• Le FMI pousse la Chine à prendre des mesures contre ses dettes


    Par AFP , publié le 12/08/2016 à 15:21 , mis à jour à 15:21

    La directrice du Fonds monétaire international Christine Lagarde (C) lors d'un meeting du G20 à Ghengdu en Chine le 23 juillet 2016

    La directrice du Fonds monétaire international Christine Lagarde (C) lors d'un meeting du G20 à Ghengdu en Chine le 23 juillet 2016

    afp.com/FRED DUFOUR

    Pékin - La Chine doit réagir "de toute urgence" à l'envolée des dettes de ses entreprises et cesser de se reposer sur le crédit pour doper l'activité, a averti le FMI vendredi, faute de quoi le pays subira une "croissance affaiblie de façon permanente".

    Si les perspectives de la deuxième économie mondiale restent encourageantes à court terme, soutenues par des "politiques macroéconomiques accommodantes", le Fonds monétaire international s'inquiète des fragilités financières grandissantes du pays. 

    Pékin s'efforce de rééquilibrer son modèle économique vers la consommation et les services, au détriment des industries lourdes et exportations à faible valeur ajoutée, ses moteurs de croissance traditionnels. 

    Mais "la transition continuera d'être complexe, difficile, et potentiellement chaotique", a martelé le Fonds dans un rapport annuel. L'institution de Washington s'inquiète en particulier de la montée fulgurante des dettes des entreprises. 

    Celles-ci, en excluant le secteur financier, s'établissaient en 2015 à environ 120% du PIB chinois, mais elles pourraient bondir à près de 140% d'ici 2019, selon des projections présentées par le Fonds. 

    Avec le vif ralentissement de l'activité, les créances douteuses représentent désormais 5,5% du total des prêts, mais elles sont susceptibles de grimper à 15,5% --auquel cas, les pertes potentielles pourraient équivaloir à "environ 7%" du PIB, avertit le FMI. 

    Certes, Pékin a promis de réduire drastiquement les surcapacités de production dans la sidérurgie et le secteur du charbon, très affectés par un endettement massif, mais "une solution plus complète" fait défaut et les réformes des groupes étatiques piétinent, poursuit le rapport. 

    Or, les entreprises d'Etat, beaucoup plus endettées que les firmes du secteur privé, empruntent à bas coût grâce aux garanties apportées par les autorités, "ce qui fausse l'allocation des ressources et encourage l'inefficacité", tranche le FMI, enjoignant à des "mesures urgentes" nécessaires pour que ces difficultés "restent gérables". 

    Faute de réformes structurelles rapides, et en cas de poursuite d'une politique de relance économique reposant sur un gonflement sans fin du crédit, "les vulnérabilités s'intensifieront" et conduiront le pays à "une croissance affaiblie de façon permanente", avertit le Fonds. 

    Pékin se dit certes prêt à restructurer ses entreprises d'Etat obsolètes en réduisant leurs colossaux effectifs, mais les autorités locales freinent des quatre fers, soucieuses ne pas alimenter l'instabilité sociale. 

    Par ailleurs, le gouvernement central n'a cessé depuis deux ans de multiplier les assouplissements monétaires, puis les accroissements de dépenses publiques afin de stimuler une activité à la peine... au prix d'une nouvelle embardée de l'endettement privé. 

    La croissance économique de la Chine était tombée l'an dernier à 6,9%, au plus bas depuis un quart de siècle, avant de s'essouffler à nouveau au premier semestre 2016. 

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  • Le Secret Service s'interroge sur les propos de Donald Trump

    Publié le 10-08-2016 à 21h40        LIEN
     
    Le Secret Service, qui assure la sécurité présidentielle aux Etats-Unis, s'interroge sur les déclarations ambiguës de Donald Trump concernant Hillary Clinton et les armes à feu, rapporte mercredi la chaîne de télévision CNN. /Photo prise le 10 août 2016/REUTERS/Eric Thayer (c) Reuters 
    Le Secret Service, qui assure la sécurité présidentielle aux Etats-Unis, s'interroge sur les déclarations ambiguës de Donald Trump concernant Hillary Clinton et les armes à feu, rapporte mercredi la chaîne de télévision CNN. /Photo prise le 10 août 2016/REUTERS/Eric Thayer (c) Reuters
     

    WASHINGTON (Reuters) - Le Secret Service, qui assure la sécurité présidentielle aux Etats-Unis, s'interroge sur les déclarations ambiguës de Donald Trump concernant Hillary Clinton et les armes à feu, rapporte mercredi la chaîne de télévision CNN.

    Un responsable du Secret Service a confirmé à la chaîne que des contacts avaient été passés avec l'équipe de campagne du candidat républicain. "Il y a eu plus d'une conversation" sur ce sujet, a-t-il ajouté, précisant que l'entourage de Trump avait réaffirmé qu'il n'avait pas l'intention d'inciter à la violence.

    En meeting électoral mardi soir en Caroline du Nord, Donald Trump a suggéré que les partisans des armes à feu pourraient agir pour empêcher Hillary Clinton de nommer des juges progressistes à la Cour suprême américaine.

    "Si elle est en mesure de choisir ses juges, il n'y aura rien à faire les gars. A moins que ceux qui soutiennent le deuxième amendement, peut-être que, je ne sais pas", a déclaré le candidat républicain sans finir sa phrase, et ouvrant un débat sur la signification véritable de ses propos.

    Le deuxième amendement de la Constitution américaine garantit le droit de porter une arme.

    Certains des membres de l'assistance ont grimacé quand il a tenu ces propos, aussitôt dénoncés par l'équipe de campagne de la candidate démocrate, qui les a qualifiés de "dangereux".

    Priée de préciser ses dires, l'équipe de campagne de Trump a dit dès mardi soir qu'il avait encouragé les défenseurs du deuxième amendement à mobiliser les électeurs en sa faveur lors du scrutin du 8 novembre.

    Quelle qu'ait été l'intention de Trump, cette nouvelle controverse a continué d'alimenter les inquiétudes au sein du Parti républicain sur le tour pris par la campagne du magnat de l'immobilier à moins de trois mois du scrutin.

    Joe Scarborough, ancien élu républicain de Floride aujourd'hui animateur sur la chaîne MSNBC, souligne ainsi dans une tribune publiée par le Washington Post que le Grand Old Party entre en "territoire inconnu" et demande aux dirigeants de la formation politique de réfléchir à un possible retrait de Trump.

    Dans la dernière livraison de la moyenne des sondages réalisée par le site Real Clear Politics, Hillary Clinton est créditée mercredi de 48% contre 40,3% pour le républicain, soit une avance de 7,7 points.

    La candidate démocrate est aussi en tête en Pennsylvanie (+9,2), dans le Michigan (+6,6), dans l'Ohio (+2,6) ou encore en Floride (+2,2), qui appartiennent à la catégorie des "Swing States", ces Etats clefs où se décidera l'issue de la course à la Maison blanche du fait de la spécificité du mode de scrutin aux Etats-Unis, où le président est élu par 538 grands électeurs désignés Etat par Etat.

    (Alana Wise avec Steve Holland à Wilmington, Caroline du Nord; Benoît Van Overstraeten et Henri-Pierre André pour le service français)

    Sur le web : Donald Trump en appelle aux pro-armes pour stopper Hillary Clinton

     

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    Appel à la violence contre Hillary Clinton : nouvelle polémique pour Trump

     
    Par Direct Matin Mis à jour le 10 Août 2016 à 08:33 Publié le 10 Août 2016 à 08:19     LIEN
     
    Sentant la polémique enflée, l’équipe de campagne de Donald Trump a tenu à désamorcer l’affaire. [SARA D. DAVIS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

    Il n’est plus à une polémique prêt. Donald Trump s’est de nouveau attiré les foudres des partisans d’Hillary Clinton en laissant entendre que seuls les défenseurs du port d’arme seraient en mesure de stopper son adversaire démocrate à la présidentielle américaine.

    «En gros, Hillary veut abolir le second amendement» de la Constitution, qui garantit le droit de posséder des armes, a-t-il déclaré. Et d'ajouter : «Si elle a la possibilité de choisir ses juges, il n'y a rien que vous puissiez faire, les gars... Bien que, avec le second amendement - peut-être qu'il y a une solution, je ne sais pas», a-t-il dit énigmatique.

    A lire aussi : Donald Trump président des Etats-Unis : quelles conséquences ? 

    Ces propos controversés n’ont pas échappé aux médias américains, dont certains les ont interprétés comme un appel à faire usage de la violence pour empêcher l’ancienne First Lady d’accéder aux plus hautes fonctions de l’exécutif américain. Une analyse partagée par le clan Clinton. «Donald Trump est dangereux. Une personne qui cherche à devenir président des Etats-Unis ne devrait en aucun façon inciter les électeurs à la violence», a déclaré Robby Mook, le directeur de campagne.

    Sentant la polémique enfler, l’équipe de campagne de Donald Trump a tenu à désamorcer l’affaire et réfuté l’idée selon laquelle il encouragerait à perpétrer des actes violents contre Hillary Clinton. Dans un communiqué, il est notamment expliqué que les déclarations à l’origine de la controverse avaient été mal interprétées par des «médias malhonnêtes».

    A lire aussi : Melania Trump aurait travaillé illégalement aux États-Unis

    Sur Twitter, toujours aussi friand des dérapages du milliardaire, les opposants à Trump n’ont en tout cas pas mis longtemps pour dénoncer des propos qui s'ajoutent à la longue liste des écarts verbaux du candidat républicain.

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    Selon Donald Trump, Barack Obama est le fondateur de Daesh

     
    Par Direct Matin Mis à jour le 11 Août 2016 à 12:05 Publié le 11 Août 2016 à 11:38     LIEN
     
    Donald Trump a lancé de graves accusations contre Barack Obama. [JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

    Donald Trump semble n'avoir aucune limite. Le candidat républicain a accusé mercredi soir, lors d'un meeting en Floride, le président américain Barack Obama d'être le fondateur de Daesh. 

    Insistant à plusieurs reprises sur le deuxième prénom du président, «Hussein», Donald Trump a affirmé que «Daesh honore le président Obama». «Il est le fondateur de Daesh. Il a fondé Daesh. Et je dirais même que la co-fondatrice est l'escroc Hillary Clinton». De graves accusations qui venaient s'ajouter à celles prononcées la semaine dernière, déjà, par le candidat républicain. Ce dernier avait déclaré que Hillary Clinton «devrait recevoir un prix» de la part de Daesh pour avoir fondé l'organisation terroriste. 

    A lire aussi : Donald Trump président des Etats-Unis, quelles conséquences ? 

    Donald Trump a multiplié au cours de sa campagne les allusions à la religion de Barack Obama, laissant entendre qu'il était musulman, ce qui est faux - il est Chrétien. Il a aussi affirmé qu'il était né au Kenya (son pays d'origine), alors qu'il est né sur le territoire américain d'Hawaii. Le candidat républicain avait également fait allusion au fait que le président américain est lié à la tuerie survenue le 12 juin dernier dans une boîte de nuit à Orlando, qui avait fait 49 victimes avant d'être revendiquée par Daesh. 

    Des critiques récurrentes contre Barack Obama

    Ce n'est pas la première fois que les Républicains accusent les démocrates d'avoir favorisé l'émergence du groupe terroriste, mais jamais ils n'étaient allés aussi loin dans leurs accusations. Ils se contentaient en effet de critiquer l'administration Obama pour avoir sous-estimé la menace que représente Daesh, et d'avoir alimenté la situation chaotique que traverse la région du Moyen-Orient. 

    Si Daesh s'est en effet développé lors de la présidence de Barack Obama, les conditions qui ont favorisé sa création remontent à l'invasion de l'Irak par les troupes américaines en 2003, décidée par le président républicain George W.Bush. Et l'administration Obama a enregistré des succès contre Daesh, participant à la coalition internationale contre le groupe terroriste en Irak et en Syrie, qui a permis de tuer près de 45.000 combattants jihadistes en l'espace de deux ans. 

    Donald Trump n'a pour sa part jamais exposé de manière précise la stratégie qu'il souhaite mettre en place contre Daesh. S'il a a plusieurs reprises répété qu'il souhaitait mettre fin à la politique interventionniste des Etats-Unis à l'étranger, il a affirmé son intention d'intensifier les bombardements contre le groupe terroriste, évoquant l'utilisation de l'arme nucléaire, et a fait part de son intention d'interdire l'entrée des musulmans sur le territoire américain pour lutter contre le terrorisme.

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  • Etats-Unis: un dissident républicain se lance dans la course à la Maison Blanche

     

    Par AFP 8 août 2016 à 17:22       LIEN
     
     

     

     

    Vue de la Maison Blanche, le 31 mai 2016 à Washington Photo Brendan Smialowski. AFP

     

     

    Le républicain Evan McMullin a annoncé lundi sa candidature à l’élection présidentielle américaine de novembre pour barrer la route au candidat officiel du parti, Donald Trump, qui reste contesté par une partie du camp conservateur.

    «Il n’est jamais trop tard pour bien faire», déclare le candidat, inconnu du grand public et sans grande expérience politique, sur son nouveau site de campagne.

    Cet ancien agent de la CIA, 40 ans, était jusqu’à récemment un collaborateur parlementaire du groupe républicain de la Chambre des représentants. Un responsable du groupe a précisé lundi qu’il n’en était plus salarié.

    «En cette année où les Américains ont perdu la foi dans les candidats des deux grands partis, il est temps qu’une nouvelle génération de dirigeants s’élève», explique Evan McMullin sur sa page Facebook. «L’Amérique mérite mieux que ce que Donald Trump et Hillary Clinton ont à nous offrir».

    Sa candidature a selon la chaîne ABC été portée par une organisation baptisée «Better for America», financée par des républicains opposés à Donald Trump.

    Mais à moins d’un budget de campagne rivalisant avec les dizaines de millions de dollars levés chaque mois par les équipes Clinton et Trump, cette candidature devrait s’ajouter aux centaines de candidatures folkloriques officiellement déposées auprès de la commission fédérale électorale.

    Cette déclaration est également tardive, dans le calendrier présidentiel. Pour apparaître sur les bulletins de vote, les candidats doivent s’inscrire séparément auprès des autorités des 50 Etats, selon des procédures parfois lourdes. De nombreuses dates-butoirs sont fixées aux mois d’août et septembre.

    AFP
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  • Carte vermeil

    Japon : l’empereur Akihito craint de ne plus pouvoir remplir son rôle

    Par AFP 8 août 2016 à 04:00 (mis à jour à 10:14)     LIEN
     
     
     

    Des gens suivent le discours de l'empereur Akihito sur un écran géant, à Tokyo le 8 août 2016 Photo TORU YAMANAKA. AFP

    L’empereur  du Japon, âgé de 82 ans, s’est dit lundi préoccupé par sa capacité à continuer de s’acquitter de ses obligations, suggérant qu’il attendait des modifications des lois qui l’obligent à rester empereur jusqu’à la fin de sa vie.

    «Heureusement, je suis aujourd’hui en bonne santé. Cependant, quand je vois ma forme décliner progressivement, je m’inquiète de la difficulté à remplir mes fonctions en tant que symbole de l’Etat», a-t-il déclaré dans une rare allocution télévisée, invoquant son âge et la nécessité d’être pleinement investi dans sa mission. Il dit exprimer ses pensées, étant dans l’impossibilité de «faire de commentaires spécifiques sur le système impérial». Le souverain n’a en conséquence pas prononcé le mot «abdication» car la Constitution l’en empêche. Un tel terme serait considéré comme un acte politique, ce que prohibe la charte fondamentale.

    En revanche, il a critiqué en creux un possible système de régence: «Je pense qu’il n’est pas possible de continuer à alléger continuellement les tâches de l’empereur», car cela reviendrait selon lui à laisser en place un empereur dont le rôle serait vidé de sa substance, ce qu’il semble vouloir éviter.

    À lire aussi :L’abdication possible de l’empereur agite le Japon

    27 ans de règne

    De la même façon, il a dit qu’il lui arrivait «de temps en temps de se demander s’il ne serait pas possible d’éviter une telle situation», où le pays se retrouve confronté à la mort de son empereur en fonction, car le deuil et tous les événements funéraires sont très lourds. Celui qui règne depuis 27 ans, au nom de «l’accomplissement de la paix» (ère Heisei), vient ainsi de façon très ambiguë suggérer son souhait d’une modification du régime impérial pour lui permettre de transférer «de son vivant» ses fonctions à son fils, le prince héritier Naruhito.

    «L’empereur aurait plutôt envie de continuer, mais d’un autre côté son tempérament et la conscience de sa forte responsabilité font qu’il a peur de commettre des erreurs et de causer des problèmes, et cela le préoccupe fortement», expliquait il y a quelques jours à la chaîne NNN (Nippon News Network) son camarade de jeunesse Mototsugu Akashi, qui le rencontre encore régulièrement.

    Les impératifs de calendrier de l’empereur et du gouvernement font que cette allocution exceptionnelle intervient entre les commémorations des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki, et à une semaine du 71e anniversaire de la fin de la guerre, lorsque le 15 août 1945, le père d’Akihito, l’empereur Hirohito (aussi appelé Showa), prononçait la capitulation sans condition du Japon. Celui qui était demi-dieu sur le trône du Chrysanthème depuis 1925 fut déchu de ce statut divin mais continua de régner jusqu’à son décès, début 1989.

    À lire aussi :Japon: l’empereur va parler !

    Vers un débat

    Son fils a depuis bousculé avec finesse les traditions et ses propos de lundi pourraient être un nouveau pas dans ce que d’aucuns nomment «la modernisation» du régime impérial japonais. Le débat va s’ouvrir, si l’on en juge par le commentaire du Premier ministre Shinzo Abe qui a immédiatement déclaré: «Nous recevons avec sérieux les mots de sa majesté l’empereur et nous devons y réfléchir profondément.» Cette discussion risque de mettre aux prises les tenants d’une extension du système de régence existant, ce qui serait la solution la plus simple, face à ceux qui accepteraient d’aller plus loin, l’autorisation donnée au souverain d’abdiquer, passé un certain âge ou selon d’autres critères qu’il restera à définir.

    Bien qu’elles ne soient guère médiatisées, les fonctions de représentation de l’Etat accomplies par l’empereur sont lourdes, comme l’avait souligné en 2013 son fils cadet, Akishino. Il doit signer nombre de textes de loi, traités et autres documents transmis par le gouvernement (un millier l’an passé), assister à de nombreuses réceptions (270 en 2015), recevoir des représentants d’Etats étrangers, etc. Un sondage de l’agence de presse Kyodo publié la semaine passée indiquait que 85% des Japonais seraient favorables à un allègement des tâches de l’empereur s’il en émettait le voeu.

    Le souverain et l’impératrice Michiko sont immensément respectés pour l’image de sagesse qu’ils ont toujours su montrer et la compassion sincère exprimée envers les victimes des nombreuses catastrophes naturelles endurées par le pays.

    AFP
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    Thaïlande: la nouvelle Constitution adoptée

    AFP
    Modifié le 07/08/2016 à 14:56 - Publié le 07/08/2016 à 08:48 | AFP       lien
     
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    Gülen dénonce le mandat d'arrêt lancé par Ankara contre lui

    reuters.com  |  05/08/2016, 7:45  |  396  mots

    La justice americaine examine la demande d’extradition de gulen[reuters.com](Crédits : Charles Mostoller)

    WASHINGTON (Reuters) - Le prédicateur turc Fethullah Gülen, qui vit en exil aux Etats-Unis depuis 1999, a dénoncé jeudi le mandat d'arrêt lancé à son encontre par Ankara, qui l'accuse d'avoir préparé le putsch manqué du 15 juillet.

    "Il est bien connu que les tribunaux turcs ne disposent pas de l'indépendance judiciaire, et ce mandat est un nouvel exemple de la trajectoire du président (Tayyip Recep) Erdogan vers l'autoritarisme et contre la démocratie", a dit Fethullah Gülen dans un communiqué. Le prédicateur a démenti toute implication dans la tentative de coup militaire.

    Les Etats-Unis sont en train d'étudier les documents envoyés par la Turquie en vue de l'extradition du prédicateur, a dit jeudi un porte-parole du département d'Etat, après l'annonce turque du lancement d'un mandat d'arrêt à son encontre. Il est accusé d'avoir "donné les instructions" aux putschistes du 15 juillet.

    "Les autorités turques (ont procédé à) plusieurs livraisons de documents à notre destination et nous sommes en train de les étudier", a dit le porte-parole Mark Toner.

    La première livraison "ne constituait pas, nous pensons, une demande formelle d'extradition".

    "Nous avons reçu depuis davantage de documents. Nous les étudions (...) et je ne pense qu'ils ont encore atteint ce statut", a-t-il ajouté.

    Selon le député turc Kamil Aydin, à New York, 85 boîtes de documents ont été envoyées au total à la justice américaine.

    Le département américain de la Justice est la principale agence chargée de déterminer si les documents envoyés permettent une demande d'extradition formelle du prédicateur, qui vit en exil en Pennsylvanie depuis 1999.

    Les responsables turcs, et notamment le ministre des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, ont prévenu que les relations diplomatiques seraient affectées si les Etats-Unis n'extradent pas Fethullah Gülen. La Turquie, membre de l'Otan, joue un rôle important dans le combat contre l'organisation djihadiste Etat islamique.

    Washington répète que des preuves tangibles de l'implication de Gülen dans le coup militaire manqué du 15 juillet doivent être apportées avant toute extradition.

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis jeudi d'assécher les revenus des entreprises liées au prédicateur Fethullah Gülen, qu'il qualifie de "nids de terroristes".

    (Eric Beech, Lesley Wroughton et Michelle Nichols; Julie Carriat pour le service français)

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    Syrie : la coalition kurdo-arabe s’empare de Manbij, un fief de l’Etat islamique

    Par LIBERATION, avec AFP 6 août 2016 à 10:11 (mis à jour à 11:14) LIEN
     
     
    Le nord de la Syrie morcelé Photo Paz PIZARRO, Omar KAMAL. AFP   LIEN

    Les forces coalisées kurdo-arabes se sont emparées samedi de Manbij, un fief du groupe jihadiste Etat islamique (EI), un peu plus de deux mois après avoir lancé leur offensive contre cette localité stratégique du nord de la Syrie.

    «Les forces démocratiques syriennes (FDS) contrôlent samedi Manbij et ratissent le centre-ville à la recherche des derniers jihadistes encore présents dans la ville» a affirmé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Les FDS avaient lancé le 31 mai une offensive visant à reprendre Manbij, qui était alors le principal carrefour d’approvisionnement de l’EI, de la frontière turque vers Raqa, sa capitale de facto en Syrie située plus à l’est.

    À lire aussi :Syrie, un conflit à multiples fractions

    Avec l’appui aérien de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, les FDS avaient repris dans un premier temps plusieurs localités et villages autour de Manbij puis étaient entrées le 23 juin dans cette ville de la province d’Alep. Depuis, ils y avaient cependant progressé lentement en raison des contre-attaques des jihadistes.

    Jihadistes et rebelles au sud d'Alep

    Toujours selon l'OSDH, une coalition de jihadistes et rebelles islamistes est par ailleurs sur le point d’assiéger les quartiers gouvernementaux d’Alep après s’être emparée samedi de positions stratégiques du régime au sud de cette ville syrienne.

    «L’Armée de la Conquête a pris samedi le contrôle de l’académie d’armement, où se trouvent d’importantes munitions, et la majeure partie de l’académie d’artillerie», a affirmé Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. «Elle est sur le point de couper, par le feu, la route d’approvisionnement menant aux quartiers gouvernementaux» d’Alep et «les forces du régime sont dans une position très difficile malgré l’appui aérien russe», a-t-il ajouté.

    Le Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra qui a renoncé à son rattachement à Al-Qaïda), qui fait partie de l’Armée de la Conquête, avait annoncé samedi la prise de contrôle des deux académies et d’une troisième position militaire dans le même secteur. La télévision officielle syrienne a fait état de son côté de combats dans les trois sites. Ce retournement de situation intervient trois semaines après que les forces du régime, appuyées par l’armée russe, ont imposé un siège aux quartiers rebelles d’Alep situés dans l’est de la ville. Les groupes rebelles et jihadistes tentent depuis de briser ce siège.

    Déclenché par la répression de manifestations pacifiques en mars 2011, le conflit en Syrie qui s’est complexifié avec l’intervention militaire étrangère et la montée en puissance de jihadistes, a fait plus de 280000 morts.

    LIBERATION avec AFP
     

     

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    Présidentielle américaine : les Républicains

    en ont ras le Trump !

     

    Publié le 06/08/2016

     

    PAR OLIVIER BERGER        LIEN

     

    Le Parti républicain grince devant les outrances de son candidat pour l’élection présidentielle. Et Hillary Clinton en profite.

     

    
Le Parti républicain tire la langue devant les outrances de son candidat pour l’élection présidentielle. PHOTO AFP

AFP

     

     

     

    Une semaine après son investiture pour l’élection présidentielle par le Parti républicain à Cleveland, Donald Trump tire sur sa candidature et son camp comme à la fête foraine. Il fait des trous partout. Et le parti de l’éléphant en a ras la trompe !

     

    Le trublion a passé plusieurs jours à critiquer les parents d’origine pakistanaise, et musulmans, du capitaine de l’US Army, Humayun Khan, décédé en Irak en 2004. Or, aux États-Unis, on n’attaque jamais un héros au sol.

     

    À la tribune de la convention démocrate, les parents avaient critiqué Trump sur son attitude vis-à-vis des musulmans, et son manque d’empathie en général. Ce cher Donald a répliqué sans discernement, visant « la mère pas autorisée à parler » car musulmane, et d’évoquer « une attaque vicieuse ». Il récolte une volée de bois vert en échange, jusqu’à l’association des anciens combattants américains à l’étranger (Veteran of Foreign Wars). 69 % des sondés par Fox News pensent qu’il « a dépassé les limites ».

     

    Comme d’autres élus républicains, la fille de John McCain, ancien candidat à la primaire, a même promis de voter pour Hillary Clinton. Il faut dire que Trump a déjà traité son père héros du Vietnam de « prisonnier de guerre », et qu’il refuse de lui apporter son soutien pour sa réélection au Sénat. « J’espère que les Américains comprennent que ces remarques ne représentent pas le point de vue de notre Parti républicain », a glissé John McCain en pleine polémique Khan.

    L’un des meilleurs ennemis de Trump, le célèbre quotidien The Washington Post, n’hésite pas à titrer sur « le nouveau vent de panique républicain à propos de la candidature de Trump ». Les donateurs (capital final avant la campagne qui s’annonce aussi violente que coûteuse) et les leaders du parti s’étranglent devant les outrances d’un candidat qu’ils espéraient plus présidentiable et présentable. Hillary Clinton creuse son avance en attendant, y compris dans les Swing States, les États décisifs.

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