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    La Loi Travail à l’Assemblée dès mardi, l’intersyndicale mobilisée

     

    A La Réunion, plusieurs manifestations ont mobilisé des milliers de personnes pour le retrait de la loi El-Khomri. (Photo : JCF)

     
     

    C’est à compter de demain mardi 3 mai que la loi travail sera discutée à l’Assemblée nationale, durant deux semaines. Une épreuve à risque entre contestation d’une partie de la gauche, critiques à droite, et mobilisation de la rue depuis deux mois. A La Réunion, l’intersyndicale a appelé à la "mobilisation de tous les salariés (...) pour amplifier la lutte et obtenir le retrait de ce texte de loi.

    C’est ce mardi que débutent les débats parlementaires sur la loi travail, dite "El Khomri", à l’Assemblée nationale. Avant ce démarrage, l’intersyndicale CGTR/F.O/FSU/ SOLIDAIRES/UNEF ne baisse pas les bras, et tient au contraire à poursuivre son combat.

    "Au cours des dernières mobilisations, les travailleurs ont manifesté par centaines de milliers leur opposition à cette réforme inique qui remet violemment en cause les garanties sociales des salariés par la casse du code du travail, facilite le licenciement et pérennise la précarité", écrit-elle dans un communiqué ce lundi.

    C’est pour continuer sur cette lancée que l’intersyndicale tient à appeler à la mobilisation "de tous les salariés des secteurs publics et privés, chômeurs et retraités pour amplifier la lutte et obtenir le retrait de ce texte de loi".

    Le texte, défendu par la ministre du Travail Myriam El Khomri, avait été revu et corrigé par le gouvernement face aux critiques avant même d’être présenté en Conseil des ministres le 24 mars, deux semaines plus tard que prévu initialement. Il a encore bougé de façon "assez substantielle" entre les mains des députés en commission, selon son rapporteur Christophe Sirugue (PS).

    Si les débats, début avril, y ont été, plutôt apaisés, la présidente de la commission des Affaires sociales Catherine Lemorton a prévenu que les députés favorables à un retrait - certains "frondeurs" socialistes, écologistes contestataires et Front de gauche-, se réservaient pour la séance où "ce sera le grand spectacle". La droite, qui regrette la version initiale, à l’unisson du patronat, ne devrait pas être en reste.

    Et les débats promettent d’être longs, même si les travaux seront interrompus pour le pont de l’Ascension : 4.983 amendements ont été déposés sur ce texte de quelque 50 articles.

    Depuis le 9 mars, le projet est vivement contesté dans la rue. Encore jeudi, la quatrième journée d’action unitaire à l’appel de sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl), émaillée de violences, a réuni 170.000 à 500.000 personnes. Outre le 1er mai, les opposants prévoient "un nouveau temps fort de mobilisation" mardi "pour exiger des parlementaires le rejet du projet".

    A cette contestation s’est ajouté le mouvement "Nuit debout", dont certains participants, comme la militante féministe Caroline De Haas et un ancien conseiller de la ministre du Travail, ont passé cette semaine des coups de fil aux permanences de députés.

    Assurant que cette loi "ne sera pas retirée" même s’il peut y avoir des "corrections" au Parlement, François Hollande a vanté mi-avril une réforme faite notamment pour "clarifier les règles" pour les salariés et les employeurs.

    Mais les inquiétudes demeurent, malgré le retrait d’une partie des mesures très décriées, comme le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement jugé abusif. Et en dépit de gestes faits en commission, comme le fait d’atténuer les conséquences pour les salariés du refus d’un accord dit "offensif", dans les entreprises en bonne santé.

    - Débat de fond ou posture ? -

    Le rapporteur, hostile au projet initial, met désormais en avant ses avancées comme le Compte personnel d’activité (CPA), la lutte contre le travail détaché illégal ou l’évolution numérique (droit à la déconnexion).

    Mais il souligne que des points restent à "clarifier", évoquant la question du périmètre d’appréciation des difficultés des groupes pour les licenciements économiques, le référendum d’entreprise, les accords "offensifs" ou le rôle des branches.

    Dans l’hémicycle, M. Sirugue se demande lequel "prendra le pas sur l’autre" entre "débat de fond" et "posture".

    Les "frondeurs" sont décidés, selon Laurent Baumel, à "mettre le paquet" sur des mesures clefs comme la primauté donnée aux accords d’entreprise en matière de durée du travail, les licenciements ou les accords "offensifs".

    Mais le gouvernement, à l’instar du secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen, estime qu’"il y aura une majorité" sur le texte et qu’il ne sera pas nécessaire de recourir à l’arme constitutionnelle du 49-3, conviction partagée par le chef de file des députés socialistes et le rapporteur.

    Face au risque que "trop de députés" PS ne veuillent pas voter ce texte, Bruno Le Roux a indiqué vendredi qu’il "essaye de réduire ce nombre".

    Pas de soutien à attendre de la droite, qui, comme le patronat, regrette la première mouture. Côté LR, on juge le texte pas "votable" sans retour des dispositions supprimées, notamment sur les indemnités prud’homales, l’UDI dénonçant un projet "nuisible", à "abandonner", et proposant un contre-projet.

    Le vote solennel sur l’ensemble du texte est prévu le 17 mai.

    (avec AFP)

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    1er mai : mobilisation renforcée

    contre la loi travail

    Au delà des incidents ayant émaillé le cortège, la mobilisation pour cette manifestation du 1er mai à Paris était beaucoup plus importante que l'année dernière : 70 000 manisfestants selon la CGT contre 9000 à 12 000 en 2015. 

    • France 3 Paris avec AFP
    • Publié le 01 mai 2016 à 18:26, mis à jour le 01 mai 2016 à 18:35   Lien
    Quelque 70.000 personnes ont participé dimanche à Paris à la Journée internationale des travailleurs, dont le mot d'ordre était, cette année, le retrait du projet de loi travail, a indiqué la CGT à l'AFP.

    La CGT avait précédemment annoncé dans un communiqué que des "dizaines de milliers" de personnes avaient manifesté dans toute la France. L'année dernière, le 1er Mai avait réuni 110.000 personnes selon la CGT, 76.000 selon la police un peu partout en France, dont 9.000 à 12.000 à Paris.

    La Préfecture de Police de son côté annonce le chiffre 16.000 à 17.000 manifestants à Paris pour ce 1er Mai. 
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  • L’« Orchestre debout » célèbre en musique le premier mois d’existence de Nuit debout

    Le Monde.fr avec AFP | 01.05.2016 à 00h04   Lien

    Un "Orchestre debout" de 300 musiciens et 150 choristes a célébré samedi le premier mois d'existence du mouvement.

    Un orchestre de 300 musiciens et 150 choristes a célébré en musique samedi 30 avril le premier mois d’existence du mouvement Nuit debout. Partitions éclairées au portable et doigts des violonistes engourdis par le froid : l’« Orchestre debout » a joué devant un public enthousiaste de quelques

    milliers de personnes réuni place de la République à Paris.

     

    Lire aussi :   Un mois après, Nuit debout est toujours dans la place

    Cet « Orchestre debout », surnom que se sont donné ces musiciens réunis via les réseaux sociaux, faisait son retour à République dix jours après une première prestation au soir du 20 avril, quand il avait remporté un franc succès avec son interprétation de la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak.

    Samedi, ils ont étoffé leur répertoire et reçu le renfort de choristes pour jouer l’Hymne à la joie de la symphonie n°9 de Ludwig van Beethoven, puis le Chœur des esclaves du Nabucco de Giuseppe Verdi, avant de reprendre leur succès fondateur du Nouveau Monde. Une demi-heure de concert, saluée spontanément par un Bella ciao improvisé.

    Lire aussi :   Un orchestre amateur interprète la « Symphonie du Nouveau Monde » devant la Nuit debout à Paris

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     La France au bord de l’explosion sociale?

    Trois policiers ont été grièvement blessés. Les manifestants ont défilé dans une quarantaine de villes.
    Trois policiers ont été grièvement blessés. Les manifestants ont défilé dans une quarantaine de villes.-AFP

            

     

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    Najat Vallaud-Belkacem : "Oui, les enseignants du premier degré seront augmentés"

    Najat Vallaud-Belkacem : "Oui, les enseignants du premier degré seront augmentés"La ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem le 22 avril à Paris. (PATRICK KOVARIK / AFP)

    Le Premier ministre Manuel Valls devrait annoncer "la forme et le calendrier prévisionnel" de cette augmentation mardi prochain.       Lien

     

    C’est la saison des cadeaux. Comme elle l’avait déjà confié à "l’Obs", la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem s’apprête à annoncer un coup de pouce salarial pour les enseignants. La nouvelle devrait avoir lieu lors des Journées de la refondation, qui réuniront 2.000 représentants de la communauté éducative (enseignants, parents, élus, experts…) lundi et mardi au Palais Brogniard à Paris.

    Les syndicats réclament l’alignement de la prime des enseignants du premier degré sur celle du second degré, ce qui représente 800 euros nets de plus par an. Dans le "Journal du Dimanche", la ministre confirme :

    "Nous travaillons avec les syndicats à un alignement de ces deux primes dans le temps. Donc oui, les enseignants du premier degré vont être augmentés."

    Elle rappelle à l'occasion qu'en 2013, "Vincent Peillon avait commencé un rééquilibrage avec une indemnité de 400 euros pour les enseignants du primaire. C’était un premier pas que j’ai jugé insuffisant."

    Le Premier ministre en devrait préciser "la forme et le calendrier prévisionnel" de cette augmentation mardi.


     

    Et si on payait les profs 4.000 euros par mois, comme en Allemagne ?

    Les instits français moins payés

    Selon une étude de l’OCDE que les syndicats rappellent à l’envi, les professeurs du premier degré sont payés 800 euros de moins que leurs collègues allemands.

    Combien sont vraiment payés les profs ?

    Prenant acte de cet écart, la ministre de l’Education nationale défend tout de même les premiers pas faits depuis l’arrivée de François Hollande au pouvoir :

    "L’écart était encore plus important en 2012. Car pendant les dix années de diète éducative, la revalorisation de leur rémunération n’a évidemment jamais été au rendez-vous non plus."

    Et de rappeler les "efforts" fait par le gouvernement ces dernières années : en 2013, "une indemnité de 400 euros annuels" et en 2014, une prime pour les enseignants de l’éducation prioritaire : "110.000 enseignants perçoivent aujourd’hui entre 1.700 et 2.400 euros d’indemnité annuelle supplémentaire."

    La ministre souligne également "qu’avec le retour de la formation initiale dont la deuxième année est rémunérée, les enseignants gagnent aujourd’hui une année de rémunération supplémentaire." Résultat : 

    "Sur l’ensemble de sa carrière, un enseignant dans les quartiers sensibles percevra déjà, du fait de nos réformes, 85.000 euros de plus que ce qu’il pouvait espérer en 2012."

    Inégalités à l'école : "Si on tente de modifier le système, tout le monde hurle !"

    François Hollande doit intervenir lundi soir au Palais Brogniard. Il devra convaincre la communauté éducative, dont l’adhésion lui est indispensable en cas de candidature à la présidentielle en 2017, de la réussite des réformes portées depuis 2012 par ses ministres de l'Education successifs : Vincent Peillon, Benoît Hamon et Najat Vallaud-Belkacem. Tous trois seront présents à ses côté.

     M.B.

    L'Obs

    L'Obs

     

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  • Consommation et investissement, moteurs de la croissance française

    LE MONDE | 29.04.2016 à 07h44 • Mis à jour le 29.04.2016 à 11h13 | Par Patrick Roger

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    La prévision officielle de la France pour 2015, celle sur laquelle repose le budget, était de 1 % de croissance.

    Après les bons chiffres du chômage, ceux de la croissance au premier trimestre confirment l’embellie. Au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) augmente de 0,5 %, après + 0,3 % au quatrième trimestre 2015, selon la première estimation publiée vendredi 29 avril par l’Insee. Un résultat légèrement supérieur aux dernières prévisions de l’institut ou de la Banque de France, qui envisageaient 0,4 %.

    L’acquis de croissance pour 2016 – soit la progression du PIB en cas de croissance nulle le reste de l’année – s’établit ainsi à 1 %, alors que la loi de finances prévoit une croissance de 1,5 % à la fin de l’année. Un chiffre supérieur à celui de la Commission européenne, qui table sur une hausse de l’activité de 1,3 %, et à celui du FMI, qui a abaissé sa prévision à 1,1 %, en raison du ralentissement de l’économie mondiale.« L’économie de la France continue à s’améliorer, s’est immédiatement félicité le ministre des finances, Michel Sapin, dans un communiqué. C’est une croissance solide qui est enclenchée. (…) Notre action porte ses fruits, nous la poursuivrons avec détermination dans les prochains mois. »

    Lire :   « Oui ça va mieux » : les déclarations de Hollande sur l’économie française vérifiées

    Consommation des ménages en hausse

    Cette croissance solide est principalement due à deux moteurs : la consommation des ménages et l’investissement, tandis que le commerce extérieur et les variations de stocks pèsent négativement. La consommation des ménages, tout d’abord, se redresse fortement : + 1,2 % après – 0,1 % au dernier trimestre 2015, marqué par les attentats de Paris. Il s’agit de la plus forte hausse depuis fin 2004.

    Elle est notamment portée par un vif rebond des dépenses en biens (+ 1,7 %) et, dans une moindre mesure, par une accélération de la consommation de services (+ 0,6 % après + 0,2 %). Grâce aux effets conjugués de l’inflation zéro – en avril, les prix à la consommation ont encore baissé de 0,2 % sur un an – et des allégements d’impôts des ménages intégrés dans le pacte de responsabilité, la progression du pouvoir d’achat, + 1,7 % en 2015, soit la plus forte hausse depuis 2007, selon l’Insee, tire la consommation des ménages vers le haut.

    Redressement de l’investissement

    L’autre facteur déterminant est celui de l’investissement. Au premier trimestre, il a globalement progressé de 0,9 %, ce qui indique un redressement continu depuis un an : il était de 0 % au deuxième trimestre 2015, 0,1 % au troisième trimestre, 0,7 % au quatrième trimestre. Le rebond est encore plus significatif en ce qui concerne l’investissement des entreprises, qui enregistre une hausse de 1,6 % au premier trimestre, contre respectivement 0,5 %, 0,4 % et 1 % les trois trimestres précédents. L’acquis de croissance pour l’investissement des entreprises s’élève d’ores et déjà à 2,8 %.

    La production totale de biens et services a continué de progresser au premier trimestre : + 0,6 %, comme le trimestre précédent. Elle est principalement portée par les secteurs de l’énergie et des services. La production manufacturière, en revanche, enregistre un ralentissement, avec + 0,3 % contre + 0,9 %, tandis que le secteur de la construction stagne.

    Un solde extérieur négatif

    Le solde extérieur, lui, est toujours négatif : – 0,2 % après – 0,6 % et – 0,4 % les deux trimestres précédents. Les importations ralentissent fortement (+ 0,5 % après + 2,1 %) mais les exportations se replient également (– 0,2 % après + 1 %).

    Enfin, la croissance, lors des deux trimestres précédents, avait été portée par une évolution positive des variations de stocks (respectivement + 0,7 % et + 0,5 %), ce qui laissait craindre un contrecoup. C’est effectivement le cas puisqu’elles enregistrent au premier trimestre un repli de 0,2 %, notamment sur les produits pétroliers raffinés et les biens d’équipement.

    La publication de cette première estimation de la croissance au premier trimestre vient clore une semaine qui, pour le gouvernement, aura apporté une série de nouvelles réconfortantes dans un climat politique qui, lui, ne s’améliore pas. Entre les succès enregistrés par l’industrie navale à l’étranger, la forte baisse du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi au mois de mars et le dynamisme de la croissance, le gouvernement veut y voir la justification de sa politique économique.

    Lire :   Baisse du chômage en mars : un bon résultat qui reste à consolider

    « Il y a vraiment un ensemble d’éléments cohérents et convergents pour dire que la croissance a repris, qu’elle est continue, qu’elle produit de l’emploi et qu’elle peut même faire reculer le chômage », souligne M. Sapin. Encore faut-il que ces bons résultats sur le plan économique soient confirmés sur la durée.


    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2016/04/29/0-5-de-croissance-au-premier-trimestre_4910730_1656968.html#RBWcLpGw7qvLKua1.99
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  • L’accord sur les intermittents entre les mains de l’Unédic

    Salariés et employeurs du spectacle ont trouvé un accord, dans la nuit du 27 au 28 avril sur une réforme de leur régime d’assurance chômage.

    Ce texte doit maintenant recevoir le feu vert des partenaires sociaux interprofessionnels, qui négocient le régime général de l’assurance-chômage.

    Les intermittents du spectacle occupent leTheatre National de Strasbourg (TNS) le 27 avril 2016. <br/>Crédit<br/>Frederick Florin/AFP ZOOM

    Les intermittents du spectacle occupent leTheatre National de Strasbourg (TNS) le 27 avril 2016. 
    Crédit
    Frederick Florin/AFP

    L’accord signé dans la nuit de mercredi 27 à jeudi 28 avril entre les organisations de salariés et d’employeurs du spectacle devrait entraîner « entre 80 et 100 millions » d’économies par an pour le régime d’assurance chômage spécifique aux intermittents, selon Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT Spectacle, majoritaire dans le secteur.

    A lire : Vraies questions et faux débats sur les intermittents

    Le syndicat évoque les « avancées importantes » d’un accord dont se sont aussi félicités le premier ministre Manuel Valls, la ministre de la culture, Audrey Azoulay, mais aussi Olivier Py, directeur du festival d’Avignon.

    Une procédure assez floue

    Selon une source patronale, cet accord est « acceptable pour les parties ». Il comprend « de nettes améliorations pour la protection des travailleurs » et « des efforts réciproques », avec notamment « une hausse des cotisations patronales ».

    La suite de la procédure est plus floue : décidée par Manuel Valls à l’été 2014, elle s’applique pour la première fois cette année.

    A lire : Débat : Faut-il un statut particulier pour les intermittents du spectacle ?

    Pour entrer en application, l’accord doit encore être accepté par les partenaires sociaux qui participent aux négociations au sein de l’Unédic sur le régime général de l’assurance-chômage. Or les économies générées par l’accord sont loin des 185 millions d’euros par an, exigés d’ici à 2018 dans une lettre de cadrage signée en mars par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC.

    « La loi a prévu qu’un comité d’expertise dispose de trois semaines pour affiner les chiffres de l’accord de branche et décide si le texte entre ou non dans ce cadrage », explique une source proche du dossier. Selon Éric Aubin, qui participait hier pour la CGT à une séance de négociations au sein de l’Unédic, cela signifie que le sujet ne sera pas sans doute pas abordé avant la rencontre suivante, prévue le 12 mai.

    « Selon la loi, si l’accord respecte le cadrage financier, il s’applique de facto », précise Jean Patrick Gilles, député (PS) et ancien médiateur du conflit des intermittents en 2014. « L’application automatique ne va pas de soi pour le Medef », conteste une source proche des débats.

    Sans acceptation de l’accord, les partenaires sociaux interprofessionnels devront fixer eux-mêmes les règles d’indemnisation spécifiques.

    L’enjeu des festivals de l’été

    Le 28 avril, le premier ministre Manuel Valls a annoncé que le « fonds de soutien à l’emploi » pour les intermittents du spectacle, annoncé en 2014, allait être « mis en œuvre » et qu’il serait financé par l’État « à hauteur 90 millions d’euros ». Pour autant, cette somme ne serait pas destinée à compenser une partie des économies de 185 millions d’euros exigées par l’assurance-chômage, a précisé Matignon.

    L’Unédic peut-il bloquer l’accord ? « Le gouvernement peut vouloir peser sur le Medef et la CFDT car il ne veut surtout pas mettre en péril le bon déroulement des festivals cet été », affirme Mathieu Grégoire, sociologue et spécialiste des intermittents à l’Université de Nanterre. L’État pourrait même refuser de donner son agrément à la convention sur l’assurance-chômage en cas de refus de l’accord.

    Mathieu Grégoire rappelle aussi que si le régime spécifique des intermittents disparaissait, une étude de l’Unédic en 2013 avait estimé les économies réalisées à quelque 300 millions d’euros par an. Et non pas au milliard d’euros que représente, sur le papier, le solde négatif pour cette catégorie de chômeurs.

    A lire : Assurance chômage: les intermittents au cœur de la première réunion

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    Cinquième séance de négociations

    Les partenaires sociaux se sont réunis le 28 avril au siège du Medef, à Paris, pour la cinquième séance de négociations sur la réforme du régime général d’indemnisation chômage. Le patronat a transmis mardi aux syndicats des « pistes d’évolution » pour un régime au déficit évalué à 4,2 milliards d’euros en 2016. Des dizaines de milliers de salariés et d’étudiants ont manifesté à travers la France contre la loi sur le travail. Une prochaine réunion est prévue le 12 mai, voire fin juin.

    L’actuelle convention Unédic arrive à échéance le 1er juillet. Si les négociations n’aboutissent pas avant, l’actuelle convention pourrait être prolongée de quelques mois, jusqu’à l’obtention d’un accord.

    MICHEL WAINTROP
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    Loi Travail : entre 170.000 et 500.000 manifestants, 24 policiers blessés

     

     

    La journée de mobilisation contre la loi Travail a tourné dans de nombreuses villes à l'affrontement entre policiers et manifestants.

     

    Entre 170.000 personnes, selon les autorités, et 500.000, selon la CGT, ont manifesté en France contre le projet de loi Travail, ce jeudi 28 avril. Une journée marquée par de nombreux affrontements dans tout le pays. Selon le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, "24 policiers et gendarmes ont été blessés, dont trois très grièvement à Paris", dans les violences survenues en marge des manifestations.

    Il a ajouté que "124 interpellations" avaient eu lieu en France et qu'elles "donneraient lieu à des actions en justice", lors d'un déplacement à Lyon. Il a demandé aux organisateurs de "condamner avec la même fermeté" que lui "ces débordements de la part de cette poignée de casseurs qui n'ont en partage que la violence". Depuis le début du mouvement contre le projet de loi travail, il a précisé que "382 interpellations" étaient intervenues dans l'ensemble du pays.

    Des affrontements ont opposé cet après-midi la police à des manifestants à Paris, au niveau du pont d'Austerlitz. Sur la rive gauche de la Seine, à l'entrée du pont, plusieurs dizaines de manifestants ont lancé des bouteilles, des pavés et des extincteurs en direction des forces de l'ordre, qui ont riposté à coups de gaz lacrymogènes. Ces incidents ont interrompu la progression du cortège, qui n'avait pas encore passé le pont, et provoqué l'arrivée de CRS en renfort. 

    Un jeune blessé à l'oeil

    A Rennes, des affrontements ont également éclaté quand des jeunes ont tenté de gagner le centre historique bloqué par les forces de l'ordre, après la dispersion de la manifestation qui s'était déroulée dans le calme. 


     

    Un jeune de 20 ans a été blessé à la tête par "un tir de projectile", selon la préfecture d'Ille-et-Vilaine, qui n'a donné aucun détail sur la gravité de ses blessures.

    A Rennes, l'extrême gauche encore à l'œuvre, et toujours en toute impunité.

    "C’est un gamin de 20 ans et il va peut-être finir sa vie borgne. Ça n’arrêtait pas de saigner. Il va peut-être perdre son œil", déplore de son côté Hugo Poidevin, membre de l’équipe médicale des manifestants et organisateur du mouvement étudiant, cité par "20 Minutes". Selon les manifestants cités par le site internet, il aurait été atteint par un tir de flashball.

    Echauffourées à Saint-Denis

    En banlieue parisienne, entre 60 et 100 jeunes, qualifiés d'"anarchistes" par la police, s'étaient regroupés vers 6h30 à Gennevilliers pour tenter de bloquer le plus important port fluvial de la région parisienne. Ils ont incendié des pneus, avant de prendre le métro en direction de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), pour essayer cette fois de bloquer le dépôt de bus, selon la police.

    C'est là qu'ont éclaté les échauffourées qui ont débouché sur deux gardes à vue, une pour violences et l'autre pour port d'un couteau, selon une source policière. Un membre des forces de l'ordre a été légèrement blessé.

    Le groupe, qui comptait des étudiants, selon les comptes Twitter des organisations étudiantes, voulait se rendre vers Paris, mais la police, qui a effectué quelque 150 contrôles d'identité, a amené ses membres en bus dans un centre de traitement judiciaire parisien.

    L'action a été revendiquée par l'assemblée générale interprofessionnelle de Saint-Denis, composée d'"étudiants, de chômeurs et de salariés", "déterminés à obtenir le retrait de la loi travail".

    Une Porsche incendiée 

    A Nantes, dix minutes à peine après le départ à 11h15 du cortège qui réunissait 8.500 personnes selon la police et plus de 20.000 selon l'intersyndicale, des jeunes gens cagoulés s'en sont pris à coups de projectiles aux forces de l'ordre, qui bloquaient les accès au centre-ville à l'aide d'un camion lanceur d'eau. Dans un ballet devenu presque courant dans la cité des bords de Loire, les forces de l'ordre ont répliqué avec des grenades lacrymogènes face aux manifestants qui criaient "Nique la BAC" et "Tout le monde déteste la police".

    Un peu plus tard, la Brigade anti-criminalité (BAC) a chargé cours Saint-Pierre, derrière la cathédrale, interpellant au moins une manifestante qui a été traînée au sol sur plusieurs mètres.

    Sur le parcours de la manifestation, censé avoir été choisi justement pour éviter la casse, des abribus et des caméras de vidéosurveillance ont été brisés. Des commerces, mais aussi des établissements bancaires et des agences d'intérim arboraient des panneaux de bois pour protéger leurs vitrines après les dégradations commises lors des précédentes manifestations.

    Un autre groupe parvient à gagner les abords de la préfecture de Loire-Atlantique, où de nouveaux échanges de projectiles ont lieu avec les forces de l'ordre. Une Porsche de couleur grise a été incendiée près de la préfecture. 

    "On a décidey de cassey ley voitures et de ley brûley parce qu'on est contre la " Abrutis.

    Nouvelle zone de turbulences près du siège du PS départemental, qui a le rideau baissé. Sa façade a été taguée par un message qui promet "Ça va être chaud. Nantes août 2016 PS université d'été".

    Certains manifestants crient "la police avec nous", fleurs à la main, d'autres "meurtriers", "assassins", notamment après avoir vu des tirs en direction des balcons sur le cours des Cinquante-otages ou des manifestants.

    57 interpellations à Marseille

    A Lyon, quelque 150 jeunes qui progressaient vers le centre-ville dans la matinée ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre, selon la préfecture. Les policiers ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Trois fonctionnaires ont été blessés et deux manifestants interpellés.

    57 personnes ont aussi été interpellées à Marseille, lors de divers incidents qui ont éclaté dans la ville à la fin de la manifestation contre la loi travail, a indiqué le préfet de police Laurent Nuñez.

    La plupart ont été arrêtées à la gare Saint-Charles où des voies ont été envahies. Des incidents ont aussi eu lieu près de la place Castellane, point de rassemblement final des différents cortèges marseillais, avec des jets de projectiles de manifestants en direction des forces de l'ordre et des incendies de poubelles. La manifestation a réuni 4.800 manifestants selon le préfet de police, mais 75.000 selon la CGT et 30.000 selon FO.

    Une quinzaine de lycées bloqués

    Par ailleurs, les préfectures font état de plus d'une quinzaine de lycées bloqués, totalement ou partiellement, à travers le pays : cinq à Nantes, cinq dans l'académie d'Aix-Marseille, cinq à Lyon, et un à Strasbourg, où des blocages d'établissement étaient prévus à la mi-journée pour "inciter" les jeunes à se joindre à la manifestation, selon Colin Jude, porte-parole du syndicat étudiants Unef dans ce département.

    A Nancy, une cinquantaine de lycéens se sont regroupés, avant la manifestation. "C'est un tour de chauffe avant le 3 mai", nouvelle journée annoncée de mobilisation, explique Félix Le Roux, de l'UNL (l'Union nationale lycéenne).

    Plusieurs zones sont encore en vacances scolaires : Paris, Toulouse et Montpellier. Les lycées y sont fermés et les universités sont en période de vacances (pour les révisions) ou d'examens.

    S.D. et R.F. avec AFP

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  • Baisse du chômage : hirondelle ou mouvement de fond ?

     

     

     

    Les chiffres du chômage de mars montrent que le nombre de demandeurs d'emploi a diminué de 60.000 par rapport au mois de février...

     

    Baisse du chômage : hirondelle ou mouvement de fond ?  

    Crédit photo © Reuters

     

    (Boursier.com) — Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité en mars, a diminué de 60.000 par rapport au mois de février, soit une baisse de 1,7% a annoncé ce soir le gouvernement qui souligne que, depuis le début de l'année, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a reculé de près de 50.000 (-1,4 %). "Il s'agit de la première baisse trimestrielle significative depuis le dernier épisode de reprise de 2010/2011". Elle suit une période de stabilisation, marquée par l'alternance de hausses et de baisses mensuelles fortes, depuis l'été dernier...
     
    L'amélioration de la situation des jeunes se poursuit et s'accélère, note encore Bercy... Le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans inscrits en catégorie A diminue ainsi de 8.700 en mars (soit -1,7 %), portant la baisse à 36.000 depuis fin 2014.

    Reprise des créations d'emploi

    Cette baisse du nombre de demandeurs d'emploi sans activité est le résultat de l'amélioration graduelle de l'activité économique qui s'est déjà traduite par une reprise des créations d'emploi en 2015, grâce notamment aux effets du Pacte de responsabilité et de solidarité.
     
    L'aide "Embauche PME" monte en charge et accélère les effets de la reprise économique : au total, 225.000 aides ont été demandées depuis le mois de janvier. Les déclarations d'embauche ont enregistré un net rebond au premier trimestre, particulièrement dans les entreprises de moins de 250 salariés : elles ont progressé de 4,7% pour les embauches en CDI et de 20,5% pour celles en CDD de plus de 6 mois.
    Le second volet du Plan d'urgence pour l'emploi, qui se traduira par un doublement du nombre d'actions de formations ouvertes aux demandeurs d'emploi, se déploie progressivement : douze conventions ont d'ores et déjà été signées avec les régions.
     
    Les 500.000 formations supplémentaires permettront aux demandeurs d'emploi de saisir les opportunités offertes dans les métiers qui peinent aujourd'hui à recruter et dans les secteurs d'avenir... Le projet de loi qui sera débattu au Parlement à compter du 3 mai complétera ces actions conjoncturelles par des mesures structurelles favorisant le développement de l'emploi durable, en améliorant la compétitivité des entreprises et en créant de nouveaux droits pour les salariés, explique encore Bercy.

    Le Medef appelle à accélérer les réforme

    Pour le Medef, il faut capitaliser d'urgence sur l'éclaircie temporaire. La baisse du chômage est une bonne nouvelle qu'il convient de saluer. Mais au-delà de ce chiffre mensuel, il faut désormais accélérer les réformes du marché du travail et prendre nos responsabilités, comme l'ont fait nos voisins, notamment allemands et italiens. La situation reste en effet dramatique et ce premier signe positif doit être durablement conforté par des réformes indispensables qui restent à mener...
     
    "L'ambition de la loi El Kohmri doit donc être rétablie pour espérer recréer une dynamique positive de création d'emplois en CDI". Le Medef appelle donc les parlementaires et le gouvernement à prendre leurs responsabilités et à donner aux entreprises, notamment les TPE, PME et ETI, les outils indispensables à leur agilité et leur compétitivité. Ne faisons pas une nouvelle loi "pour rien" ...
     
    Trois aspects doivent impérativement être corrigés dans la loi El Kohmri selon l'organisation patronale : le mandatement syndical obligatoire doit être retiré, le compte personnel d'activité doit revenir dans sa proposition initiale et la surtaxation des CDD ne doit pas être introduite. Mais de nombreux autres aspects doivent également être corrigés et simplifiés pour libérer les capacités d'emploi des TPE, PME et ETI...

    "Il faut cesser le surplace mortifère"

    Pour Pierre Gattaz, président du Medef, "il faut cesser le surplace mortifère de ces dernières semaines. Dans la situation actuelle, les demi-réformes et les pseudo-équilibres ne servent qu'à faire du sur place. Il faut libérer enfin la capacité d'emploi de toutes les entreprises, quelles que soient leurs tailles. Avançons résolument et menons une première réforme. Le chômage est la conséquence de nos politiques suivies depuis des années. Rétablir la situation demandera du temps et des réformes courageuses. La loi El Khomri aurait pu être une première étape importante. Ce n'est malheureusement plus le cas actuellement - il faut revenir à l'ambition initiale.

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  • Un nombre record de pays signent à l'ONU l'accord sur le climat

    22. avril 2016 - 19:57

    Un nombre record de pays, dont les Etats-Unis et la Chine, ont signé vendredi à l'ONU l'accord destiné à ralentir le réchauffement de la planète, négocié en décembre dernier à Paris. Le président français François Hollande a été le premier à signer l'accord.

    "Jamais auparavant un aussi grand nombre de pays n'avait signé un accord international en une seule journée", s'est réjoui le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon en saluant un "moment d'histoire".

    La Chine et les Etats-Unis étaient représentés respectivement par le vice-Premier ministre Zhang Gaoli, et le secrétaire d'Etat américain John Kerry. Ce dernier est venu signer avec sa petite-fille dans les bras, et a été très applaudi.

    Les pays signataires vendredi représentent plus de 93% des émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement, selon l'ONG World Ressources Institute.

    "Déjà l'année dernière, les investissements en matière d'énergie renouvelable étaient à un plus haut historique, presque 330 milliards. Et il est prévu que nous investirons des milliers de milliards de dollars d'ici à la fin du siècle", a déclaré vendredi M. Kerry.

    Aller vite

    La signature n'est qu'une première étape. L'accord n'entrera en vigueur que lorsque 55 pays responsables d'au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre l'auront ratifié.

    Avant de signer, M. Hollande a appelé le monde à traduire l'accord en "actes", et souhaité que l'Union européenne "donne l'exemple" en ratifiant l'accord de Paris "d'ici la fin de l'année". "Il faut aller vite, encore plus vite", a-t-il insisté.

    "Le monde nous regarde (...) plus de beaux discours, plus d'excuses, plus de manipulation de la science et des politiques par les entreprises liées aux énergies fossiles" comme le pétrole ou la charbon, a pour sa part insisté à la tribune l'acteur et défenseur de l'environnement Leonardo DiCaprio.

    Un moment historique

    Une soixantaine de chefs d'Etat et de gouvernement étaient présents au siège de l'ONU pour cette signature.

    La présidente du Brésil Dilma Rousseff, menacée de destitution, a brièvement évoqué, à la fin de son discours, la crise politique dans son pays, exprimant l'espoir que les Brésiliens sauraient empêcher tout "recul" de la démocratie.

    La société civile s'est réjouie du bon départ donné à l'accord. "C'est un moment qui restera dans les livres d'histoire, un tournant pour l'humanité pour qu'elle s'oriente vers une économie propre à 100%", a affirmé Michael Brune, directeur exécutif du Sierra Club dans un communiqué.

    Mars le plus chaud

    Le nombre d'au moins 171 pays signataires en une journée est un record. Le précédent datait de 1982, quand 119 pays avaient paraphé la Convention de l'ONU sur le droit de la mer.

    M. Ban Ki-moon a souhaité que les pays s'engagent dès vendredi à ratifier rapidement l'accord, afin de "faire comprendre aux gouvernements et au monde des affaires qu'il est temps d'intensifier l'action sur le climat".

    Car le temps presse. Le mois dernier a été le mois de mars le plus chaud jamais enregistré, selon les météorologues américains. Depuis 11 mois, chaque mois a battu un record de chaleur, une série inédite en 137 ans de relevés.

    Un an pour signer

    L'accord de Paris engage ses signataires à limiter la hausse de température "bien en deçà de 2°C" et à "poursuivre leurs efforts" pour limiter cette hausse à 1,5°C. Cet objectif très ambitieux demandera une volonté soutenue et des centaines de milliards de dollars pour assurer la transition vers des énergies propres.

    L'accord reste ouvert pendant un an à la signature des 195 pays qui l'ont négocié.

    sda-ats

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