• Euro 2016 : l’équipe de France se qualifie dans la douleur pour les quarts de finale (2-1)

    Euro 2016 : l’équipe de France se qualifie dans la douleur

    pour les quarts de finale (2-1)

    LE MONDE | 26.06.2016 à 17h06 • Mis à jour le 26.06.2016 à 18h08 | Par Henri Seckel (Décines, envoyé spécial)

    LIEN

     

    Antoine Griezmann, après l’égalisation en huitième de finale face à l’Irlande, le 26 juin 2016 au Parc OL de Décines.

    La lumière est venue d’Antoine Griezmann, comme dirait l’autre. Un doublé en trois minutes de l’attaquant de l’Atlético de Madrid, dimanche après-midi au Parc OL de Décines (Rhône), a permis à l’équipe de France de renverser l’Irlande (2-1) et de se qualifier pour les quarts de finale de l’Euro, où elle retrouvera l’Angleterre ou l’Islande, dimanche prochain au Stade de France.

    Lire aussi :   Euro 2016 : revivez la qualification de la France face à l’Irlande

    On imagine sans peine l’immense soulagement de Didier Deschamps et ses hommes, tant la rencontre a parfois pris des allures d’interminable calvaire, face à une équipe dont on se doutait qu’elle chercherait davantage à démolir son adversaire qu’à construire du jeu. Les Irlandais ont été fidèles à eux-mêmes, volontaires, vaillants, parfois violents, et les Bleus, qui s’attendaient à buter sur une formation regroupée derrière, se sont infligé un handicap supplémentaire d’entrée de jeu.

    Le début de tournoi nous avait habitués à des fins de match à frissons. Il n’a, cette fois-ci, pas fallu attendre une minute pour en vivre un très pénible : on jouait depuis cinquante-neuf secondes quand Paul Pogba, revenu comme un dératé pour combler les trous que la première offensive verte avait creusés dans la défense bleue, faucha Shane Long dans la surface. Penalty. Brady, poteau rentrant. 1-0, un score autant imputable à la faute de Pogba qu’au dégagement aléatoire de Koscielny et à la glissade malencontreuse de Rami qui l’avaient précédée.

     

    Paul Pogba accroche Shane Long, et concède un penalty dès la première minute de jeu face à l’Irlande, le 26 juin 2016 au Parc OL.

    Subitement, 5 000 Irlandais se sont mis à faire plus de bruit que 55 000 Français dans l’enceinte lyonnaise, tandis que les boys in green battaient sans doute un record du monde en se mettant à jouer la montre à quatre-vingt-huit minutes du coup de sifflet final. Les techniciens en maillot bleu se sont alors cassé beaucoup de dents sur les tacherons en maillot blanc, et on s’est dit qu’après la Croatie la veille face au Portugal (0-1), la France allait apprendre à son tour que ce ne sont pas toujours les plus beaux qui gagnent.

    Loin d’être géniaux, les Bleus monopolisaient le ballon et se procuraient plusieurs occasions. Duffy enlevait de l’occiput un ballon que Giroud, sur un centre de Griezmann, s’apprêtait à catapulter dans le but (12e) ; Griezmann lui-même, de la tête (18e), puis de l’extérieur de la surface (22e), faisait briller Randolph, avant que Pogba, maltraité par les rugueux milieux adverses tout au long de la rencontre, ne voie son magnifique coup franc sorti en catastrophe de la lucarne par le portier irlandais (23e).

    Kanté et Rami suspendus pour les quarts

    Plus grand-chose jusqu’à la pause, hormis le désespoir provoqué par les difficultés des Bleus à emballer la rencontre face au bloc irlandais, et deux cartons jaunes dont Didier Deschamps se serait bien passé : Kanté (27e) puis Rami (44e), déjà avertis en cours de tournoi, seront suspendus lors du quart de finale qui semblait, à la mi-temps, échapper à une équipe de France rentrée aux vestiaires sous d’inévitables sifflets.

    Le sélectionneur décidait de remplacer Kanté par Coman d’entrée de seconde période, basculant ainsi en mode attaque totale, avec Payet à gauche, Coman à droite, et Griezmann en n°10 derrière Giroud. La stratégie allait s’avérer payante moins d’un quart d’heure plus tard.

    Une tête de près de Koscielny (48e) puis une frappe de loin de Matuidi (55e) annonçaient la menace tricolore, que Griezmann allait mettre à exécution. D’une splendide tête décroisée, seul au point de penalty, à la réception d’un centre de Sagna (1-1, 58e). Puis d’un petit coup de patte gauche, après une ouverture de Koscielny parfaitement remise de la tête dans sa course par Giroud (2-1, 61e).

     

    Antoine Griezmann, après son deuxième but en huitième de finale face à l’Irlande, le 26 juin 2016 au Parc OL de Décines.

    En trois minutes, les Bleus venaient de retomber sur leur pattes, mais ils seraient peut-être restés la tête à l’envers si Lloris, capitaine-record des Bleus (55e brassard aujourd’hui, un de plus que Didier Deschamps) n’avait pas sauvé la patrie quelques minutes plus tôt en ôtant du bout du gant un ballon qui filait vers Long, seul au second poteau (52e).

    Au bout d’une heure d’angoisse, la partie avait basculé en faveur des Français. Et elle n’avait plus aucune chance de leur échapper lorsque Duffy, quelques minutes après le doublé de Griezmann, fut expulsé pour avoir fauché, juste devant la surface, l’attaquant de poche qui filait seul vers le hat-trick (66e).

    Gignac, en deux frappes (77e), la première sur le gardien, la seconde sur le poteau, puis Griezmann, encore lui, dans les arrêts de jeu, manquèrent de creuser l’écart. Peu importe, il y a longtemps que les Irlandais ne représentaient plus le moindre danger.

    Après cette victoire arrachée avec les dents, qui confirme les tendances de début d’Euro – limités sur le terrain, forts sans la tête –, les Bleus signent donc pour au moins une semaine supplémentaire à Clairefontaine, puisqu’il devront attendre dimanche prochain, 21 heures, pour disputer leur quart de finale à Saint-Denis. Et ils devront attendre 24 heures pour connaître leur adversaire : l’Angleterre et l’Islande jouent lundi soir (21 heures) à Nice pour obtenir le droit de tenter, à leur tour, de faire chuter le pays hôte.

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