• Elle veut traduire Daech en justice : 10 choses à savoir sur Amal Clooney

     

     

    Elle veut traduire Daech en justice : 10 choses à savoir sur Amal Clooney

    Elle veut traduire Daech en justice : 10 choses à savoir sur Amal ClooneyL'avocate Amal Clooney, lors de l'Assemblée générale de l'ONU le 16 septembre 2016. ((SIPANY/SIPA))

    Après avoir défendu Julian Assange, Ioulia Timochenko, Mohamed Nasheed ou encore d'anciens responsables politiques libyens, l'avocate engagée s'est trouvé une nouvelle mission difficile.

     

    L'avocate engagée, Amal Clooney, 38 ans, n'a pas peur des dossiers compliqués. Après avoir défendu Julian Assange, Ioulia Timochenko ou Mohamed Nasheed, elle s'est fixée un nouvel objectif : traduire les leaders de l'organisation Etat islamique (EI) devant la justice internationale et défendre les femmes violées et torturées par le groupe djihadiste. Dix choses à savoir sur l'une des avocates les plus célèbres du monde.

    1) Daech

    Peu importe le prix à payer, Amal Clooney s'est lancée dans une campagne pour collecter le maximum de preuves des crimes de guerre perpétrés par l'Etat islamique et traîner ses leaders devant la Cour pénale internationale. Elle a expliqué :

    "On ne peut pas tuer une idée en bombardant. On peut tuer des individus [...]. L'EI renaîtra sous d'autres formes si on ne change pas leurs discours et l'esprit des gens. Ils font du lavage de cerveau et je pense que le meilleur moyen d'agir contre eux, c'est d'exposer leur brutalité et leur corruption. On peut, en partie, faire cela, à travers un procès."

    Dans ce cadre, la jeune femme a décidé de défendre les intérêts des Yézidis, ces Irakiens percutés par l'EI. Elle représente, notamment, Nadia Murad, une yazidie de 23 ans, forcée de devenir esclave sexuelle pour l'EI, et tout juste nommée ambassadrice à l'ONU. Devant l'Assemblée générale des Nations Unies, Amal Clooney a déploré : "Des milliers de femmes yézidies ont été réduites en esclavage par une organisation terroriste, l'EI, qui commet un génocide et pourtant ce crime reste impuni."

    "J'ai honte en tant qu'être humain de constater que leurs appels à l'aide ne sont pas entendus."

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    Une mission difficile : la CPI ne peut enquêter en Syrie et en Irak, les deux pays n'ayant pas ratifié son traité, le statut de Rome. Ses marges de manœuvre sont d'autant plus minces de la plupart des leaders de l'EI sont irakiens ou syriens. Seul le Conseil de sécurité pourrait saisir la CPI.

    2) Druze

    A seulement 38 ans, la jeune femme a traversé la planète. Issue d'une famille druze importante et fortunée, fille d'une célèbre journaliste et d'un professeur d'université, Amal Clooney, de son nom de jeune fille, Alamuddin, est née à Beyrouth, au Liban, qu'elle a fui pendant la guerre avec sa famille.

    Elle a ensuite grandi au Royaume-Uni, où elle a étudié le droit à l'université d'Oxford. Puis elle s'est envolée pour New York pour intégrer l'école de droit de NYU. Elle a travaillé aux Etats-Unis (chez Sullivan & Cromwell pendant trois ans), avant de revenir à Londres. Elle parle couramment l'arabe, le français et l'anglais.

    3) Sexy

    Difficile de ne pas parler de son physique avantageux. Le Tumblr Your Barrister Boyfriend, qui se défend de tout sexisme, l'a élue en 2013 "l'avocate la plus sexy du barreau de Londres". "Elle est à la fois d'une beauté à couper le souffle mais a aussi eu un succès formidable", souligne le site.

    4) George

    Pour le côté glam' encore, Amal Clooney a trouvé en l'acteur George Clooney, plus qu'un mari. Elle partage avec lui ses combats pour les droits de l'Homme. Quand elle court les tribunaux, lui s'engage pour les réfugiés et le peuple du Sud-Soudan. Tous les deux ont été récemment reçus par Angela Merkel pour évoquer le dossier des réfugiés.

    George et Amal Clooney à Cannes, le 12 mai 2016. (MMI/HSS/WENN.COM/SIPA)

    5) Doughty Street Chambers

    Le prestigieux cabinet londonien a recruté Amal Clooney en 2010 dans le cadre de la fin de sa formation d'avocate. Elle a ensuite très vite rejoint l'équipe chargée du droit international. Elle y a défendu l'ancien président des Maldives, Mohamed Nasheed, Julian Assange ou encore l'ancienne Première ministre ukrainienne, Ioulia Timochenko. Son patron, Geoffrey Robertson la décrit comme "une défenseure des droits de l'Homme brillante et passionnée qui a accompli un travail extrêmement difficile et nécessaire pour les améliorer." 

    De façon plus discrète, le cabinet a défendu Saïf al-Islam, fils de Mouammar Kadhafi, et Abdullah al-Senussi, ancien chef des services secrets libyens, dont Amal Clooney s'est occupée personnellement.

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    6) Al-Jazeera

    La justice égyptienne a aussi été dans son collimateur. En 2014, Amal Clooney a défendu le correspondant canadien d'Al Jazeera, Mohamed Fahmy, détenu avec deux confrères au Caire et accusé de soutenir les Frères musulmans. Dans le même temps, elle a fustigé dans un rapport pour l'Association internationale du barreau le manque d'indépendance de la justice égyptienne, trop liée au pouvoir du président al-Sissi. A la suite de quoi, l'avocate a affirmé avoir été menacée d'arrestation par les autorités égyptiennes. Ces dernières ont nié avoir pris des mesures de ce type.

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    7) Génocide arménien

    Autre cause qui lui est chère : la reconnaissance du génocide arménien. En 2015, Amal Clooney a défendu l'Arménie devant la Cour européenne des droits de l'Homme contre un homme politique turc, Dogu Perincek, qui avait qualifié de "mensonge international" l'idée d'un génocide arménien.

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    8) Takieddine

    Le sulfureux homme d'affaires franco-libanais, marchand d'armes, mêlé notamment à l'affaire Karachi, n'est autre que... l'oncle d'Amal Clooney. Sous contrôle judiciaire à ce moment-là, il s'est plaint de ne pas avoir pu assister au mariage de sa nièce en octobre 2014.

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    9Influente

    Le tabloïd britannique "London Evening Standard" a désigné en 2014 l'avocate comme "femme londonienne la plus influente". Dans son réseau proche, elle compte notamment Sonia Sotomayor, juge nommée en 2009 par Barack Obama à la Cour suprême. "Cette capacité à réseauter semble d'ailleurs inhérente à son caractère", écrivent Maëlle Brun et Amelle Zaïd dans "Georges Clooney, une ambition secrète". Un proche dit d'elle :

    "Elle est de toutes les soirées importantes. Elle met beaucoup d'assiduité à se faire des relations utiles."

    10Maison-Blanche

    Le couple, engagé dans l'actuelle campagne présidentielle en faveur d'Hillary Clinton, est régulièrement évoqué comme des prétendants parfaits au poste suprême. "Non !", répond le mari de l'avocate. "Ma seule ambition est de me servir de ma notoriété pour faire passer certains messages. Avec Amal, nous parlons beaucoup de Syrie [pays pour lequel Amal a conseillé Kofi Annan], dont la situation nous inquiète énormément."

    Sarah Diffalah

    Sarah Diffalah

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    Journaliste

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