• Qui sont les deux fugitifs encore recherchés après l'arrestation de Salah Abdeslam ?

    Qui sont les deux fugitifs encore recherchés après l'arrestation de Salah Abdeslam ?

    Les enquêteurs continuent de traquer ces deux fugitifs, soupçonnés d'être liés aux attentats du 13 novembre.

    Capture d'écran d'un caméra de vidéosurveillance sur laquelle apparaissent Mohammed Abrini et Salah Abdeslam à la caisse d'une station service de Ressons-sur-Matz dans l'Oise le 11 novembre 2015Capture d'écran d'un caméra de vidéosurveillance sur laquelle apparaissent Mohammed Abrini et

    Salah Abdeslam à la caisse d'une station service de Ressons-sur-Matz dans l'Oise le 11 novembre 2015

    (AFP)

    Benoît Zagdoun

    Mis à jour le 19/03/2016 | 14:02, publié le 19/03/2016 | 14:02    Lien

    Salah Abdeslam a été arrêté vendredi 18 mars à Molenbeek en banlieue de Bruxelles. Mais deux hommes soupçonnés d'être liés aux attentats du 13 novembre échappent toujours aux policiers. Samedi 19 mars, les enquêteurs continuent de traquer les deux fugitifs. Qui sont-ils ? Francetv info fait le point.

    >> Suivez les derniers développements après l'arrestation de Salah Abdeslam

    Mohamed Abrini, alias "Brioche", petit délinquant radicalisé de Molenbeek

    "Corpulence athlétique, 1,80 mètre, cheveux foncés, yeux bruns, visage fin, dangereux et probablement armé". Mohamed Abrini a disparu des écrans radar depuis le 12 novembre. Ce Belgo-marocain de 31 ans est sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par la justice française le 24 novembre. Bien connu des services de police pour de multiples vols ou détention de drogue, il est suspecté de complicité dans la préparation des attentats.

    Mohamed Abrini, alias "Brioche", est né le 27 décembre 1984. Il a grandi avec ses trois frères et ses deux sœurs dans la commune bruxelloise de Molenbeek à côté de la famille Abdeslam. "Salah et Mohamed sont copains depuis l'adolescence", selon des proches. A 18 ans, il abandonne ses études de soudeur et commence à graviter dans la mouvance islamiste de la commune. Associé dans un snack, il quitte l'établissement il y a quelques mois, avant qu'il ne fasse faillite. 

     

    Une photo de Mohamed Abrini diffusée le 24 novembre 2015 par la police fédérale belge.

    Une photo de Mohamed Abrini diffusée le 24 novembre 2015 par la police fédérale belge.

    (FEDERAL POLICE / BELGA / AFP)

     

    Il multiplie les voyages durant l'été 2015. En juin, "Brioche" atterrit à Istanbul. Les enquêteurs le soupçonnent d'avoir effectué "un bref passage" en Syrie. Son jeune frère, Souleymane, 20 ans, y est mort en 2014, après avoir combattu dans la katiba Al Muhajireen, l'unité de combattants d'Abdelhamid Abaaoud, l'organisateur présumé des attentats parisiens. Mi-juillet, Mohamed Abrini est repéré au Royaume-Uni, notamment à Birmingham, fief des islamistes britanniques. En août, il part au Maroc, depuis l'Allemagne. Puis, sa trace disparaît jusqu'aux jours précédents les attentats.

    Les 10 et 11 novembre, il accompagne en voiture Salah Abdeslam et son frère Brahim, un des kamikazes du 13 novembre, qui effectuent deux aller-retour entre Paris et Bruxelles pour louer des planques en région parisienne qui serviront au commando. Le 12, il est repéré en Belgique dans une station-service près de la frontière française dans une des voitures du convoi qui emmènent les assaillants à Paris. Depuis, il est introuvable. A-t-il participé aux attentats, fourni une assistance logistique ou seulement fait office de chauffeur ? Sa famille assure qu'il était à Bruxelles le soir du 13 novembre.

     

    Soufiane Kayal, un homme dont la véritable identité est toujours inconnue

    Qui se cache derrière cette fausse identité ? Le 9 septembre, à la frontière austro-hongroise, un homme, dont la réelle identité reste un mystère, est contrôlé avec de faux papiers au nom de Soufiane Kayal. Il est accompagné de Salah Abdeslam et de Mohamed Belkaïd, un Algérien de 35 ans abattu par la police mardi à Forest, dans le sud-ouest de Bruxelles. Les trois hommes, qui prétendent se rendre à Vienne pour des vacances, n'éveillent alors pas les soupçons. Et c'est encore au nom de Kayal qu'a été louée l'une des planques utilisées en Belgique, une maison à proximité de Namur.

     

    La photo de la fausse pièce d'identité de Soufiane Kayal, diffusée le 4 décembre 2015 par la police belge.

    La photo de la fausse pièce d'identité de Soufiane Kayal, diffusée le 4 décembre 2015

    par la police belge. (BELGIAN POLICE / AFP)

     

    Les enquêteurs soupçonnent Kayal et Belkaïd d'avoir été en liaison téléphonique avec certains membres du commando le soir du 13 novembre. Il y a une "forte probabilité" pour que Belkaïd ait été le destinataire du SMS "On est parti, on commence", envoyé à 21h42 par un des kamikazes du Bataclan à un téléphone localisé en Belgique. Un autre numéro belge, qui a appelé ce soir-là Abdelhamid Abaaoud, a émis au même endroit, à Bruxelles.

    Le 17, la fausse carte d'identité de Belkaïd, au nom de Samir Bouzid, a été utilisée pour faire un virement de 750 euros à Hasna Aït Boulahcen, la cousine d'Abaaoud afin qu'elle lui trouve une planque en région parisienne. Un mandat d'arrêt avait été lancé le 4 décembre contre les pseudos Bouzid et Kayal.

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