• Le bond du chômage en février efface la baisse de janvier

    24 mars 2016 à 19:31

    Le chômage joue aux montagnes russes. Après avoir baissé au mois de janvier (- 27 900), le nombre de demandeurs d’emplois inscrits en catégorie A (sans aucune activité) a bondi en février (+ 38 400), pour atteindre le chiffre record de 3,59 millions (3,85 millions avec les DOM), une progression de 1,1 % sur un mois et de 2,5 % sur un an.

    En incluant les catégories B et C (activité réduite), la hausse est largement amortie (+ 3 100 inscrits), pour un nombre total de chômeurs de 5,46 millions (5,76 millions avec les DOM). Particulièrement touchés, en février, par la hausse en catégorie A : les 25-49 ans (+ 1,3 %), les seniors (+ 0,9 %), mais également les jeunes (+ 0,5 % chez les 18-24 ans), alors que cette dernière catégorie voyait son nombre d’inscrits baisser de façon quasi continue depuis plus d’un an.

    Cette hausse mensuelle peut s’expliquer, en partie, par un effet de rattrapage par rapport au mois de janvier. Une part de la baisse du premier mois de l’année avait, en effet, été jugée inexpliquée à l’époque par Pôle Emploi. «Le nombre de sorties de catégories A, B et C pour cessation d’inscription pour défaut d’actualisation a enregistré un rebond inhabituellement fort, après la baisse observée en décembre», avait ainsi prévenu l’opérateur public de placement.

    Cette envolée du nombre de chômeurs en février n’a cependant pas ébranlé l’optimisme du gouvernement. «Ce résultat s’inscrit dans le mouvement de hausses et de baisses observé depuis neuf mois, traduisant une reprise timide de l’activité économique», a tenté de relativiser la ministre du Travail, Myriam El Khomri, dans un communiqué, oubliant de préciser que 35 000 personnes supplémentaires sont venues s’inscrire, durant ces neuf mois, à Pôle Emploi. Avant de mettre l’accent sur les jeunes, chez qui la tendance, réellement à la baisse malgré le revers de ce mois-ci, soulignerait «l’importance des efforts engagés depuis le début de l’année pour accélérer la reprise et les créations d’emplois».

    L.P.
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  • Selon l'Insee, l'économie en France s'appuie sur 3 000 entreprises

    D'après l'institut, qui s'appuie sur des chiffres de 2013, ce noyau dur d'entreprises a réalisé une valeur ajoutée de 509 milliards d'euros.

    Source AFP
    Publié le 15/03/2016 à 17:18 | Le Point.fr Lien
    L'essentiel de l'économie française repose sur 3 000 entreprises, selon l'Insee.

    L'essentiel de l'économie française repose sur 3 000 entreprises, selon l'Insee. ©AFP/ LOIC VENANCE

      Selon une étude de l'Insee publiée mardi, l'économie française repose pour l'essentiel sur un nombre restreint de 3 000 entreprises, qui concentrent 52 % de la valeur ajoutée et 70 % des investissements dans l'Hexagone. D'après l'institut statistique, qui s'appuie sur des chiffres de 2013, ce noyau dur de 3 000 entreprises a réalisé une valeur ajoutée de 509 milliards d'euros, soit 52 % de la valeur ajoutée des secteurs principalement marchands et près d'un quart du produit intérieur brut français. Ces entreprises, qui emploient 5,1 millions de salariés en équivalent temps plein, soit 20 % de l'emploi salarié total en France, ont par ailleurs concentré en 2013 83 % des exportations et 70 % de l'investissement.

      L'industrie encore moteur essentiel de l'économie nationale

      Parmi ces 3 000 entreprises, 240 sont de grandes entreprises, 2 030 des entreprises de taille intermédiaire (ETI) et 590 de petites et moyennes entreprises (PME) - ces dernières étant le plus souvent, selon l'Insee, des unités légales portant l'investissement de plus grandes structures, notamment des coentreprises. Près de 40 % d'entre elles sont par ailleurs des entreprises industrielles, souligne l'Insee, en précisant que « les entreprises industrielles demeurent un moteur essentiel de l'économie nationale, même si l'industrie en France connaît un lent repli ».

      Le commerce (560 entreprises sur les 3 000), les services aux entreprises (390) et les transports et l'entreposage (170) se placent derrière l'industrie sur le plan de l'emploi, de la valeur ajoutée et de l'export. Selon l'Insee, qui recensait en 2013 quelque 3,3 millions d'entreprises dans le secteur principalement marchand, hors agriculture et services financiers, une grande majorité de ces sociétés (3 millions) « contribuent assez peu à la valeur ajoutée et aux investissements » de ce secteur.

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    • "Les petites entreprises sont victimes de la nouvelle version de la loi Travail"

      Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 15/03/2016 à 12:01 , mis à jour à 20:16
       

      "Nous allons continuer de demander une version 3" du projet de loi Travail, a déclaré Pierre Gattaz ce 15 mars, au lendemain des annonces de Manuel Valls.

      "Nous allons continuer de demander une version 3" du projet de loi Travail, a déclaré Pierre Gattaz ce 15 mars, au lendemain des annonces de Manuel Valls.

      Reuters/Charles Platiau

      Les arbitrages de Manuel Valls ne satisfont pas le Medef qui va se battre pour demander une "version 3" du projet de loi réformant le code du travail. Il faut entendre le ras-le-bol mais aussi faire de preuve de pédagogie, affirme Pierre Gattaz.

      Pas question de baisser les bras sur la loi Travail. "Nous allons continuer de demander une version 3" du texte, a déclaré Pierre Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle au lendemain des annonces de Manuel Valls. 

      "Les grandes victimes de cette version 2 sont les petites entreprises", qui sont pourtant le "vrai gisement des créations d'emplois", a-t-il souligné, se disant "très déçu" par les reculs sur le barème des indemnités prud'homales et les mesures permettant aux dirigeants de petites et moyennes entreprises (PME) de trouver un accord directement avec leurs salariés. 

      LIRE AUSSI >> Loi Travail: les sept concessions de Manuel Valls pour faire passer la pilule 

      "Si ces deux piliers tombent, malheureusement nous passerons à côté d'une opportunité historique de créer cet électrochoc pour l'emploi", a estimé le patron des patrons. 

      Il a indiqué qu'il continuerait "le combat pour convaincre le plus possible les élus, de droite et de gauche" de revoir le texte.  

       

      Des points positifs mais de la nervosité

      Pierre Gattaz s'est toutefois dit satisfait du fait que certaines mesures aient été conservées dans la nouvelle version présentée par le gouvernement, notamment sur les accords de maintien de l'emploi et la sécurisation du licenciement économique

      "Heureusement qu'il reste des choses dans cette loi", a-t-il dit. "Nous avions très peur d'une dénaturation, d'une édulcoration totale de ce texte". 

      Mais le numéro un du Medef a reconnu que des fédérations au sein de l'organisation patronale demandaient le retrait du texte. "En effet, il y a au sein du Medef et des fédérations des gens qui se posent beaucoup de questions, il y a beaucoup de nervosité", a-t-il dit. 

      "Il faut entendre ce cri d'impatience, ce ras-le-bol", a-t-il estimé, ajoutant toutefois être "partisan du combat" et s'interrogeant sur l'utilité de retirer le texte. "Qu'est-ce qui se passe après' on attend quoi'", a-t-il demandé, ajoutant: "Il vaut mieux tenir la corde et faire de la pédagogie". 

      Selon les spécialistes, les modifications annoncées hier par Manuel Valls sont loin d'avoir vidé le texte de sa substance. Et de son intérêt pour les entreprises. 

      LIRE AUSSI >> La loi Travail, une coquille vide désormais? Pas vraiment

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    • ÉCONOMIE Les aéroports de Nice et

      Lyon semi-privatisés

      L'aéroport de Lyon sera partiellement privatisé. CC by Benreis L' aéroport de Lyon sera partiellement privatisé. CC by Benreis

      L’Etat a lancé les appels d' offres.

      L’Etat a lancé la procédure d’appels d’offres pour la privatisation partielle des aéroports de Nice et de Lyon avec l’adoption des cahiers des charges pour ces procédures, selon deux avis publiés ce jeudi au Journal Officiel (JO).

      L’Etat veut céder la totalité des 60 % qu’il détient dans les sociétés gestionnaires de ces aéroports et « les candidats à l’ acquisition pourront se faire connaître dans les conditions prévues au cahier des charges » jusqu ’au 24 mars.

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    • EDF chute de plus de 8% en Bourse après la démission de son directeur financier

      AFP
      Publié le 07/03/2016 à 09:20 | AFP   Lien

      Le directeur financier d'EDF Thomas Piquemal le 16 février 2016
      Le directeur financier d'EDF Thomas Piquemal le 16 février 2016

       

      Le titre du géant de l'électricité EDF plongeait lundi matin à la Bourse de Paris, après la démission du directeur financier du groupe qui illustre les interrogations sur le coût du projet d'EPR à Hinkley Point, en Angleterre.

       

      A 09H06, la valeur perdait 8,13% à 9,97 euros, alors que l'indice CAC 40 lâchait 0,43%.

       

      EDF a confirmé lundi la démission de son directeur financier Thomas Piquemal et annoncé son remplacement "à titre provisoire" par Xavier Girre, jusqu'ici directeur financier pour la France de l'électricien.

       

      Thomas Piquemal a démissionné en raison d'un désaccord sur le projet controversé de construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point en Angleterre, avait indiqué à l'AFP dimanche une source dans l'entourage du groupe.

       

      07/03/2016 09:19:50 -  Paris (AFP) -  © 2016 AFP

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    • EDF confirme la démission de son directeur financier

      Par AFP 7 mars 2016 à 09:02 (mis à jour à 09:40)   lien
       
       
       

      Le directeur financier d'EDF Thomas Piquemal le 16 février 2016 Photo JACQUES DEMARTHON.AFP

       

       

      EDF a confirmé lundi la démission de son directeur financier Thomas Piquemal et a annoncé la nomination , pour le remplacer provisoirement, de Xavier Girre, jusqu’ici directeur financier pour la France de l’ électricien.

      «Le groupe EDF annonce la démission de Thomas Piquemal et nomme, avec effet immédiat, Xavier Girre au poste de directeur exécutif Groupe en charge de la direction financière , à titre provisoire», a indiqué le groupe dans un communiqué.

      Thomas Piquemal a démissionné en raison d’un désaccord sur le projet controversé de construction de deux réacteurs nucléaires de type EPR à Hinkley Point en Angleterre , avait indiqué à l’AFP dimanche une source dans l’ entourage du groupe.

      Le désaccord porte sur «la faisabilité à court terme » de ce projet de 18 milliards de livres

      (23,2 milliards d’euros), pour lequel l’électricien tarde à prendre une décision finale d’ investissement , dernière étape avant sa concrétisation.

      Les syndicats d’EDF ont également manifesté leurs craintes à l’égard de l’impact de ce projet

      sur la situation financière du groupe et ont demandé son report.

      EDF, dont l’Etat détient plus de 84% du capital , a signé en octobre 2015 un accord commercial avec l’ entreprise publique chinoise CGN , qui doit supporter un tiers du financement des deux réacteurs.

      Et mi- février , le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy avait indiqué que la décision finale d’investissement était «très proche».

      L’action EDF décrochait de 8%, à 9,97 euros, à 09H06 (08H06 GMT) lundi à la Bourse de Paris.

      Xavier Girre, 47 ans et diplômé de HEC et de l’ENA, a rejoint EDF l’an dernier pour occuper les fonctions de directeur financier pour la France. Il était auparavant directeur financier du groupe La Poste et président de XAnge Private Equity.

      AFP
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    • Quels sont les défis économiques de la prochaine décennie ?

      Publié le 04/03/2016 à 17h14

       

      Pour tenter de répondre à cette question, 'France Stratégie' a lancé son projet "17/27", afin d'éclairer les citoyens sur les grands enjeux de la prochaine élection présidentielle mais aussi sur ceux de la prochaine décennie.

       

       

      Quels sont les défis économiques de la prochaine décennie ?  

      Crédit photo © Reuters

      (Boursier.com) — France Stratégie, organisme de réflexion et d'expertise rattaché aux services du Premier ministre, vient de lancer son projet "17/27" dont le but est de donner un éclairage sur "les enjeux de la prochaine élection présidentielle" mais aussi sur la prochaine décennie, en adoptant une approche thématique...

      L'institution va ainsi publier une douzaine d'études portant notamment sur "les perspectives pour les finances publiques", "les priorités éducatives", "la révolution numérique" ou encore "les politiques de l'emploi et du marché du travail". Le premier dossier édité ce vendredi a pour objet "la croissance mondiale d'une décennie à l'autre"...

      Rebond limité

      Il propose "un cadrage des points clefs de l'environnement macroéconomique international, complété par une présentation de scénarios pour les économies avancées, les pays émergents et la croissance mondiale". Après une décennie de faible activité, l'organisme prédit un "rebond limité" dans les économies avancées. "Le retour aux tendances antérieures à 2008 ne doit pas être surestimé", prévient 'France Stratégie'.

      De leur côté, les émergents, qui ont tiré l'économie mondiale au cours des dix dernières années, pourraient se gripper. Ainsi, la croissance potentielle chinoise devrait se réduire à 5,5% dès 2017 et être proche de 4,5% en 2027, contre un taux de 7,3% en 2014. Le potentiel de croissance du Mexique, du Brésil et de la Turquie est également appelé à se réduire.  Pour prendre le relais, 'France Stratégie' cite éventuellement l'Inde et l'Afrique, qui doivent cependant encore faire face à d'importants obstacles...

      Nombreuses incertitudes

      De nombreuses incertitudes demeurent sur les évolutions de la prochaine décennie : Doit-on s'attendre à un déclin durable de la productivité et à une inflation basse prolongée dans les économies avancées ? Quelle sera la réaction des émergents face au ralentissement brutal de leurs économies respectives ? A cela s'ajoute la multiplication des conflits mondiaux et la montée en puissance du terrorisme. Au-delà des drames humains, ces situations ont un impact sur l'économie mondiale. On peut notamment citer la hausse des dépenses afin de renforcer la sécurité intérieure, ou encore les coûts liés à la gestion des flux de migrants, sans compter bien évidemment, les pays directement touchés par ces conflits qui ne peuvent développer leur activité.

      Malgré ces incertitudes, 'France Stratégie' estime qu'au cours de la prochaine décennie, les résultats "dépendront de la capacité des politiques économiques à innover pour affronter ces problèmes". Des évolutions peuvent d'ores et déjà être anticipées comme le déclin de certains secteurs (industrie notamment) et l'essor d'autres activités (numérique, environnement...).

      Enfin, la question de la soutenabilité de la croissance doit être liée à celle de la juste redistribution des ressources. "Elle est d'autant plus complexe qu'elle doit être pensée au niveau national mais également international, notamment en termes de fiscalité (des individus comme des entreprises)", conclut l'organisme...

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    • Fraude fiscale : un record de 21 milliards d’euros de redressements en 2015

      LE MONDE ECONOMIE | 03.03.2016 à 12h07 • Mis à jour le 03.03.2016 à 16h45 | Par Patrick Roger

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      2015 aura été une année record pour le contrôle fiscal : les redressements ont, pour la première fois, dépassé la barre des 20 milliards d’euros pour atteindre 21,2 milliards, soit une progression de 18 % par rapport à l’année précédente. C’est à l’occasion d’un déplacement, jeudi 3 mars, à la Direction des vérifications nationales et internationales (DVNI), chargée du contrôle des très grandes entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 152,4 millions d’euros, que le ministre des finances , Michel Sapin, et le secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert, ont présenté ces résultats.

      Depuis 2013, la lutte contre la fraude fiscale a été considérablement renforcée. A la fois grâce au renforcement de l’arsenal législatif – pas moins de 70 mesures en quatre ans – et par l’amélioration des moyens qui y sont consacrés. Dont le fameux service de traitement des déclarations rectificatives (STDR), qui permet aux contribuables possédant un compte à l’étranger non déclaré de régulariser leur situation.

      Depuis sa création, en juin 2013, le STDR, qui compte désormais 159 agents, a enregistré 44 894 dossiers de régularisation. Ce sont ainsi 26,7 milliards d’euros qui sont « sortis de l’ombre » , dont un peu plus de 90 % étaient domiciliés en Suisse.

       

      En 2015, entre les droits et les pénalités, 2,65 milliards d’euros sont rentrés dans les caisses de l’Etat pour un total de 4,55 milliards depuis la création du service. La loi de finances pour 2016 prévoit un objectif de 2,4 milliards d’euros.

      L’administration mieux armée

      En 2015, donc, le montant total des redressements fiscaux et des sanctions pour les particuliers et les entreprises s’élève à 21,2 milliards d’euros, dont 16,1 milliards de droits nets et 5,1 milliards de pénalités et intérêts de retard.

      Le principal résultat provient de l’impôt sur les sociétés et, notamment, des contrôles sur les grandes entreprises. « Il faut tordre le cou à l’idée que le rendement du contrôle fiscal reposerait sur un matraquage des petits contribuables. C’est faux !, insiste M. Eckert. Le rendement du contrôle fiscal repose essentiellement sur les grandes entreprises. »

      Ce seul contrôle a rapporté 5,8 milliards d’euros en 2015 – contre 4,2 milliards en 2014 –, soit plus du quart des recettes totales. Les pénalités infligées sont en hausse de 650 millions d’euros d’une année sur l’autre tandis que le montant des droits nets recouvrés est passé de 3,81 milliards à 4,83 milliards. L’administration fiscale est désormais mieux armée pour s’attaquer aux pratiques abusives, y compris quand elles concernent de très grandes entreprises.

      Le plus gros dossier de redressement traité en 2015 a porté sur une somme de 1,4 milliard d’euros. L’adoption du projet « BEPS » de lutte contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices au G20 d’Antalya (Turquie), en novembre 2015, marque à cet égard une étape importante dans la coopération internationale contre les pratiques des multinationales. Les échanges d’informations entre les administrations fiscales sont aussi en nette progression. Le nombre de réponses reçues par la France a presque doublé en quatre ans.

      « Il faut aller plus loin »

      Restent néanmoins des points de faiblesse. Malgré les nouveaux moyens alloués à la lutte contre la fraude à la TVA, les résultats ne sont guère probants : les redressements ont à peine progressé de 100 millions d’euros entre 2014 et 2015. « Il faut aller plus loin », reconnaît le secrétaire d’Etat au budget.

      De nouveaux outils législatifs ont été adoptés afin de contrer des types de fraude bien identifiés comme dans la vente à distance, les sociétés éphémères du bâtiment et des travaux publics ou le secteur des véhicules d’occasion. Mais cela reste encore balbutiant. En outre, tous les commerçants seront tenus, d’ici deux ans, d’être équipés de logiciels de caisse non frauduleux.

      En dépit des progrès enregistrés dans la lutte contre la fraude fiscale, il y a encore du chemin à parcourir pour améliorer son efficacité, d’autant que le développement de l’économie numérique soulève de nouveaux enjeux. Dans ce domaine, il s’agit en somme d’un perpétuel recommencement.

      Lire aussi :   UBS : le flux de repentis fiscaux ne se tarit pas

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    • Les chiffres du chômage de janvier sont-ils fiables ?

      Selon Pôle emploi, le nombre de chômeurs de catégorie A a baissé de 0,8% en janvier. Mais ce chiffre est difficilement interprétable en raison de très nombreuses non-actualisation.

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      Le logo de l'agence Pôle Emploi d'Armentières (Nord), le 27 août 2014.

      La ministre du Travail, Myriam El Khomri, est apparue tout sourire, mercredi 24 février, peu après 18 heures. Plutôt confiante, elle a commenté les chiffres du chômage face à aux journalistes. Entre décembre et janvier, en effet, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A, c'est-à-dire n'ayant exercé aucune activité, enregistre une baisse de 0,8%.

      Pourtant, la Dares, l'agence statistique qui dépend du ministère du Travail, émet une mise en garde dans son bulletin mensuel. Elle évoque une hausse "inhabituelle" des sorties de Pôle emploi pour défaut d'actualisation. Autrement dit, ces chiffres sont difficilement interprétables. Francetv info tente d'y voir plus clair.

      La Dares se veut prudente

      "En janvier 2016, le nombre de sorties de catégories A, B et C pour cessation d’inscription pour défaut d’actualisation a enregistré un rebond inhabituellement fort, après la baisse observée en décembre, ce qui affecte à la baisse le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B et C en janvier", souligne la Dares. 

      Le service des statistiques du ministère du Travail invite alors à interpréter les résultats "en tendance". En clair : pas sur un mois mais sur une période plus longue. Elle note alors que sur trois mois, le chômage a baissé de 0,8% en métropole, mais il reste en hausse de 1,8% sur un an.

      Pour Myriam El Khomri, "il n'y a pas eu de bug"

      Interrogée peu après 18 heures sur cette anomalie, la ministre du Travail a simplement répondu : "Les chiffres du jour sont honnêtes et corrects. Il n'y a pas eu de bug." 

       

      Peu après, elle est revenue sur ce point, plus longuement, au micro de RTL"Les services du ministère disent qu'il y a eu un peu plus de défaut d'actualisation. Il ne faut pas que les auditeurs pensent que ces chiffres soient le fruit d'un bug, a-t-elle répété. Nous avons eu au mois de janvier plus de sorties de Pôle emploi à cause d'une augmentation de défaut d'actualisation." Et d'avancer une hypothèse, qui voit plutôt le verre à moitié plein :

      Quand vous avez des personnes qui retrouvent un emploi, c'est légitime qu'elles ne s'actualisent pas.

      Myriam El Khomri, ministre du Travail

      sur RTL

      Un dysfonctionnement comme en 2014 ?

      Cet important défaut d'actualisation constaté en janvier rappelle un précédent sur de nombreux points. Le 25 septembre 2014, le nombre de chômeurs, sans aucune activité au mois d'août, enregistre sa première baisse significative depuis 2011, - 50 000 entre janvier et août. Michel Sapin, alors ministre du Travail, appelle à la prudence. En effet, les services des statistiques du ministère font apparaître "une hausse exceptionnellement forte" des sorties de listes faute d'actualisation.

      Les chômeurs doivent déclarer leur situation à la fin de chaque mois auprès de Pôle emploi. Ils sont radiés des listes de l'organisme s'ils ne le font pas. Cinq jours plus tard, le ministère du Travail et Pôle emploi révèlent un "dysfonctionnement" chez l'opérateur SFR qui a amplifié la baisse "record" du chômage en août. Finalement, il n'y a pas 50 000 chômeurs en moins mais entre 22 000 et 29 000. Michel Sapin rappelle alors qu'il avait invité à interpréter ces chiffres avec des pincettes et que la Dares avait signalé une anomalie au moment de publier les chiffres.

      Le lendemain, la presse apprenait que le ministre, "furieux", a convoqué de façon "sévère" le directeur général de Pôle emploi, ainsi que de celui de la Dares. Michel Sapin avait également demandé au directeur de Pôle emploi de tout faire pour "que de tels incidents ne puissent en aucun cas se reproduire". Reste à savoir si sa mise au point a été entendue.

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      Pétrole : 2017, l'année du retour à l'équilibre du marché ?

       

       

      Par ailleurs, a consommation d'or noir augmentera en moyenne de 1,2 mbj chaque année, passant de 95,6 mbj en 2016 à 101,6 mbj en 2021. Par ailleurs, a consommation d'or noir augmentera en moyenne de 1,2 mbj chaque année, passant de 95,6 mbj en 2016 à 101,6 mbj en 2021.(Crédits : Reuters)

       

      Le marché va se rééquilibrer en 2017 avec un "alignement de l'offre et de la demande", juge l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Mais les stocks accumulés bloqueraient une remontée des prix significative. Sauf événement géopolitique majeur ou de nouveaux projets pétroliers insuffisants pour maintenir la production d'or noir future.

       

      La question est sur de nombreuses lèvres. Quand les prix du pétrole vont-ils remonter durablement ? Depuis juin 2014, ils ont plongé de plus de 70%. Lundi, le baril de Brent atteignait 34,34 dollars à 14h. En 2014 et 2015, l'offre a largement excédé la demande, les surplus atteignant respectivement 0,9 million et 2 millions de barils par jour (mbj), explique l'Agence internationale de l'énergie (AIE) dans un rapport oublié lundi 22 février. Elle prévoit encore une offre excédentaire de 1,1 mbj en 2016, mais également une nouvelle donne dans un an. Revue de détail des prévisions de l'Agence internationale de l'énergie pour le marché de l'or noir entre 2016 et 2021.

      Un marché rééquilibré en 2017

      "Ce n'est qu'en 2017 que nous observerons enfin un alignement de l'offre et de la demande", a ainsi assuré l'Agence internationale de l'énergie. Néanmoins, les stocks énormes accumulés "freineront le rythme du redressement des prix".

      Pas de franche remontée des prix à prévoir sauf si...

      L'Agence estime ainsi que, sauf surprise, il y a peu de chance que les prix se redressent fortement dans un avenir immédiat à moins qu'un événement politique majeur survienne. "C'est très tentant, mais aussi très dangereux, de dire que nous sommes dans une nouvelle aire de prix bas pour le pétrole", explique l'institution, citée par Bloomberg.

      Egalement, une flambée des prix n'est pas à exclure si les investissements dans de nouveaux projets pétroliers s'avèrent insuffisants pour maintenir la production future. Roberto Casula, le chef du développement d'ENI, une entreprise italienne spécialisée dans les hydrocarbures, estimait au début du mois que l'industrie pétrolière court le risque de ne pas pouvoir faire face à la croissance de la demande, si elle réduit trop drastiquement ses investissements en raison de la faiblesse des prix.

      Une hausse de la production mondiale fortement ralentie

      Au total, la production devrait augmenter de 4,1 millions de barils par jour (mbj) entre 2015 et 2021, principalement grâce à l'Iran et aux Etats-Unis, mais elle marquerait tout de même un fort ralentissement après la hausse de 11 mbj enregistrée entre 2009 et 2015.

      Dans le détail, après une décrue cette année, la production d'or noir des pays non Opep va se stabiliser en 2017 puis augmenter à partir de 2018. La production aux Etats-Unis va suivre plus ou moins la tendance des pays non Opep, estime l'AIE. La production d'huile de schiste reculerait de 600.000 b/j cette année et encore de 200.000 b/j au début 2017 avant de se reprendre progressivement pour atteindre un pic historique de 14,2 millions de barils par jour d'ici 2021.

      L'Iran fera grimper sa production de 340.000 b/j, pour que celle-ci atteigne 3,94 mbj en 2021, prévoit l'Agence. Téhéran avait annoncé le 17 février son soutien à "toute mesure pour stabiliser le marché", sans toutefois promettre d'agir en gelant sa production d'or noir.

      Une consommation mondiale en hausse régulière

      Par ailleurs, la consommation d'or noir augmentera en moyenne de 1,2 mbj chaque année, passant de 95,6 mbj en 2016 à 101,6 mbj en 2021. Le principal moteur de cette croissance sera l'Asie, assure l'Agence. Et ce, malgré l'orientation de la Chine vers une économie de services, notamment.

      Encore des investissements en baisse en 2016

      Les investissements dans l'exploration-production devraient chuter pour la deuxième année consécutive en 2016, du jamais-vu depuis le contre-choc pétrolier de 1986: après un recul de 24% l'an passé. L'AIE prévoit une baisse de 17% en 2016.

       

       

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