• Les Colombiens ont voté «non» à l'accord de paix avec les Farc

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    Les Colombiens ont voté «non» à l'accord de paix avec les Farc  

      >International|03 octobre 2016, 0h44 | MAJ : 03 octobre 2016, 0h59|      LIEN    
    Une femme vote sur la paix avec la guérilla des Farc, le 2 octobre 2016 à Medellin (AFP/Raul ARBOLEDA)
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    C'est un revers pour le pouvoir en place. Les Colombiens ont voté «non» dimanche sur la paix avec la guérilla des Farc, lors d'un référendum dont l'issue conditionne l'entrée en vigueur de cet accord historique visant à mettre fin à 52 ans d'un conflit sanglant. Selon ces résultats quasi définitifs, le «Non» est en tête avec 50,24% des voix, contre 49,75% au «Oui». 

     

    «La paix est le chemin pour que nos enfants, nos petits-enfants aient un pays meilleur», avait déclaré le président Juan Manuel Santos, en arrivant au bureau de vote installé dans un patio du Parlement, au coeur de Bogota.

     

    VIDEO. Colombie : le président Santos vote au référendum

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    Près de 34,9 millions d'électeurs étaient appelés à répondre à la question: «Soutenez-vous l'accord final d'achèvement du conflit et de construction d'une paix stable et durable?», titre du document de 297 pages issu de près de quatre ans de pourparlers, délocalisés à Cuba. Ce scrutin, crucial pour l'avenir du pays, avait débuté à sous une pluie torrentielle, conséquence du passage de l'ouragan Matthew sur les Caraïbes.

     


     

    Le référendum, non obligatoire, a été voulu par Juan Manuel Santos afin de donner la «plus large légitimité» possible à l'accord qu'il a signé le 26 septembre avec le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), Rodrigo Londoño, plus connu sous ses noms de guerre Timoleon Jiménez ou Timochenko.

     

    VIDEO. Colombie : l'accord de paix avec les Farc signé

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    Ce texte vise à mettre fin à la plus ancienne confrontation armée des Amériques qui, au fil des décennies, a impliqué diverses guérillas d'extrême gauche, des milices paramilitaires d'extrême droite et les forces de l'ordre, faisant plus de 260.000 morts, 45.000 disparus et 6,9 millions de déplacés.

     

    En cas de victoire du «Oui», les Farc, nées en 1964 d'une insurrection paysanne et qui comptent encore 5765 combattants, devaient se transformer en parti politique après avoir remis leurs armes à l'ONU, qui a déjà vérifié la destruction samedi de 620 kg d'explosifs. Lors d'un précédent entretien, le président colombien avait prévenu : si le «Non» l'emporte, les guérilleros «retournent dans la jungle». Le chemin vers la paix est donc encore bien loin. 

      Leparisien.fr avec AFP

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