• Au Venezuela, le président Maduro prolonge une nouvelle fois

    l’« urgence économique »

    Le Monde.fr avec AP et Reuters | 14.05.2016 à 04h23 • Mis à jour le 14.05.2016 à 13h31

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    Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, le 12 mai à Caracas. Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, le 12 mai à Caracas. HANDOUT / REUTERS

    Alors que le Venezuela traverse une crise économique et politique, son président Nicolas Maduro a prolongé vendredi 13 mai de trois mois l’état d’« urgence économique » en place depuis la mi-janvier. « Je vais procéder à la signature (…) d’un nouveau décret (…) pour les mois de mai, juin juillet et qui sera étendu constitutionnellement pendant l’année 2016 et certainement pendant l’année 2017, afin de récupérer la capacité de production du pays », a déclaré Maduro à la télévision.

    Cette prolongation est soumise à l’approbation du Parlement, dominé par l’opposition depuis les élections législatives de décembre.

    En janvier, l’Assemblée nationale avait rejeté l’état d’« urgence économique » initial, signant le premier acte fort de l’opposition, avant que le tribunal suprême de justice, la plus haute autorité judiciaire du pays, réputée proche du président Maduro, le valide.

    Vers de nouvelles expropriations ?

    L’« urgence économique » autorise l’exécutif à disposer des biens du secteur privé pour garantir l’approvisionnement des produits de base, ce qui, selon l’opposition, ouvre la voie à de nouvelles expropriations.

    Ce pays d’Amérique du Sud, autrefois riche producteur pétrolier grâce à ses réserves, les plus importantes au monde, est plongé dans une grave crise avec la chute des cours du brut, qui apporte 96 % de ses devises.

    Le Venezuela a subi en 2015 une inflation de 180,9 %, une des plus élevées au monde, et un recul du PIB de 5,7 %, pour la deuxième année d’affilée.

    Lire aussi :   Venezuela : Nicolas Maduro dans la tourmente

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  • Arabie saoudite : Ali Al-Naïmi, le ministre du pétrole, a été limogé

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    Ali Al-Naïmi, à Khartoum, au Soudan, le 4 mai.

    Ali Al-Naïmi, le ministre du pétrole de l’Arabie saoudite, qui est aussi l’homme le plus influent au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), a été limogé samedi 7 mai, a annoncé la chaîne de télévision d’Etat Al-Ikhbariya. M. Al-Naïmi a été remplacé par Khaled Al-Faleh, nommé ministre de l’énergie, de l’industrie et des ressources minières, selon un décret du roi Salman, qui a procédé à un large remaniement de son gouvernement.

    Le limogeage de M. Al-Naïmi intervient alors que l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, poursuivait depuis près de deux ans une politique pétrolière ayant conduit à un effondrement des cours sur les marchés internationaux.

     

    Analyse :   Ouragan sur le Golfe

    Mais M. Al-Naïmi, qui a toujours pesé de son poids pour influencer la politique de l’OPEP, aurait fait savoir dès le début de cette année qu’il souhaitait partir à la retraite à l’occasion du remaniement ministériel de mai, avait rapporté en janvier le quotidien britannique Financial Times de sources industrielles énergétiques.

    « L’homme le plus puissant au monde »

    « Ali Al-Naïmi reste l’homme le plus puissant au monde dans le domaine pétrolier », avait écrit le magazine américain Forbes en 2014, le classant au 50e rang des personnalités les plus puissantes du globe. Né en 1935, M. Al-Naïmi a notamment étudié à l’université de Stanford avant de devenir en 1983 président du géant pétrolier Aramco. En 1995, il avait été nommé ministre du pétrole, poste qu’il avait conservé malgré les deux remaniements ministériels majeurs opérés par le roi Salmane depuis son accession au trône en janvier 2015.

    Au moment où le royaume, première économie du monde arabe et premier exportateur de brut, est fortement affecté par la chute des cours, le vice-prince héritier Mohammed Ben Salman a annoncé le 25 avril l’intention de son pays de vendre en bourse une partie du géant pétrolier Aramco et de se doter d’un fonds souverain de 2 000 milliards de dollars, le plus grand du monde, dans le cadre d’un vaste plan visant à réduire sa dépendance du pétrole. Le plan, présenté comme « une feuille de route » pour le développement du royaume durant les 15 prochaines années, est destiné à diversifier l’économie saoudienne qui dépend à plus de 70 % du pétrole au moment où les prix du brut sont en chute libre depuis environ deux ans.

    Lire aussi :   L’Arabie saoudite veut réduire sa dépendance à l’or noir

    Outre le limogeage de M. Al-Naïmi, le souverain saoudien a dissous le ministère de l’électricité et de l’eau alors que la réduction des subventions de l’Etat dans ces deux services publics avait suscité des remous dans le royaume, engagé dans une politique d’austérité en raison de la chute de ses recettes pétrolières. Des ministres ont changé de portefeuille et un nouveau gouverneur de la Banque centrale a été nommé.

    Lire aussi :   L’Arabie saoudite et son fonds souverain géant



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  • Air France: Baisse du salaire des pilotes à partir de juin

     

    20 Minutes avec AFP

     

     

     

    Les pilotes seront mis au régime sec.Les pilotes seront mis au régime sec. - Jed Leicester/Shutterst/SIPA

     

    AÉRONAUTIQUE Air France va réduire les salaires des pilotes en vertu d’un accord signé avec ces derniers…

     

    Les temps sont durs pour les pilotes d’Air France. Le conseil d’administration d’Air France-KLM a ainsi autorisé sa filiale Air France à imposer dès le 1er juin des baisses de rémunération aux pilotes, a annoncé mardi le DRH de la compagnie, Gilles Gateau.

     

    La compagnie française va mettre en œuvre les mesures approuvées par les pilotes dans le cadre de l’accord « Transform 2015 ». Mais celles-ci n’avaient jamais été appliquées en raison d’un litige entre la direction et le SNPL, syndicat majoritaire dans cette catégorie de personnel. Le tribunal de Bobigny puis la cour d’appel de Paris avaient autorisé le PDG de la compagnie, Frédéric Gagey, à trancher sur ce sujet et le conseil d’administration de la maison-mère « a approuvé la mise en œuvre de cet arbitrage » mardi, a indiqué Gilles Gateau.

     

    20 à 30 millions d’euros d’économie

     

    « Il n’y a pas de passage en force. Ce qui s’applique, c’est le solde de l’accord précédent, conformément aux décisions de justice », a-t-il ajouté. En conséquence, la rémunération des pilotes baissera dès le mois de juin, avec des heures de nuit majorées de 40 % contre 50 % à ce jour, un calcul moins favorable pour les activités au sol et une durée de préparation au sol réduite de moitié pour les instructeurs. La compagnie prévoit en outre « l’annualisation de 12 jours de repos » à partir d’avril 2017.

     

    L’ensemble de ces mesures « représente entre 20 et 30 millions d’euros par an d’amélioration de compétitivité pour l’entreprise », soit « entre 2 % et 3 % de la masse salariale pilotes », a précisé Gilles Gateau.

     

    >> A lire aussi: Qui est Jean-Marc Janaillac, le futur PDG du groupe Air France-KLM?

    Le DRH a minimisé le risque de grève des pilotes après ces annonces. « Je n’ai jamais entendu s’exprimer le fait qu’il puisse y avoir un appel à la grève sur l’application de cet arbitrage », a-t-il affirmé, soulignant que cette décision s’inscrit « dans le cadre de l’application d’un accord signé par le SNPL ». En revanche, la compagnie « s’attend à une contestation sur le terrain juridique ».

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  • Loi travail: 214 interpellations, 78 policiers blessés lors des manifestations

     

    Par AFP 29 avril 2016 à 14:08 (mis à jour à 14:37)  Lien
     

     

     

    Bernard Cazeneuve salue des policiers à Strasbourg, le 29 avril 2016 Photo FREDERICK FLORIN. AFP

     

     

    Les manifestations de jeudi contre la loi travail à Paris et en province ont donné lieu à 214 interpellations, et 78 policiers ont été blessés lors des violences qui ont émaillé plusieurs rassemblements, a annoncé vendredi le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

    Au total «214 individus ont été interpellés jeudi, 961 depuis le début des manifestations il y a deux mois, a déclaré M. Cazeneuve lors d’un déplacement à Strasbourg. Par ailleurs, «78 policiers ont été blessés hier (jeudi), dont certains grièvement à Paris», a précisé le ministre. Plusieurs manifestants ont aussi été blessés dans des cortèges.

    M. Cazeneuve a également dénoncé la présence de «casseurs extrémistes qui ont pour seule motivation la haine de l’Etat et de ce fait, des valeurs de la République», dans un discours prononcé devant plusieurs dizaines de membres des forces de l’ordre, militaires, policiers et gendarmes.

    «Ces violences sont inacceptables. Il n’y aura jamais de la part de l’État la moindre complaisance», a-t-il précisé, soulignant que la justice passerait «pour chacun des auteurs de ces violences».

    Les manifestations ont rassemblé entre 170.000 personnes, selon les autorités et 500.000, selon la CGT, avec des blessés graves du côté des forces de l’ordre mais aussi des manifestants.

    AFP
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  • Comment lire les chiffres de Pôle emploi sur le chômage

     

    Forte baisse du chômage en mars

     

    LE SCAN ÉCO/VIDÉO - Méthodes de calcul de Pôle emploi ou de l'Insee, catégories de demandeurs d'emploi, France métropolitaine ou d'outre-mer... Le Figaro fait le point sur ce que montrent vraiment les chiffres du chômage.

     

    • Il y a 3,5 millions de chômeurs en France

     

    FAUX - Après la baisse record du mois de mars, la France compte désormais un peu plus de 3,5 millions de chômeurs inscrits en catégorie A en France métropolitaine. La catégorie A comprend les chômeurs sans emploi tenus de faire une recherche active. Cette catégorie est la plus fréquemment mise en avant lors de la publication des chiffres de Pôle emploi. Mais elle n'est pas suffisante à rendre compte de la situation du marché du travail car elle exclut un grand nombre de demandeurs d'emplois qui travaillent de façon réduite (au maximum 78 heures dans le mois) et cherchent à travailler davantage. Pôle emploi recense les demandeurs d'emploi selon cinq catégories:

     

    Catégorie A: Demandeurs d'emplois tenus de faires des actes positifs de recherche d'emploi, sans emploi

     

    Catégorie B: Demandeurs d'emplois tenus de faires des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite courte (moins de 78 heures au cours du mois)

     

    Catégorie C: Demandeurs d'emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, ayant exercé une activité réduite longue (plus de 78 heures au cours du mois)

     

    Catégorie D: Demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi (en raison d'un stage, d'une formation, d'une maladie…), sans emploi

     

    Catégorie E: Demandeurs d'emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d'emploi, en emploi (par exemple: bénéficiaires de contrats aidés)

     

    Si l'on prend en compte l'ensemble des catégories, la France métropolitaine comptait, en mars 2016, 6,15 millions de demandeurs d'emploi.

     

     

    • Les chiffres officiels isolent les départements d'outre-mer

     

    VRAI - Les chiffres des demandeurs d'emploi inscrits publiés chaque mois sont quasi exclusivement centrés sur la France métropolitaine. Pourtant, l'outre-mer recensait en mars 2016 quelque 259.000 demandeurs d'emploi en catégorie A et pas moins de 335.000 demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi, dans l'ensemble des catégories. D'une manière générale, on parle par défaut des demandeurs d'emploi en France métropolitaine.

    • Les individus des catégories B et C sont souvent des intérimaires

     

    VRAI - Les catégories B (720.200 pour mars 2016) et C (1,20 million) sont constituées de personnes travaillant, pour les premiers, moins de 78 heures et pour les seconds, plus de 78 heures dans le mois. Dans les deux cas, elles sont tenues de faire preuve de recherche active en postulant à des offres, rencontrant leur conseiller Pôle emploi, mettant à jour leur projet professionnel. Pour la catégorie B, il s'agit, par exemple, d'une femme de ménage qui a travaillé deux heures par semaines chez des particuliers et payée en «chèque emploi service». Pour la catégorie C, ce peut être un cuisinier qui effectue un remplacement à plein temps pendant trois semaines. A la fin du mois, ces individus sont toujours à la recherche d'emploi. «Il s'agit souvent de missions d'intérim», précise Pôle emploi. Les personnes de ces deux catégories parviennent à poursuivre une activité mais celle-ci n'est pas suffisante pour répondre à leur demande.

    • Les catégories D et E sont de faux demandeurs d'emploi

     

    FAUX - Ces personnes inscrites à Pôle emploi (697.300 en mars 2016) «ne sont pas tenues de faire des actes positifs de recherche d'emplois», selon les termes officiels. C'est-à-dire qu'elles ne doivent pas prouver qu'elles recherchent activement un emploi. Elles sont soit sans emploi et non immédiatement disponibles parce qu'en formation ou en arrêt maladie par exemple (catégorie D), soit pourvues d'un emploi (catégorie E). Certains salariés en CDD qui savent que, trois mois plus tard, ils rechercheront activement un travail en font partie. En mars 2016, le nombre d'inscrits en catégorie D a très légèrement diminué, passant de 273.500 en février à 273.100. Le nombre d'inscrits en catégorie E a lui fortement augmenté, passant de 422.700 à 424.200.

    • Les demandeurs d'emploi peuvent passer d'une catégorie à l'autre

     

    VRAI - En fonction de leur situation, les demandeurs d'emploi changent facilement de catégorie. Une fois diplômé en janvier, un ancien élève d'école de commerce s'inscrit à Pôle emploi. Il fait partie de la catégorie A. Il accepte une mission d'intérim de 35 heures comme commercial en février: il entre dans la catégorie B. En mars, il obtient un CDD de trois mois. Il décide de maintenir son inscription à Pôle emploi puisqu'au terme de ce contrat il sera toujours à la recherche d'un emploi. Durant trois mois, il fait partie de la catégorie E. En fin de CDD, il se fracture l'épaule et obtient un arrêt maladie d'un mois. Il est donc indisponible mais toujours en recherche. Il passe en catégorie D. Il se rétablit et trouve une mission d'intérim de 100 heures dans le mois. Il fait partie de la catégorie C.

    • La méthode de Pôle emploi est la seule pour mesurer le chômage

     

    FAUX - En France, on utilise deux indicateurs principaux sur le chômage: le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT, agence spécialisée de l'ONU) calculé par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et le nombre de demandeurs d'emploi (on ne parle pas de chômeurs) inscrits à Pôle emploi. Les tendances dégagées sont proches, même si les méthodes de calcul sont différentes.

     

    Mais ces chiffres peinent encore à rendre compte d'un phénomène: le «halo du chômage». Derrière ce terme se cachent les personnes qui ne travaillent pas, souhaiteraient travailler, mais ne sont pas disponibles immédiatement ou ne recherchent pas d'emploi car elles se sont découragées. Ces personnes ne sont pas comptabilisées dans le taux de chômage au sens du BIT. L'Insee recense donc, à part, les personnes qui composent ce halo. En 2015, l'Insee a évalué le nombre de ces chômeurs découragés ou indisponibles à 2,86 millions.

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  • EDF à Hinkley Point : " l’investissement pourra être confirmé en septembre ", assure Macron

    Les Echos | Le 24/04 à 10:01, mis à jour à 16:03  Lien
     
    « Le président République confirmé l’engagement France. La décision finale d’investissement pourra confirmée septembre prochain », déclare JDD ministre l’Economie sujet projet coûteux d’EPR britannique

    « Le président de la République a confirmé l’engagement de la France. La décision finale d’investissement pourra être confirmée en septembre prochain », déclare au JDD le ministre de l’Economie au sujet du projet coûteux d’EPR britannique - Adrian Sherratt/REX/REX/SIPA

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    Le ministre de l’Economie exclut, dans une interview au JDD, un report de plusieurs années du projet d’Hinkley Point, comme le réclament les syndicats d’EDF. Le n°1 de FO Jean-Claude Mailly estime que le ministre est "trop pressé".

    De la fermeté. Dans une interview au « Journal du Dimanche », Emmanuel Macron exclut un report de plusieurs années du projet d’Hinkley Point, comme le réclament les syndicats d’EDF, et assure que cet investissement pourra être confirmé en septembre. « Le président de la République a confirmé l’engagement de la France. La décision finale d’investissement pourra être confirmée en septembre prochain », déclare le ministre de l’Economie au sujet du projet coûteux d’EPR britannique.

    « Comme je l’ai dit aux syndicats, il y a trois préalables à la décision finale. D’abord, assurer la trajectoire financière d’EDF, ce que le Premier ministre vient d’acter. Ensuite, décider en bonne gouvernance, par la consultation des salariés. Enfin, prendre les mesures nécessaires à la maîtrise opérationnelle de ce projet majeur », précise-t-il.

    « Les Britanniques ne peuvent pas attendre »

    A la question de savoir s’il fallait ou non repousser de quelques années ce projet qui a exacerbé les tensions au sein d’EDF, Emmanuel Macron répond au JDD : « Non, car il faudrait renégocier l’ensemble des contrats. Et le nouveau modèle de réacteur ne sera pas opérationnel avant 2030. » « Les Britanniques ne peuvent pas attendre, sinon ils choisiront nos concurrents », insiste-t-il.

    Mais sa position ne fait pas l'unanimité. Loin de là. Dimanche, le n°1 de FO Jean-Claude Mailly a estimé qu'Emmanuel Macron était "trop pressé" concernant le projet Hinkley Point. "Que l'Etat remette 3 milliards, c'est plutôt une bonne nouvelle certes (...). Apparemment là, l'Etat demandera moins en termes de dividendes, c'est une chose, mais il y a le problème Hinkley Point en Angleterre qui n'est toujours pas réglé, il y a 51 milliards qu'il faudra trouver pour le parc nucléaire français, donc ce n'est pas encore gagné", a ajouté le leader de FO pour qui un délai d' "au moins trois ans" (et non trois mois) est nécessaire.

    EDF, contrôlé à près de 85% par l’Etat français, a annoncé vendredi qu’il reportait sa décision d’investir dans la construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point, le temps de consulter les syndicats. Le groupe a parallèlement annoncé une série de mesures pour renforcer sa structure financière, dont une augmentation de capital de quatre milliards d’euros à laquelle l’Etat participera à hauteur de trois milliards.

    Cessions en vue de participations de l’Etat

    Le ministre indique à ce propos que l’Etat prévoit d’autres cessions dans son portefeuille de participations. « L’Etat dispose de participations qui ont un caractère plus ou moins stratégique. Nous venons de lancer les privatisations des aéroports de Nice et Lyon. Il y aura d’autres opérations et les recettes seront utilisées pour le désendettement de l’État et pour nos investissements », dit-il.

    Lire aussi

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    Emmanuel Macron note par ailleurs que la France dispose d’une plus-value potentielle de plusieurs centaines de millions d’euros grâce à son entrée au capital de PSA Peugeot Citroën au début 2014 lors du renflouement financier du groupe automobile. L’État français avait alors investi 800 millions d’euros pour acquérir 14% du capital.

    «  Je constate que l’État a réalisé une très belle opération industrielle et financière sur PSA. Nous avons permis le redressement du constructeur et nous sommes en plus-value de plusieurs centaines millions d’euros sur notre participation de 14% », dit le ministre.

    Alors que le « JDD » remarque que l’Etat, actionnaire principal d’Orange , a refusé de descendre au capital de l’opérateur télécoms historique lors des récentes discussions sur Bouygues Telecom, Emmanuel Macron met en avant le caractère stratégique de l’entreprise et la défense des intérêts de l’Etat : « Sur Orange, nous avons une préoccupation patrimoniale comme actionnaire et sectorielle comme régulateur pour l’investissement dans les infrastructures télécoms.. »

    Source Reuters
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  • Youtube : comment Norman, Cyprien et Natoo échappent aux impôts

    Par le 13 avril 2016    Lien 

    Youtube les a rendus millionnaires : Norman, Cyprien, Squeezie, Natoo et d’autres stars françaises ont touché un jackpot de plus de 13 millions d’euros. Une jolie somme qu’ils ne comptent pas reverser en impôts. Les Youtubers ont mis en place un montage fiscal pour y échapper. Explications.

    youtube abonnement supprimer publicites officiel

    En plein scandale des Panama Papers qui ont égratigné de nombreuses personnalités de ce monde (politiques, acteurs, sportifs etc.), BFM révèle que les Youtubers ont aussi eu recours à des montages fiscaux pour échapper à l’impôt.

    Comme nous vous le disions hier, Norman, Cyprien et Squeezie ont touché un jackpot de 13 millions d’euros. Oui, les trois stars françaises de Youtube font partie du cercle fermé des multimillionnaires.

    Ce pactole, ils l’ont gagné suite au rachat de Talent Web SAS, une société chargée de la régie publicitaire des Youtubers dont ils sont actionnaires, par le géant Webedia. Cette opération a rapporté énormément aux jeunes Youtubers.

    Cyprien qui avait investi 3 900 euros a gagné 6,6 millions d’euros, Squeezie avec 3 000 euros d’investissements a touché 4 millions d’euros, et Norman plus prudent avec 1000 euros d’investissements a gagné 2,2 millions d’euros.

    Les Youtube Papers

    Comme l’explique le site de BFM, ces plus-values impressionnantes auraient dû être taxées assez lourdement. D’abord via l’impôt sur le revenu pouvant atteindre 45% et les cotisations sociales (CSG et CRDS) atteignant 15,5%. Au total, Cyprien aurait dû verser aux alentours 4 millions d’euros à l’Etat sur ses 6,6 millions d’euros gagnés.

    Mais c’était sans compter sur un montage fiscal bien ficelé. En effet, juste avant la vente de la société Talent Web SAS dont ils sont actionnaires, Cyprien, Norman et Natoo avaient transféré leurs actions dans d’autres sociétés, chacune d’entre elle appartenant à un Youtuber. Par exemple, Cyprien a transféré ses actions dans sa société « Narmol », entreprise créée pour commercialiser des T-shirts floqués de créations du Youtuber.

    De cette manière, Cyprien, Norman et Natoo ont donc réussi à échapper à l’impôt sur les plus-values. Comme nous vous l’expliquions hier, Youtuber c’est un vrai métier d’entrepreneur.

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    «Panama Papers»: Schäuble propose un plan contre les paradis fiscaux

    Par AFP 10 avril 2016 à 18:37 (mis à jour à 18:58) Lien
     
     

    Le ministre allemande des Finances Wolfgang Schaüble, ici à Berlin le 23 mars 2016, veut instaurer une "liste noire" des paradis fiscaux Photo ODD ANDERSEN. AFP

     

    Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, va proposer un plan «en dix points» destiné à lutter contre les paradis fiscaux, notamment en instaurant une «liste noire» unique des paradis fiscaux, ont rapporté dimanche des médias allemands.

    Selon ce plan, dévoilé par le quotidien des affaires Handelsblatt et le journal Die Welt, M. Schäuble plaide pour que chaque pays introduise un registre faisant apparaître qui se cache derrière chaque société écran, sans toutefois vouloir les interdire.

    Ce type de mesure est déjà décidée au sein des pays de l’Union européenne, rappelle le Handelsblatt, mais M. Schäuble souhaiterait que «ces registres nationaux soient systématiquement mis en réseau à travers le monde», selon le texte de ce plan baptisé «Combattre de façon résolue la fraude fiscale, l’évasion fiscale et le blanchiment d’argent».

    Il propose encore d’établir une «liste noire» internationale unique sur laquelle figurent les pays qui ne respectent pas les règles en matière fiscale.

    Il propose aussi que les ONG et les journalistes aient accès à ces registres, au même titre que les autorités fiscales.

    Au niveau allemand, le plan envisage une quasi suppression de la prescription dans les cas de fraude fiscale: «les fraudeurs ne doivent plus pouvoir se réfugier dans la prescription», indique le texte.

    Il prévoit également des sanctions plus importantes pour les entreprises et les banques prises en défaut : «les sanctions prononcées par les autorités de surveillance (en Allemagne) vont jouer prochainement un rôle plus important», prévient le texte, qui envisage des pénalités financières beaucoup plus importantes.

    «Nous avons besoin d’une transparence totale», écrit par ailleurs Wolfgang Schäuble dans l’édition dominicale de Bild.

    Dévoilé par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), qui a analysé 11,5 millions de documents émanant du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, le scandale d’évasion fiscale dit des «Panama Papers» a provoqué une onde de choc dans le monde entier.

    Il a conduit plusieurs pays à ouvrir des enquêtes afin d’identifier l’identité des fraudeurs présumés et les faits qui leur sont reprochés.

    AFP
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  • Commande du siècle pour les chantiers de Saint-Nazaire

    06/04/16 à 9:49

    Mis à jour le 06/04/16 à 10:54   Lien


    AFP/Archives/FRANK PERRY - Le paquebot MSC Preziosa quitte le chantier naval STX de Saint-Nazaire
    le 14 mars 2013

    Le croisiériste italo-suisse MSC va officialiser l’achat de quatre gigantesques paquebots auprès des chantiers navals STX de Saint-Nazaire. Le plus gros des armateurs européens va signer un chèque de 4 milliards d’euros. Il s'agit du plus important investissement étranger enregistré en France depuis des années et pour Saint-Nazaire, la commande du siècle.

    Selon RTL, les chantiers navals STX France de Saint-Nazaire s'apprêtent à engranger une nouvelle méga-commande. Le groupe italo-suisse MSC Croisières va investir près de 4 milliards d'euros pour construire quatre nouveaux paquebots.

    La commande est une très bonne nouvelle pour la ville de Saint-Nazaire, puisque 3.500 emplois directs devraient être générés sur 5 ans. Le président de la République François Hollande devrait officialiser cette annonce dans l'après-midi, en recevant les directeurs de MSC Croisières et STX.

    >> Vidéo : Le Harmony of the Seas quitte pour la première fois sa cale des chantiers navals de Saint-Nazaire    VIDEO


    Depuis 2002, MSC Croisières a déjà investi plus de 6,5 milliards d'euros dans douze bateaux français, désormais à flot, confortés par deux bateaux supplémentaires commandés à Saint-Nazaire en mars 2014 et deux autres, plus récemment, en février 2016.

    MSC, quatrième croisiériste mondial, fait déjà naviguer douze paquebots, tous construits à Saint-Nazaire.

    Le carnet de commandes de STX est rempli jusqu'en 2020. Le paquebot Meraviglia, commandé en 2014, sera livré et inauguré le 4 juin 2017 sur le port du Havre, pour le 500e anniversaire de la ville.

    >> Lire aussi :  Le plus gros paquebot du monde prend le large

    En vidéo : Suivez en accéléré la construction du plus gros paquebot du monde aux chantiers navals de Saint-Nazaire. VIDEO

     

    >>Lire aussi :  Les entreprises nées la même année qu'Apple

    © Capital.fr (avec l'Agence France Presse)
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  • À chaud

    Télécoms: Bouygues-Orange, rupture de fiançailles

    Par Christophe Alix 1 avril 2016 à 19:35 (mis à jour à 23:01) Lien
     
     

     

     

    Martin Bouygues, en juillet 2014. Photo Eric Piermont. AFP

     

    Convoqués vendredi soir, les conseils d’administration des deux groupes ont acté l’échec de leur rapprochement.

     

     

    Encore raté ! Devenu le serpent de mer des télécoms français, le passage de quatre à trois opérateurs n’aura pas lieu. En tout cas pas sous la forme, inédite à l’échelle européenne, du rachat du quatrième opérateur Bouygues Telecom par le leader du marché Orange. Pour la quatrième fois en deux ans, la tentative de rachat de l’opérateur créé en 1994 par le groupe de BTP dirigé Martin Bouygues échoue, de très près cette fois. A quand la cinquième?

     

    Convoqués vendredi soir, les conseils d’administration des deux groupes ont acté l’échec des discussions. A l’unanimité, le conseil d’administration de Bouygues Telecom a décidé de mettre fin au rapprochement et de poursuivre son cavalier seul. Orange, de son côté, évoque «des discussions approfondies» au terme desquels un accord «n’a pu être trouvé» et «maintient l’ensemble de ses objectifs financiers». Une énorme surprise et un revers de taille pour le PDG d’Orange Stéphane Richard - «c’est du 50-50» pronostiquait-il début janvier - tant la volonté de l’ensemble des acteurs (le vendeur Bouygues Telecom, Orange, SFR Numericable et Free) de parvenir à cette concentration du marché dans leur intérêt semblait forte.

     

    Trop d’obstacles

     

    Après trois mois de fiançailles entamées le 5 janvier dernier et qui devaient aboutir à un contrat de mariage d’une complexité jamais vue sur fond de partage des actifs de Bouygues Telecom entre les trois opérateurs restant, les obstacles se sont finalement révélés trop importants pour célébrer l’union. A commencer par le prix de 10 milliards d’euros exigé par Martin Bouygues pour se revendre à Orange. Principal actionnaire d’Orange à hauteur de 23% de son capital, l’Etat qui n’entend pas prendre le risquer d’en perdre le contrôle, a refusé les conditions fixées par Martin Bouygues tant en termes de valorisation que de son poids dans la future gouvernance de l’opérateur historique dont il serait devenu le deuxième actionnaire.

     

    Alors que les deux parties semblaient s’être mises d’accord sur une entrée du groupe de BTP au capital d’Orange à hauteur de 12%, l’Etat, forcément dilué par l’arrivée de ce nouvel actionnaire, souhaitait ne pas descendre en dessous de 20%. Un casse-tête pour Bercy, qui nécessitait de valoriser au maximum Orange, à un prix nettement supérieur à celui du marché. Autrement dit si l’Etat acceptait le prix de 10 milliards d’euros fixé par Martin Bouygues pour qu’Orange absorbe son opérateur télécoms qui n’est pourtant valorisé que 6 milliards d’euros dans les livres de compte du géant du BTP, la question du prix retenu pour l’action Orange n’était toujours pas tranchée. 

     

    Danger de «bollorisation»

     

    Autre point crucial, l’Etat représenté par son ministre de l’économie et ex-banquier d’affaires de chez Rotschild Emmanuel Macron, rompu à ce genre de négociations, souhaitait encadrer la future influence de Martin Bouygues au sein d’Orange. «Pas question de prendre le moindre risque de perdre le contrôle de l’entreprise au profit de celui qui vient de se faire racheter, explique Marc Bourreau, spécialiste de l’économie des télécoms et professeur à Telecom Paristech. Vous imaginez l’ironie de la situation.» Un danger de «bollorisation», la version capitaliste du loup dans la bergerie, qui a amené l’Etat à exiger des clauses strictes afin de bordurer l’influence future de Martin Bouygues au sein d’Orange: impossibilité pour le groupe Bouygues, via une clause dite de «standstill», de monter au capital d’Orange pendant une durée de sept ans et renoncement de la part de Martin Bouygues aux droits de vote double - qui récompensent les actionnaires fidèles - pendant une durée de dix ans. «L’Etat a tenu, ce qui est parfaitement légitime, à défendre la valeur patrimoniale de son actif et surtout à se prémunir du risque de perdre le contrôle à terme d’Orange, poursuit Marc Bourreau, mais du coup, l’accord déjà effroyablement difficile à trouver devenait moins attractif pour Martin Bouygues.» 

     

    Les négociations ont également semble-t-il achoppé sur la nature des actifs cédés à Free, l’un des deux autres bénéficiaires de l’opération. Alors que ce «Yalta» semblait quasi-bouclé ces derniers jours (les clients à petits forfaits et professionnels à SFR pour 3,5 milliards d’euros, le réseau mobile, les fréquences et les boutiques Bouygues Telecom à Free pour 2,5 milliards), son patron Xavier Niel aurait fait monter les enchères dans les derniers jours. D’après Les Echos, il aurait demandé une rallonge dans le temps de son contrat d’itinérance avec Orange, jusqu’à 2021, en réclamant une clause suspensive en cas de refus de l’autorité de la concurrence d’avaliser ce délai. Un risque trop important à prendre pour Martin Bouygues, pour lequel un retour en arrière était inenvisageable une fois la fusion lancée.

     

    Autant dire que le danger de voir l’opération finalement capoter dans quelques mois a dû peser lourd dans la balance. Quels que soient les coups de sonde auxquels les protagonistes du dossier ont pu procéder ces dernières semaines, les incertitudes restaient en effet très élevées sur le feu vert plus qu’hypothétique des autorités de la concurrence au redécoupage du secteur.

     

    «Un risque élevé de ne pas aboutir»

     

    En exigeant très probablement des «remèdes» supplémentaires afin de préserver une saine compétition dans le secteur, l’ensemble des protagonistes risquaient de se retrouver dans quelques mois ramenés à la case départ. «On n’a jamais vu un changement d’une telle ampleur être approuvé par un gendarme de la concurrence sans que ce dernier n’exige des corrections aux aménagements déjà proposées par les acteurs, conclut Marc Bourreau. Un accord entre l’Etat, Bouygues Telecom et Orange d’une part, Orange, SFR et Free d’autre part, n’était jamais que la première étape d’un long processus qui présentait toujours un risque élevé de ne pas aboutir.»

     

    En Angleterre et en Italie, où le passage de quatre à trois opérateurs en cours reste incertain en raison des écueils soulevés par les autorités de la concurrence, il ne concerne pourtant dans aucun des deux pays le rachat d’un concurrent par le leader du marché. L’OFCOM, équivalent britannique de l’ARCEP, a récemment fait savoir qu’il était opposé au projet de fusion des opérateurs mobiles O2 et Three et a annoncé qu’il était prêt à saisir les autorités européennes qui ont le pouvoir de bloquer le rapprochement. C’est dire si Orange, avec déjà 39,99% de parts de marché sur le fixe (10,61 millions d’abonnés) et presque autant dans le mobile (38,8% et 28,4 millions de clients) n’était pas au bout de ses peines. Un risque d’autant plus grand à courir pour Martin Bouygues qu’il n’a pas pu obtenir de l’Etat des conditions à la hauteur de ses attentes pour sa rentrée au capital d’Orange.

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