• Le tribunal administratif de Nice valide l’arrêté anti-« burkini » de Villeneuve-Loubet

     

    Le tribunal administratif de Nice valide l’arrêté anti-« burkini » de Villeneuve-Loubet

    LE MONDE | 22.08.2016 à 18h41 • Mis à jour le 22.08.2016 à 19h17    LIEN

     

    Une jeune maman portant une combinaison intégrale pour se baigner. Ici, avec sa fille (à gauche). Cette tenue, bien que très courante dans des pays comme la Malaisie ou l'Indonesie est très marginale en France. A Nice, en ce 17 juillet 2016, elle est la seule à la porter, sans que cela ne crée de gêne, ni pour elle, ni pour son entourage.

    Le tribunal administratif de Nice a donné raison à la mairie de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), lundi 22 août, dans ses dispositions pour interdire le « burkini » sur les plages.

    Dans une ordonnance en référé, les juges ont rejeté les recours contre l’arrêté intentés par la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) et estimé que l’interdiction était « nécessaire, adaptée et proportionnée » pour éviter des troubles à l’ordre public après la succession d’attentats islamistes subis en France, dont celui de Nice le 14 juillet.

    La mairie de Villeneuve-Loubet avait emboîté le pas à celle de Cannes pour déposer un arrêté interdisant l’accès à la baignade « à toute personne ne disposant pas d’une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et du principe de laïcité, et respectant les règles d’hygiène et de sécurité adaptées au domaine public maritime ».

    Le maire Les Républicains de Villeneuve-Loubet, Lionnel Luca, avait justifié cet arrêté, rendu public le 13 août, en évoquant le « contexte général » et affichant sa volonté « d’éviter tout trouble à l’ordre public dans une région marquée par les attentats ».

    Recours systématiques

    Le CCIF a fait savoir, mercredi 17 août, qu’il attaquerait tous les arrêtés municipaux interdisant le port du burkini à la plage. Après le rejet du recours concernant l’arrêté cannois, le CCIF a annoncé qu’il déposerait un recours devant le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative. L’avocat de la LDH Patrice Spinosi a indiqué, vendredi 19 août, que la LDH entendait elle aussi attaquer tous les arrêtés.

    Les maires de Cannes, Mandelieu-la-Napoule et Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes), de Sisco et Ghisonaccia (Haute-Corse), du Touquet et d’Oye-Plage (Pas-de-Calais), de Leucate (Aude) ont pris dernièrement des arrêtés interdisant le port du burkini, ce maillot de bain recouvrant le corps et la tête des femmes, sur les plages de leurs communes.

    Dimanche, le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et de la métropole de Nice, Christian Estrosi (LR), a réitéré son souhait d’une législation nationale sur le sujet. « Pour lutter contre le communautarisme, c’est à un Etat fort de dire “On met fin à ses pratiques” », a-t-il déclaré au quotidien Nice-Matin.

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