• Donald Trump accusé d’avoir enfreint l’embargo contre Cuba

    Le magazine « Newsweek » a publié une enquête affirmant que le candidat républicain avait fait des affaires avec Cuba en 1998.

    Le Monde.fr avec AFP | 30.09.2016 à 11h47 • Mis à jour le 30.09.2016 à 14h58        LIEN


    Read our latest cover story: Donald Trump's company violated the US-Cuban embargo in 1998 http://bit.ly/2d99rh6 

     

    Hillary Clinton a accusé, jeudi 29 septembre, Donald Trump d’avoir enfreint l’interdiction de commercer avec Cuba.

    « Il a placé ses intérêts personnels et professionnels au-dessus des lois, des valeurs et de la politique des Etats-Unis », a déclaré la candidate démocrate à la Maison Blanche à Chicago aux journalistes qui l’accompagnent. Elle s’appuie sur une enquête de Newsweek faisant état de 68 000 dollars de dépenses par son groupe immobilier sur l’île communiste.

    L’argent a été utilisé en 1998, selon Newsweek, par des responsables des hôtels et casinos Trump lors d’un voyage à Cuba, où l’organisation espérait alors s’implanter.

    Pour contourner l’interdiction de dépenser de l’argent sur l’île, les fonds sont passés par une société de conseil, Seven Arrows Investment and Development Corp., afin de les faire passer pour des œuvres caritatives.

    Comme il l’a expliqué lors du premier débat présidentiel, face à Hillary Clinton, le candidat républicain se sert des lois pour mener ses affaires.

    La directrice de campagne de Donald Trump, Kellyanne Conway, a implicitement reconnu que l’embargo avait été violé. « Selon l’article, je comprends qu’ils ont dépensé l’argent en 1998 », a-t-elle dit sur la chaîne ABC partir de 2 min 40) en ajoutant que Donald Trump « avait décidé de ne pas investir là-bas » et qu’il restait « très critique » vis-à-vis de Cuba et du régime des frères Castro.

    Dans une intervention devant la Cuban American National Foundation, le 15 novembre 1999, l’homme d’affaires déclarait qu’il n’irait à Cuba que lorsque le pays serait libre.

    L’embargo commercial américain contre Cuba, mis en place dans les années 1960, reste en vigueur malgré la politique de rapprochement engagée par Barack Obama, en raison de l’opposition de la majorité républicaine au Congrès. Mais Hillary Clinton et Barack Obama sont favorables à sa levée. « J’étais très favorable à l’ouverture lorsque j’étais secrétaire d’Etat, j’ai salué l’initiative du président Obama et je la poursuivrai lorsque je serai présidente », a-t-elle affirmé jeudi.

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  • Face à Donald Trump, même les journaux conservateurs choisissent Hillary Clinton

    Si le récent appel du "New York Times" à voter pour la candidate démocrate n'est pas une surprise, les prises de position d'autres journaux comme "USA Today" ou de quotidiens locaux plutôt conservateurs ont de quoi étonner.

    La candidate démocrate Hillary Clinton, le 29 septembre 2016 à Des Moines (Iowa).La candidate démocrate Hillary Clinton, le 29 septembre 2016 à Des Moines (Iowa). (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

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    franceinfoFrance Télévisions

    Mis à jour le 30/09/2016 | 14:37
    publié le 30/09/2016 | 12:51

    LIEN

    Il y a des soutiens attendus, et d'autres qui le sont beaucoup moins. Si le récent appel du prestigieux New York Times à voter pour Hillary Clinton n'est pas une surprise, les prises de position d'autres journaux comme USA Today ou des quotidiens locaux plutôt conservateurs ont de quoi étonner. A un peu plus d'un mois de l'élection présidentielle américaine, la candidate démocrate engrange les soutiens médiatiques au détriment de son rival Donald Trump.

    Le "New York Times" reste fidèle à sa ligne pro-démocrate

    "Son engagement de toute une vie pour résoudre les problèmes du monde réel qualifie Hillary Clinton pour cette fonction, et le pays doit la placer aux commandes", écrit le grand quotidien new-yorkais, qui a officialisé son soutien à la candidate démocrate le 24 septembre. Et même si Donald Trump est qualifié dans cet éditorial de "pire candidat présenté par un grand parti dans l'histoire moderne des Etats-Unis", cette prise de position est tout sauf une surprise.

    L'édito du New York Times s'inscrit dans une longue tradition de soutien au camp démocrate. Avant Hillary Clinton, le quotidien avait ainsi soutenu Barack Obama en 2012 et 2008, John Kerry en 2004, Al Gore en 2000, Bill Clinton en 1996 et 1992... Le dernier candidat républicain qu'il ait soutenu fut le général Dwight Eisenhower en 1952 puis en 1956.

    A l'autre bout du pays, en Californie, le Los Angeles Times a également pris fait et cause pour Hillary Clinton, l'imaginant en présidente "sobre, intelligente et pragmatique", tandis que Donald Trump serait "une catastrophe".

    "USA Today" s'engage pour la première fois de son histoire

    Fondé en 1982, le quotidien populaire USA Today n'avait, jusqu'à présent, jamais pris partie pour un candidat à la présidentielle. S'il se garde bien d'appeler clairement à voter pour Hillary Clinton, le journal a publié un éditorial cinglant contre Donald Trump. 

    Dans cet article, la rédaction explique avoir fait exceptionnellement une entorse à son principe car "cette année, l'un des candidats, le républicain Donald Trump, est, de l'avis unanime de l’équipe éditoriale, inapte au poste de président".

    Considérant le candidat républicain comme "dangereux", USA Today conclut ainsi son édito : "Quoi que vous fassiez, résistez aux sirènes d'un dangereux démagogue. Quoi qu’il arrive, votez. Mais pas pour Donald Trump."

    Des journaux conservateurs soutiennent Hillary Clinton... et perdent des lecteurs

    La défiance envers Donald Trump est telle que certains journaux conservateurs, qui soutiennent habituellement le clan républicain, se détournent du milliardaire. Mardi, le quotidien Arizona Republic a annoncé qu'il soutenait la candidature démocrate. Une première depuis sa fondation en 1890. 

    Le comité éditorial du journal considère que Donald Trump n'est pas qualifié pour être président. Il juge que si Hillary Clinton n'est pas sans défauts, elle est de loin un "meilleur choix". Mais à peine cette déclaration de soutien publiée, des lecteurs en colère ont inondé la rédaction d'e-mails furieux et beaucoup ont même résilié leur abonnement. Le journal a aussi reçu des menaces par téléphone, y compris une menace de mort.

    Comme le relève Rolling Stone (en anglais), d'autres quotidiens à tendance républicaine ont également refusé d'appeler à voter Trump. C'est notamment le cas du Cincinnati Enquirer, dans l'Ohio, qui, après près d'un siècle de soutien aux républicains, a écrit la semaine dernière que "Trump est un danger clair et présent pour notre pays"

    Le Dallas Morning News a lui aussi rompu avec une tradition vieille de 75 ans pour appeler à voter Clinton, la décrivant comme "la seule candidate sérieuse". Comme l'Arizona Republic, ces deux journaux ont également fait l'objet d'annulations d'abonnement en série.

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  •  

    11 Septembre : le Sénat passe outre

    le veto d'Obama

    La chambre haute, à majorité républicaine, autorise donc les proches des victimes de l'attentat terroriste du 11 Septembre à poursuivre l'Arabie saoudite.

    Source AFP
    Publié le 28/09/2016 à 19:45 | Le Point.fr      LIEN
     
    La Maison-Blanche estimait que le texte affaiblirait le principe d'immunité qui protège les États (et leurs diplomates) de poursuites judiciaires.
    La Maison-Blanche estimait que le texte affaiblirait le principe d'immunité qui protège les États (et leurs diplomates) de poursuites judiciaires. © YURI GRIPAS
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  • Le missile qui a abattu le vol MH17 en Ukraine avait été acheminé de Russie

    Le parquet néerlandais a présenté mercredi ses premières conclusions dans l’enquête sur le crash de l’avion de la Malaysia Airlines le 17 juillet 2014.

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 28.09.2016 à 13h53 • Mis à jour le 28.09.2016 à 16h58     LIEN

     
    Le missile qui a abattu le vol MH17 de la Malaysia Airlines le 17 juillet 2014 dans l’est de l’Ukraine a été tiré du village de Pervomaïsk, selon les enquêteurs néerlandais.

    Le missile qui a abattu l’avion du vol MH17 de Malaysia Airlines le 17 juillet 2014 dans l’est de l’Ukraine avait été acheminé de Russie avant d’être tiré, a affirmé le parquet néerlandais au cours d’une conférence de presse de présentation des premiers résultats de cette enquête pénale, mercredi 28 septembre. Il a également souligné qu’une centaine de personnes ayant « joué un rôle actif » dans ce drame avaient été identifiées.

    L’enquête a par ailleurs confirmé que le missile avait été tiré d’un champ alors situé sur le territoire contrôlé par les séparatistes prorusses. Les 298 personnes présentes à bord du Boeing 777 reliant Amsterdam à Kuala Lumpur, passagers et membres d’équipage, avaient été tuées. La majorité des victimes étaient de nationalité néerlandaise.

    « Sur la base de l’enquête pénale, nous pouvons conclure que l’avion du vol MH17 a été abattu le 17 juillet 2014 par un missile BUK apporté du territoire de la Fédération de Russie et qu’après le tir le système a été réacheminé en Russie », a affirmé Wilbert Paulissen, l’un des responsables de l’enquête.

    Lire aussi :   MH17 : missile russe et écran de fumée

    Une centaine de personnes ont joué un rôle actif

    Les enquêteurs ont identifié une centaine de personnes « ayant joué un rôle actif dans l’armement du système BUK ou dans son transport, ainsi que des personnes qui ont facilité ou aidé » à son transport, a affirmé le coordinateur de l’enquête, Fred Westerbeke.

    « Aucune de ces personnes n’est automatiquement considérée comme un suspect », a-t-il ajouté, appelant celles-ci à contacter les enquêteurs pour expliquer leur rôle ou donner des informations supplémentaires.

    Sur la base de photos, vidéos, témoignages, données de télécommunication et conversations téléphoniques, les enquêteurs ont recréé l’itinéraire emprunté par le convoi ayant transporté le BUK. « Notre enquête a montré que l’endroit duquel le missile a été tiré était aux mains des rebelles », a affirmé Wilbert Paulissen.

    Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a insisté mercredi sur le fait que la Russie avait fourni « des informations complètes » aux enquêteurs. « Les données sont sans équivoque et, dans ces données, il n’y a pas de missile, a-t-il affirmé. Donc, s’il y a eu un missile, il n’aurait pu être tiré que d’un autre territoire. »

    Les séparatistes prorusses nient avoir tiré

    Les premiers résultats de l’enquête pénale montrent « l’implication directe » de la Russie, a réagi le ministère des affaires étrangères ukrainien.

    De leur côté, les rebelles prorusses de l’est de l’Ukraine ont nié avoir tiré de missile BUK contre le vol MH17, expliquant ne pas avoir de telles armes en leur possession. La Russie s’est pour sa part dite « déçue », dénonçant un rapport « biaisé et politiquement motivé ».

    Une autre enquête, coordonnée par le Bureau néerlandais d’enquête pour la sécurité (OVV), avait conclu l’an dernier que le Boeing 777 avait été abattu par un missile sol-air de fabrication russe BUK à partir d’une zone tenue par des séparatistes prorusses, sans identifier les auteurs du tir. Moscou et les séparatistes démentent toutefois cette version et renvoient la responsabilité sur forces ukrainiennes.

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  • Présidentielle américaine : "Le New York Times" apporte son soutien à Hillary Clinton

    Le journal américain estime que la candidate démocrate est plus qualifiée que son rival Donald Trump pour être président des Etats-Unis.

    La candidate Hilary Clinton en déplacement à Orlando en Floride (Etats-Unis), le 21 septembre 2016.La candidate Hilary Clinton en déplacement à Orlando en Floride (Etats-Unis), le 21 septembre 2016. (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)

    franceinfo avec ReutersFrance Télévisions
     

    Mis à jour le 24/09/2016 | 19:33
    publié le 24/09/2016 | 19:33       LIEN

    Le journal s'engage dans la campagne pour la présidentielle américaine. Le New York Times (en anglais) a annoncé, samedi 24 septembre, qu'il apportait son soutien à la candidate démocrate, Hillary Clinton, la jugeant plus qualifiée que son adversaire républicain Donald Trump pour diriger les Etats-Unis.

    Pour le quotidien, Hillary Clinton est "l'une des personnalités politiques les plus obstinées de sa génération""Son engagement de toute une vie pour résoudre les problèmes du monde réel qualifie Hillary Clinton pour cette fonction, et le pays doit la placer aux commandes", écrit le journal à propos de l'ex-secrétaire d'Etat de Barack Obama.

    Premier débat entre Hillary Clinton et Donald Trump lundi

    "Mme Clinton a montré qu'elle était réaliste et que l'Amérique ne pouvait pas tout bonnement se retrancher derrière des océans et des murs mais devait s'engager, avec confiance, sur la scène internationale pour préserver ses intérêts et être fidèle à ses valeurs", écrit par ailleurs le New York Times.

    Hillary Clinton affrontera Donald Trump, lundi, lors du premier des trois débats présidentiels, alors que les sondages traduisent une érosion de son avance, initialement grande, sur le candidat républicains.

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  • Déluge de feu sur Alep en prélude à une offensive terrestre du régime syrien

    AFP   Publié le vendredi 23 septembre 2016 à 16h42 - Mis à jour le vendredi 23 septembre 2016 à 16h42

    LIEN

     

     

     

    Un véritable déluge de feu s'est abattu vendredi sur les quartiers rebelles d'Alep soumis à des raids d'une violence inouïe du régime syrien et de son allié russe, prélude à une opération terrestre d'envergure sur la partie de la ville où vivent 250.000 habitants.

    Cette intensification des bombardements survient alors que l'incertitude demeure sur une nouvelle rencontre à New York pour un rétablissement du cessez-le-feu en Syrie entre les chefs de la diplomatie de la Russie et des Etats-Unis, dont les pays soutiennent des camps opposés dans le conflit et les échanges diplomatiques ont été acrimonieux depuis que la trêve a volé en éclats lundi.

    Selon le journaliste de l'AFP dans la partie rebelle d'Alep, les bombardements se succèdent sans discontinuité, les destructions sont considérables et les services de secours totalement impuissants.

    Des avions de reconnaissance survolent la zone avant que les bombardiers viennent tirer leurs missiles.

    Des immeubles sont entièrement rasés et des habitants se trouvent sous les décombres. Dans le quartier Al-Kallasé, les secouristes, avec seulement un bulldozer et leurs mains, fouillent de manière dérisoire dans les gigantesques amas de décombres engendrés par l'effondrement de trois bâtiments.

    Deux centres des "Casques blancs" (les secouristes de l'opposition syrienne) ont été touchés par les bombardements. L'un d'eux est complètement dévasté et une ambulance ainsi qu'une voiture de pompiers sont hors d'usage.

    Selon l'Observatoire des droits de l'Homme (OSDH), au moins 27 civils, dont trois enfants ont été tuées dans les bombardements, un bilan qui risque de s'alourdir de nombreuses personnes se trouvant encore sous les décombres.

    Dans l'ouest de la province d'Alep, 12 personnes ont été tuées par un raid russe sur le village rebelle de Bechkatine, selon l'OSDH qui fait état aussi état de bombardements aériens ayant fait 11 morts à al-Bab, fief du groupe Etat islamique (EI) dans la province, sans pouvoir déterminer la nationalité des avions.

    - 'Alep est attaquée' -

    Alep est un objectif stratégique crucial dans un conflit qui a fait 300.000 morts en plus de cinq ans et engendré la pire crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale.

    L'armée du régime de Bachar al-Assad, qui assiège la partie rebelle de la ville divisée d'Alep quasiment en continu depuis deux mois, veut reconquérir la totalité de l'ancienne capitale économique de Syrie.

    Elle a ainsi annoncé tard jeudi le début d'une offensive dans le secteur tenu par les insurgés.

    L'armée a appelé les habitants à s'éloigner des positions rebelles et assuré que les civils qui voudraient partir rejoindre le secteur gouvernemental ne seraient pas arrêtés. Des avions ont largué des tracts pour appeler les rebelles à se rendre.

    "Nous avons commencé des opérations de reconnaissance et de bombardements aériens et d'artillerie", a affirmé une source militaire de haut niveau. "Elles peuvent durer des heures ou des jours avant une opération terrestre."

    "Nous avons frappé dès hier (jeudi) les QG des commandements des terroristes", a précisé cette source, utilisant la rhétorique du régime pour désigner tous ceux qui ont pris les armes contre lui.

    Une autre source militaire à Damas a assuré que "le nombre de combattants (du régime) permettait très bien de commencer une opération terrestre car de nombreux renforts sont arrivés à Alep".

    "Ce qui se passe, c'est qu'Alep est attaquée et que tout le monde a repris les armes", a déploré jeudi à New York l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura.

    - 'Négociations par le feu' -

    Une trêve initiée par Moscou et Washington a pris fin lundi et n'a pas permis de livrer de l'aide humanitaire dans la partie d'Alep assiégée par le régime.

    L'ONU a annoncé vendredi envisager une route alternative pour envoyer une aide aux quartiers rebelles d'Alep, affamés et violemment bombardés, alors que 40 camions d'aide humanitaire restent bloqués à la frontière entre la Turquie et la Syrie.

    Sur le plan diplomatique, la réunion du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) à New York n'a pas permis de rétablir la trêve des combats, avait déploré jeudi M. Kerry en annonçant qu'il reverrait vendredi son homologue russe.

    Mais la tenue d'une nouvelle rencontre entre les deux hommes semblait incertaine.

    Interrogé vendredi par les journalistes sur un rétablissement du cessez-le-feu, M. Lavrov a répondu: "Demandez aux Américains", tandis qu'un responsable américain a indiqué à l'AFP qu'aucune rencontre n'était prévue pour le moment, mais "cela peut changer".

    "Les combats ont commencé aussitôt après l'échec de la réunion du GISS. A Alep, ce sont les négociations par le feu", affirme un analyste proche du régime à Damas.

    "Les Américains doivent comprendre que, tant qu'ils n'appliqueront pas leurs engagements (de l'accord de trêve), notamment le fait d'obtenir que les rebelles se distancient des jihadistes du Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra), les Russes et l'armée syrienne avanceront", a-t-il ajouté.

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  • Récit

    Convoi humanitaire bombardé en Syrie: «Ni le régime ni les Russes ne pourront dire qu’il s’agit d’une erreur»

    Par Luc Mathieu, Envoyé spécial à Gaziantep — 20 septembre 2016 à 09:03 LIEN

                        Un camion d'aide détruit à Uram al-Kubra, mardi matin. Photo Omar Haj Kadour. AFP    

    Au moins douze employés du Croissant rouge syrien ont été tués dans ce bombardement survenu dans la province d'Alep, quelques heures après la fin de la trêve.

    • Syrie: «Ni le régime ni les Russes ne pourront dire qu’il s’agit d’une erreur»

    La trêve en Syrie aura duré une semaine. Quelques heures après que la fin du cessez-le-feu a été annoncée par le régime de Bachar al-Assad, un convoi humanitaire de l’ONU et du Croissant rouge a été bombardé par l’aviation syrienne ou russe dans la province d’Alep. « Soyons clairs, si cette attaque visait délibérément des travailleurs humanitaires, elle relève du crime de guerre », a réagi Stephen O’Brien, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’ONU. Au moins douze employés et chauffeurs du Croissant rouge syrien ont été tués.

    Il était environ 22 heures, lundi, quand le convoi a été frappé. Les 31 camions transportaient de la farine et du matériel médical pour aider près de 80000 habitants des villages de la campagne de l’ouest d’Alep. Ils étaient partis des quartiers de la ville d’Alep contrôlés par le gouvernement syrien. Des photos et vidéos diffusés par le Croissant rouge et OCHA, le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, montrent les camions alors qu’ils viennent d’être chargés. Plusieurs sont ciglés «WFP» (World food program, le Programme alimentaire mondial des Nations Unies).

    Autorisations nécessaires

    Le bombardement s’est produit à une dizaine de kilomètres, dans la ville d’Uram al-Kubra. C’est là que sont installés des hangars de stockage de l’aide humanitaire qui doit être distribuée ensuite dans les villages des environs contrôlés par la rébellion. Selon plusieurs témoignages, le convoi, alors à l’arrêt, a été visé deux fois. Les frappes ont détruit 18 des 31 camions, ainsi qu’un hangar situé à proximité. «Nous ne sommes pas sûr si ce sont des hélicoptères ou des avions qui sont intervenus en premier. Mais ce qui est sûr, c’est que la deuxième frappe venait d’un avion, et qu’elle était particulièrement précise», explique le directeur de l’ONG syrienne Shafak. Aucun groupe rebelle syrien ne dispose d’hélicoptère ou d’avion.

    Le convoi visé n’était pas l’un de ceux prévus par le plan américano-russe entré en vigueur lundi pour accompagner la trêve. Il était à l’inverse régulier et avait reçu les autorisations nécessaires de Damas. Une fois par mois, des camions du Croissant rouge syrien empruntaient la même route pour transporter du matériel humanitaire de différentes agences de l’ONU. «Cette fois, ni le régime ni les Russes ne pourront dire qu’il s’agit d’une erreur. Le centre de stockage était identifié. C’est impossible que les armées syrienne et russe ne l’aient pas su», explique le directeur de Shafak. «Notre indignation face à cette attaque est énorme. Le convoi était le résultat d’un long processus d’autorisation et de préparations pour venir en aide à des civils isolés», a confirmé Staffan de Mistura, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie.

    Juste avant que le convoi soit bombardé, des frappes aériennes ont visé les quartiers est d’Alep contrôlés par la rébellion, où vivent plus de 250000 personnes, alors qu’elles avaient quasiment cessé depuis le début de la trêve, lundi 12 septembre. Une réunion sur la Syrie est prévue ce mardi aux Nations Unies.

    Luc Mathieu Envoyé spécial à Gaziantep

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    Vladimir Poutine vers un quatrième mandat

    LE MONDE | 19.09.2016 à 11h45 • Mis à jour le 19.09.2016 à 12h13     LIEN

     

    Le président russe, Vladimir Poutine, le 18 septembre, dans un bureau de vote de Moscou.

    Editorial Dix-huit mois de récession économique continue, la plus longue depuis l’arrivée au pouvoir, en 2000, de Vladimir Poutine, n’ont pas pesé sur le résultat des élections législatives organisées dimanche 18 septembre en Russie. Pas plus que les revers encaissés depuis deux ans par le Kremlin, qu’il s’agisse des sanctions internationales en réaction à l’annexion de la Crimée et au conflit dans l’est de l’Ukraine, ou des sanctions sportives liées au scandale du dopage. Rien n’a joué. Le parti au pouvoir, Russie unie, a obtenu une écrasante majorité à l’issue du scrutin. Les sièges de la Douma, la Chambre basse du Parlement russe, seront détenus à 76 % par ses députés.

    Lire aussi :   En Russie, victoire écrasante de Poutine

    Ce premier test électoral national depuis l’annexion de la Crimée ouvre un boulevard à M. Poutine pour la présidentielle de 2018. Bien qu’il n’ait pas encore annoncé son intention de briguer un quatrième mandat, personne ne doute des intentions du chef de l’Etat, âgé de 63 ans, et crédité d’une popularité record avec 86 % d’opinions favorables.

    Russie unie a fait le plein de son électorat. Ses obligés et les convaincus sont allés voter. Les mécontents, eux, sont restés chez eux

    M. Poutine n’a pas de concurrent. Cette fois encore, l’opposition, désunie et vilipendée à longueur de temps, accusée d’être manipulée par les Etats-Unis, n’est pas parvenue à franchir l’épreuve des élections. La fraude, du moins à Moscou et Saint-Pétersbourg, les deux principales villes du pays, n’a même pas atteint l’ampleur des falsifications constatées lors des précédentes législatives, en 2011. Nul besoin.

    Russie unie a fait le plein de son électorat. Ses obligés et les convaincus sont allés voter. Les mécontents, eux, sont restés chez eux. Ils sont pourtant majoritaires. Pour la première fois depuis 1993, date des premières élections législatives organisées en Russie après l’effondrement de l’URSS, moins de 50 % des électeurs ont été aux urnes. Les autres étaient convaincus que leur voix ne changerait rien à la situation.

    Le terrain avait été préparé. Commencée pendant l’été, la campagne, pour ces élections anticipées de trois mois, a été étouffée. Aucun programme n’a été débattu, aucune grande réunion publique n’a eu lieu. En parallèle, les organisations russes indépendantes sont toujours un peu plus discréditées et enregistrées les unes après les autres sur la liste des « agents de l’étranger » tenue par le ministère de la justice. Juste avant le scrutin, l’institut de sondages Levada a été à son tour affublé de cette étiquette infamante. L’espace des voix critiques se réduit. Une vidéo sur la somptueuse résidence du premier ministre, Dmitri Medvedev, survolée à l’aide d’un drone, diffusée quelques jours avant les élections par l’opposant Alexeï Navalny, a été regardée plus d’un million de fois. Sans influence sur le résultat.

    Parallèle avec Angela Merkel

    A Moscou, la comparaison avec la chancelière allemande, Angela Merkel, qui assume son troisième mandat et dont le parti essuie au même moment une série de revers électoraux, est sans cesse rebattue. Elle n’a rien d’illogique. Les médias russes pro-Kremlin pilonnent sans relâche sur le thème de la crise des migrants en Allemagne, tout en relayant les discours rassurants du pouvoir russe sur le thème « la crise est derrière nous » – même si les grands indicateurs sociaux sont repartis à la baisse.

    Lire aussi :   Allemagne : nouveau revers électoral pour le parti de Merkel à Berlin

    La légitimité renouvelée de M. Poutine va lui permettre de lancer de nouvelles réformes. Les services de sécurité, piliers du pouvoir, vont être ainsi réorganisés. Peut-être parce qu’au Kremlin, on se souvient bien qu’à la veille de la chute de l’URSS, en 1990, le Parti communiste soviétique était lui aussi crédité de… 86 % d’opinions favorables.

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  • L’armée syrienne annonce la fin de la trêve

    Le week-end a été marqué par de vives tensions entre le régime, les Etats-Unis et la Russie, ainsi que par des affrontements dans tout le pays.

    Le Monde.fr avec AFP | 19.09.2016 à 18h14      LIEN

     

    Un soldat du régime syrien dans un quartier historique d’Alep, le 16 septembre.

    La prolongation de la trêve en Syrie semble lointaine. L’armée syrienne a déclaré lundi 19 septembre la fin du cessez-le-feu en Syrie, négocié à Genève par les Etats-Unis et la Russie, qui arrivait à échéance dans la soirée.

    Le régime accuse les groupes rebelles de « n’avoir pas respecté une seule disposition » de l’accord. La trêve « devait être une réelle opportunité d’arrêter l’effusion de sang, mais les groupes armés terroristes ont méprisé cet accord », poursuit l’armée.

    Le week-end a été marqué par de vives tensions entre le régime, les Etats-Unis et la Russie, ainsi que par des tirs à Alep et à Damas. Lundi, le président syrien Bachar al-Assad a accusé Washington d’avoir commis une « agression flagrante », après le bombardement de positions syriennes à Deir ez-Zor par des avions américains de la coalition, qui croyaient viser l’Etat islamique.

    Ayrault a appelé à préserver l’accord

    « Compte tenu du fait que les rebelles ne respectent pas le régime de cessez-le-feu, son respect unilatéral par les forces gouvernementales syriennes n’a pas de sens », a estimé en début d’après-midi le général de l’armée russe Sergueï Roudskoï. « Nous n’avons pas eu sept jours de calme et d’acheminement d’aide humanitaire », comme prévu par l’accord du 9 septembre, a de son côté regretté le secrétaire d’Etat américain, John Kerry.

    Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a lui appelé à préserver un accord « particulièrement fragile ». « Il doit conserver une lueur d’espoir, il est la seule base sur laquelle la communauté internationale peut s’appuyer », a déclaré le ministre des affaires étrangères depuis New York. « Au nom de la France, je proposerai que soit mis en place un mécanisme efficace de surveillance [de la trêve] », a-t-il ajouté.

    Lire aussi :   Le cessez-le-feu vacille en Syrie

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  •  

    La colère russe après la bavure américaine contre des soldats syriens

     

    LIEN

     

    Ajoutée le 18 sept. 2016

    La coalition internationale antijihadistes a admis avoir bombardé une position de l'armée syrienne, tuant au moins 60 soldats, dans la région de la ville de Deir Ezzor, dans l'est du pays, au cinquième jour d'une trêve très fragile.

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