• Bernie Sanders et Donald Trump remportent la primaire du New Hampshire

    Le Monde.fr | 10.02.2016 à 02h12 • Mis à jour le 10.02.2016 à 10h40   Lien

    882 959 électeurs étaient appelés à voter : 231 376 démocrates, 262 111 républicains, et 389 472 indépendants. En dépit de la neige et du froid, la participation a été très importante. Plusieurs bureaux de vote n’ont pas pu fermer comme prévu à 19 heures (1 heure à Paris) en raison de l’affluence.

    Darcy Padilla / Agence VU pour Le Monde

    882 959 électeurs étaient appelés à voter : 231 376 démocrates, 262 111 républicains, et 389 472 indépendants. En dépit de la neige et du froid, la participation a été très importante. Plusieurs bureaux de vote n’ont pas pu fermer comme prévu à 19 heures (1 heure à Paris) en raison de l’affluence.

    882 959 électeurs étaient appelés à voter : 231 376 démocrates, 262 111 républicains, et 389 472 indépendants. En dépit de la neige et du froid, la participation a été très importante. Plusieurs bureaux de vote n’ont pas pu fermer comme prévu à 19 heures (1 heure à Paris) en raison de l’affluence.


    En savoir plus sur Lien

    › Accéder au portfolio

    Les favoris des sondages, le démocrate Bernie Sanders et le républicain Donald Trump, ont remporté mardi 9 février l’élection primaire dans le New Hampshire, qui départage les candidats à la présidentielle américaine dans chaque parti.

    Leur victoire a été annoncée par les chaînes de télévision dès la clôture des bureaux de vote à 20 heures locales (2 heures à Paris), ce qui signifie qu’ils ont gagné le scrutin avec une large marge.

    Au total, 882 959 électeurs étaient appelés à voter : 231 376 démocrates, 262 111 républicains, et 389 472 indépendants. En dépit de la neige et du froid, la participation a été très importante. Plusieurs bureaux de vote n’ont pas pu fermer comme prévu à 19 heures (1 heure à Paris) en raison de l’affluence.

     

    • Chez les démocrates 

    Le sénateur du Vermont, 74 ans, devance l’ancienne secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, 68 ans. Celui qui se présente comme un social-démocrate à la scandinave avait déjà créé la surprise dans l’Iowa, où il avait longtemps été donné à égalité avec l’ex première dame. Celle-ci n’avait fini par l’emporter que de quelques voix.

    M. Sanders a estimé mardi soir que sa très nette victoire dans la primaire démocrate du New Hampshire montrait que les gens voulaient « un vrai changement ».

    « Ce que les gens ont dit ici c’est que, compte tenu des énormes crises auxquelles notre pays est confronté, c’est juste trop tard pour [avoir] la même élite politique, la même élite économique. » 

    Dans le New Hampshire, Bernie Sanders aurait obtenu 60 % des suffrages, contre 39 % pour Mme Clinton, selon des résultats partiels. Cette dernière, qui avait remporté le New Hampshire en 2008, était donnée perdante dans toutes les mesures d’intentions de vote. Elle a concédé sa défaite et réaffirmé qu’elle continuerait à « se battre pour chacun des votes dans chacun des Etats ».

    Lire aussi : Bernie Sanders, le défi inattendu

     

    • Chez les républicains 

    Magnat de l’immobilier, M. Trump s’est imposé depuis sept mois dans la campagne à coups de déclarations incendiaires. Il aurait obtenu, mardi, 34 % des voix républicaines, selon les résultats partiels.

    « Nous allons rendre à l’Amérique sa grandeur », s’est félicité le milliardaire novice en politique après sa victoire, reprenant son slogan :

    « Je serai le président le plus grand en matière d’emplois que Dieu ait jamais créé. » 

    Lire aussi : Donald Trump en position de force

    Le gouverneur de l’Ohio, John Kasich, a créé la surprise en arrivant second du scrutin devant l’ancien gouverneur de Floride Jeb Bush, et les sénateurs Ted Cruz et Marco Rubio. Républicain modéré, M. Kasich est crédité de 16 % des voix. Il avait mené une campagne intense dans cet Etat, la plupart du temps loin des projecteurs.

    Lire aussi : Le va-tout de John Kasich

    La primaire du New Hampshire est la deuxième étape du long processus de désignation des candidats à l’élection présidentielle du 8 novembre aux Etats-Unis. Ce processus s’achèvera le 14 juin avec la primaire démocrate dans le district fédéral de Washington.

    Tout comprendre aux primaires américaines en une vidéo

    Google Bookmarks

    votre commentaire
  • Déchéance de nationalité : les députés votent l'inscription dans la Constitution

    P.Th. | 09 Févr. 2016, 20h18 | MAJ : 09 Févr. 2016, 22h47  Lien

     Assemblée nationale (Paris), ce mardi. L'Assemblée nationale a pris à bras-le-corps mardi le sujet de la déchéance de nationalité, qui continue de diviser chaque camp, avant le vote mercredi sur l'ensemble du projet de révision constitutionnelle

     

    Les députés ont voté ce mardi soir à main levée l'amendement du gouvernement qui inscrit la déchéance de nationalité dans la Constitution sans faire de référence à la binationalité. Avec celui-ci, l'article 2 du projet de révision constitutionnelle prévoit que la Constitution renverra à la loi pour «les conditions dans lesquelles une personne peut être déchue de la nationalité française ou des droits attachés à celle-ci lorsqu'elle est condamnée pour un crime ou un délit constituant une atteinte grave à la vie de la Nation».



    Avant ce vote, cet article 2 a continué de diviser chaque camp, malgré les rappels à l'ordre de Manuel Valls et de Nicolas Sarkozy. Ce mardi, dans l'hémicycle, les coups de boutoir contre cette mesure controversée sont venus des bancs socialistes, écologistes, mais aussi de la droite et du centre.

    29 amendements de suppression ont été présentés par des députés PS, EELV, LR ou UDI. Ils ont été rejetés par 176 voix contre, 118 pour et 23 abstentions. Voilà qui laisse augurer d'un vote favorable à la rédaction proposée par le gouvernement. Mais qui laisse planer le suspense pour le vote final du Congrès, au regard de la majorité des 3/5e du Parlement requise pour réviser la Constitution.


     

     
    Groupe socialiste
    Groupe les Républicains
    Autres groupes
     
      

     


    Dans un hémicycle bien plus garni que pour le vote de la veille sur l'état d'urgence, les critiques fusent. La réforme? «Une trace indélébile, qui n'est pas à l'honneur de notre République», lâche le patron des députés Front de gauche, André Chassaigne. «Porteuse d'idéologie nauséabonde», fustige l'écologiste Isabelle Attard. «Totalement inopportun», balance l'élu LR, Jean-François Lamour. «Une mascarade», désapprouve Lionel Tardy (LR). «Le président de la République se grandirait en prenant l'initiative de mettre un terme à ce débat», estime le député MoDem Jean Lassalle.


     

    «Un débat qui part dans tous les sens»

    Les frondeurs socialistes, vent debout contre la réforme, montent en rappel. «La sagesse commande que nous n'allions pas plus loin», défend Pouria Amirshahi. Christian Paul s'élève contre «un débat qui divise le pays, qui divise la droite et la gauche», «un débat devenu un obstacle à l'unité nationale». A Manuel Valls, qui demande aux députés de respecter le «serment» de Versailles, Benoît Hamon rétorque : «Le discours du président de la République n'a rien à voir avec l'article 2 du texte que vous proposez.» Laurent Baumel va plus loin encore. «Les Français savent qu'il arrive que la parole de François Hollande ne s'inscrive pas dans la réalité», charge le frondeur.

    Présent dans l'hémicycle pour défendre le texte, le Premier ministre ne bouge pas d'un iota. «Tout amendement qui va dans ce sens, de suppression, ou de réécriture, remet en cause l'engagement du président de la République pris devant le peuple français dans le cadre du Congrès de Versailles», prévient-il, tout en rappelant avoir «proposé une nouvelle rédaction pour tenir compte des éléments du débats». «Le gouvernement a entendu les arguments qui invoquaient une éventuelle rupture d'égalité», insiste-t-il. A l'occasion d'une nouvelle prise de parole, Valls martèle : «La seule différence que je fais dans cette affaire-là, le seul élément inégalitaire, c'est entre les terroristes et les Français. Elle est là, la différence fondamentale.»

    Des piliers de la majorité interviennent en renfort. Plusieurs députés LR, notamment Eric Woerth et Claude Goasguen, aussi. Tout comme le patron des députés UDI, Philippe Vigier, toutefois contraint d'admettre que «des voix différentes» s'expriment au sein de son groupe. Le président du groupe PS, Bruno Le Roux, se félicite que «le dialogue ait abouti à une réécriture». Et appelle, dans un savoureux lapsus, à «rejeter l'article 2» et non... les amendements de suppression de l'article 2. Plaidant pour la «déchéance nationale» plutôt que de nationalité, le député PS Yann Galut ne cache pas un certain désarroi : «Nous sommes confrontés à un débat qui part dans tous les sens.»

    Google Bookmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique