• La justice belge donne son accord à l’extradition de Salah Abdeslam vers la France

    La justice belge donne son accord à l’extradition de Salah Abdeslam

    vers la France

    LE MONDE | 31.03.2016 à 09h48 • Mis à jour le 31.03.2016 à 18h33 | Par Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)Lien

    La police bloque les rues adjacentes à la chambre du conseil de Bruxelles, qui doit statuer sur le cas de plusieurs terroristes présumés, jeudi 31 mars.
    La police bloque les rues adjacentes à la chambre du conseil de Bruxelles,
    qui doit statuer sur le cas de plusieurs terroristes présumés, jeudi 31 mars. STR / AFP
    La police bloque les rues adjacentes à la chambre du conseil de Bruxelles, qui doit statuer sur le cas de plusieurs terroristes présumés, jeudi 31 mars.

    Salah Abdeslam a comparu, jeudi 31 mars dans l’après-midi, devant la chambre du conseil de Bruxelles. Cette instance a donné son feu vert à son extradition vers la France, a annoncé le parquet fédéral belge. Les conditions du transfèrement du djihadiste français, soupçonné d’être impliqué dans les attentats de novembre, restent à déterminer. « Les autorités belges et françaises décideront après concertation des modalités de cette remise », précise le communiqué du parquet.

    Salah Abdeslam, incarcéré dans le quartier de haute sécurité de la prison de Bruges, n’était pas présent à l’audience. Il était représenté au tribunal par Cédric Moisse, membre du cabinet de son avocat, Sven Mary – qui séjourne actuellement à l’étranger.

    Lire aussi :   Qui est Sven Mary, l’avocat de Salah Abdeslam ?

    Arrêté et blessé le 18 mars à Molenbeek, Salah Abdeslam a, dans un premier temps, fait mine de vouloir collaborer avec la justice belge. Après les attentats de Bruxelles, mardi 22 mars, à l’aéroport de Zaventem et la station de métro Maelbeek, il a invoqué son droit au silence et fait savoir par l’entremise de son avocat qu’il voulait être livré le plus rapidement possible aux autorités françaises « pour pouvoir s’expliquer ». Me Mary avait obtenu un report de la première audience de la chambre du conseil, prévue le 24 mars, afin de pouvoir étudier son dossier. Jeudi matin, Me Moisse a redit que M. Abdeslam consentirait à son extradition et souhaitait « collaborer avec les autorités françaises ».

    Nombreuses polémiques

    La chambre du conseil intervient uniquement au niveau de l’instruction et, à la fin de celle-ci, elle décide s’il y a suffisamment d’indices de culpabilité d’un suspect dans une enquête pénale. Elle décide également tous les mois si un suspect doit rester en détention préventive et statue sur les demandes d’internement, les requêtes de mise en liberté et, comme dans le cas de Salah Abdeslam, sur les procédures d’extradition.

    Parmi les nombreuses polémiques nées dans la foulée des enquêtes sur les attentats de Paris et Bruxelles, l’une concerne précisément les interrogatoires du terroriste avant et après les explosions de Zaventem et du métro Maelbeek. Certains observateurs estiment qu’il aurait pu livrer des éléments sur les projets qui avaient été élaborés par les membres de cellules avec lesquels il était en relation, mais qu’il n’a pas été mis suffisamment sous pression.

    Lire aussi :   Et si Salah Abdeslam savait ? Le grand doute de Me Mary

    Pendant ce temps, les enquêteurs belges recherchent toujours des complices présumés du Molenbeekois et d’autres suspects qui pourraient avoir été impliqués dans les attentats de Bruxelles. Ils tentent notamment de retrouver la trace de « l’homme au chapeau », aperçu sur les images de vidéosurveillance de l’aéroport.

    Celui-ci pourrait, selon certaines sources, être Mohamed Abrini, un proche d’Abdeslam dont la police a perdu la trace depuis le 12 novembre, mais plus vraisemblablement le Syrien Naïm Al-Hamed – sans doute un faux nom –, dont des traces ont été retrouvées dans l’appartement de la rue Max-Roos à Schaerbeek, utilisé par les terroristes de l’aéroport.

    Au total, huit individus au moins, réputés « très dangereux », figureraient sur la liste des personnes à rechercher pour les enquêteurs belges. Dont un, peu connu jusqu’ici, Yoni Patrick Mayne, un Belgo-Malien habitant Bruxelles, qui a gagné la Syrie en 2013.

    Parmi les nombreuses polémiques nées dans la foulée des enquêtes sur les attentats de Paris et Bruxelles, l’une concerne précisément les interrogatoires du terroriste avant et après les explosions de Zaventem et du métro Maelbeek. Certains observateurs estiment qu’il aurait pu livrer des éléments sur les projets qui avaient été élaborés par les membres de cellules avec lesquels il était en relation, mais qu’il n’a pas été mis suffisamment sous pression.

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    Pendant ce temps, les enquêteurs belges recherchent toujours des complices présumés du Molenbeekois et d’autres suspects qui pourraient avoir été impliqués dans les attentats de Bruxelles. Ils tentent notamment de retrouver la trace de « l’homme au chapeau », aperçu sur les images de vidéosurveillance de l’aéroport.

    Celui-ci pourrait, selon certaines sources, être Mohamed Abrini, un proche d’Abdeslam dont la police a perdu la trace depuis le 12 novembre, mais plus vraisemblablement le Syrien Naïm Al-Hamed – sans doute un faux nom –, dont des traces ont été retrouvées dans l’appartement de la rue Max-Roos à Schaerbeek, utilisé par les terroristes de l’aéroport.

    Au total, huit individus au moins, réputés « très dangereux », figureraient sur la liste des personnes à rechercher pour les enquêteurs belges. Dont un, peu connu jusqu’ici, Yoni Patrick Mayne, un Belgo-Malien habitant Bruxelles, qui a gagné la Syrie en 2013.

     Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)
    Journaliste au Monde

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