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    Loi Travail : face à la mobilisation, l’exécutif serait prêt à des évolutions substantielles

    Leïla de Comarmond / Journaliste | Le 09/03 à 20:01   Lien
     
    Entre 224.000 personnes (selon police) 500.000 personnes (selon organisateurs) manifesté mercredi France loi Travail.
     
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    • Entre 224.000 personnes (selon la police) et 500.000 personnes (selon les organisateurs) ont manifesté ce mercredi dans toute la France contre la loi Travail. - THOMAS SAMSON/AFP

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    224.000 personnes selon la police ont défilé mercredi contre le projet de loi de réforme du code du Travail. L’exécutif songe à des concessions fortes.

    La journée de mercredi aura marqué une étape majeure pour le projet de loi El Khomri. La mobilisation pour son retrait à l’appel des syndicats étudiants et lycéens Unef, Unl et Fidl, des organisations de salariés CGT, FO, FSU et Solidaires et des organisations de jeunesse de gauche a rassemblé entre 224.000 personnes (selon la police) et 500.000 personnes (selon les organisateurs) dans toute la France. A Paris, entre 27.000 à 29.000 manifestants (selon la police) et 100.000 manifestants (selon les organisateurs) ont défilé.

    Pas le raz-de-marée annoncé par certains. Mais un avertissement plus que sérieux pour le gouvernement et ce pour plusieurs raisons. D’abord, c’était la première mobilisation sur le sujet et traditionnellement, les mouvements sociaux sont toujours une construction progressive. En outre, son ampleur la place plutôt dans le haut du classement des précédents mouvements sociaux. A titre d’exemple, en novembre 1995, la police annonçait 21.000 manifestants à Paris. Troisième caractéristique, au vu du défilé parisien : la proportion de jeunes actifs était significative.

    Enfin, il faut noter que les étudiants et lycéens sont plus lents que les autres à se mobiliser. La relativement faible présence des étudiants et lycéens dont une bonne partie vient de rentrer de vacances, ne signifie donc nullement que le mouvement ne va pas se diffuser chez les jeunes.

    La CFDT extrêmement ferme

    De plus il n’y avait pas ce mercredi d’unanimité syndicale, qui multiplie l’affluence. Même si elles ne fournissent pas le gros des troupes, l’absence de la CFDT, de la CGC et de l’Unsa a limité l’ampleur du mouvement. Or chez les syndicats réformistes, et en particulier le premier d'entre eux, on brandit la menace de sortir aussi dans la rue si le projet de loi Travail n’est pas fortement remanié. Ce mercredi encore, le leader de la CFDT, Laurent Berger a été extrêmement ferme sur les évolutions que son syndicat exige. Et avant la grande mobilisation déjà programmée pour le 31 mars par la CGT et FO, s’en est ajoutée mercredi une autre bien plus proche : l’Unef a prévu de manifester à nouveau jeudi 17 mars.

    L’exécutif a bien compris désormais qu'il marche sur des oeufs. Il mesure que s’il y a « simplement » une bougée des curseurs comme évoqué par le numéro un de la CGPME, François Asselin , il prend le risque d’être confronté à un puissant mouvement social.

    Taxer les contrats précaires

    Au gouvernement, on réfléchit à plusieurs pistes. Il y a bien sûr l’abandon du plafonnement des dommages et intérêts aux prud’hommes dont la CFDT réclame désormais la disparition, mais dont Manuel Valls a fait un marqueur fort. Il y a aussi la taxation des contrats précaires, piste confirmée mercredi par le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen. L’exécutif est tenté de se lancer mais le sujet est compliqué car ce serait marcher sur les plates-bandes des partenaires sociaux puisque c’est un des points durs de la négociation sur l’assurance-chômage, que les syndicats pensent pouvoir obtenir sans l’aide de l’Etat.

    Tout va se jouer d’ici à lundi, avant la réunion avec les partenaires sociaux, où Manuel Valls doit annoncer les modifications qu’il compte apporter au texte.



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  • Le gouvernement confronté à une première journée de mobilisation

    contre la loi travail

    Le Monde.fr | 09.03.2016 à 17h19    Lien

     

    Lycées bloqués, manifestations, grève dans les transports en commun… Le gouvernement est confronté, mercredi 9 mars, à une journée de contestation de sa réforme du code du travail portée par la ministre du travail, Myriam El Khomri. Alors que le premier ministre, Manuel Valls, doit rencontrer l’ensemble des dirigeants syndicaux lundi, deux autres appels à la mobilisation ont été lancés d’ici à la fin du mois contre ce texte.

     

    Lire aussi :   Journée décisive pour l’avenir de la réforme du code du travail

    • Plusieurs rassemblements à Paris

     

    A Rennes, c'est un festival de capes de pluie dans la manifestation contre la loi Travail.

    Organisé à l’appel d’organisations de jeunesse, dont l’UNEF et la FIDL, le rassemblement parisien a été rejoint par des partis de gauche et des syndicats non « réformistes ». « Loi travail, non merci ! », « Précarité, on vaut mieux que ça ! », « A la poubelle, la loi du pognon »… Une foule compacte était rassemblée en début d’après-midi boulevard Voltaire et place de la République. Le cortège s’est mis en marche, en rang serré, composé notamment de jeunes et de salariés.

    Avant de se rassembler place de la République, des manifestants avaient déjà défilé en milieu de journée non loin du siège du Medef, dans le 7e arrondissement, d’où ils ont tenté de rejoindre le ministère du travail. En tête de cortège, les dirigeants syndicaux ont répété leur appel à un retrait total du projet de loi. « Plus que jamais, il faut remettre les compteurs à zéro pour un code du travail qui protège vraiment les salariés », a insisté le numéro un de la CGT, Philippe Martinez.

    • « Le début d’un mouvement »

    Pour la militante Caroline de Haas, à l’origine de la pétition contre la loi travail qui a recueilli un million de signatures, cette journée de mobilisation est « le début d’un mouvement, même si personne ne sait sur quoi il va déboucher ». « Ça déborde partout, il y a un déni social, démocratique, a-t-elle expliqué au milieu des manifestants. Ça se cristallise autour du travail car c’est notre identité sociale. »

    Nathalie Rossi, professeure dans un collège de Seine- Saint-Denis et militante à Lutte ouvrière, est descendue dans la rue pour dénoncer le « recul général » induit par le projet de loi. « C’est un permis accordé à l’ensemble du patronat pour qu’il fasse ce qu’il veut sur le temps et les conditions de travail », estime-t-elle. Si elle se mobilise, c’est aussi pour ses élèves : « Je ne veux pas que les apprentis, par exemple, travaillent 40 heures par semaine, comme c’est parfois déjà le cas. Ce n’est pas l’avenir que je veux leur proposer », dit-elle.

    Au milieu des ballons aux couleurs des syndicats, Barbara, 55 ans, n’arbore, elle, aucun autocollant sur son manteau noir. Si elle n’est affiliée à aucun parti ou organisation, cette électrice de François Hollande s’est elle aussi mobilisée avant tout « pour son fils ». « La précarité, le fait de pouvoir être licencié plus facilement, le temps de travail… Tout cela va le concerner, assure-t-elle. L’orientation générale de ce projet de loi est pourrie. »

    • Manifestations en province

    Des rassemblements ont également eu lieu ailleurs en France. A Rennes, où l’université Rennes -II fut à la pointe du mouvement anti-contrat première embauche (CPE) en 2006, entre 4 500 et 10 000 personnes ont défilé à la mi-journée.

    Dans le Nord, elles étaient dans la matinée environ 500 dans les rues de Boulogne-sur-Mer, près de 350 à Dunkerque, 300 à Arras ou encore 500 à Calais, alors que des milliers de manifestants étaient rassemblés dans l’après-midi à Lille. Ils étaient aussi 4 500 à Rouen, 5 000 à Marseille.

    Idées :   « La “loi travail” ne réduira pas le chômage »

    • Quelque 90 lycées bloqués

     

    Emma, une lycéenne parisienne de 17 ans mobilisée contre le projet de loi El Khomri.

    Dès la fin de matinée, des étudiants et lycéens s’étaient réunis place de la Nation, à Paris, avant de rejoindre la place de la République. « El Khomri, t’es foutue, la jeunesse est dans la rue ! », ont-ils scandé. Un slogan particulièrement redouté par le gouvernement, dix ans après la mobilisation contre le CPE. A 11 heures, environ 90 lycées, dont une quarantaine en Ile-de-France – sur 2 500 établissements publics – faisaient l’objet d’un blocage total ou filtrant, selon les estimations des syndicats et du ministère.

    « Cette loi est complètement abusive, dénonce Alvind, un lycéen de 18 ans. On est les travailleurs de demain et ce projet n’aide pas les travailleurs, il favorise les riches. On ne veut pas entrer dans un marché du travail où il n’y a plus de règles. » François, un étudiant en première année de droit, regrette que le texte de loi crée « un déséquilibre total en faveur des employeurs ». Emma, 17 ans, s’est elle aussi mobilisée contre « la remise en cause des rapports de force ». « Qu’il s’agisse des 11 heures de périodes de repos qui peuvent être découpées, ou du plafonnement des indemnités prud’homales, ces réformes sont atroces », juge-t-elle.

    A l’université Paris-VI, les étudiants anticipaient déjà la suite des mobilisations lors de leur assemblée générale et pensaient « stratégie ». « Ce projet de loi est dangereux pour les employés, les étudiants, le personnel. Cela implique une rigueur en tant que syndicat pour organiser le mouvement », assurait Nelson, un étudiant membre de l’UNEF. Et d’organiser la prochaine mobilisation : « Elle aura lieu le 17 mars. D’ici là, c’est notre responsabilité de faire amplifier le mouvement. »

    Lire aussi :   « Les jeunes réclament simplement d’être pris en compte dans l’élaboration des réformes »

    • Des transports en grève

    7 h 30, dans le hall principal de la gare du Nord, à Paris. L’ambiance est étrangement sereine. Quelques voyageurs s’apprêtent à monter dans un train pour Lille, Bruxelles ou Compiègne. Sans les dizaines de « gilets rouges », ces cheminots que la SNCF met au service des voyageurs en cas de situation particulière, on en oublierait presque que c’est jour de grève générale.

    Par un hasard du calendrier, la SNCF et la RATP sont en grève depuis mardi soir pour des motifs internes, liés aux conditions de travail et aux salaires. A la SNCF, où seul un train sur trois circulait en moyenne, près de 35,5 % du personnel était en grève dans la matinée. Le trafic était en revanche quasiment normal à la RATP, sauf sur le RER B.



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  • Loi Travail: le point sur les manifestations à Paris et en province

    Challenges.fr

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    Publié le 09-03-2016 à 09h45Mis à jour à 16h55   LIEN

    EN DIRECT Les lycéens, étudiants et salariés se sont mobilisés ce mercredi dans les rues un peu partout en France. La police a dénombré des milliers de manifestants dans plusieurs villes dont Paris, Lille et Toulouse.

    Plusieurs milliers de personnes participent en ce moment à la manifestation anti-loi du travail. (c) AFP 
    Plusieurs milliers de personnes participent en ce moment à la manifestation anti-loi du travail. (c) AFP
     

    La fronde contre le projet de réforme du droit du travail se traduit ce mercredi 9 mars dans la rue, où plusieurs organisations de jeunesse et syndicats appellent à la mobilisation pour demander le retrait du texte, au cours d'une journée marquée aussi par une grève et des perturbations dans les transports. 

    En bref
    • Plusieurs milliers de personnes ont défilé ce midi en direction du ministère du Travail à Paris pour réclamer le retrait du projet de loi El Khomri. Plusieurs milliers de lycéens et étudiants ont également marché entre République et Nation cet après-midi. 
    • Une centaine de lycées, dont une quarantaine en Ile-de-France, ont fait l'objet d'un blocage ce mercredi, selon l'UNL.
    • Environ 150 rassemblements étaient également prévus en régions: 10.000 personnes mobilisées à Toulouse, 4.500 à Rouen et Rennes, 5.000 à Marseille, 3.000 au Havre, 6.000 à Lille, 7.000 à Lyon, selon des chiffres de la police.
    • Les salariés de la RATP et de la SNCF sont en grève pour réclamer des hausses de salaires. Le taux de participation à la SNCF est de 35,5%.

    16h30 - Le point sur les mobilisations à Paris et en régions

    A Paris, plusieurs milliers de lycéens et étudiants se sont réunis place de la République en direction de Bastille. A midi, les syndicats ont rassemblé également plusieurs milliers de personnes devant le Medef jusqu'au ministère du Travail. 

    A Lyon, 7.000 personnes ont défilé dans les rues, selon la préfecture.

    A Lille, la police avance le chiffre de 6.000 manifestants. La CGT, 7.500. 

    A Toulouse, 10.000 personnes se sont rassemblées d'après la police. 

    A Rennes, 4.500 personnes selon la préfecture, plus de 5.000 selon la CGT. 

    A Rouen, 4.500 personnes selon la police. 

    A Marseille, 5.000 manifestants selon la police. 

    Au Havre, il y a eu 3.000 personnes selon la police. 

    Ces villes de province totalisent 40.000 manifestants selon la police.

    Les opposants au projet avancent également d'autres chiffres: 

    15000 à Grenoble, 2500 à Reims, 1500 à Niort, 3000 à Chambéry, 15000 à Bordeaux.

     

    Compiègne 1000
    Calais 300
    Mont de Mardan 500
    Chateauroux 1600
    Arras 400
    Mont de Marsan 500
    Le Mans 1000
    Pamiers 1000
    Perpignan 3000

    15h30 - Marine Le Pen cible ceux qui critiquent la loi El Khomri et "valident l'UE"

    Marine Le Pen, présidente du Front national, a critiqué ceux qui "combattent la loi El Khomri et soutiennent l'Union européenne", dans un communiqué diffusé le jour de manifestations contre le projet de loi. "L'opposition à la loi El Khomri se mesure d'abord au niveau de cohérence de ceux qui bataillent contre ce projet de régression économique et sociale. Il est surprenant de retrouver dans le camp des opposants à cette loi des organisations et des responsables politiques qui ont toujours validé l'Union européenne, ont voté l'ensemble de ses traités et n'ont jamais émis la moindre critique contre elle", écrit Mme Le Pen, ciblant "une partie du PS et de ses satellites, notamment."

    15h - Le cortège de la deuxième manifestation parisienne se met en marche

     

    Place de la République

     

    14h - Un des slogans de la manifestation à Paris: "Ni amendable ni négociable. Retrait. Retrait. Retrait du projet"

     

    Un des slogans de la manif: "Ni amendable ni négociable. Retrait. Retrait. Retrait du projet"

    13h40 - Plusieurs milliers de manifestants à Paris contre la loi Travail

    Plusieurs milliers de personnes défilaient à la mi-journée en direction du ministère du Travail à Paris pour réclamer le retrait du projet de loi El Khomri. "Loi Travail: non merci !": les participants, partis du siège du Medef à l'appel de la CGT, de FO de la FSU et de Solidaires reprenaient pour slogan le titre d'une pétition en ligne contre ce projet, ayant recueilli plus d'un million de signatures.

    En tête du cortège figuraient notamment les numéros un de la CGT (Philippe Martinez), de FO (Jean-Claude Mailly) et de la FSU (Bernadette Groison), sous une sobre banderole: "Code du travail : retrait du projet de loi El Khomri". "On demande le retrait (du projet). Plus que jamais, il faut remettre les compteurs à zéro pour un code du travail qui protège vraiment les salariés", a déclaré Philippe Martinez à des journalistes, évoquant "une mobilisation qui monte" -- même si "on a encore du monde à convaincre", a-t-il concédé.

    13h28: Nathalie Arthaud, Eric Coquerel et Jean-Luc Mélenchon à la manifestation

     

    Arthaud: "Le gouvernement ne reculera que si les travailleurs se rassemblent"

    Eric Coquerel (PG): "la loi travail est la goutte d'eau. Je pense que Valls peut se faire du souci"

    À , manifestation pour le retrait de la .

     

     

    13h20 - Le mot d'ordre des manifestants: "Retrait du projet de loi"

     

    Un des mots d'ordre de la manif: "retrait du projet"

    Pour notre journaliste sur place dans la manifestation au départ d'Ecole militaire, à Paris, à 13h30, un des mots d'ordre de la manifestation est "retrait du projet".

    13h - Pour François Hollande, la France ne "copie pas les autres pays européens"

    François Hollande a assuré que la France avec le projet de loi El Khomri ne "copiait pas les autres pays européens" mais tente de "préserver son modèle social tout en l'adaptant", a rapporté le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll. Selon le porte-parole, François Hollande a rappelé à l'occasion du Conseil des ministres "que dans ce débat, il y a une idée directrice: la France fait ce qu'elle a à faire dans le domaine du droit du travail. Elle ne copie pas les autres pays européens (...) Elle le fait avec le souci de préserver son modèle social, tout en l'adaptant".

    12h45 - L'accès au Medef est bloqué par les forces de l'ordre

     

    Accès au Medef bloqué. Le rassemblement a lieu à Ecole militaire

    Le rassemblement prévu à 12h30 initialement devant le Medef à Paris, se déroule à l'Ecole militaire selon notre journaliste sur place.

    12h35 - 35,5% de cheminots en grève dans la matinée à la SNCF

    Le taux de participation à la grève lancée par les quatre syndicats représentatifs à la SNCF pour défendre les conditions de travail des cheminots s'établissait en matinée à 35,5% pour l'ensemble du personnel, a annoncé la direction de la SNCF. Le mouvement lancé jusqu'à jeudi 8 heures par la CGT, Unsa, SUD et CFDT perturbait fortement le trafic national, avec en moyenne une liaison sur trois assurée, selon la SNCF. "Le service annoncé aux clients" est "tenu conformément aux prévisions", a ajouté le porte-parole.

    12h26 - Rouen mobilisé contre la loi Travail

    Entre 3.700 et 4.500 manifestants sont mobilisés à Rouen selon la police (10.000 pour les syndicats).

    12h16 - Blocage d'une centaine de lycées en France

    Une centaine de lycées en France, dont une quarantaine en Ile-de-France, ont fait l'objet d'un blocage, total ou filtrant. Quelques centaines de lycéens se sont retrouvés ensuite place de la Nation à Paris en fin de matinée, avant le rassemblement contre le projet de loi Travail place de la République à partir de 14H00. L'Union nationale lycéenne (UNL) s'est dite "très satisfaite" de cette mobilisation. Une porte-parole l'a qualifiée d'"inédite" pour une première journée d'action, "avec aussi peu de temps pour la préparer". Les lycéens n'ont pas cours le mercredi après-midi. L'organisation "appelle à poursuivre la mobilisation" et une date pour de nouvelles actions devrait être annoncée prochainement.

    En province, quatre établissements bloqués étaient recensés à Marseille par l'UNL, et des mouvements étaient notamment en cours à Bordeaux, Lyon, Grenoble, Chambéry, Lille et Caen, avait dit la porte-parole en début de matinée.

    Du côté des concours à l'agrégation, dont plusieurs se déroulaient mercredi, "il n'y pas eu de perturbation", selon la Maison des examens de l'Ile-de-France. "Les candidats avaient anticipé les perturbations" causées par la grève simultanée dans les transports publics, a-t-on ajouté.

    11h45 - Pour Sarkozy "dans le meilleur des cas, la montagne accouchera d'une souris"

    Nicolas Sarkozy dénonce mercredi "une ambiance de fin de règne" au sein de l'exécutif et prédit à propos du projet de réforme du code du travail que "dans le meilleur des cas, la montagne accouchera d'une souris". "Le PS est profondément divisé, François Hollande assiste passif au désaccord au sein de sa majorité. Dans le meilleur des cas, la montagne accouchera d'une souris car l'habituel exercice de synthèse de François Hollande l'aura emporté sur le courage. Dans le pire des cas, cela aboutira à un recul général", estime le président du parti Les Républicains dans un entretien au quotidien Le Monde.

    "La réalité est qu'il y a une ambiance de fin de règne car M. Hollande a divisé sa propre majorité. Il paye les mensonges de sa campagne de 2012. Tous les gens qui s'apprêtent à descendre dans la rue sont ses électeurs déçus", estime l'ancien chef de l'Etat. "Ce qui lui arrive doit nous servir de leçon. De notre côté, il faudra tout dire avant pour tout faire après", ajoute-t-il, dans la perspective de 2017.

    Pourquoi n'a-t-il pas réformé le code du travail quand il était au pouvoir? "La rupture conventionnelle a été une réforme majeure", répond l'ancien président, faisant valoir également "un nombre considérable de réformes". "Mais je ne prétendrai jamais avoir tout fait. Si je l'avais pensé, je n'aurais pas été candidat à ma propre succession" en 2012. Nicolas Sarkozy ne se prononce pas sur le vote des parlementaires Républicains sur le projet de loi El Khomri, faute de connaître "sa version finale".

    11h25 - " Un premier pas dans la bonne direction" pour Alain Juppé (Les Républicains)

    "Ce projet de loi, personne ne sait d'abord ce qu'il va devenir. Il ouvre quelques perspectives intéressantes, mais il n'épuise pas le sujet" a déclaré dans Nice-Matin Alain Juppé, candidat Les Républicains à la primaire de la droite et du centre pour l'élection présidentielle en 2017.

    L'ancien Premier ministre a pointé les manques de ce projet de réforme du droit du travail. "Il ne traite pas, par exemple, la question des seuils, de dix salariés, de cinquante salariés, qui sont des points très sensibles. Il ne traite pas véritablement non plus la question du contrat de travail mais se borne à modifier les dispositions de la loi dans ce domaine. Le référendum d'entreprise est en outre placé sous la seule initiative des syndicats et pas du chef d'entreprise. Ce n'est donc qu'un premier pas dans la bonne direction, sauf que la direction risque de changer une fois que le Parti socialiste s'en sera emparé".

    11h15 - Manifestation virtuelle

    Les initiatrices et initiateurs de la pétition contre le projet de loi travail, qui a dépassé le million de signatures, ont lancé une manifestation virtuelle. Plus de 84.000 personnes y étaient rassemblées symboliquement à 11 heures.

    10h50 - Les manifestants "sont un peu les cocus de l'affaire" pour Eric Ciotti (Les Républicains)

    [Direct] Le député LR @ECiotti est l'invité politique de @Bruce_Toussaint
    >> http://www.itele.fr/direct  pic.twitter.com/GVv4Qpfoy6

    .@ECiotti :"Cette manifestation n'est que manipulation, conservatisme. Mais je comprends les manifestants qui ont été trahis"

     

    Le député Les Républicains des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, a déclaré sur iTélé qu'on "voit que les vieux conservateurs, les vieux dinosaures, (...) bloquent le système économique français, la CGT, Martine Aubry, celle qui a inventé ces funestes 35 heures, l'Unef, qui est le syndicat manipulé par les arrières-cours du PS. Cette manifestation, ces manipulations, conservatisme absolu, immobilisme, c'est même pas le siècle dernier, c'est le 19e siècle".

    Le député Les Républicains n'approuve pas les revendications des manifestants "mais je comprends pourquoi ils manifestent. Parce qu'ils ont été trahis. Ce sont un peu les cocus de l'affaire, finalement. Ils ont voté Hollande quasiment sur un projet d'extrême gauche, en 2012, (...) et puis quatre ans après, alors que le chômage a augmenté d'un million de personnes, on change de politique et on revient à ce qu'on proposait nous. C'est vrai que je comprends la réaction de ces personnes".

    10h45 - Pour Marion Maréchal-Le Pen, "de bonnes questions sont posées" par la loi travail

    La députée FN du Vaucluse a déclaré sur France Inter que "ce projet de loi peut poser de bonnes questions, mais apporte un certain nombre de mauvaises réponses". Marion Maréchal-Le Pen a déploré qu'on "ne parle pas du tout d'une meilleure représentativité syndicale, qui est quand même aujourd'hui un vrai problème en France. On ne parle pas du tout des effets de seuil. On ne parle pas du tout des problèmes de trésorerie. Donc il y a quand même

    REVOIR "Ce projet de loi peut poser de bonnes questions mais apporte de mauvaises réponses" http://www.dailymotion.com/video/x3wpf9m_marion-marechal-le-pen-ce-projet-de-loi-peut-poser-de-bonnes-questions-mais-apporte-de-mauvaises-rep_news 

    des carences."

     

    10h30 - Pour le président du Mouvement des jeunes socialistes, le projet de loi El Khomri risque de "fracturer la gauche"

    Benjamin Lucas, président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), appelle au retrait du texte sur la réforme du Code du travail sur Radio Classique. Celui-ci "cristallise beaucoup de tensions" et "génère beaucoup de rejet, il est construit sur des analyses qui ne sont pas les analyses que la gauche tient depuis un certain nombre d'années". "On est des opposants à ce texte, oui a t-t-il expliqué. Ce gouvernement a fait beaucoup pour la jeunesse depuis le début du quinquennat. Il y a aussi des choses sur lesquelles nous ne sommes pas d'accord comme cette loi, comme la déchéance de nationalité ou le travail le dimanche".

    10h - Pour Bayrou, la France est le "pays du blocage éternel"

    Le président du MoDem, François Bayrou, a déclaré sur France Info "est-ce que la France peut demeurer le pays de tous les blocages, le pays du blocage éternel, où aucun dialogue n'est possible et où chaque fois qu'une proposition est avancée, le pays dit non, descend dans la rue et se bloque?". Le président du Modem a attaqué la position de François Hollande, absent en première ligne pour défendre le texte.

    "Ce qui me frappe sur cette loi, c'est que le travail d'explication n'a pas été fait. C'est le président de la République qui naturellement doit être en première ligne pour faire le travail d'explication. Il n'y est pas. Il laisse le Premier ministre. On a l'impression d'un affrontement souterrain ou larvé et tout ceci est terriblement inquiétant. Et en effet c'est la fin de cette période de cinq années qui est extrêmement difficile. Non pas que l'opposition se porte beaucoup mieux.

    VIDEO - Laurent Berger: "Si la CFDT n'obtient pas satisfaction, nous nous mobiliserons" http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/laurent-berger-si-la-cfdt-n-obtient-pas-satisfaction-nous-nous-mobiliserons-771823.html 

     

    9h45 - Au moins une douzaine de lycées bloqués à Paris

    Au moins une douzaine de lycées parisiens faisaient l'objet d'un blocage, total ou filtrant, mercredi matin en marge de la première journée d'action contre la réforme du code du travail, selon des chiffres partiels communiqués par l'UNL, un des principaux syndicats de lycéens.

    En province, quatre établissements bloqués étaient recensés à Marseille par l'Union nationale lycéenne (UNL), et des mouvements étaient notamment en cours à Bordeaux, Lyon, Grenoble, Chambéry, Lille et Caen, a précisé une porte-parole. "Ces chiffres ne sont pas exhaustifs. Des assemblées générales sont en train de se tenir ou sont prévues un peu partout en France", a-t-elle ajouté. Le rectorat de Paris n'était pas en mesure de donner un nombre d'établissements bloqués en début de matinée.

    9h30 - Pour Laurent Berger (CFDT), il faut des "arbitrages conséquents"

    Il y a dans le projet des "choses importantes" et "des choses qui ne sont pas acceptables" a déclaré le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger sur RMC. "Je me bats tout simplement pour qu'il y ait des évolutions. J'ai trouvé un gouvernement qui voulait bouger, qui était à l'écoute. Mais vous savez, il y a les paroles et il y a les actes (...) il faut voir ce que cela donne lundi" lors de la réunion plénière prévue à Matignon.

    "Je l'invite à faire des arbitrages conséquents, sinon, je le dis franchement, la CFDT se mobilisera". Le syndicat demande de "profondes modifications", "pas le retrait" car dans le projet "il y a aussi (...) des choses qui sont importantes", qui ne doivent pas "passer aux oubliettes" comme le compte personnel d'activité (CPA).

    9h15 - Philippe Martinez annonce qu'il y aura "du monde dans la rue"

    Le secrétaire général de la CGT appelle à la mobilisation aujourd'hui pour le retrait du projet de loi réformant le marché du travail de Myriam El Khomri, ministre du Travail. "Comme on n'a pas discuté beaucoup avant la publication du texte, il faut l'enlever et commencer à vraiment discuter, a t'il dit sur France Inter. Tout dans ce texte fait en sorte que les droits des salariés ne soient plus respectés".

    9h - Pour Luc Châtel, c'est "l'heure de vérité"

    Luc Chatel, président du Conseil national Les Républicains, a considéré sur France 2 que  "c'est un peu l'heure de vérité entre d'un côté ce que j'appellerais le front du refus, ceux qui sont toujours contre, ceux qui sont des professionnels de la pétition, ceux qui ne veulent pas que le système change, et puis le front des exclus, c'est-à-dire ceux qui n'arrivent pas à se trouver une place dans la société, les 5,8 millions de Français qui n'ont pas d'emploi, ces jeunes qui quittent le système éducatif, qui ont un diplôme, un diplôme élevé, qui n'arrivent pas à trouver un emploi".

    8h30 - Trafic quasiment normal pour la RATP sauf le RER B

    A la RATP, CGT et Sud (premier et troisième syndicats) réclament une hausse des salaires en 2016, le trafic était normal sur les bus, tramways et métros, et "quasi normal" pour la partie du RER A gérée par l'opérateur francilien, selon un porte-parole. En revanche, seulement deux trains sur trois circulent sur la portion sud du RER B gérée par la RATP en direction de Saint-Rémy-les-Chevreuse et Robinson, soit légèrement mieux que les prévisions (un sur deux), a précisé le porte-parole.

    Un net ralentissement du trafic est toutefois à attendre sur la portion nord, du RER B, celle gérée par la SNCF, avec un train sur quatre vers les terminus Aéroport Charles de Gaulle/Mitry-Claye.

    8h - Trafic faible comme prévu à la SNCF

    Le trafic était assez faible mercredi matin à la SNCF en raison de la grève des cheminots, avec un train sur trois en moyenne conformément aux prévisions. A la SNCF, "la journée est vraiment compliquée", "c'est pour l'instant conforme aux prévisions", a indiqué un porte-parole. En moyenne, la compagnie prévoit un tiers de trains en Ile-de-France, sur les lignes régionales et la plupart des lignes TGV nationales.

    Le préavis déposé par les quatre syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD et CFDT), pour les salaires, l'emploi et les conditions de travail, court jusqu'à jeudi 08H00.

     
     
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  • Pétition : Journée Internationale des droits de la Femme: L'égalité passera par la laïcité

    Journée Internationale des droits de la Femme: L'égalité passera par la laïcité

    Auteur : E. M., Femme De Droite

    Créé le 08/03/2016   Lien

    À l'attention : du Président de la République et Premier Ministre

    Parce qu'aujourd’hui en France, il est possible pour un directeur général d’une ONG de dire, sur un plateau télévisé de Canal+, devant la Ministre de la condition de la Femme « NON, non je ne serre pas la main aux femmes comme d’autres » sans être ni repris, ni inquiété, ni voir ses propos condamnés.

    Parce qu’aujourd’hui en France, il est nécessaire de créer une notice expliquant que les principes religieux n’ont pas à interférer dans les processus de soins afin de pouvoir soigner les femmes mais aussi permettre aux personnels médicaux d’exercer convenablement leur métier.

    Parce qu’aujourd’hui en France, un rappeur s’exprimant avec haine, peut transmettre des messages de violences physiques («ferme ta gueule ou tu vas te faire marie-trintigner») et ne pas être condamné par la justice qui prône la liberté d’expression.

    Parce qu’aujourd’hui en France, on assiste à une augmentation alarmante de la radicalisation chez nos jeunes femmes.

    Parce qu’aujourd’hui en France, trop de femmes sont contraintes de se couvrir intégralement, privées de liberté.

    Parce que cela induit :
    Une régression de nos libertés et de notre condition, parce que cela provoque des différences au sein de notre République, et parce que nous craignons que cela ne se propage à d’autres minorités condamnées par ces religions.

    Pour toutes ces raisons, nous demandons :

    Que la laïcité soit, sans concession aucune, appliquée comme le prévoit la loi*qu’un ministère des droits de la Femme soit créé et dissocié de la famille que tout propos réduisant l’image de la Femme (ou toute autre minorité) soit condamné.

    * La résolution 1464 du 4-10-2005 de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe stipule"7-4 à veiller à ce que la liberté de religion et le respect de la culture et de la tradition ne soient pas acceptés comme des prétextes à la justification des droits des femmes y compris lorsque des filles mineures sont contraintes de se soumettre à des codes religieux (y compris les codes vestimentaires) …".

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    Publié le Mardi 8 Mars 2016 à 07h09

    Actualité > Monde

    Le sommet européen sur les réfugiés se conclut sur un demi- accord qui reste à finaliser : les migrants devraient être renvoyés vers la Turquie

     

    Le sommet entre l’Union européenne et la Turquie, organisé lundi à Bruxelles , a délivré un résultat en demi-teinte. Il a dégagé des grands principes mais les modalités pratiques doivent encore être définies. Il est question de renvoyer en Turquie les migrants traversant la mer Egée.

    Belga

    Ce sommet de la dernière chance , comme certains l’avaient qualifié , a duré douze heures et a accouché d’une souris. « Nous avions tous les éléments pour avoir un accord complet », a constaté le Premier ministre Charles Michel à l’issue de la réunion . Il s’agit cependant d’une « étape supplémentaire qui est franchie dans cette bataille pour résoudre la crise des réfugiés », a-t-il souligné.

    L’UE s’est donné dix jours supplémentaires pour finaliser un nouvel accord avec Ankara visant à stopper l’afflux de migrants vers l’ Europe, avec sur la table la proposition spectaculaire de renvoyer en Turquie tous les migrants traversant la mer Egée, y compris les Syriens.

    Les Européens ont été surpris par la nouvelle approche proposée dimanche soir par la Turquie après des discussions avec la présidence néerlandaise de l’Union et la chancelière allemande Angela Merkel.

    La principale nouveauté est la réadmission prochaine, par la Turquie, de toutes les personnes qui tenteraient de rejoindre l’Europe de manière irrégulière, tandis que l’Europe accueillera un réfugié syrien pour chaque personne réadmise en Turquie.

    Cette organisation a pour but de « casser le modèle économique des trafiquants d’êtres humains et des passeurs », a souligné le Premier ministre. Il faudra cependant être vigilants pour que la fermeture de ce mode d’ arrivée vers l’Europe ne soit pas compensé par de nouvelles routes, dit-il.

    Régler les modalités pratiques

    Les 28 chefs d’Etat et de gouvernement européens ont chargé le président du Conseil européen , Donald Tusk, de peaufiner les modalités pratiques dans les prochains jours, et au plus tard pour le prochain sommet, les 17 et 18 mars.

    « Il y aura un avant et un après 7 mars », a affirmé M. Michel. « Les personnes arrivées avant le 7 mars feront l’objet d’une relocalisation depuis l’Europe. Celles arrivées après seront renvoyées en Turquie .» Il subsiste cependant une zone gris en attendant que les modalités pratiques soient établies: quel sort sera réservé aux personnes arrivant durant cette période? Ce n’est pas encore clair.

    Les dirigeants européens ont eu une discussion juridique sur la faisabilité de ce principe de réadmission et sa compatibilité avec les droits européen et international. « La position de la Commission est que c’ est possible dès lors qu’un pays, la Grèce, a un accord de réadmission avec la Turquie, ce qui est le cas », a poursuivi M. Michel.

    « Europe Bancontact »

    La question est de savoir si tous les pays européens embrayeront sur le principe de la réinstallation et accepteront d’accueillir des réfugiés syriens. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a mis son veto lundi, au cours des discussions, au système.

    « On a deux logiques qui s’affrontent: celle qui prône une solution européenne et celle qui refuse les efforts », a fustigé Charles Michel. « Je regrette ce manque de solidarité et cette vision d’une Europe Bancontact qu’on sollicite pour son propre développement mais qu’on rejette quand il faut faire des efforts en retour

    En échange de sa coopération , la Turquie a demandé que l’Europe accélère le processus de libéralisation des visas, initialement prévu pour novembre. L’UE et la Turquie ont convenu d’ essayer de ramener à juin cette échéance , mais il faut que la Turquie adopte d’ici là neuf textes légaux préalables à la libéralisation. « Cela va de pair avec la réadmission », a insisté Charles Michel. « C’est d’abord la réadmission, puis la libéralisation

    Procédure d’adhésion pour la Turquie

    La Turquie souhaite aussi ouvrir de nouveaux chapitres dans la procédure d’adhésion à l’Union européenne. Les Européens ont rappelé l’importance de la liberté d’expression. « Je ne change pas d’avis : la Turquie est très très loin de rencontrer les conditions pour devenir membre de l’UE », a commenté le Premier ministre. « J’ai eu l’occasion de répéter que la liberté des médias est une valeur , un droit intangible

    En conférence de presse , le Premier ministre turc a assuré être pour la liberté de la presse et des médias et affirmé que le paysage médiatique turc était très dynamique. Les problèmes rencontrés par le quotidien Zaman sont «judiciaires, pas politiques » et concernent des crimes que le journal aurait commis, a-t-il assuré.

    # Belga context

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  • Manuel Valls : "Ce qui serait terrible, c'est le statu quo"

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    INTERVIEW - Avant la journée de mobilisation de mercredi, qui doit recevoir les syndicats dès lundi, monte au front pour expliquer et défendre "sa" réforme du Code du travail.

    Manuel Valls à Matignon.
    Paru dans leJDD

    Manuel Valls samedi matin à Matignon . (Eric Dessons/JDD)

    L’interview qu’accorde Manuel Valls au JDD n’est pas une interview ordinaire . D’abord, parce que le Premier ministre s’ explique sur la réforme du Code du travail au moment où beaucoup croient à une " explosion sociale" ou la craignent. Ensuite , parce que c’est peu de dire que cette réforme - en dehors de la "désinformation" que fustige Manuel Valls - ne fait pas l’unanimité à gauche. "Trop, c’ est trop", a lancé Martine Aubry dans un texte indigné. Enfin, parce que le Premier ministre, dont la détermination apparaît sans faille, se retrouve aujourd’hui isolé : nombreux sont ceux qui, à gauche, refusent en effet l’idée, si François Hollande choisissait de ne pas être candidat en 2017, que la porte s’ouvre devant lui. "Jamais je ne ferai de chantage à la démission ", assure le chef du gouvernement, tout en affichant sa volonté de tout faire pour que cette réforme - symbole , à ses yeux, d’une démarche vitale, réformiste et proeuropéenne - aboutisse. Un pari.

    "Réformer la France est vital"

    La pétition en ligne contre la loi travail a récolté plus d'un million de signatures. Des manifestations vont avoir lieu. Est-ce l'une des batailles les plus difficiles du quinquennat?
    La loi travail est essentielle pour notre pays . Il faut, bien sûr, répondre aux interrogations, aux inquiétudes, et lever les ambiguïtés, faire évoluer ce qui doit évoluer, d'autant que le projet n'a pas encore été présenté en Conseil des ministres. Mais réformer la France est vital. Notre pays souffre du fait que ses élites, ses responsables politiques ont du mal à produire un discours qui explique le monde et ses évolutions. Faute d'explications, le conservatisme et les blocages peuvent l'emporter. Il faut dire aux Français d'où l'on vient et où l'on va. En 2012, nous avons hérité d'une France marquée par des inégalités croissantes, avec des comptes publics particulièrement dégradés et des entreprises en perte de compétitivité. Notre modèle social était à bout de souffle . Depuis le début du quinquennat, nous avons réarmé les entreprises pour faire face à la concurrence internationale et aux bouleversements de l'économie, avec notamment le numérique . Nous voulons garantir notre modèle social et les droits des salariés tout en donnant plus de souplesse aux entreprises. Je veux d'une France où chacun est en capacité de s'épanouir, où les individus ont les mêmes chances , sont plus forts et plus solidaires. La loi travail, portée avec pugnacité par Myriam El Khomri, est un levier puissant pour cela.

    «Il faut casser les barrières à l'entrée du marché du travail sur lesquelles viennent se fracasser des milliers de jeunes et de chômeurs peu qualifiés»

    À gauche, beaucoup voient dans cette loi une "régression" et une "précarisation" accrue pour les salariés…
    La précarité, je la connais , je l'ai vue partout en France et notamment à Évry , chez ceux qui sont exclus de l' emploi, ballottés de petits boulots en petits boulots, qui triment. Voilà le quotidien de millions de Français. Le chômage de masse frappe durement. Il se concentre sur les jeunes et les moins qualifiés. Un chômeur sur quatre a moins de 25 ans. Un sur trois n'a aucun diplôme. Ce qui doit nous révolter, c'est qu'il y a 3,5 millions de chômeurs. Sur les emplois marchands créés en 2015, 90% l'ont été en intérim ou en CDD . Il faut casser les barrières à l'entrée du marché du travail sur lesquelles viennent se fracasser des milliers de jeunes et de chômeurs peu qualifiés. Le CDI doit devenir la règle. Nous voulons réconcilier l' employeur et l'employé et qu'ils retrouvent tous les deux la confiance , l'envie d'avancer ensemble.

    Ceux qui manifesteront mercredi demandent le retrait du texte pour partir sur de nouvelles bases. Est-ce envisageable?
    Il faut enrichir et compléter cet avant-projet de loi. Mais ce qui serait terrible, c'est le statu quo. Plus encore pour les exclus du marché du travail. J' aurais pu dire : il reste quatorze mois , je vais lever le pied, ne prendre aucun risque… Ce n'est pas ma vision de la politique , ni celle du président de la République . Je ne donnerai pas une seule seconde à l'immobilisme. Car cette loi travail, c'est plus de visibilité pour les entreprises et plus de protection pour les salariés.

    "C'est la jeunesse qui a le plus à gagner avec cette loi"

    Comprenez-vous l'inquiétude et la colère de tous ces jeunes qui appellent à manifester mercredi contre ce projet de loi?
    Je veux répondre à toutes les questions , à toutes les inquiétudes et aux critiques formulées de bonne foi. C'est pour cela que nous avons pris quinze jours supplémentaires avec Myriam El Khomri et Emmanuel Macron, pour améliorer et corriger là où c'est nécessaire le texte, mais aussi pour faire cesser la désinformation. J'entends dire que la jeunesse va être précarisée, mais justement, c'est la jeunesse qui a le plus à gagner avec cette loi, car elle est la première victime du système actuel : précarité et CDD à répétition. J'entends dire que les heures supplémentaires ne seront plus majorées. C'est faux. Les heures supplémentaires seront toujours mieux payées que les heures normales. Aucun accord, même majoritaire, ne pourra conduire à une réduction de salaire . J'entends dire que les chefs d' entreprise pourront licencier comme ils le souhaitent : c'est faux. Cette loi n'invente aucun nouveau motif de licenciement . Elle clarifie des motifs déjà reconnus et appliqués par les juges.

    Va-t-il y avoir, dans les jours qui viennent, des négociations sur le fond ou de simples ajustements?
    Nous travaillons et discutons sur ces questions depuis plus d'un an. En février 2015 , j'ai présenté un agenda social devant les partenaires sociaux. Puis il y a eu la loi relative au dialogue social et à l'emploi, qui a adopté le principe du compte personnel d'activité. En septembre, m'a été remis le rapport Combrexelle, sur la négociation au sein de l'entreprise et, en janvier, le rapport Badinter, sur les grands principes de notre Code du travail. Nous prenons deux semaines supplémentaires, car ma méthode, c'est le dialogue. Je veux crédibiliser cette flexisécurité à la française en donnant des droits nouveaux aux salariés.

    «Concernant la barémisation pour les prud'hommes des adaptations peuvent être possibles sans la remettre en cause. Nous allons en discuter»

    Les syndicats réformistes demandent notamment la fin de la barémisation pour les prud' hommes et une définition plus stricte des licenciements économiques . Là-dessus, y a-t-il une marge de négociation?
    Ces deux points feront , bien sûr, l'objet d'améliorations. En ce qui concerne les entreprises, nous devons davantage insister sur le fait que ce texte s'adresse d'abord aux petites et moyennes entreprises . C'est là où il y a la peur d'embaucher. Nous devons lever cette crainte. Concernant la barémisation pour les prud'hommes, disposition attendue par les chefs d'entreprise, des adaptations peuvent être possibles sans la remettre en cause. Nous allons en discuter.

    Les opposants à cette loi soulignent qu'elle renverse la hiérarchie des normes en privilégiant l'entreprise comme cadre de négociation. Or dans les entreprises, le rapport de force est moins positif pour les salariés que dans les branches…
    C'est justement le contraire ! S'il n'y a pas d'accord entre le salarié et le patron , le droit du travail restera exactement le même. Nous faisons confiance à la négociation au sein de l'entreprise, aux accords majoritaires et aux salariés qui seraient consultés. Cette décentralisation du dialogue social, c'est un changement majeur et un progrès qui conforte notre contrat social.

    "C'est du gagnant-gagnant pour l'entreprise et les salariés"

    Vous dites que cette loi doit donner plus de sécurités aux salariés mais elle sécurise surtout les licenciements. Elle doit réduire le chômage : pourtant, en donnant plus de souplesse aux entreprises dans l' organisation du temps de travail, elles pourront faire face aux surcroîts d'activité sans forcément embaucher. N'est-ce pas contradictoire?
    Non, cette loi, c'est du gagnant-gagnant pour l'entreprise et les salariés. Sortons de la théorie et prenons l'exemple de la barémisation. Elle permet notamment aux TPE et PME d'anticiper ce que leur coûterait un licenciement . Plutôt que d'embaucher systématiquement en CDD ou d'avoir recours à des intérimaires, de sous-traiter, cela les inciterait à embaucher en CDI. Pour les salariés : au lieu d'enchaîner les CDD, ils pourront enfin avoir la possibilité d'être embauchés en CDI. En cas de licenciement, les entreprises ont souvent intérêt à faire traîner les procédures pour payer le plus tard possible. Cela nuit au salarié. Son intérêt, c'est d'être dédommagé vite, à la hauteur du préjudice subi, pour pouvoir rebondir.

    «Le CPA, c'est la vraie révolution sociale de ce quinquennat»

    Le compte personnel d'activité (CPA) va-t-il regrouper des droits qui existent déjà ou peut-il entraîner des droits nouveaux?
    Le CPA, c'est la vraie révolution sociale de ce quinquennat. Et donc ce sera l'un des points importants de la négociation à venir. Nous voulons renforcer le compte personnel d'activité, particulièrement pour les jeunes. Actuellement, changer d'emploi, c'est perdre tous ses droits. Demain, grâce aux CPA, les droits - à la formation, le compte pénibilité, l'épargne salariale… - suivront le salarié tout au long de sa vie! Cela va permettre à chacun, notamment aux chômeurs grâce à plus d'heures de formation, de rebondir et de prendre un nouveau départ. Prenons aussi l'exemple d'un jeune qui a accompli une mission de service civique dans une association et a envie d'y être embauché. Il doit pour cela suivre, par exemple, une formation complémentaire en comptabilité. Il pourra désormais le faire gratuitement! Car au terme de sa mission, grâce à son CPA, il aura droit à vingt heures de formation.

    "Nous n'avons jamais évoqué l'idée de mettre en œuvre le 49-3"

    Envisagez-vous d'utiliser, le cas échéant, l'arme politique du 49-3?
    Nous n'avons jamais évoqué l'idée de mettre en œuvre le 49-3. Myriam El Khomri a simplement rappelé que nous assumerions nos responsabilités. Et notre responsabilité, c'est de mener à bien ce texte avec les amendements nécessaires. Moi, je veux convaincre les socialistes, les radicaux de gauche, les écologistes d'approuver cette loi mais je veux que la loi recueille aussi l'assentiment de tous ceux qui veulent réformer le pays. Au lendemain des élections régionales, marquées par la progression de l'extrême droite, tout le monde a dit qu'il fallait sortir d'un certain nombre de postures, et ne pas approfondir les fractures. Je n'attends pas qu'on gomme les clivages entre la gauche et la droite, mais qu'on se retrouve sur la question essentielle de la lutte contre le chômage.

    «Réformer, c'est difficile, c'est bien pour cela que je m'y colle avec passion»

    Vous souhaitez, en somme, que les réformistes de droite vous apportent leur concours?
    Il y a une majorité pour réformer parmi les partenaires sociaux, comme au Parlement, j'en suis convaincu. Ceux qui pensent que cette loi va dans le bon sens doivent l'approuver ou la voter. On ne peut pas s'y opposer uniquement parce qu'elle vient de l'autre camp. Chacun doit assumer ses responsabilités. Nous devons réformer le droit du travail, comme nos voisins l'ont fait. Réformer, c'est difficile, c'est bien pour cela que je m'y colle avec passion.

    Lire aussi la suite de l'interview : "Jamais je ne ferai de chantage à la démission"

    Dominique De Montvalon et Arthur Nazaret - Le Journal du Dimanche

     

    dimanche 06 mars 2016

     
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    Réforme du Code du travail : Caroline de Haas s'oppose à "un big bang social

    sans précédent"

    La militante à l'origine de la pétition "Loi travail : non, merci" est l'invitée du Soir 3. Elle explique pourquoi elle demande le retrait du projet de loi El Khomri.

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    FRANCE 3

    Francetv info

    Mis à jour le 05/03/2016 | 10:27, publié le 05/03/2016 | 10:27

    C'est le sujet qui divise la gauche et les syndicats. C'est aussi le thème d'une pétition qui a recueilli en quelques jours un million de signatures, un record. Tout le monde parle du projet de loi sur la réforme du travail. Caroline de Haas, qui a lancé la fameuse pétition "Loi travail : non, merci", est l'invitée du Soir 3 de ce 4 mars.

    Elle ne s'attendait pas à un succès aussi fulgurant sur la Toile. "En même temps, quand on regarde le projet de loi, on comprend pourquoi il y a eu une telle ampleur", déclare-t-elle. Mais "si on veut que ce gouvernement recule, il va falloir que tout le monde s'y mette", car l'outil que représente cette pétition "ne sera pas suffisant". Elle-même se mobilisera dans la rue le 9 mars.

    "Le package global pose problème"

    Caroline de Haas ne s'élève pas contre une ou plusieurs mesures du projet. "C'est le package global qui pose problème", martèle-t-elle, avant de poursuivre : "Il y a aujourd'hui des droits, qui sont définis dans la loi, qui ne seront plus définis. Et l'accord d'entreprise pourra rabaisser les droits qui existent. C'est un big bang social sans précédent qui va juste détruire petit à petit le Code du travail".

    Face à la fronde, Manuel Valls a reporté de 15 jours l'examen du projet de loi El Khomri pour réflexion, et le titre dudit projet a été changé en "Loi sur les nouvelles protections pour les entreprises et les salariés" ( et non plus "...pour les entreprises et les salariés"). Une manoeuvre qui fait réagir Caroline de Haas : "Penser que les citoyennes et les citoyens vont changer d'avis parce qu'on change le titre du projet de loi, c'est juste nous prendre pour des imbéciles". La militante féministe n'a qu'un but : le retrait du projet.


    Elle ne s'attendait pas à un succès aussi fulgurant sur la Toile. "En même temps, quand on regarde le projet de loi, on comprend pourquoi il y a eu une telle ampleur", déclare-t-elle. Mais "si on veut que ce gouvernement recule, il va falloir que tout le monde s'y mette", car l'outil que représente cette pétition "ne sera pas suffisant". Elle-même se mobilisera dans la rue le 9 mars.

     
     
     
     
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  • Loi Travail : les syndicats accentuent encore la pression

    Les Echos | Le 03/03 à 12:21, mis à jour à 19:42    Lien
     

    Reçu par Myriam El Khomri, Philippe Louis, président de la CFTC, sent que « des choses vont bouger » sur la loi Travail. - AFP

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    Carole Couvert, Philippe Louis, Jean-Claude Mailly, Laurent Berger Philippe Martinez.
     
    Carole Couvert, Philippe Louis, Jean-Claude Mailly, Laurent Berger et Philippe Martinez. -
    Witt/pool/REA



    La CFDT, la CGC, la CFTC et l’Unsa exigent une refonte de la loi. La CGT, FO, FSU et l’Unef mobiliseront le 31 mars pour son « retrait ».

    Toutes les centrales syndicales (sauf Solidaires) réunies – ce jeudi matin au siège de l’Unsa après une première rencontre à la CGT la semaine dernière – contre un projet de loi : la scène ne s’était plus vue depuis la réforme des retraites de 2010. Pour un gouvernement de gauche, c’est même une première. A trois jours d’une semaine cruciale de concertations à Matignon, la force du symbole rappelle à Manuel Valls l’ampleur de la fronde contre le projet de loi réformant le Code du travail.

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    Mais l’issue de cette intersyndicale aura aussi laissé de petits motifs d’espoirs au pouvoir, en soulignant les divergences, sur le fond du texte comme sur les premiers moyens d’action, qui fragilisent le front syndical.

    « Rééquilibrer en faveur des salariés »

    Après quatre heures d’âpres débats, et contrairement aux déclarations unitaires de la semaine dernière, seuls les syndicats réformistes (CFDT, CFTC, CGC, Unsa) ont signé le communiqué commun appelant à « impérativement modifier en profondeur » la loi El Khomri pour « la rééquilibrer en faveur des salariés ». Ils se gardent d’exiger son retrait pour ne pas sacrifier les mesures, non négligeables, qu’ils y approuvent, comme la construction du compte personnel d’activité et le renforcement des accords d’entreprise.

     

    Mais ils profitent de leur position de force pour détailler les lourdes modifications attendues, comme « le retrait de la barémisation des indemnités prud’homales » et la suppression de l’essentiel des assouplissements des 35 heures, dont la possibilité pour les PME de passer unilatéralement des salariés en forfait jour. Sur le licenciement économique, « le texte doit permettre aux juges d’apprécier la réalité des difficultés économiques et retirer le périmètre national », soit une quasi suppression de la réforme prévue.

    Même si l’exécutif se dit prêt à « faire bouger les curseurs », l’ampleur de ces revendications lui laisse peu d’espace tant y accéder intégralement viderait le texte de sa substance sociale-libérale et marquerait un très net recul.

    « Un retrait pur et simple »

    Les syndicats de culture plus protestataire (CGT, FO, FSU, Solidaires) n’ont pas signé le communiqué pour mieux souligner leur volonté de parvenir, eux, à « un retrait pur et simple » du texte en s’appuyant sur la rue. Dans l’après-midi, ce jeudi, ils se sont réunis au siège de la CGT – en présence également de la CGC – pour acter un appel à manifester et à faire grève le 31 mars contre « une régression sociale ».

    Ces divergences d’approche se retrouvent dans les organisations étudiantes. L’Unef et les lycéens (Fidl, UNL) s’associent au mouvement des contestataires tandis que la Fage suit les réformistes et a signé leur communiqué. Les jeunes joueront en tout état de cause un rôle clef dans l’évolution du bras de fer avec le pouvoir. L’Unef, la Fidl, l’UNL et une quinzaine d’associations de gauche les appellent à de premières mobilisations dès le mercredi 9 mars. Un « tour de chauffe », dixit l’Unef, qui sera scruté par le gouvernement, tant une entrée massive des jeunes dans la contestation rendrait vite sa position intenable.

     

    La pression est d’autant plus forte que les réformistes menacent déjà de rejoindre à terme le mouvement. « On mobilisera si le gouvernement n’entend pas nos revendications », a assuré Véronique Descacq (CFDT). Carole Couvert et Luc Bérille, leaders de la CGC et de l’Unsa, ont brandi la même menace. Pour « faire pression » sur le gouvernement avant qu’il ne présente, le lundi 14 mars, une nouvelle version du texte, les syndicats réformistes ont même décidé dans l’après-midi d’ajouter dans leur communiqué un appel à des rassemblements locaux le samedi 12 mars.

    Au moins, le dialogue n’est pas rompu avec l’exécutif : se croisant au Salon de l’agriculture, ce jeudi, Jean-Claude Mailly (FO) et Emmanuel Macron y ont bu une bière.

    Donc là sur la photo c'est @jcmailly qui reproche au gvrnmt de ne discuter qu'avec la @CFDT

     

     
     
    Lire aussi

    > Loi El Khomri : ce que veut sauver le patronat
    > Code du travail : ce que font nos voisins

     

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  • Réforme du code du travail : l’union syndicale se fragilise

    Le Monde.fr avec AFP | 03.03.2016 à 08h26 • Mis à jour le 03.03.2016 à 16h26   Lien

    La ministre du travail, Myriam El Khomri, le 18 février.

    Est-ce la fin de l’unité syndicale contre l’avant-projet de loi de Myriam El Khomri sur la réforme du travail ? Les représentants d’une dizaine de syndicats ont planché, jeudi 3 mars, sur des propositions d’amendement à la réforme, jugée unanimement trop favorable au patronat. Mais à l’issue de la réunion, seuls cinq syndicats (la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, l’UNSA et la FAGE, syndicat étudiant) se sont accordés sur une liste de griefs.

    Dans une déclaration commune, ces cinq syndicats affirment que ce projet de loi « ne doit pas être seulement ajusté, mais impérativement modifié en profondeur, afin de le rééquilibrer en faveur des salariés ». Ils demandent notamment le retrait de l’article plafonnant les indemnités prud’homales pour licenciement abusif et la réécriture de l’article définissant les conditions de licenciement économique. Pour la CGT, « le texte n’est pas signable. il est trop flou et interprétable comme on veut ».

    Le texte de l'intersyndicale loi @CFDT @cfecgc @UNSA_officiel @SyndicatCFTC @La_FAGE

    Michèle Biaggi, de Force ouvrière, s’est dite « choquée » d’avoir été mise devant le fait accompli par les cinq organisations signataires qui ont mis, selon elle, sur la table un projet de déclaration tout préparé.

    La numéro deux de la CFDT, Véronique Descacq, a elle aussi regretté la situation : « Il y a des organisations syndicales en France qui préfèrent ne pas faire de propositions, on l’a encore vu ce matin ». Tous les syndicats, y compris les non-signataires, doivent se revoir le 18 mars.

    Lire aussi :   Syndicats, politiques, société civile… Qui s’oppose au projet de loi El Khomri ?

    « Rééquilibrer » le texte

    Dans le même temps, la ministre du travail, Myriam El Khomri, poursuit jeudi le cycle de rencontres entamé la semaine dernière pour discuter d’amendements possibles. Elle a rencontré Philippe Louis (CFTC), Philippe Martinez (CGT), François Asselin (CGPME) et doit voir jeudi soir Pierre Gattaz (Medef). Avant même ces rencontres, le gouvernement s’était dit prêt à revoir « les curseurs » de certaines mesures, mais pas la philosophie générale de la réforme.

    A l’issue de sa rencontre avec Mme El Khomri, le président du syndicat chrétien CFTC, M. Louis, pense que le gouvernement « devrait bouger sur les indemnités prud’homales, mais ce ne sera pas retiré  ».

    Autre point de crispation, les dispositions sur le licenciement économique. Pour M. Louis, qui estime que le gouvernement a la « volonté de rééquilibrer » le texte, « ça peut bouger sur le périmètre [du licenciement économique], pour que le juge puisse apprécier la situation économique d’un groupe sur l’ensemble du périmètre européen. »

    Lire aussi :   Temps de travail, licenciement, prud’hommes : ce que contient le projet de loi d’El Khomri

    Consultations à Matignon avec les partenaires sociaux le 7 mars

    Une seconde réunion intersyndicale est également organisée jeudi après-midi au siège de la CGT, où il sera évoqué les contours d’une mobilisation, sans doute le 31 mars. L’UNSA, la CFTC et la CFDT seront absentes.

    D’ores et déjà, des mobilisations sont prévues le 9 mars, à l’appel d’organisations de jeunesse et de syndicats. « C’est une première étape. Pas sûr que le gouvernement annonce un changement ce jour-là. La date du 31 mars reste d’actualité » , souligne Philippe Martinez, numéro un de la CGT.

    Les consultations se poursuivront ensuite dès lundi 7 mars à Matignon où le premier ministre, Manuel Valls, recevra individuellement les organisations syndicales et patronales avec les ministres du travail, Mme El Khomri, et le ministre de l’économie, Emmanuel Macron. Après le conseil des ministres du 24 mars, le Parlement prendra le relais, à la fin avril, pour une adoption définitive prévue d’ici à la pause estivale.

    Lire aussi :   35 heures : la loi El Khomri, dernière d’une longue série d’assouplissements



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    Loi Travail: Valls confirme le report de la présentation en conseil des ministres

    29/02/2016 à 11h30   Lien

     

    French City Policy junior minister Myriam El Khomri, leaves the weekly cabinet, at the Elysee Palace in Paris, on May 27, 2015
     
    Myriam El Khomri, le 27 mai 2015, à l'Elysée - Thomas Samson - AFP
     
     

    Le Premier ministre confirme le report d'une "quinzaine de jours" de la présentation du projet de loi El Khomri en conseil des ministres.

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