• Qui, comme le maire de Londres, défend la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ?

     

     
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    Boris Johnson, Nigel Farage... Les visages des pro-Brexit

    Donald Hebert

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    Publié le 22-02-2016 à 10h34

    Qui, comme le maire de Londres, défend la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ?

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    La maire de Londres conservateur Boris Johnson, s'est déclaré pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. (Sipa)La maire de Londres conservateur Boris Johnson, s'est déclaré pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. (Sipa)
     

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    Le Brexit se rapproche. Le Premier ministre David Cameron qui, bien qu'il soit instigateur du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, fait campagne pour le "in", a signé en fin de semaine dernière un accord "unanime" avec ses homologues européens. Mais il semble que les concessions qu'il a obtenues ne suffisent pas à convaincre dans son propre parti, celui des conservateurs. Et le camp des pro-Brexit, de ceux qui appellent à voter "out" le 23 juin prochain, s'agrandit.

    # Boris l'ambitieux

    Cela ressemble à un coup de grâce. Le maire de Londres, Boris Johnson, a choisi son timing pour faire défaut. Considéré comme l'homme qui pouvait faire basculer le camp des "Tories" vers l'Union européenne, l'eurosceptique a attendu que David Cameron montre ses cartes au retour de Bruxelles pour se déclarer définitivement pro-Brexit.

    "Je ferai campagne pour partir, a-t-il déclaré devant son domicile d'Islington, il ne faut pas confondre les merveilles de l'Europe, les vacances en Europe, la nourriture fantastique et les amitiés etc... avec un projet politique qui est en marche depuis des décennies et menace maintenant d'échapper au contrôle démocratique."

    David Cameron avait pourtant multiplié les appels du pied à l'édile, lui faisant miroiter un poste de ministre. Mais selon les observateurs, Boris Johnson a pour ambition de remplacer David Cameron au 10 Downing street. Et comme lui, il semble prêt à jouer avec l'avenir du continent européen pour servir ses intérêts, quitte à retourner sa veste. "Je veux une communauté européenne où l'on peut bouffer des croissants, boire du délicieux café, apprendre des langues étrangères et en général faire l'amour à de très belles femmes", déclarait le populiste en 1997.

    # Six ministres contre Cameron

     

    The safe option is to

    Du côté conservateur, on comptait six ministres, dont le ministre de la Justice, proche de David Cameron et un candidat à la mairie de Londres, dans le camp du Brexit. Mais il semble que certains d'entre eux pourraient tout de même soutenir le Premier ministre.

    # Ukip, le parti europhobe

    Ces nationalistes sont devenus la troisième force politique du pays, avec 13% des votes aux législatives de mai dernier. Ils ont même emporté les élections européennes en 2014 avec 27,5% des suffrages.

    La perspective de collaborer avec [le chef du parti europhobe Ukip] Nigel Farage ["Vote leave"] et [l'ex-député] George Galloway ["Leave.EU"] et de faire un saut dans l'inconnu n'est pas la bonne voie pour notre pays", a mis en garde David Cameron, faisant référence aux figures de proue anti-européens.

    Ukip, qui tient un discours anti-immigration, est financé par deux millionnaires : Arron Banks et Richard Tice, relève "Le Monde".

    # Des travaillistes

    L'un des plus gros donateurs du parti d'opposition, John Mills, défend le Brexit, et a entraîné quelques travaillistes dans son sillage, contre la consigne du parti.

    # 33% des sondés

    48% des Britanniques interrogés ne veulent pas quitter l'Union européenne, 33% sont pro-Brexit et 19% sont encore indécis, selon le premier sondage réalisé depuis l'accord, pour le "Mail on Sunday". 

    # Des patrons

    Même si la City craint une sortie de l'Union européenne, et que certains noms comme la banque américaine Goldman Sachs ont officiellement pris position contre le Brexit, de nombreux patrons sont eurosceptiques. On évoque dans la presse le patron de la marque de sport Reebok. C'est aussi le cas des membres de "Business for Britain", dont le vice-président, Alan Halsall (le roi du landau de luxe). Jusqu'ici, il se défendait de faire campagne explicitement pour le Brexit, tout en disant clairement ne pas se satisfaire de l'actuel statut quo. Quel sera sa position ?

    D.H.

     

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