• Hillary Clinton, rétablie, tente de relancer

    sa campagne

    Par AFP 15 septembre 2016 à 04:10 (mis à jour à 23:28)       LIEN
     
     
     
     

    Hillary Clinton embarque dans son avion de campagne, le 156 septembre à New-York Photo Brendan Smialowski. AFP

    Hillary Clinton a tenté jeudi lors de son premier meeting depuis sa pneumonie de repartir du bon pied, tout en éreintant son adversaire Donald Trump, qui s’est dangereusement rapproché d’elle dans les sondages.

    Ovationnée par 1.500 partisans à Greensboro, en Caroline du Nord, la candidate démocrate à la Maison Blanche a ironisé sur son repos forcé de quatre jours. «A deux mois de l’élection, rester chez moi était la dernière chose que j’avais envie de faire», a-t-elle lancé dans un sourire.

    Mais elle a exploité ce temps de réflexion chez elle pour prendre la mesure des enjeux de la campagne, a-t-elle assuré, et du danger posé selon elle par le milliardaire républicain. «Je ne suis pas un showman, contrairement à mon opposant, et ça me va très bien comme ça», a-t-elle lâché.

    D’une voix posée et ferme, levée par moments avec la pointe d’indignation qu’elle affectionne pour dénoncer certains propos républicains, Hillary Clinton a livré un discours relativement court, 23 minutes, passant seulement cinq minutes à serrer les mains de ses supporteurs à la fin, quand elle a pu consacrer plus de 20 minutes à cet exercice épuisant dans le passé.

    Elle a aussi annoncé de nouveaux meetings la semaine prochaine.

    «Je fais de la politique depuis des années. Ce n’est pas un métier facile. Cela s’échauffe parfois et j’ai bâti mes propres défenses. En termes de service public, j’ai toujours été meilleure pour la partie service que pour la partie publique», a-t-elle aussi dit, allusion aux reproches qui lui sont faits sur la protection de sa vie privée.

    La candidate a ensuite accordé une courte conférence de presse d’à peine dix minutes dans laquelle elle a défendu sa décision de ne pas informer immédiatement vendredi dernier son colistier, Tim Kaine, qu’elle avait une pneumonie.

    «Beaucoup de gens continuent de travailler en étant malades, c’est ce que je pensais faire, je ne voulais pas m’arrêter», a-t-elle martelé. La toux qui la poursuivait a disparu, mais sa gorge s’est trouvée enrouée lors de brefs instants.

    - Mobiliser l’électorat -

    C’était la première apparition en public de la candidate de 68 ans depuis son malaise de dimanche à New York, un incident qui lui a fait manquer plusieurs jours de campagne à un moment où le rythme s’accélère.

    L’enjeu est de mobiliser à nouveau l’électorat de gauche et reconquérir au moins une partie de l’avance acquise après les conventions d’investiture de juillet. L’érosion est nette dans plusieurs sondages: de six points d’avance à la mi-août dans un duel, en moyenne, elle est tombée à moins de deux aujourd’hui.

    Dans certains Etats stratégiques, l’Ohio et la Floride, Donald Trump la dépasse dans des sondages.

    Ressort-elle affaiblie de ces quelques jours d’absence? «Dans les campagnes présidentielles, il se passe parfois des choses imprévisibles», philosophait un porte-parole dans l’avion de la candidate.

    L’incident médical de dimanche l’a forcée à annuler une tournée dans l’ouest du pays et à publier un nouveau bulletin de santé, mercredi. Selon son médecin, l’ancienne secrétaire d’Etat de bientôt 69 ans est apte à assumer la fonction présidentielle, en excellente santé générale.

    Jeudi, c’était au tour de Donald Trump de publier les résultats de son examen médical. Bilan: le milliardaire de 70 ans est lui aussi en «excellente santé», selon son médecin.

    Son cholestérol est sous contrôle mais il est en surpoids, pesant 107 kilos pour 1,90 m.

    Donald Trump a abandonné ses airs de gentleman et ouvertement remis en cause le niveau d’énergie de sa rivale, lors d’un meeting mercredi soir à Canton, dans l’Ohio.

    Politiquement, Hillary Clinton doit surtout effacer sa gaffe sur les électeurs «pitoyables» de Donald Trump. C’est ainsi qu’elle a qualifié la moitié des partisans de son adversaire vendredi lors d’une réception de levée de fonds à New York, déclenchant un tollé à droite.

    Les républicains ont longtemps dénoncé les conflits d’intérêts de la fondation caritative Clinton. Aujourd’hui, ce sont les démocrates qui critiquent l’opacité de la comptabilité de la fondation Trump, accusée d’être un outil d’influence politique au service de l’homme d’affaires. La justice de New York s’intéresse à des transactions douteuses.

    «Je romprai tous mes liens et ce seront mes enfants et mes directeurs qui géreront l’entreprise», s’est de nouveau engagé Donald Trump jeudi.

    Reste enfin le refus de Donald Trump de publier sa déclaration de revenus, une tradition mais pas une obligation légale. Hillary Clinton répète qu’elle est la candidate la plus transparente de l’histoire récente.

    AFP
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  • Malaise d'Hillary Clinton : "S'il s'agit d'une pneumonie 'classique', l'infection peut se résorber en 4 jours"

    A huit semaines de l'élection présidententielle américaine, la candidate démocrate Hillary Clinton a dû suspendre sa campagne à cause d'une pneumonie, selon son équipe de campagne. 

    La candidate démocrate à la présidentielle américaine, Hillary Clinton, quitte la cérémonie de commémoration du 11-Septembre, le 11 septembre 2016 à New-York (Etats-Unis).La candidate démocrate à la présidentielle américaine, Hillary Clinton, quitte la cérémonie de commémoration du 11-Septembre, le 11 septembre 2016 à New-York (Etats-Unis). (ANDREW HARNIK / AP / SIPA)

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    Propos recueillis par Juliette DuclosfranceinfoFrance Télévisions

    Mis à jour le 12/09/2016 | 16:23
    publié le 12/09/2016 | 16:09

    LIEN

    Victime d'un malaise lors de la commémoration des attentats du 11-Septembre à New York, la candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton souffre d'une pneumonie, selon un communiqué publié par son équipe. Lisa Bardack, son médecin personnel, a ainsi expliqué que la candidate "a été mise sous antibiotiques et il lui a été conseillé d'observer du repos et de modifier son emploi du temps."

     

    Statement from Hillary Clinton's doctor says Clinton was diagnosed with pneumonia on Friday

    A huit semaines de l'élection présidentielle américaine, la candidate a dû suspendre momentanément sa campagne le 12 et 13 septembre pour se reposer. Cette pause sera-t-elle suffisante ? Va-t-elle handicaper la campagne de la candidate démocrate ? Doit-on craindre pour sa santé, alors que pleuvent les critiques de ses adversaires républicains ? Pour le docteur Perrine Hermand, pneumologue au centre hospitalier de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), interrogée par franceinfo, s'il n'y a pas de complications, Hillary Clinton "pourrait très vite retourner travailler"

    Franceinfo : Qu'est-ce qu'une pneumonie ? 

    Perrine Hermand : La pneumonie est une infection du poumon, liée à une bactérie ou à un virus. Les poumons s'infectent et ne parviennent plus complètement à assumer leur rôle, qui est de distribuer de l'oxygène dans le sang. Ce qui entraîne de la toux, une forte fièvre et des douleurs. Mais n'importe qui peut faire une pneumonie, à 20 ans comme à 90 ans. C'est une maladie assez courante, qui peut s'attraper n'importe où. 

    Est-ce que cela peut être un frein important à la campagne d'Hillary Clinton ? 

    C'est encore trop tôt pour répondre à cette question. S'il s'agit d'une pneumonie "classique" et non d'une forme plus grave, les antibiotiques vont être efficaces rapidement. En quatre jours, l'infection peut se résorber, et la fièvre tomber. Ensuite, certains patients vont être fatigués pendant deux mois, mais d'autres retournent très vite à leurs activités professionnelles. Il n'y a pas de règles en la matière. 

    Est-ce qu'il peut y avoir des complications ? 

    Oui. Tout d'abord, il y a plusieurs formes de pneumonie, certaines plus sévères que d'autres. Et il y a des facteurs fragilisants, qui dépendent des individus : est-ce que le patient fume ? Est-ce qu'il est atteint d'insuffisance respiratoire ? Est-ce qu'il a plus de 60 ans ? Est-ce qu'il fait du diabète ? Par exemple, certains patients, notamment les fumeurs, vont avoir besoin d'oxygène, car l'infection aura atteint une large partie des poumons, et cela peut nécessiter une hospitalisation. Mais cela n'a pas l'air d'être le cas pour la candidate, d'après les propos de son médecin. 

    La candidate démocrate devrait donc vite se remettre ? 

    Encore une fois, il ne s'agit que de spéculation. Auparavant, on disait que la pneumonie était un coup d'éclair dans un ciel serein. C'est très brutal quand ça arrive, mais bien soigné, avec un bon pneumologue et un antibiotique efficace, cela peut se traiter très vite. Dans le cas d'Hillary Clinton, si tout se passe bien, elle pourrait très vite retourner en campagne.

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  • Hillary Clinton "choquée" après les propos de Donald Trump sur Vladimir Poutine

     

    LIEN

     

    Hillary Clinton, la candidate démocrate à la présidentielle américaine, s'est dite terrifiée, après les derniers propos de Donald Trump. Elle a tenu à dénoncer son "antipatriotisme", à l'occasion d'une conférence de presse improvisée sur le tarmac de l'aéroport de White Plains, dans l'État de New York.

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  • Moyen-Orient

     

    Syrie: Washington et Moscou s'entendent

    sur un plan de trêve

     

    media Le secrétaire d'Etat américain John Kerry (G) et le ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov (D) à Genève, le 9 septembre 2016.
    REUTERS/Kevin Lamarque

     

    Les chefs de la diplomatie américaine John Kerry et russe Sergueï Lavrov ont annoncé tard vendredi soir un plan pour une trêve dès la fin du week-end en Syrie, avec une coopération militaire des deux pays à la clé, après une journée marathon de négociations à Genève.

     

    Le début de la trêve coïncidera avec l'Aïd el-Adha, la principale fête musulmane, dans la nuit de dimanche à lundi, a précisé M. Kerry, qui s'exprimait aux côtés de son homologue russe Sergueï Lavrov dans la ville suisse.

    « Les Etats-Unis et la Russie annoncent un plan qui, nous l'espérons, permettra de réduire la violence » et d'ouvrir la voie « à une paix négociée et à une transition politique en Syrie », a déclaré M. Kerry. Le plan russo-américain « permet de mettre en place une coordination efficace pour lutter contre le terrorisme, avant tout à Alep, et permet de renforcer le cessez-le-feu. Tout cela crée les conditions pour un retour au processus politique », a détaillé M. Lavrov.

    Si cette trêve dure une semaine, les forces américaines accepteront de collaborer en Syrie avec l'armée russe, a indiqué M. Kerry. Cette coopération était réclamée de longue date par Moscou, alors que les Etats-Unis et la Russie soutiennent des camps opposés dans ce conflit.

    Possible coopération militaire contre EI

    L’accord prévoit, dès l’entrée en vigueur de la trêve, le retrait de l’armée syrienne et des rebelles de la route du Castello, au nord d’Alep, précise notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh. C’est par cet axe que les Nations unies projettent d’introduire l’aide humanitaire dans les quartiers Est, contrôlés par les rebelles, et assiégés de nouveau par le régime, ou les secteurs pro-gouvernementaux, à l’Ouest.

    Immédiatement après la cessation des hostilités, les agences de l’Onu commenceront à acheminer l’aide humanitaire dans plusieurs régions de Syrie.

    Le retrait du Castello s’accompagnera de l’arrêt des opérations militaires offensives au sud et à l’ouest d’Alep, théâtre de combats ininterrompus depuis maintenant deux mois.

    Après une période-test d’une semaine, l’accord de Genève prévoit la création d’un centre de coordination russo-américain pour la lutte contre le groupe Etat islamique et l’ex-front al-Nosra, considérés comme des organisations terroristes. Dans le même temps, devrait commencer le processus de séparation entre les groupes terroristes et les rebelles modérés, qui combattent souvent dans les mêmes structures, comme l’Armée de la conquête.

    Si le cessez-le-feu se confirme, les armées russe et américaine pourraient collaborer pour des actions militaires communes contre les terroristes. Il pourrait s’agir de frappes aériennes ou d’opérations au sol. La consolidation de la trêve permettra, dans une étape ultérieure, la relance du processus de négociations politiques, dont le cadre et les contours font déjà l’objet d’un accord entre les grandes puissances et les protagonistes syriens.

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  • Syrie : des fonds humanitaires de l'ONU distribués à des proches d'Assad

    Le président syrien Bachar el-Assad et sa femme Asma

     

     

    Des organisations proches de Bachar el-Assad ont reçu des millions de dollars d'aides humanitaires, selon le Guardian. L'ONU se défend en affirmant «travailler avec toutes les parties du conflit».

    Selon une enquête menée par le journal britannique The Guardian, l'Organisation des Nations Unies (ONU) a octroyé des contrats humanitaires à plusieurs organisations et personnes proches du président syrien. Des aides reçues malgré les sanctions prises par l'Union européenne et les États-Unis à l'encontre de ces bénéficiaires. Le quotidien indique avoir passé au crible des centaines de contrats passés par l'ONU depuis 2011 et le début du conflit qui a fait plus de 290.000 morts. La globalité des aides humanitaires reçues dépassent les 20 millons de dollars.

    Ainsi le gouvernement d'Assad a reçu 13 millions de dollars pour le développement de l'agriculture bien que l'UE ait interdit le commerce avec les ministères concernés par ces aides. La raison de ces interdictions est le manque de confiance dans le régime syrien et à la façon dont l'argent pourrait être dépensé.

    Les organisations de la femme et du cousin de Bachar el-Assad bénéficiaires

    Deux agences de l'ONU sont également partenaires, à hauteur de 8,5 millions de dollars, du Syria Trust charity, une organisation présidée par l'épouse du président Assad, Asma. L'Unicef a versé pour sa part 268.000 dollars à Al-Bustan Association, une organisation caritative contrôlée par Rami Makhlouf, ami et cousin d'Assad. Il est considéré comme l'homme le plus riche de Syrie et se trouve être le symbole de la détestation du pouvoir par les opposants du régime. Il est sur la liste des «sanctionnés» de l'UE car il est fortement soupçonné de corruption, notamment par la diplomatie américaine. 700.000 dollars d'aides de l'ONU ont aussi été distribués à sa société de réseau de téléphonie mobile Syriatel.

    L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a de son côté dépensé plus de 5 millions de dollars pour soutenir la banque de sang nationale syrienne, contrôlée par le ministère de la Défense syrien. À ce propos, le porte-parole de l'OMS à Genève a affirmé que l'agence ne «travaille pas directement avec le ministère de la Défense».

    «L'OMS a distribué des poches de sang à la banque de sang syrienne, par l'intermédiaire du ministère de la Santé et du ministère de l'Éducation supérieure», a-t-il déclaré.

    L'ONU assume et se défend

    Un responsable onusien a bien souligné que la situation a créé un certain embarras au sein de plusieurs agences internes préoccupées par l'emprise du régime syrien sur le fonctionnement de l'aide humanitaire. Mais l'organisation serre les coudes et assume son action en Syrie. À Genève, des porte-paroles de l'ONU ont indiqué mardi «travailler avec toutes les parties du conflit», parce que l'organisation internationale agit ainsi «dans toutes les crises». Selon Jens Laerke, porte-parole de l'Agence de l'ONU pour les affaires humanitaires (OCHA), si l'on n'accepte pas le fait que le gouvernement syrien décide avec quelles ONG l'ONU peut travailler, «les agences de l'ONU ne pourraient pas sauver autant de vies, comme elles le font actuellement en acheminant des aides» cruciales pour la population du pays.

    Interrogés par le Guardian, d'autres responsables de l'ONU soulignent que le choix des partenaires pour répondre aux besoins humanitaires urgents de la population est nécessairement «limité» dans cette zone. La raison principale invoquée est la complexité et la particularité du conflit syrien.

    «Quand il s'agit de choisir entre fournir des biens ou des services via des entreprises qui pourraient être affiliées au gouvernement ou laisser des civils sans l'aide vitale dont ils ont besoin, le choix est clair: notre devoir est d'aider les civils».

     

    AFP agence

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  • Etats-Unis: pas de preuve fournie

    par la Turquie du rôle de Gülen

    dans le putsch

     

    Par AFP 24 août 2016 à 16:38     LIEN
     

     

     

    L'ancien imam Fethullah Gülen, à Saylorsburg, le 24 septembre 2013 Photo SELAHATTIN SEVI. AFP

     

     

    La Turquie n’a fourni aucune preuve aux Etats-Unis du rôle présumé qu’aurait joué l’ex-imam Fethullah Gülen dans le coup d’État avorté de mi-juillet, a indiqué mercredi l’entourage du vice-président américain Joe Biden en visite en Turquie.

    Un responsable américain a confirmé que Washington avait bien été saisi par Ankara d’une requête en bonne et due forme d’extradition de M. Gülen, bête noire du président turc Recep Tayyip Erdogan et qui vit en exil aux États-Unis depuis 1999.

    Si la Turquie a bien fourni «quatre demandes distinctes d’extradition pour Gülen, (...) elles sont toutes liées à des allégations d’activités criminelles antérieures au coup d’État» avorté du 15 juillet et remontant à 2015 et encore auparavant, a précisé ce cadre de l’administration américaine voyageant avec M. Biden.

    «Les Turcs n’ont pas fourni de requête d’extradition liée à l’implication de Gülen dans la tentative de coup d’Etat. Ils n’ont pas apporté non plus de preuve d’éventuelles connections de Gülen avec le coup d’État», a-t-il insisté, réaffirmant ce qu’avait annoncé mardi soir le département d’État.

    Cela fait des semaines que la Turquie disait avoir déposé auprès des autorités américaines une demande d’extradition contre M. Gülen, âgé de 75 ans et réfugié depuis 17 ans en Pennsylvanie (est). Ankara l’accuse d’avoir ourdi le putsch raté du 15 juillet.

    Washington semblait depuis traîner des pieds face à la pression turque, répétant ne pas avoir reçu de demande «formelle» et attendant des «preuves» de l’éventuelle responsabilité du prédicateur musulman.

    M. Gülen a nié fermement toute implication dans le putsch raté.

    Mais l’affaire a encore envenimé les relations déjà refroidies depuis des mois entre les deux alliés américain et turc au sein de l’Otan.

    «Ni le président (américain Barack Obama), ni le vice-président (Biden) ne peuvent décider de cela de manière unilatérale», a souligné le responsable de la vice-présidence en rappelant que le processus d’extradition relevait de la justice américaine. Il a mis en garde contre toute «politisation» de l’affaire qui serait «contre-productive».

    En visite mercredi à Ankara, M. Biden a déclaré «comprendre les sentiments intenses» des autorités turques au sujet de M. Gülen assurant que Washington «coopérait» avec son allié.

    AFP
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  • Affaire des courriels

    Clinton sommée de se prononcer par écrit

    Agence France-Presse

    HIllary Clinton Campaigns In Cleveland

    AFP

    Un juge fédéral américain a ordonné à Hillary Clinton de répondre par écrit à une série de questions posées par une organisation conservatrice sur sa messagerie privée, faisant ressortir une affaire susceptible de nuire à la campagne de la candidate démocrate à la présidence.

    La justice américaine a clairement énoncé début juillet qu'elle ne poursuivrait pas Mme Clinton pour avoir utilisé des serveurs et une messagerie de courriels privés quand elle dirigeait le département d'État. L'organisation Judicial Watch a toutefois décidé d'engager des poursuites contre la candidate dans ce dossier.

    Le juge Emmet Sullivan n'a pas accédé à la principale demande de Judicial Watch, qui exigeait qu'Hillary Clinton témoigne en personne, mais la candidate devra répondre sous 30 jours par écrit aux questions posées par l'association, indique le jugement de deux pages rendu vendredi par ce juge fédéral.

    La ministre de la Justice Loretta Lynch avait expliqué en juillet que la décision de ne pas inculper Mme Clinton se basait sur les recommandations du FBI.

     

    Le directeur de cette institution, James Comey, avait cependant déclaré que l'enquête du FBI avait établi que Mme Clinton avait été «extrêmement négligente» en envoyant des informations secrètes depuis son compte courriel personnel lorsqu'elle était à la tête de la diplomatie américaine entre 2009 et 2013.

    Hillary Clinton avait présenté ses excuses pour son usage de cette messagerie privée, mais l'affaire a été l'occasion pour ses opposants de mettre en doute la fiabilité et la sincérité de la candidate. Les poursuites engagées par Judicial Watch risquent d'entraver à nouveau sa course vers la Maison-Blanche, à moins de 100 jours de l'élection.

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  • Un parfum de Guerre froide sur la péninsule coréenne

    Par AFP 18 août 2016 à 09:05     LIEN
     
     
     
     

    Des soldats nord-coréens à la frontière avec la Corée du Sud , le 27 juillet 2016 Photo KIM HONG-JI. AFP

    En août 2015, Séoul et Pyongyang rivalisaient d’optimisme après de fructueuses négociations marathon. Un an plus tard, toutes les communications sont coupées et un parfum de Guerre froide flotte sur la péninsule coréenne.

    Les défections en série, les messages codés pour les espions et la diffusion d’une propagande criarde sont autant d’illustrations d’une tension particulièrement élevée entre frères ennemis.

    «Les relations entre Nord et Sud n’avaient plus été aussi tendues depuis la période de la Guerre froide dans les années 1970», estime Kim Yong-Hyun, spécialiste de la Corée du Nord à l’Université Dongguk.

    Les défections de haut rang en sont sans doute le symptôme le plus remarquable. Le numéro deux de l’ambassade de Corée du Nord à Londres, Thae Yong-Ho, vient d’offrir un joli coup de pub et de propagande à Séoul.

    Les raisons qui l’ont poussé à passer au Sud sont sans doute aussi personnelles qu’idéologiques - il a deux enfants dont l’un est toujours scolarisé. Mais Séoul a eu beau jeu de présenter l’affaire comme un choix binaire entre le Bien et le Mal.

    M. Thae a justifié sa trahison par «son dégoût» pour le régime nord-coréen et «son admiration pour le système libre et démocratique» sud-coréen, a claironné le porte-parole du ministère sud-coréen de l’Unification.

    En l’absence totale de contacts intercoréens, ces fanfaronnades diplomatiques sont presque une figure obligée.

    - Mystérieux messages codés -

    Quand le climat s’est brutalement dégradé après le quatrième essai nord-coréen en janvier, Pyongyang a fermé les deux lignes de communication qui existaient avec le Sud.

    En juillet, la Corée du Nord a coupé l’un des derniers canaux encore existants avec Washington, en cessant tous ses contacts avec le gouvernement américain via la mission nord-coréenne à l’ONU.

    «L’absence total de canaux de communication entre les deux Corées ainsi qu’entre Pyongyang et Washington est une vraie source d’inquiétude», a déclaré Kim Yong-Hyun.

    Cela signifie que les deux voisins en sont désormais réduits à hurler par delà la frontière s’ils souhaitent se parler.

    La zone démilitarisée (DMZ) n’était de toute façon plus un havre de paix puisque dans la foulée de l’essai nucléaire nord-coréen, les deux pays ont ressorti des cartons les murs de haut-parleurs qui diffusent une bruyante propagande à destination de l’ennemi.

    Autre résurgence de la Guerre froide, Pyongyang semble avoir repris la transmission de messages codés sur la radio publique, vraisemblablement à destination de ses agents opérant au Sud.

    On n’avait plus entendu depuis une vingtaine d’années ces émissions en onde courte, repérées mi-juin par les renseignements sud-coréens, et qui consistent en une énumération de chiffres pendant plusieurs minutes par une speakerine.

    Les choses, pourtant, n’auraient pas dû en être ainsi.

    Nord et Sud avaient annoncé le 25 août 2015 un compromis pour mettre fin à une crise qui menaçait de les précipiter dans un conflit armé.

    «Un tournant dramatique», avait alors dit un négociateur nord-coréen. Un «nouvel élan», avait commenté le chef des négociateurs sud-coréens.

    - 'Relations jamais aussi mauvaises' -

    Las, dix jours plus tard, la guerre des mots reprenait de plus belle entre les deux Corées qui parviendront toutefois à tenir en décembre des discussions au niveau de leurs vice-ministres.

    Celles-ci ont accouché d’une souris et l’essai nucléaire nord-coréen de janvier a fait exploser pour de bon les espoirs de dialogue, déclenchant de nouvelles sanctions contre Pyongyang et entraînant la fermeture du complexe industriel de Kaesong, ultime projet de coopération intercoréenne.

    «En temps de paix, les relations intercoréennes n’ont jamais été aussi mauvaises, avec la fin du commerce, des échanges et du dialogue», observe Yang Moo-Jin, professeur à l’Université des études nord-coréennes.

    Les médias publics nord-coréens sont désormais embarqués à coeur joie dans une surenchère de violence verbale sexiste contre la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye.

    Et les tensions pourraient redoubler la semaine prochaine avec le lancement de deux semaines de manoeuvres militaires conjointes entre Séoul et Washington, impliquant des dizaines de milliers de soldats.

    Pour Yang Moo-Jin, Pyongyang pourrait, contrairement à son habitude, être tenté par une riposte modérée à ces exercices pour préserver un équilibre de tensions qui lui va bien, en cela qu’il semble polariser la communauté internationale comme au bon vieux temps de la Guerre froide.

    La décision sud-coréenne d’accepter le déploiement sur son sol d’un système antimissile américain a en effet soulevé un déluge de critiques de Pékin et Moscou.

    AFP
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  • Previously

    Insinuations sur la santé de Clinton, remaniement dans le camp Trump…

    une semaine d'élection américaine

    Par Juliette Deborde et Frédéric Autran, Correspondant à New York 20 août 2016 à 10:54    LIEN
     
     
     
     

    La candidate démocrate Hillary Clinton s'adresse à ses partisans, lors d'une réunion de campagne, à Las Vegas, le 4 août 2016 Photo John GURZINSKI. AFP

     

    En novembre, les électeurs américains devront choisir entre les deux principaux candidats pour la présidentielle américaine : Hillary Clinton côté démocrate, Donald Trump chez les républicains. Toutes les semaines, Libé fait le point sur la campagne.

    Le billet d’Amérique

    Quand le camp Trump vise la santé de Clinton

    Après avoir mis en doute pendant des mois la sincérité et l’honnêteté d’Hillary Clinton, Donald Trump a inauguré cette semaine une nouvelle ligne d’attaque : sa rivale démocrate aurait une santé trop fragile pour être présidente. «Elle manque d’endurance mentale et physique pour affronter l’Etat islamique et les nombreux adversaires auxquels nous faisons face», a déclaré lundi le candidat républicain lors d’un discours consacré à la politique étrangère. Les rumeurs sur l’état de santé d’Hillary Clinton ne sont pas nouvelles. La plupart ont émergé après les ennuis de santé de celle qui vivait alors ses dernières semaines à la tête de la diplomatie américaine. Epuisée par une longue série de voyages, atteinte d’un sévère virus intestinal, la secrétaire d’Etat avait fait un malaise en décembre 2012. Les médecins avaient ensuite diagnostiqué - conséquence de sa chute - une commotion cérébrale puis un caillot de sang à la tête, qui lui avait valu plusieurs jours d’hospitalisation.

    Depuis, les sites complotistes de la droite extrême américaine, sur lesquels s’informent de nombreux partisans de Donald Trump, se répandent en conjectures et pseudo-analyses médicales. Les moindres faits et gestes d’Hillary Clinton sont épiés. Une hésitation, un pied qui trébuche, une tête qui s’agite bizarrement, un coussin pour s’appuyer ou un tabouret pour s’asseoir lors d’un meeting : tous ces signes sont brandis comme des preuves irréfutables de la mauvaise santé de la candidate démocrate. Les hashtags #Hillarystools (les tabourets d’Hillary) et #HillaryHealth (la santé d’Hillary) cartonnent sur Twitter, où circule aussi un faux compte-rendu médical faisant état de malaises, de «convulsions incontrôlées» et de «pertes de mémoire» à répétition. Pour beaucoup, le diagnostic est limpide : Hillary Clinton souffrirait de démence précoce.

    Si Donald Trump n’a jamais relayé explicitement ces allégations, le fait d’évoquer le «manque d’endurance physique et mentale» de sa rivale s’inscrit dans une stratégie bien définie. Comme il l’a déjà fait avec les suprématistes blancs, le magnat de l’immobilier stimule ses partisans en les confortant dans leurs affabulations. Il leur laisse entendre qu’il partage leur point de vue, sans pour autant se risquer à l’assumer publiquement. En s’attaquant à la santé de l’ancienne Première dame, Donald Trump s’aventure toutefois en terrain miné. Car si à 68 ans Hillary Clinton serait la plus âgée des présidents élus depuis la Seconde guerre mondiale, elle demeure plus jeune que le magnat de l’immobilier. Donald Trump a fêté ses 70 ans en juin. Et il ne cache pas son amour du bacon, de McDonald’s et du poulet frit.

    Par Frédéric Autran, correspondant aux Etats-Unis

     

    La recrue de la semaine

    L'homme «le plus dangereux des USA» à la tête de la campagne républicaine

    Stephen K. Bannon le 21 juin 2016 à Cleveland, OhioStephen Bannon le 21 juillet 2016 à Cleveland, dans l'Ohio (photo AFP)

    Alors que les candidats ont tendance à lisser leur discours une fois investi, Donald Trump, lui, a donné l'impression cette semaine de ne pas vraiment savoir sur quel pied danser. Le candidat républicain à la Maison Blanche a surpris tous les observateurs en présentant pour la première fois, lors d'un meeting en Caroline du Nord, des excuses (limitées tout de même) à ceux qu'il avait pu offenser. «Parfois, dans le feu de l’action dans un débat, on ne choisit pas les bons mots ou on dit la mauvaise chose [...] Cela m’est arrivé, et vous n’êtes pas obligés de me croire, mais je le regrette, en particulier lorsque j’ai pu blesser des gens personnellement», a déclaré le milliardaire jeudi, lisant une déclaration sur un prompteur, sans préciser qui était visé par cet acte de contrition: Madame Khan qui a perdu son fils en Afghanistan et dont Trump avait moqué le silence à la convention démocrate alors qu'elle était trop émue pour parler?

    Une inflexion par rapport à son choix, quelques jours plus tôt, de nommer à la tête de son équipe de campagne Stephen Bannon, le second bouleversement en deux mois après le limogeage en juin de Corey Lewandowski. Débutant en matière de campagne électorale, Stephen Bannon était à la tête du site ultra-conservateur à tendance complotiste Breitbart (qui vend même des t-shirts pour la construction du mur à la frontière mexicaine). Ancien de chez Goldman Sachs, celui que Bloomberg appelait dans un portrait paru l’année dernière l’activiste le «plus dangereux» d’Amérique est aussi l’auteur d’un documentaire particulièrement flatteur sur Sarah Palin. Il partage avec le milliardaire son goût pour les attaques outrancières. «Tous les coups seront permis. Nous allons voir les idées les plus extrêmes, les idées les plus à droite remonter à la surface», a résumé le journaliste de CNN Brian Stelter. Aux côtés de cette figure de l'ultra-conservatisme est promue Kellyane Conway. Cette sondeuse et consultante républicaine, embauchée en juillet pour conseiller le candidat sur l’électorat féminin, devient directrice de campagne. Le grand perdant de ce jeu de chaises musicales ? Le lobbyiste Paul Manafort qui a été démissionné vendredi, notamment  en raison des révélations du New York Times sur sa possible implication dans un scandale de corruption en Ukraine, à l’époque où il conseillait l’ex-président prorusse Viktor Ianoukovitch, recruté pour «professionnaliser» la campagne républicaine.

    A lire aussi Rendre Trump «présidentiable» : une stratégie qui a échoué

    La répartie de la semaine

    «Says Who?» : un conseiller de Trump en plein déni

    L’échange, entrecoupé d’un silence particulièrement gênant, a été relayé (et détourné) des milliers de fois. Mercredi soir, Michael Cohen, avocat et conseiller de Donald Trump est interviewé sur CNN par la journaliste Brianna Keilar. Elle l’interpelle sur l’impopularité du candidat républicain à la Maison Blanche dans les sondages. Son interlocuteur l’interrompt : «Qui dit cela ?» («Says who ?» en VO). «Les sondages, tous les sondages», lui répond la journaliste. «Qui dit cela ?», «Quels sondages ?», insiste à deux reprises le conseiller. «Tous», réplique la journaliste éberluée. Aucune enquête d'opinion depuis fin juillet n’a en effet placé Donald Trump en tête des intentions de vote... y compris celle commandée par Breibart. La réaction surréaliste du conseiller de Trump résume la position des partisans du milliardaire : se boucher les oreilles et mettre la mauvaise passe de leur candidat sur le compte des instituts de sondage, des médias grand public et de l’establishment.

     

     

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  • EDITORIAL

    Fidel Castro, le survivant

    Par Philippe Lançon 12 août 2016 à 20:31     LIEN
     
     
     
    Un Cubain passe à bicyclette devant un graffiti en hommage à Fidel Castro, le 12 août 2014 à La Havane Photo YAMIL LAGE. AFP
    Édito

    90 ans est un bel âge pour ne pas mourir, du moins quand on s’appelle Fidel Castro. Celui qu’on appelait «el caballo», le cheval, est un cheval qu’on n’achève pas : sa vie est encore plus longue que ses discours. Il a tout vécu et survécu à tout : au coup d’Etat manqué de 1953, au débarquement foireux de 1956, à la révolution de 1959 - à son durcissement, à ses échecs et au désenchantement qu’elle a provoqué -, aux complots et à l’embargo américains qu’il affronta, aux purges et aux procès staliniens qu’il organisa, aux crises nationales et internationales dont il fut le sujet, le metteur en scène et le comédien, à la chute du banquier soviétique, à la terrible période de pénurie qui s’en suivit, à l’ouverture très contrôlée au marché, à Allende, Pinochet, Reagan, Mitterrand, Chávez, à ses alliés, à ses ennemis, à Compay Segundo, à Celia Cruz, aux écrivains qu’il accula à l’exil ou à une mélancolie soumise et alcoolisée. Il survit maintenant à son activité et, en quelque sorte, à sa postérité.

    Dix ans après avoir laissé la place à son frère Raúl, il reste le grand-père fantomatique - et fantasmatique - d’une nation qui, enfin, paraît se réconcilier avec le grand voisin. Cette «transition dictatoriale» a été menée de main de maître : ni le pire ni le meilleur n’ont eu lieu. Le castrisme est un régime qui continue de contrôler son pacte faustien. Comment Fidel a-t-il fait ? Des centaines de chercheurs, analystes, biographes, écrivains ont voulu répondre à cette question - mais ceux-là aussi, pour la plupart, il les a enterrés. Sa réussite doit beaucoup à la bêtise arrogante des classes dominantes cubaines, vite exilées, et de l’administration américaine. Les circonstances historiques et géographiques, ensuite, furent essentielles : l’île a permis une expérience en huis clos ; les années 60 et 70 ont porté le rêve révolutionnaire que Fidel incarna, pour la gauche internationale, très au-delà du raisonnable. Mais rien n’aurait duré sans l’extraordinaire instinct de ce séducteur mobile et implacable qui transforma en or de pouvoir tout ce qu’il touchait. La culture du peuple cubain a fait le reste : traversée par les tempêtes, Cuba est une île shakespearienne où toute tragédie est un jeu qui se renverse en comédie. Quel que soit son état, et l’état d’épuisement dans lequel il a laissé son peuple, l’ogre historique cubain a retourné la célèbre phrase de Paul Nizan pour chanter au monde sur un air de salsa ou de boléro : «J’ai 90 ans, et je ne laisserai personne dire que ce n’est pas le plus bel âge de la vie.» Tout est mal qui finit bien.

    Philippe Lançon

     

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