• Martine Aubry et ses proches veulent «sortir de la direction du PS»

    Par LIBERATION, avec AFP 28 février 2016 à 11:50 (mis à jour à 15:06)   Lien
     
     

    Martine Aubry, à Lille le 14 janvier. Photo Aimée Thirion pour Libération 
     

    Constatant le faible poids du Parti socialiste dans les décisions prises par l'exécutif, Martine Aubry annonce que ses «amis» vont partir de la direction du PS.

    La maire de Lille Martine Aubry indique qu’elle veut, avec ses amis, «sortir de la direction du Parti socialiste» et qu’elle n’a pas l’intention d’être candidate pour la présidentielle de 2017, dans des propos rapportés par le Journal du Dimanche.

    «Nous allons sortir de la direction du PS, nous souhaitons en discuter avec Jean-Christophe Cambadélis», déclare l’ancienne première secrétaire du PS, quatre jours après avoir publié une tribune dans le Monde contre la politique menée par le gouvernement. Elle ne donne pas davantage de détails, mais deux de ses très proches, les députés François Lamy et Jean-Marc Germain ou encore Gilles Pargneaux, font partie du secrétariat national du Parti socialiste.

    Lire notre décryptageAubry-Valls : la guerre est (re)déclarée

    Interrogé par la Voix du Nord, Gilles Pargneaux, député européen et secrétaire national du PS confirme. «On a l’impression que tout se décide dans un cénacle autour du Premier ministre. Dès lors, pourquoi rester à la direction ?» Il se démarque légèrement de Martine Aubry, visant à la fois au Président et au Premier ministre : «Nous faisons de moins en moins de différence [entre Valls et Hollande], surtout depuis le dernier remaniement.»

    «Il fallait dire que cela suffisait»

    Concernant ses propres ambitions, Martine Aubry confirme au JDD qu’elle ne sera pas candidate en 2017. «Je suis bien à Lille et j’y resterai», promet la maire de Lille. Assurant ne pas avoir prévenu le président François Hollande de cette publication autrement qu’en l’avertissant quinze jours auparavant qu’elle allait s'«exprimer» , elle assure «ne rien demander»«Il était urgent de prendre parti et puisqu’on n’est pas écouté quand on parle en privé ou à l’Assemblée, justifie-t-elle. Il fallait dire que cela suffisait, qu’il est temps de sortir de l’impasse».

    Lire aussi«La gauche progressiste, la gauche moderne, c’est nous !»

    «On ne demande le départ de personne. Ceux de mes amis qui ont été sollicités ont refusé d’entrer au gouvernement, on ne veut aucun poste», détaille Mme Aubry dans l’hebdomadaire. «On veut simplement que ce pour quoi on s’est battus toute notre vie soit préservé», poursuit-elle, insistant : «Et on veut montrer aux gens que la gauche a des solutions»

    «Qu’un Premier ministre socialiste ne se mette pas du côté de ceux qui agissent, qui accueillent des réfugiés, je ne l’accepterai jamais», ajoute-t-elle. Dans sa tribune au Monde, elle avait notamment reproché à Manuel Valls ses critiques contre la politique migratoire ouverte de l’Allemagne.

    LIBERATION avec AFP
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  • Direct

    Salon de l'Agriculture.

    Hollande hué,

    heurts et interpellations

    • Le président François Hollande est arrivé ce samedi matin à 6h46 au Salon de l'Agriculture à Paris. Une visite à hauts risques - et mouvementée.
    • Le président François Hollande est arrivé ce samedi matin à 6h46 au Salon de l'Agriculture à Paris. Une visite à hauts risques - et mouvementée. | AFP / Marc Ollivier - Ouest-France
    • François Hollande au Salon de l'Agriculture à Paris.
    • François Hollande au Salon de l'Agriculture à Paris. | Capture écran

    Le président François Hollande est arrivé ce samedi matin à 6h46 au Salon de l'Agriculture à Paris. Une visite à hauts risques - et mouvementée.

    Un président hué et insulté par des éleveurs, le stand du gouvernement démonté par des manifestants, et des éleveurs qui crient leur détresse : le salon de l'Agriculture s'est ouvert ce samedi matin dans un climat d'extrême tension.

    Crise, tension, déprime, le Salon de l'Agriculture, qui s'ouvre ce samedi matin à Paris en présence de François Hollande, n'avait il est vrai pas le cœur à la fête.

    Et ce n'est pas un hasard si le président de la République est arrivé aux aurores, ce matin porte de Versailles à Paris, pour inaugurer un Salon qui s'est ouvert dans un climat de tension, en pleine crise de l'élevage...

    11h45. « Pas de poursuites » après les heurts au Salon de l'AgricultureDeux agriculteurs ont fait l'objet d'un contrôle d'identité et vont être libérés sans poursuites, après le démontage d'un stand du gouvernement en pleine visite du président au Salon de l'Agriculture. C'est ce que vient d'annoncer le préfet de police de Paris, Michel Cadot. 

    « Deux personnes ont été conduites dans un car pour un contrôle d'identité. Elles sont en cours de remise en liberté. Dans la mesure où les incidents ont été assez limités puisqu' il s'agissait de matériels légers et qu'il y avait un engagement de mettre un terme à cette action il n'y aura pas de poursuites », a déclaré le préfet, présent au Salon. 

    « C'était clairement une action qui avait été coordonnée puisqu'ils sont tous arrivés au même moment, munis de sifflets et avec la volonté très claire de mener une action de force sur le stand du ministère », a commenté le préfet de police. 

    « L'intervention des agents et de la police s'est faite de manière proportionnée mais les manifestants ont résisté. Et cela a conduit aux affrontements », a-t-il ajouté. 

    11h05. Xavier Beulin (FNSEA) appelle au calmeAu Salon de l'Agriculture, Xavier Beulin, président de la FNSEA, appelle au calme et à la dispersion des manifestants. « L'incident est clos », a-t-il déclaré à propos du démontage du stand du ministère de l'Agriculture, peu plus tôt dans la matinée.

    Au Salon de l'Agriculture, Xavier Beulin, président de la FNSEA, appelle au calme et à la dispersion des manifestants.
    Au Salon de l'Agriculture, Xavier Beulin, président de la FNSEA, appelle au calme et à la dispersion des manifestants. | Marc Ollivier / Ouest-France

    10h50. Hollande : « Ne pas confondre toutes les colères »François Hollande estime qu'il ne fallait « pas confondre toutes les colères », entre agriculteurs pour certains « au bord de la disparition » et contestation du projet de loi réformant le droit du travail, sur lequel il entend « trouver le bon équilibre ».

    « Il ne faut pas confondre toutes les colères. Là, il y a une production, des éleveurs qui sont, non pas en difficulté, mais pour certains d'entre eux au bord de la disparition (...) Si les agriculteurs viennent à disparaître, si les exploitations viennent à fermer, c'est tout le pays qui aura à en souffrir », vient de déclarer le président de la République en marge de sa visite du Salon de l'Agriculture à Paris.

    « Par ailleurs, il y a des réformes qu'il faut faire, des équilibres qu'il faut trouver, un dialogue qu'il faut engager (....) Mon rôle, c'est de trouver le bon équilibre, de faire avancer la France et de ne jamais être dans l'idée que le mieux à faire, c'est de ne rien faire », a-t-il insisté, sans citer le projet de loi El Khomri dénoncé par les syndicats et une partie de la gauche.

     

    Au Salon de l'agriculture, Hollande appelle à revoir la loi sur la grande distribution http://bit.ly/21yJENu 

     


    10h30. Plusieurs interpellations parmi les manifestantsDes heurts éclatent depuis ce matin au Salon de l'Agriculture à Paris, où le stand du ministère de l'Agriculture a été totalement démonté par des membres de la FNSEA, dont plusieurs ont été interpellés selon le syndicat agricole.

    Des CRS sont intervenus pour maîtriser les manifestants qui ont détruit les parois et le mobilier du stand, et les ont mis à l'écart. Certains manifestants ont été blessés, l'un se retrouvant le nez en sang.

    Damien Greffin, président de la FDSEA Ile-de-France, indique de son côté que « deux agriculteurs ont été interpellés », et que leurs collègues ne repartiraient pas sans eux du salon. Un autre responsable du syndicat a évoqué ensuite cinq interpellations, indiquant avoir eu l'assurance qu'ils seraient « libérés sans poursuites »

    D'après plusieurs participants, les manifestants voulaient entourer de cellophane le stand pour protester contre les normes qui étouffent leur activité et déployer une banderole marquée « Hollande Le film, fossoyeur de l'agriculture ».

    Des heurts ont éclaté ce samedi matin au Salon de l'Agriculture à Paris, où des manifestants ont totalement démonté le stand du ministère de l'Agriculture.
    Des heurts ont éclaté ce samedi matin au Salon de l'Agriculture à Paris, où des manifestants ont totalement démonté le stand du ministère de l'Agriculture. | Marc Ollivier / Ouest-France

    10h20. Réaction de l'entourage du président : « La colère oui, la violence non »« On peut entendre la colère. La violence, les dégradations matérielles, non », réagit l'entourage du président, en réaction à ces heurts.

    10h15. Dominique Barreau (FNSEA) : « Voilà l'exaspération, voilà où on en est ! »Des manifestants se sont de nouveau confronté aux forces de l'ordre, en tentant de bloquer une camionnette dans laquelle leurs collègues interpellés avaient été embarqués. 

    « Je suis aux côtés des agriculteurs d'Ile-de-France qui sont venus dire haut et fort devant le stand (...) que les producteurs agricoles de ce pays ne se sentaient pas des citoyens. Voilà l'exaspération, voilà où on en est! », explique le secrétaire général du syndicat agricole, Dominique Barreau.

    « Notre action est légitime, nous ne pouvons plus nous contenter de n'avoir que des discours, on veut des actes », a lancé Jérôme Despey, secrétaire général adjoint de la FNSEA.

    10h10. Des CRS prennent position devant une des entrées du SalonDes CRS prennent place devant l'entrée du Salon qui mène au stand du ministère de l'Agriculture, démonté par des manifestants.
    Des CRS prennent place devant l'entrée du Salon qui mène au stand du ministère de l'Agriculture, démonté par des manifestants. | Marc Ollivier / Ouest-France

    9h45. H9h30. Concert de sifflets pour François HollandeVidéo de Marc Ollivier / Ouest-France (attention, cela fait du bruit) :

    eurts autour du stand du ministère de l'AgricultureDes heurts ont éclaté ce samedi matin au Salon de l'Agriculture à Paris, où des manifestants ont totalement démonté le stand du ministère de l'Agriculture. 

    Des CRS sont intervenus pour maîtriser les manifestants. 

    Après cette action, plusieurs dizaines de ces manifestants ont continué à manifester leur mécontentement à grands coups de sifflets durant plusieurs minutes. 

    9h30. Concert de sifflets pour François HollandeVidéo de Marc Ollivier / Ouest-France (attention, cela fait du bruit) :



    9h20. Hollande : la loi sur la grande distribution « doit être revue »Sifflé, hué, voire insulté, François Hollande tente de faire passer son message. Entre deux stands du Salon de l'Agriculteur, il réafffirme notamment que la loi sur la grande distribution « doit être revue ».

    Le président indique qu'il faut faire pression sur la grande distribution et revoir la loi de modernisation de l'économie (LME), qui a déréglementé les négociations entre fournisseurs et distributeurs pour la fixation des prix agricoles. 

    « Il y a des pressions qu'il faut exercer ici en France sur la grande distribution », accusée de contribuer à faire chuter les prix payés aux éleveurs, a-t-il déclaré. « Une loi a été votée il y a quelques années », a-t-il rappelé, allusion à la LME votée en 2008 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, ajoutant : « Elle doit être revue »

    Avec l’effondrement généralisé des cours agricoles qui frappe en particulier les éleveurs, plus de 40 000 exploitations sont en situation d’extrême urgence, selon le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, qui accompagne son président chahuté.

    Plus de 60 000 (sur 490 000) ont réclamé de l’aide alors qu’un éleveur de porcs, en Bretagne, perd jusqu’à 6.000 euros par semaine.

    La tension monte porte de Versailles, au Salon de l'Agriculture : manifestations, sifflets, slogans, huées...
    La tension monte porte de Versailles, au Salon de l'Agriculture : manifestations, sifflets, slogans, huées... | Marc Ollivier / Ouest-France 8h55. Hollande aux éleveurs : « Les cris de détresse, je les entends » Le président François Hollande a affirmé entendre les « cris de détresse » des éleveurs, qui l'ont sifflé et insulté au début de sa visite ce samedi matin au Salon de l'Agriculture. 

    « Les cris de détresse, je les entends (....) La colère, je préfère qu'elle s'exprime à l'occasion de ce salon qu'à l'extérieur », et « c'est une demande très forte qui est exprimée », a déclaré le président, durant la suite de sa visite.



    8h15. Insultes et noms d'oiseaux pour François Hollande« C'est l'état d'urgence pour l'élevage ! », lance l'un des agriculteurs au passage du présidetn François Hollande, qui visite les halls de la porte de Versailles à Paris.

    « Bon à rien !», « on n'est pas des migrants »« fumier » et autres insultes parfois très vives fusent tandis que le président progresse au milieu d'une haie hostile d'éleveurs. 

    « Il s'en fout complètement de nous !», clame un autre. « Ça fait un an qu'on mène des actions en France, personne ne nous écoute », renchérit un troisième. 

    Un agriculteur aurait même tenté de lancer une bouse de vache sur François Hollande.

    Le président, accompagné du ministre du l'Agriculture Stéphane Le Foll, n'a pas interrompu pour autant sa visite. 



    François Hollande et Xavier Beulin (à dr.).
    François Hollande et Xavier Beulin (à dr.). | AFP

    7h50. Des agriculteurs sifflent François Hollande en scandant « Démission »Des agriculteurs, revêtus pour certains de tee-shirts noirs marqués « Je suis éleveur je meurs », ont sifflé le président François Hollande en scandant « Démission ! », une heure après son arrivée au Salon de l'agriculture.

    « La colère, je l'entends, je la comprends » a expliqué le président à un agriculteur, alors que sifflets et huées fusaient, sans interrompre sa visite.

     


     
    7h30. Hollande s'engage à « tout faire »Le président François Hollande s'est engagé à « tout faire » pour aider les agriculteurs en difficulté, peu après son arrivée au Salon de l'agriculture à Paris en compagnie de son ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

    « Si je suis là aujourd'hui c'est pour montrer qu il y a une solidarité nationale », et « on va tout faire » pour aider l'agriculture, car « en défendant l'agriculture je défends toute la nation », a déclaré le président. 

    Il a rappelé les mesures prises par le gouvernement, dont la baisse de dix points des cotisations, et souligné qu'au conseil européen du 7 mars, il évoquerait « la crise agricole avec la question de l'embargo russe »



    7h20. Hollande appelle la grande distribution à un « effort de solidarité »Le président a renouvelé son appel à la responsabilité aux groupes de distribution, dont les négociations tarifaires annuelles avec leurs fournisseurs s'achèvent dans deux jours.

    « La grande distribution doit comprendre qu'elle doit faire un effort de solidarité et qu'elle ne doit pas faire la pression pour qu'ils baissent leurs tarifs sur un certain nombre de producteurs, qui ont été traités dans des conditions qui ne sont pas acceptables », a-t-il lancé. 

    « Des contrôles doivent se faire, on les fait », a-t-il encore ajouté. 

    Le général de Gaulle au Salon de l'Agriculture, le 7 mars 1968

    7h15. Avant d'aller voir Cerise, les premières déclarations de François HollandeAvant même de sacrifier à la rituelle photo, la main sur la tête de la mascotte  du salon - Cerise cette année -, le dialogue s'est engagé.

    L'Elysée a prévu de longues heures dans le grand Hall 1 du Parc des expositions de la porte de Versailles, pour que le chef de l'Etat aille à la rencontre de chaque exposant.

    Cerise, la mascotte du Salon de l'Agriculture 2016.
    Cerise, la mascotte du Salon de l'Agriculture 2016. | AFP

    7h10. Hollande plaide pour le savoir-faire français« Le savoir-faire français ne doit pas disparaître », a déclaré le chef de l'État. « En défendant l'agriculture, je défends toute la nation », a ajouté François Hollande.

    6h55. Hollande s'entretient avec Xavier Beulin (FNSEA)Le président de la république a commencé sa visite du Salon de l'Agriculture par un entretien d'une dizaine de minutes avec le président de la FNSEA Xavier Beulin, qui l'a accueilli accompagné de membres du syndicat drapeaux à la main. 

    « Je vais lui rappeler la profondeur et la durée de la crise », a confié M. Beulin. 

    « Vous arrivez dans un contexte difficile, a déclaré peu après le leader de la FNSEA au Président. Un contexte de crise profonde. Elle dure », et « il y a beaucoup de désespérance, beaucoup de colère »

    6h45. François Hollande arrive au SalonIl vient d'arriver. Il est tôt. très tôt : 6 h 45. Le président François Hollande est arrivé ce samedi matin au Salon de l'Agriculture à Paris. Il est vrai que l'événement s'ouvre cette année dans un climat de tension, en pleine crise de l'élevage.

     


    6h30. La FNSEA attend HollandeLa FNSEA a adressé un questionnaire en 13 points sur les problématiques agricoles. « Les politiques qui n'auront pas répondu feront mieux de ne pas s'arrêter à notre stand » prévient Xavier Beulin.

    « Le cul des vaches, le petit verre qui va bien et le sourire sur photo... aujourd'hui on est sur autre chose » avertit-il carrément.

     


     Le plan du Salon de l'Agriculture 2016 :Le plan du Salon de l'Agriculture 2016, porte de Versailles à Paris.
    Le plan du Salon de l'Agriculture 2016, porte de Versailles à Paris. | Visactu

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    Agriculture : les chiffres en Europe et en France | Visactu


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    La justice autorise l’expulsion des

    migrants de la zone sud

    de la « jungle » de Calais

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 25.02.2016 à 16h45 • Mis à jour le 25.02.2016 à 17h12

    La « jungle » de Calais, le 25 février.

    Le tribunal administratif de Lille a rejeté, jeudi 25 février, le recours des associations qui s’opposaient à l’évacuation d’une partie du camp de Calais. L’expulsion de la zone sud de la « jungle » ne s’appliquera cependant pas aux « lieux de vie » : la grande église érythréenne, la mosquée, le cinéma (l’ancienne discothèque), l’école et les cuisines collectives.

    Huit associations (Emmaüs, Fnars, Médecins du monde…) avaient saisi la justice en référé à ce sujet, arguant que l’opération de démantèlement, prévue mercredi, avait été décidée sans proposer de solutions de remplacement suffisantes. Les organisations soulignaient en outre que le nombre de migrants concernés par l’évacuation, de l’ordre d’un millier selon l’Etat, était en réalité plus de trois fois plus élevé.

    Lire aussi :   A Calais, la pression monte avant l’évacuation de la zone sud de la « jungle »

    Malgré ce feu vert de la justice, l’évacuation n’est toutefois pas à l’ordre du jour. Le premier ministre, Manuel Valls, avait assuré mardi que l’évacuation prendrait « le temps nécessaire » pour apporter une « réponse humanitaire » aux migrants en quête d’un passage vers la Grande-Bretagne. La préfecture a confirmé jeudi qu’il n’y aura pas d’expulsions par la force. « On va continuer le travail engagé avec les associations pour convaincre les migrants de partir pour être mis à l’abri » ailleurs que dans la « jungle », selon la même source.

    Lire aussi :   Calais : les limites des solutions d’hébergement proposées aux migrants

    Les chiffres de la « jungle »

    Entre 800 et 1 000 migrants vivent dans la zone sud, selon la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio. Au total, ils sont 3700, toujours selon elle, à vivre dans la « jungle ».

    3 455 migrants sont installés dans la zone sud, selon le recensement effectué du 15 au 18 février par l’association L’Auberge des migrants, avec Help Refugees.

    293 mineurs sont sans famille et 90 d’entre eux ont de la famille proche en Grande-Bretagne.

    96 % vivent dans des cabanes en dur, 4 % dans des tentes.

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  • Forte baisse du chômage en janvier

    Le Monde.fr | 24.02.2016 à 18h00 • Mis à jour le 24.02.2016 à 18h41 | Par Bertrand Bissuel

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    Il y a eu 28 000 demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) en moins en janvier, soit la plus forte diminution depuis mai 2012, à l’exception de celle d’août 2013, due à un incident dans les relances par SMS des chômeurs.

    Voilà un chiffre de nature à remonter le moral du gouvernement — en particulier celui de la ministre de l’emploi, Myriam El Khomri, sous le feu de critiques depuis quelques jours à cause de sa réforme controversée du droit du travail. Selon les statistiques publiées, mercredi 24 février, par ses services, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a reculé de 27 900 personnes au mois de janvier, en métropole (- 0,8 % en un mois). Il s’agit de la plus forte diminution depuis le début du quinquennat de François Hollande, si l’on excepte celle qui s’était produite en août 2013 à cause d’un « bug » dans les relances par SMS des chômeurs : ce mois-là, les effectifs d’inscrits au Pôle emploi (dans la catégorie A) avaient reflué de quelque 32 500 personnes.

    Si l’on se penche sur le sort des demandeurs d’emploi ayant travaillé plus de soixante-dix-huit heures durant le mois (catégorie C), la tendance va dans le sens inverse (+ 1,3 %). Mais pris globalement (c’est-à-dire en additionnant les personnes sans activité et avec), les chiffres sont orientés à la baisse (- 0,3 %). Même constat en raisonnant avec les outre-mer : le nombre de chômeurs (relevant des catégories A, B et C) a diminué de 0,3 % pour redescendre à un niveau qui reste massif : un peu plus de 5,764 millions personnes.

    Le chômage de longue durée s’amplifie

    L’évolution est positive en particulier pour les jeunes dans l’Hexagone : - 8 000 demandeurs dans la catégorie A (- 1,5 % en un mois et - 5 % en un an). Les moins de 25 ans « ne sont plus que » 514 000 à chercher du travail. Fait notable à relever, le coup d’arrêt à la progression du nombre de chômeurs de 50 ans et plus ; il s’est stabilisé en janvier, tout en enregistrant une hausse marquée sur un an (+ 7,8 %).

    Le gros point noir reste le chômage de longue durée, qui continue de s’amplifier. Les effectifs des personnes inscrites au Pôle emploi depuis au moins un an s’étoffent de 0,3 % en janvier, en métropole (dans les catégories A, B et C). La hausse est encore plus significative pour celles qui sont dans cette situation depuis trois ans et plus (+ 0,8 %). Au total, la part des chômeurs de longue durée sur l’ensemble du territoire national s’élève désormais à 45,8 % (soit près de 2,643 millions de personnes).

    Lire aussi :   Dégressivité : à Pôle emploi, on déplore « un retour à l’âge de pierre »



    Une baisse « inexpliquée »

    Dans un communiqué diffusé mercredi, Mme El Khomri se garde bien de céder au triomphalisme. Selon elle, le recul observé en janvier « confirme la tendance qui se dessine depuis l’été dernier ».

    « Au-delà des variations mensuelles observées ces derniers mois, et qui caractérisent une reprise de l’activité économique, le nombre de demandeurs d’emploi est stable sur les huit derniers mois. » 

    La direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère, la Dares, a pour sa part qualifié « d’inexpliquée » cette baisse, affirmant que « le nombre de sorties de catégories A, B et C (sans activité et activité réduite) pour cessation d’inscription pour défaut d’actualisation a enregistré une hausse inhabituellement forte ». Le service appelle donc à interpréter les résultats « en tendance », c’est-à-dire sur une période plus longue que le mois.

    Ces chiffres sont annoncés au lendemain de la publication par l’Unedic de nouveaux calculs qui corrigent ses prévisions pour 2016. L’organisme chargé de la gestion de l’assurance chômage tablait, en octobre 2015, sur une diminution en 2016 de 51 000 demandeurs d’emploi relevant de la catégorie A, alors que le reflux ne toucherait plus que 26 000 d’entre eux. L’Unedic se fonde sur un scénario de croissance économique moins favorable, de + 1,4 %, soit 0,1 point de moins que dans sa projection d’octobre.

    L’Unedic ajoute que la diminution du nombre de chômeurs inscrits en catégorie A est imputable au plan de formation de 500 000 demandeurs d’emploi annoncé par François Hollande le 31 décembre 2015. Ces personnes, en commençant un stage, seront, en effet, reclassées de la catégorie A en catégorie D. Autrement dit, et même si le but de ce plan d’urgence n’était pas d’enjoliver les chiffres, le bilan en 2016 pourrait être meilleur que celui de 2015 grâce à un artifice.

    Lire aussi le décryptage :   Les chômeurs ne sont pas responsables du déficit et de la dette de l’assurance-chômage


    Dessine-moi l'éco : Comment mesure-t-on le... par Dessinemoileco


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    • Assurance chômage : l’UPA a quitté la négociation

      Les Echos | Le 22/02 à 15:45    Lien

       

       

       

       

       

       

       

       

       

       

      Jean-Pierre Crouzet, président de l’Union professionnelle artisanale (UPA), au centre et Pierre Burban (à gauche), son secrétaire général en 2015 à Paris. L’UPA proteste ce lundi contre la réforme de la représentativité patronale - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

       

     

     

     

     

    Jean-Pierre Crouzet, président l’Union professionnelle artisanale (UPA), centre Pierre Burban (à gauche), secrétaire général 2015 Paris. L’UPA proteste lundi réforme représentativité patronale

     

    L’Union professionnelle artisanale dénonce la réforme de la représentativité patronale.

    L’UPA, organisation patronale des artisans et commerçants, a claqué ce lundi la porte des négociations sur l’assurance chômage . Les partenaires sociaux se retrouvaient ce lundi après-midi au siège du Medef pour négocier une nouvelle convention, qui doit refonder les règles d’indemnisation et de financement du régime, dont la dette pourrait atteindre 29,4 milliards d’euros fin 2016.

    L’Union professionnelle artisanale a quitté la salle 10 minutes après le début de la première séance pour protester contre la réforme de la représentativité patronale, a annoncé son vice-président Patrick Liébus. L’UPA dénonce un accord entre le Medef et la CGPME, qui prévoit de mesurer la représentativité des organisations patronales sur la base, à 80%, des effectifs de salariés et, à 20%, du nombre d’entreprises adhérentes.

    Ce panachage, repris dans le projet de loi sur la réforme du travail dévoilé la semaine dernière, passe outre une décision du Conseil constitutionnel, qui avait donné un avis favorable à une représentativité mesurée par le seul nombre d’entreprises.

    Un coup d’éclat pour faire réagir le gouvernement

    « Le gouvernement fait des petites affaires avec le Medef et la CGPME. C’est insupportable (...) Pour l’instant, être autour de la table avec le Medef et la CGPME, qui nous considèrent comme moins que rien au niveau patronal, pour nous, il n’y a qu’une solution, c’est quitter la salle », a déclaré à la presse le négociateur de l’UPA. « L’artisanat représente 98% des entreprises et méritait autre chose que ce qui a été proposé ».

    L’UPA ne reviendra à la table des négociations sur les règles d’indemnisation du chômage que lorsqu’une solution aura été apportée à la question de la représentativité patronale, a averti Patrick Liébus. Il s’est dit certain que le coup d’éclat de l’UPA ferait réagir rapidement le gouvernement et les deux autres organisations patronales. « Il y a une question de respect. Le patronat ce n’est pas une organisation, c’est trois organisations », a conclu Patrick Liébus. « Et c’est quand même les petits qui, dans un futur proche, pourront créer des emplois dans ce pays. »

    La négociation sur les règles de l’assurance chômage est la dernière grande négociation sociale du quinquennat. Elle doit aboutir avant fin juin, échéance de l’actuelle convention Unédic négociée en 2014.

    Source AFP
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  • EDF annonce la signature d'un accord sur le forfait-jour pour les cadres

    Par AFP , publié le 22/02/2016 à 15:27 , mis à jour à 15:27

    EDF annonce la signature d'un accord sur le forfait-jour pour les cadres

    EDF annonce la signature d'un accord sur le forfait-jour pour les cadres

    afp.com/SEBASTIEN BOZON

    Paris, 22 fév 2016 - EDF a annoncé lundi la signature d'un accord sur l'organisation du temps de travail prévoyant l'instauration du forfait-jour pour les cadres qui le choisiront, une "étape majeure de la transformation" de l'entreprise, ainsi qu'un accord général sur le télétravail.

    L'accord, catégoriel, sur la mise en oeuvre du forfait-jour a été signé par la CFE-CGC et la CFDT, qui totalisent à elles deux près de 70% des voix dans le collège cadres. Les deux syndicats avaient annoncé la semaine dernière leur intention de signer le texte, rejeté par la CGT et FO. 

    L'accord sur la mise en place du télétravail, qui concerne tous les salariés éligibles, a de son côté été signé "à l'unanimité", souligne la direction d'EDF dans un communiqué. Il donne la possibilité de télétravailler un jour - fixe ou variable - par semaine. 

    Le texte sur "l'organisation du temps de travail des cadres" vise à "développer de nouveaux modes d'organisation grâce notamment au déploiement du numérique", indique l'entreprise, en se félicitant de cette "étape majeure dans la transformation d'EDF". 

    L'instauration du forfait-jour à EDF tenait jusqu'à présent du serpent de mer. Pendant son mandat à la tête de l'électricien, Henri Proglio avait tenté d'ouvrir le chantier. Son successeur, Jean-Bernard Lévy, l'a remis sur la table début 2015, quelques mois après son arrivée. 

     

    Mais fin septembre, face à l'opposition quasi-unanime des syndicats et de leurs adhérents, la direction d'EDF avait dû retirer son projet. L'accord rejeté en septembre était un avenant à l'accord d'entreprise du 25 janvier 1999, qui se serait imposé à tous, ce qui n'est pas le cas du texte issu des nouvelles discussion 

    L'accord signé lundi propose "le forfait-jour comme une option, avec réversibilité", avait expliqué la semaine dernière à l'AFP Frédéric Letty (CFE-CGC). Chaque cadre pourra "choisir son aménagement du temps de travail entre les nouvelles dispositions négociées et celles de l'accord de 1999 confortées", avait ajouté Éric Lemoine (CFDT).  

    Pour Jean-Luc Silvain (CGT), l'introduction du forfait-jour "n'est pas une bonne solution". L'échec de septembre "a permis de préserver l'intégralité de l'accord de 1999" mais "on est très sceptique du vrai respect par la direction de la liberté de choix" puisque son objectif est "d'au moins 70% de cadres au forfait-jour".  

    La CGT met aussi en cause, comme FO, une "dégradation des conditions de travail" des cadres. 

    Pour ceux qui opteront pour le forfait-jour, le projet d'accord prévoit 209 jours travaillés, soit "7 à 16 jours de plus" qu'actuellement, un forfait "cohérent avec les pratiques des autres grandes entreprises françaises", souligne la direction.  

    En contrepartie de cette augmentation du temps de travail, les cadres volontaires bénéficieront d'une prime équivalente à 7,5% de leur salaire. En septembre, la prime proposée était de 3%. 

    Pour inciter le maximum de cadres à opter pour le forfait-jour, il est aussi prévu pour ceux qui s'engageront dans les six mois et de façon "irréversible" une augmentation de salaire de 4,5% en moyenne. 

    26.000 cadres sur les 30.000 d'EDF SA sont éligibles au forfait-jour mais il faudra attendre quelque temps pour savoir combien choisiront effectivement ce dispositif, qui devrait être mis en oeuvre début mars. Un comité de suivi va être mis en place.

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  • Droit du travail : la riposte syndicale s’organise

    Le Monde.fr avec AFP | 22.02.2016 à 15h57 • Mis à jour le 22.02.2016 à 16h06    Lien

    Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, face au premier ministre, Manuel Valls, et à la ministre du travail, Myriam El Khomri, le 11 janvier à Matignon.

    Contre le projet de réforme du travail, l’heure est à la mobilisation du côté des syndicats. La Confédération générale du travail (CGT) a convié neuf syndicats, lundi 22 février, à discuter dès mardi dans ses locaux, à Montreuil, près de Paris, d’« actions et initiatives communes » contre un texte jugé trop favorable au patronat.

    Quatre d’entre eux ont d’ores et déjà accepté : la Confédération française et démocratique du travail (CFDT), Force ouvrière (FO), l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA), ainsi que la Confédération française de l’encadrement - Confédération générale des cadres (CFE-CGE).

    Lire :   Droit du travail : une réforme directement inspirée de propositions du Medef et de la droite

    Cinq autres syndicats n’ont pas encore fait parvenir leur réponse : la Fédération syndicale unitaire (FSU), Solidaires, la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) et deux organisations étudiantes, l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) et l’Union nationale lycéenne (UNL).

    Il s’agira « d’évaluer les champs d’éventuelles actions et initiatives communes » et d’« échanger sur l’analyse de la situation sociale, économique et politique » de la France, est-il expliqué dans l’invitation envoyée aux responsables des neuf organisations et dont l’Agence France-Presse (AFP) a obtenu copie.

    « Sécurisation » juridique des licenciements

    La CGT, premier syndicat de France, avait annoncé dès vendredi son intention de mettre en place « une réaction forte et unitaire du monde du travail » après la divulgation du projet de loi de la ministre du travail, Myriam El Khomri. Les autres syndicats ont aussi protesté contre un texte qui fait la part trop belle, selon eux, aux revendications du patronat.

    Transmis au Conseil d’Etat, le projet de loi prévoit notamment la primauté des accords d’entreprise en matière de temps de travail, la possibilité de référendum pour valider des accords minoritaires, une « sécurisation » juridique du licenciement économique pour les entreprises, des indemnités prud’homales plafonnées et un recours facilité au forfait jour dans les petites entreprises.

    « Les organisations syndicales se trouvent fragilisées par une loi qui leur a été imposée. Elle est en train de nous prendre deux bras-deux jambes. Il y a un changement de paradigme fondamental », explique à l’AFP Marie-Françoise Leflon, numéro deux de la CFE-CGC, qui assistera à l’intersyndicale.

    Et de poursuivre :

    « Elle touche notre cœur de vie : le dialogue social, le tissu conventionnel, la convention collective, l’accord de branche… C’est notre vie, on ne peut pas rester insensibles. »

    Valls : « Il y en a qui sont encore au XIXe siècle »

    Cité par France TV Info, le premier ministre, Manuel Valls, a répondu ouvertement aux critiques dès mardi après-midi lors d’un déplacement en Alsace . Le chef du gouvernement a qualifié cette réforme d’«  indispensable ». « Lisez-la ! », a-t-il lancé, déplorant qu’« il y [ait] beaucoup de bêtises entendues ici et là. »

    S’en prenant aux syndicats, M. Valls a ajouté :

    « Il y en a qui sont encore au XIXe  siècle, nous [le gouvernement], nous sommes au XXI e siècle et nous savons qu’économie et progrès social vont de pair.  (…) C’est un message adressé aux 3,5 millions de chômeurs de notre pays pour leur dire que nous n’acceptons pas la fatalité. Non. Tout doit être tenté, et nous ne devons jamais baisser les bras. »

    Dans le premier cercle du chef du gouvernement, cette loi a également été présentée au Monde comme « un moment de vérité pour la gauche », prenant exemple sur les réformes du travail menées ces dernières années en Allemagne, en Espagne et en Italie : « Elle est la preuve que l’on veut vraiment réformer le pays, en sortant du culte du passé et en agissant pour la France et pas seulement pour la gauche. »

    Lire aussi :   Réforme du code du travail  : le feu couve dans la majorité

    Vendredi soir, le président de la République, François Hollande, avait, pour sa part, tenté de rassurer en affirmant que « les salariés français ne verr[aie]nt aucun de leurs droits remis en cause » et qu’il « [donnait] à la négociation collective la place qu’elle n’a jamais eue dans notre pays ».

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  • Début de négociations sous tension sur l’assurance-chômage

    Le Monde.fr | 22.02.2016 à 06h44 • Mis à jour le 22.02.2016 à 09h01    Lien

    Lors d'une manifestation à Paris le 19 décembre 2014.

    Plusieurs semaines de négociations sur l’assurance-chômage s’ouvrent lundi entre le patronat et les syndicats, qui vont devoir s’entendre sur de nouvelles règles d’indemnisation des chômeurs. Des discussions qui s’annoncent difficiles alors que l’Unédic est confrontée à un chômage et un déficit records. Les partenaires sociaux qui gèrent l’Unedic ont jusqu’à l’été pour renégocier la convention de 2014, qui arrive à échéance en juin 2016.

    L’enjeu des discussions est de permettre à l’organisme paritaire, lourdement endetté, de faire face à la montée du chômage. Le déficit de l’assurance-chômage pour 2015 est estimé aujourd’hui à 4,4 milliards d’euros et pourrait atteindre 3,3 milliards d’euros en 2016. Sa dette cumulée devrait atteindre 25,8 milliards d’euros fin 2015 et 29,4 milliards d’euros fin 2016, selon l’Unédic.

    Le chômage, lui, a poursuivi sa progression en 2015. Le nombre d’inscrits dans la catégorie A (sans aucune activité) a battu un nouveau record en décembre : un peu plus de 3,59 millions (presque 3,85 millions en intégrant l’ outre-mer). En 2015, le chômage a augmenté de 2,6 %, un rythme toutefois moins soutenu qu’en 2014 (+ 5,7 %).

    Parmi les sujets qui devraient revenir dans les discussions figurent l’explosion des contrats de travail de très courte durée, qui pèse sur les comptes de l’Unédic, la question de l’incitation à la reprise d’un emploi, l’accès des chômeurs à la formation ou bien encore le régime spécial des intermittents du spectacle.

    Allocation dégressive

    L’exécutif a accentué ces dernières semaines la pression sur les partenaires sociaux, incités à engager des réformes des règles d’indemnisation. Le 18 janvier, le président François Hollande rappelait ainsi que la France est le pays d’Europe où la couverture offerte aux demandeurs d’emploi est la plus longue. Quelques jours plus tard, la ministre du travail, Myriam El Khomri, et son homologue chargé des finances, Michel Sapin, évoquaient l’idée de verser une allocation dégressive aux personnes privées d’emploi, perspective rejetée par les syndicats.

    Créée en 1958, l’Unédic est une association relevant de la loi de 1901, chargée de gérer l’assurance-chômage. Cet organisme paritaire est placé sous la responsabilité des organisations représentatives d’employeurs et de salariés. C’est l’un des rares secteurs du système de protection sociale où elles disposent de réelles marges de manœuvre et d’authentiques pouvoirs de décision – avec le système des retraites complémentaires Agirc-Arrco.

    Les conventions Unédic sont mises au point par le patronat et par les syndicats sans qu’ils aient à suivre une feuille de route préalablement dictée par le gouvernement – contrairement aux accords nationaux interprofessionnels qui préfigurent des textes de loi (par exemple celui sur l’emploi de juin 2013). Mais l’exécutif peut reprendre la main si les partenaires sociaux n’arrivent pas à s’entendre.

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  • « Brexit », Syrie, travail : ce qu’il faut retenir de l’intervention de Hollande

    sur France Inter

    Le Monde.fr | 19.02.2016 à 20h06 • Mis à jour le 19.02.2016 à 20h33  Lien

    François Hollande à Bruxelles vendredi 19 février pour le sommet européen.

    Interrogé dans l’émission « Le téléphone sonne », sur France Inter, le président de la République, François Hollande, est longuement revenu, vendredi 19 février, de 18 heures à 20 heures, sur la politique étrangère de la France — en particulier sur la crise des migrants et sur l’avenir du Royaume-Uni dans l’Union européenne.

     
    • Sur le « Brexit »

    Alors que des négociations cruciales sont en cours à Bruxelles, entre Londres et les vingt-sept autres Etats membres, pour modifier les modalités de l’adhésion du Royaume-Uni à l’UE, le chef de l’Etat a assuré qu’il faisait « ce qu’il faut pour que nous puissions garder le Royaume-Uni dans l’Europe ». « Mais à condition que l’Europe puisse avancer », a-t-il poursuivi. « Si les Britanniques veulent sortir, je le regretterai pour l’Europe, pour la Grande-Bretagne, pour la France, mais j’en prendrai acte », a-t-il dit.

    « Il peut y avoir une prise en compte de ce qu’est la City pour l’Europe (...) mais il ne peut pas y avoir de règles particulières pour la City », a-t-il aussi déclaré, en référence à l’un des points de blocage des discussions concernant la première place financière européenne. 

    « La Grande-Bretagne voudrait avoir un statut un peu particulier [pour son marché financier]. Je ne peux pas l’accepter, cela voudrait dire que les banques françaises ou d’autres nationalités européennes n’auraient pas les mêmes contraintes ou facilités que d’autres établissements financiers au prétexte qu’ils sont à Londres. »

    Lire (en édition abonnés) :   Pour conserver son influence, la City veut rester en Europe

    « Ce qui manque à l’Europe, c’est un projet », a encore soutenu M. Hollande. « Je vais prendre des initiatives, que la Grande-Bretagne reste ou ne reste pas dans l’Europe, pour que la zone euro puisse être encore plus forte et plus dynamique », a-t-il promis.

    Le premier ministre britannique, David Cameron, espère arracher un accord lui permettant d’organiser dès juin un référendum à haut risque sur l’appartenance de son pays à l’UE — laissant planer la perspective d’un « Brexit », une sortie du Royaume-Uni de l’Union.

    Lire :   « Brexit » : ballet européen pour un accord sur mesure

    • Sur la crise des migrants

    Le président Hollande a estimé qu’il n’était « pas souhaitable » qu’autant de réfugiés aillent en Allemagne :

    « L’Allemagne ne pourra pas (...) accueillir encore des dizaines de milliers de réfugiés. (...) Je ne veux pas que l’Allemagne un jour nous dise : “A ce moment-là, je rétablis ma frontière intérieure. Donc, nous devons tout faire avec l’Allemagne, avec l’Europe, pour qu’il y ait un mécanisme de protection des frontières extérieures, de soutien aux réfugiés là où ils sont aujourd’hui installés, c’est-à-dire en Turquie, en Jordanie et au Liban. (...) Il faut tarir ce flux. »

    Lire :   Réfugiés : à Bruxelles, Angela Merkel joue son va-tout face aux Européens

    • Sur l’extrême droite en Europe

    Interrogé sur la situation politique de la Hongrie et de la Pologne, M. Hollande a affirmé que si « un parti d’extrême droite prenait le pouvoir », « il y aurait des procédures qui s’appliqueraient ». « On peut suspendre un pays du droit de rester dans l’Union européenne », a rappelé le chef de l’Etat. Selon François Hollande, « lorsqu’il y a des atteintes aux libertés des médias, cela arrive, lorsqu’il y a des atteintes aux Constitutions, aux droits de l’homme, l’Europe ne doit pas être uniquement une corde de rappel ». « Il y a des contrôles qui peuvent être faits, notamment en ce moment pour la Pologne », a-t-il précisé.

    Lire :   Tribunal constitutionnel, médias : les réformes controversées menées en Pologne

    • Sur la guerre en Syrie

    « La Russie ne s’en sortira pas en soutenant unilatéralement Bachar Al-Assad », a déclaré François Hollande, appelant à exercer une « pression » sur Moscou pour des négociations sur la Syrie. « Je ne veux pas écarter la Russie de la solution. (...) Mais je ne peux pas accepter qu’en même temps qu’on négocie, on bombarde des populations civiles », a-t-il ajouté. « La Turquie est impliquée en Syrie (...) Là, il y a un risque de guerre » avec la Russie, estime-t-il.

    Quant aux Etats-Unis, le président a déclaré qu’il préférerait qu’ils « soient encore davantage actifs » pour tenter de régler le conflit syrien. « Les Américains considèrent qu’ils n’ont plus à être partout présents dans le monde, comme ils l’étaient auparavant », a-t-il souligné. « Donc les Etats-Unis se sont mis en retrait », a-t-il poursuivi, rappelant que Washington avait abandonné Paris, qui voulait à l’été 2013 frapper la Syrie après l’utilisation d’armes chimiques par l’armée de Bachar Al-Assad. « Qui doit prendre le relais, qui doit agir, qui doit être présent, qui doit porter les valeurs et les idéaux de la démocratie ? L’Europe. Et la France, en tout cas, en fera la démonstration », a-t-il assuré.

    Les frappes contre le groupe Etat islamique « ont leur efficacité » et ont abouti à « des résultats », a-t-il encore assuré.

    Lire aussi :   Syrie : de l’aide humanitaire livrée aux villes assiégées

    • Sur la réforme du droit du travail

    Le président de la République a dit que « les salariés français ne verront aucun de leurs droits remis en cause » par la réforme du droit du travail qui sera présentée en mars, très critiquée par les syndicats et une par partie de la gauche. « Je veux qu’il y ait plus de négociation collective, je veux qu’il y ait plus de souplesse, plus de sécurité, plus de visibilité », a-t-il ajouté.

    Le président a par ailleurs réaffirmé qu’il ne serait pas candidat à un nouveau mandat s’il n’y avait « pas de baisse du chômage ».

    « Je me suis engagé personnellement. J’ai dit que je serais jugé sur cette question-là. Je ne me déroberai pas. (...) J’ai été candidat pour que nous créions les conditions pour qu’il y ait une baisse du chômage et il doit y avoir une baisse du chômage. »

    Lire aussi :   Droit du travail : une réforme directement inspirée de propositions du Medef et de la droite

    Ce rendez-vous radiophonique, diffusé à la veille des vacances scolaires parisiennes, vient clore une séquence politique marquée par le remaniement gouvernemental et l’adoption à l’Assemblée de la réforme constitutionnelle. Hormis son interview sur France 2 et TF1 dans la foulée du remaniement il y a une semaine, la dernière expression du chef de l’Etat dans les médias remonte à ses vœux de Nouvel An.

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  •  JO 2024 : la tour Eiffel pour représenter la candidature de Paris

    Le Monde.fr avec AFP | 09.02.2016 à 21h32 • Mis à jour le 10.02.2016 à 09h15    LIEN

    Le logo de la candidature de Paris à l’organisation des jeux Olympiques 2024 a été dévoilé, mardi 9 février, à 20 h 24. Projetée sur l’arc de Triomphe, cette représentation de la tour Eiffel polychrome laisse également deviner le chiffre 24.


    JO 2024 : voici à quoi ressemble le logo pour la candidature de Paris

    Dès 19 heures, des tweets de soutien à la candidature de Paris 2024 ont été projetés sur l’arc de Triomphe, dessinant progressivement le logo pixelisé de la candidature. Sous la pluie, les Parisiens ont été invités à se masser en haut des Champs-Elysées pour signifier leur soutien au projet.

    « L’identité visuelle de Paris 2024 reflète magnifiquement les valeurs et l’ambition de la candidature, souligne Bernard Lapasset, coprésident du comité de candidature. Elle se distingue par sa pertinence, sa modernité, son audace et son élégance. Et puis, réunir comme ce soir l’arc de Triomphe et la tour Eiffel sur un même site est une belle symbolique… »

    « Il est indispensable que les Parisiens, les Franciliens, les Français, s’approprient la candidature de Paris », note Bernard Lapasset pour expliquer notamment l’aspect « monumental » de la présentation du logo d’un projet qui se veut par ailleurs relativement modeste.

    Remise du dossier de candidature le 17 février

    Les responsables du comité ont estimé ce budget de candidature à 60 millions d’euros. Après la Française des Jeux, qui a promis 2 millions d’euros, la RATP et trois autres entreprises compléteront le dispositif financier de Paris-2024, déjà soutenu à hauteur de 30 millions d’euros par les collectivités : Etat, région, ville.

    Mercredi 17 février, Bernard Lapasset et le triple champion olympique de canoë Tony Estanguet, tous deux coprésidents du comité de candidature, dévoileront les grandes lignes du dossier qui sera remis le jour même au Comité international olympique.

    L’élection de la ville hôte des JO 2024, à laquelle se présenteront aussi Budapest, Los Angeles et Rome, se tiendra le 13 septembre 2017 à Lima. Pour l’heure, seule une autre ville a également déjà dévoilé le logo de sa candidature : il s’agit de la capitale italienne, qui a opté pour un Colisée vert-blanc-rouge.

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