• Euro 2016 : l’équipe de France se qualifie dans la douleur

    pour les quarts de finale (2-1)

    LE MONDE | 26.06.2016 à 17h06 • Mis à jour le 26.06.2016 à 18h08 | Par Henri Seckel (Décines, envoyé spécial)

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    Antoine Griezmann, après l’égalisation en huitième de finale face à l’Irlande, le 26 juin 2016 au Parc OL de Décines.

    La lumière est venue d’Antoine Griezmann, comme dirait l’autre. Un doublé en trois minutes de l’attaquant de l’Atlético de Madrid, dimanche après-midi au Parc OL de Décines (Rhône), a permis à l’équipe de France de renverser l’Irlande (2-1) et de se qualifier pour les quarts de finale de l’Euro, où elle retrouvera l’Angleterre ou l’Islande, dimanche prochain au Stade de France.

    Lire aussi :   Euro 2016 : revivez la qualification de la France face à l’Irlande

    On imagine sans peine l’immense soulagement de Didier Deschamps et ses hommes, tant la rencontre a parfois pris des allures d’interminable calvaire, face à une équipe dont on se doutait qu’elle chercherait davantage à démolir son adversaire qu’à construire du jeu. Les Irlandais ont été fidèles à eux-mêmes, volontaires, vaillants, parfois violents, et les Bleus, qui s’attendaient à buter sur une formation regroupée derrière, se sont infligé un handicap supplémentaire d’entrée de jeu.

    Le début de tournoi nous avait habitués à des fins de match à frissons. Il n’a, cette fois-ci, pas fallu attendre une minute pour en vivre un très pénible : on jouait depuis cinquante-neuf secondes quand Paul Pogba, revenu comme un dératé pour combler les trous que la première offensive verte avait creusés dans la défense bleue, faucha Shane Long dans la surface. Penalty. Brady, poteau rentrant. 1-0, un score autant imputable à la faute de Pogba qu’au dégagement aléatoire de Koscielny et à la glissade malencontreuse de Rami qui l’avaient précédée.

     

    Paul Pogba accroche Shane Long, et concède un penalty dès la première minute de jeu face à l’Irlande, le 26 juin 2016 au Parc OL.

    Subitement, 5 000 Irlandais se sont mis à faire plus de bruit que 55 000 Français dans l’enceinte lyonnaise, tandis que les boys in green battaient sans doute un record du monde en se mettant à jouer la montre à quatre-vingt-huit minutes du coup de sifflet final. Les techniciens en maillot bleu se sont alors cassé beaucoup de dents sur les tacherons en maillot blanc, et on s’est dit qu’après la Croatie la veille face au Portugal (0-1), la France allait apprendre à son tour que ce ne sont pas toujours les plus beaux qui gagnent.

    Loin d’être géniaux, les Bleus monopolisaient le ballon et se procuraient plusieurs occasions. Duffy enlevait de l’occiput un ballon que Giroud, sur un centre de Griezmann, s’apprêtait à catapulter dans le but (12e) ; Griezmann lui-même, de la tête (18e), puis de l’extérieur de la surface (22e), faisait briller Randolph, avant que Pogba, maltraité par les rugueux milieux adverses tout au long de la rencontre, ne voie son magnifique coup franc sorti en catastrophe de la lucarne par le portier irlandais (23e).

    Kanté et Rami suspendus pour les quarts

    Plus grand-chose jusqu’à la pause, hormis le désespoir provoqué par les difficultés des Bleus à emballer la rencontre face au bloc irlandais, et deux cartons jaunes dont Didier Deschamps se serait bien passé : Kanté (27e) puis Rami (44e), déjà avertis en cours de tournoi, seront suspendus lors du quart de finale qui semblait, à la mi-temps, échapper à une équipe de France rentrée aux vestiaires sous d’inévitables sifflets.

    Le sélectionneur décidait de remplacer Kanté par Coman d’entrée de seconde période, basculant ainsi en mode attaque totale, avec Payet à gauche, Coman à droite, et Griezmann en n°10 derrière Giroud. La stratégie allait s’avérer payante moins d’un quart d’heure plus tard.

    Une tête de près de Koscielny (48e) puis une frappe de loin de Matuidi (55e) annonçaient la menace tricolore, que Griezmann allait mettre à exécution. D’une splendide tête décroisée, seul au point de penalty, à la réception d’un centre de Sagna (1-1, 58e). Puis d’un petit coup de patte gauche, après une ouverture de Koscielny parfaitement remise de la tête dans sa course par Giroud (2-1, 61e).

     

    Antoine Griezmann, après son deuxième but en huitième de finale face à l’Irlande, le 26 juin 2016 au Parc OL de Décines.

    En trois minutes, les Bleus venaient de retomber sur leur pattes, mais ils seraient peut-être restés la tête à l’envers si Lloris, capitaine-record des Bleus (55e brassard aujourd’hui, un de plus que Didier Deschamps) n’avait pas sauvé la patrie quelques minutes plus tôt en ôtant du bout du gant un ballon qui filait vers Long, seul au second poteau (52e).

    Au bout d’une heure d’angoisse, la partie avait basculé en faveur des Français. Et elle n’avait plus aucune chance de leur échapper lorsque Duffy, quelques minutes après le doublé de Griezmann, fut expulsé pour avoir fauché, juste devant la surface, l’attaquant de poche qui filait seul vers le hat-trick (66e).

    Gignac, en deux frappes (77e), la première sur le gardien, la seconde sur le poteau, puis Griezmann, encore lui, dans les arrêts de jeu, manquèrent de creuser l’écart. Peu importe, il y a longtemps que les Irlandais ne représentaient plus le moindre danger.

    Après cette victoire arrachée avec les dents, qui confirme les tendances de début d’Euro – limités sur le terrain, forts sans la tête –, les Bleus signent donc pour au moins une semaine supplémentaire à Clairefontaine, puisqu’il devront attendre dimanche prochain, 21 heures, pour disputer leur quart de finale à Saint-Denis. Et ils devront attendre 24 heures pour connaître leur adversaire : l’Angleterre et l’Islande jouent lundi soir (21 heures) à Nice pour obtenir le droit de tenter, à leur tour, de faire chuter le pays hôte.

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    Euro L'Euro est déjà terminé pour

    l'arbitre français Clément Turpin

    Le 23/06/2016 à 14:14:00 | Mis à jour le 23/06/2016 à 15:16:13 | LIEN
     
    L'UEFA a dévoilé la liste des six arbitres qui quittent l'Euro après la phase de groupes. Clément Turpin en fait partie.
     
    Football - Euro - Clément Turpin a expulsé l'Autrichien Aleksandar Dragovic lors de son premier match à l'Euro. (Michael Dalder/Reuters)

    Clément Turpin a expulsé l'Autrichien Aleksandar Dragovic lors de son premier match à l'Euro. (Michael Dalder/Reuters)

    Clément Turpin (34 ans) ne continuera pas l'Euro. L'arbitre français, qui a officié durant Autriche-Hongrie et Allemagne-Irlande du Nord, fait partie de la liste des 6 arbitres écartés après la phase de groupes. Il avait notamment expulsé l'Autrichein Alexsandar Dragovic, avec un second carton jaune très sévère.

    La liste des six arbitres qui quittent l'Euro :

    William Collum (Ecosse/Irlande)
    Ovidiu Alin Hategan (Roumanie)
    Sergei Karasev (Russie)
    Pavel Královec (République tchèque/Slovaquie)
    Svein Oddvar Moen (Norvège)
    Clément Turpin (France)
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  • Euro 2016 : l’Irlande s’offre la France au bout du suspense

    LE MONDE | 22.06.2016 à 22h57 • Mis à jour le 22.06.2016 à 23h18 | Par Yann Bouchez

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    Les joueurs irlandais célébrant leur but.  

    Après deux semaines d’Euro, la voilà qui quitte la compétition, pas vraiment vaillante, et il n’y aura personne pour la regretter. Nous ne parlons évidemment pas de l’Irlande, qui mérite infiniment plus de respect après être difficilement venue à bout d’Italiens gestionnaires (1-0) lors de son dernier match de groupe. Avec 4 points, les Boys in Green, troisièmes de leur groupe derrière l’Italie et la Belgique, affronteront la France, grâce à un but de Robbie Brady dans les dernières minutes de jeu (85e).

    Lire aussi :   Euro 2016 : La Belgique achève les rêves de la Suède de Zlatan (1-0)

    Mais il faut bien l’avouer, le remplacement de la pelouse du stade Pierre-Mauroy, à Villeneuve d’Ascq, ne tirera aucune larme de nostalgie aux acteurs qui l’ont foulée et s’y sont emmêlés les crampons depuis le 12 juin. Mercredi soir, le gazon a encore provoqué moult glissades, lors d’une rencontre par moments assez fade, malgré toute la bonne volonté des Boys in Green. Il devrait être remplacé par une pelouse venue des Pays-Bas, dans la nuit de mercredi à jeudi. Il aurait en revanche été dommage de devoir dire good bye aux supporteurs irlandais, encore une fois débordants d’enthousiasme durant tout le match, même quand leur équipe était en position d’être éliminée.

    Turn-over italien

    Avant même la rencontre, l’Italie savait qu’elle n’avait rien à perdre, puisque la première place du groupe E lui était réservée, quel que soit le score final face à l’Irlande. Rien à gagner non plus puisque cette place de leader assurée lui offrait un cadeau empoisonné : l’Espagne dès les huitièmes de finale. Antonio Conte avait donc décidé de mettre en place un important turn-over, laissant sur le banc une poignée de titulaires habituels. Les Irlandais, eux, devaient l’emporter, seul moyen pour eux de ne pas rentrer tout de suite direction Dublin.

    Sans surprise, ce furent donc les hommes du sélectionneur Martin O’Neill qui prirent les initiatives. Sans génie excessif, mais en évitant de balancer de grands ballons devant et en optant pour une construction de jeu plus patiente, ils se créaient les occasions les plus dangereuses. La frappe bien sentie de Jeff Hendrick, l’un des meilleurs Irlandais sur le terrain, ne passait pas loin de la lucarne droite de Savatore Sirigu (10e). Le gardien du PSG, titularisé à la place de Gianluigi Buffon, devait claquer une tête de Daryl Murphy sur un corner tiré par Robbie Brady (21e). Mais l’Irlande croyait tenir sa plus grosse occasion lorsque, à une minute de la mi-temps, James McClean se faisait bousculer dans la surface de réparation par Federico Bernardeschi. L’Italien s’aidait de son coude pour déséquilibrer l’Irlandais, mais l’arbitre roumain Ovidiu Hategan ne sifflait rien. Un penalty n’aurait pas été scandaleux, et les supporteurs verts se faisaient encore plus bruyants pour le faire savoir.

    Cadors des tribunes

    Côté italien, les joueurs d’Antonio Conte se contentaient de gérer ce match, semblant s’en servir parfois comme d’une bonne séance d’entraînement. Même les contre-attaques n’étaient pas jouées à fond, et mis à part une frappe d’Inmobile à côté des buts de Darren Randolph (43e), il n’y avait pas grand-chose à signaler.

    Le scénario du second acte se rééquilibrait, avec des Italiens dangereux sur une reprise de volée de Zaza qui passait au-dessus des buts de Randolph (52e), et encore plus sur une belle frappe de Lorenzo Insigne, repoussée par le poteau gauche de Randolph. En face, les Irlandais, toujours volontaires mais limités, étaient moins incisifs qu’en première mi-temps. Il y avait bien cette frappe d’Aiden McGeady (75e), mais elle passait assez au-dessus pour ne pas inquiéter Sirigu. Tout jsuet rentré en jeu, Wes Hoolahan avait ce que l’on pensait être la ball du match au bout du pied mais il butait sur Sirigu. Quelques instants plus tard, ce même Hoolahan se rachetait en livrant un centre parfait pour la tête de Robbie Brady, qui délivrait le peuple vert (85e).

    Dimanche 26 juin, en huitièmes de finale, l’équipe de France affrontera à Lyon l’Irlande - et pas celle du Nord, comme elle l’a longtemps pensé -, une sélection qui semble largement à sa portée. En tribunes, en revanche, la bataille des supporteurs bleus s’annonce plus difficile face aux cadors des tribunes, qui sont restés fêter leurs héros dans les tribunes du stade Pierre-Mauroy.

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  • Gr. E Euro : La Belgique élimine la Suède et retrouvera la Hongrie en huitièmes de finale

    Le 22/06/2016 à 22:51:00 | Mis à jour le 22/06/2016 à 23:19:08     LIEN
    Victorieuse de la Suède sur une lourde frappe de Nainggolan (1-0), la Belgique a assuré la 2e place du groupe E. Les hommes de Marc Wilmots affronteront la Hongrie, première du groupe F, dimanche à Toulouse (21h00). La Suède n'a pu éviter l'élimination, précipitant la retraite internationale de Zlatan Ibrahimovic.
     
     
    Football - Euro - Nainggolan a libéré la Belgique contre la Suède d'Ibrahimovic. (Reuters)

    Nainggolan a libéré la Belgique contre la Suède d'Ibrahimovic. (Reuters)

    Le match : 1-0

    Les promesses laissées par les cinq premières minutes de la rencontre, avec un pressing haut des Suédois et du rythme n’ont pas été tenues par la suite. La Belgique, qui avait semblé s’être libérée contre l’Irlande (3-0), est tombée dans le faux rythme des Suédois. Seul Kevin De Bruyne a animé la première période des Diables Rouges, par une frappe bien captée par Isaksson (25e) et un centre frôlé par Meunier de la tête (45e), alors qu'Hazard, auteur d'une partie encourageante, a surtout été utile dans les phases de transition.

    La Suède, qui a profité de l’espace important laissé dans le dos du duo Witsel – Nainggolan, a poussé, la Belgique ne réagissant qu’en contre, souvent par l’indispensable De Bruyne. Très faibles dans le jeu de position, les partenaires d'Hazard ont souffert et confirmé que leur statut de favori de l’Euro était plus hypothétique qu’attendu. Les hommes de Wilmots s’en sont remis à une frappe soudaine et puissante de Nainggolan (84e) après un bon travail d’Hazard… en contre, comme un symbole. Un succès laborieux mais suffisant pour assurer la deuxième place du groupe E. Face à la surprenante Hongrie, première du groupe F, les Red Devils devront démontrer davantage.

    Le joueur : Ibrahimovic, der' courageuse mais pas heureuse

    Parti comme un roi du PSG, Zlatan Ibrahimovic n’est pas entré dans la légende de l’Euro 2016. L’attaquant de 34 ans, muselé lors des deux premiers matches, a une nouvelle fois été privé de but face à la Belgique ce mercredi. Un mutisme qui a entraîné l’élimination de son équipe, et précipité sa retraite internationale, après 116 sélections.

    Concentré, Ibra avait le regard lointain pendant les hymnes, à l’inverse de son sélectionneur Erik Hamren, enjoué et démonstratif, alors qu’il fêtait lui aussi son dernier match sur le banc de la Suède. Plus en vue que lors de ses deux derniers matches, Ibra a beaucoup tenté durant la première période, parfois dans des positions bien trop compliquées (23e, 24e). Le numéro 10 a souvent décroché pour venir au niveau de la ligne médiane contribuer à la construction.

    Zlatan Ibrahimovic n'a pas réussi à tromper la défense belge. (Reuters)

    Une partie de patron, avec beaucoup d’efforts, toutefois entachée de plusieurs erreurs technique. Il a vu sa frappe à l’entrée de la surface mourir à quelques centimètres du poteau gauche (26e), sur une remise de Berg. Il aurait pu donner une passe décisive à celui-ci, mais le buteur du Panathinaikos a manqué son contrôle (53e). Le meilleur buteur de l’histoire de sa sélection (62 réalisations) a cru ouvrir le score à la 63e minute, mais le but a été annulé, sans qu’on sache si M.Brych a signalé un hors-jeu ou un pied haut d’Ibra. Il a une nouvelle chance sur coup franc, mais Courtois a repoussé son tir de 30 mètres (75e). Fou de rage sur le but Nainggolan, Ibrahimovic a finalement rendu les armes, après avoir marqué durablement l'histoire de la Suède.

    Le fait : La parade de Courtois

    Seul Belge à avoir tenu son rang lors de la chute contre l’Italie, rassurant contre l’Irlande, Courtois a encore été à la hauteur contre la Suède. Le gardien belge a sauvé le match des siens dès l’entame. Après un cafouillage de Vertonghen, Berg a armé une puissante reprise à bout portant, et le gardien de Chelsea s’est parfaitement interposé (4e). Une ouverture du score des Suédois, très bien regroupés en défense, aurait pu influer grandement sur le déroulé de la partie.

    Courtois s'est interposé devant Berg. (E. Keogh/Reuters)

     

    [LIVE - VIDEO] Premier tir cadré par la Suède dans la compétition, belle parade de Courtois ! http://ow.ly/XJTG301xb6i 

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  • Euro : Le Portugal, qualifié, affrontera la Croatie en huitièmes de finale

     

    Le 22/06/2016 à 19:53:00 | Mis à jour le 22/06/2016 à 20:04:25 |    LIEN

     

    Le Portugal, qui a concédé le nul 3-3 contre la Hongrie au Parc OL au terme d'un match fou, a pris la troisième place du groupe F. L'équipe de Cristiano Ronaldo, auteur d'un doublé, affrontera la Croatie en huitièmes de finale. La Hongrie prend la 1re place du groupe.
     

     

    Football - Euro - Cristiano Ronaldo, auteur d'un doublé et d'une passe décisive, a porté son équipe. (M. Rossi/Reuters)

    Cristiano Ronaldo, auteur d'un doublé et d'une passe décisive, a porté son équipe. (M. Rossi/Reuters)

     

    Le match : 3-3

    La bonne nouvelle attendue par près de 11 millions de Portugais est enfin arrivée, en même temps que l’été. Comme lors du dernier Euro (face au Pays-Bas), Cristiano Ronaldo s’est réveillé sur le dernier match de poule de la compétition, portant son pays vers une qualification spectaculaire mais douloureuse face à la Hongrie (3-3). Un nul à rebondissements où le capitaine de la Seleçcao a pris ses responsabilités de manière indiscutable : au tableau d’affichage, cela fait une passe décisive et deux buts. Sur le tableau général de la compétition, une troisième place de la poule F qui lui assure une place en 8e de finale. Et dans le Guinness des records, huit buts inscrits en Championnat d’Europe, le milieu de terrain du Real Madrid étant désormais le seul à avoir réussi à marquer sur quatre éditions.
    Ces lauriers ne feront pas oublier les sueurs froides qui ont traversé le camp portugais, qui a couru après le score une heure durant. Ce n’était clairement pas une vie face à la Hongrie et ses papys Zoltan Gera, auteur de l’ouverture du score d’une superbe frappe du gauche (19e), ou encore Gabor Kiraly, qui ont fait plus que de la résistance. Ils ont semé le doute au sein d’une Selecçao qui, en première période, n’a trouvé la faille via Nani que lorsqu'elle a enfin pris d’assaut un côté gauche inoccupé (42e).

    En seconde période, les capitaines se sont répondu : Balazs Dzsudzak dès le retour des vestiaires, qui pouvait remercier Ricardo Carvalho pour les deux coups francs qui lui ont permis de briller (47e, 55e), puis Cristiano Ronaldo avec deux gestes de classe (50e, 62e, voir plus bas), les deux seuls tirs cadrés de son camp en 2e période. Heureusement pour lui, la frappe d’Akos Elek n’a fait qu’heurter le poteau. Après n’avoir cessé de courir après le score, le Portugal a fini par sauver sa peau, au prix de trois buts encaissés toutefois, ce qui ne lui était plus arrivé depuis le 0-4 administré par l’Allemagne lors de la Coupe du monde 2014. Et cela, les belles stats de Cristiano Ronaldo ne pourront pas le faire oublier.

    Le joueur : Cristiano Ronaldo

    8 buts inscrits lors de quatre Euros, à peine un de moins que Michel Platini. Mal embarqué dans la compétition, le triple ballon d’Or portugais a fait ce qu’il fallait mercredi pour porter son pays : au terme d’une première période assez anonyme (malgré un coup franc cadré, son premier de l’Euro), une passe lumineuse pour Nani sur l’égalisation, puis deux buts superbes : une talonnade du droit (50e) sur un bon centre à ras de terre de Joao Mario, puis une tête croisée après un bon service de Ricardo Quaresma (62e). Le Madrilène aurait même pu en marquer un troisième si sa reprise de volée (76e) n’avait pas filé au-dessus.
    6 Six buts ont été inscrits sur cette rencontre, soit autant que sur l'ensemble de la poule F avant cette dernière journée.

    Goals between and today = 6.

    Goals in Group F before today = 6.

    Quite the contrast.

     

    A.-S. BOURDET, au Parc OL
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    Euro Euro : qui est qualifié, qui est éliminé, les affiches des huitièmes

    Le 22/06/2016 à 20:03:00 | Mis à jour le 22/06/2016 à 20:08:43   LIEN
    Retrouvez ici, jusqu'à la fin de la phase de groupes, les nations qualifiées pour les matches à élimination directe et le programme des huitièmes.
     
     
    Football - Euro - Suisses et Français sont qualifiés. (P. Lahalle/L'Equipe)

    Suisses et Français sont qualifiés. (P. Lahalle/L'Equipe)

     
     

    Les équipes qualifiées :

    Groupe A : France (1re), Suisse (2e)
    Groupe B : Pays de Galles (1er), Angleterre (2e), Slovaquie (3e)
    Groupe C : Allemagne (1re), Pologne (2e), Irlande du Nord (3e)
    Groupe D : Croatie (1re), Espagne (2e)
    Groupe E : Italie (1re)
    Groupe F : Hongrie (1re), Islande (2e), Portugal (3e)

    Les équipes éliminées :

    Groupe A : Roumanie, Albanie
    Groupe B : Russie
    Groupe C : Ukraine
    Groupe D : République tchèque
    Groupe F : Autriche

    Les huitièmes de finale connus :

    Suisse - Pologne samedi 25 juin (15h00), à Saint-Étienne (Geoffroy-Guichard)
    Croatie - Portugal, samedi 25 juin (21h00) à Lens (Bollaert - Delelis)

    Angleterre - Islande, lundi 27 juin (21h00) à Nice (Allianz Riviera)

    Allemagne - Slovaquie, dimanche 26 juin (18h00) à Lille (Pierre-Mauroy)
    Italie – Espagne, lundi 27 juin (18h00) à Saint-Denis (Stade de France)
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  • Sport  

     

    Euro 2016: Islande-Autriche, revivez la qualification des Islandais (qui joueront les Anglais)

     

    FOOTBALL Les Nordiques verront les huitièmes

     

     

    Le match Autriche-Islande, le 22 juin 2016, au Stade de France.Le match Autriche-Islande, le 22 juin 2016, au Stade de France. - ODD ANDERSEN / AFP

     

    R.B. et T.L.G.

     

     

    Euro 2016
    Mercredi 22 juin 2016
    Phase de groupes
    • Bodvarsson18'
    • Traustason90'+4
    • 60'Schöpf
     
    2-1
    Mi-temps1 - 0

     

    Cette page est actualisée en temps réel : cliquez ici pour mettre à jour.

     

    Buts: Bodvarsson (18e), Traustason (90e+4), Schöpf (60e)

     


     

    19h57: Allez, on vous laisse. Dans une heure, on vous live Belgique-Suède et Irlande-Italie. A tout à l'heure...

     


     

    19h55: Donc je résume:

     

    1. Hongrie

     

    2. Islande

     

    3. Portugal

     

    4. Autriche

     


     

    19h52: C'EST FINI. VICTOIRE ET QUALIFICATION DE L'ISLANDE QUI AFFRONTERA L'ANGLETERRE.

     


     

    90e+4: ET LE BUUUUUUUUUUUUUT DE L'ISLANDE EN CONTRE. ILS SONT DEUXIEMES.

     


     

    90e: Quatre minutes d'arrêt de jeu. On claque des fesses à Salzburg.

     


     

    89e: Complètement d'accord. Quelle évidence.

     

     

     


     

    88e: L'Autriche continue de pousser. Normal, ils vont se retrouver éliminés les ex-outsiders de ce tournoi. Quelle blague sérieux.

     


     

    87e: Alors que Gudmundsson sort. L'homme qui avait envoyé l'énorme mine sur la barre en première période, souvenez-vous.

     


     

    86e: On a encore deux autres matchs ce soir dont un avec l'Irlande à Lille...

     

     

     


     

    84e: Bon, je vous annonce un pion d'ici la fin du match. Et il viendra de l'Islande. Faîtes moi confiance.

     


     

    81e: Un Autrichien et un Islandais au sol après ce corner. Ca a fait très mal dans les airs ce choc tête contre tête. Ouille. Aïe.

     


     

    81e: Il était joli ce coup franc de David Alaba. Mignon comme tout mais bien sorti.

     


     

    79e: @RubensBalibalo: "Ca donne quoi l'ami nantais Sigthorsson pour l'instant?" Ca défend en permanence.

     


     

    77e: Quand tu me dis que les Islandais ne font que défendre et que c'est moche?  

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    75e: Les Islandais qui réclament une main et un péno. Pour moi c'est non, ou alors c'est très dur pour l'Autriche.

     


     

    72e: Et encore une belle occasion de Janko. Die Boulen pour les Autrichiens s'ils n'arrivent pas à marquer.

     


     

    71e: Janko prend un jaune pour avoir claqué un ippon sur le défenseur islandais. C'est le strict minimum.

     


     

    70e: C'est ce qu'on appelle un tableau relevé.

     

     

     


     

    69e: OH LA TETE DE JANKO JUSTE A COTE. Et ben c'était chaud mes coquinsson.

     


     

    66e: Et la très belle parade du gardien autrichien. Il commence à être bien kiffant ce match.

     


     

    66e: Y.O.L.O. Total.

     

    BUT!
    Doublé de 3-3 !
    Il pleut des buts en 
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  • La Pologne bat l’Ukraine et prend rendez-vous avec la Suisse (1-0)

    LE MONDE | 21.06.2016 à 20h15       LIEN

    La joie des joueurs polonais après leur qualification.

    La Pologne s’est qualifiée pour les huitièmes de finale de l’Euro 2016 en battant petitement une Ukraine maudite, au stade Vélodrome de Marseille (1-0). Un exploit personnel de Jakub Blaszczykowki, en début de seconde période, a suffi aux Polonais pour s’imposer face à des adversaires offensifs mais terriblement maladroits. La star polonaise Robert Lewandowski, elle, a encore traversé le match dans une totale discrétion. La Pologne, qui n’a toujours pas encaissé de but, défiera la Suisse à Saint-Etienne, samedi 25 juin. Les Ukrainiens, eux, quittent le tournoi avec un bilan catastrophique : trois défaites, aucun but marqué.

    Ukraine-Pologne ou le duel des deux organisateurs de l’Euro 2012. Deux nations qui, depuis, ont connu des trajectoires opposées. Un parcours éclatant dans les poules qualificatives et un bon début de tournoi – victoire contre l’Irlande du Nord (1-0) et nul (0-0) contre l’Allemagne -, pour l’équipe du buteur Robert Lewandowski. Deux défaites face aux mêmes rivaux, quatre buts encaissés pour une Ukraine qui a visiblement la tête ailleurs, et notamment à la guerre qui a provoqué la partition du pays. « Le football n’est pas actuellement quelque chose de très important dans nos vies. On a une situation difficile dans notre pays » reconnaissait d’ailleurs, la veille du match, Mykhailo Fomenko, le sélectionneur, promettant toutefois « une réaction » de ses joueurs, pour leur dernière rencontre avant un retour programmé à la maison.

    Lire aussi :   Ukraine-Pologne : que reste-t-il des beaux jours de 2012 ?, par Albrecht Sonntag

    Domination ukrainienne

    La promesse n’a pas été faite en l’air. La bonne volonté ukrainienne s’étale dès les premières minutes. Face à une Pologne, imperméable depuis le début du tournoi, mais qui a titularisé Fabianski dans ses buts pour suppléer un Szczesny, absent des entraînements depuis le début de la semaine, l’Ukraine se positionne haut. L’allant est louable mais dangereux : les deux premières occasions sont polonaises. Arkadiusz Milik, seul buteur de son pays depuis le début de l’Euro, mais aussi gâcheur en chef d’occasions, se présente seul à la 3e minute, après une talonnade géniale de Lewandowski. Son tir, déclenché du flanc gauche de la surface, rebondit sur la poitrine de l’excellent Pyatov, bien sorti. Une poignée de secondes plus tard, le joueur de l’Ajax Amsterdam rend la pareille à Lewandowski. Seul dans l’axe, le buteur du Bayern Munich expédie le ballon en direction du toit du Vélodrome. On ne le reverra plus jusqu’à la mi-temps – le joueur, pas le ballon -, si ce n’est pour provoquer le carton jaune de Kucher (37e).

    La Pologne est presque qualifiée pour les huitièmes de finale, mais c’est clairement l’Ukraine qui domine. Au milieu de terrain, l’absence de Blaszczykowski, aux côtés du râtisseur Krychowiak, pénalise-t-elle son jeu ? En face, Yevhen Konoplyanka, coéquipier de Krychowiak au FC Séville, et Zinchenko, 19 ans seulement, s’installent, tranquilles, à la baguette. Ils lancent les flèches ukrainiennes Zozulya et Yarmolenko qui s’enfoncent, tour à tour, dans la défense polonaise et obligent Michal Pazdan à se jeter au sol pour contrer leurs tirs (8e). Traumatisée par les incidents d’Angleterre-Russie, Marseille a repoussé de deux jours sa fête de la musique par crainte de débordements autour du match… Les supporters polonais ne doivent pas être informés. Ils chantent d’une même voix et donnent l’impression à leurs joueurs d’évoluer à domicile. Leur enthousiasme fait plaisir à voir, mais il s’avère insuffisant. La première mi-temps est ukrainienne.

    Comme la France face à la Suisse, la Pologne semble attendre le point du match nul et son ticket pour les 8e de finale en tant que deuxième du groupe. Elle recule dangereusement dans son camp et laisse la possession du ballon à un adversaire qui possède quelques beaux joueurs… A la 17e minute, Yarmolenko, l’attaquant du Dynamo Kiev, s’échappe encore mais ouvre trop son pied au moment de frapper. Konoplyanka, lui, prend tout son temps pour tirer dans le petit filet de Fabianski (29e). Et c’est encore l’ex-meneur de Donetsk qui est à la réception d’un centre en retrait de Butko, quelques minutes plus tard, mais le ballon, dévié par un pied polonais, lui file entre les jambes.

    La Pologne est méconnaissable. Sa défense manque d’agressivité et ses attaquants, le jeune Bartosz Kapustka, 19 ans, dit « Petit chou », compris, attendent en vain des ballons négociables. La perspective d’une 8e de finale contre la Suisse suffit-elle à expliquer son peu de volonté ? Au retour des vestiaires, les Polonais ne semblent pas avoir trouvé une envie supplémentaire. Mais ils ramènent avec eux Blaszczykowski, le joueur de la Fiorentina aux 30 sélections, qui remplace Zielinski. Alors que Lewandowski, pataud comme depuis le début du tournoi, rate encore quelques contrôles, c’est bien Jakub Blaszczykowski qui va faire exploser le stade. Sur un corner, Milik lui glisse le ballon dans la surface. Le reste est limpide.

     

    Les supporteurs polonais à Marseille.

    La Pologne imperméable

    Un crochet, un décalage, une frappe enroulée. Pyatov n’y peut rien et l’Ukraine plie encore contre le cours du jeu (1-0, 54e). Comme depuis le début de cet Euro pas si sécurisé que ça, des fumigènes célèbrent le but polonais et dans l’euphorie générale, l’équipe d’Adam Nawalka retrouve son allant du début de match. Kapustka, enfin sollicité, conclut un beau mouvement en triangle par un tir au ras du poteau de Pyatov. Hélas pour l’ailier polonais, et pour les amateurs de beaux joueurs, l’avertissement dont il hérite quelques minutes plus tard – son second du tournoi -, le prive du 8e de finale.

    L’Ukraine est assommée mais comme l’a promis son sélectionneur, elle veut quitter le tournoi avec les honneurs. Elle tente encore et sur un long ballon, Zozulya remet de la tête pour Yarmolenko qui glisse à Konoplyanka, à l’entrée de la surface de réparation (62e). Mais le trio n’est pas plus efficace qu’en première période et Fabianski n’a même pas besoin de plonger. Le gardien polonais s’offre une petite frayeur à la 71e minute, quand, sur un cafouillage dans sa surface, Zinchenko semble bien seul au point de penalty. La reprise est ratée, et le tout jeune Zinchenko, 19 ans, quitte l’Euro sans avoir marqué, remplacé par Kovalenko, guère plus âgé, 20 ans (73e).

    Pendant que l’Allemagne mène toujours devant l’Irlande du Nord, la Pologne recule encore et laisse à l’Ukraine les meilleures occasions. Une frappe du capitaine Rotan (82e), détournée par Fabianski, oblige le gardien polonais à se jeter dans les pieds de Yarmolenko. Zozulya, lui, arrive quelques dixièmes de seconde trop tard sur un débordement de Butko (86e). La malédiction ukrainienne est consommée. Le sélectionneur Mykhailo Fomenko, qui a annoncé sa retraite à l’issue de l’Euro, s’enfonce de plus en plus dans l’ombre du banc. La Pologne jouera contre la Suisse samedi 25 à Saint-Etienne. Elle continue sa route grâce à l’efficacité de sa défense qui n’a toujours pas encaissé le moindre but.

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  • Euro 2016 : la Mannschaft passe,

    l’Irlande du Nord espère

    LE MONDE | 21.06.2016 à 20h05 | Par Erwan Le Duc   LIEN

     

    Mario Gomez face à Aaron Hughes, le 21 juin à Paris.

    « On veut gagner contre l’Irlande du Nord, on va gagner contre l’Irlande du Nord, on finira premiers du groupe, ensuite je crois que le huitième de finale sera à Lille. Je ne connais aucun autre parcours », avait expliqué Joachim Löw en conférence de presse avant la rencontre. Le sélectionneur allemand avait raison : en battant l’Irlande du Nord 1-0, la Mannschaft a conservé sa place de leader du groupe C, devant la Pologne, qualifié également après son succès contre l’Ukraine (1-0).

    En alignant Mario Gomez pour disposer d’un véritable avant centre, Löw effectuait d’emblée un choix fort, et payant. Le grand attaquant allait en effet débloquer la situation à la demi-heure de jeu, en marquant de près sur un service de Müller. Avantage mérité, tant la Mannschaft avait maîtrisé les débats contre des Nord-Irlandais vaillants mais acculés en défense la majeure partie du temps.

    Lire aussi :   Euro 2016 : deux Irlandes irréconciliables

    Lors des 45 premières minutes, l’Allemagne s’est procurée sept occasions franches, sans compter celle amenant au but. Muet depuis le début de l’Euro, Müller entretenait cette statistique en jouant tantôt de maladresse (un duel perdu à la 7e minute, un tir à côté à la 22e), tantôt de malchance (tête plongeante sur le poteau à la 26e, plat du pied sur la barre à la 33e).

    McGovern, la muraille verte

    Pour l’Irlande du Nord, le spectacle était surtout dans les tribunes, avec cette incroyable armée verte dont les chants et les bonds n’ont cessé de faire vibrer, parfois trembler, un Parc des Princes où même les supporteurs allemands semblaient parfois profiter de cette animation plutôt que du match lui-même. L’ouverture du score de Gomez interrompit une seconde à peine la bronca permanente qui s’élevait du virage vert.

    Il y avait peu de chance que la physionomie du match change après la pause, et l’exercice d’attaque - défense reprenait dès l’entame, avec un sauvetage du gardien Michael McGovern, très bon tout au long de la rencontre, devant Mario Götze (46e). Dans la suite de cette action, le même Götze tirait juste à côté du poteau, pas de quoi troubler les Verts qui bondissaient ensuite pendant au moins cinq minutes sans interruption, au rythme de leur fameux « Will Grigg’s on fire », certainement pour honorer en ce 21 juin la fête de la musique.

    Malgré de nouvelles occasions pour Gomez, détournées par McGovern, ou Özil, à côté, la Mannschaft en restait sur ce 1-0 mal payé, mais suffisant pour s’assurer la première place du groupe C, à la différence de buts, devant la Pologne (7 points chacun, +3 contre +2). Pour l’Irlande du Nord, la troisième place avec 3 points et une différence de buts à zéro pourrait être synonyme de qualification dans le lot des meilleurs troisièmes. Ce serait inespéré, à l’arrachée. A l’Irlandaise.

    Lire aussi :   Euro 2016 : « Le Parc des Princes, c’est magique »

    • Erwan Le Duc
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  • Euro 2016 : le Pays de Galles humilie la Russie

    LE MONDE | 20.06.2016 à 23h06 • Mis à jour le 20.06.2016 à 23h15 | Par Bruno Lesprit (Toulouse, envoyé spécial)

     LIEN      

    Gareth Bale rate une occasion de but face à Akinfeev. Il se rattrapera en seconde période.

    Gareth Bale rate une occasion de but face à Akinfeev. Il se rattrapera en seconde période.

    VINCENT KESSLER / REUTERS

    Sale temps sportif pour la Russie et pour Vladimir Poutine. Alors que les athlètes nationaux risquent de ne pas participer aux Jeux olympiques de Rio en août, voilà que l’équipe de football quitte l’Euro dès le premier tour, après sa déroute (3-0) contre Galles, lundi 20 juin à Toulouse.

    Un fiasco inquiétant pour le pays qui doit organiser le Mondial de football en 2018. Il fait suite à un autre tout aussi traumatisant, l’élimination dès les quarts de finale de la Sbornaïa, la sélection de hockey sur glace, aux Jeux d’hiver de Sotchi il y a deux ans.

    La Russie, qui avait atteint les demi-finales de l’Euro en 2008, n’aura donc pas fait mieux qu’en 2012 où elle fut éjectée par la Grèce à Varsovie. Ce fut même bien pire tant l’indigence de son jeu se passe de commentaire, par charité.

    Pour Galles, le rêve continue. En dépit d’une courte défaite subie dans les arrêts de jeu (2-1) contre l’Angleterre, sa première participation à la compétition continentale – et la deuxième seulement dans un grand tournoi près de 60 ans après le quart-de-finale de la Coupe du monde 1958 en Suède – est un franc succès. Le pays termine même premier de son groupe grâce au match nul (0-0) entre l’Angleterre et la Slovaquie à Saint-Etienne.

    Lire aussi :   Euro 2016 : la Slovaquie contrarie les plans de l’Angleterre après un match nul

    Don’t Take Me Home

    Le Dragon a donc mangé tout cru l’aigle bicéphale pour ce match qui avait été classé à risques, suite aux incidents du 11 juin à Marseille pour Russie-Angleterre. Les Gallois qui avaient squatté la place du Capitole avec leurs étendards, invitaient pourtant volontiers les Russes de passage à se joindre à leurs sauts houblonnés.

    Avant l’entrée des équipes, deux chants se succèdent. Un Katioucha repris par la tribune russe puis le Don’t Take Me Home des Gallois. Les Reds mettent une ambiance de feu dans l’enceinte. Commele dit la chanson, ils ne veulent pas retourner au boulot mais continuer de boire toute notre bière.

    Les joueurs russes, de leur côté, portent un brassard noir en hommage aux quinze adolescents morts dans le naufrage de leur bateau en Carélie, le week-end dernier. Seul hic, la présence dans le stade d’Alexandre Chpryguine, le président ultranationaliste de l’Association des supporteurs russes, censé avoir été expulsé par la France. Il n’a pas manqué de le faire savoir sur son compte Twitter, ce qui lui a valu d’être interpellé pendant le match.

    Bale illumine le jeu gallois

     

    Gareth Bale salue la foule à la sortie du terrain du Stadium de Toulouse.

    Face au prudent 5-3-2 des Gallois, le sélectionneur Leonid Slutski, souriant comme Brejnev, aligne un 4-2-3-1 offensif. Il n’a pas vraiment le choix. Plus qu’entre les dents, ses hommes ont le couteau sous la gorge avec leur maigre point arraché aux Anglais, précédant une défaite contre la Slovaquie. Pour leurs adversaires, victorieux de ces mêmes Slovaques, un nul peut suffire.

    Ce sont pourtant les Gallois qui se procurent la première occasion dès la 2e minute avec l’inévitable Gareth Bale qui trouve aussitôt le cadre en échouant sur Igor Akinfeev. Bien plus à son aise que contre les Slovaques et les Anglais, le Madrilène illumine le jeu de son équipe. En face, les Russes n’ont pas le moindre tranchant. Une erreur de replacement de leur défense offre à Aaron Ramsey de filer seul au but et de tromper d’une balle piquée Akinfeev dès la 11e minute. Les « Rossia! » baissent d’intensité en l’absence de réaction russe.

    Devant, il ne se passe effectivement rien. Et derrière, c’est calamiteux. A la 20e, un contre non maîtrisé du capitaine Roman Shirokov se transforme en passe en or pour le latéral gauche Neil Taylor qui bat Akinfeev en deux temps. Ite missa est.

    Les Gallois à la plage

    Pendant ce temps, le portier Wayne Hennessey s’ennuie. A l’approche de la première demi-heure, son capitaine Ashley Williams trouve quand même un moyen de l’occuper en ratant complètement son intervention sur un long dégagement d’Akinfeev, et en laissant seul son gardien face à Aleksandr Kokorine. Le pensionnaire de Crystal Palace est irréprochable.

    Dans la foulée, sur un raid de Bale, Sam Vokes peut provoquer le k-o, il s’offre le luxe de rater l’immanquable. Face à un adversaire qui a déjà rendu les armes, les Gallois ratent de multiples occasions et s’en mordraient les doigts dans d’autres circonstances. Quelques secondes avant la pause, Fedor Somolov parvient enfin à cadrer un tir.

    A la reprise, rien n’a changé. Les Dragons ont la maîtrise du ballon et l’intérêt pour la rencontre a fortement décliné. Une nouvelle erreur de marquage permet à Ramsey de servir Bale en toute quiétude pour le 3-0 (67e). La plus belle occasion russe interviendra à la... 85e mais Artem Dzyuba, dans les six mètres, reprend au-dessus. Les fans gallois, qui n’ont cessé de varier leur répertoire, peuvent chantent le Sloop John B. des Beach Boys avec ferveur et beauté – tradition des chorales locales oblige. Ils sont à la plage.

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