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    Loup 600 kilomètres de l'Allemagne

    vers les Pays Bas

     

     

    pays-bas-2016-b

    La louve de Beuningen en septembre 2016

    delta oder - pays bas

    Les analyses génétiques viennent de montrer une fois de plus les capacités de dispersion dont sont capables les loups, a fortiori à travers des territoires humanisés.

    En septembre dernier, un loup était photographié à Beuningen, dans la région Twente, près de la frontière avec l’Allemagne. On pouvait voir sur les photos l’animal en train de déféquer. Les résultats des analyses génétiques des excréments récoltés sont tombés : il s’agit d’une louve originaire de la meute de Uekermünde, située dans le delta de l’Oder en Allemagne de l’est, soit à 600 km à vol d’oiseau.

    La région du delta de l’Oder s’étend sur les frontières allemande et polonaise, sur plus de 250 000 hectares dont 80 % sont en zone Natura 2000.

    Le loup a fait son retour officiel en Allemagne en 2000, depuis la Pologne : 46 meutes et 15 couples sont recensés à l’issue de l’hiver 2015-2016. Aux Pays-Bas, le retour de l’espèce est attesté depuis juillet 2013 avec la découverte d’un cadavre sur le bord d’une route, sur la commune de Luttelgeest. 

    Source : Wolf van Beuningen afkomstig uit Oost-Duitsland (novembre 2016)

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    Un séisme, suivi d’un tsunami, frappe

    la Nouvelle-Zélande

    Le tremblement de terre, de magnitude 7,8, a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi à 23 kilomètres de profondeur et à 90 kilomètres au nord de la ville de Christchurch, sur l’île du Sud.

    Le Monde.fr avec AFP | 13.11.2016 à 13h18 • Mis à jour le 13.11.2016 à 17h24     LIEN

     

    Un panneau signalant une alerte au tsunami sur une route à Wellington, la capitale de la Nouvelle-Zélande.

    Un séisme de magnitude 7,8 a secoué la Nouvelle-Zélande dimanche 13 novembre en pleine nuit, endommageant des bâtiments et provoquant un tsunami, ont annoncé les autorités du pays, sans préciser l’ampleur de ce dernier phénomène.

    Le ministère de la défense civile néo-zélandais s’est limité à souligner que cette onde océanique, consécutive au choc tellurique, avait un caractère « dangereux » et qu’un « tsunami destructeur » était « possible ». Aucune victime n’a été signalée. « La première vague pourrait ne pas être la plus haute », a prévenu le ministère.

    Le tremblement de terre, largement ressenti dans le pays, a eu lieu lundi à minuit heure locale (dimanche à 10 heures en France) à 23 kilomètres de profondeur et à 90 kilomètres au nord de la ville de Christchurch, sur l’île du Sud, où un séisme de magnitude 6,3 fit 185 morts en février 2011, a annoncé l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS). Une série de fortes répliques se sont produites.

    Le séisme a provoqué des pannes de courant et de téléphone dans certaines parties du pays. « Nous étions endormis et nous nous sommes réveillés en sentant la maison trembler, a déclaré à l’Agence France-Presse Tamsin Edensor, habitante de Christchurch. Ça a continué à aller et venir en s’intensifiant. » Le tremblement de terre a duré « longtemps ».

    Jusqu’à 15 000 séismes chaque année

    Les autorités ont déclenché une alerte au tsunami pour les zones côtières du Sud aussitôt après la principale secousse tellurique, appelant les habitants de la côte est de se rendre sur les hauteurs.

    Des informations ont fait état de bâtiments endommagés dans la petite localité rurale de Cheviot, près de l’épicentre. Des pannes de courant et de téléphone ont été constatées dans de nombreuses régions.

    Yowzer! Now they say 6.5 Hanmer not 7.5 Cheviot

     

    That's caused a mess!

    La Nouvelle-Zélande se trouve à la limite des plaques tectoniques de l’Australie et du Pacifique, zone qui fait partie de la ceinture de feu du Pacifique, où jusqu’à 15 000 séismes sont enregistrés chaque année.

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  • Dossier

    "Cet article est issu du dossier" «Cop 22 : quand le Maroc passe au vert»       LIEN

     Consulter le sommaire

    Hakima El Haite : « Le Maroc fera de grandes annonces durant la COP22 »

    Publié le 08 novembre 2016 à 10h43
    Par - à Rabat
     
     

    Nommée « championne marocaine du climat » par les Nations unies, la ministre déléguée à l’Environnement expose les enjeux du sommet de Marrakech. Elle en attend des retombées très concrètes.

    dans ce dossier

    Cop 22 : quand le Maroc passe au vert

    Cop 22 : quand le Maroc passe au vert

    Hakima El Haite n’a pas volé son surnom de « ministre verte ». L’écologie, elle est tombée dedans très jeune. Sa licence en microbiologie des eaux, décrochée en 1986, n’a été que le premier d’une collection de diplômes – dont deux doctorats – dans le domaine de l’environnement. À l’issue de ses études, après une première expérience au sein de l’Agence urbaine de Fès (où elle est née en 1963), Hakima El Haite a créé en 1994 EauGlobe, une entreprise spécialisée dans l’ingénierie et les travaux environnementaux. Ses compétences lui ont permis d’exercer en tant qu’experte auprès de la Banque mondiale, chargée du suivi des projets de retraitement des déchets au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

    Féministe, Hakima El Haite est aussi une entrepreneuse engagée. Dès 2003, elle intègre les rangs du Mouvement populaire. Elle y gravit un à un les échelons, mais ce n’est que lors du remaniement ministériel de 2013 que les Marocains découvrent cette militante de l’ombre dans le gouvernement Benkirane II : elle est nommée ministre déléguée… chargée de l’Environnement, évidemment.

    Son bilan au sein de l’exécutif est assez honorable : si la récente polémique autour de l’importation de 2 500 tonnes de déchets en provenance d’Italie (destinés à être incinérés au Maroc) a quelque peu entaché son mandat, son programme de modernisation des décharges publiques et la loi interdisant l’utilisation des sacs plastique (dont le roi est à l’initiative avant qu’elle ne soit portée par trois ministres de l’Industrie et du Commerce) ont été salués par les observateurs.

    Sa consécration ? Avoir été nommée par les Nations unies « championne marocaine du climat », dans le cadre de l’organisation par le royaume de la COP22. Un événement plein de promesses, à en croire la ministre, qui dévoile pour JA les enjeux du sommet de Marrakech.

     

     

    Jeune Afrique : En tant que « championne marocaine du climat », en quoi consiste votre mission ?

    Hakima El Haite : C’est une expérience nouvelle. La COP a toujours été une affaire de ministres de l’Environnement et de négociations très techniques. Or le secteur privé et les organisations non étatiques sont eux aussi concernés par le changement climatique. Mon rôle, c’est de faire le pont entre les politiques publiques et les initiatives du secteur privé, des territoires ou des coalitions mondiales.

    Il s’agit de créer un environnement favorable au développement de technologies sobres en carbone. Avec mon homologue française, Laurence Tubiana, nous avons quasi sillonné la planète pour encourager les pays à faire plus d’efforts, à favoriser les financements sobres en carbone et à intégrer les initiatives du secteur privé dans les contributions des États.

    L’une de vos missions était de mobiliser les pays pour faire ratifier l’accord de Paris. Êtes-vous soulagée d’y être parvenue ?

    En effet, nous avons annoncé le 7 octobre avoir atteint, avec la ratification de l’Union européenne, le seuil nécessaire à l’entrée en vigueur de l’accord de Paris. C’est-à-dire plus de 80 pays signataires, qui totalisent 55 % des émissions carbone. De quoi faire du sommet de Marrakech un événement historique : cette COP sera la première sous le régime de l’accord de Paris.

    Que restera-t-il alors à négocier à Marrakech ?

    Beaucoup de choses ! Il faut encore déterminer les mécanismes de contribution des pays, définir les objectifs d’ici à 2020 et établir une feuille de route pour le financement, entre autres, des différentes initiatives lancées, comme Énergie pour l’Afrique ou la dernière initiative marocaine pour l’adaptation de l’agriculture africaine. En plus de ces négociations, nous avons également déposé 28 projets, en attente de financement, et nous avons même une proposition de création d’un nouveau fonds climatique.

    Que sera-t-il annoncé à l’issue de cette COP ?

    Les négociations se poursuivent encore, mais ce que je peux vous assurer, c’est que le Maroc fera de grandes annonces durant cette COP. Nous espérons, dès le 8 novembre et jusqu’à la fin de l’événement, réaliser une grande annonce par jour.

    Où en sont les préparatifs ?

    Nous sommes prêts, et nous comptons les minutes ! Le déroulé des négociations et de l’Agenda de l’action a été validé. Plus de 300 orateurs vont se relayer dans la zone bleue, tandis que 600 événements parallèles sont prévus dans la zone verte et le pavillon Maroc.

    Il y aura en outre énormément d’activités en dehors du village de la COP. Nous allons, par exemple, recevoir les plus grands philanthropes lors d’une conférence. À New York, déjà, nous avons réuni quelque 150 investisseurs et plus de 70 mécènes, parmi lesquels Rockefeller et Bill Gates, qui ont tous confirmé leur présence à Marrakech. Nous comptons sur eux pour sortir leur chéquier.

    Le royaume s’est engagé à réaliser des investissements de l’ordre de 40 milliards de dollars à l’horizon 2030

    Et parmi les chefs d’État, qui a confirmé sa présence ?

    C’est un volet dont s’occupe le cabinet royal. Mais, bien évidemment, il y aura de nombreux chefs d’État à l’ouverture de la COP22.

    Quels sont concrètement les « instruments de ratification » de l’accord de Paris qu’a présentés le Maroc à New York ?

    Le royaume s’est engagé à réaliser des investissements de l’ordre de 40 milliards de dollars [environ 36 milliards d’euros] à l’horizon 2030. À cette échéance, le Maroc espère porter la part des énergies renouvelables à 52 % dans son bouquet énergétique. Les instruments de ratification comprennent aussi tous les engagements pris à travers le pays dans divers domaines, comme l’efficacité énergétique, le recyclage ou le traitement des déchets.

    Où trouver ces 40 milliards de dollars ? Est-ce vraiment un objectif réaliste ?

    Bien sûr que cela est réaliste ! Il s’agit d’un montant à mobiliser sur quinze ans et de partenariats public-privé. Sachant que 1 dollar apporté par le secteur public entraîne environ 3 dollars d’investissement de la part du secteur privé, le royaume n’aura pas besoin de plus de 1,5 milliard de dollars par an pour dépasser cet objectif. Ce qui représente à peine 1,5 % de la cagnotte de 100 milliards de dollars par an promise par les pays développés dès 2020 dans le cadre de l’accord de Paris. Le Maroc mérite largement cette part.

     

     

    Justement, comment réunir ces 100 milliards de dollars dont on parle depuis le sommet de Copenhague, en 2009 ?

    Effectivement, ce montant a été annoncé dès 2009, mais depuis l’accord de Paris c’est devenu un engagement ferme de la part des pays développés. Mieux encore, on sait désormais que cela va relever d’une contribution des États et du secteur privé. Nous observons depuis 2014, dans le monde entier, que le secteur privé injecte plus d’argent dans les énergies renouvelables que dans les énergies fossiles.

    Or ces investissements n’étaient pas intégrés dans les contributions des pays. Aujourd’hui, tout le monde est d’accord pour tenir compte de l’importance du secteur privé. C’est d’ailleurs le meilleur moyen pour que les États puissent revoir leurs ambitions à la hausse.

    Fahd Iraqi

     

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    Arrêté sur l’usage des pesticides : le prochain reprendra pour l’essentiel les mesures de 2006 selon Manuel Valls

     

    Le Premier Ministre, Manuel Valls, a assuré jeudi que le futur arrêté réglementant l’usage de pesticides sera « pour l’essentiel » celui de 2006, retoqué par le Conseil d’Etat pour une question de forme, mais avec des portes ouvertes à des précautions nouvelles liées à la technologie, aux pratiques.

     

    Pulvérisation de produits phyto-sanitaires © JPS

    Pulvérisation de produits phyto-sanitaires © JPS

     

    POUR L’ESSENTIEL CALQUE SUR 2006

     

    « Le nouvel arrêté, tant dans son architecture que dans les mesures de fond, sera pour l’essentiel le même que celui de 2006 », a déclaré le chef du gouvernement lors d’une rencontre avec des représentants de l’interprofession des vins de Bordeaux et de la Chambre d’agriculture, en marge d’un déplacement en Gironde.

     

    En juillet, le Conseil d’Etat avait annulé l’arrêté ministériel du 12 septembre 2006 encadrant l’utilisation des produits phytosanitaires, au motif qu’il n’avait pas été soumis à la Commission européenne pour avis.

     

    Ce texte, caduc au 7 janvier 2017, stipulait notamment que « des moyens appropriés doivent être mis en oeuvre pour éviter l’entraînement (des pesticides) hors de la parcelle ou de la zone traitée », intégrant de nombreux facteurs comme la force du vent, la proximité d’un cours d’eau ou d’une zone riche en biodiversité, la durée du traitement, etc.

     

    Le futur texte « ne sera pas en recul » par rapport à 2006, a affirmé jeudi Manuel Valls, face à des professionnels de la viticulture, grosse consommatrice de pesticides, notamment inquiets de possibles entraves à leur usage à proximité de toutes zones habitées, indépendamment des précautions.

     

    DE NOUVELLES PRECAUTIONS

     

    Mais le Premier ministre a aussi indiqué que le futur texte devra, si des « mesures consensuelles » se dégagent, intégrer de nouvelles précautions « car la société française toute entière regarde avec plus d’acuité les questions de santé et de protection de la biodiversité ».

     

    Manuel Valls a aussi insisté sur les leviers, autres que réglementaires, qui doivent être actionnés « pour atteindre une meilleure protection des exploitants agricoles eux-mêmes, de leurs ouvriers agricoles, des riverains, des cours d’eau et de la biodiversité »: notamment l’amélioration du matériel d’épandage, le recours à des produits de substitution moins dangereux, auxquels les producteurs de phytosanitaires seront de plus en plus soumis, et des changements de pratiques, plus économes en produits sanitaires.

     

    Le futur arrêté, fruit d’un travail interministériel (Agriculture, Environnement, Santé), doit faire l’objet d’un avis du Comité national sur les pratiques fertilisantes et supports de cultures, attendu en novembre, puis d’une consultation publique avant d’être transmis à la Commission Européenne, rappelle-t-on dans l’entourage ministériel. Et il n’y aura pas de « vide juridique » sur les épandages, le texte de 2006 restant en vigueur jusqu’au prochain arrêté, souligne-t-on de même source.

     

    Par ailleurs, le contenu du futur arrêté est aussi l’objet de toutes les attentions des opposants aux pesticides, qui craignent un affadissement des mesures de protection, déjà fortement insuffisantes, selon eux, en raison de l’influence tant du groupe de pression viticole, que de l’industrie phyto-sanitaire.

    AFP.

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  • Biodiversité

    Le plus grand sanctuaire marin du monde

    va être créé en Antarctique

    Après de longues discussions, un accord vient enfin d’être signé le 28 octobre 2016 pour la création du plus grand sanctuaire marin du monde, dans la mer de Ross en Antarctique.

    Manchot Adelie (Pygoscelis adeliae) sur la banquise dans la Mer de Ross, Antarctique

    La création du plus grand sanctuaire marin du monde

    TUI DE ROY / Minden Pictures / Biosphoto

    HISTORIQUE. Les négociations sont enfin terminées. Les 25 membres de la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique (CCAMLR) se sont mis d'accord sur la création du plus grand sanctuaire marin au monde ce 28 octobre 2016 dans la Mer de Ross, en Australie. Ce projet, présenté par la Nouvelle-Zélande et les États-Unis, avait été freiné par le véto de la Russie, réticente vis-à-vis des restrictions liées à la pêche.

    La mer de Ross : « le dernier océan »

    L’Océan Antarctique représente 15% de la surface des océans mondiaux et accueille des écosystèmes exceptionnels, regroupant plus de 10.000 espèces uniques. Le sanctuaire, d’une surface de 1,55 million de kilomètres carrés, sera créé au niveau de la Mer de Ross, dans une baie du côté du Pacifique (dont 1,12 million de kilomètres carrés seront interdits de pêche). Cette mer, parfois appelée « le dernier océan », est considérée comme le dernier écosystème marin intact, ou quasi-intact, de la planète, c’est-à-dire non touché par la surpêche, la pollution et les espèces invasives. Elle fournit en effet les trois-quarts des nutriments nécessaires au maintien de la vie du reste des océans du monde. On y retrouve de nombreuses espèces animales, comme la légine, qui est fortement impactée par la surpêche à d’autres endroits du globe, ou encore les baleines de Minke, les phoques de Weddell, les manchots empereurs, etc. 40% de la population mondiale de manchots Adélie y est également présente.

    Des compromis pour finaliser l’accord

    Quelques modifications ont été effectuées au niveau des termes de l’accord pour que celui-ci soit signé. "L’accord final tient en l’équilibre de la protection marine, de la pêche durable et des intérêts scientifiques", explique Murren McCully, ministre des affaires étrangères de Nouvelle-Zélande. La pêche a été autorisée dans certaines zones du sanctuaire, pour satisfaire aux demandes de la Russie, mais d’autres sont totalement fermées et réservées à la recherche scientifique, sur le krill notamment. Cependant, les frontières maritimes restent inchangées. "Cette décision est historique, car c’est la première fois que des nations acceptent de protéger une gigantesque portion d’océan au-delà des juridictions nationales", souligne Andréa Kavanagh, directrice de Pew Charitable Trusts, une ONG visant à informer le public sur les actualités environnementales. Cet accord sera valable pendant 35 ans.  

    J.L. avec AFP

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  • L’air corse toujours pollué par les particules fines

    L’Île de Beauté ne respire plus ! C’est à peu près le message d’alerte lancé par l’association Qualitair Corse qui analyse les niveaux de pollution dans les principales villes de l’Île du Sud de la France. Un épisode de pollution par particules fines frappe le territoire corse depuis plusieurs jours. Mais l’amélioration ne devrait pas tarder à arriver.

    Rédigé par Paolo Garoscio, le 27 oct 2016, à 8 h 45 min     LIEN
     
    L'air corse toujours pollué par les particules fines

    Le temps ne joue pas en la faveur des habitants de la Corse selon l’association Qualitair qui lance l’alerte mardi 25 octobre 2016.

    La pollution aux particules fines s’installe en Corse

    Depuis plusieurs jours, l’Île de Beauté se retrouve frappée par des niveaux de pollutions dépassant les seuils limite. Au-delà de ces seuils la pollution, notamment la pollution aux particules fines, devient dangereuse pour la santé.

    VIDEO

    C’est le Sud de l’île qui est plus touché avec la ville d’Ajaccio placée en niveau d’alerte 10, soit le maximum. Le centre est en alerte 9 et Bastia, au Nord, en alerte 8. Tous ces niveaux de pollution aux particules fines sont considérés dangereux pour la santé, donc les Corses et les touristes doivent se prémunir et ménager leurs activités.

    Le phénomène devrait durer plusieurs jours : la première amélioration de la qualité de l’air sur l’Île de Beauté est attendue jeudi 27 octobre 2016.

     

    Chaque année, la pollution de l’air coûte 101,3 milliards d’euros à la France soit près de 3.200 euros par seconde (compteur).
    Depuis le 1er janvier
    83 368 688
    Depuis que vous êtes connecté
    278
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    Comment se comporter en cas de pollution aux particules fines ?

    Preuve qu’il ne faut pas prendre à la légère ces alertes sur la pollution de l’air et les niveaux de particules fines, la préfecture elle-même, donne les conseils sur comment se comporter en cas d’alerte. Et ça commence, bien évidemment, par une limitation de l’utilisation des voitures et autres véhicules à moteur. Co-voiturage, vélo ou marche (uniquement pour les courtes distances), vitesse réduite… la moindre petite chose peut aider l’air à se désengorger.

    De même, question santé, les personnes fragiles (personnes âgées, femmes enceintes, enfants) sont invitées à ne pas pratiquer des activités physiques intenses afin de réduire l’absorption des particules fines par le corps.

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  • Monsanto traduit devant un tribunal

    international citoyen à La Haye

    La firme américaine est accusée par des associations d’avoir commercialisé des produits toxiques responsables de la mort de milliers de personnes.

    LE MONDE | 14.10.2016 à 11h17 • Mis à jour le 14.10.2016 à 16h25 | Par Rémi Barroux

    Opération d’activiste anti-OGM dans une usine Monsanto en 2014 à Trebes.

    Les charges retenues contre la multinationale Monsanto sont lourdes et lui valent d’être poursuivie devant un tribunal international qui se réunit à La Haye (Pays-Bas) les samedi 15 et dimanche 16 octobre. Accusée de « violations des droits humains, crimes contre l’humanité et écocide », la firme américaine se voit notamment reprocher la commercialisation de produits toxiques qui ont causé la mort de milliers de personnes, comme les polychlorobiphényles (PCB), le glyphosate – herbicide connu sous la marque Roundup – ou encore l’acide 2,4,5-trichlorophénoxyacétique (ou 2,4,5-T), constituant de l’« agent orange », herbicide pulvérisé par avion au-dessus des forêts par l’armée américaine durant la guerre du Vietnam.

    La société, née aux Etats-Unis en 1901 – son créateur John F. Queeny l’avait baptisée ainsi en hommage à son épouse Olga Monsanto – se voit aussi traînée sur le banc des accusés pour un modèle d’agriculture industrielle générateur de fortes émissions de gaz à effet de serre, pour la dépendance du monde paysan à ses semences et leurs brevets, pour le « lobbying auprès des agences de réglementation et des autorités gouvernementales »en bref, pour l’ensemble de son œuvre.

    Lire aussi :   La discrète influence de Monsanto

    Le procès est symbolique : il est organisé par un réseau associatif et militant, mais ce sont bien cinq juges de renommée internationale qui vont avoir la charge d’évaluer les faits reprochés à Monsanto et de juger des dégâts causés par la multinationale. La Sénégalaise Dior Fall Sow est consultante pour la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye, et ex-avocate générale du Tribunal pénal international pour le Rwanda. L’Australienne Gwynn MacCarrick a travaillé, elle, auprès du bureau du procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Quant au Mexicain Jorge Abraham Fernandez Souza, il a notamment été rapporteur au tribunal Russell sur la répression en Amérique latine et est conseiller auprès de la commission nationale d’arbitrage entre l’Armée zapatiste de libération nationale et le gouvernement mexicain.

    « Une mascarade » pour Monsanto

    Vingt plaignants venus des Amériques, d’Afrique, d’Asie et d’Europe, leurs avocats et trente témoins et experts des cinq continents complètent le dispositif de ce rendez-vous qui a été annoncé durant la conférence de Paris sur le climat, la COP21, début décembre 2015

    Dans le comité d’organisation de ce Tribunal Monsanto, se retrouvent l’Indienne Vandana Shiva, ardente défenseure des causes environnementales et féministes, l’avocate française Corinne Lepage, Olivier De Schutter, ancien rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation, la juriste en droit international Valérie Cabanes ou encore Ronnie Cummins, directeur international de la puissante organisation de consommateurs aux Etats-Unis, l’Organic Consumers Association (OCA).

     

    Lire l’entretien avec la juriste Valérie Cabanes :   Procès de Monsanto : « Porter atteinte à l’écosystème Terre, c’est menacer la paix, l’humanité »

    Ce procès se veut « exemplaire contre les entreprises transnationales et leurs dirigeants qui contribuent au dérèglement du climat et de la biosphère, menaçant la sûreté de la planète », et il dépasse le seul cas de Monsanto. La multinationale a d’ailleurs sans surprise décliné l’invitation à participer à cette mise au pilori. Pour Monsanto, ce procès est « une parodie » qui « détourne l’attention de discussions essentielles sur les besoins en alimentation et en agriculture du monde entier ». Il n’était donc pas question d’y participer.

    Pour Monsanto cette « mascarade » est orchestrée par la Fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique, « une instance qui chapeaute les organisations d’agriculture bio et leurs associés (…) et bien d’autres qui s’opposent fondamentalement à l’agriculture moderne ».

    De leur côté, les organisateurs du Tribunal Monsanto font valoir que l’ensemble de l’initiative représente un coût total d’environ 500 000 euros, financés par une levée de fond sur Internet et, pour moitié, par des sociétés comme Biocoop, des fondations comme celles de Léa Nature, Lehmann Natur (enseigne bio allemande) ou encore l’organisation OCA.

    Faire évoluer le cadre du droit international

    Mais le rendez-vous de La Haye ne se résume pas à une confrontation, médiatisée, entre des organisations écologiques et une multinationale spécialisée dans les biotechnologies agricoles, dont le jugement ne sera pas communiqué avant décembre. Outre la condamnation d’un système agro-industriel, l’enjeu est de faire évoluer le cadre du droit international, en y intégrant le crime d’écocide, c’est-à-dire toute attaque contre l’environnement, destruction ou altération durable des écosystèmes dont dépendent les populations.

    En organisant le procès Monsanto, ainsi que l’Assemblée des peuples qui se tiendra en parallèle – six cents personnes se sont inscrites pour ces deux événements –, à quelques centaines de mètres du siège de la Cour pénale internationale (CPI), le message est clair. « Il faut amender le statut de Rome [celui de la CPI] pour y intégrer le crime d’écocide, aux côtés de ceux de génocide, de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité », professe ainsi Valérie Cabanes. Et de rappeler qu’il a fallu plus d’une cinquantaine d’années – après le tribunal de Nuremberg, en 1945 – pour qu’une institution juridique internationale vouée à juger les crimes internationaux les plus graves, la CPI, ne voie le jour en juillet 1998.

    Le débat avance : le 15 septembre, la CPI a annoncé qu’elle allait se pencher sur les crimes contre l’environnement (destruction environnementale, exploitation illégale des ressources naturelles et dépossessions foncières illicites).

    Pour les plaignants et les organisateurs de ce tribunal, l’enjeu est, au-delà du cas Monsanto, de faire en sorte que les dirigeants d’entreprises et les responsables politiques puissent être jugés et condamnés pour des destructions de terres, des pollutions d’océan ou encore de sources d’eau potable.

    Lire aussi :   Pourquoi Bayer rachète Monsanto

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  • INFO OBS. 55% des réacteurs nucléaires français défectueux selon un rapport

    INFO OBS. 55% des réacteurs nucléaires français défectueux selon un rapportnucleaire (mbenyezzar)

    Un expert indépendant tire la sonnette d’alarme : 32 réacteurs sur 58 ont été mal usinés et ne résisteraient pas en cas de surchauffe. 

    "Je n’ai jamais vu de problèmes aussi graves à une échelle nationale." La confidence émane d’un homme qui en a pourtant vu d’autres, le Britannique John Large. Cet expert internationalement reconnu pour les questions de sécurité nucléaire a déjà été réquisitionné par le passé pour enquêter sur les sous-marins russes ou sur les survols des centrales françaises par des drones. Cette fois, c’est sur les cuves des réacteurs et générateurs de vapeur des centrales qu’il s’est penché pour le compte de l’ONG Greenpeace, et le résultat est, comme il le dit, "pas seulement inquiétant, mais franchement préoccupant".

    Qu’indique son rapport, rendu public ce jeudi 29 septembre, et que "l’Obs" a pu se procurer en exclusivité ? Qu'une bonne moitié (55%) au moins des réacteurs nucléaires français – peut-être davantage - comportent des pièces défectueuses.

    On savait certes, grâce à un document rendu public par l’ASN le 23 septembre dernier, que les centrales tricolores comptaient 87 pièces irrégulières. Mais le rapport Large enfonce le clou : il en a déniché 107, et n’a probablement pas terminé son travail. Ces pièces ont été commandées par Areva et fondues par l’entreprise Creusot Forge ces dernières décennies.

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    Des Fukushima possibles

    Leur grande faiblesse porte un nom : "anomalie de la teneur en carbone". C’est-à-dire qu’elles ont été fondues en laissant une trop grande teneur en carbone dans certaines zones. En cas de choc thermique (c’est-à-dire à l’envoi d’eau glacée pour refroidir l’emballement d’un réacteur, action déployée en cas de surchauffe), ce trop-plein de carbone rend l’acier cassant, donc vulnérable à la fissuration, voire à la déchirure.

    Autrement dit, elles ne résisteraient pas et les conséquences en seraient évidemment catastrophiques. John Large alerte : 

    "Ce sont autant de Fukushima possibles !"

    Il n’est pas allé par lui-même vérifier toutes ces pièces, mais s’est plongé pendant plusieurs mois dans la volumineuse documentation technique fournie par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le gendarme français de l’atome. L'expert déplore : 

    "Faute de moyens légaux, et peut-être humains, l’ASN n’est pas allée enquêter trop profondément sur ces dysfonctionnements. Elle a dû attendre qu’Areva lui signale les anomalies, au cas par cas. On ne sait donc probablement pas tout !"

    Malfaçons

    A l’heure actuelle, au moins 32 réacteurs dans 14 centrales françaises sont concernés par ces anomalies, qui affectent les fonds et les calottes des cuves des réacteurs - c’est le cas, par exemple, à l’EPR de Flamanville, sur lequel John Large a longuement enquêté – mais aussi des générateurs de vapeur et des pressuriseurs.

    Et ces anomalies ne datent pas d’aujourd’hui. John Large explique : 

    "Même si l’on dispose d’informations précises, on constate que les pièces fabriquées depuis 1965 au Creusot souffrent de ces irrégularités. Et que les vérifications techniques effectuées par Areva ne sont pas fiables, pas plus que les certifications de l’ASN."

    Pour autant, les malfaçons ne sont pas réservées aux réacteurs les plus anciens, puisqu’une dizaine, soit un petit tiers d’entre eux, sont de fabrication récente. Pour Cyrille Cormier, chargé de campagne chez Greenpeace :

    "C’est toute la chaîne du nucléaire français, de la fabrication à la vérification, qui est discréditée par le travail du cabinet Large. Et nous ne sommes pas au bout de nos découvertes, il en reste probablement beaucoup à connaître ! C’est le signe qu’il est urgent de mettre hors d’état de nuire un grand nombre de ces centrales."

    EDF n’a pas encore réagi au rapport Large, mais l’énergéticien a déjà relativisé la portée des accusations portées par l’ASN sur la cuve du réacteur de Flamanville le 23 septembre dernier. EDF a tranché :

    "Aucune pièce n'est affectée par des problèmes de teneur en carbone."

    Une allégation que conteste aujourd’hui John Large, preuves à l'appui.

    Arnaud Gonzague

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    Le Conseil de Paris valide la piétonisation des berges de la rive droite

    Publication: 26/09/2016 14h02 CEST Mis à jour: il y a 3 heures

     

     
     
     

    PARIS - Malgré les critiques, le conseil de Paris a définitivement approuvé ce lundi 26 septembre la piétonisation des berges de Seine rive droite au coeur de Paris, projet porté par Anne Hidalgo (PS) et contesté à droite. La maire de la capitale a salué une "décision historique, la fin d'une autoroute urbaine à Paris et la reconquête de la Seine".

    Le conseil a approuvé la "déclaration de projet de piétonisation définitive" des berges, avec toutes les voix des partis de gauche (PS-PCF, PRG, PG) et des écologistes. A droite, LR et UDI ont voté contre, le MoDem s'est abstenu, lors de débats pugnaces mais courtois dans l'ensemble.

    Décision historique au : la fin d'une autoroute urbaine à Paris et la reconquête de la Seine.

    Le projet ferme donc définitivement la voie Georges-Pompidou à la circulation automobile sur 3,3 km du quai bas, de l'entrée du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) à la sortie du tunnel Henri-IV (IVe arrondissement). Quelque 43.000 véhicules circulaient chaque jour sur ces berges classées au patrimoine mondial de l'UNESCO.

    Un arrêté municipal définitif suivra le vote dans quelques semaines. Il doit recevoir l'avis conforme du préfet de police de Paris, qui a voix au chapitre en matière de circulation dans la capitale. Dans un entretien accordé au Parisien le 5 septembre dernier, le préfet de police Michel Cadot s'était prononcé en faveur d'une période de test de 6 mois.

    Des diminutions de la circulation déjà constatées, selon Anne HIdalgo

    A l'antenne de RTL quelques heures avant le vote du Conseil de Paris, Anne Hidalgo avait déjà fait valoir des "diminutions de la circulation", "de l'ordre de 10%", depuis la fermeture des quais le 20 juillet dernier. "Il y a déjà eu une adaptation des automobilistes", a-t-elle affirmé, estimant que "ceux qui disent que la méthode est brutale voudraient qu’on n’agisse pas, qu’on ne bouge pas."

    "C’est un projet qu’on porte depuis 15 ans. Je ne sais pas si au bout de 15 ans on peut considérer que la démarche est brutale, mais il y a un enjeu de santé publique", a plaidé Anne Hidalgo. "Paris est une ville qui est trop polluée, une ville dans laquelle il y a des morts liés à la pollution. Sur la métropole du Grand Paris ce sont environ 6500 décès par an supplémentaires. Donc il faut agir maintenant". Le trafic "génère aujourd’hui deux-tiers des émissions de dioxyde d’azote et 56% des particules fines dans Paris", a-t-elle dit.

    Avant les débats, la maire de Paris avait affirmé que cette décision était "souhaitée par les Parisiens, bénéfique sur les plans urbain et culturel et absolument indispensable sur le plan sanitaire et environnemental".

    L'enjeu du débat au ce matin : la pollution tue 6500 personnes par an dans la métropole du

    "Il faut respecter l'enquête publique!"

    Côté opposition, Nathalie Kosciusko-Morizet, cheffe du groupe Les Républicains, a dénoncé un projet "conduit en force" sans concertation et qui "ne pouvait se concevoir qu'à l'échelle de la métropole". C'est aussi "un projet mal préparé, aux effets sur la qualité de l'air bien incertains". Pour le président du groupe UDI-MoDem, Eric Azière, ce projet a été exécuté trop rapidement car il "prend en compte un calendrier politique", en l'occurrence avant l'élection présidentielle.

    Pendant les débats, dans la tribune du public, quelques élus LR venus notamment du Val-de-Marne, et vêtus de leur écharpe tricolore, ont chahuté à plusieurs reprises la séance. "Il faut respecter l'enquête publique !", a lancé Sylvain Berrios, député-maire de Saint-Maur-des-Fossés, en référence à l'avis défavorable de cette enquête que la maire de Paris n'a pas pris en compte. Parmi les ponts pointés par le rapport en août dernier, le périmètre restreint de l'enquête publique, limitée à quelques arrondissements parisiens, et que ne tiendrait pas compte des répercussions engendrées par la fermeture des berges de la rive droite sur la petite couronne parisienne.

    Le député-maire LR du VIIIe arrondissement Pierre Lellouche a de son côté lancé que "Paris (n'était) pas le Bucarest de Mme Ceausescu" en comparant la gestion de Mme Hidalgo avec la dictature roumaine dans les années 1970 et 1980. Le projet est en effet critiqué depuis des mois, principalement à droite et en banlieue, qui crient à la "thrombose" annoncée pour le trafic.

    Pour la Ville au contraire, les effets seront "concentrés et temporaires" dans l'hyper-centre, avec des reports en banlieue "extrêmement mineurs". Une étude de la Ville dévoilée dimanche pour les trois premières semaines de septembre a montré une hausse du trafic sur les quais hauts entre 13% et 73% selon les heures. La situation est par ailleurs "tendue" en terme de temps de parcours par exemple sur le boulevard Saint-Germain. Les chiffres sont "conformes voire inférieurs aux prévisions", s'est félicité l'exécutif.

    La piétonisation a été mise sous surveillance avec la mise en place de divers observatoires de la Région et la Métropole du Grand Paris (MGP). La présidente de la Région Ile-de-France Valérie Pécresse (LR) a aussi décrété les berges "d'intérêt régional".

    En séance lundi, le préfet de police de Paris Michel Cadot, rappelant son devoir de s'assurer de la "fluidité" de la circulation dans la capitale, a annoncé un "comité technique de suivi" qui se réunira pour la première fois le 3 octobre et tous les deux mois. Il réunira Etat, collectivités, organismes de transports et d'études de qualité de l'air, associations d'usagers. La décision prévoit également un principe de réversibilité "si les perturbations étaient jugées trop importantes", avec un bilan à six mois et un an.

    Lire aussi :

    • BLOG - Oui à la piétonisation des berges

    • BLOG - La chance d'une Région exemplaire en matière écologique

     

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  • Les algues vertes ont-elles tué un joggeur dans les Côtes-d'Armor ?

    Les algues vertes ont-elles tué un joggeur dans les Côtes-d'Armor ?Des algues vertes sur une plage d'Asserac, en Loire-Atlantique. (SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA)

    Un homme de 50 ans a été retrouvé mort, face contre terre, dans les algues. Deux associations portent plainte.

     

    Deux associations ont déposé plainte vendredi 23 septembre contre le préfet de la région Bretagne et celui des Côtes-d'Armor : elles estiment que la mort, il y a deux semaines, d'un joggeur de 50 ans, est directement liée à la présence d'algues vertes à l'embouchure du Gouessant, dans les Côtes-d'Armor.

    "C'est tout à fait délibérément" que les préfets de Bretagne et des Côtes-d'Armor "ont mis en danger la vie [...] de tous les usagers du littoral", écrivent les associations Halte aux marées vertes et Sauvegarde du Trégor. Elles souhaitent "se porter partie civile".

    # Que s'est-il passé ?

    Le 8 septembre, un joggeur de 50 ans parti courir avec son chien sur un parcours qu'il connaissait bien, a été retrouvé mort sur les bords de l'estuaire de la rivière à Hillion. La vase qui s'y trouve est imprégnée d'algues vertes en putréfaction.

    Dans un premier temps, le parquet de Saint-Brieuc a écarté tout lien avec les algues vertes : d'après le procureur, le sportif se serait "enlisé jusqu'à la taille et y était décédé, vraisemblablement d'un infarctus, en s'épuisant pour tenter de s'extraire".

     

    Cette version a ensuite été mise en cause par le témoignage d'un pompier, qui a déclaré que le joggeur avait été retrouvé non pas enlisé jusqu'à la taille mais "allongé face contre terre sur la vase"

    Le parquet a donc ordonné le 22 septembre l'exhumation du corps afin de procéder à une autopsie et à des analyses complémentaires.

    # Les algues vertes peuvent-elles tuer ?

    C'est ce que soutiennent les associations à l'origine de la plainte. Yves-Marie Le Lay, président de Sauvegarde du Trégor explique à franceinfo que la toxicité des algues vertes en putréfaction est telle qu'elle a pu être fatale au coureur : 

    "S'il a respiré ce gaz ne serait-ce que dix minutes, c'est amplement suffisant pour mourir."

    Les associations rappellent que la toxicité des algues vertes en décomposition est établie depuis 2010, en particulier à travers des rapports d'agences sanitaires d'Etat, dont l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) et l'Ineris (Institut national de l'environnement industriel et des risques).

    # Y a-t-il des précédents ?

    A l'été 2011, 36 sangliers étaient morts dans le secteur où le coureur a été retrouvé.

    Un rapport de l'Anses avait alors mis en avant de fortes présomptions quant à la responsabilité des émissions d'hydrogène sulfuré provenant des algues en décomposition dans ces morts successives.

    # Vers des recherches complémentaires ?

    L'association Eau et Rivières de Bretagne a demandé ce vendredi aux ministres de la Santé Marisol Touraine et de l'Environnement Ségolène Royal de saisir l'Anses pour mener des recherches complémentaires après le décès du joggeur.

    Dans des avis rendus en 2010 et 2011, l'Anses pointait les risques liés aux émissions gazeuses provenant des algues vertes en décomposition pour la santé des populations, ainsi que la toxicité de ces émissions chez l'animal.

    "Les recommandations émises par l'Anses dans ces deux avis soulignaient la nécessité de recherches complémentaires", rappelle Eau et Rivières de Bretagne. L'agence écrivait :

    "Les enjeux sanitaires associés à la décomposition d'algues vertes [...] pourraient également, le cas échéant, concerner les fonds d'estuaires et les lits de certains rivières ; cette hypothèse restant à explorer."

    C'est justement dans de telles circonstances qu'est décédé le joggeur, souligne l'association.

    A.R. avec agences

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