• Euro 2016: trois choses à savoir sur Eder,

    le briseur de rêves


    Nicolas Horlait, publié le 11/07/2016 à 13:25 , mis à jour à 13:36    LIEN
     
     
     

    Poursuivi par toute son équipe, Eder ne sait pas où donner de la tête après le but le plus important de sa carrière, dimanche soir au Stade de France, en finale de l'Euro 2016 contre la France.

    Poursuivi par toute son équipe, Eder ne sait pas où donner de la tête après le but le plus important de sa carrière, dimanche soir au Stade de France, en finale de l'Euro 2016 contre la France.

    REUTERS/John Sibley

    Auteur du but le plus important de sa carrière dimanche soir contre la France, en finale de la compétition, l'attaquant portugais Eder est passé du statut de vilain petit canard à celui de héros national.

    Tout le Portugal attendait la lumière de Cristiano Ronaldo, elle est finalement venue d'Eder. Le joueur de Lille n'avait joué que treize minutes du tournoi avant la finale et pourtant, c'est lui qui, d'une frappe de plus de vingt mètres, a condamné les Bleus en prolongation, dimanche soir en finale de l'Euro 2016

    Eder, le vilain petit canard

    Moqué lorsqu'il jouait dans le championnat portugais pour son inélégance, sa lourdeur de balle au pied ou son manque de finesse technique, Eder a bien failli ne pas être appelé en sélection pour l'Euro. Son début de saison chaotique avec Swansea en Premier League n'a pas aidé. Il ne marque plus, ne joue plus, alors il tente le tout pour le tout et demande à être prêté par son club. Il débarque à Lille en janvier 2016 et prend un nouveau départ. Tout bascule.  

    LIEN MERCI

    La déception est immense mais la fierté l'est tout autant de compter un tel attaquant dans nos rangs

    Félicitations Eder

     

    Auteur de six buts et quatre passes décisives en treize matchs de Ligue 1, il intéresse à nouveau le sélectionneur portugais Fernando Santos. L'intégration à la Seleção n'est pourtant pas évidente. Sifflé par ses propres supporters à trois mois de la compétition, Eder était surnommé "vilain petit canard". Le dénouement dramatique de dimanche soir devrait lui donnera un autre statut.  

    Un gant blanc en guise de célébration

    Dimanche soir, sans doute un peu surpris par l'événement, Eder n'a pas pensé à sortir immédiatement son gant blanc de derrière son protège-tibia comme il le fait en Ligue 1. Il a d'abord couru sans savoir où il allait, comme s'il était trop heureux pour penser à quoi que ce soit. Ensuite, il s'est souvenu de sa marque de fabrique. Déjà sorti sur les pelouses françaises à six reprises cette saison, son gant blanc a été brandi au Stade de France.  

    Après chaque but, Eder sort un gant blanc. Il n'a pas dérogé à la règle, dimanche soir, en finale de l'Euro quand il a marqué contre l'équipe de France en prolongation.

    Après chaque but, Eder sort un gant blanc. Il n'a pas dérogé à la règle, dimanche soir, en finale de l'Euro quand il a marqué contre l'équipe de France en prolongation.

    REUTERS/Kai Pfaffenbach

    Une célébration étrange qui ne trouve pas d'explication particulière, l'intéressé retenant que "c'est juste une célébration", au cours d'une interview réalisée en français seulement un mois après son arrivée en France.  

    Accro aux livres sur le développement personnel

    Après "Un moment avec Jésus" pour l'attaquant de l'équipe de France Olivier Giroud, les livres sur le développement personnel pour l'attaquant portugais Eder. Et ça marche. Très apprécié dans le vestiaire lillois, le natif de Guinée-Bissau a toujours le sourire, et toujours une grande confiance en lui malgré des circonstances parfois difficiles.  

    Ses déclarations de dimanche soir, après le sacre du Portugal, le confirment: "Je savais que mon heure allait sonner quand j'ai été convoqué. J'avais une grande confiance, je savais qu'un moment comme celui-ci pouvait arriver."  

    Pensée pour Eder qui va prendre plus de sifflets que Dugarry, Rothen et Valbuena réunis sur les pelouses de Ligue 1 la saison prochaine.

     

    Le joueur de 28 ans aura besoin de son mental la saison prochaine pour faire face aux éventuels sifflets des supporters français rancuniers. Mal-aimé au Portugal avant la compétition, l'attaquant du Losc restera pour toujours le briseur de rêves des Bleus.  

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  • Euro 2016: le Portugal sacré champion d'Europe après sa victoire contre la France (1-0)

    en prolongations

     

     

    Euro 2016: le Portugal sacré champion d'Europe après sa victoire contre la France

     

    La France rêve d'une fin en apothéose chez elle et d'un 3e sacre continental après ceux de 1984 et 2000. Le Portugal, de son côté, rêve d'un premier titre majeur. Le Français Antoine Griezmann et le Portugais Cristiano Ronaldo rêvent, entre autres, du Ballon d'Or. La réalité, c'est la finale de l'Euro 2016 de football dimanche au Stade de France (21h00).

     

    LE DIRECT:

    1e: coup d'envoi donné par la Seleçao!

    10e: Pepe glisse sur une relance devant le pressing de Giroud et le ballon échoue dans les pieds de Payet sur la gauche. En première intention, le joueur de West Ham délivre une onctueuse ouverture aérienne vers l'axe. A la réception, l'inévitable Griezmann est présent et place une superbe tête. Rui Patricio s'envole et, d'une parade magistrale, claque la sphère au-dessus de son cadre! Quelle opportunité!

    25e: Cristiano Ronaldo, en pleurs, ne peut plus continuer. Il est évacué sur une civière sous les applaudissements nourris du Stade de France. Terrible coup dur pour le Portugal!

    34e: bénéficiant d'un bon service de Payet, Sissoko, complètement intenable, s'ouvre une fenêtre de tir à gauche dans la surface après une excellente prise de balle. Son tir puissant est cadré mais Rui Patricio, sur sa ligne, sort encore le grand jeu pour préserver sa cage inviolée!

    MI-TEMPS (0-0): c'est la pause au Stade de France où les deux sélections regagnent les vestiaires sur un score de parité nul et vierge. Les Bleus ont globalement dominé les débats mais n'ont pu trouver la clé, Griezmann et Sissoko butant notamment sur un excellent Rui Patricio. Côté portugais, malgré la sortie prématurée de Cristiano Ronaldo, sur blessure, le collectif ne s'est pas désuni. Le suspense reste entier à l'aube d'un second acte au cours duquel la pression montera encore d'un cran!

    52e: Sissoko, le pyromane, allume une nouvelle mèche côté droit et parvient à distiller un centre dangereux vers les six mètres. Rui Patricio ne peut intervenir mais Pepe, parfaitement placé, peut intervenir.

    54e: la France tente d'accélérer! Sissoko ouvre pour Payet qui, depuis la gauche, délivre un excellent centre. Guerreiro repousse mais le ballon revient sur Pogba qui, des 30 mètres, s'essaie à une demi-volée sur un pas. Sa tentative passe nettement au-dessus.

    65e: Coman fixe Cedric sur la gauche avant de délivrer un magnifique centre rentrant. Arrivant lancé aux six mètres, Griezmann est seul et décolle. Un frisson parcourt les travées du Stade de France mais le ballon passe juste au-dessus de la cible!

    75e: Coman, malgré une glissade, s'arrache, se relève et lance Giroud sur la gauche de la surface. Dans une position qu'il affectionne, le joueur d'Arsenal frappe fort du gauche. Rui Patricio, toujours impeccable, sauve une nouvelle fois son camp!

    80e: Nani, depuis la droite, se fend d'un centre. Le ballon arbore une trajectoire vicieuse et oblige Lloris à s'envoler! Le cuir revient sur Quaresma qui s'essaie à un retourné mais le capitaine français est encore là pour réaliser l'arrêt!

    84e: Umtiti gagne du terrain balle au pied et progresse sur près de 30 mètres avant de servir Sissoko. En pleine course, le numéro 18 décoche un véritable coup de canon mais le rempart Rui Patricio, d'une somptueuse envolée sur sa droite, se fend encore d'un arrêt de classe internationale!

    92e: trouvé par Evra sur la gauche de la surface, Gignac, dans un tout petit espace, parvient à s'en sortir devant Pepe et frappe à ras de terre. Rui Patricio est cette fois battu mais le poteau renvoie la tentative de l'ancien Marseillais!

    FIN DU TEMPS REGLEMENTAIRE (0-0)

    110e: BUT POUR LE PORTUGAL (1-0). Un bon jeu en triangle mené côté gauche met en difficulté la défense française. Eder finit par être servi. Le nouvel entrant se défait de Koscielny, repique vers l'axe et, n'étant pas attaqué, prend sa chance. Sa frappe sèche et rasante s'en va tromper Lloris sur sa droite!

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  • Euro 2016 : pour la presse étrangère, la France tient « sa douce revanche »

    LE MONDE | 08.07.2016 à 11h50 • Mis à jour le 08.07.2016 à 11h56 | Par Corentin Pennarguear (Courrier international) et Paul Grisot (Courrier international)

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    « C’est la fin de cinquante-huit ans de douleur », écrit The Daily Telegraph vendredi 8 uillet. Pour la première fois depuis plusieurs décennies, la France a vaincu l’Allemagne dans un match d’une grande compétition, après « une soirée tendue, chargée en émotion ». Les Bleus l’ont emporté 2-0 lors de cette demi-finale, grâce à deux buts d’Antoine Griezmann, au terme d’un match intense en partie dominé par les Allemands.

    Lire aussi :   Euro 2016 : les Bleus délivrés de la malédiction allemande

    Les Français « ont fait preuve de courage, de volonté et d’envie pour contrer les pronostics », apprécie le quotidien britannique.

    « Une nouvelle star est née »

    Le coup de sifflet final a permis d’exorciser les peurs françaises et de tourner la page des traumatismes de Séville (1982) et de Guadalajara (1986), renchérit The Guardian. Le héros de la soirée, Antoine Griezmann, « a d’ores et déjà enfoncé la porte du Panthéon des gloires françaises », devenant presque l’égal de Michel Platini et de Zinédine Zidane, selon le journal de Londres. The Daily Telegraph en rajoute à propos de Griezmann en assénant : « Une nouvelle star est née. » Le quotidien estime que l’attaquant de l’Atlético Madrid a « enfin explosé dans ce tournoi ».

     

    Antoine Griezmann après avoir inscrit son second but contre l’Allemagne, jeudi 7 juillet, au Stade-Vélodrome.

    Ce matin, le journal espagnol La Vanguardia se souvient d’il y a deux ans, quand l’Allemagne avait éliminé les Bleus du Mondial au Brésil :

    « C’est une image difficile à oublier, celle d’un jeune Antoine Griezmann inconsolable, pleurant comme celui qui souffre de l’amour pour la première fois. Deux ans plus tard, c’est la consécration en club comme en sélection, c’est sa revanche. »

    Lire aussi :   La légèreté triomphante d’Antoine Griezmann

    Les autres journaux espagnols insistent davantage sur la manière dont l’Allemagne a été sortie du tournoi, à l’image d’El Pais : « Ça peut même arriver aux champions du monde… Les deux gaffes de l’Allemagne ont entraîné le succès de la France, qui a pourtant été derrière une bonne partie du match. » Et le quotidien madrilène d’inverser les rôles : « A Marseille, l’Allemagne était la France de Platini, Giresse, Tigana… Alors que la France était n’importe quelle version de l’Allemagne en béton et avec des joueurs athlétiques. »

    « Contre tous les pronostics »

    Le Times britannique parle, de son côté, d’une « douce revanche » ce matin pour la France. « La victoire est d’autant plus délicieuse qu’elle est arrivée contre le cours du jeu, contre tous les pronostics, contre les champions du monde et contre leur ennemi juré dans les grands tournois. » C’est un succès « qui renverse le cours de l’histoire », ajoute le journal britannique :

    « La dernière fois que la France a battu l’Allemagne, Charles de Gaulle était un chef d’Etat, pas un aéroport. »

    Désormais, c’est le Portugal de Cristiano Ronaldo qui attend les Bleus en finale, « un Portugal qui a toutes les raisons de perdre », avance l’Observador, qui dresse une liste : « La France a éliminé “le” favori de l’Euro, elle va jouer à la maison et elle a dans ses rangs le meilleur joueur de la compétition, Griezmann. » Attention, prévient tout de même le site d’information portugais, « si le Portugal l’emporte et fait taire les critiques… alors il se sera vengé de l’histoire. »



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  • Bleus Thierry Henry : «Avec Antoine Griezmann, nous avons

    un nouveau héros»

    Le 08/07/2016 à 08:58:00 | Mis à jour le 08/07/2016 à 09:12:38    http://www.lequipe.fr/
     
    Aux anges après la qualification des Bleus pour la finale de l'Euro, Thierry Henry a rendu un hommage appuyé à Antoine Griezmann, auteur d'un doublé pour porter l'équipe de France.
     
    Football - GOURDOL Nathan - Antoine Griezmann peut faire entrer la France dans une nouvelle dimension selon Thierry Henry. (Darren Staples/Reuters)

    Antoine Griezmann peut faire entrer la France dans une nouvelle dimension selon Thierry Henry. (Darren Staples/Reuters)

    Consultant sur la BBC, Thierry Henry, champion du monde 1998 et d’Europe 2000, n'a pas retenu sa joie de voir la France retrouver la finale de l'Euro et a exprimé son admiration pour Antoine Griezmann. « Je suis vraiment ému, a déclaré le recordman de buts en Bleus (51 buts). C’est beau de voir cette communion entre l’équipe et les supporters. Antoine Griezmann est l’homme clé, nous savions tous qu’il pouvait jouer à ce niveau dans ce genre de match. Nous avons un nouveau héros, un buteur qui peut nous faire gagner des tournois. Espérons-le. »
     
    Football - Football - Vainqueur de l'Allemagne, la France affrontera le Portugal en finale de l'Euro (R. Martin/L'Equipe)

    Vainqueur de l'Allemagne, la France affrontera le Portugal en finale de l'Euro (R. Martin/L'Equipe)   http://www.lequipe.fr/

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  • La presse allemande fait profil bas

     

     

    (Twitter)

     

    Par François Kulawik
     
    Publié le 8 juillet 2016 à 09h32Mis à jour le 8 juillet 2016 à 09h35

     

    Moqueuse et vindicative, la veille, pour lancer la demi-finale France-Allemagne, la presse allemande est restée mesuré au lendemain de la défaite de la Mannschaft, s’en prenant essentiellement à Bastian Schweinsteiger.

    Joachim Löw en est persuadé: la meilleure équipe n’a pas gagné, jeudi, au Stade Vélodrome. Une vision des choses partagée par certains médias allemands, à l’image du Suddeutsche Zeitung, pour qui «la France va en finale par chance», mais pour la plupart des quotidiens d’outre-Rhin, ce n’est pas là l’essentiel. Car pour tous les journaux, si l’Allemagne est éliminée de l’Euro et ne réalisera pas le doublé après son triomphe à la dernière Coupe du monde, c’est la faute de Bastian Schweinsteiger, coupable d’une main synonyme de penalty.

    Une main jugée « inutile » pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung et Bild, « idiote pour Die Welt, «déconcertante» par le Berliner Zeitung et synonyme de «fichu penalty». Bild n’hésite d’ailleurs pas à faire sa Une sur la faute du milieu allemand, barrée d’un «Weini !» qui se veut un jeu de mots entre Schweini, le surnom de Schweinsteiger et weinen, qui signifie pleurer.

     

    Alors que l’équipe de France avait cristallisé, la veille, l’essentiel de leurs attentions, les journaux allemands se projettent déjà vers l’avenir. Sans oublier de rappeler que la Mannschaft restait championne du monde, elle s’interroge notamment sur l’avenir de Schweinsteiger ou de Joachim Low, posant la question d’un Lowxit après avoir espéré un Frexit…

    La presse allemande réactive. "La fin de la période Low ?", à la une du "BZ" de vendredi.

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  • Euro 2016 : Les Bleus se hissent en finale en battant l’Allemagne

    LE MONDE | 07.07.2016 à 23h07 • Mis à jour le 07.07.2016 à 23h59 | Par Rémi Dupré (Marseille, envoyé spécial) LIEN

    Auteur d’un doublé face à l’Allemagne, Antoine Griezmann qualifie les Bleus pour la finale de « leur » Euro, jeudi 7 juillet, à Marseille.

    C’était une finale avant l’heure. Un match à l’issue duquel l’équipe de France espérait mettre fin à sa mauvaise série face à l’Allemagne, en compétition officielle, depuis la sinistre et traumatisante soirée du 8 juillet 1982, à Séville. Portés par le public du Stade Vélodrome de Marseille, les Bleus de Didier Deschamps ont conjuré la malédiction, jeudi 7 juillet, en sortant (2-0) la Mannschaft, championne du monde en titre, en demi-finales de « leur » Euro.

    Dans une ambiance indescriptible, les hommes de Didier Deschamps se sont imposés grâce à un doublé d’Antoine Griezmann. Malgré la supériorité technique des protégés de Joachim Löw, les Tricolores se sont ouverts les portes de la finale devant un public phocéen en transe. Dans leur quête d’une troisième victoire européenne, après leurs sacres lors des éditions 1984 (organisée dans l’Hexagone) et 2000, les Bleus retrouveront le Portugal de sa majesté Cristiano Ronaldo, dimanche 10 juillet, au Stade de France.

    Lire :   France-Allemagne : revivez la qualification des Bleus pour la finale

    La confiance affichée par Joachim Löw

    Alors que leur sélection disputait, à Marseille, sa sixième demi-finale d’affilée dans une compétition internationale depuis le Mondial 2006, les supporteurs de la Mannschaft se montraient particulièrement confiants avant la rencontre. Il est vrai que les Bleus ne s’étaient plus imposés face au rival allemand, en compétition officielle, depuis une sombre victoire (6-3) contre la RFA, lors du match pour la troisième place du Mondial 1958. La bière a donc coulé à flot sur l’avenue du Prado, en plein cagnard.

    « Nous avons eu un pays entier de deux cents millions d’habitants contre nous au Brésil, et cela ne nous avait pas empêchés de dormir, avait glissé, avant la rencontre, le sélectionneur allemand Joachim Löw pour mieux rappeler le triomphe (7-1) de ses protégés face à la Seleçao, il y a deux ans, en demi-finales du Mondial 2014. Avant le match contre la France, nous dormirons bien aussi. » Gonflé de certitudes, le technicien était pourtant confronté aux absences fâcheuses de son défenseur Mats Hummels, suspendus, et de son milieu Sami Khedira et de son avant-centre Mario Gomez, blessés.

    La domination de la Mannschaft en première période

    Chauffés à blanc, les supporteurs des Bleus ont d’emblée donné le ton en sifflant copieusement la Mannschaft lors de l’échauffement. Offrant une acoustique hostile aux champions du monde, le public du Stade Vélodrome a ensuite entonné en cœur la Marseillaise.

    Incisifs, les Tricolores asphyxient les champions du monde dès l’entame du match. Et le portier allemand Manuel Neuer se trouve en difficulté dès la première minute de jeu, dégageant au loin un ballon qui traîne dangereusement dans sa surface. Moqueur, le public marseillais jubile à chaque fois qu’un joueur de la Mannschaft rate un geste. A la 6ème minute, Antoine Griezmann effectue une percée dans la défense allemande avant de tirer du droit à ras de terre. Mais sa frappe est détournée par Manuel Neuer, vigilant.

     

    Le second but d’Antoine Griezmann face à l’Allemagne

    Passé ce premier frisson, la Mannschaft commence à s’implanter dans la moitié de terrain française. Et le gardien et capitaine des Bleus Hugo Lloris est obligé de détourner une belle reprise d’Emre Can (14e). Emmenés par un très bon Mesut Ozil, les Allemands monopolisent le ballon, jouant intelligemment dans les intervalles. A la 23e minute, Dimitri Payet obtient un coup franc plein axe. Passé maître dans cet exercice, le Réunionnais voit sa frappe aisément captée par Neuer. La Mannschaft réplique par l’intermédiaire de Bastian Schweinsteiger, dont la salve est détournée par Hugo LLoris (27e).

    A l’image du novice Samuel Umtiti (2 sélections), la défense française multiplie les dégagements en catastrophe. Concentré, Lloris capte avec gourmandise les centres vicieux des champions du monde. Très mobile, Antoine Griezmann décoche une frappe dans le petit filet extérieur de Neuer (42e). L’attaquant de l’Atlético Madrid trépigne de rage lorsqu’Olivier Giroud, parti seul au but, oublie de le servir avant d’être rattrapé par Benedikt Höwedes, auteur d’un magnifique taclé glissé.

    Le doublé de Griezmann

    Contre le cours du jeu, les Bleus obtiennent un penalty, dans l’incompréhension générale. Sur un corner, Evra tente de placer sa tête. Au marquage de l’arrière gauche français , Bastian Schweinsteiger s’élève avant de toucher le ballon de la main (45e). L’arbitre italien Nicola Rizzoli désigne le point de penalty après un court moment de flottement. Sans trembler, Antoine Griezmann prend Manuel Neuer à contre-pied et donne l’avantage aux Tricolores juste avant la pause. Le Vélodrome explose. Radieux, les protégés de Didier Deschamps regagnent les vestiaires sous les vivats du public phocéen.

    De retour sur la pelouse, les Tricolores multiplient les raids éclair dès l’entame de la seconde mi-temps. Sur une contre-attaque, Olivier Giroud s’ouvre le chemin du but mais sa frappe est détournée par Jérôme Boateng, bien placé. Le défenseur allemand se claque dans la foulée en réalisant une longue transversale. L’arrière allemand est remplacé par Shkodran Mustafi à l’heure de jeu. Les Bleus profitent de ce changement pour acculer la Mannschaft. Et Antoine Griezmann s’offre un doublé à la 70e minute. Sur un centre de Paul Pogba détourné au poing par Neuer, l’attaquant de l’Atlético Madrid jaillit pour pousser le ballon au fond de la cage allemande. Il conforte ainsi son statut de meilleur buteur de la compétition avec six réalisations au compteur.

    Lire aussi :   Antoine Griezmann, ni affreux, ni sale, ni méchant

    Le Vélodrome chavire

    Abattus, les joueurs de Joachim Löw tentent de réagir. Mais Joshua Kimmich voit sa belle frappe enroulée s’écraser sur le poteau de Hugo Lloris. Les entrées du milieu N’Golo Kanté et de l’attaquant André-Pierre Gignac et du milieu Yohan Cabaye dynamisent le jeu français. Neuer doit se coucher à plusieurs reprises sur les salves des Tricolores. Maladroits, les champions du monde ratent le coche en fin de match. Impressionnant, Hugo Lloris réalise un arrêt réflexe sur une tête à bout portant de Joshua Kimmich dans les arrêts de jeu.

    Au coup de sifflet final, les travées du Stade Vélodrome bouillonnent. En ligne, les Bleus viennent saluer le public marseillais tandis que les Allemands s’écroulent sur la pelouse. Héros de la soirée, Antoine Griezmann communie longuement avec ses supporteurs extatiques. A la tête des Bleus depuis 2012, Didier Deschamps peut savourer, lui qui avait vu ses joueurs se faire éliminer (1-0) par la Mannschaft, en quarts de finale du Mondial 2014. Le sélectionneur avait par ailleurs été confronté à une litanie de forfaits (Raphaël Varane, Jérémy Mathieu, Lassana Diarra) avant le tournoi. Il avait dû aussi gérer le cas Karim Benzema, mis en examen dans l’affaire du chantage à la sextape et non-retenu pour la compétition.

    Comme en 1984, déjà au Vélodrome, les Tricolores s’ouvre les portes de la finale de « leur » Euro. Assis sur le toit du monde en 1998 lors de son sacre « à la maison », le foot français a l’occasion, dimanche, de renouer avec le succès, dix ans après la finale du Mondial 2006 perdue contre l’Italie (1-1 aux tirs au but). S’il l’emportait face au Portugal, Didier Deschamps deviendrait le premier sélectionneur à soulever le trophée Henri-Delaunay après l’avoir remporté - en 2000- comme joueur.

    [Résumé Vidéo] Le rêve des Bleus continue ! http://po.st/luVHfq 

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  • Portugal Cristiano Ronaldo : «J'ai toujours rêvé de remporter un trophée avec le Portugal»

    Le 07/07/2016 à 00:31:00 | Mis à jour le 07/07/2016 à 00:32:46 |  LIEN
    Après la qualification du Portugal pour la finale de l'Euro, Cristiano Ronaldo est revenu sur son ambition de remporter un titre avec son équipe nationale.
     
     
    Football - Euro - Cristiano Ronaldo jouera la finale de l'Euro dimanche. (C. Recine/Reuters)

    Cristiano Ronaldo jouera la finale de l'Euro dimanche. (C. Recine/Reuters)

    «Vous avez égalé le record de Michel Platini du nombre de buts marqués à l'Euro (9). Qu'est-ce que cela signifie pour vous?
    Vous savez, la chose la plus importante est que l'équipe puisse croire en ses chances pour la finale. Les félicitations doivent être adressées au coach et au staff qui ont tout fait pour qu'on en arrive là, à tous ceux qui nous ont soutenus. Les records, j'en ai déjà battu beaucoup, je continuerai à en battre, mais la chose la plus importante c'était de nous qualifier pour la finale. Nous avons toujours rêvé d'en arriver là, j'ai toujours rêvé de remporter un trophée avec le Portugal et nous sommes à une marche de cela. On peut continuer à rêver.
    «Tous les Portugais mériteraient de remporter ce trophée»
    Vous avez déjà disputé une finale de l'Euro en 2004. Êtes-vous un joueur différent maintenant?
    À l'époque, j'étais au tout début de ma carrière, 12 ans ont passé, nous allons disputer une autre finale et j'espère que notre moment est venu. Mais je suis très confiant, tous les joueurs, moi-même, tout le Portugal, tous les Portugais mériteraient de remporter ce trophée. Nous somme une vraie équipe, notre équipe nationale est unie, solidaire, c'est de cette façon que nous sommes arrivés là. J'ai toujours été à la disposition de l'équipe en défendant à chaque match, j'ai tout donné jusqu'à présent, et comme a dit le sélectionneur il y a eu un travail d'équipe extraordinaire. Vingt-trois joueurs se sont battus pour ce maillot et également les supporters, ça nous a donné quelque chose en plus. J'ai eu la chance de marquer aujourd'hui, je peux tout simplement dire que j'ai aidé mon équipe à se qualifier pour la finale.
    «Je ne vais pas vous révéler la teneur de nos propos»
    On vous a vu parler avec votre coéquipier Gareth Bale à la fin du match, que lui avez-vous dit?
    Vous êtes curieux! On a eu une conversation normale, je ne vais pas vous révéler la teneur de nos propos, mais je l'ai félicité pour leur parcours, ils ont eu un parcours formidable, ils ont été la révélation de ce tournoi et le reste, je préfère le garder pour moi.»
    Avec AFP

    INFOS

    GALLES
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    Dernier match : Mer. 6/07 PORTUGAL 2-0 GALLES
    Prochain match : -
    PORTUGAL
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    Dernier match : Mer. 6/07 PORTUGAL 2-0 GALLES
    Prochain match : Dim. 10/07 PORTUGAL / ???
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  • Quarts Euro : le pays de Galles terrasse la Belgique et rejoint

    le Portugal en demi-finale

    Le 01/07/2016 à 22:50:55 | Mis à jour le 01/07/2016 à 23:12:52 |LIEN
    Le pays de Galles a créé la sensation en battant la Belgique lors des quarts de finale de l'Euro (3-1), ce vendredi soir au Stade Pierre-Mauroy. En demi-finale, le pays de Galles sera opposé au Portugal.
     
    Football - Euro - La joie des Gallois après le but inscrit par Hal Robson-Kanu. (Reuters)

    La joie des Gallois après le but inscrit par Hal Robson-Kanu. (Reuters)

    Le match : 3-1

    L’affrontement entre le pays de Galles et la Belgique (le film du match) a vite fait oublier la frustration relative au quart Portugal – Pologne, qui avait fini par devenir d’un ennui total jeudi. Gallois et Belges ont immédiatement animé la rencontre dans un stade Pierre-Mauroy festif, et l’issue incroyable a rajouté du piquant à la rencontre. La Belgique, qui se présentait avec le onze titulaire le plus jeune de son histoire dans une grande compétition - 24 ans et 242 jours de moyenne d’âge (plus jeune onze à débuter dans un Euro depuis celui de la Yougoslavie en 1968) – a rapidement mis la pression sur le but d’Hennessey.

    Le gardien gallois a d’ailleurs été le premier à briller, en repoussant une frappe à bout portant de Carrasco (7e). Dans la continuité de l’action, Meunier puis Hazard ont à leur tour cadré leur frappe, mais les défenseurs gallois, héroïques, ont repoussé. La Belgique, incisive, n’a pas patienté bien longtemps pour se remettre de cette première émotion. Nainggolan a trompé Hennessey à la 13e minute (voir par ailleurs) pour récompenser la bonne entame.

    Aaron Ramsey a délivré deux passes décisives. (A.Mounic/L'Equipe)

    Les Gallois, réveillés par ce but encaissé, ont alors mis le pied sur le ballon. Le bloc belge a été mis en danger une première fois quand Taylor depuis le point de penalty a fait briller Courtois (26e), superbe sur sa ligne. L’exploit du gardien belge a vite été oublié. Le capitaine gallois Ashley Williams a arraché l’égalisation sur corner à la demi-heure de jeu, d'une tête puissante sur corner (30e).

    Au retour des vestiaires, Romelu Lukaku (48e) et Hazard (50e) ont manqué de redonner l’avantage aux Diables Rouges. C’est finalement le pays de Galles qui a pris les devants, sur un but de Robson-Kanu, servi idéalement par Ramsey, double passeur décisif (55e). Alors que la Belgique tentait de revenir, basculant souvent dans la précipitation, les Gallois, superbes en contre, ont fini par faire le break quand Vokes a catapulté de la tête un centre de Gunter (86e). Les Gallois, qui n'avaient plus disputé de grand tournoi depuis un quart de finale à la Coupe du monde 1958, peuvent continuer à rêver. Face au Portugal le 6 juillet, Bale et sa troupe chercheront un nouvel exploit.
     

    Le fait : Le coaching perdant de Wilmots

    Marc Wilmots a décidé de modifier son dispositif à la mi-temps, en faisant entrer Fellaini à la place de Carrasco. L’objectif était de densifier le milieu pour combler les nombreux espaces laissés durant la première période. Mais le pari s’est avéré perdant. La sortie de l’attaquant de l’Atlético Madrid a réduit les solutions offensives de la Belgique, et Fellaini n’a pas rempli son rôle.

    Marouane Fellaini a raté son entrée en jeu. (John Sibley/Reuters)

    Le joueur de Manchester United a multiplié les mauvais choix, et a peiné à trouver sa place au milieu, perdu entre la récupération et l’attaque. Il n’a en rien enrayé les contre-attaques galloises, et a semblé très fébrile. Il a reçu un avertissement dès la 59e minute pour une semelle volontaire sur Bale, et a frisé à plusieurs reprises l’expulsion.

    Le bijou : le missile de Nainggolan

    Radja Nainggolan a rejoint Romelu Lukaku au classement des buteurs belges dans cet Euro (2 réalisations). Le milieu de la Roma, déjà auteur d’une frappe impressionnante contre la Suède, a récidivé, avec encore davantage de puissance. Sur un service en retrait d’Hazard, «Ninja» a déclenché un tir terrible de près de 30 mètres. Le pauvre Hennessey n’a pu qu’effleurer le ballon, surpuissant. Sa réalisation ne détrônera pas celui de Shaqiri au moment de choisir le plus beau but de la compétition, mais complète sa collection de frappes lointaines. On se rappelle notamment de ce tir soudain contre la France en amical en juin 2015.
     

    Le joueur : Hal Robson-Kanu, encore décisif

    L’Euro a d’ores et déjà changé le destin d’Hal Robson-Kanu, modeste attaquant de Reading (D2 anglaise), dont le contrat s’est terminé jeudi. Entré à la 71e minute lors du premier match des Gallois contre la Slovaquie, il avait été le héros de la partie en arrachant le succès d’une frappe assurée (81e). Il a de nouveau endossé le costume de sauveur contre la Belgique, avec un but qui marquera les mémoires, pour assommer la Belgique.

    Hal Robson-Kanu, héros gallois. (John Sibley/Reuters)

    Servi par Ramsey, il a effectué un mouvement sensationnel pour mettre trois adversaires dans le vent avant d'ajuster Courtois du gauche. Un dribble derrière la jambe que Cruyff n’aurait pas renié. Chris Coleman a longtemps hésité à titulariser l’attaquant de 27 ans, en balance avec Sam Vokes. Le technicien gallois a finalement vu juste. Et Robson-Kanu a doublé son compteur but en sélection en moins d’un mois. Depuis sa première sélection en 2010, il n’avait marqué que deux fois avant d’arriver en France ! Il est sorti à la 80e minute, ovationné par les supporters gallois.
    Nathan GOURDOL  

     

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  • Euro 2016 : le Portugal en demi-finale

    sans convaincre

      >Sports>Euro 2016|Marseille (Bouches-du-Rhîone), de notre envoyée spéciale, Sylvie de Macedo|01 juillet 2016, 0h10 | MAJ : 01 juillet 2016, 1h17| LIEN    

    Stade Vélodrome (Marseille), jeudi. Cristiano Ronaldo et Ricardo Quaresma, qui a marqué le tir au but envoyant les Portugais en demi-finale.

    AFP/Valery HACHE
     
    Marseille (Bouches-du-Rhîone), de notre envoyée spéciale, Sylvie de Macedo
    Euro 2016PolognePortugalCristiano RonaldoRobert Lewandowski

    Le Portugal ne serait pas le Portugal s’il ne jouait pas à se faire peur. A l’image de son parcours dans cet Euro, il a peiné pour arracher sa qualification face à des Polonais solides en défense. Il a certes livré une prestation un brin meilleure que celle contre les Croates (0-1) en 8es. Mais pas beaucoup plus. Sans doute à cause de l’intense chaleur qui a étouffé le Vélodrome. Il faudra donc patienter pour enfin voir du beau jeu et du spectacle du côté de la Selecçao. Les (télé) spectateurs auront peut-être plus de chance lors de la demi-finale qui verra Cristiano Ronaldo se mesurer aux Belges d’Eden Hazard ou à son coéquipier du Real Madrid, le Gallois Gareth Bale, mercredi prochain.


    Mais pour aller plus loin et voir le stade de France le 10 juillet, il faudra faire bien mieux qu’hier soir, et plus globalement que lors de cet Euro. Les trois premiers matchs du Portugal, et autant de nuls concédés, n’avaient guère convaincu. La rencontre un peu folle contre la Hongrie (3-3) où il a passé les 90 minutes à courir après le score, avait certes offert du spectacle. Mais aussi bien des frayeurs. Son 8e contre la Croatie, avec ce but de Quaresma en toute fin de prolongation (119e) avait aussi laissé perplexe. Et surtout, plongé dans l’ennui bien des spectateurs. Hier soir, c’est surtout offensivement que les Portugais ont pêché. A croire qu’ils adorent maintenir le suspense jusqu’au bout de la nuit. Ils n’auront donc gagné aucun match dans le temps réglementaire.

     

     

    EN IMAGES. Euro 2016 : le Portugal qualifié malgré un Ronaldo encore décevant

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    Des Polonais pas plus brillants


    Cristiano Ronaldo a tardé à s’offrir sa première frappe cadrée (29e). Et même s’il aurait dû bénéficier d’un pénalty pour une intervention très limite de Pazdan sur sa personne (31e), il a aussi fait bien des mauvais choix, comme dans ce face à face avec Fabianski à la fin du temps réglementaire (85e). Une réplique parfaite de sa balle de match raté contre l’Autriche d’ailleurs (0-0) en phase de groupe. Ses coéquipiers ne l’ont pas beaucoup aidé, ni Nani, ni même le sauveur contre la Croatie, Quaresma.
     

    Défensivement, le Portugal aussi a montré quelques lacunes. Dès l’entame de match, l’erreur de Cédric Soares a permis à Lewandowski d’inscrire son premier but dans cette édition. Il aurait pu doubler la mise un quart d’heure plus tard (17e). Les Polonais ont su se créer d’autres occasions intéressantes. Mais ne se sont guère montrés plus brillants. Au rayon des satisfactions -il y en a quelques unes-, Renato Sanchez bien sûr. La pépite portugaise de 18 ans, auteur de l’égalisation (33e) a montré tout l’étendue de son talent. Mais à Lyon, pour sa troisième demi-finale sur les quatre dernières éditions, la Selecçao devra enfin sortir un match référence s’il veut s’offrir cette finale tant désirée par les 1,2 million de Portugais que compte la France.

      leparisien.fr

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  • Euro 2016 : l’Islande fait tomber l’Angleterre et prend rendez-vous avec la France

    LE MONDE | 27.06.2016 à 23h06 • Mis à jour le 28.06.2016 à 00h16 | Par Gilles Rof    LIEN

           

    La joie de Aron Gunnarsson à la fin du match face à l’Angleterre.

    L’Islande a réussi le premier grand exploit de l’Euro 2016 en éliminant l’Angleterre, lundi 27 juin à Nice, dès les huitièmes de finale (2-1). Ragnar Sigurdsson et le Nantais Kolbeinn Sigthorsson ont répondu à un pénalty de Wayne Rooney marqué dès la 3e minute. L’Angleterre sortie de l’Euro, trois jours après avoir décidé de sortir de l’Europe. La coïncidence est délicieuse mais totalement fortuite. Si Rooney et ses boys quittent la France piteusement dès les 8e de finale, ils ne le doivent pas au contexte politique mais plutôt à leurs propres lacunes, connues depuis le début du tournoi. Une incapacité flagrante à concrétiser des occasions qu’ils se sont pourtant créées. Et une charnière centrale dont la lourdeur a pesé face aux charges du duo de joyeux vikings Bödvarsson-Sigthsorsson. Un camouflet qui a conduit le sélectionneur anglais Roy Hodgson à présenter sa démission après cette élimination.

    Lire notre reportage :   Il était une fois le football islandais

    Italie-Espagne était un combat technique et tactique remporté à l’étouffée par la Squadra Azzura ? Angleterre-Islande démarre comme une bataille de puncheurs où chaque équipe cherche à assommer l’adversaire. Au bout de six minutes, le score affiche déjà 1-1 et les 35 000 spectateurs de l’Allianz Riviera sont en fusion. « Il faut exploiter vite le ballon pour mettre en difficulté leur défense » s’est projeté capitaine Rooney, la veille du match. Une stratégie 100 % british que son équipe utilise déjà depuis le début de l’Euro… Sans jamais y ajouter les buts qui font les grandes équipes. Que peut faire Roy Hodgson, 68 ans, sélectionneur vieillissant d’une des plus jeunes équipes du tournoi, pour améliorer le maigre rendement offensif ? « Nous avons des options devant» avait-t-il assuré en conférence de presse.

    Mode survie en défense

    La feuille de match raconte une autre histoire. L’Angleterre se présente comme pour son match inaugural face à la Russie (1-1), seul Daniel Sturridge remplace Adam Lallana. Raheem Sterling, dézingué par toute la presse d’outre-manche pour son manque de technique, revient lui occuper le côté gauche et tenter de donner cette fameuse vitesse dont rêve Rooney. L’idée paye. Lancé par Sturridge, son ex-coéquipier au Liverpool FC, Sterling, désormais à Manchester City, se présente seul devant le gardien Hannes Halldorsson, qui sort trop vite pour l’éviter. Pénalty pour l’Angleterre dès la 3e minute et Wayne Rooney, face aux supporters islandais, transforme (1-0).

    Promenade niçoise pour les Anglais ? C’est oublier que l’Islande est la plus belle sensation de l’Euro. La dernière surprise en course aussi, après l’élimination des deux Irlande, de la Slovaquie et des Hongrois dans ces 8e de finale. Sortie des poules sans perdre un match, la plus petite des nations engagées dans la compétition n’a peur de personne. Et surtout pas des Anglais, que nombre de ses joueurs affrontent chaque samedi sur les pelouses du Royaume-Uni, où ils vivent leur carrière d’exilés du foot.

    L’Islande a, de plus, une arme aérienne redoutable : les touches de son capitaine Aron Gunnarsson. Etrangement, à l’heure où chaque sélection emploie une armée d’analystes vidéo pour décortiquer ses rivaux, personne n’a trouvé d’antidote à ces ballons catapultés puis déviés dans la surface adverse. L’Angleterre, pourtant connue pour le côté clinique de sa préparation, se laisse piéger. Gunarsson expédie la balle sur Arnason, qui dévie pour Ragnar Sigurdsson, qui n’a plus qu’à tromper Joe Hart (1-1, 6e). Limpide.

    L’Angleterre, que le champion du monde poids lourds Tyson Fury est venu supporter jusqu’à Nice, remonte sur le ring. Un corner de Rooney manque de trouver la tête de Dele Alli (12e). Quelques secondes plus tard, le joueur de Tottenham reprend, juste au-dessus des buts d’Halldorsson, un ballon mal renvoyé par la défense islandaise sur un nouveau centre de Rooney. Le milieu de Manchester United est, avec Sturridge, le plus vivace des Anglais.
    Face à cette pression, les Bleus se sont mis, comme lors de leurs précédents matches du tournoi, en mode survie en défense. Devant, en revanche, ils piquent comme des abeilles.

     

    Les supporteurs islandais à Nice.

    Le quart d’heure de jeu est à peine dépassé que le trio Sigurdsson-Bödvarsson-Sigthorsson s’offre un jeu en triangle d’école au cœur de la défense anglaise. Les pourtant expérimentés Cahill et Smalling regardent passer Kolbeinn Sigthorsson qui les évite et place le ballon au bout du gant de Joe Hart (2-1, 18e). Premier but de l’Euro pour le Nantais et juste récompense pour l’ensemble de son œuvre.

    Si Damir Skomina, l’arbitre slovène, sanctionne Gylfi Sigurdsson d’un avertissement (38e) – le 10e récolté par les Islandais depuis le tournoi –, il se montre coulant envers des Scandinaves qui utilisent leur puissance physique pour contrer les Anglais. L’équipe dirigée par le duo Lagerbäck-Hallgrimsson bénéficie aussi de la maladresse chronique des attaquants britanniques. Un contre lancé par Sterling et prolongé par un énième centre de Sturridge débouche sur une belle volée d’Harry Kane… Spectaculaire mais sur Halldorsson qui détourne en corner. Juste avant la mi-temps, Sturridge tente une frappe lobée que le gardien islandais n’a aucun mal à arrêter. Deux buts à un, au repos. Les quelque 8 000 Islandais et leur nouveau président, Gudni Johannesson, élu le week-end précédent et présent à l’Allianz Riviera, n’en croient pas leurs yeux.

    L’impuissance anglaise

    Un beau God save the Queen accueille le retour des Anglais, sortis quelques minutes plus tôt sous les sifflets. Roy Hodgson, qui sent que la partie pourrait bien être sa dernière à la tête de la sélection, lance Jack Wilshere à la place d’Eric Dier. Le milieu de terrain d’Arsenal représente un choix plus offensif même s’il vient se positionner à côté de Rooney. C’est une de ses ouvertures qui, à la 52e, offre à Dele Alli un nouveau duel – perdu - avec Halldorsson. L’Islande tient et ses supporteurs s’offrent le plaisir de dominer vocalement tout le stade. A leurs appels gutturaux, Ragnar Sigurdsson répond par l’action du match. Un retourné acrobatique sur une remise de la tête de Sigthorsson que Joe Hart renvoie sans même l’avoir vue arriver (55e). Cette Islande-là réveille soudain le souvenir du Danemark de 1992 ou de la Grèce de 2004, vainqueurs surprises de l’épreuve… Un miracle européen par décennie, pourquoi pas.

    Pour conjurer le destin, Roy Hodgson mange son chapeau en sortant Raheem Sterling, transparent depuis son penalty obtenu en début de match (60e)… Il met son salut entre les pieds de Jamie Vardy, l’avant-centre de Leicester, héros de la saison en Premier League. Britannia rules the World chantent les supporters anglais et Wilshere lance, plein axe, le bad boy de Leicester. La rédemption n’est pas encore au rendez-vous, car Arnason, à la course, vient rattraper la flèche anglaise et le priver, d’un tacle parfait, d’une balle de but (69e).

    L’Angleterre tangue de plus en plus et le mur des fans islandais scande un We will rock you, version corrigée, qui sonne comme un hymne funèbre. Au championnat d’Europe du gâchis, Harry Kane gagne encore des points. Seul aux six mètres, sa tête ressemble à une passe en retrait pour le gardien adverse (78e). La fin du match sera un long calvaire pour l’attaquant de Tottenham. Roy Hodgson, le sélectionneur anglais, est venu se poster au bord du terrain, mains sur les hanches, à la recherche de l’inspiration… Sur le terrain, les Islandais, toujours remarquablement organisés, la trouvent tout seuls. Leur capitaine Aron Gunnarsson, à la conclusion d’un contre fulgurant, frappe pour tuer le match, mais Joe Hart sauve encore le royaume (82e). Symbole de l’impuissance anglaise et d’un changement de génération, Wayne Rooney, 115 sélections, quitte ses camarades (86e). Marcus Rashford, la merveille de Manchester United, 18 ans, 3 apparitions en équipe nationale, le remplace. Sa rentrée sera inutile. L’Islande est magique.

    Lire aussi :   Euro 2016 : l’entraîneur Hallgrimsson, l’âme de l’Islande, tombeur de l’Angleterre

    • Gilles Rof


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