetogbor
    Le PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, pose aux côtés de la Kwid. Le PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, pose aux côtés de la Kwid. - Arun Sankar K./AP/SIPA

    GROS SALAIRES L’Afep-Medef revient sur le rejet par les actionnaires de Renault de la rémunération attribuée à Carlos Ghosn pour 2015, une « première en France »…

    Alors que les députés ont rendu contraignant le vote des assemblées générales d’actionnaires sur les rémunérations des dirigeants d’entreprises, le Medef est-il en train de lâcher les grands patrons ?

    Dans une lettre confidentielle, dont Les Echos ont eu une copie, l’Afep-Medef pointe du doigt la double rémunération de Carlos Ghosn, le PDG de Renault et de Nissan, et appelle le patron à la « mesure ».

    Une rémunération à l’origine du scandale

    Le courrier, daté du 19 mai, est signé par le haut comité de gouvernement d’entreprise (HCGE) de l’Afep-Medef. Le document de deux pages, remet en cause la rémunération globale du double PDG.

    L’Afep-Medef revient sur le rejet par les actionnaires de Renault (à 54 %) de la rémunération attribuée à Carlos Ghosn au titre de 2015, une « première en France », qui a fait grand bruit jusqu’au sommet de l’Etat et conduit les députés à voter un texte sur le sujet.

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    Le 19 mai, le HCGE avait indiqué avoir transmis dans un courrier à Carlos Ghosn et au président du Comité des rémunérations de Renault, Patrick Thomas, « ses recommandations concernant la prise en compte du vote négatif des actionnaires » sur le salaire en 2015 du PDG.

    Une double situation particulière 

    Mais dans les faits, le courrier est bien plus sévère à l’encontre du PDG de Renault-Nissan. Le HCGE pointe du doigt la trop grande « rapidité » avec laquelle le conseil d’administration de Renault a choisi, malgré l’avis des actionnaires, de maintenir la rémunération du PDG, rappellent Les Echos.

    Le « montant global », les 7,2 millions d’euros perçus chez Renault, mais aussi les 8 millions d’euros attribués par Nissan sont pour le HCGE source de l’opposition des actionnaires. Ce dernier rappelle que la « mesure » est un des principes du code Afep-Medef, tout comme la prise en compte de « l’opinion en général ».

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    Et le Haut comité de s’interroger sur « la situation très particulière constituée par le cumul de la rémunération attribuée (à Carlos Ghosn) par Renault et celle au titre de la présidence de Nissan ». « Ou bien Renault et Nissan sont effectivement deux grandes entreprises autonomes, et dans ce cas, il faudrait justifier soigneusement comment, en termes de disponibilité, la direction générale peut être exercée par une seule personne et écarter la critique de certains observateurs qui considèrent que la rémunération très élevée dans le cadre de Renault correspond à une fonction à "mi-temps" », se demande le HCGE.

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    « Ou bien, compte tenu de la proportion des actifs et de la contribution aux résultats de Renault représentées par cette participation, la performance du dirigeant de Renault est indissociable de celle du président de Nissan et le conseil d’administration du premier doit raisonner sur l’ensemble des deux fonctions, en termes de rémunération et d’appréciation de la performance du dirigeant », poursuit-il. « Dans ce cas en outre, les actionnaires de Renault devraient disposer d’informations détaillées sur la rémunération au titre de Nissan, et sur les mécanismes incitatifs qu’elle comporte, pour se prononcer en toute connaissance de cause », assure le HCGE.

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  • Ce que cache la baisse du chômage d'avril

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    Enfin une bonne nouvelle cette semaine pour Hollande ! Le chômage a reculé pour le deuxième mois consécutif en avril en France, retrouvant son plus bas niveau depuis l'hiver 2015, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail. Oui mais...

    Dans le détail, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A (sans aucune activité) qui avait déjà diminué de 1,7% un mois plus tôt, s'est encore contracté de 0,6%, à 3.511.100, soit 19.900 personnes de moins et un plus bas depuis février 2015.

    En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d'inscrits à Pôle Emploi a baissé de 1,0% à 5.397.000 (5.694.500 en incluant les départements d'Outre-mer).

    Cette baisse concerne toutes les catégories d'âge mais a davantage profité aux jeunes (-1,0%) qu'aux 25-49 ans (-0,6%) et aux seniors (-0,3%).

    Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d'un an à Pôle emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, a quant à lui diminué de 0,7% en avril, à 2.465.700, mais sa part dans le total des demandeurs A, B et C progresse de 0,2 point sur le mois pour atteindre 45,7%.

    Petit bémol : ces baisses d'avril sont surtout dûes à une augmentation des entrées en stage (+15,5% sur le mois et +18,6% sur un an), qui dépassent de près de 4.000 le total à fin mars, et à des cessations d'inscriptions pour défaut d'actualisation, en hausse de près de 13.000.

    Le ministère du Travail souligne que cette dernière hausse "inhabituellement forte", qui affecte surtout les catégories B et C, pourrait s’expliquer, "au moins en partie, par une sensibilité des comportements d’actualisation au nombre particulièrement élevé de jours non ouvrés dans la période d'actualisation" en mai.

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  • 290 entreprises franciliennes ont fait faillite suite aux attentats de novembre 2015

    Le quartier de la Défense, à Paris.

     

    D'après l'assureur-crédit Euler Hermès, le nombre de défaillances d'entreprises à fin mars a bondi sur un an en Ile-de-France alors qu'il a régressé partout ailleurs. Le détail des secteurs les plus touchés montre un lien direct avec les événements sanglants survenus dans la capitale à l'automne dernier.

     
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    On le pressentait, Euler Hermes, le leader mondial des solutions d'assurance-crédit, le démontre aujourd'hui. Les attentats de Paris et de Saint-Denis du 13 novembre dernier, mais également ceux de janvier 2015, ont eu un impact sur l'activité économique en Ile-de-France, dont le nombre de défaillances d'entreprises a bondi de 4,9% à fin mars sur les douze derniers mois. «Un phénomène notable puisque cette dégradation est à rebours de l'amélioration observée en France: les défaillances baissaient en effet de 4,5% à fin mars dans l'hexagone», note Euler Hermes.

    Résultat, sur 12 mois glissants à fin mars 2016, quelque 12.677 entreprises franciliennes ont fait faillite, selon l'estimation de Euler Hermes. «Il s'agit d'un chiffre conséquent, qui représente environ 20% du total des défaillances d'entreprises françaises», note l'économiste Stéphane Colliac.

    Le lien avec les attentats? Les secteurs les plus sinistrés en Ile-de-France sont ceux du tourisme et des loisirs, à savoir l'hébergement et restauration (+10% sur 12 mois) et les transports (+32%). L'investissement dans les infrastructures relatives au tourisme et aux loisirs a lui aussi été impacté, d'où une hausse des défaillances constatée dans le secteur de la construction (+6%).

    Les TPE lourdement impactées

    «En extrapolant la baisse du nombre de faillites observée en province dans ces trois secteurs (-6,1%), nous obtenons un différentiel de 290 entreprises en Ile-de-France, qui pourrait être attribué au choc des attentats. Sans les attentats, les défaillances dans la région auraient d'ailleurs certainement baissé de -1,3%».

    Sur 10 entreprises qui ont fait faillite en région Ile-de-France, 9 réalisaient un chiffre d'affaires inférieur à 1 million d'euros. «La sinistralité en Ile-de-France est très forte chez les TPE, car ce sont des entreprises qui sont moins bien armées que les grands groupes pour faire face aux aléas, explique Stéphane Colliac. Par ailleurs, le détail sectoriel des défaillances de ce type d'entreprises confirme que les secteurs les plus impactés sont les transports (+39%), l'hébergement/restauration (+11%) et la construction (+8%)».

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  • Un distributeur automatique de produits fermiers dans les Pyrénées-Orientales

    C'est nouveau dans le département des Pyrénées-Orientales : le distributeur automatique de produits fermiers. Le principe est simple : 7 jours sur 7 et 24h sur 24 vous pouvez acheter volailles, fromages ou encore fruits et légumes… le tout est stocké dans des casiers réfrigérés.

    • Par Jean-Marc Huguenin
    • Publié le 22/05/2014 | 15:43, mis à jour le 30/07/2015 | 09:43
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    Les produits sont accessibles 24h/24 tous les jours de la semaine. © F3LR

    © F3LR Les produits sont accessibles 24h/24 tous les jours de la semaine.

     

    Betty sort du travail, et ce soir la curiosité l'a poussée à tester cette nouvelle machine, un distributeur automatique de produits fermiers, le premier du département des Pyrénées-Orientales.

    Il s'agit d'une bonne alternative au fast-food ou aux supermarchés dont les horaires d'ouverture dépassent en général ceux de l'épicerie  du coin. Là, les prix sont identiques à ceux affichés dans l'épicerie.

    Patrice Ey le gérant, se donne un an pour dresser un bilan sur la rentabilité de son distributeur automatique. L'appareil lui a coûté 25 000 euros mais l'agriculteur est confiant, compte-tenu de son emplacement près de Saint-Estève à proximité d'un parking relais. Cela représente une solution de dépannage ou une autre façon de faire ses courses.

    La prochaine étape pour Patrice : proposer en distributeur des plats cuisinés conçus à partir des produits de son exploitation.


    Un distributeur automatique de produits fermiers dans les Pyrénées-Orientales

     
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