• Le Secret Service s'interroge sur les propos de Donald Trump

    Le Secret Service s'interroge sur les propos de Donald Trump

    Publié le 10-08-2016 à 21h40        LIEN
     
    Le Secret Service, qui assure la sécurité présidentielle aux Etats-Unis, s'interroge sur les déclarations ambiguës de Donald Trump concernant Hillary Clinton et les armes à feu, rapporte mercredi la chaîne de télévision CNN. /Photo prise le 10 août 2016/REUTERS/Eric Thayer (c) Reuters 
    Le Secret Service, qui assure la sécurité présidentielle aux Etats-Unis, s'interroge sur les déclarations ambiguës de Donald Trump concernant Hillary Clinton et les armes à feu, rapporte mercredi la chaîne de télévision CNN. /Photo prise le 10 août 2016/REUTERS/Eric Thayer (c) Reuters
     

    WASHINGTON (Reuters) - Le Secret Service, qui assure la sécurité présidentielle aux Etats-Unis, s'interroge sur les déclarations ambiguës de Donald Trump concernant Hillary Clinton et les armes à feu, rapporte mercredi la chaîne de télévision CNN.

    Un responsable du Secret Service a confirmé à la chaîne que des contacts avaient été passés avec l'équipe de campagne du candidat républicain. "Il y a eu plus d'une conversation" sur ce sujet, a-t-il ajouté, précisant que l'entourage de Trump avait réaffirmé qu'il n'avait pas l'intention d'inciter à la violence.

    En meeting électoral mardi soir en Caroline du Nord, Donald Trump a suggéré que les partisans des armes à feu pourraient agir pour empêcher Hillary Clinton de nommer des juges progressistes à la Cour suprême américaine.

    "Si elle est en mesure de choisir ses juges, il n'y aura rien à faire les gars. A moins que ceux qui soutiennent le deuxième amendement, peut-être que, je ne sais pas", a déclaré le candidat républicain sans finir sa phrase, et ouvrant un débat sur la signification véritable de ses propos.

    Le deuxième amendement de la Constitution américaine garantit le droit de porter une arme.

    Certains des membres de l'assistance ont grimacé quand il a tenu ces propos, aussitôt dénoncés par l'équipe de campagne de la candidate démocrate, qui les a qualifiés de "dangereux".

    Priée de préciser ses dires, l'équipe de campagne de Trump a dit dès mardi soir qu'il avait encouragé les défenseurs du deuxième amendement à mobiliser les électeurs en sa faveur lors du scrutin du 8 novembre.

    Quelle qu'ait été l'intention de Trump, cette nouvelle controverse a continué d'alimenter les inquiétudes au sein du Parti républicain sur le tour pris par la campagne du magnat de l'immobilier à moins de trois mois du scrutin.

    Joe Scarborough, ancien élu républicain de Floride aujourd'hui animateur sur la chaîne MSNBC, souligne ainsi dans une tribune publiée par le Washington Post que le Grand Old Party entre en "territoire inconnu" et demande aux dirigeants de la formation politique de réfléchir à un possible retrait de Trump.

    Dans la dernière livraison de la moyenne des sondages réalisée par le site Real Clear Politics, Hillary Clinton est créditée mercredi de 48% contre 40,3% pour le républicain, soit une avance de 7,7 points.

    La candidate démocrate est aussi en tête en Pennsylvanie (+9,2), dans le Michigan (+6,6), dans l'Ohio (+2,6) ou encore en Floride (+2,2), qui appartiennent à la catégorie des "Swing States", ces Etats clefs où se décidera l'issue de la course à la Maison blanche du fait de la spécificité du mode de scrutin aux Etats-Unis, où le président est élu par 538 grands électeurs désignés Etat par Etat.

    (Alana Wise avec Steve Holland à Wilmington, Caroline du Nord; Benoît Van Overstraeten et Henri-Pierre André pour le service français)

    Sur le web : Donald Trump en appelle aux pro-armes pour stopper Hillary Clinton

     

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