• Escalade de la violence en Syrie: quatre pays européens envoient un message très ferme à la Russie

    Escalade de la violence en Syrie: quatre pays européens envoient un message très ferme à la Russie

    Escalade de la violence en Syrie: quatre pays européens envoient un message très ferme à la Russie
    François Hollande (France), Matteo Renzi (Italie), Vladimir Poutine (Russie)

    Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit dimanche, à la demande des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France, qui pressent la Russie de sauver la trêve en Syrie et d'enrayer l'escalade de la violence à Alep.

    La nouvelle pluie de bombes larguées samedi sur les quartiers rebelles d'Alep, la grande ville du nord du pays, a tué au moins 45 civils, selon une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est dit "consterné" par une "escalade militaire épouvantable". L'Union européenne a dénoncé "une violation du droit humanitaire international".


    La trêve dépend de la Russie selon les Européens

    Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont demandé une réunion en urgence du Conseil de sécurité, qui se tiendra dimanche à 11h00 heure locale (17h00 heure belge).

    Les Etats-Unis, l'Union européenne et les ministres des Affaires étrangères de quatre pays de l'UE (France, Italie, Allemagne et Grande-Bretagne) ont déclaré dans un communiqué commun que le rétablissement d'une trêve en Syrie dépendait de la Russie. "Il appartient à la Russie de prouver qu'elle est disposée et qu'elle est capable de prendre des mesures exceptionnelles pour sauver les efforts diplomatiques" en vue de rétablir la trêve, déclarent les Occidentaux.

    Dans leur texte, rédigé en termes très fermes, les signataires lancent un avertissement à Moscou, qu'ils tiennent pour responsable de la rupture de la trêve et de la reprise des hostilités à Alep. "La patience devant l'incapacité ou le refus persistants de la Russie de tenir ses engagements n'est pas infinie", déclarent-ils.


    Alep sous les bombes: une situation humanitaire catastrophique

    Pour le cinquième jour consécutif, l'est d'Alep a subi le feu du régime et de son allié russe. Le correspondant de l'AFP sur place a décrit de nouvelles scènes d'horreur et constaté l'ampleur des destructions. Ajoutant à leurs souffrances, les habitants de la deuxième ville de Syrie ont été privés d'eau samedi à cause des bombardements, selon l'Unicef.

    Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a affirmé samedi à l'ONU que l'armée de Damas enregistrait d'importants succès militaires, aidée par la Russie, l'Iran et le Hezbollah libanais, et il s'est déclaré confiant dans une victoire finale.

    Alep est un enjeu majeur du conflit syrien, qui a fait plus de 300.000 morts depuis 2011 et engendré la pire crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale. Le régime de Bachar al-Assad en contrôle la partie ouest et assiège la partie est, tenue par les insurgés.


    Pas d'accord sur une nouvelle trêve

    La guerre en Syrie et la situation dans la deuxième ville du pays ont été au coeur de plusieurs réunions cette semaine à New York en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Mais Russes et Américains n'ont pas réussi à s'entendre sur un nouveau cessez-le-feu.

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