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    Etats-Unis : les affaires judiciaires qui menacent Donald Trump

    S’il accède à la Maison Blanche à l’issue de l’élection du 8 novembre, l’actuel candidat républicain devra faire face à plusieurs accusations devant la justice.

    LE MONDE | 04.11.2016 à 17h54 • Mis à jour le 04.11.2016 à 19h10          LIEN

    Donald Trump lors d’un meeting à Greeley, dans le Colorado, le 30 octobre.

    Donald Trump a souvent été confronté à la justice américaine au cours de sa carrière d’homme d’affaires, que ce soit dans le cadre de faillites d’entreprise – dont il a si honte –, de violations de règles commerciales, ou de discrimination. Elu ou pas à l’issue de la présidentielle du 8 novembre, l’actuel candidat républicain devra répondre de plusieurs accusations devant la justice.

    • Des actions de groupe lancées contre l’ancienne Trump University

    Au milieu des années 2000, Donald Trump lance son « université », promettant de révéler les « secrets » de sa réussite en affaires. Sauf que plusieurs étudiants qui ont suivi les séminaires proposés dans le cadre de la Trump University poursuivent aujourd’hui le magnat de l’immobilier pour « tromperie », l’accusant de leur avoir fait de fausses promesses. Certains anciens étudiants s’estiment lésés et demandent le remboursement de leurs frais de scolarité, qui pouvaient atteindre 35 000 dollars (31 000 euros) par personne. Plusieurs employés de l’établissement ont également qualifié l’établissement – fermé en 2010 – de « système frauduleux » et de « mensonge complet ».

    Le milliardaire estime pour sa part que les élèves en ont eu pour leur argent. Il assure disposer de plusieurs témoignages d’étudiants satisfaits. L’ex-directeur de l’université a affirmé avoir reçu plus de dix mille évaluations d’élèves, dont 97 % auraient accordé une note supérieure à 4,85 sur une échelle de 1 à 5.

    Une défense contestée par d’anciens étudiants qui ont affirmé avoir subi des pressions au moment de remplir les questionnaires de satisfaction. L’anonymat des réponses n’aurait pas été respecté et ils se seraient vu signifier qu’un avis positif était indispensable pour obtenir leur diplôme.

    M. Trump devra en tout cas témoigner dans un tribunal de San Diego, en Californie, le 28 novembre, quelques jours après l’élection présidentielle, pour l’ouverture d’un procès regroupant deux actions de groupe lancées contre la Trump University.

    Une autre action de groupe a été prise en charge par un tribunal de New York, mais aucune date de procès n’a pour l’instant été fixée.

    Lire aussi :   Les anciens étudiants de l’université Trump demandent des comptes

    • Une enquête ouverte sur la Fondation Trump

    Le procureur général de l’Etat de New York, Eric Schneiderman, a annoncé, le 13 septembre, avoir ouvert une enquête sur la fondation de Donald Trump, évoquant des soupçons d’« irrégularités » au sein de l’organisation caritative.

    La Fondation Trump doit faire face à une série d’accusations embarrassantes, dont celles du Washington Post selon lesquelles le prétendant à la Maison Blanche n’a pas versé de dons à sa propre structure depuis 2008. Le journal a par ailleurs soulevé l’achat, par M. Trump, d’un portrait de lui-même pour 20 000 dollars (17 800 euros), avec des fonds initialement dévolus à des fins caritatives.

    La Fondation Trump a également versé, en 2013, 25 000 dollars (22 200 euros) de don à l’association chargée de la campagne de réélection de la procureure générale de la Floride, Pam Bondi, républicaine. Un don évidemment illégal, une fondation ne pouvant financer des activités politiques. Ce don pose également problème, puisqu’il coïncide avec la décision de Mme Bondi de ne pas engager de poursuites contre le magnat de l’immobilier dans l’affaire de la Trump University. M. Trump a dû par la suite rembourser sa fondation et payer une amende de 2 500 dollars.

    Lire aussi :   Les curieuses affaires de la Fondation Trump

    • Accusations d’agressions sexuelles et de viol

    Depuis la publication d’une vidéo datant de 2005 dans laquelle Donald Trump se vante d’un comportement relevant de l’agression sexuelle, plusieurs témoignages ont mis en cause le milliardaire. Dans un article publié dans le New York Times, deux femmes l’ont ainsi accusé d’agressions sexuelles.

    La première reproche à M. Trump de lui avoir caressé la poitrine contre son gré et d’avoir essayé de mettre ses mains sur sa jupe, alors qu’elle était assise à côté de lui dans un avion, il y a plus de trente ans ; la seconde affirme que M. Trump l’a embrassée de force en 2005, lorsqu’elle travaillait comme réceptionniste dans la Trump Tower, à New York, qui accueille plusieurs entreprises. D’autres médias ont rapporté des faits du même type.

    Lire aussi :   Deux femmes accusent Trump d’attouchements dans le « New York Times »

    Si ces témoignages n’ont pour l’instant pas mené à des actions en justice, une affaire de viol d’une mineure devrait le forcer à témoigner sous serment en décembre. M. Trump fait en effet face à une plainte d’une certaine « Jane Doe » (nom utilisé pour qualifier une personne voulant rester anonyme) qui l’accuse de l’avoir violée lorsqu’elle avait 13 ans, lors d’une fête organisée par le riche homme d’affaires Jeffrey Epstein, en 1994.

    L’accusation s’appuie également sur les déclarations de deux témoins, également anonymes. L’une d’entre elles dit avoir travaillé pour M. Epstein – condamné en 2008 dans le cadre d’une affaire de prostitution de mineure – en tant qu’organisatrice de soirée, chargée de trouver « des adolescentes attirantes pour ces fêtes » et assure avoir « personnellement vu la plaignante être forcée à accomplir des actes sexuels avec Donald Trump et M. Epstein ».

    Un juge fédéral de New York doit rencontrer MM. Trump et Epstein, le 13 décembre, dans le cadre d’une réunion préalable à un éventuel procès.

    Selon une enquête du Guardian, la victime aurait été poussée par « un excentrique militant anti-Trump » à déposer plainte en juin. Le fait que ces témoignages « ne soient rendus publics que des décennies plus tard dans le dernier mois de la campagne présidentielle devrait être suffisant » à les décrédibiliser, avait argué un membre de l’équipe de campagne de M. Trump, alimentant une fois de plus la théorie, chère au candidat républicain, d’une élection truquée.

    Mercredi 2 novembre, « Jane Doe » a annulé au dernier moment sa première conférence de presse à Los Angeles, « trop effrayée à l’idée de dévoiler son visage » après avoir reçu de « nombreuses menaces », selon son avocate, Lisa Bloom.

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  • Pour Hollande, la victoire de Trump

    « ouvre une période d’incertitude »

    La victoire de Donald Trump face à Hillary Clinton lors de l’élection présidentielle américaine suscite de nombreuses réactions politiques en France.

    LE MONDE | 09.11.2016 à 08h11 • Mis à jour le 09.11.2016 à 15h38        LIEN

     

    De Marine Le Pen à François Fillon ou Jean-Marc Ayrault, l’élection présidentielle américaine et la victoire du conservateur Donald Trump face à la démocrate Hillary Clinton ont suscité maintes réactions de la classe politique française, mercredi 9 novembre.

    • « Une période d’incertitude »

    Après le conseil des ministres mercredi matin, François Hollande a félicité Donald Trump pour son élection « comme il est naturel [de le faire] entre deux chefs d’Etats démocratiques ». Le président français a ajouté que celle-ci ouvrait « une période d’incertitudes » :

    « Les Etats-Unis constituent un partenaire de tout premier plan. Ce qui est en jeu, c’est notamment la paix, la situation au Moyen-Orient. Sur tous ces sujets, la France engagera sans tarder des discussions avec la nouvelle administration américaine qui entrera en fonction le 20 janvier. Certaines positions prises par Donald Trump pendant la campagne doivent être confrontées à nos valeurs communes. »
    • « La gauche française est prévenue »

    Joint par Le Monde, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, s’est alarmé du succès de Trump :

    « Le national populisme plus ou moins xénophobe hante le monde occidental avec sa peur du déclassement, du remplacement et du métissage. Orban, Brexit, l’AfD en Allemagne, et maintenant Trump ! La gauche française est prévenue : elle continue ses enfantillages irresponsables et c’est Le Pen. »

    Contacté par Le Monde, Benoît Hamon, candidat à la primaire de la gauche programmée en janvier 2017, estime que « les Etats-Unis viennent de se choisir un dirigeant xénophobe, homophobe, sexiste, qui a un profond mépris pour le reste du monde… »

    • A droite : « un séisme mondial »

    Les candidats à la primaire de la droite, programmée les 20 et 27 novembre, ont également réagi.

    Depuis son siège de campagne, Nicolas Sarkozy a affirmé que l’élection de Donald Trump « exprimait le refus d’une pensée unique ». « Il n’y aura pas de place pour l’impuissance, la faiblesse et le renoncement » face aux dirigeants des Etats-Unis, de la Russie et de la Chine, Donald Trump, Vladimir Poutine ou Xi Jinping, a-t-il ajouté.

    Eric Ciotti, son porte-parole, estime de son côté que « l’élection de Trump est un séisme mondial, qui bouleverse tout ». Au Monde, le député (Les Républicains) annonce que ce scrutin américain « va avoir des répercussions sur la primaire à droite, en ayant pour effet de relativiser les sondages. C’est le peuple qui décide ».

    Lire aussi :   Le camp Sarkozy se prend à espérer un effet Trump

    Dans un communiqué, Alain Juppé « prend acte » de la « décision souveraine » du peuple américain. « Le monde a besoin d’une démocratie américaine apaisée et qui contribue à l’équilibre du monde, aujourd’hui menacé », estime-t-il. Il poursuit :

    « Aux Français je veux souligner tous les risques que la démagogie et l’extrémisme font courir à la démocratie et le caractère vital des choix qu’ils ont à faire. »

    François Fillon, également candidat à l’élection à la primaire de la droite, a déclaré que « la démocratie américaine doit être respectée ». Et d’ajouter : « Alliée des Etats-Unis, la France devra faire entendre sa voix amicale mais indépendante. »

    Nathalie Kosciusko-Morizet voit dans cette élection la confirmation que « le grand mouvement de transformation que nous vivons, avec ses gagnants et ses perdants, amène des opportunités mais aussi des grandes menaces, de profondes inquiétudes ».

    Jean-Frédéric Poisson, candidat du Parti chrétien-démocrate à la primaire de la droite, s’est, lui, félicité de la victoire de Donald Trump qui constitue, selon lui, « une nouvelle victoire des électeurs contre le système ».

    • La victoire du peuple « libre », pour Marine Le Pen

    Marine Le Pen fait partie des rares représentants politiques à soutenir Donald Trump. Sur Twitter, la responsable du parti d’extrême droite a rapidement estimé qu’il s’agissait d’une victoire « du peuple américain libre . Avant de déclarer, depuis le siège de son parti à Nanterre:

    « J’ose répéter que l’élection de Donald Trump est une bonne nouvelle pour notre pays : refus du Tafta, et plus généralement d’une mondialisation sauvage, pacification des relations internationales notamment avec la Russie, désengagement des expéditions belliqueuses à l’origine des grandes vagues migratoires dont nous sommes les victimes... Ces engagements, s’ils sont tenus, sont bénéfiques pour la France. »

    Le vice-président du FN, Florian Philippot, s’est lui aussi réjoui sur Europe 1. Selon lui, cette victoire marque « une année très difficile pour l’oligarchie. (…) Il va falloir que toutes les élites autoproclamées qui dirigent la France se réveillent ».

    Lire aussi :   Marine Le Pen veut surfer sur la déferlante américaine

    • Pour Mélenchon, « Sanders aurait gagné »

    Candidat de la gauche radicale sous la bannière du mouvement La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon estime que « Sanders aurait gagné » si la primaire des démocrates américains contre Clinton lui avait ensuite permis de défier Trump lors de la présidentielle. « Les primaires ont fonctionné comme une machine à museler l’énergie populaire. Maintenant vite descendre du train fou atlantiste. »

    Pour Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, l’élection américaine a également valeur d’avertissement pour la France :

    « On le voit avec l’élection de Trump, le pire peut advenir. En France aussi, avec Marine Le Pen qui soutenait Trump. Pour ceux qui en doutent, ce qui vient de se passer aux USA doit les faire réfléchir. Les peuples sont en colère, rejettent le système. Sans le rassemblement d’une gauche antiaustérité, c’est le populisme de droite qui s’imposera. »
    • Pour EELV, « ça craint »

    Contacté par Le Monde, David Cormand, secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts, ajoute avec gravité :

    « Aux Etats-Unis, les gens n’ont pas choisi entre la gauche et la droite, ou entre une démocrate et un facho, ils ont voté à une sorte de référendum : pour ou contre “l’establishment”. On voit les mêmes ressorts de débat et les mêmes résultats dans la plupart des pays occidentaux. Bref, ça craint. »
    • François Bayrou annonce « un défi civique »

    Le président du MoDem estime que l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche pose « un défi civique » et impose que « la démocratie se transforme et se dépasse ». Dans un billet publié mercredi sur Facebook, le maire de Pau ajoute que ce scrutin américain « va marquer le monde pour une longue période ».

    • Pour Macron, « impossible de demeurer dans le statu quo »

    L’ancien ministre démissionnaire de l’économie, fondateur du mouvement En Marche !, a déclaré que cette victoire lui paraissait « être l’expression d’un rejet du système profond, et sous-estimé. […] Le même que j’entends depuis deux ans que je me suis engagé publiquement sur la scène politique, poursuit Emmanuel Macron. Ce rejet rend impossible de demeurer dans le statu quo dans lequel notre pays s’est englué depuis trente ans. »

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  • Election américaine : le triomphe

    sans appel de Donald Trump

    Le républicain a remporté 290 grands électeurs sur les 270 nécessaires pour gagner. Sa rivale démocrate en totalise, elle, 218.

    Le Monde.fr avec AFP | 09.11.2016 à 01h54 • Mis à jour le 09.11.2016 à 11h39      lien

     

    Grands électeurs par candidat

    Mis à jour le 09/11/2016 à 12h15

    270 grands électeurs pour être élu

    Hillary Clinton
    218 Grands électeurs
     Donald Trump
    290 Grands électeurs

    Carte des résultats état par état

    Election USA : la carte définitive, état par état, des résultats de l'élection présidentielle américaine © AFP

    LIEN

    Mis à jour le 09/11/2016 à 12h37

    • Donald Trump
    • Hillary Clinton
    • Résultat indécis
    • Résultat non disponible

    Mis à jour le 09/11/2016 à 12h15

    • Donald Trump
    • Hillary Clinton
    • Résultat indécis
    • Résultat non disponible

    Donald Trump sera le prochain président des Etats-Unis. Un peu avant 9 heures, heure française, le candidat républicain avait remporté 290 grands électeurs sur les 270 nécessaires pour gagner l’élection. Sa rivale démocrate Hillary Clinton en a, elle, remporté 218.

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    • Donald Trump assure qu’il sera « le président de tous les Américains »

    Tout juste élu, Donald Trump a affirmé mercredi matin lors de son discours de victoire devant un parterre de fidèles à New York qu’il serait « le président de tous les Américains », au terme d’une campagne particulièrement acrimonieuse.

    Annonçant de grands travaux et promettant de se mettre au travail pour le bien du peuple américain, il a assuré que les laissés pour compte ne seraient plus oubliés, et s’est dit prêt à travailler avec tous les pays qui y seraient disposés, afin de privilégier le partenariat plutôt que le conflit. « Il est désormais temps pour nous de nous réunir en un seul peuple, a-t-il encore affirmé.

    La victoire du candidat républicain s’est dessiné au fil de la nuit, alors que M. Trump a remporté la plupart des « swing-states », ces Etats-clés déterminants pour le résultat final : la Floride (29 grands électeurs), la Pennsylvanie (20 grands électeurs), l’Ohio (18 grands électeurs), la Caroline du Nord (15 grands électeurs), l’Iowa (6 grands électeurs).

    Il l’a également emporté dans l’Alaska, l’Arizona, l’Utah, le Montana, l’Idaho, le Wyoming, le Kentucky, l’Indiana, la Louisianne, le Missouri, la Géorgie, la Virginie-Occidentale, le Tennessee, l’Oklahoma, le Mississippi, la Caroline du Sud, le Dakota du Nord et le Dakota du Sud, le Nebraska, le Kansas, le Texas, l’Arkansas, le Wisconsin et l’Alabama.

    Lire notre article sur les Etats-clés   qui ont donné la victoire à Donald Trump

    • Hillary Clinton « félicite » Donald Trump

    La candidate démocrate n’a pas encore pris la parole devant ses partisans mais a appelé au téléphone le vainqueur de l’élection pour le féliciter, a confirmé M. Trump. Selon le porte-parole de la campagne d’Hillary Clinton, elle s’exprimera jeudi.

    Parmi les Etats-clés, elle n’a remporté que le Nevada (6 grands électeurs). Elle a également remporté le Maine, l’Etat de Washington, l’Oregon, le Colorado, le Connecticut, le Vermont, le Maryland, le Rhode Island, le New Jersey, l’Etat de New York, le Massachusetts, le Nouveau Mexique, le Delaware, Washington D. C., la Virginie, Hawaï, l’Illinois et la Californie.

    Vu le rejet provoqué par Donald Trump, beaucoup s’interrogent désormais sur le rôle des grands électeurs. Mais vingt-quatre Etats ont des textes qui obligent les grands électeurs à suivre le vote populaire et à voter pour le candidat pour lequel il a été élu. Les grands électeurs étant désignés par les partis ou les candidats à la présidence et ayant prêté serment, ils font, dans la plupart des cas, preuve de loyauté envers le candidat et le parti.

    Les résultats ne sont par ailleurs pas encore connus dans trois Etats : le New Hampshire, le Minnesota et le Michigan.

    • L’abstention en hausse

    Avec 54,2 % de participation – selon les premiers chiffres de l’Elections project –, le taux de participation à l’élection présidentielle est le moins bon depuis 2000. Après avoir atteint un record en 2008 avec la première élection de Barack Obama (avec 57,10 %), et surtout un record depuis 1968, les 230 millions d’électeurs américains se sont comparativement plus détournés des bureaux de vote à l’automne 2016.

    Lire :   l’abstention en hausse par rapport aux « années Obama »

    • Réactions internationales : entre stupéfaction, réjouissance et inquiétude

    Des Etats-Unis à la Russie en passant par l’Europe et l’Asie, plusieurs responsables politiques se sont exprimés suite à la victoire de Donald Trump. Le président russe Vladimir Poutine a lui félicité Donald Trump pour sa victoire. Il a déclaré qu’il espérait un « dialogue constructif » avec le nouveau président.

    Aux Pays-Bas, le chef du parti pour la liberté, le populiste Geert Wilders a tweeté ses félicitations à Donald Trump en saluant une « victoire historique » qu’il a qualifiée de « révolution ». Nigel Farage, qui a mené la campagne référendaire du Parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) a écrit sur son compte Twitter « Je transmets le relais à Donald Trump. Toutes mes félicitations. Vous avez livré une campagne courageuse ».

    En France, le chef de la diplomatie Jean-Marc Ayrault a fait part de son inquiétude notamment pour l’avenir de l’accord de Paris sur le climat et de celui sur le nucléaire iranien. La candidate du Front national à l’élection présidentielle, Marine Le Pen, a elle félicité le candidat républicain.

    Cinq mois après le Brexit, les marchés financiers ont de nouveau été pris par surprise mercredi par la victoire de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis et luttaient pour ne pas céder à la panique. Si les places financières s’ajustaient logiquement à un résultat qu’il n’avaient pas anticipé, l’effroi n’était toutefois pas au rendez-vous et la réaction était finalement moins marquée qu’après le scrutin britannique.

    Juste après l’ouverture, les Bourses européennes résistaient particulièrement bien. La Bourse de Paris a ainsi ouvert en net recul de 2,83 % mais ne perdait plus que 2 % vers 9 h 40. La Bourse de Londres suivaient la même voie. Après une baisse de 1,87 % au démarrage, la perte de réduisait à 0,73 % 40 minutes plus tard.

    Les marchés asiatiques ont davantage souffert. A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei, pourtant confiant en début de matinée, a chuté de 5,36 % à la clôture, incitant le ministère des Finances et la Banque du Japon (BoJ) à convoquer une réunion d’urgence. Sydney a fini en recul de près de 2 % et Hong Kong de 2,20 %.

    • Les démocrates échouent à reprendre le contrôle du Sénat

    Outre le nom du nouveau locataire de la Maison Blanche, le contrôle du Sénat était l’un des principaux enjeux de cette élection, dont 34 des 100 sièges étaient renouvelés. Les républicains, qui sont d’ores et déjà assurés de conserver le contrôle de la Chambre des représentants, préservent également leur majorité à la chambre haute, rapporte la chaîne de télévision NBC.

    Dans le Sénat sortant, les républicains disposaient de 54 sièges, les démocrates de 44 et les indépendants de deux. Il aurait fallu aux démocrates gagner cinq sièges pour reprendre aux républicains le contrôle de la chambre haute.

    Le poids lourd républicain Marco Rubio, ancien candidat à la primaire républicaine, a été réélu sénateur de Floride avec 51,5 % des voix, selon CNN. Le républicain John McCain, candidat en 2008 à la présidentielle, est réélu comme sénateur en Arizona. Le républicain Pat Toomey l’emporte quant à lui en Pennsylvanie, selon les projections de l’agence AP. Dans l’Illinois, les électeurs ont plébiscité la candidate démocrate Tammy Duckworth à 49,9 %. Elle a battu le sénateur sortant, Mark Kirk.



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    DIRECT - Clinton décroche une première victoire

     

    Etats-UnisRetrouvez le suivi de l'élection présidentielle américaine. Qui d'Hillary Clinton ou de Donald Trump sera le 45e président des Etats-Unis?

     

     

     

    • 23h15

      La ministre néerlandaise de la Culture, Jet Bussemaker, a adopté le look d'Hillary Clinton pour ouvrir la Nuit du Président, à Amsterdam, au cours de laquelle ses concitoyens peuvent suivre le dénouement de l'élection qui se joue actuellement aux Etats-Unis. (photo: Keystone/EPA)

    • 23h10

      Selon le site FranceTVInfo, certains bureaux de vote auraient prolongé leur ouverture afin de permettre aux électeurs qui attendent encore de pouvoir glisser leur bulletin dans l'urne.

    • 23H00

      Donald Trump a lancé sur Twitter un appel de dernière minute aux électeurs pour qu'ils aillent voter pour lui lors. «Ne lâchez rien, continuez d'encourager les gens à aller voter. Cette élection est LOIN D'ETRE JOUEE! Ça marche bien pour nous mais il reste encore du temps. EN AVANT LA FLORIDE!», a écrit le milliardaire dans son style inimitable sur Twitter.

    • 23h00

      CNN a rencontré un couple marié depuis 37 ans. La longévité de leur couple ne les empêche pas d'avoir des opinions politiques opposées: lui a voté pour Hillary Clinton, elle pour Donald Trump.

    • 22h45

      Wall Street a terminé en légère hausse, mardi, à l'issue d'une séance hésitante. «Les principaux indices se sont orientés dans le vert tandis que les investisseurs attendaient les résultats de l'élection présidentielle d'aujourd'hui», ont résumé dans une note les experts de Wells Fargo.

      Comme la majorité des analystes, Art Hogan, de Wunderlich Securities, estime que Wall Street a parié sur une présidence Clinton, gage de stabilité par contraste avec un Donald Trump jugé imprévisible. Mais les investisseurs auraient aussi, dans le même temps, misé sur une victoire des républicains lors des législatives organisées en parallèle.

    • 22h15

      Selon différents médias américains, la candidate démocrate a conquis son premier territoire: l'île de Guam, où 71,63% des électeurs ont voté pour Hillary Clinton.

      En soi, ce résultat sur ce minuscule territoire situé dans le Pacifique n'a aucun poids dans l'élection globale. Toutefois, il faut savoir que, depuis 1980, les citoyens de l'île de Guam ont toujours voté pour le candidat qui allait ensuite remporter l'élection...

    • 22h00

      CBS News livre ses pronostics, à trois heures de la fermeture des premiers bureaux de vote.

    Voir l'image sur Twitter

     

     

    The first polls close in only a number of hours, but here's what CBS News' battleground tracker is predicting http://cbsnews.com/live 

     

     

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