• Politique

    07 novembre 2016 21:17; Act: 07.11.2016 21:28       LIEN

    Chute du gouvernement en Estonie

    Deux des trois partis au pouvoir ont réclamé le départ du Premier ministre Taavi Roivas et négocient avec une formation centriste.

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    Juri Ratas, du parti du Centre, pourrait être le prochain Premier ministre estonien. (photo: AFP/Raigo Pajula)

    Les sociaux-démocrates et les conservateurs ont réclamé le départ du Premier ministre Taavi Roivas, entraînant la chute de la coalition gouvernementale tripartite. Cet événement ne devrait pas toutefois entraîner de changements importants dans la politique extérieure de ce pays balte, membre de l'Otan, de l'UE et de la zone euro, selon un analyste, Ahto Lobjakas.

    «Pour les sociaux-démocrates du SDE et pour les conservateurs d'IRL, la coopération avec le parti de la Réforme (NDLR: de Taavi Roivas) dans ce gouvernement est finie», a déclaré Heidi Ojamaa, porte-parole des sociaux-démocrates. Au pouvoir depuis avril 2015, la coalition disposait de 59 sièges sur un total de 101 au Parlement estonien.

    Un nouveau Premier ministre du Centre?

    Avertissant que «l'Estonie se dirigeait vers une coalition de gauche» et que cela «était dangereux», le vice-président du parti de la Réforme et ministre de l'Intérieur Hanno Pevkur a dit à la télévision publique estonienne que la direction de son parti allait se réunir mardi pour discuter de la démission de Taavi Roivas, 37 ans.

    «Aussi bien le SDE que l'IRL poursuivent officiellement depuis ce soir de nouvelles discussions de coalition avec le parti du Centre» (prorusse, opposition), a déclaré l'analyste politique Ahto Lobjakas.

    Disposant de 27 sièges au parlement, le parti du Centre est le deuxième plus grand parti en Estonie. Il est très populaire auprès de la minorité russe de ce pays d'1,3 million d'habitants. Le parti du Centre a désigné ce week-end son nouveau président, Juri Ratas, 38 ans, qui, selon les analystes, pourrait devenir le nouveau Premier ministre.

    (L'essentiel/nxp/afp)

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  • Royaume-Uni : Theresa May maintient son calendrier du Brexit malgré la décision de la haute cour

    - Avec AFP

    © Pool New Source: Reuters

    Après la décision de la Haute Cour accordant le droit de vote au Parlement sur le Brexit, la Première ministre britannique a fait appel devant la cour suprême. Sûre de ses arguments, elle a assuré que le calendrier du Brexit restait «inchangé».

    Theresa May a confirmé à la chancelière allemande Angela Merkel et au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker «que le calendrier du gouvernement pour notifier l'article 50 restait inchangé», souligne son service dans un communiqué. La Premier ministre britannique May souhaite déclencher le processus de sortie de l'Union européenne avant fin mars.

    Downing street précise que Theresa May «parlera plus tard dans la journée» au président français François Hollande et au président du Conseil européen Donald Tusk.

    Enfin, Theresa May souligne que si son gouvernement est «déçu» de la décision des juges, «il a des arguments juridiques solides» à faire valoir à la Cour suprême, qui doit examiner son appel début décembre.

    La Haute Cour de justice a porté un coup jeudi au gouvernement de Theresa May en décidant que le parlement britannique devrait voter sur le processus de sortie de l'UE, ce qui pourrait ralentir le Brexit et peser sur les négociations.

    Lire aussi : La Justice britannique ouvre la possibilité au gouvernement de bloquer le Brexit

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    Islande : ce qu'une victoire du parti Pirate pourrait changer

    pour le monde

    Le parti contestataire arrive en tête des intentions de vote alors que les élections législatives ont lieu ce samedi.

    Attention !

    Publié le 29 Octobre 2016     LIEN

     

    Islande : ce qu'une victoire du parti Pirate pourrait changer pour le monde

    Le parti Pirate, en Allemagne Crédit Reuters

     

    Avec ses 320 000 habitants, l'Islande fait figure de petit poucet mondial. Pourtant, outre son équipe de foot, l'île nordique pourrait frapper un grand coup sur les relations diplomatiques mondiales. Ce samedi, ont lieu les élections législatives du pays et le favori des sondages est le parti Pirate, une formation contestataire qui a profité des déboires des partis traditionnels, éclaboussés par les "Panama papers", pour s'imposer dans le champ politique.

    Le parti Pirate axe son programme sur le partage de la culture, des données, de l'information. Une première mesure que pourrait prendre l'Islande serait ainsi d'accorder l'asile politique, voire la citoyenneté à Edward Snowden. La tête d'affiche du parti,  Birgitta Jonsdottir, a aussi travaillé aux côté de Julian Assange, avant de considérer que le travail de Wikileaks manquait de "transparence." Elle souhaite aussi faire de l'Islande un coffre-fort du data, pour stocker les données du monde entier en toute sécurité, sans que les Etats étrangers n'y mettent leur nez.

    Le pays pourrait aussi devenir un laboratoire pour une constitution citoyenne, réclamée depuis la crise financière de 2008. La constitution, impliquant des centaines de citoyens, avait bien vue le jour mais avait été enterrée par le retour de la droite en 2013.

    Mais une victoire à cette élection impliquera néanmoins des alliances qui pourraient bien mettre un frein à l'enthousiasme des pirates…

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    Fin de 10 mois de paralysie politique en Espagne avec le retour des conservateurs

    Mariano Rajoy est revenu au pouvoir après avoir remporté un vote de confiance au Congrès. A la tête d’un gouvernement très minoritaire, il devra faire preuve de diplomatie.

    LE MONDE | 29.10.2016 à 20h27 • Mis à jour le 29.10.2016 à 21h23     LIEN

     

    Le président du Parti populaire (PP), Mariano Rajoy, a été reconduit à la tête du gouvernement espagnol, obtenant la confiance du Congrès, samedi 29 octobre. Il a obtenu 170 voix favorables, 111 voix défavorables et 68 abstentions chez les députés de gauche du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

    M. Rajoy, qui a bénéficié des votes de son parti et de 32 députés centristes de Ciudadanos, revient ainsi au pouvoir après un blocage politique qui aura duré 10 mois marqués par deux élections législatives (le 20 décembre et le 26 juin) qui n’ont pas donné de majorité claire.

    Lors de son discours devant le Congrès, Mariano Rajoy a plaidé pour un vote favorable en disant qu’il « ne demandait pas un chèque en blanc, ni la lune, mais un gouvernement stable ». Celui-ci devrait être dévoilé le 3 novembre.

    « Il va diriger le gouvernement le plus minoritaire de l’histoire de l’Espagne »

    La marge de manœuvre de M. Rajoy sera bien plus étroite que lors de ses précédents gouvernements, remontant jusqu’en 2011. Comme l’expliquait au Monde le politologue Pablo Simon, universitaire et membre du groupe de réflexion Politikon :

    « Il va diriger le gouvernement le plus minoritaire de l’histoire de l’Espagne avec seulement 137 députés sur 350. Il n’a pas d’autres choix que de changer ses manières. »

    Cela veut dire que Mariano Rajoy devra sans cesse négocier, ce qui n’a jamais été son fort. Pour approuver des lois ordinaires, il faudra au PP une majorité simple – plus de voix pour que de voix contre –, ce qui l’obligera à se mettre d’accord, au minimum, avec Ciudadanos.

    Pour les lois organiques, il a besoin de la majorité absolue – plus de la moitié des députés –, ce qui se révélera plus compliqué. Car le PSOE, malgré son abstention lors du vote de confiance, prévoit de mener une « opposition dure » et s’est fixé parmi ses objectifs d’abroger les grandes réformes du mandat de M. Rajoy : les lois du travail, de l’éducation ou de la sécurité intérieure.

    Lire aussi :   En Espagne, Mariano Rajoy va devoir dialoguer pour réussir à gouverner

    Devant le Congrès, le 29 octobre, des manifestants contre le reconduction annoncée de Mariano Rajoy.

    Pendant que le vote avait lieu, près de 6 000 personnes ont manifesté autour du bâtiment à Madrid pour dénoncer le retour au pouvoir des conservateurs. La manifestation était organisée par le collectif du « 25-S », qui avait organisé une action similaire en 2012. Avec des panneaux « non », entourés par de nombreux policiers, les manifestants s’étaient réunis « contre le coup d’Etat de la mafia », rappelant les affaires de corruption dans lesquels sont impliqués des membres du parti conservateur.

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  • Avertissement sans frais du parlement espagnol à Mariano Rajoy

    MADRID (Reuters) - L'opposition espagnole, Parti socialiste en tête, a lancé jeudi un avertissement sans frais au Premier ministre conservateur Mariano Rajoy en lui refusant la confiance qu'il sollicitait afin de sortir l'Espagne de dix mois de crise institutionnelle.

    Après deux élections législatives, en décembre et en juin, qui n'ont pas permis d'obtenir une majorité claire à la chambre des députés, les parlementaires ont tenu à rappeler à Rajoy qu'il ne pourrait gouverner qu'avec un cabinet minoritaire.

    Les socialistes du PSOE ont voté contre leur adversaire jeudi mais ont prévu de s'abstenir samedi lorsque Rajoy demandera une seconde fois la confiance des élus.

    Le président du gouvernement devrait alors obtenir grâce au Parti populaire (PP), première formation politique du pays, une majorité relative suffisante pour qu'il puisse entamer un second mandat.

    Le PSOE a clairement fait comprendre à Rajoy qu'il n'aurait pas les mains libres et a répété qu'il s'opposerait à d'éventuelles mesures d'austérité venant s'ajouter à celles déjà prises.

    Si le parti Podemos (anti-austérité) reste farouchement opposé à Rajoy, les socialistes sont parvenus à définir une conduite commune après avoir vécu une crise interne conclue par la démission de leur patron, Pedro Sanchez, le 1er octobre.

    La décision de s'abstenir lors du second vote de confiance samedi ne fait pas l'unanimité au sein de la formation de gauche, limitant encore un peu plus la marge de manoeuvre du futur gouvernement.

    Le parti catalan a pour sa part annoncé que sa position serait le "non" en raison de l'opposition de Rajoy à l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de la région.

    La priorité du gouvernement Rajoy sera de s'attaquer à la réduction du déficit budgétaire et de répondre aux exigences de Bruxelles qui demande des économies d'au moins cinq milliards de d'euros pour 2017.

    (Carlos Ruano et Angus Berwick; Pierre Sérisier pour le service français)

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  • CETA: la signature UE/Canada à nouveau envisagée

    Le Premier ministre belge, Charles Michel, à Bruxelles, le 24 octobre 2016-BELGA/AFP/LAURIE DIEFFEMBACQ

    Le Premier ministre belge, Charles Michel, à Bruxelles, le 24 octobre 2016-BELGA/AFP/LAURIE DIEFFEMBACQ

    Après de laborieuses discussions, la Belgique est enfin parvenue jeudi à arrêter une position sur le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (CETA), ce qui pourrait permettre aux Européens de le signer, malgré un calendrier incertain.

    "C'est un accord important qui est sur la table", s'est réjoui le Premier ministre belge, Charles Michel, à l'issue d'une énième réunion avec les différentes régions et communautés linguistiques belges du pays jeudi matin.

    Le gouvernement fédéral belge tentait depuis plusieurs jours de convaincre la région francophone de Wallonie, la région de Bruxelles-Capitale et la Communauté linguistique française de revenir sur leur veto, qui bloque la signature du CETA par la Belgique et, en conséquence, par l'Union toute entière.

    "La Wallonie est extrêmement heureuse que nos demandes aient pu être entendues", a déclaré le ministre-président de la région francophone de la Wallonie (sud), le socialiste Paul Magnette, chef de file des opposants au CETA.

    Le ministre-président de la région francophone de la Wallonie, le socialiste Paul Magnette, chef de file des opposants au CETA, le 27 octobre 2016 à Bruxelles-AFP/JOHN THYSLe ministre-président de la région francophone de la Wallonie, le socialiste Paul Magnette, chef de file des opposants au CETA, le 27 octobre 2016 à Bruxelles-AFP/JOHN THYS

    Le président du Conseil européen Donald Tusk a pour sa part salué sur Twitter "la bonne nouvelle venue du Premier ministre Charles Michel".

    "Je ne contacterai le Premier ministre (canadien) Justin Trudeau qu'une fois toutes les procédures finalisées pour la signature", a-t-il ajouté.

    Car la question du calendrier reste la grande inconnue.

    "Je suis très réticent à l'idée de donner une indication concrète du timing", s'est ainsi contenté de déclarer le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, lors du point presse quotidien de l'exécutif européen.

    "J'espère qu'une date pourra être fixée rapidement", a tweeté la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malström, qui a négocié le CETA au nom des 28.

    Une centaine de personnes ont manifesté jeudi midi leur opposition persistante au CETA en organisant un concert de casseroles sous les fenêtres du siège de la Commission à Bruxelles.

    Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le 13 octobre 2016 à Montreal-AFP/Archives/Alice ChicheLe Premier ministre canadien Justin Trudeau, le 13 octobre 2016 à Montreal-AFP/Archives/Alice Chiche

    Les ambassadeurs des Etats membres à Bruxelles ont prévu de se réunir jeudi après-midi pour étudier la déclaration belge. Si elle est approuvée, elle sera envoyée aux parlements des régions et communautés belges, qui se sont engagées à se prononcer "avant vendredi minuit", a expliqué Charles Michel.

    Eux seuls sont en mesure d'accorder les pleins pouvoirs au gouvernement fédéral, indispensables pour qu'il puisse approuver le CETA. "Je veux être clair: la position des parlements sera évidemment déterminante dans les heures qui viennent", a-t-il dit.

    - 'Nous avons pu être entendus' -

    Une fois signé par l'UE et le Canada, le traité sera appliqué de manière partielle et provisoire, le temps qu'il soit ratifié par l'ensemble des Parlements d'Europe, ce qui peut prendre des années.

    La déclaration belge, dont l'AFP a obtenu copie, réaffirme que les différentes entités belges garderont un droit de regard pendant cette mise en place provisoire, notamment en matière d'agriculture.

    Elle se concentre aussi sur le mécanisme d'arbitrage (ICS) que le traité instaurerait en cas de conflit entre un investisseur et un Etat, mais qui ne serait instauré qu'une fois le traité ratifié par l'ensemble des parlements européens.

    La Belgique demandera l'avis de la Cour de justice de l'Union européenne sur cette question, est-il indiqué.

    De plus, quatre des parlements locaux belges soulignent qu'il ne signeront pas l'accord final "sur la base du système de règlement des différends (...) tel qu'il existe aujourd'hui".

    "On s'est toujours battu pour avoir des traités qui renforcent les normes sociales, les normes environnementales, protègent les services publics, pour qu'il n'y ai pas d'arbitrage privé", a affirmé Paul Magnette. "Nous avons pu être entendus et tout cela sera désormais acquis."

    Ces longues tractations, dont sont coutumiers les responsables politiques belges, ont entraîné le report du sommet prévu jeudi à Bruxelles ou devait être signé le CETA en présence de Justin Trudeau.

    Ce dernier avait annulé sa visite mercredi soir, faute d'accord belge. Mais le Canada avait ajouté, par la voix de sa ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, qu'il restait disposé à "signer cet accord important lorsque l'Europe sera prête".

     

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  • CETA : la Belgique divisée "pas en état de signer", l'UE fragilisée
    CETA : la Belgique divisée "pas en état de signer", l'UE fragiliséeCommerce entre l'UE et le Canada ((c) Afp)

    Bruxelles (AFP) - La désunion belge met à mal l'Union européenne : la Belgique n'est "pas en état" d'approuver l'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada (CETA), bloquant de facto sa signature prévue jeudi à Bruxelles. L'Europe en sort fragilisée.

    "Nous ne sommes pas en état de signer le CETA", s'est désolé le Premier ministre belge Charles Michel, à la sortie d'une réunion lundi avec les représentants des entités fédérées de Belgique.

    "On nous a demandé de donner une réponse claire aujourd'hui. La réponse claire à ce stade, c'est non", a asséné M. Michel, qui avait besoin de l'accord des Parlements de toutes les entités de Belgique.

    Il a immédiatement informé de cette réponse Donald Tusk, le président du Conseil européen - représentant des 28 Etats de l'UE - qui avait donné à la Belgique jusqu'à lundi soir pour faire connaître sa position.

     

    Si le gouvernement fédéral, la communauté germanophone et la Flandre ont dit oui, la Wallonie, le gouvernement bruxellois et la communauté linguistique francophone ont refusé de déléguer leur pouvoir à la Belgique. En résumé, une opposition entre Néerlandophones plus prospères et Francophones touchés par la crise.

    "Il est évident que dans les circonstances actuelles, on ne peut pas donner un +oui+ aujourd'hui", a répété le socialiste Paul Magnette, chef de gouvernement de Wallonie, devenu le chef de file de l'opposition belge au CETA.

    Avec ce blocage, la Belgique est le seul des 28 pays de l'Union européenne dans l'impossibilité de signer ce traité transatlantique, qui concerne plus de 500 millions d'Européens.

    Au delà, cette paralysie fragilise encore davantage une Union en pleine crise, déjà déstabilisée par le Brexit, qu'elle va sans doute devoir négocier au printemps prochain avec Londres.

    "Nous ne voulons pas que (cet accord) mette en cause les normes sociales, environnementales, la protection des services publics", explique Paul Magnette pour justifier son rejet.

    Également en cause, le volet très sensible de la protection des investissements, qui permettrait à une multinationale investissant dans un pays étranger de porter plainte contre un Etat qui adopterait une politique publique contraire à ses intérêts.

    Malgré un dernier texte transmis dimanche par la Commission, afin de rassurer sur cette question, le gouvernement wallon a maintenu sa fin de non recevoir.

    Son objectif : assurer "une base juridique solide" à ce traité, que la Wallonie perçoit comme l'ossature des futurs traités commerciaux, en particulier celui laborieusement négocié avec les Etats-Unis (TTIP ou Tafta), très impopulaire.

    - 'Le CETA est mort' -

    Sans le feu vert de la Belgique, le sommet prévu jeudi à Bruxelles en présence du Premier ministre canadien Justin Trudeau afin de signer ce traité est plus incertain que jamais. La question devrait être tranchée dans la soirée, au cours d'un entretien téléphonique entre M. Trudeau et Donald Tusk à 18h15 (16h15 GMT).

    Mais cela ne signifiera pas pour autant la fin du CETA : selon une source européenne, la Commission est prête à laisser encore quelques semaines supplémentaires à la Belgique.

    "Du point de vue de l'UE, la Belgique est toujours en train d'établir sa position", a réagi un porte-parole de la Commission. "Nous respectons cela. La patience est essentielle."

    Une position en adéquation avec la demande d'André Antoine, le président de l'assemblée wallonne, qui a réclamé lundi davantage de temps pour étudier les quelque 1.600 pages de texte.

    "Le CETA est, de facto, mort", a cependant commenté le social-démocrate allemand Bernd Lange, président de la commission du commerce international au Parlement européen.

    "Il est possible qu'il y ait une nouvelle tentative pour le signer dans quelques semaines, mais je ne suis pas persuadé que ça fonctionnera. Si les Belges ne bougent pas sous la pression actuelle, ils ne le feront pas à moyen terme", a-t-il dit à l'AFP.

    "Arrêtons de considérer la Wallonie comme un bastion de résistance face au libre-échange", a déploré l'eurodéputé français Franck Proust (PPE, droite), également membre de cette commission. Lui estime que Paul Magnette, "en difficulté avec le départ du siège de Caterpillar vers la France" a "allumé un contre-feu". "Malheureusement cela tombe sur un accord capital pour l'Union européenne."

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  • Espagne : les socialistes décident de laisser le conservateur Rajoy former un gouvernement

    Le Parti socialiste ouvrier espagnol a décidé de faciliter une nouvelle investiture du premier ministre pour éviter de troisièmes législatives et mettre fin à dix mois de paralysie politique.

    Le Monde | 23.10.2016 à 15h21 • Mis à jour le 23.10.2016 à 16h53 | Par Le Monde.fr (avec Sandrine Morel) LIEN

    Mariano Rajoy, président du Parti populaire et chef du gouvernement espagnol par intérim, le 21 octobre.

    L’horizon s’éclaircit pour Mariano Rajoy, président du Parti populaire (PP, droite) et chef du gouvernement espagnol par intérim. Après dix mois de blocage politique, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a décidé, dimanche 23 octobre, à l’occasion d’un comité fédéral, de s’abstenir lors du prochain débat d’investiture.

    Les délégués du comité fédéral du PSOE réuni à Madrid ont pris cette décision à une large majorité (139 contre 96), pour permettre à M. Rajoy, au pouvoir depuis la fin de 2011, de former un gouvernement minoritaire. Le PSOE, fracturé et en perte de vitesse, évite ainsi aux Espagnols de retourner aux urnes pour la troisième fois en un an, un scrutin où il risquait une nouvelle déroute.

    Lire aussi :   En Espagne, Mariano Rajoy en route vers la réélection

    « Moindre mal »

    Une logique de « moindre mal » défendue par Javier Fernandez, président de la commission exécutive provisoire qui a pris les rênes du parti. Le PSOE est certes encore divisé entre ceux qui veulent maintenir le non à M. Rajoy coûte que coûte et ceux qui préfèrent le laisser gouverner pour éviter de nouvelles et périlleuses élections. Mais les défenseurs de l’abstention, qui ont obtenu au début d’octobre la tête du secrétaire général Pedro Sanchez, ont finalement eu le dernier mot.

    Le calendrier :

    Rajoy désigné candidat à l’investiture. Lundi et mardi, le roi Felipe VI convoquera les chefs de file des divers partis pour les sonder sur la possible tenue d’un nouveau débat d’investiture. Il recevra ensuite Mariano Rajoy, à 15h30.

    Maintenant assuré de la neutralité socialiste, M. Rajoy devra faire savoir au roi qu’il pense pouvoir obtenir la confiance du Congrès de 350 députés, avec les 137 voix du PP, et les 32 que lui ont promises les centristes de Ciudadanos.

    Le roi pourra ensuite le désigner comme candidat à l’investiture, probablement dès mardi soir. C’est la présidente de la Chambre des députés, Ana Pastor (PP), qui annoncera la nouvelle. M. Rajoy sera alors reconduit à la tête du gouvernement espagnol.

    La candidature soumise au vote des députés. Mme Pastor devra décider quand elle convoque les débats parlementaires au cours desquels la candidature de M. Rajoy sera soumise au vote. La Constitution prévoit deux votes, espacés de 48 heures. M. Rajoy a besoin de la majorité absolue au premier tour. Au second, il suffit que les « oui » l’emporte sur les « non ».

    La première séance de vote pourrait avoir lieu jeudi 27 ou vendredi 28, la seconde et dernière séance le samedi 29 ou le dimanche 30, certains souhaitant que le débat final ne se tienne pas avant le retour du roi de Colombie. Felipe VI se rend en effet de jeudi à samedi dans ce pays d’Amérique du Sud, à l’occasion du sommet ibéro-américain de Carthagène des Indes.

    La Constitution ne précise qu’une chose: le vote d’investiture doit se tenir avant le 31 octobre à minuit, faute de quoi les Chambres seront dissoutes et les Espagnols devront retourner aux urnes en décembre.

    Le Monde.fr (avec Sandrine Morel)

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  • Pologne : le Parlement rejette le projet de loi visant à interdire totalement l’avortement

    Lundi, 100 000 « femmes en grève », vêtues de noir, avaient protesté contre une proposition de loi déposée par un député de la majorité ultraconservatrice.

    LE MONDE | 06.10.2016 à 11h23 • Mis à jour le 06.10.2016 à 16h53      LIEN

     

    Trois jours après des manifestations ayant réuni 100 000 « femmes en grève », vêtues de noir pour protester contre une proposition de loi visant une interdiction totale de l’avortement, les députés polonais ont rejeté définitivement le texte en session plénière, jeudi 6 octobre.

    La veille, la commission de la justice et des droits humains de la chambre basse du Parlement polonais avait rejeté la proposition de loi, dans une atmosphère tendue. Déposée par le député de la majorité ultraconservatrice du PiS (Droit et justice) Witold Czarnecki, la motion de rejet a été approuvée par quinze députés sur trente et un – un membre de la commission s’étant abstenu.

    Conscient de l’extrême sensibilité du sujet, qui a amplement mobilisé les femmes lors des manifestations de lundi à travers le pays, Jaroslaw Kaczynski, le chef du PiS, le parti au pouvoir, a décidé de mettre le holà à une proposition de loi dont son parti n’était pas à l’origine, mais qui avait recueilli les signatures de près de 500 000 citoyens.

    Cinq ans de prison

    La proposition de loi prévoyait des peines allant jusqu’à cinq ans de prison pour les femmes, les médecins ou toute personne participant à la procédure d’interruption volontaire de grossesse (IVG).

    Lire aussi :   Pologne : un projet obscurantiste sur l’avortement

    Avant même le vote, le ministre de la science et de l’enseignement supérieur, Jaroslaw Gowin, avait déjà donné des signes sur la position du parti. « Je voudrais rassurer ceux qui craignent que l’avortement soit totalement interdit en Pologne. A coup sûr, le projet d’interdiction totale ne passera pas. A coup sûr, l’avortement ne sera pas interdit en cas de viol ou quand la vie ou la santé de la femme sont menacées », avait-il déclaré. La manifestation de lundi a « fait réfléchir » la majorité et lui a donné « une leçon d’humilité », avait-il ajouté.

    Mercredi soir, les organisations féministes criaient victoire. « Lundi la manifestation noire, mercredi, le projet est rejeté. Toutes ensemble, nous sommes fortes ! », a commenté, sur Twitter, la porte-parole du parti libéral Nowoczesna (« moderne »), Kamila Gasiuk-Pihowicz, qui avait fait du sujet son cheval de bataille.

    Lire aussi :   « Lundi noir » de mobilisation en Pologne contre le projet de loi anti-avortement

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  • Mis en minorité, Pedro Sanchez quitte la tête

    du Parti socialiste espagnol

    Plusieurs dirigeants du PSOE critiquaient sa stratégie de blocage du premier ministre conservateur Mariano Rajoy, qui empêche de former un gouvernement.

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 01.10.2016 à 20h43 • Mis à jour le 01.10.2016 à 22h40      LIEN

     

    Pedro Sanchez, secrétaire général démissionnaire du PSOE, le 26 septembre à Madrid.

    La crise politique persistante en Espagne a fait samedi 1er octobre une première victime de poids : le secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sanchez, poussé à la démission après avoir été mis en minorité dans les instances dirigeantes du parti.

    Pedro Sanchez a été visé mercredi par un coup de force d’une partie de son équipe de direction qui a démissionné en bloc pour le faire tomber. La réunion samedi à huis clos du comité fédéral du parti (sorte de parlement du parti comptant 300 membres) aura eu raison de lui : mis en minorité par 132 voix contre 107 lors d’un vote clôturant une journée de débats houleux, il a avancé dans la foulée sa démission.

    Vers un déblocage de la situation politique

    Ses opposants s’opposaient à sa stratégie de blocage du Parti populaire conservateur dirigé par Mariano Rajoy, qui tente en vain de former un nouveau gouvernement, en raison du véto des 85 élus socialistes à la chambre des députés. Ce départ ouvre la voie à une abstention des socialistes, qui devrait permettre à M. Rajoy de constituer un gouvernement après neuf mois de blocage.

    Les tensions au sein du PSOE avaient également été exacerbées par les défaites électorales historiques subies par le parti depuis que M. Sanchez est arrivé aux commandes, en juillet 2014.

    Pedro Sanchez devra être remplacé par une direction intérimaire avant l’organisation d’un congrès extraordinaire que Susana Diaz, présidente de l’exécutif régional d’Andalousie, pourrait aborder en favorite.

    Lire aussi :   Crise du Parti socialiste espagnol : « un problème générationnel »

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