• Historique Hillary, soporifique Bill : une nuit à la convention démocrate

    Par Baptiste Bouthier 27 juillet 2016 à 12:29       LIEN
     
    L'ancien président Bill Clinton lors de son discours à la convention démocrate à Philadelphie, le 26 juillet.
     
     

     

     

    L'ancien président Bill Clinton lors de son discours à la convention démocrate à Philadelphie, le 26 juillet. Photo Lucy Nicholson. Reuters

     

     

    Après son équivalent républicain la semaine dernière, la convention démocrate, qui a officiellement intronisé Hillary Clinton comme candidate à la présidentielle, a lieu de lundi à jeudi à Philadelphie. Retour sur la deuxième journée, ce mardi.

    Le moment historique d’Hillary Clinton

    C’est joué, c’est fait : Hillary Clinton sera la candidate du Parti démocrate à l’élection présidentielle américaine, le 8 novembre prochain. Cela ne faisait aucun doute depuis la fin des primaires, où l’ancienne First Lady avait devancé son seul adversaire Bernie Sanders, mais c’est officiel depuis cette nuit et le vote de la convention démocrate, à Philadelphie. Un «state-by-state roll-call» (chaque Etat vote à tour de rôle) interrompu par Sanders himself lorsqu’est venu le tour du Vermont, dont il est sénateur. Il a alors proposé alors de procéder à la nomination de Clinton par simple acclamation de l’ensemble des délégués démocrates.

    Certes, ce vote a été marqué par quelques signes de désunion de la part des délégués adeptes du «Bernie or bust» («Bernie ou rien»), absents de la salle au moment du vote ou l’ayant quittée en criant «Walkout !». Mais son issue est une sortie parfaite pour Bernie Sanders, qui joue sobrement son rôle dans cette convention censée incarner l’unité autour d’Hillary Clinton. Celle-ci entre dans l’histoire en devenant la première femme désignée par l’un des deux grands partis américains comme candidate à la présidentielle. «S’il y a des petites filles qui sont restées debout ce soir pour regarder la convention, a-t-elle déclaré dans une vidéo diffusée à l’issue de sa nomination officielle, je veux leur dire que si je serai peut-être la première femme présidente, l’une d’entre vous sera la prochaine.»

    A lire aussiImpressionnante Michelle Obama, discours d’unité : la journée de lundi

    Bill Clinton, 42 minutes d’intimité

    Outre la nomination officielle de la candidate, la journée de mardi était marquée par un discours très attendu, celui de l’ancien président (1993-2001) et peut-être futur «First Gentleman» Bill Clinton. Pendant près de trois quart d’heure, le mari d’Hillary a raconté une histoire personnelle, celle de sa femme et lui : «Au printemps 1971, j’ai rencontré une fille…» Un discours parfois amusant, parfois tendre, évidemment très pro (c’est quand même Bill Clinton, que diable) mais rempli aussi de digressions – tout n’était clairement pas écrit sur le téléprompteur – et au final beaucoup trop long. Peut-être est-ce aussi le contraste avec le discours si brillant, la veille, de Michelle Obama, qui porte préjudice au «Comeback Kid» …

    A lire aussi Bill Clinton, un hypothétique «Fist Gentleman» encombrant

    Dans les pas de Black Lives Matter

    La semaine dernière, la convention républicaine avait été marquée par plusieurs détournements du slogan Black Lives Matter pas toujours habiles, à base de «All lives matter» par exemple. «Les vies noires comptent», c’est ce cri lancé par la communauté afro-américaine qui n’en peut plus de voir des citoyens noirs tués, notamment par des policiers blancs, et à qui justice n’est pas rendue.

    Ce mouvement citoyen a été mis à l’honneur mardi avec la venue sur la scène de la convention démocrate des Mothers of the Movement, un groupe qui réunit plusieurs mères de jeunes noirs tués par des violences policières, telles celles de Trayvon Martin, Michael Brown, Sandra Bland ou Eric Garner. Dix minutes d’émotion, et de soutien, aussi, à Hillary Clinton, résumé en une phrase par Lucia McBath, la mère de Jordan Davis, tué en Floride en 2012 : «Hillary Clinton n’a pas peur de dire que "les vies noires comptent".»

    Baptiste Bouthier
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  • Le vibrant plaidoyer de Michelle Obama

    pour Hillary Clinton

    Le Monde.fr avec Reuters | 26.07.2016 à 10h52      LIEN

     
    Durée : 01:21  |   

    En images

    « Dans cette élection, je suis avec elle », a lancé lundi 25 juillet l’épouse du président des Etats-Unis, Barack Obama, à la convention démocrate censée lancer la campagne finale d’Hillary Clinton.

    Armée d’une cote de popularité au plus haut, Michelle Obama, dit voir en Hillary Clinton « quelqu’un qui sait ce que représente cette charge et qui la prend au sérieux, quelqu’un qui comprend que les problèmes de notre nation ne sont pas noirs ou blancs ».

    Le Monde.fr avec Reuters

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  • Avec le spot « Dear Donald », Hillary Clinton ne plaisante plus

    LE MONDE | 26.07.2016 à 15h34 • Mis à jour le 26.07.2016 à 18h07 | Par Audrey Fournier      LIEN

    Le contenu du spot « Dear Donald » est sans détour : il s’agit d’une virulente lettre ouverte au candidat Trump, expliquant le danger qu’il représente pour les Etats-Unis.

    Qu’il paraît loin le temps où une investiture de Donald Trump par les républicains ressemblait, au mieux, à de la science-fiction, au pire à une éventualité que le système – « raisonnable », lui – ne laisserait jamais passer. Le milliardaire au populisme décomplexé est bel et bien devenu, lors de la convention de Cleveland, le 22 juillet, le candidat désigné par les républicains pour la course à la Maison Blanche.

    Pis, alors qu’il marquait jusqu’à présent un retard régulier, bien que de plus en plus réduit, avec sa concurrente démocrate Hillary Clinton, M. Trump bénéficie à plein de « l’effet convention », avec un bond de 6 points enregistré par un sondage de la chaîne américaine CNN, lundi 25 juillet. En face à face avec Mme Clinton, et si l’élection avait lieu aujourd’hui, le promoteur immobilier battrait l’ex-first lady de 3 points, avec 48 % des intentions de vote, contre 45 % pour la candidate.

    Ce sondage est évidemment à prendre avec d’énormes précautions, surtout que la convention démocrate bat encore son plein à Philadelphie (Pennsylvanie) et qu’Hillary Clinton devrait, si tout se passe comme prévu, enregistrer le même « coup d’accélérateur » à l’issue de cette grand-messe.

    Mais il n’y a plus de temps à perdre pour le camp démocrate, qui a relancé la machine de campagne avec l’initiative « Dear Donald ». Prenant acte du constat selon lequel Hillary Clinton, malgré l’adhésion dont elle bénéficie au sein du Parti démocrate, souffre d’un cruel déficit d’image auprès de l’électorat américain dans son ensemble (selon les sondages agrégés par le site RealClearPolitics, 55 % des Américains ont une mauvaise opinion d’elle), cette campagne n’a pas pour objet d’inciter à voter pour Hillary Clinton, mais contre Donald Trump.

    Lettre ouverte

    Le contenu du spot est sans détour. Il s’agit d’une virulente lettre ouverte au candidat républicain, expliquant par A + B le danger qu’il représente pour les Etats-Unis, et surtout pourquoi, grâce à la mobilisation des Américains, il va perdre.

    « Vous ne nous représentez pas », expliquent tour à tour les militants, qui pointent les casseroles du candidat (« quand une de vos entreprises fait faillite, vous en faites payer le prix au contribuable »), son hypocrisie (« vous voulez rendre l’Amérique great again en faisant fabriquer vos tee-shirts en Chine et vos cravates au Bangladesh »), ridiculisent son appétit de pouvoir et son égocentrisme, le taxent de « cruel et étroit d’esprit »

    Cette avalanche de reproches n’a qu’un objet, expliquer au candidat pourquoi il va perdre :

    « Vous nous sous-estimez, (…) le 8 novembre, nous vous ferons comprendre que nous valons mieux que ça, (…), nous sommes pour l’égalité, l’empathie, cela veut dire que nous sommes contre vous.
    Cordialement,
    Nous »

    L’heure n’est plus aux divisions ni à la mise en valeur d’Hillary Clinton, il faut ratisser large. A ce titre, l’un des protagonistes du spot porte un tee-shirt « Bernie Sanders 2016 », image qui vient souligner l’importante contribution de la campagne du sénateur du Vermont dans cette élection. Maintenant que M. Sanders a reconnu sa défaite, l’heure est venue de faire bloc contre M. Trump.

    Par son message, ce clip rappelle la ligne adoptée par le sénateur socialiste pendant sa campagne. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il est l’œuvre d’Hillary for America, un super PAC (comité d’action politique, chargé de lever des fonds pour un ou plusieurs candidats) qui rassemble des donateurs individuels : la campagne de Bernie Sanders s’est notamment distinguée par un financement massif venu des électeurs « de la base ».

    Les protagonistes de ce spot ont par ailleurs été soigneusement choisis pour représenter la diversité ethnique, religieuse et démographique de la société américaine (une figurante s’exprime même en espagnol), ce qui rappelle aux électeurs, plus ou moins subtilement, qu’Hillary Clinton est « LA » candidate des minorités, et qu’en novembre, il faudra aller aux urnes et voter pour elle.

    Lire :   L’opération séduction des candidats démocrates pour capter l’électorat afro-américain

    « Confessions of a republican » : c’est dans les vieux pots…

    Au moment du lancement de la campagne « Dear Donald », un autre spot pro-Clinton faisait son apparition sur les écrans : « Confessions of a republican ». Ce clip a dû provoquer un sentiment de déjà-vu aux Américains les plus âgés : il reprend, mot pour mot (mais dans une version bien plus courte, le temps de cerveau disponible a clairement diminué en 50 ans) un clip utilisé en 1964 pour faire élire Lyndon B. Johnson face à Barry Goldwater.

    Dans ce spot d’anthologie, un républicain bon teint, avec lunettes et cigarette, explique pourquoi, en dépit du fait que sa famille a toujours voté pour le Grand Old Party, il pense que celui-ci a fait « une grave erreur » en désignant Goldwater.

    « Il est différent, il me fait peur, (…) on dit que la Maison Blanche finit par faire le président, mais je n’y crois pas, (…) Goldwater et son cabinet sont contre tout, mais pour quoi sont-ils ? (…) je ne comprends pas ce qu’il dit… »

    L’ensemble du spot pourrait être transposé, mot pour mot, en 2016 dans le camp démocrate. D’où l’idée de reprendre le concept pour envoyer un message aux républicains effrayés par Trump.

    Dans les deux versions, la fin est la même : « Je pourrais ne pas voter, explique le républicain embarrassé, mais cela voudrait dire que je me fiche de qui gagne, et je ne m’en fiche pas. »

    La version 2016, en noir et blanc, parie sur le fait que les téléspectateurs reconnaîtront le spot original, et réaliseront que la situation n’est pas inédite, et que son issue n’est pas inéluctable.

    Lire aussi :   Elections américaines : petite leçon de communication pour candidate à la traîne

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  • Reportage

    Les démocrates désunis derrière Clinton

    Par Frédéric Autran 25 juillet 2016 à 21:21      LIEN
     
     
     
    Supporters of U.S. Senator Bernie Sanders raise a mock coffin in front of City Hall during a protest ahead of the 2016 Democratic National Convention in Philadelphia, Pennsylvania, July 24, 2016. REUTERS/Adrees Latif

    La convention du parti, qui doit entériner la nomination de la candidate, s’est ouverte lundi sur fond de scandale interne, après les révélations de WikiLeaks.

    La Russie de Vladimir Poutine est-elle en train de manœuvrer en coulisses pour faire élire Donald Trump ? La question, lourde d’implications, se pose sérieusement après la publication par WikiLeaks de quelque 20 000 mails internes au Parti démocrate américain. Echangés pendant près d’un an et demi par sept hauts responsables de la formation démocrate - dont sa présidente, son directeur de communication et son directeur financier -, ces messages semblent confirmer que, tout au long des primaires, l’appareil démocrate a favorisé Hillary Clinton, ce que son rival, Bernie Sanders, a toujours dénoncé. Lundi après-midi, il a toutefois à nouveau appelé à voter pour l’ex-secrétaire d’Etat après avoir qualifié Trump de «brute» et de «démagogue».

    Doigt d’honneur

    Identifier l’origine d’une cyberattaque se révèle toujours délicat. Mais selon plusieurs spécialistes du secteur, le piratage du Parti démocrate, révélé mi-juin, serait l’œuvre de deux agences russes de renseignement. Le timing des révélations de WikiLeaks, dont le fondateur, Julian Assange, n’a jamais caché sa haine pour Hillary Clinton, ne doit visiblement rien au hasard, juste avant le début de la convention démocrate. Montant au créneau dès dimanche, le directeur de campagne d’Hillary Clinton, Robby Mook, s’est dit «troublé» que «des experts estiment que les Russes diffusent ces courriels dans le but d’aider Donald Trump». Des allégations catégoriquement rejetées par le candidat républicain.

    Une chose est sûre : Hillary Clinton se serait bien passée d’un nouveau scandale lié à des mails, orchestré ou non par le maître du Kremlin. Après des primaires acharnées face à Bernie Sanders, l’ancienne secrétaire d’Etat espérait un adoubement paisible cette semaine, lors de la convention démocrate qui s’est ouverte lundi à Philadelphie. Mais la belle image d’unité et d’optimisme, que le camp Clinton comptait opposer à la vision lugubre et clivante de Donald Trump, a volé en éclats après les révélations de WikiLeaks. Première conséquence politique de ce scandale : la présidente du parti, Debbie Wasserman Schultz, dont Bernie Sanders réclamait la tête depuis plusieurs mois, a annoncé dimanche sa démission. «La meilleure façon pour moi d’accomplir cet objectif [faire élire Hillary Clinton présidente, ndlr] est de démissionner de mon poste de présidente du parti à la fin de la convention», a souligné l’élue de Floride dans un communiqué. En la poussant à annoncer son départ avant le début du grand rassemblement démocrate, le camp Clinton espère calmer la colère des partisans de Bernie Sanders. Mais dans le même temps, Hillary Clinton a annoncé que Debbie Wasserman Schultz rejoindrait son équipe de campagne, en tant que directrice honoraire.

    Un recrutement vécu comme un doigt d’honneur par les pro-Sanders. Furieux, ces derniers n’ont pas l’intention de rendre les armes. Lundi matin, ils ont accueilli par des sifflets et les cris «honte, honte, honte !» la future ex-présidente du parti, venue s’exprimer devant les délégués de Floride. Une scène chaotique retransmise en direct par les télévisions américaines, accentuant l’impression que les plaies de la primaire sont loin d’être refermées.

    La décision d’Hillary Clinton de nommer Tim Kaine comme colistier irrite également le camp Sanders, qui le juge trop libéral. «Le fait qu’elle ne choisisse pas une figure progressiste comme Elizabeth Warren a été le coup de grâce», estime Corey Collier, une militante de l’Oregon qui parcourt les Etats-Unis à bord d’un «Bernie Van». Elle ajoute : «Je me suis beaucoup demandé si j’allais voter Hillary Clinton pour faire barrage à Donald Trump. Mais la démocratie dans ce pays a été affaiblie par la campagne Clinton. J’ai décidé de voter pour Jill Stein [la candidate du parti écologiste, ndlr]

    Présents par milliers à Philadelphie, outrés par les révélations de WikiLeaks, les pro-Sanders ont prévu des manifestations tout au long de la semaine. Dès dimanche, plusieurs rassemblements ont eu lieu, notamment dans un parc proche du lieu de la convention. Assis sur l’herbe séchée, dans une chaleur étouffante, les militants portent des tee-shirts Bernie et des pancartes «Never Hillary».

    «Rébellion»

    Tammy, sa fille adolescente et son beau-père ont roulé deux jours depuis l’Etat de Washington, sur la côte ouest américaine. «Bernie Sanders n’a jamais été traité de manière juste. Il n’a jamais eu une réelle opportunité de faire campagne à armes égales. S’il avait été traité sur un pied d’égalité, il aurait remporté la nomination», assure Tammy. Cette secrétaire aux longs cheveux grisonnants, actuellement sans emploi, veut encore croire à une «rébellion de Bernie Sanders», qui s’exprimait lundi soir en prime-time. Deux semaines après avoir officiellement apporté son soutien à Hillary Clinton, il semblait toutefois peu probable que le sénateur du Vermont fasse marche arrière. Réagissant dimanche à l’affaire des mails du parti, il s’est dit «scandalisé mais pas surpris». «Mon travail, à ce jour, est de faire battre Donald Trump et de faire élire Hillary Clinton», a martelé sur NBC le sénateur du Vermont.

    Dans le camp de l’ex-secrétaire d’Etat, on tâche de ne pas céder à la panique, malgré de très mauvais sondages publiés lundi. Un sondage CNN, l’un des premiers réalisés après la convention républicaine, donne un avantage de cinq points à Trump (44 % contre 39 %) lorsque les candidats libertarien et écologiste sont pris en compte. Dans un duel resserré, le candidat républicain compte encore trois points d’avance sur Clinton (48 % contre 45 %) au niveau national.

    Tout aussi inquiétant pour la candidate démocrate, le site d’analyse de sondages FiveThirtyEight donne 57,5 % de chances de victoire à Donald Trump. Si l’élection avait lieu aujourd’hui, estime le site, le milliardaire républicain remporterait huit des onze Swing States («Etats balance»), dont la Floride, l’Ohio, la Pennsylvanie et l’Iowa. Pour inverser la tendance, Hillary Clinton a plus que jamais besoin d’unifier le camp démocrate et de rallier les partisans de Bernie Sanders. Vladimir Poutine l’a visiblement bien compris.

    Frédéric Autran
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  • Critiquée par Bernie Sanders, la présidente

    du Parti démocrate américain démissionne

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 24.07.2016 à 22h38 • Mis à jour le 24.07.2016 à 23h42       LIEN

           

    Debbie Wasserman Schultz, présidente du Comité national démocrate (CND), à Miami (Floride) le 23 juillet. Debbie Wasserman Schultz, présidente du Comité national démocrate (CND), à Miami (Floride) le 23 juillet. SCOTT AUDETTE / REUTERS

    La présidente du Comité national démocrate (CND), Debbie Wasserman Schultz, a annoncé dimanche 24 juillet sa démission, à la veille de la convention d’investiture de Hillary Clinton à Philadelphie, qui doit s’ouvrir lundi pour quatre jours.

    Cette annonce intervient deux jours après la divulgation par Wikileaks de milliers de courriels qui ont semé le trouble au sein du Parti démocrate. Echangés entre responsables du CND, l’instance dirigeante du parti, ces courriels semblent confirmer les accusations de Bernie Sanders selon lesquelles le CND avait une préférence pour Hillary Clinton et a cherché à saborder la campagne du sénateur du Vermont.

    Lire aussi :   Wikileaks révèle des milliers de courriels sur la campagne du Parti démocrate américain

    M. Sanders, représentant l’aile gauche du parti, avait de nouveau réclamé dimanche la démission de Debbie Wasserman Schultz à la suite de ces révélations. « Le parti a été du côté de Mme Clinton depuis le premier jour », a-t-il dit sur NBC. Mais le sénateur du Vermont a choisi de ne pas faire de cette controverse un casus belli. « Mon travail, à ce jour, est de faire battre Donald Trump, et de faire élire Hillary Clinton », a-t-il martelé.

    Des fuites « pour aider Donald Trump »

    L’entourage d’Hillary Clinton a par ailleurs suggéré que les pirates russes soupçonnés d’avoir volé les messages l’avaient fait « pour aider Donald Trump ». « C’est inquiétant », a dit son directeur de campagne, Robby Mook, sur ABC.

    Mais la présidente du CND n’en fait pas mention dans son communiqué de démission, préférant insister sur sa volonté de se mettre au service de la campagne présidentielle d’Hillary Clinton. La candidate démocrate a annoncé dans la foulée la nomination de Mme Wasserman Schultz comme présidente d’honneur de son « programme 50 Etats », censé conquérir les électeurs partout dans le pays, et comme sa représentante en Floride et dans plusieurs Etats importants.

    Lire aussi :   Convention du Parti démocrate : trois défis à relever pour Hillary Clinton

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    Convention démocrate

    24 juillet 2016 05:30; Act: 24.07.2016 07:15         LIEN

    Philadelphie s'apprête à sacrer Hillary Clinton

    Les démocrates convergent vers Philadelphie pour le début de la convention où Hillary Clinton doit être officiellement nominée.

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    Les préparations vont bon train pour l'ouverture de la convention démocrate à Philadelphie. (Samedi 23 juillet 2016)
     
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    Tout le parti démocrate convergeait dimanche 24 juillet sur Philadelphie pour la convention qui doit introniser Hillary Clinton pour l'élection présidentielle américaine de novembre. L'ancien rival des primaires Bernie Sanders participera au rassemblement.

    Placée sous le signe de l'unité, la convention s'ouvrira lundi, avec au programme des discours de la Première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, et de Bernie Sanders, le sénateur du Vermont qui ferrailla avec Hillary Clinton jusqu'à la toute fin des primaires en juin et attendit le 12 juillet pour se rallier officiellement à elle.

    Le contraste sera saisissant avec la convention d'investiture républicaine de la semaine dernière, où le candidat Donald Trump n'a pas réussi à apaiser les dissensions créées par sa victoire aux primaires.

    Des étoiles et des poids lourds

    «La semaine prochaine à Philadelphie, nous livrerons une vision très différente de notre pays», a promis Hillary Clinton, 68 ans, lors d'un meeting à Miami avec son colistier fraîchement nommé, le sénateur de Virginie Tim Kaine, 58 ans. «Nous construirons des ponts, pas des murs, nous épouserons la diversité qui a fait la grandeur de notre pays».

    Tout ce que le parti démocrate compte d'étoiles montantes et de poids lourds, notamment le président Barack Obama et l'ancien président Bill Clinton, s'exprimera au fil des quatre jours à la tribune de la convention, qui se tiendra dans la salle de hockey et de basket Wells Fargo Center.

    Filet sécuritaire

    Comme à Cleveland pour la convention républicaine qui s'est terminée jeudi, les forces de l'ordre ont commencé à enserrer la zone de la convention d'un filet sécuritaire. Mais alors qu'à Cleveland les manifestations anti-Trump ont été négligeables, dépassant rarement la centaine de personnes, les divers organisateurs de rassemblements s'attendaient à plusieurs milliers de personnes à Philadelphie.

    Les irréductibles de Bernie Sanders seront particulièrement visibles, malgré un thermomètre qui atteindra 35 degrés. Ils commenceront dès dimanche avec une première marche en centre-ville.

    «Nous sommes furieux contre l'appareil du parti», explique à l'AFP Laurie Cestnick, créatrice du groupe Occupy DNC, lancé sur Facebook et catégoriquement opposé à Hillary Clinton. «Il y a un an, j'étais complètement pour Hillary Clinton. Mais j'ai fini par me rendre compte qu'elle fait partie d'un système corrompu».

    L'objectif des pro-Sanders est de l'inciter à se présenter à la présidentielle sous l'étiquette du parti vert, ou en indépendant.

    Soutien des pro-Sanders à Clinton

    Mais dans l'ensemble, les électeurs de Bernie Sanders soutiennent très largement Mme Clinton. Les trois quarts prévoient de voter pour elle, selon un récent sondage CNN, alors que seuls 68% des républicains ayant voté pour un autre homme que Donald Trump le soutiennent.

    «Les démocrates vont pouvoir montrer qu'ils sont le parti de l'amour, au lieu de toute la haine qu'on a vue la semaine dernière» chez les républicains, dit dans une rue de Philadelphie Marilyn Hafling, une retraitée militante venue de Floride.

    Bernie Sanders a d'ailleurs obtenu quelques concessions. Le programme qui sera adopté durant les travaux inclut plusieurs de ses revendications, telles que la hausse du salaire minimum national à 15 dollars de l'heure, contre 7,25 aujourd'hui.

    Réforme du système des «superdélégués»

    Les quelque 4'700 délégués démocrates adopteront également un texte posant les jalons d'une réforme du système des «superdélégués», tant décriée par Bernie Sanders. Ces superdélégués sont des délégués de droit, en vertu de leur fonction d'élu ou de responsable du parti, et ne sont pas liés par le résultat des élections primaires, ce que les partisans de Bernie Sanders dénonçaient comme un système antidémocratique.

    Une commission préparatoire réunie samedi à Philadelphie a approuvé un document prévoyant la réduction de leur nombre de deux tiers. Le changement s'appliquerait à partir de 2020.

    «C'est une immense victoire pour le combat du sénateur Sanders afin de démocratiser le parti démocrate et réformer le processus d'investiture», s'est félicité son directeur de campagne, Jeff Weaver.

    Scandale Wikileaks

    Mais l'ambiance d'unité était gâchée par la publication par le site Wikileaks d'environ 20.000 messages internes au parti révélant un possible biais de ses responsables en faveur d'Hillary Clinton au cours des primaires.

    «Si Bernie Sanders répudie le parti démocrate qui l'a trahi, je serais heureuse de l'accueillir au parti vert pour poursuivre la révolution», a réagi sur Twitter la candidate du parti vert, Jill Stein.

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  • USA : Obama réfute l'idée d'une Amérique à bout promue par Trump

    L'image sombre d'une Amérique assiégée, convoquée jeudi par Donald Trump dans son discours d'investiture à la convention républicaine, est loin de la réalité, a dit vendredi le président américain Barack Obama.

    LIEN
     

    L'image sombre d'une Amérique assiégée, convoquée jeudi par Donald Trump dans son discours d'investiture à la convention républicaine, est loin de la réalité, a dit vendredi le président américain Barack Obama.

    "Les oiseaux chantent et le soleil est là" pour la plupart des Américains, a dit Barack Obama après un discours du candidat républicain centré sur la menace diverse qui pèse selon lui sur l'Amérique, des migrants illégants aux combattants djihadistes et aux violences raciales.

    "L'idée que l'Amérique est d'une certaine manière au bord de l'effondrement, cette vision de violence et de chaos partout, ne colle pas vraiment avec l'expérience de la plupart des gens", a dit le président américain à la Maison blanche, après une réunion avec le président mexicain Enrique Pena Nieto.

    Au cours des sept ans et demi du double mandat d'Obama, le taux de criminalité violente a atteint son niveau le plus bas depuis 30 à 40 ans, a rapporté le président, en dépit de pics de meurtres dans certaines villes cette année, et des récents décès d'hommes noirs tués par la police ainsi que d'officiers de police.

    Convenue il y a trois semaines avec le chef d'Etat mexicain, la rencontre de vendredi tombait à point nommé pour contrer les discours du camp Donald Trump lors de la convention républicaine des quatre derniers jours.

    Le candidat républicain a réitéré jeudi sa promesse de construire un mur à la frontière mexicaine pour endiguer l'immigration illégale et le trafic de drogue. Il compte en outre faire payer la mesure au Mexique.

    Donald Trump entend aussi rétablir des tarifs douaniers prohibitifs sur certains produits importés du Mexique, ainsi que révoquer les accords nord-américains de libre-échange (Alena) qui lient les Etats-Unis au Mexique et au Canada.

    Une relation indissoluble

    Le président mexicain Enrique Pena Nieto a dit respecter les deux candidats à l'élection présidentielle et a ajouté qu'il travaillerait de manière constructive et avec bonne volonté avec celui qui serait désigné le 8 novembre, quel que soit le choix des urnes.

    En mars, le chef d'Etat mexicain avait avait comparé le "ton strident" des discours de Trump à la montée du fascisme dans les années 1930. Vendredi, il a démenti avoir critiqué les candidats, jugeant que ses propos avaient été sortis de leur contexte.

    Le futur des deux pays reste étroitement lié, a-t-il souligné en outre.

    "La proximité entre les Etats-Unis et le Mexique est plus qu'une relation entre des gouvernements. C'est une relation indissoluble et solide entre des millions de personnes qui vivent dans les deux nations", a-t-il dit.

    Barack Obama a quant à lui évoqué la baisse de l'immigration illégale par rapport aux décennies précédant son double mandat, et a salué l'aide apportée par le Mexique aux migrants qui fuient l'Amérique centrale, ainsi que son travail contre le trafic de drogue.

    "Un Mexique qui a une économie saine, un Mexique qui peut nous aider à oeuvrer pour la stabilité et la sécurité en Amérique centrale, voilà qui fera beaucoup plus pour résoudre toute crise migratoire, ou problème de trafic de drogue, qu'un mur", a-t-il dit.

    Les deux dirigeants se sont félicités de la capacité du nouveau Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) à corriger certains des manquements des accords de l'Alena. Hillary Clinton comme Donald Trump se sont dit opposés au TTIP, qui n'a pas encore été ratifié par les législateurs américains.

    "Il y aura des visions différentes quant au chemin que nous devons prendre en tant que pays", a dit Barack Obama, faisant la liste des problèmes économiques qui affectent les Etats-Unis.

    "Mais nous n'allons pas prendre de bonnes décisions en se fondant sur des peurs qui n'ont pas d'assise dans les faits", a-t-il jugé.

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  • Donald Trump au coeur

    d'une affaire d'agression sexuelle

     
    Modifié le 23/07/2016 à 18:08 - Publié le 23/07/2016 à 18:02 | Le Point.fr

    Donald Trump une nouvelle fois dans la tourmente.   LIEN

    Alors que le candidat républicain vient d'obtenir l'investiture pour la prochaine élection présidentielle américaine, une maquilleuse qui avait porté plainte contre lui pour tentative de viol en 1997 est sortie du silence. Près de 20 ans après les faits, Jill Harth s'est confiée dans une interview accordée au Guardian. Celle qui a commencé à travailler pour Donald Trump en 1992 revient sur les avances insistantes dont elle était la cible, mais également sur une soirée dans le manoir de Trump en Floride. "Il m'a poussée contre le mur de la chambre, m'a tripotée et a de nouveau essayé de soulever ma robe. J'ai dû lui dire : 'Qu'est-ce que tu fais ? Arrête !' C'était choquant de sa part de faire cela parce qu'il savait que j'étais en couple avec George et il savait qu'il était dans la pièce d'à côté avec les autres", a-t-elle raconté dans les colonnes du Guardian. Jill Harth avait porté plainte en 1997 avant de la retirer quelques jours plus tard.

    Traitée de menteuse par la famille Trump, elle a aujourd'hui décidé d'engager une avocate. "Personne ne m'a défendue, c'est pour ça que je prends la parole. Vous pouvez me croire ou non, mais j'ai vécu un enfer et je dois le revivre aujourd'hui".

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  • Donald Trump croqué en huit femmes

    Très élégante en robe rose, Ivanka Trump, la fille préférée de Donald Trump, est montée au créneau jeudi soir pour convaincre les Américaines de voter pour son père.
    Très élégante en robe rose, Ivanka Trump, la fille préférée de Donald Trump, est montée au créneau jeudi soir pour convaincre les Américaines de voter pour son père.-AFP

    Blondes ou brunes, «barbie style» ou femme de tête, acquises à sa cause ou adversaires, elles ont toutes eu affaire au milliardaire qui est en train de forcer la porte de la Maison blanche, à grands coups de boutoirs virils, sécuritaires, anti immigration.

    Donald Trump et les femmes, c’est toute une affaire: d’amour, de haine, de mépris et bien sût d’argent. On vous en a trouvé huit qui valent le détour. Elles gravitent toutes à leur manière autour du candidat à la présidence américaine. Pour saisir qui est Donald Trump, voici hu femmes de sa vie, ce qu’il dit d’elles, ce qu’elles disent de lui, comment il les traite, comment il les «aime».

    En filigrane de ces portraits, vous risquez bien de découvrir le niveau non seulement de misogynie mais de sociopathie égotique du personnage. Trump a eu trois épouses, cinq enfants. Il les aime glamours et jeunes. Il n’a d’yeux que pour sa fille aînée «qui lui ressemble tant» et avec qui - on cite l’homme- «il aurait aimé sortir». Donald Trump affirme que les belles femmes, qu’il «adore», l’adorent en retour. Les féministes du site Jezebel répliquent que «l’ego de Trump est bien plus grand que sa queue».

    1. Melania, la troisième épouse (46 ans)

    Donald Trump croqué en huit femmes  Le discours de cette ancienne mannequin de 46 ans toujours très élégante, toujours la même moue sur les photos, était, lundi, le clou de la première soirée de la convention républicaine. C’était un plagiat d’un discours de Michelle Obama.-Reporters / DPA Lundi, Melania Trump a fait d’elle la risée du web en prononçant son discours lors de la convention républicaine de Cleveland, plagiant sans état d’âme un discours de Michelle Obama.

    Melania vient d’une petite ville de Slovénie. Issue de la classe moyenne, elle a étudié l’architecture avant d’entamer une carrière de mannequin à New York à l’âge de 17 ans. Elle a épousé Donal Trump en janvier 2005 en Floride, avec, parmi les nombreuses célébrités invitées... le couple Clinton. Sa robe Dior est à l’époque estimée à 200 000 dollars. De 24 ans la cadette de son riche mari, elle élève leur fils de 10 ans, Barron, cinquième enfant de Donald Trump.

    Un comité d’action politique, qui finance les campagnes a ressorti sur Facebook une vieille photo d’elle, nue, publiée en 2000 par le mensuel masculin GQ. La photo, prise dans le jet privé de Donald Trump dont elle était alors la petite amie, était accompagnée de la légende: «Nous vous présentons Melania Trump, votre prochaine Première dame. Sinon, vous pouvez soutenir Ted Cruz mardi.»

    2. Ivana Zelnickova, la première épouse (67 ans)

    Donald Trump croqué en huit femmes  Malgré un houleux divorce au début des années 90, la première Madame Trump bat désor­mais la campagne pour le candi­dat répu­bli­cain-- Avec Ivana, Donald Trump restera quinze ans et aura trois enfants. Mais il la trompe et en 1990, Ivana demande le divorce. Une bagarre juridique et financière en découlera. L’ancienne athlète tchèque accuse alors son époux de traitement inhumain «afin d’obtenir sa soumission à ses désirs».

    Quelques mois avant leur divorce, Tump déclare dans Vanity Fair: «Je n’achèterai pas de bijoux ou tableaux à Ivana. Pourquoi lui donner des actifs?». Le divorce aura finalement coûté 25 millions de dollars à l’homme d’affaires.

    La rancune mise en poche, et dans son portefeuille, Ivana soutient à présent son ex-mari dans sa course à l’investiture.

    3. Maria Naples, la seconde épouse (53 ans)

    Donald Trump croqué en huit femmes  La seconde épouse de Donald Trump a élevé seule leur fille, Tiffany.-© WireImage Après son divorce avec Ivana, il se marie avec celle qui était déjà sa maîtresse, Marla Maples, en 1993. Le couple aura une petite fille née cette même année. Au sujet de cette seconde épouse, Donald Trump dira avec toute l’élégance et la finesse qui le caractérise: «Mon dieu, j’aimerais que vous puissiez voir son corps. Si vous pouviez jeter un œil... Vous n’en croiriez pas vos yeux. C’est fou».

    4. Ivanka trump, l’héritière «qu’il aurait pu draguer»

    Donald Trump croqué en huit femmes  Rassembleuse en chef, Ivanka aime aussi donner l’image d’une famille parfaitement unie, en dépit des trois mariages de son père.-AFP

    «Je veux cinq enfants, parce qu’avec cinq, j’ai la garantie qu’au moins un me ressemblera», a un jour confié Donald Trump. La voici, la voilà, Ivanka. Donald Trump trouvera aussi de bon goût d’affirmer que (si elle n’avait pas été sa fille), «il aurait pu sortir avec elle».

    À 34 ans, l’ex-mannequin est une femme d’affaires accomplie et une mère modèle. Très élégante, vêtue d’une simple robe rose, Ivanka, très proche de son père, avait jeudi soir la responsabilité de le présenter aux milliers de délégués et invités à la convention républicaine de Cleveland. Souriante, s’exprimant avec grâce, elle l’a décrit comme un «battant». Elle a aussi expliqué que comme beaucoup de gens de sa génération, elle ne se considérait «pas catégoriquement républicaine et démocrate», mais votait plus en fonction de ce qu’elle pensait bon pour sa famille ou son parti.

    Rassembleuse en chef, Ivanka aime aussi donner l’image d’une famille parfaitement unie, en dépit des trois mariages de son père.

    5. Tiffany Trump, l’atout jeunesse «qui s’y voit déjà»

    Donald Trump croqué en huit femmes  Tiffany, 22 ans et un look de poupée Barbie, est née de la seconde union du milliardaire avec Marla Naples. Elle a grandi loin de son père, élevée par sa seule mère.-AFP

    Tiffany est née de la seconde union du milliardaire avec Marla Naples. Elle a grandi loin de son père, élevée par sa seule mère. Tiffany a aujourd’hui 22 ans et vient d’être diplômée en sociologie et urbanisme. Blonde comme sa sœur Ivanka, un physique de Californienne, un visage de mini-miss et un discours 100% Trump. Tiffany Trump ressemble à une «banale» Américaine de son âge, comme en témoigne son compte Instagram. À un détail près: elle est suivie par 170 000 abonnés. La jeune femme qui s’y voit déjà (encore une first lady en puissance) exploite des photos d’elle enfant dans les bras de son géniteur, où lorsqu’il est venu à sa remise de diplôme. Une stratégie bien menée qui vise à faire croire que Trump est un père comme les autres.

    6. Megyn Kelly, la journaliste «chienne»

    Donald Trump croqué en huit femmes  Megyn Kelly, présentatrice vedette de la chaîne Fox News, a «osé» interroger Trump sur ses expressions pour qualifier certaines femmes ( «truie», «chienne»...)--

    Une femme doit être belle et se taire. Journalistes comprises.

    Le 6 août dernier, Megyn Kelly, présentatrice vedette de la chaîne Fox News, a «osé» interroger Trump sur ses expressions pour qualifier certaines femmes ( «truie», «chienne»...). «Est-ce que cela vous semble des propos appropriés pour un président?», a questionné Megyn Kelly. En guise de réponse, Trump a délicatement suggéré que celle-ci devait avoir ses règles, la comparant même à une bimbo sur Twitter.

    Fin août, il récidivait, soulignant qu’elle devait «avoir passé de mauvaises vacances tant elle avait l’air dépassée».

    7. Jill Harth, la maquilleuse «menteuse»

    Donald Trump croqué en huit femmes  Donal Trump aurait harcelé Jill Harth avec ce genre d’argument: «qu’est-ce que fais avec ce perdant, tu devrais être avec moi»-- Jill Harth est maquilleuse et «menteuse». Jill Harth ne souhaitait plus évoquer la tentative de viol dont elle aurait été victime, se disant plutôt flattée d’avoir connu un candidat à la Maison blanche. Mais Trump, en mai dernier, l’a traitée de menteuse. Humiliée et n’espérant plus d’excuses, Jill Harth vient de remettre l’affaire en pleine lumière en se confiant à «Thue Gardian»».

    En 1993, il invite la jeune femme dans sa villa, pour un projet lié à l’organisation de concours de beauté. Alors que le compagnon de Jill était dans la pièce d’à côté, Trump aurait tenté d’abuser d’elle. Il l’aurait ensuite harcelée avec ce genre d’argument: «qu’est-ce que fais avec ce perdant, tu devrais être avec moi».

    8. Hillary Clinton, la femme à abattre

    Donald Trump croqué en huit femmes  «si elle ne peut satisfaire son mari, qu’est-ce qui vous fait croire qu’elle pourra satisfaire l’Amérique?», clamait en avril dernier Donal Trump à propos d’Hillary Clinton.-AFP

    Il fut une époque pas très lointaine où les Trump fréquentaient les Clinton. Donald Trump était en effet donateur pour la Fondation Clinton. C’est du passé. Donald Trump multiplie désormais les attaques en dessous de la ceinture (ou de la jupe?) contre son adversaire à la présidence des États-Unis.

    Il a taclé tant et plus Hillary sur son usage d’un serveur de mails privé pour gérer ses courriers de chef de la diplomatie. «C’est le Watergate sous stéroïdes, je ne vois pas comment elle peut faire campagne», s’est-il emporté. Et récemment, il clamait sur Twitter en guise de slogan électoral qu’Hillary Clinton était «la candidate la plus corrompue de tous les temps».

    Autre petite phrase inscrite dans les anales de la grande élégance de Donal Trump, celle-ci: «si elle ne peut satisfaire son mari, qu’est-ce qui vous fait croire qu’elle pourra satisfaire l’Amérique?», tweetait-il, tout en finesse, au mois d’avril.

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  • Présidentielle US. 10 choses à savoir sur Tim Kaine, le colistier de Hillary Clinton

    Le colistier de Hillary Clinton était déjà l'un des favoris de Barack Obama pour le poste de vice-président en 2008. De l'avis général, le sénateur de Virginie est un "Mr Propre" de la politique américaine.

     

    S'il n'y avait pas eu Donald Trump... Si Trump n'avait pas remporté la nomination, chez les Républicains, Hillary Clinton aurait sans doute choisi comme candidat à la vice-présidence un hispanique ou une femme.

    Mais Trump étant extrêmement impopulaire dans ces deux catégories, la candidate démocrate a préféré jouer la "carte blanche" avec ce sénateur intellectuellement brillant à défaut d'être charismatique, et irréprochable sur le plan éthique.

    Conventions républicaines et démocrates : l'Amérique en guerre avec elle-même

    1Simple 

    Ses origines modestes seront un atout dans la campagne. Aîné de trois garçons, il a passé son enfance dans une banlieue de Kansas City (Missouri). Son père y tenait un atelier de soudure d'acier.Archétype du bon élève, il étudie le journalisme à l'Université du Missouri mais, après avoir jugé les reporters "bien trop cyniques", se tourne vers l'économie.

    2Catho

    Il a fait ses études chez les Jésuites. Ses parents était tellement dévots que, "si nous revenions de vacances un dimanche soir à 19h30, ils trouvaient le moyen de dénicher la seule église de Kansas City ayant une messe à 20 heures", a-t-il confié. Il a fait une pause d'une année dans ses études de droit à Harvard pour être missionnaire au Honduras, où il a enseigné la charpenterie et la soudure à des adolescents.

    "Il y a chez Trump quelque chose de profondément religieux"

    3St. Elizabeth

    Sa paroisse, à Richmond, est une paroisse noire. Il s'est marié à St. Elizabeth et y a baptisé ses trois enfants. Avant de se lancer en politique, il y chantait des gospels dans la chorale et continue de dépanner à l'occasion comme ténor, le dimanche.

    Elu gouverneur de Virginie en 2005, Kaine a bâti d'excellentes relations avec la communauté noire tout en réussissant à ne pas s'aliéner la population blanche, ce qui ne va pas de soi dans un Etat sudiste.

    Tim Kaine lors du National Prayer Breakfast, à Chicago le 4 février 2016. (Pablo Martinez Monsivais/AP/SIPA)

    4Avocat

    Il déménage à Richmond en 1984 pour s'installer comme avocat spécialisé dans les droits civiques. Sa première affaire, pro bono, est la défense d'une femme s'étant vue refuser la location d'un appartement. La lutte contre la discrimination dans le logement représentera rapidement 75% de son activité. Alors qu'il vient d'être élu maire de Richmond, en 1988, il convainc un jury de condamner une compagnie d'assurance à plus de 100 millions de dollars de dommages et intérêts – record historique – pour sa politique de crédit discriminatoire.

    Comment Bernie Sanders a gauchisé la campagne de Hillary Clinton

    5Héros

    Son modèle, en politique, n'est autre que le père de son épouse, A. Linwood Holton Jr., républicain modéré, gouverneur de Virginie de 1970 à 1974. Holton est à la pointe de la lutte contre la ségrégation des écoles pendant son mandat de gouverneur au début des années 1970. Pour donner l'exemple, il envoie ses enfants dans des écoles noires. Sur le bureau de Kaine, une photo montre Holton escortant l'une de ses filles à l'école.

    6"Boring"

    Poli et mesuré, Kaine a un petit côté plan-plan ("boring"). "Tim Kaine est trop ennuyeux pour être le colistier de Hillary Clinton", titrait récemment le magazine de gauche New Republic.

    "Je suis 'boring'", confirme l'intéressé, ajoutant :

    "'Boring' est la catégorie démographique qui progresse le plus rapidement, dans ce pays."

    7Espagnol

    Il le parle couramment, souvenir de son année passée au Honduras. En 2013, il prononce un discours de treize minutes en espagnol au Sénat – la première fois qu'un sénateur se lance à la tribune dans une langue autre que l'anglais. Il explique :

    "J'estime qu'il est approprié que je consacre quelques minutes à expliquer la loi [sur l'immigration] en espagnol, un langage parlé dans ce pays depuis que les missionnaires espagnols ont fondé St. Augustine, en Floride, en 1565."

    8Obama

    En 2008, il est le premier gouverneur et l'un des premiers hauts responsables démocrates à se rallier à l'actuel Président. Favori sur sa liste de vice-présidents potentiels, Obama lui préfère finalement Joe Biden, pour son expérience.

    Présidentielle US : Barack Obama, le meilleur atout de Hillary Clinton

    Cette fois, il a apporté son soutien à Hillary dès le mois de mai 2014… alors qu'elle n'était même pas encore candidate.

    En compagnie du candidat Barack Obama, en meeting à Chester, Virginie, lors de la campagne présidentielle de 2008. (Steve Helber/AP/SIPA)

    9Avortement

    En bon catho, il reconnaît :

    "Personnellement, je n'aime pas l'avortement. J'y suis opposé."

    Mais il met un point d'honneur à ne pas laisser ses convictions personnelles interférer avec ses devoirs d'homme politique et "soutient avec force le droit des femmes d'être maîtresses de leurs choix" en ce domaine.

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    Similairement, il se dit opposé à la peine de mort et a commué en peines de prison un certain nombre de condamnations, alors qu'il était gouverneur, mais onze exécutions ont eu lieu pendant son mandat.

    10Mr Propre

    L'anti-Hillary ? Sa personnalité de boy-scout évoque des qualificatifs qu'on entend rarement au sujet des Clinton : humble, honnête, gentil...

    "Menteuse", "aucun charisme", "trop à droite"... les 10 péchés de Hillary Clinton

    Il n'a pas la moindre casserole et les membres du Grand Old Party eux-mêmes reconnaissent qu'il ne sera pas une cible commode, comme le confie Thomas Davis, un ancien congressman républicain :

    "Il est difficile de trouver quoi que ce soit de compromettant sur Tim Kaine, c'est un homme profondément honnête et décent."

    Philippe Boulet-Gercourt

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