• Interdiction du burkini: La requête de la ligue des droits de l'homme examinée par le tribunal administratif

    Nice  

     

    Interdiction du burkini: La requête de la ligue des droits de l'homme examinée par le tribunal administratif

     

    POLEMIQUE La LDH s'attache à démontrer que l'interdiction du port du burkini va à l'encontre de certaines libertés fondamentales...

    LIEN

     

    Une femme portant un burkini sur une plage en Tunisie (photo d'illustration).Une femme portant un burkini sur une plage en Tunisie (photo d'illustration). - FETHI BELAID / AFP

     

    M.N. avec AFP

     

     

    La Ligue des droits de l’Homme (LDH) et le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) attendent la décision du tribunal administratif de Nice. Ce vendredi matin, lors d’une audience publique, la demande de suspension de l’arrêté interdisant le burkini sur les plages de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes).

     

    >> A lire aussi : Polémique: Au tour de Nice d'interdire le port du burkini sur ses plages

    Pour la Ligue des droits de l’Homme, Me Patrice Spinosi s’est attaché à démontrer que l’arrêté municipal pris le 5 août par la commune de Villeneuve-Loubet constituait « une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales : liberté d’opinion, de religion, de se vêtir et d’aller et venir », et que cette atteinte était « disproportionnée par rapport aux objectifs » qui avaient justifié celle-ci.

     

    « Aujourd’hui, ce sont les plages, demain ce seront les rues »

     

    Pour l’avocat de la LDH, aucune des justifications avancées par l’arrêté municipal, que cela soit la laïcité, « qui ne s’impose pas aux individus dans l’espace public », l’ordre public, l’hygiène, la sécurité ou les bonnes mœurs, ne justifie une telle atteinte, Me Spinosi dénonçant « le risque de dérives que ce type d’arrêté comporte ». « Aujourd’hui, ce sont les plages, demain ce seront les rues », a lancé l’avocat à la barre, demandant la suspension d’un arrêté qui selon lui « ne peut aboutir qu’à exacerber les tensions que ces arrêtés prétendent précisément atténuer ».

     

    « Le burkini n’est qu’un voile que l’on peut porter à la plage, en aucun cas une burqa », a plaidé l’avocat.

     

    Pour Me Olivier Suarès, qui défendait la commune de Villeneuve-Loubet, « les requérants grossissent le trait ». « En quoi porte-t-on atteinte à la liberté d’aller et venir » avec cet arrêté ?, s’est offusqué l’avocat lors de sa plaidoirie, indiquant que la liberté religieuse n’était pas menacée « de manière grave » car limitée à une petite partie de l’espace public, la plage, et comparant par exemple cette mesure à l’interdiction du port du short dans certains établissements.

     

    Déjà deux demandes de suspension rejetées

     

    Saisi d’arrêtés municipaux anti-burkini pris à Cannes et, déjà, à Villeneuve-Loubet, le même tribunal avait par deux fois rejeté la demande de suspension formulée par les associations requérantes, LDH et CCIF, pour des motifs de forme notamment. Il s’agissait de la première audience avec un débat contradictoire. Suite à la décision du tribunal, qui doit être rendue lundi, il est probable que le conseil d’Etat soit saisi en appel par l’une des parties.

     

    À la suite de Cannes, qui avait interdit le burkini le 28 juillet, et de Villeneuve-Loubet, de nombreuses communes du département, notamment Nice, Beaulieu-sur-Mer et Menton, mais aussi dans le Var et plusieurs autres départements français, ont pris à leur tour des arrêtés interdisant la baignade en burkini.

     

    >> A lire aussi : Alpes-Maritimes: La commune de Cap d'Ail interdit le port du burkini

     

     

     

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