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    Calais : le Royaume-Uni débloque

    22 millions d'euros de plus

    03 Mars 2016, 16h06 | MAJ : 03 Mars 2016, 16h34   Lien

     

       Amiens (Somme), jeudi 3 mars 2016. Le Premier ministre britannique David Cameron et le président français François Hollande au sommet franco-britannique.
    Amiens (Somme), jeudi 3 mars 2016. Le Premier ministre britannique David Cameron et
    le président français François Hollande au sommet franco-britannique. (REUTERS/Philippe Wojazer.)

     

    Le Royaume Uni a décidé de débloquer 22 millions d'euros cette année pour aider la France à gérer la crise des migrants à Calais, selon un texte signé ce jeudi lors d'un sommet franco-britannique à Amiens (Somme), en présence du Premier ministre britannique David Cameron et du président français François Hollande.

     

     



    Selon ce texte, cette somme sera notamment affectée à  :
    • Des infrastructures prioritaires de sécurité à Calais (Pas-de-Calais) pour soutenir le travail des forces de l'ordre françaises.
    • La gestion des centres d'hébergement.
    • L'éloignement des migrants économiques qui ne sont pas «en besoin de protection».

    La contribution britannique à la gestion de la crise est actuellement «de plus de 60 millions (...), il y aura une vingtaine de millions supplémentaires», avait annoncé dès ce jeudi matin le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Harlem Désir.

    Sur la question délicate des mineurs isolés perdus dans la «jungle» de Calais en attendant de pouvoir rejoindre des membres de leur famille outre-manche, François Hollande a estimé que leur sort doit être réglé «encore plus vite et encore plus efficacement».

    Deux autres textes doivent être signés à Amiens (Somme) pour renforcer la coopération bilatérale en matière de défense et de lutte contre le terrorisme. A l'ordre du jour notamment, la mise au point d'une force expéditionnaire conjointe franco-britannique de 7000 militaires. Paris et Londres veulent également développer leur coopération en matière d'armement (drone, missiles, guerre des mines sous-marines).

    David Cameron et François Hollande participaient dans les murs de la préfecture d'Amiens au 34e sommet franco-britannique.

    VIDEO. Migrants: la question des mineurs isolés sur la table du sommet franco-britannique


    Migrants: la question des mineurs isolés sur la... par BFMTV

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  • Le Maroc suspend ses contacts

    avec l’Union européenne

     

    Un étudiant passe devant une carte du Sahara occidental, dans le camp de réfugiés sahraouis à Tindouf, dans le sud de l'Algérie.

    Rabat hausse le ton. L’annulation d’un accord agricole conclu entre le Maroc et l’Union européenne par la justice européenne au motif qu’il s’applique aussi au Sahara occidental n’est pas du goût du royaume chérifien, qui a fait savoir jeudi 25 février qu’il suspendait ses contacts avec les institutions européennes. Le gouvernement dénonce le « caractère hautement politique » et « contraire au droit international » de l’initiative bruxelloise, précise un communiqué officiel.

    La décision de la justice européenne portait sur un texte de décembre 2015 relatif aux mesures de libéralisation réciproques en matière de produits de l’agriculture et de la pêche. Ce document étendait l’accord au Sahara occidental, ex-colonie espagnole revendiquée par les indépendantistes du front Polisario, qui estimaient le texte contraire au droit international et aux engagements de l’UE.

    Lire aussi : Sahara occidental : l'interminable guerre froide

    Plusieurs pays membres de l’UE avaient annoncé vouloir faire appel du jugement, pour ne pas se brouiller avec le Maroc, un allié précieux dans leur lutte contre la mouvance djihadiste après les attentats de Paris.

    Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a fait savoir qu’il avait rencontré le représentant au Maroc de l’Union européenne, Rupert Joy, et qu’il lui avait notifié sa décision, selon une vidéo postée sur le site officiel du gouvernement.

    En 1991, la signature d’un cessez-le-feu entre le Maroc et le front Polisario, après quinze années de conflit armé, avait ouvert la voie à la création d’une mission onusienne pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination (Minurso) dans l’ancien Sahara espagnol, annexé par le Maroc en 1975.

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  • Présidentielle 26 février 2016 19:11; Act: 27.02.2016 01:43    Lien

    L'ancien premier ministre élu président

    du Kosovo

     

    Des élus de l'opposition ont tenté de mettre fin à l' élection en lançant du gaz lacrymogène dans l'hémicycle.

    storybild

    storybild L'incident s'est déroulé en pleine session . (photo: Keystone)

    Une faute? Le ministre des Affaires étrangères kosovar Hashim Thaçi a été élu vendredi président du Kosovo par le Parlement . Au troisième tour de scrutin, la candidature de l'ancien Premier ministre a été soutenue par 71 élus, sur 120 sièges à l'Assemblée kosovare.

    «Je serai au service de tous les citoyens, indépendamment de leur appartenance ethnique, afin de construire un nouveau Kosovo, un Kosovo européen », a déclaré l'ancien chef de guérilla converti à la politique , à l'issue du vote. «Et je vais approfondir davantage nos fortes et éternelles relations avec les Etats-Unis», a ajouté Hashim Thaçi.

    Les élus de l'opposition kosovare ont lancé vendredi du gaz lacrymogène pour empêcher l'élection par le Parlement du nouveau président du pays. Des manifestants et la police se sont par ailleurs affrontés autour de l'Assemblée. Un premier tour du scrutin - sur trois possibles -, qui s'est néanmoins déroulé après une interruption de la session parlementaire, n'a pas permis à la coalition au pouvoir d'élire à la tête de l'Etat l' actuel ministre des Affaires étrangères et ancien Premier ministre, Hashim Thaçi.

    Majorité simple Hashim Thaçi a obtenu le soutien de 50 élus, alors qu'une majorité des deux tiers de députés, sur 120 sièges, était nécessaire pour l'élection du président. Le second tour du vote devrait avoir lieu dans la foulée. Au troisième tour, une simple majorité est suffisante. Parallèlement au déroulement du vote, la police a tiré des bombes de gaz lacrymogène pour disperser un groupe de manifestants encagoulés qui ont lancé des cocktails Molotov sur la place devant les sièges du Parlement et du gouvernement.

    Méthode du gaz

    La situation s'est tendue sur cette place - où des centaines de militants de l'opposition campent depuis mercredi -, lorsque au moins onze élus de l'opposition ont été contraints de quitter l'Assemblée, après avoir une nouvelle fois lancé du gaz lacrymogène dans l'hémicycle en pleine session. Un élu de l'opposition a été arrêté, d' autres ont refusé de participer au vote. Il s'agit d'une méthode qu'ils emploient depuis octobre pour obtenir la démission du gouvernement et réclamer les élections anticipées. «Nous continuons de s'opposer à ce que la personne la plus contestée au Kosovo soit élue président. Nous allons poursuivre nos manifestations jusqu'à la convocation de nouvelles élections», a lancé à la foule l'élu Albin Kurti, fer de lance de l'opposition, à la sortie du Parlement.

    Crise politique Hashim Thaçi est le favori de ce vote et il affronte Rafet Rama, un autre candidat de sa propre formation , le Parti démocratique du Kosovo. «Dehors !», «Hashim dehors!», ont scandé les manifestants, environ un millier, qui ont dressé des tentes devant le Parlement et le gouvernement.

    Le Kosovo, ancienne province méridionale serbe qui a proclamé en 2008 son indépendance, est secoué depuis octobre par une crise politique.

    Histoire :

    Hashim Thaçi, 47 ans, qui a dirigé le gouvernement kosovar entre 2008 et 2014 et qui a conduit le Kosovo à son indépendance de la Serbie en février 2008, occupe depuis près de deux décennies le devant de la scène politique locale. Ancien commandant de la guérilla indépendantiste albanaise kosovare (UCK) -- qui a combattu les forces serbes durant le conflit de 1998-99 --, il s'est ensuite reconverti dans la politique. Sa réputation a toutefois été affectée par a publication en 2010 d'un rapport du Conseil de l'Europe mentionnant son nom dans une affaire de trafic d'organes sur des prisonniers, essentiellement serbes, pendant et après le conflit, une accusation qu'il a fermement réfutée.

    Crise politique :

    Le Kosovo est secoué depuis octobre par une crise politique, sur fond d'un mécontentement général en raison d'une mauvaise situation économique et un chômage qui touche environ 40% de la population active de ce pays 1,8 millions d'habitants. L'opposition accuse le pouvoir de corruption et lui demande aussi de renoncer à un accord sur la «normalisation» des relations avec la Serbie, conclu en 2013 sous la houlette de l' Union européenne. Un volet de cet accord prévoit la mise en place d'une « association » des municipalités serbes, considérée par Belgrade comme cruciale pour la minorité serbe du Kosovo, mais dénoncée par l'opposition kosovare qui met en garde contre une atteinte à la souveraineté kosovare.

    Dialogue avec la Serbie:

    Hashim Thaçi s'est pourtant engagé à poursuivre le dialogue avec la Serbie, qui conteste toujours farouchement l'indépendance du Kosovo. Il a promis de « travailler avec encore plus de détermination» à ce dialogue, «condition inévitable pour que nous ayons un avenir stable dans la paix». Le quinquennat de la présidente actuelle Atifete Jahjaga se termine le 7 avril , jour où M. Thaçi prendra ses fonctions. (nxp/ats)

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    En Irlande, les électeurs malmènent

    le gouvernement sortant

    Le parti du premier ministre Enda Kenny dégringolerait de dix points, selon les premiers sondages. Les travaillistes sont aussi à la peine

    Les partis au pouvoir en Irlande, le Fine Gael et le Labour, sortent affaiblis des élections législatives de vendredi. Ils sont très loin de la majorité absolue nécessaire pour être reconduits dans l’ actuel rapport de force , selon deux sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote.

    Selon un premier sondage Ipsos Mori/ Irish Times publié vendredi soir après la fermeture des bureaux de vote, le Fine Gael (centre droit ) du premier ministre Enda Kenny obtiendrait 26,1%, soit dix points de moins qu’aux précédentes élections de 2011. Un autre sondage, publié samedi matin et réalisé pour la radio-TV publique RTE , donne une chute encore plus sévère du Fine Gael à 24,8% des suffrages. Son partenaire travailliste, le Labour, est crédité respectivement de 7,8% et 7,4% des voix . Cette dégringolade de plus de onze points est imputée par les analystes à son incapacité à avoir préservé l’ Etat- providence.

    Lire aussi: En Irlande, la reprise ne garantit pas la victoire dans les urnes

    A l’inverse, le Fianna Fail (centre droit), qui avait été durement sanctionné aux précédentes élections alors qu’il était au pouvoir, ferait entre 4,5 et 5,5 points de mieux à 22,9%, selon le sondage Irish Times, et à 21,8% selon celui de la RTE.

    «Un jour très décevant pour le gouvernement»

    Le parti nationaliste de gauche Sinn Fein de Gerry Adams gagne , lui, son pari de devenir le 3e parti du pays , avec 14,9% des suffrages selon l’Irish Times et 16% selon la RTE, en hausse de 5 ou 6 points.

    Le décompte des bulletins de vote a commencé à 09h locales samedi, soit 10h en Suisse , mais il faudra sans doute patienter jusqu’aux premières heures de dimanche matin pour connaître les résultats définitifs.

    C’est «un jour très décevant pour le gouvernement», a déclaré samedi le secrétaire général du Fine Gael, après la publication de ces deux sondages. «Si les sondages de sortie des bureaux de vote sont corrects, nous sommes loin d’être en mesure de former un gouvernement», a admis Tom Curran à la radio-TV publique RTE.

    Dès lors, il y a trois scénarios

    Trois scénarios semblent possibles: la reconduction du gouvernement de coalition formé par le Fine Gael et le Labour probablement élargi à des personnalités indépendantes et des petits partis; la tenue de nouvelles élections; ou la formation d’une coalition historique entre le Fine Gael et le Fianna Fail, les deux partis ennemis de centre droit, qui gouvernent alternativement le pays depuis 1932. Cette dernière option a jusqu’à présent été écartée par Enda Kenny mais était sur les lèvres de nombre de commentateurs samedi.

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    La Croatie et la Serbie limitent à leur

    tour le nombre quotidien de migrants

     

    Par AFP 26 février 2016 à 15:09 (mis à jour à 16:05) lien
    Une femme (g), avec son bébé dans les bras, attend le 19 janvier 2016 dans la gare de Presevo, en Serbie, un train pour gagner la Croatie
     
     

     

     

    Une femme (g), avec son bébé dans les bras, attend le 19 janvier 2016 dans la gare de Presevo, en Serbie, un train pour gagner la Croatie Photo DIMITAR DILKOFF. AFP

     

     

    La Croatie a indiqué vendredi avoir à son tour fixé à 580 le nombre quotidien de migrants transitant par son territoire en direction de l’Europe du nord, à la suite de l’ annonce par la Slovénie de ce même plafond , la Serbie leur emboîtant le pas.

    «La Slovénie nous a informés jeudi soir qu’ils pouvaient recevoir 580 migrants par jour et nous en avons , à notre tour, informé nos collègues en Serbie», en aval sur la route balkanique des migrants, a déclaré à l’AFP une porte- parole de la police croate, Jelena Bikic.

    «Nous allons nous tenir aussi à ce chiffre », a-t-elle affirmé, en ajoutant que ces nouvelles mesures seraient mises en œuvre «immédiatement».

    Peu auparavant, le ministère slovène de l’Intérieur avait annoncé la même mesure , en précisant qu’elle avait été prise en vertu d’un accord passé la semaine dernière lors d’une réunion des polices des pays des Balkans et de l’ Autriche.

    Dans la foulée, la Serbie a également annoncé qu’elle entendait appliquer la même décision , en limitant le nombre d’entrées sur son territoire.

    «Comme nous l’ avions fait jusqu’à maintenant , tout ce que font l’Autriche, la Slovénie et la Croatie, nous allons faire la même chose. Si elles acceptent seulement 500, nous n’allons laisser que 500 traverser la Serbie», a déclaré à l’AFP un responsable du ministère du Travail serbe, chargé des réfugiés.

    Si les pays situés sur la route des migrants respectent cette limite journalière , l’engorgement va inévitablement s’aggraver en Grèce où des milliers de candidats à l’asile sont déjà bloqués depuis dimanche en raison d’un durcissement des conditions de passage des frontières de la Macédoine à l’Autriche.

    Quelque 2.000 migrants arrivent en ce moment chaque jour sur les îles grecques.

    AFP
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    «Jungle» de Calais: la Belgique rétablit des contrôles à sa frontière avec la France

    Par AFP 23 février 2016 à 16:11 (mis à jour à 17:50)  Lien

     Le ministre de l'Intérieur belge Jan Jambon (G) et le gouverneur de la province de Flandre occidentale Carl Decaluwe, donnent une conférence de presse sur le rétablissement des contrôles à la frontière franco-belge, le 23 février 2016 à Bruxelles  Le ministre de l'Intérieur belge Jan Jambon (G) et le gouverneur de la province de Flandre occidentale Carl Decaluwe, donnent une conférence de presse sur le rétablissement des contrôles à la frontière franco-belge, le 23 février 2016 à Bruxelles Photo BENOIT DOPPAGNE. AFP

     

     

    La Belgique a annoncé mardi le rétablissement temporaire de contrôles à sa frontière avec la France, pour faire face à un éventuel afflux de migrants quittant la «Jungle» de Calais, vaste camp situé près de l’entrée française du tunnel sous la Manche.

    «On a informé la Commission européenne qu’on va temporairement déroger à Schengen», a indiqué lors d’une conférence de presse le ministre belge de l’Intérieur, Jan Jambon, en référence aux règles de l’espace Schengen de libre-circulation.

    Depuis plusieurs semaines, les autorités belges craignent un afflux de migrants aux abords du grand port de Zeebruges, d’où partent des ferrys pour la Grande-Bretagne. Les contrôles seront également renforcés dans la zone portuaire, selon M. Jambon.

    «On veut éviter à tout prix des camps de tentes +à la Calais+ en Belgique. C’est une question de maintien de l’ordre», a déclaré M. Jambon.

    Le ministre a justifié cette mesure par le démantèlement annoncé de la «Jungle» de Calais, que les migrants ont été sommés de quitter d’ici mardi soir par les autorités françaises.

    Les milliers d’occupants des abris de fortune de ce camp ont obtenu un répit, le temps que la justice française rende sa décision sur la légalité de l’opération, probablement mercredi ou jeudi selon une source proche du dossier.

    Mais «le démantèlement de ce qu’on appelle la jungle est possible», a expliqué le ministre belge, indiquant qu’il craignait que les migrants se dirigent vers le littoral belge, alors que «la saison touristique va bientôt commencer».

    «On observe déjà un mouvement de migrants de transit. Hier, nous avons arrêté 32 personnes à Adinkerke», une localité situé du côté belge de la frontière, a expliqué M. Jambon.

    «Le potentiel, ce sont des milliers de migrants. Pour la plupart, ce ne sont pas des demandeurs d’asile, ce sont des migrants de transit, ils ne veulent pas rester en France ou en Belgique mais voyager au Royaume-Uni», a-t-il poursuivi.

    «On va contrôler la frontière à différents lieux stratégiques, sur des lieux utilisés par les passeurs et que la police a détectés», a-t-il expliqué.

    Les contrôles ont en fait commencé lundi soir et se sont renforcés mardi. Ils atteindront leur plein effet mercredi, avec «quelque 250 à 290 policiers» belges sur le terrain chaque jour, a précisé le ministre.

    On compte désormais sept pays membres de l’espace Schengen de libre-circulation à avoir rétabli des contrôles temporaires à leurs frontières (Belgique, Danemark, Norvège, Suède, Autriche, Allemagne, France) comme ils y sont autorisés dans des situations exceptionnelles.

    AFP
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    « Brexit » : la livre sterling au plus bas face au dollar depuis près de sept ans

    Le Monde.fr avec AFP | 22.02.2016 à 16h55    Lien

    Le maire de Londres, Boris Johnson, au sortir de son domicile, le 22 février 2016.

    Faut-il y voir un effet du ralliement officiel de l’influent maire de Londres, Boris Johnson, aux partisans de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) ? Toujours est-il que la livre sterling est tombée, lundi 22 février, à son niveau le plus faible face au dollar depuis la mi-mars 2009.

    Vers 13 h 40, heure française, la monnaie britannique a atteint 1,4058 dollar. Elle peinait par la suite à se reprendre, cotant 1,4127 dollar vers 16 h 10, alors qu’elle valait encore 1,4392 dollar vendredi vers 23 heures.

    Face à l’euro, la livre sterling est également sous pression, baissant mardi après-midi à 77,98 pence pour 1 euro vers 16 h 10 contre 77,35 pence vendredi soir.

    « Sécurité relative » du dollar
     
    Boris Johnson, maire de Londres et député conservateur, avait annoncé dimanche qu’il ferait campagne pour le « Brexit », la sortie du Royaume-Uni de l’UE, quatre mois avant le référendum sur la question.Il s’agit d’un revers de taille pour le premier ministre, David Cameron, qui appartient pourtant à la même formation politique et qui vient de négocier à Bruxelles pour obtenir des mesures de la part de l’Union européenne nécessaires, selon lui, au maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne.
     
    Lire aussi :   Boris Johnson défie David Cameron sur le « Brexit »« Un tel face-à-face entre le premier ministre et le maire de Londres va provoquer des grondements considérables dans le monde des investisseurs, et c’est pour cela qu’ils quittent tous la livre pour chercher la sécurité relative que représente à leurs yeux le dollar, en tout cas pour le moment » , explique à l’Agence France-Presse Augustin Eden, analyste chez Accendo Markets.
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    Actualités > Monde > Boris Johnson, Nigel Farage... Les visages des pro-Brexit

    Boris Johnson, Nigel Farage... Les visages des pro-Brexit

    Donald Hebert

     Voir tous ses articles

    Publié le 22-02-2016 à 10h34

    Qui, comme le maire de Londres, défend la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ?

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    La maire de Londres conservateur Boris Johnson, s'est déclaré pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. (Sipa)La maire de Londres conservateur Boris Johnson, s'est déclaré pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. (Sipa)
     

    À lire aussi

    Le Brexit se rapproche. Le Premier ministre David Cameron qui, bien qu'il soit instigateur du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, fait campagne pour le "in", a signé en fin de semaine dernière un accord "unanime" avec ses homologues européens. Mais il semble que les concessions qu'il a obtenues ne suffisent pas à convaincre dans son propre parti, celui des conservateurs. Et le camp des pro-Brexit, de ceux qui appellent à voter "out" le 23 juin prochain, s'agrandit.

    # Boris l'ambitieux

    Cela ressemble à un coup de grâce. Le maire de Londres, Boris Johnson, a choisi son timing pour faire défaut. Considéré comme l'homme qui pouvait faire basculer le camp des "Tories" vers l'Union européenne, l'eurosceptique a attendu que David Cameron montre ses cartes au retour de Bruxelles pour se déclarer définitivement pro-Brexit.

    "Je ferai campagne pour partir, a-t-il déclaré devant son domicile d'Islington, il ne faut pas confondre les merveilles de l'Europe, les vacances en Europe, la nourriture fantastique et les amitiés etc... avec un projet politique qui est en marche depuis des décennies et menace maintenant d'échapper au contrôle démocratique."

    David Cameron avait pourtant multiplié les appels du pied à l'édile, lui faisant miroiter un poste de ministre. Mais selon les observateurs, Boris Johnson a pour ambition de remplacer David Cameron au 10 Downing street. Et comme lui, il semble prêt à jouer avec l'avenir du continent européen pour servir ses intérêts, quitte à retourner sa veste. "Je veux une communauté européenne où l'on peut bouffer des croissants, boire du délicieux café, apprendre des langues étrangères et en général faire l'amour à de très belles femmes", déclarait le populiste en 1997.

    # Six ministres contre Cameron

     

    The safe option is to

    Du côté conservateur, on comptait six ministres, dont le ministre de la Justice, proche de David Cameron et un candidat à la mairie de Londres, dans le camp du Brexit. Mais il semble que certains d'entre eux pourraient tout de même soutenir le Premier ministre.

    # Ukip, le parti europhobe

    Ces nationalistes sont devenus la troisième force politique du pays, avec 13% des votes aux législatives de mai dernier. Ils ont même emporté les élections européennes en 2014 avec 27,5% des suffrages.

    La perspective de collaborer avec [le chef du parti europhobe Ukip] Nigel Farage ["Vote leave"] et [l'ex-député] George Galloway ["Leave.EU"] et de faire un saut dans l'inconnu n'est pas la bonne voie pour notre pays", a mis en garde David Cameron, faisant référence aux figures de proue anti-européens.

    Ukip, qui tient un discours anti-immigration, est financé par deux millionnaires : Arron Banks et Richard Tice, relève "Le Monde".

    # Des travaillistes

    L'un des plus gros donateurs du parti d'opposition, John Mills, défend le Brexit, et a entraîné quelques travaillistes dans son sillage, contre la consigne du parti.

    # 33% des sondés

    48% des Britanniques interrogés ne veulent pas quitter l'Union européenne, 33% sont pro-Brexit et 19% sont encore indécis, selon le premier sondage réalisé depuis l'accord, pour le "Mail on Sunday". 

    # Des patrons

    Même si la City craint une sortie de l'Union européenne, et que certains noms comme la banque américaine Goldman Sachs ont officiellement pris position contre le Brexit, de nombreux patrons sont eurosceptiques. On évoque dans la presse le patron de la marque de sport Reebok. C'est aussi le cas des membres de "Business for Britain", dont le vice-président, Alan Halsall (le roi du landau de luxe). Jusqu'ici, il se défendait de faire campagne explicitement pour le Brexit, tout en disant clairement ne pas se satisfaire de l'actuel statut quo. Quel sera sa position ?

    D.H.

     

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    Boris Johnson se présente en champion d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne

     

    Le Monde.fr | 21.02.2016 à 21h31 • Mis à jour le 21.02.2016 à 21h57 |  Par Philippe Bernard  Lien

    (Londres, correspondant)

     

     

     

    Le maire de Londres s'est déclaré pour un "Brexit", dimanche soir 21 février, lors d’une déclaration devant son domicile pour laquelle il avait, une fois n'est pas coutume, discipliné ses cheveux.

     

    Moins d’Europe et plus de politique intérieure. Le référendum britannique du 23 juin sur le maintien ou non dans l’Union européenne (UE) risque de se jouer moins sur la relation avec l’Europe que sur le nom du futur premier ministre, après l’annonce dimanche 21 février par le maire de Londres, Boris Johnson, de sa décision de faire campagne pour le « Brexit » (« British exit » ou sortie de l’UE). Moins de 48 heures après que David Cameron a obtenu un accord à Bruxelles sur les réformes qu’il exigeait pour entrer lui-même en campagne pour le « in » (maintien dans l’UE), Boris Johnson, figure des Tories et l’un de ses amis politiques les plus proches, passe dans le camp adverse et lui lance un double défi : pour le leadership du parti conservateur, et pour la succession à Downing Street. De ce fait, les concessions péniblement arrachées aux 27 partenaires de l’UE passent au second plan

     

    « Je ferai campagne pour sortir de l’UE parce que je veux un meilleur contrat pour le peuple de ce pays, pour qu’il économise de l’argent et reprenne le contrôle », a déclaré M. Johnson, dimanche en fin d’après-midi, après un faux suspense médiatique qui a brouillé le début de campagne du premier ministre. « Je souhaite une nouvelle relation [avec l’UE] davantage basée sur le commerce, la coopération, avec beaucoup moins de contenu supranational », a lancé le maire devant son domicile du nord de Londres, vêtu d’un costume-cravate et coiffé, alors qu’il apparaît souvent ébouriffé et en doudoune. « Il ne faut pas confondre les merveilles de l’Europe, les vacances en Europe, la nourriture fantastique et les amitiés avec un projet politique qui est en marche depuis des décennies et menace maintenant d’échapper au contrôle démocratique », s’est-t-il encore justifié.

     

    Notre analyse sur   le début d’une campagne périlleuse pour David Cameron

     

    Le parti conservateur affaibli

     

    Alors qu’il a renoncé à briguer un troisième mandat de maire en mai prochain et ne cache ni son vif euroscepticisme ni ses ambitions de succéder à M. Cameron, celui que les Britanniques nomment couramment « Boris » a affirmé que sa décision avait été « atrocement difficile » à prendre. Il a même assuré que son choix lui avait causé « beaucoup de maux de tête » car « la dernière chose qu’[il] voulait était de s’opposer à David Cameron ou au gouvernement ». De façon appuyée, il a été jusqu’à rendre hommage au premier ministre : « Compte tenu du temps qu’il avait, [il] s’est très bien débrouillé » dans sa renégociation avec ses partenaires européens, a salué M. Johnson. « Mais je pense que personne ne peut prétendre que [cet accord] est une réforme fondamentale de l’UE ou de la relation de la Grande-Bretagne avec l’UE », a-t-il estimé. David Cameron a affirmé voici quelques semaines qu’il entendait rester premier ministre si le « out » l’emportait. La décision de M. Johnson rend cette hypothèse peu probable, tant un vote en faveur du « Brexit » poserait la question de la direction des Tories et du pays.

     

    La principale motivation mise en avant par le maire de Londres concerne la souveraineté du Royaume-Uni. Pour M. Johnson, le projet politique européen « court le danger d’échapper à un contrôle démocratique normal ». « La souveraineté est la possibilité pour les gens de contrôler leurs vies et de s’assurer que leurs élus peuvent voter les lois qui les concernent. L’ennui est qu’avec l’Europe, cela est en train d’être gravement rogné », a-t-il déclaré.

     

    Johnson à la tête du camp du « out »

     

    La défection de M. Johnson constitue un lourd revers pour David Cameron et le camp du « in ». Les partisans du « Brexit » manquaient jusqu’à présent d’un porte-parole de poids et menaçaient d’être conduits par le leader d’extrême-droite Nigel Farage. Le talent de bateleur de « Boris » pourrait faire la différence. Une très récente enquête d’opinion indiquait que l’avis de M. Johnson serait « important » dans le choix de 32 % des électeurs (44 % pour M. Cameron). Selon le premier sondage réalisé depuis l’accord de Bruxelles pour le Mail on Sunday, 48 % des Britanniques ne veulent pas quitter l’UE, 33 % sont pro-« Brexit » et 19 % sont encore indécis. Mais la personnalité fantasque et l’opportunisme politique de M. Johnson agace d’autre part bien des Britanniques.

     

    Lire aussi :   Qui sont les partisans du « Brexit » ?

     

    La fracture du parti conservateur, que M. Cameron ambitionne de réduire avec son référendum, apparaît plus ouverte que jamais. Le maire de Londres rejoint en effet dans le camp du « out » cinq ministres – dont le titulaire du portefeuille de la justice, Michael Gove, ami personnel de Cameron –, et le candidat conservateur à la mairie, Zac Goldsmith.

     

    Dimanche matin, David Cameron, lors d’une émission télévisée très regardée qui a signé son entrée en campagne pour le « in », avait tenté de retenir son ami « Boris » « Je voudrais dire à Boris ce que je dis à tout le monde, à savoir que nous serons plus en sécurité, plus forts et plus prospères dans l’Union européenne ». Lors de cette apparition, le premier ministre a qualifié à plusieurs reprises la sortie de l’UE de « saut dans le vide ».

     

    Dimanche soir, Downing Street a réagi de façon laconique à la « sortie » de Boris Johnson. « Notre message à chacun est que nous souhaitons que la Grande-Bretagne ait le meilleur des deux mondes : tous les avantages des emplois et des investissements liés à l’appartenance à l’UE, sans les inconvénients de l’euro et des frontières ouvertes. » Le nom du dissident « Boris », dont la décision est une bénédiction pour la campagne adverse, n’était évidemment pas cité.

     

    Revue de presse :   La presse conservatrice accueille froidement le« deal » anti-Brexit de David Cameron

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  • Brexit: Le référendum sur

    l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE le 23 juin

     

    EUROPE Le dirigeant britannique a réitéré que le Royaume-Uni sera « plus fort, plus en sécurité et plus prospère au sein d’une union européenne réformée »…

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    David Cameron après le sommet européen à Bruxelles, le 19 février 2016.

    David Cameron après le sommet européen à Bruxelles, le 19 février 2016. - THIERRY CHARLIER / AFP

     

    20 Minutes avec AFP

     

     

    Le Premier ministre britannique David Cameron s’est lancé samedi dans la bataille pour convaincre les Britanniques de voter en faveur du maintien dans l’UE, annonçant la tenue d’un référendum le 23 juin.

     

    Au lendemain de l’accord arraché à Bruxelles à ses homologues européens, le dirigeant britannique a réitéré que le Royaume-Uni sera « plus fort, plus en sécurité et plus prospère au sein d’une union européenne réformée », lors d’une brève allocution devant le 10 Downing Street, à l’issue d’un Conseil des ministres de deux heures.

     

    >> A lire aussi : Qu’a obtenu David Cameron dans l’accord avec l’UE ?

     

    « L’une des plus importantes décisions de notre vie »

     

    « Nous sommes proches de l’une des plus importantes décisions de notre vie », a souligné David Cameron, qui joue là sa place dans l’Histoire.

     

    Plaidant pour le maintien de son pays dans l’UE, il a souligné que cela « nous donne le meilleur des deux mondes », estimant que la quitter serait « un plongeon dans l’incertitude » et menacerait l’économie et la sécurité du Royaume-Uni.

     

    L’accord accueilli avec scepticisme

     

    La partie s’annonce très délicate : avec 53 %, les Britanniques partisans d’une sortie de l’UE devançaient en janvier ceux d’un maintien (47 %), selon un sondage de l’institut Survation.

     

    Si l’accord qu’il a négocié à Bruxelles a été accueilli avec scepticisme par la presse conservatrice David Cameron a reçu un appui de poids de sa ministre de l’Intérieur, Therese May, eurosceptique notoire, qui s’est rangée dans la campagne pour le oui.

     

    Dans la foulée de la réunion du cabinet, cinq ministres ont annoncé leur volonté de faire campagne pour une sortie de l'UE, dont ceux de la Justice, Michael Gove, et du Travail Iain Duncan Smith, membres déclarés du puissant courant eurosceptique au sein du parti Tory.

     

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