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    Mis à jour : 05-07-2016 21:33
    - Créé : 05-07-2016 20:51        LIEN

    PRESIDENTIELLE - L'écologiste ne sera pas candidat à l'élection présidentielle de 2017. Nicolas Hulot entend plutôt poursuivre son combat pour l'écologie à travers sa fondation.

    Nicolas Hulot a finalement décidé de ne pas se présenter à l'élection présidentielle en 2017.

                      Nicolas Hulot a finalement décidé de ne pas se présenter à l'élection présidentielle en 2017.

                      Photo: BERTRAND LANGLOIS / AFP

     

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  • Ça y est, les régions ont leur nouveau nom

    Par LIBERATION 27 juin 2016 à 19:36    LIEN
     
     
     
    Nouvelle-Aquitaine (carte nouvelles régions BIG) BIG

    Depuis ce lundi, les 13 nouvelles régions possèdent toutes leur nom définitif. «Nouvelle-Aquitaine» vient ainsi clore plusieurs mois de débats et de votes autour des appellations.

    Cet été, les touristes iront bronzer en Occitanie, admirer les paysages de Normandie, flâneront dans les Hauts-de-France, à moins qu’ils ne préfèrent les villes du Grand-Est. La nouvelle carte de la France à 13 régions, issue de la réforme territoriale, vient d’être définitivement complétée avec la dernière-née : la Nouvelle-Aquitaine, synthèse de l’Aquitaine, Limousin et Poitou-Charente. L’assemblée plénière du conseil régional, présidé par le socialiste Alain Rousset, a tranché, après un long débat, en choisissant le mot «nouvelle» comme «un regard tourné vers l’avenir». Les appellations ne deviendront définitives qu’après la validation par le Conseil d’Etat, par décret au plus tard le 1er octobre. Par endroits, le choix a suscité des consultations locales, discussions enfiévrées et joutes verbales entre élus. Palmarès.

    Ceux qui n’ont pas mis tout le monde d’accord

    Si, pour réunir Languedoc Roussillon et Midi-Pyrénées, l’«Occitanie» a fini par remporter le suffrage populaire (nonobstant un petit côté «vendeur de savon» relevé par certains…), les élus ont été assez mitigés sur l’issue de ce scrutin. Certains membres des Républicains ou du Front national ont en effet dénoncé une «expression militante ou clivante» ou «une véritable usurpation historique et géographique.» Plusieurs Catalans ont également défilé dans les rues pour défendre leur place dans la nouvelle grande région. En guise de compromis, les conseillers régionaux ont proposé un sous-titre: Pyrénées-Méditerranée.

    Ceux qui se sont dégonflés

    Avec 75% des suffrages, le nom «Grand Est» a été largement plébiscité par les internautes appelés à baptiser la nouvelle grande région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Au départ, les citoyens devaient départager trois propositions : «Acalie», «Rhin-Champagne», «Nouvelle-Austrasie». Mais face à quelques quolibets sur les réseaux sociaux, la région a choisi de rajouter une quatrième proposition «régulièrement citée par tous les sondages dans les médias», selon Philippe Richert, président du conseil régional. Ou peut-être plus classique… : «Grand-Est».

    Ceux qui ne se sont pas posés la question

    Certains n’ont pas eu besoin de changer leur nom d’un iota puisque les frontières n’ont pas bougé. Bretagne, Pays-de-la-Loire, Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Corse et Ile-de-France ont ainsi évité surchauffe des méninges et controverses en tous genres.

    Ceux qui ont joué la sobriété

    La question a été vite tranchée pour réunir «Haute-Normandie» et «Basse-Normandie» en faisant le choix du dénominateur commun : la Normandie. D’autres ont joué l’agrégation avec simplicité comme «Bourgogne-Franche-Comté» ou encore la nouvelle région «Rhônes-Alpes-Auvergne». Les discussions ont été plus sensibles lorsqu’il a fallu réunir l’Aquitaine, le Limousin et le Poitou-Charente sous la bannière de la «Nouvelle-Aquitaine».

    Ceux qui ont visé haut

    Le vote date du 14 mars dernier. Après consultation de quelque 300 000 lycéens et apprentis, la nouvelle région regroupant les départements du Nord, Pas-de-Calais et Picardie a été rebaptisée la région la plus plate du pays: «Hauts-de-France»

     

    Dans la short list, il y avait aussi : «Terres-du-Nord» et «Nord-de-France». Mais Hauts-de-France a gagné, soulevant illico fou rire ou rire gras sur les réseaux sociaux.

     

    La région où l'altitude moyenne est la plus basse s'appellera donc "Hauts de France"... J'aime ce pays ❤️<img class="Emoji Emoji--forText" title="Drapeau de la France" src="http://ekladata.com/tkfrHK2EVDNT5Lo7TChqJjYaZXo.png" alt="

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  • Législative partielle de l'Ain : la candidate des Républicains en tête

    La candidate des Républicains Stephanie Pernod Baudon est arrivée dimanche en tête de la législative partielle de l'Ain avec 28,3% des voix devant le Font National (16,7%) Le parti Socialiste est éliminé d'emblée avec 13,2 % des suffrages.  

    • Par Philippe Bette
    • Publié le 06 juin 2016 à 08:31
    Pernod

     

    Stéphanie Pernod Beaudon (Les Républicains)  et Gaëtan Noblet (Front national) se sont qualifiés dimanche pour le second tour de l'élection législative partielle dans la 3e circonscription de l'Ain, où le sortant LR Etienne Blanc avait renoncé à son mandat.

    La vice-présidente à la Formation professionnelle à la région Auvergne-Rhône-Alpes, 37 ans et suppléante de M. Blanc, est arrivée en tête du premier tour avec 28,3% des suffrages (4.456 voix) dans cette circonscription frontalière avec la Suisse.Son opposant frontiste, 30 ans et postulant pour la deuxième fois à la députation,a enregistré 16,7% des suffrages (2.645 voix). Dans cette circonscription, l'extrême-droite obtenait habituellement ses plus faibles scores du département.

    Fait marquant de la soirée, l'élimination du candidat socialiste, Denis Linglin, 72 ans. Le maire de Sergy est  arrivé en quatrième position avec 13,2% des suffrages (2.091 voix) alors que le PS était arrivé deuxième derrière la droite en 2012 au premier tour de scrutin.

    Devant M. Linglin, le divers-droite Olivier de Seyssel, 53 ans, investi par l'UDI, alors qu'en 2012 la droite s'était présentée unie.Ancien suppléant d'Étienne Blanc à l'Assemblée nationale de 2002 à 2012 et soutenu par l'ancien président de la région Rhône-Alpes, Charles Millon, M. de Seyssel a obtenu 15,6% des suffrages soit 2.465 voix.

    Pour sa première campagne, le candidat EELV Jean Mercier, 29 ans, est arrivé en cinquième position (10,6%), suivi d'Olga Givernet (10%), qui présentait une "candidature démocrate", et de Jean-Sébastien Bloch, un professeur de mathématiques de 52 ans, investi par le Front de Gauche (5,4%).
    L'abstention a été forte dimanche -comme de coutume dans la circonscription- avec un taux de participation de 22,3% seulement.

    Maire de Divonne-les-Bains depuis 25 ans, et premier vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes depuis cette année, Etienne Blanc, touché par le cumul des mandats, a renoncé au siège de député qu'il occupait depuis 2002 - celui de Charles Millon, son mentor d'alors.Au 1er tour en 2012, il avait obtenu 41,55% des voix, devant le PS (32,68%)  et le FN (13,54%).
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  • Alpes Maritimes et Bas-Rhin : les Républicains et le PS conservent leur siège de député

    29 Mai 2016, 23h10 | MAJ : 29 Mai 2016, 23h24    Lien
        Dans les Alpes-Maritime, Marine Brenier a revendiqué la victoire avec plus de 64% des voix. Elle succède à Christian Estrosi.

    Dans les Alpes-Maritime, Marine Brenier a revendiqué la victoire avec plus de 64% des voix. Elle succède à Christian Estrosi.

    (AFP/FRANCOIS LO PRESTI)

    Deux législatives partielles ont eu lieu dimanche : l'une dans les Alpes-Maritimes où la candidate LR, appelée à remplacer Christian Estrosi, démissionnaire, revendique la victoire, l'autre dans le Bas-Rhin où le Parti socialiste conserve un député.

     

    La candidate des Républicains Marine Brenier a remporté, au second tour, l'élection législative partielle organisée dimanche dans la 5e circonscription des Alpes-Maritimes à la suite de la démission de Christian Estrosi. Maire de Nice et président de Paca, il devait abandonner l'un de ses mandats pour se mettre en conformité avec la loi.

    Avec 64,09% des suffrages, Marine Brenier devance Michel Brutti, investi par le FN, qui obtient 35,91% des voix. Ce scrutin a été marqué, comme au premier tour, par un taux d'abstention record, à 77,4%, soit moins de 20.000 votants sur 88.000 inscrits.

    Une victoire saluée par Christian Estrosi sur Twitter.

     

     

    A Strasbourg, le candidat PS l'emporte

    Le candidat socialiste Eric Elkouby a été élu député de la 1ère circonscription du Bas-Rhin dimanche avec 53,77 % des suffrages soit 900 voix de plus que son concurrent des Républicains Jean-Emmanuel Robert qui a totalisé 46,22% des bulletins. L'élection n'a mobilisé que deux électeurs sur dix, avec un taux d'abstention de 79,68%. Au premier tour, l'abstention s'élevait à 77,71%.

    Le candidat socialiste, qui est également conseiller départemental d'opposition et adjoint au maire de Strasbourg, succède à Armand Jung, qui a démissioné pour des raison de santé. Eric Elkouby était son suppléant.

    Le Premier ministre a félicité le nouveau député.

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  • Cette start-up sur laquelle Emmanuel Macron s’appuie pour sa grande marche

    Nicolas Richaud Le 27/05 à 07:00Mis à jour à 15:12     LIEN

     L’équipe de Liegey Muller Pons qui se présente comme « la première startup de stratégie électorale en Europe ». - Liegey Muller Pons

    La pépite française Liegey Muller Pons propose un logiciel d’analyse de données sociodémographiques.
    Après avoir travaillé pour François ­Hollande, elle aide le ministre de ­l’Economie dans sa quête du pouvoir.

    Jusqu'où la fusée Emmanuel Macron s'envolera-t-elle ? Le populaire ministre de l'Economie a mis sur orbite son propre mouvement : En marche, qui va déboucher sur une « grande marche ». C'est-à-dire une campagne de porte-à-porte dans toute la France pour laquelle 12.000 personnes se sont portées volontaires (sur les 50.000 adhérents au mouvement), et où une partie d'entre elles ira recueillir idées et doléances des citoyens. L'objectif ? Toucher un échantillon de 100.000 personnes jugées représentatives de la population française. Cette opération doit débuter ce samedi et devrait se prolonger jusqu'à fin juillet.

    Pour la mener à bien, Emmanuel Macron s'est appuyé sur la technologie d'une start-up française : Liegey Muller Pons, du nom de ses trois fondateurs. Celle-ci a mis au point un logiciel qui croise données sociodémographiques et cartographie électorale permettant d'identifier là où le fer doit être porté lors d'une campagne de porte-à-porte. En sus, la jeune pousse propose la mise en place d'une base de gestion de contenus permettant notamment d'optimiser les campagnes de mailing et de SMS. «  C'est une sorte de "CRM politique" », expose Guillaume Liegey. Pour la grande marche, Liegey Muller Pons a identifié les quartiers témoins et va aussi former quelque 300 coordinateurs pour ce porte-à-porte que les trois fondateurs vont planifier à l'échelle nationale. Une application mobile a aussi été mise au point et va permettre de faire remonter les informations récoltées sur le terrain par les « marcheurs » auprès de leurs 100.000 interlocuteurs.

    Porte-à-porte et numérique

    Derrière cette start-up, ils sont trois trentenaires strasbourgeois. Deux ont squatté les bancs d'Harvard, et le dernier était au MIT. En 2008, ils participent, en tant que volontaires, à la première campagne présidentielle de Barack Obama, et se rendent compte de l'importance grandissante des outils numériques mais aussi du... porte-à-porte. Et que mélanger neuf et vieux peut donner un cocktail gagnant. Grâce aux premiers qui permettent de cibler finement la population, le second peut devenir un outil efficace de mobilisation.

    Dès 2010, les trois compères exportent l'idée en France et sont aux côtés de Jean-Paul Huchon pour les régionales en Ile-de-France. «  On nous a ri au nez, mais dans les quartiers ciblés, on a pu augmenter la participation de 4,5 points », se souvient Guillaume Liegey. Après les primaires du PS fin 2011, Vincent Feltesse les contacte en vue de la présidentielle. Le casting est concluant et le Monsieur numérique de François Hollande les nomme responsables de la coordination de la campagne sur le terrain. Sous leur aile, une équipe d'une quinzaine de personnes doit planifier le travail des quelque 80.000 volontaires. Ce test grandeur nature valide leur modèle. « Cela a permis de faire gagner près de 300.000 voix à François Hollande sur chacun des deux tours », estime Guillaume Liegey.

    Stratégie électorale

    Fin 2012, les statuts de la start-up sont déposés et en avril 2013, le premier contrat est signé avec le parti vert allemand qui bat la campagne en Bavière pour les élections fédérales. Dans les mois qui suivent, la jeune pousse met au point son propre logiciel. Intitulé « Cinquante plus un » - parce qu'il faut avoir 50% des votants plus une voix pour remporter un scrutin majoritaire - le software « made in Liegey Muller Pons » est opérationnel pour les municipales de 2014. Anne Hidalgo à Paris, Vincent Feltesse (Bordeaux) ou encore Pierre Cohen (Toulouse), en tout 69 candidats PS s'arment de « Cinquante plus un », le parti ayant négocié un droit d'usage exclusif pour ces élections. En septembre 2014, la start-up lève 354.000 euros auprès de leurs familles et connaissances pour développer la deuxième version du logiciel. Concernant son offre, le tarif de base se monte à 3.000 euros par an, uniquement pour la mise à disposition de ses outils numériques. Ce qui ne comprend pas toute la partie conseil de cette société qui se revendique être la « première start-up de stratégie électorale en Europe ». Ces deux dernières années, Liegey Muller Pons a embauché 7 salariés et a travaillé pour le PS belge, le PSOE en Espagne ou encore pour des députés du Parti travailliste en Grande-Bretagne. Un tropisme pour les partis de gauche qui ne répond pas à un positionnement idéologique, en dépit de leur ancien encartage au PS. «  On a commencé avec le PS et les partis de gauche européens se parlent beaucoup. On a bénéficié de ce bouche-à-oreille », explique Guillaume Liegey. « En ce moment, on travaille pour Corrado Passera qui est du centre-droit et se présente à Milan. Lors des départementales de 2015, on a aussi équipé quelques candidats des Républicains », ajoute-t-il. Une offre qui séduit aussi bien à gauche qu'à droite. Pas de quoi troubler Emmanuel Macron.

    Nicolas Richaud, Les Echos
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  • Rama Yade annonce sa candidature à l'élection présidentielle

     

    Par LIBERATION, avec AFP 21 avril 2016 à 21:49   LIEN

     

     

    Rama Yade sur le plateau du 20 heures de TF1, le 21 avril. Photo Thomas Samson. AFP

     

    L'ancienne secrétaire d'Etat de Nicolas Sarkozy, isolée depuis son exclusion de l'UDI, se présente hors de la primaire organisée par LR.

     

     

    L’ancienne secrétaire d’Etat de Nicolas Sarkozy Rama Yade a annoncé ce jeudi soir à TF1 sa candidature à la présidentielle 2017, avec un mouvement appelé «La France qui ose», et sans passer par la primaire des Républicains.

     

    «Je vous remercie de m’inviter pour annoncer ma candidature à la présidence de la République française», a lancé cette ex-membre de l’UMP et du Parti Radical, définitivement exclue de celui-ci en octobre, qui a détenu entre 2007 et 2010 les portefeuilles des Droits de l’Homme puis des Sports. «C’est un moment important pour moi. Je ne suis pas candidate à la primaire des Républicains, fidèle en cela à l’esprit du général de Gaulle», a ajouté celle qui a aussi été ambassadrice de la France à l’Unesco et conseillère régionale d’Île-de-France

     

    Pense-t-elle pouvoir obtenir les 500 signatures nécessaires pour se présenter sur la ligne de départ dans un an ? «Dès demain, je m’engagerai dans tous les territoires de France pour porter le projet, notre projet.»

     

    L’ex turbulente secrétaire d’Etat, pendant plusieurs mois consécutifs de 2009 considérée par les sondages comme la «personnalité politique préférée des Français», a lié sa candidature à «la crise démocratique profonde» et à la date du 21 avril 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen accédait au second tour de la présidentielle face à Jacques Chirac. «Depuis, rien n’a changé», d’après elle. «On rejoue toujours la même pièce de théâtre avec les mêmes mauvais acteurs. Il est important, pour moi qui ai rêvé la France avant de la connaître, de retrouver la France que j’aime, celle qui ose», glissant là le nom de sa «coopérative politique», «La France qui ose», composée de «plusieurs mouvements citoyens et politiques».

     

    «Un projet de radicalité»

     

    Sur son site figurent les noms de l'«Alliance écologiste et indépendante, le Parti libéral démocrate, Démocratie 21, le Rassemblement eco-citoyen, le Cercle de la Diversité». Rama Yade a d’ores et déjà revendiqué «50 000 sympathisants dans tout le pays, 102 comités dans chaque département de France», et «invité les Français à (la) rejoindre».

     

    Pour elle, «il faut que nous rendions le pouvoir aux Français et à la France», avec, face à «la situation hors-norme», «un projet de radicalité».

     

    Celle qui est désormais isolée dans le champ politique depuis son exclusion définitive du Parti radical s’est définie comme «sans mandat et sans parti mais libre de lancer un nouveau mouvement». «Je ne me présente pas pour témoigner ni pour peser ni pour négocier quoi que ce soit», a-t-elle affirmé.

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  • Et pendant ce temps, Macron fait

    son show à Londres

    LE MONDE | 15.04.2016 à 06h42 • Mis à jour le 15.04.2016 à 07h27 | Par Philippe Bernard (Londres, correspondant) Lien

    Le ministre de l'économie Emmanuel Macron lors du sommet "futur de l'Europe" à Londres le 14 avril 2016. Le ministre de l'économie Emmanuel Macron lors du sommet "futur de l'Europe" à Londres le 14 avril 2016. JUSTIN TALLIS / AFP

    Chercher outre-Manche la lumière des projecteurs, au moment même où François Hollande se préparait à ses « dialogues citoyens » télévisés, sans reconnaître ses propres ambitions présidentielles. Emmanuel Macron a peiné à résoudre cette quadrature du cercle, jeudi 14 avril, au cours de son passage à Londres. Dans la salle aux dimensions colossales où le Financial Times l’avait invité en conclusion d’une journée sur « l’avenir de l’Europe », le ministre de l’économie a affirmé qu’être candidat à la présidentielle n’était « aujourd’hui (…) pas [s] a priorité ». Pourtant, tout semblait suggérer le contraire : le timing de sa virée anglaise et son insistance à faire part de son point de vue sur de larges sujets, du système politique français au Brexit, en passant par ses convictions libérales : « La liberté est le meilleur moyen de parvenir à la justice»

    S’exprimant dans un anglais « fluent » devant un parterre de responsables économiques et d’experts britanniques de l’Europe, le ministre a défendu l’« approche pragmatique » du gouvernement français en matière économique et sociale, consistant selon lui à ne mettre en œuvre que « 60 % à 70 % » des réformes envisagées suite aux mouvements de contestation. « C’est toujours compliqué de lancer des réformes à un an d’une présidentielle », a-t-il persiflé, surtout lorsque lesdites réformes « ne faisaient pas partie du programme » sur lequel vous avez été élu et qu’il y a « beaucoup de tensions sociales causées par la situation économique ».

    « Une bêtise »

    Pourtant, les journalistes qui se laissent aller à imaginer que le mouvement « En Marche », lancé par M. Macron pourrait lui servir de rampe de lancement, ont été tancés. « Vous ne vous intéressez qu’aux questions de personnes. L’état du pays ne vous intéresse plus », a-t-il lâché devant une forêt de micros. A propos de la couverture de Paris Match intitulée « Brigitte et Emmanuel Macron ensemble sur la route du pouvoir » agrémentée d’un entretien avec son épouse et des photos de leur « album intime », il a élégamment déclaré : « Ma femme a fait une bêtise. » Avant de préciser : « On l’a faite ensemble. » « Elle ne connaît pas le système médiatique, elle le regrette d’ailleurs profondément, a-t-il ajouté. Je ne laisserai personne m’embêter là-dessus. »

    Auparavant, le ministre avait fait part à l’auditoire de ses convictions européennes et de sa crainte d’un affaiblissement du Royaume-Uni en cas de Brexit. Ce sera le sujet essentiel de son interview au « Andrew Marr show », émission politique vedette de BBC television, qui sera diffusée dimanche. Dimanche dernier, son meneur de jeu avait présenté M. Macron en ces termes : « Un homme que beaucoup en France veulent voir président. »

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    Emmanuel Macron lance un « mouvement politique nouveau » baptisé « En marche ! »

     

    LE MONDE | 06.04.2016 à 20h32 • Mis à jour le 06.04.2016 à 23h22   Lien

     

     

     

    Le ministre de l’économie Emmanuel Macron a annoncé mercredi 6 avril la création d’un nouveau mouvement politique. Baptisé « En marche ! », celui-ci ne sera « pas à droite, pas à gauche », a déclaré M. Macron lors d’une rencontre citoyenne à Amiens. « J’ai pris du temps, j’ai réfléchi, j’ai consulté, j’ai associé », a-t-il ajouté, se défendant de toute ambition pour 2017. « Ce n’est pas un mouvement pour avoir un énième candidat de plus à la présidentielle, ce n’est pas ma priorité aujourd’hui. Ma priorité, c’est la situation du pays », a-t-il assuré.

     

     

    Et si vous remettiez la France ?http://www.en-marche.fr 

     

     

     

     

    Espérant parvenir à « construire quelque chose d’autre », à « essayer d’avancer » face aux « blocages de la société », Emmanuel Macron, qui n’a pas sa carte au Parti socialiste, a précisé vouloir un « mouvement ouvert » auquel il serait possible d’adhérer tout en restant adhérant d’un « autre parti républicain ». « Je suis d’un gouvernement de gauche et je l’assume totalement avec les valeurs auxquelles je crois et ce qui me caractérise. Mais je veux travailler avec des gens qui se sentent aujourd’hui à droite, aussi », a indiqué l’ancien banquier de 38 ans, lancé en politique par François Hollande. Nommé au gouvernement en août 2014, le ministre, très populaire, s’est illustré pour ses prises de position dérangeantes au sein de la majorité.

     

    Lire aussi :   Macron, un ovni en politique devenu « la coqueluche du Tout-Paris »

     

    Sur le site du mouvement, une vidéo évoque « le mal français, le mal d’un pays sclérosé par les blocages » et affirme qu’« on ne fera pas la France de demain sans faire place aux idées neuves ». « Qui que ce soit en 2017, s’il n’y a pas une exposition claire de la vision pour le pays, s’il n’y a pas […] un débat ouvert […] et donc la capacité à créer le consensus sur les mesures à prendre, qui que ce soit, il ou elle n’y arrivera pas », a observé M. Macron. « La question, avant tout, c’est de construire cela, avant de savoir qui le portera, sinon ce sera un nouvel échec sur ces sujets », a-t-il même prévenu.

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  • Comptes de campagne : Nicolas Sarkozy mis en examen

    Le Monde.fr avec AFP | 16.02.2016 à 09h03 • Mis à jour le 16.02.2016 à 21h36   Lien

    Nicolas Sarkozy a été mis en examen le 16 février pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012.

    L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été mis en examen, mardi 16 février au soir, pour financement illégal de campagne électorale. Il a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté des chefs d’usage de faux, escroquerie et abus de confiance. Il était entendu depuis mardi matin par les juges d’instruction parisiens.

    L’avocat de M. Sarkozy a affiché sa « satisfaction » de voir son client mis en examen pour « une infraction formelle » et a rappelé que « le Conseil constitutionnel, par une décision définitive, a déjà jugé ce dépassement de compte de campagne en infligeant une pénalité de dépassement » dont l’ex-chef de l’Etat « s’est acquitté ». « Je vais bien sûr, dans les prochains jours, former les recours qui apparaitront nécessaires », a-t-il souligné. En revanche, le juge « a considéré que l’affaire dite Bygmalion ne concernait pas le président Sarkozy », s’est réjoui l’avocat.

    Il ne s’agit pas de la première mise en examen pour M. Sarkozy, puisque l’ancien président est déjà mis en examen, depuis juillet 2014, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite des écoutes.

    De l’affaire Bygmalion aux comptes de campagne

    Nicolas Sarkozy était notamment entendu sur son implication dans l’affaire Bygmalion, dont les investigations portent sur un système de fausses factures qui aurait été destiné à dissimuler une explosion du plafond légal des dépenses de 22,5 millions d’euros. Ces faux auraient eu pour objet d’imputer à l’UMP, alors dirigée par Jean-François Copé et devenue depuis Les Républicains, des dépenses relevant des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

    A la genèse de l’affaire, les soupçons semblaient se concentrer sur l’entourage de Jean-François Copé et la direction de la société de communication Bygmalion. Selon les patrons de Bygmalion, dont certains sont des proches du député et maire de Meaux, ce stratagème aurait notamment été imposé à la société de communication. Ils ont reconnu avoir facturé des conventions UMP fictives pour couvrir des dépenses de meetings.

    Lire aussi : Sarkozy chez les juges : l’affaire Bygmalion en 5 questions

    Mais, comme en témoignent les chefs de mise en examen du président des Républicains, ce dossier est de plus en plus celui des comptes de campagne, donnant aux investigations un tour de plus en plus préoccupant pour l’ancien chef de l’Etat au fil des mois. Dans son livre paru en janvier, La France pour la vie (éditions Plon, 260 pages, 18,90 euros), ce dernier affirme :

    « Là encore, on aura sans doute du mal à le croire , c’est pourtant, je le jure, la stricte vérité : je ne connaissais rien de cette société jusqu’à ce que le scandale éclate. »

    Les enquêteurs s’interrogent donc désormais sur une ligne « présidentielle » trouvée dans le budget 2012 de l’UMP, qui indique 13,5 millions d’euros de dépenses engagées, alors que 3 millions d’euros seulement ont été communiqués dans le compte de campagne. Des factures de trains, de salles de meetings, d’édition et de distribution de tracts, de sondages. Dans ce nouveau volet de l’affaire, cinq personnes ont d’ores et déjà été mises en examen en janvier, dont l’ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, Guillaume Lambert.

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  • Départs et arrivées : les principaux points du remaniement

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 11.02.2016 à 16h39 • Mis à jour le 11.02.2016 à 21h11 Lien

    Jean-Marc Ayrault, en avril 2014.
     

    Jean-Marc Ayrault, en avril 2014. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

    Après plusieurs jours de suspense, le remaniement ministériel, attendu depuis plusieurs semaines et de manière plus imminente depuis l’annonce du départ de Laurent Fabius du Quai d’Orsay, a finalement été annoncé, jeudi 11 février. Le premier ministre, Manuel Valls, s’est félicité d’un nouveau gouvernement « basé sur l’expérience, sur la solidité », « le renouvellement », avec « une assise élargie ».

    L’une des arrivées les plus notables est au ministère des affaires étrangères : il s’agit de Jean-Marc Ayrault, l’ancien premier ministre, qui revient ainsi au gouvernement en remplacement de Laurent Fabius.

    Lire aussi : Jean-Marc Ayrault, un ancien premier ministre au Quai d’Orsay

    Trois écologistes au gouvernement

    Emmanuelle Cosse, Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili à l'Elysée le 14 mai 2014.
     

    Emmanuelle Cosse, Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili à l'Elysée le 14 mai 2014. AFP / ALAIN JOCARD

    François Hollande l’a toujours dit depuis que Les Verts ont claqué la porte du gouvernement en mars 2014, lors de l’entrée de Manuel Valls à Matignon : cette porte reste ouverte. C’est chose faite, avec trois écologistes qui entrent au gouvernement :

    • Emmanuelle Cosse devient ministre du logement, poste qu’avait occupé Cécile Duflot avant de quitter le gouvernement.

    Cette décision risque de provoquer une nouvelle crise à Europe Ecologie-Les Verts, dont elle était la secrétaire nationale. Dans un communiqué, le parti avait averti dès mercredi soir que ceux qui rejoindraient le gouvernement le feraient « à titre personnel », rejetant toute collaboration avec l’équipe de Manuel Valls. Mme Cosse a immédiatement annoncé dans un communiqué qu’elle se mettait « en retrait » du parti écologiste.

    • Jean-Vincent Placé, qui ne fait plus partie d’Europe Ecologie-Les Verts, devient secrétaire d’Etat chargé de la réforme de l’Etat.
    • Barbara Pompili, qui a également quitté le parti à l’automne, devient secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité.

    Lire aussi : L’imminence du remaniement met les écologistes sur les nerfs

     

     

     Fleur Pellerin, le 1er février à Paris.

    Fleur Pellerin, le 1er février à Paris. BART MAAT / AFP

    Le départ de Pellerin et l’arrivée de Baylet


     

    Trois ministres quittent le gouvernement, outre Laurent Fabius :

    • Fleur Pellerin, ministre de la culture et de la communication, remplacée par Audrey Azoulay, jusque-là conseillère de François Hollande pour les questions culturelles.
    • Sylvia Pinel, qui était ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité. Elle est donc remplacée, pour son premier portefeuille, par Emmanuelle Cosse.
    • Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation et de la fonction publique, remplacée, dans un nouveau portefeuille nommé « aménagement du territoire, ruralité et collectivités territoriales » par Jean-Michel Baylet.

    Le Drian, Le Foll et Touraine restent à leur poste

    Ce sont les trois seuls ministres en poste qui n’ont pas changé de portefeuille depuis le début du quinquennat : Jean-Yves Le Drian, Stéphane Le Foll et Marisol Touraine restent respectivement ministre de la défense, de l’agriculture, des affaires sociales et de la santé.

    Un temps donnés candidats au Quai d’Orsay, Ségolène Royal et Michel Sapin conservent eux aussi leurs ministères de l’écologie pour la première et des finances pour le second.

    La composition complète du nouveau gouvernement

    Sont nommés ministres :

    • Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international ;
    • Ségolène Royal, ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat ;
    • Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
    • Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics ;
    • Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé ;
    • Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense ;
    • Jean-Jacques Urvoas, garde des sceaux, ministre de la justice ;
    • Myriam El Khomri, ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social ;
    • Jean-Michel Baylet, ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales ;
    • Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur ;
    • Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du gouvernement ;
    • Emmanuelle Cosse, ministre du logement et de l’habitat durable ;
    • Emmanuel Macron, ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique ;
    • Audrey Azoulay, ministre de la culture et de la communication ;
    • Laurence Rossignol, ministre de la famille, de l’enfance et des droits des femmes ;
    • Annick Girardin, ministre de la fonction publique ;
    • Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports ;
    • George Pau-Langevin, ministre des outre-mer.

    Sont nommés secrétaires d’Etat :

    • Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, chargé des relations avec le Parlement ;
    • Ericka Bareigts, secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, chargée de l’égalité réelle ;
    • Jean-Vincent Placé, secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, chargé de la réforme de l’Etat et de la simplification ;
    • Juliette Méadel, secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, chargée de l’aide aux victimes ;
    • Harlem Désir, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes ;
    • Matthias Fekl, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger ;
    • André Vallini, secrétaire d’Etat auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du développement et de la francophonie ;
    • Alain Vidalies, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargé des transports, de la mer et de la pêche ;
    • Barbara Pompili, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargée de la biodiversité ;
    • Thierry Mandon, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
    • Christian Eckert, secrétaire d’Etat auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget ;
    • Ségolène Neuville, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion ;
    • Pascale Boistard, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de l’autonomie ;
    • Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire ;
    • Clotilde Valter, secrétaire d’Etat auprès de la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, chargée de la formation professionnelle et de l’apprentissage ;
    • Estelle Grelier, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales, chargée des collectivités territoriales ;
    • Martine Pinville, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire ;
    • Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique ;
    • Hélène Geoffroy, secrétaire d’Etat auprès du ministre de ville, de la jeunesse et des sports, chargée de la ville ;
    • Thierry Braillard, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, chargé des sports.

    Lire aussi : Un nouveau gouvernement nommé dans un climat de confusion

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